Char à voile
Le char à voile est un sport de vitesse qui se pratique en général sur de grandes plages de sable. On le pratique par exemple en France sur les plages de la Côte d'Opale, de la côte picarde, en Normandie, en Vendée, en Bretagne ou en Loire Atlantique.
La force de traction du véhicule est le vent, capté par une voile.
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[modifier] Histoire
La première utilisation connue du char à voile est attestée en Égypte antique, où il est apparemment construit pour les loisirs. Les Chinois ont des chariots poussés par le vent depuis le VIe siècle sous la dynastie Liang, puis ont montés des mâts et des voiles sur de grandes brouettes.
Sa première compétition officielle s'est déroulée en Belgique en 1909. Voyant ses premiers clubs apparaître sur les plages du Nord de la France, la Fédération française de char à voile reconnaît en 1979 une discipline proche, le speed sail.
[modifier] Structure
Le char à voile se compose de deux éléments :
- le châssis, composé d'une coque où l'on s'installe (assis ou allongé), d'un palonnier pour faire pivoter la roue avant avec les pieds, de deux roues arrières avec essieux, d'une roue avant.
- le gréement, composé d'un mât qui se pose sur l'avant du châssis, une voile composée de lattes en résine et fibre de verre pour maintenir la voile horizontalement, d'une écoute (un cordage épais qui permet d'orienter la voile) et d'une bôme en métal pour faire la liaison entre l'écoute et la voile.
[modifier] Fonctionnement
Le vent ne fait pas que pousser la voile. Le vent passe des deux côtés de la voile, pour pousser d'un côté (intrados) et aspirer de l'autre (extrados). L'aspiration est deux fois plus importante que la pression. Ceci met en évidence l'importance de l'orientation de la voile par rapport au vent.
Un angle trop important entre la voile et le vent engendre un décrochage des filets d'air. La succion sur l'extrados est alors quasi inexistante, la poussée vélique est beaucoup plus faible, le char roule lentement ou s'arrête.
L'angle idéal permet aux filets d'air de coller à la voile des deux côtés (couche limite accrochée à la voile), générant ainsi une force de pression plus une force de succion.
Repères : deux repères visuels sont utilisables :
- Une girouette qui vous permettra d'estimer l'angle qu'elle forme avec la voile.
- Des pennons, placés de chaque côté de la voile sur une surface transparente, ils matérialisent les filets d'air.
- Pennon vertical = couche limite décrochée (pas ou peu de poussée vélique)
- Pennon horizontal = écoulement accroché (bon réglage, poussée vélique maximale)
Pour maintenir une propulsion maximale, il faut que la poussée vélique soit la plus forte possible, l'écoulement doit être accroché à la voile (pennons horizontaux) aussi bien sur l'extrados que sur l'intrados. Le réglage de voile est donc primordial.
[modifier] Manœuvres et règles de sécurité
Le char à voile permet d'atteindre des vitesses élevées. Le port d'un casque est de ce fait recommandé, surtout pour les débutants. Il faut aussi apprendre les règles de croisement et d'évitement. (etc...)
[modifier] Les classes
Pour les compétitions, les chars à voile sont classés en fonction de leurs caractéristiques techniques.
Liste des classes et de leurs principales caractéristiques (pour plus de précisions, des liens en bas de cet article permettent d'accéder aux sites internet des fédérations sportives concernées) :
- Classe 2 : largeur supérieure à 3,65 m, longueur de la coque supérieure à 4,15 m, surface propulsive comprise entre 8 et 11,3 m².
- Classe 3 : largeur inférieure à 3,50 m, empattement maximum de 3,80 m, longueur maximale du mât de 6,10 m, surface propulsive maximale de 7,35 m², poids minimum de 100 kg.
- Classe 3 restreinte : largeur inférieure à 3,50 m, empattement maximum de 3,80 m, longueur maximale du mât de 5 mètres, surface propulsive maximale de 7,35 m², poids minimum de 110 kg.
