Semur-en-Auxois

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Semur-en-Auxois
Le pont Joly enjambant l'Armançon.
Le pont Joly enjambant l'Armançon.
Blason de Semur-en-Auxois
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Côte-d'Or
Arrondissement Montbard
Canton Semur-en-Auxois
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Sinémurien
Maire
Mandat
Catherine Sadon
2014-2020
Code postal 21140
Code commune 21603
Démographie
Population
municipale
4 166 hab. (2011)
Densité 218 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 29′ 29″ N 4° 20′ 01″ E / 47.4913888889, 4.33361111111 ()47° 29′ 29″ Nord 4° 20′ 01″ Est / 47.4913888889, 4.33361111111 ()  
Altitude Min. 237 m – Max. 423 m
Superficie 19,14 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ville-semur-en-auxois.fr et http://www.tourisme-semur.fr

Semur-en-Auxois (prononcé [səmʁɑ̃nswɑ ][1]) est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé à l'ouest de la Côte-d'Or, au cœur de la Bourgogne, émergeant d'une boucle de l'Armançon, Semur-en-Auxois est dressée sur un plateau de granit rose. La ville se situe dans la plus vaste des quatre vallées formant le pays d'Auxois (région), au carrefour des contreforts du Morvan, des plaines du Châtillonais et des abords de l'Autunois. Située sur la départementale D 980 entre Montbard et Saulieu, Semur-en-Auxois est une sortie de l'autoroute A6.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Lantilly Villars-et-Villenotte Rose des vents
Millery N Pont-et-Massène
O    Semur-en-Auxois    E
S
Vic-de-Chassenay Courcelles-lès-Semur Flée

Histoire[2][modifier | modifier le code]

Tour de la Gehenne.

Lieu d'habitation séculaire, la légende raconte que Semur fut bâtie par Hercule lors de son retour d'Espagne.[réf. souhaitée]

C'est en 606, dans la charte de fondation de l'abbaye de Flavigny-sur-Ozerain, que l'on trouve la première trace écrite de Semur, nommée alors sene muro : vieilles murailles soulignant ainsi le caractère défensif et ancestral du site.

Au fil des siècles, Semur se développe, et en 1276 elle bénéficie d'une charte d'affranchissement (charte de coutumes) octroyée par le duc de Bourgogne Robert II.

La ville prend toute son ampleur au milieu du XIVe siècle, au moment de la guerre de Cent Ans, quand le duc Philippe le Hardi décide de renforcer les défenses naturelles du site par des enceintes renforcées de tours et un imposant donjon scindant directement[pas clair] le château et le bourg.

La vie religieuse est aussi intense, avec deux paroisses et des établissements monastiques qui ne cessent de croître au cours du temps.

Place forte de l'Auxois, Semur est fidèle aux ducs de Bourgogne, au point de s'opposer à l'autorité royale. Une position qu'elle paie au prix fort quand, en 1478, les troupes françaises de Louis XI investissent la ville et l'occupent.

En 1589, Semur connaît son ultime siège. Durant les guerres de la Ligue, la ville est soumise par Guillaume de Saulx, fils du maréchal de Tavannes. Henri IV décide le démantèlement des fortifications dans une ordonnance de 1602. La ville perd sa vocation défensive pour devenir la capitale du bailliage d'Auxois, avec tout ce que cela comporte comme prérogatives (présidial, grenier à sel…).

En 1790, elle devient chef-lieu du district de Semur puis de l'arrondissement de Semur en 1800. Elle le reste jusqu'en 1926, où la sous-préfecture est transférée à Montbard.

Pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune porte le nom abrégé de Semur[3].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Vue générale de Semur-en-Auxois.
Blason Blasonnement :
« d'azur à la tour d'argent crénelée de cinq pièces, maçonnée de sable, chargée d'un écusson bandé d'or et d'azur à la bordure de gueules. »
Commentaires : Malte-Brun indiquait dans la France illustrée (1882) : de gueules, à la tour crénelée d'argent, maçonnée de sable, chargée d'un écu bandé d'or et d'azur de six pièces. Toutefois, les armes affichées et utilisées par la municipalité présentent un champ d'azur.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Robert Morlevat[4]   maire pendant près de 50 ans[4]
mars 2001 mars 2008 Michel Neugnot PS Ingénieur EDF retraité
mars 2008 mars 2014 Philippe Guyenot[4] SE Agent d'assurances
mars 2014   Catherine Sadon UDI  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 166 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1846 1851 1856 1861
4 617 4 291 5 065 5 053 4 035 4 129 3 971 3 708 3 590
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
3 760 3 765 4 130 4 307 3 894 3 908 3 835 3 655 3 512
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
3 411 3 009 3 042 3 024 3 017 3 257 3 324 3 399 3 812
1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011 - -
4 334 4 619 4 545 4 453 4 261 4 195 4 166 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Collégiale Notre-Dame

