Rebreuve-Ranchicourt

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Rebreuve-Ranchicourt
Rebreuve-Ranchicourt
La mairie.
Blason de Rebreuve-Ranchicourt
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Béthune
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane
Maire
Mandat
Danielle Mannessiez
2020-2026
Code postal 62150
Code commune 62693
Démographie
Gentilé Rebreuvois
Population
municipale
1 076 hab. (2019 en diminution de 1,91 % par rapport à 2013)
Densité 100 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 26′ 15″ nord, 2° 33′ 22″ est
Altitude Min. 58 m
Max. 185 m
Superficie 10,73 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Béthune
(banlieue)
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Bruay-la-Buissière
Législatives Dixième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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Rebreuve-Ranchicourt
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Rebreuve-Ranchicourt

Rebreuve-Ranchicourt est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Rebreuve-Ranchicourt est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Béthune, une agglomération inter-départementale regroupant 94 communes[4] et 356 052 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[5],[6]. La commune est en outre hors attraction des villes[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (84,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (85,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (66,9 %), prairies (17,4 %), forêts (8,2 %), zones urbanisées (7,2 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,4 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Lieux-dits, hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

Le hameau de Baraffles, dont le don à l’église de Rebreuve s’est fait dès 1097[11], est rattaché à la commune de Rebreuve-sous-les-Monts à sa création, puis à Rebreuve-Ranchicourt lors de la fusion.

Le hameau de Cuvigny, dont l’existence est mentionnée pour la première fois au XIVe siècle[11], fait également partie de la commune. Il s’agit aujourd’hui d’une ferme isolée au sud-ouest du village.

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la route départementale 341 dite chaussée Brunehaut reliant Arras à Boulogne par Thérouanne. Cependant l'agglomération n'est pas sur le tracé de la chaussée Brunehaut mais sur une dérivation.

Pendant longtemps la gare la plus proche du village fut celle d’Houdain, le bourg voisin. Depuis la fermeture du trafic voyageurs sur la ligne de Bully - Grenay à Brias en 1958, il faut maintenant se rendre à la gare de Béthune, à environ 15 km[12] afin de prendre des TER Hauts-de-France.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le , la ville d’Hénin-Beaumont est érigée en comté, avec adjonction de la baillie et fief de Gouy-Servain, au bénéfice d'Oudart de Bournonville, chevalier, baron de Barlin et Houllefort, seigneur de Capres, Divion, Ranchicourt, Tournes, Bandas, du Maisnil, gentilhomme de la bouche du roi (maître d'hôtel du roi), chef d'une bande d'hommes d'armes, gouverneur et capitaine des ville et cité d'Arras, capitaine d'une compagnie de chevau-légers[13].

La commune de Rebreuve-Ranchicourt naît le de la fusion de Rebreuve-sous-les-Monts et de Ranchicourt[14]. L’odonyme « rue de la Fusion » commémore cet évènement.

Le maire du village Philippe Miloszyk décède en cours de mandat le . Un an plus tard, la municipalité décide de renommer en son honneur la médiathèque qu’il avait faite ériger en 2012.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rebreuve-Ranchicourt dans son canton et dans l'arrondissement de Béthune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1971 mars 1983 Simone Damiens de Ranchicourt   Propriétaire d’une agence immobilière
Maire de Ranchicourt (1945−1971)
mars 1983 mars 2008 Pierre Noyelle   Restaurateur et cafetier
Président du syndicat d’adduction d’eau de la région de Rebreuve-Ranchicourt[15]
Membre de la FNACA de La Comté
mars 2008 10 avril 2018
(décédé)
Philippe Miloszyk DVD Professeur en productique
Adjoint au maire P. Noyelle puis membre de l’opposition
Vice-président d’Artois Comm. (2014−2017) en charge des moyens généraux et de l’Agenda 21, puis de la CABBALR (2017−2018) en charge des transports.
21 avril 2018 En cours Danielle Mannessiez S.É. Secrétaire de mairie retraitée
Deuxième adjointe au maire Ph. Miloszyk (2014−2018)
Réélue pour le mandat 2020−2026

Équipements et services publics[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Rebreuve-Ranchicourt est rattaché à l’académie de Lille. Le village dispose d’une école primaire, l’école Yann-Arthus-Bertrand. Les élèves de la commune sont ensuite envoyés au collège Jacques-Prévert d’Houdain puis au lycée Sadi-Carnot de Bruay-la-Buissière par la carte scolaire.

L’école Yann-Arthus-Bertrand dispose d’une restauration scolaire et d’une garderie, qui ont intégré un nouveau bâtiment construit sous le mandat du maire Philippe Miloszyk (20082018). Une médiathèque puis une crèche ont également été construite derrière l’école pendant cette période.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[17].

En 2019, la commune comptait 1 076 habitants[Note 2], en diminution de 1,91 % par rapport à 2013 (Pas-de-Calais : 0 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
433432409487527520562555522
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
484472469486508501493583580
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
593610622655556565509510517
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
5346079518921 0241 0611 0941 0991 101
2017 2019 - - - - - - -
1 0741 076-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 30,2 %, soit en dessous de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 26,0 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 538 hommes pour 540 femmes, soit un taux de 50,09 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,50 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[20]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ou +
0,6 
6,0 
75-89 ans
10,0 
17,9 
60-74 ans
17,3 
29,7 
45-59 ans
25,5 
14,9 
30-44 ans
17,5 
14,9 
15-29 ans
13,9 
16,4 
0-14 ans
15,3 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2018 en pourcentage[21]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,5 
5,4 
75-89 ans
8,9 
15,9 
60-74 ans
17,3 
20,2 
45-59 ans
19,4 
19,1 
30-44 ans
18,2 
18,6 
15-29 ans
16,3 
20,3 
0-14 ans
18,3 

Culte[modifier | modifier le code]

Rebreuve-Ranchicourt dispose d’une église catholique, l’église Notre-Dame, rattachée à la paroisse Saint-Jean-des-Monts (rassemblant Divion, Houdain et Rebreuve), elle même membre du diocèse d’Arras.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château en grès et en pierre de taille fut construit en 1778 par la famille Damiens de Ranchicourt.

Une immense véranda a été construite pour permettre l'extension d'un restaurant gastronomique qui donne directement sur un magnifique parc paysager.

  • L'église.
  • Le monument aux morts.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Rebreuve-Ranchicourt.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

parti : au 1) fascé de vair et de gueules de six pièces, au second d'argent au chevron de gueules.


Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Unité urbaine 2020 de Béthune », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. a et b Daniel Haigneré (préf. Eugène Van Drival), Dictionnaire historique et archéologique du Pas-de-Calais, t. 2, Arras, Commission départementale des monuments historiques, 1873−1883, 400 p. (lire en ligne), p. 147−152.
  12. D’après un relevé de compteur kilométrique.
  13. Amédée Le Boucq de Ternas, Recueil de la noblesse des Pays-Bas, de Flandre et d’Artois, Douai, (lire en ligne), p. 160.
  14. « Commune de Rebreuve-Ranchicourt (62693) », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  15. « Pierre Noyelle », sur Wiki Pas-de-Calais
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  20. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune de Rebreuve-Ranchicourt (62693) », (consulté le ).
  21. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Département du Pas-de-Calais (62) », (consulté le ).