- Classe 5 : largeur inférieure à 2 m, empattement maximum de 2,50 m, sommet du mât à moins de 5,50 m de hauteur, surface propulsive maximale de 5,50 m², poids minimum de 50 kg.
- Classe 5 promo : largeur inférieure à 2 m, empattement maximum de 2,50 m, sommet du mât à moins de 5,50 m de hauteur, surface propulsive maximale de 5,50 m², poids minimum de 50 kg. La différence par rapport à la classe 5 se faisant sur des détails.
- Classe 7 : elle comprend toutes les machines se pilotant debout et sur lesquelles le gréement est tenu par le pilote.
- Classe standard : largeur inférieure à 2,64 m, longueur totale de 4,12 m, longueur du mât : 5,45 m, surface propulsive maximale de 5,80 m², poids minimum de 70 kg.
- Classe 8 : elle correspond à des chars à cerf-volants. Le cerf-volant ne pouvant pas être fixé au char.
[modifier] Championnats du monde
Les championnats du monde sont répartis en 6 catégories : classes 2, 3, 5, 8, Standard et Promo.
- Georges Ameele, Belgique : 3 fois champion du monde Classe 2 entre 1981 et 1997
- Vivian Ellis, Angleterre : 1 fois championne du monde entre 1981 et 1986, 10 fois championne d'Europe (1978 à 1982, 1987 à 1991)
- Jean-Philippe Krischer, Belgique : 11 fois champion du monde entre 1984 et 1988, entre 1990 et 1993 et entre 1996 et 1998, 14 fois champion d'Europe classe 3 entre 1976 et 1983, entre 1985 et 1989 et entre 1992 et 1995 (fondateur de Seagull char à voile)
- Paula Leah, Angleterre : 6 fois championne du monde entre 1994 et 1999, 5 fois championne d'Europe (1995 à 1999)
- Paul Ganier, France, catégorie Standard :
- 1995 : Champion d'Europe,
- 1996 : Vice-champion d'Europe,
- 1998 : Champion du monde,
- 1999 : Médaille de bronze aux championnats du monde.
- les frères Henri et Pascal Demuysere, Belgique : champions du monde et Europe 16 fois entre 1980 et 2003
- Olivier Imbert, France, champion d'Europe 2009 et du monde 2010 en classe 3
- Les frères Aurélien et Alban Morandière,France , respectivement en 2006 et 2010, en classe 5
[modifier] Records
- Vitesse:
- 1989, Jean-Christophe Villedieu établit le record mondial de vitesse sur l'autoroute A13 à 85,55 km/h.
- 1991, Bertrand Lambert bat le record à Berck-sur-Mer (Pas-de-Calais) en atteignant 151,55 km/h.
- 2000, Tadeg Normand bat le record du monde (151,9 km/h, 16-6-2000).
- 2009, le 26 mars, sur le Lac d'Ivanpah au USA, Le Greenbird - conduit par l'ingénieur britannique Richard Jenkins écrase le record de vitesse terrestre pour les véhicules propulsés par le vent. Le Greenbird est enregistré à 126,1 mph (202,9 km/h), éclipsant l'ancien record de 116 mi/h, établi par Bob Schumacher en mars 1999 au même endroit.
- Distance:
- 2004, le 7 septembre, sur la plage de Pentrez, Christine Chuberre, Ludovic Lefebvre et Ronan Simoneau s'élancent pour une durée de 24 heures. En décomptant les quelque 9 minutes d'immobilisation (changement de pilote et divers réglages), les pilotes de Plouharnel ont parcouru 1122,4 km.
[modifier] Articles connexes
- Planche à voile
- kite buggy (char à cerf-volant)
- Voile sur glace
- Speed sail
- Whike
[modifier] Notes
[modifier] Liens externes
- (fr) Site de la fédération française de char à voile
- (en) Site de la fédération international de char à voile
- (fr) Tadeg Normand le record
- (en) Greenbird record à 202,9 km/h
- Site de la maison de ventes Christie's [1] pour le tableau de 1608.