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Semur-en-Auxois est une ville pittoresque qui offre de nombreuses traces de son passé :

  • La Collégiale Notre-Dame, bâtie à partir de 1225 mais complétée à plusieurs occasions, et restaurée par Viollet-le-Duc au XIXe siècle. Le tympan du croisillon nord (tympan de la porte des Bleds, XIVe siècle) évoque de manière remarquable la légende de Saint-Thomas. La collégiale constitue l'un des joyaux du gothique flamboyant bourguignon, et une richesse pour le patrimoine de la région. Son patrimoine pictural et sculptural est exceptionnel. La hauteur de sa voûte en ogive est impressionnante.
  • La porte Sauvigny, du XVe siècle qui marquait jadis l'entrée du Bourg. L'édifice quadrangulaire est établi devant la porte Guillier du XIVe siècle.
  • Le château fort (également dit le Donjon), reconstruit au XIIIe siècle. Après son démantèlement au XVIIe siècle, les principaux éléments visibles de nos jours sont les quatre tours d'angle circulaires de l'ancienne citadelle :
    • La tour de l'Orle d'Or, la plus imposante par sa hauteur de 44 mètres et par ses murs dont la base a 5 mètres d'épaisseur. Sa lézarde date de 1602 et son sommet était autrefois cerclé de métal doré. Elle est le siège depuis 1904 de la Société des Sciences de Semur-en-Auxois, dont elle est "affectataire" par accord avec la municipalité de Semur afin d'exposer ses collections, d'aménager sa bibliothèque. La Tour est par ailleurs ouverte au public par le biais de visite touristique, mené par le plus jeune sociétaire, Antoine LACAILLE[7].
  • Les ponts de Semur sur l'Armançon :
    • Le pont Joly, qui offre une vue pittoresque sur la ville.
    • Le pont Pinard.
    • Le pont des Minimes.
  • La promenade des remparts, récemment restaurée et qui offre une très belle vue sur l'Armançon.
  • Maisons à pans de bois et en encorbellement et hôtels particuliers dont plusieurs sont classés monuments historiques
  • Hôpital avec sa grille d'entrée en fer forgé.

Musées[modifier | modifier le code]

  • le Musée municipal (situé dans l'ancien couvent des Jacobins, XVIIe siècle) : archéologie locale, sculptures du Moyen Âge, peinture, collections géologiques et paléontologiques.
  • la Bibliothèque contient 30 000 volumes dont des incunables et des manuscrits anciens.

Panorama[modifier | modifier le code]

Vue de la vieille ville
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Vue de la vieille ville
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Semur et le septième art[modifier | modifier le code]

Semur-en-Auxois a servi de décor cinématographique :

  • Points de Mire (1964), de Alain Boudet
  • Clérambard (1969), d'Yves Robert, avec Philippe Noiret, fut également tourné en partie à Semur.
  • Dames Galantes (1990), de Jean-Charles TACCHELLA, avec Richard Borhinger
  • Jeanne la Pucelle (1993/4), de Jacques Rivette
  • Le Prince et le souffre-douleur (1994), de Sydney Macartney, avec Nic Knight, Mathilda May, Truan Munro
  • (doc) Les Passeurs (1996) de Anne Peyrègne et Valérie Denesle
  • Berlin Niagara (2000), de Peter Sehr, avec Daniel Craig et Charles Berling (Tournage en 1996, titre prévu à l'époque: "Obsession")
  • (tv) La Marquise des ombres (2011), d’Edouard Niermans, avec Anne Parillaud (Marie-Madeleine Dreux d’Aubray, marquise de Brinvilliers)
  • La Boucle (2011) de Gérard Courant
  • Inventaire filmé des rues et places de Semur-en-Auxois (2014) de Gérard Courant

Mais apparaît également dans la literrature :

  • Le grand Voyage (1963), Jorge Semprun ("Le Gars de Semur")
  • L'Écriture ou la Vie, Jorge Semprun, Éditeur Folio/Gallimard, Folio n° 2870, 400 pages, 1994

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Comme Auxerre, Auxonne ou Bruxelles.
  2. La vie des villageois au XVIIIe siècle d'après les écrits de l'époque. Ainsi vivaient nos ancêtres à Semur-en-Auxois et dans le Semurois. Gewa THOQUET, 303 pages, 2011, www.lescheminsdupasse.fr
  3. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Cass.
  4. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées rue89.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  7. http://socscisem.azurline.com/presentation.html