Aide-soignant
Le métier d'aide-soignant fait partie des professions paramédicales. Son activité se centre principalement sur l'aide aux personnes soignées dans l’incapacité d'assumer seules leurs besoins élémentaires mais également autour du maintien de l'hygiène hospitalière. L'aide-soignant travaille en étroite collaboration et sous la responsabilité de l'infirmier (qui lui délègue une partie de son rôle propre) au sein de l'équipe pluriprofessionnelle gravitant autour des personnes soignées. Il contribue à la réalisation de certains soins, notamment une partie des soins fondamentaux afin de pallier l'incapacité de réaliser certains actes de la vie quotidienne, comme se laver, s’habiller, boire, respirer, bouger, ou manger seul.
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En France [modifier]
Statut juridique [modifier]
Le statut d'aide soignant dépend de plusieurs arrêtés en relation aux infirmiers sous la responsabilité des ministères de la santé et des affaires sociales.
En France L'arrêté 94-626 du 22 juillet 1994 relatif à la formation des aides-soignants et des auxiliaires de puériculture régit la fonction : il dispose que « les aides-soignants contribuent à la prise en charge globale des personnes en liaison avec les autres intervenants au sein d'une équipe pluridisciplinaire, en milieu hospitalier et extra-hospitalier et, en tant que de besoin, à leur éducation et à celle de leur entourage ».
Au sein de cette équipe, « l'aide-soignant contribue à la prise en charge d'une personne ou d'un groupe de personnes et participe, dans le cadre du rôle propre de l'infirmier (décret en France n°93-345 du 15 mars 1993 relatif aux actes professionnels et à l'exercice de la profession d'infirmier), en collaboration avec lui et sous sa responsabilité, à des soins visant à répondre aux besoins d’entretien et de continuité de la vie de l’être humain et à compenser partiellement ou totalement un manque ou une diminution d'autonomie de la personne. »
Extrait du décret n°93-345 du 15 mars 1993 relatif aux actes professionnels et à l’exercice de la profession d’infirmier en milieu extra-hospitalier « lorsque ces soins sont dispensés dans un établissement ou un service à domicile, à caractère sanitaire, social ou médico-social, l'infirmier peut, sous sa responsabilité, les assurer avec la collaboration d'auxiliaires de puériculture ou d'aides-soignants qu'il encadre et dans la limite de la compétence reconnue à ces derniers du fait de leur formation. »
À noter que le décret no 93-345 du 15 mars 1993 relatif aux actes professionnels et à l'exercice de la profession d'infirmier sont abrogés par l'article 15 du décret 2002-194 du 11 février 2002 relatif aux actes professionnels et à l'exercice de la profession d'infirmier.
L'arrêté sante-sports.gouv.fr du 22 octobre 2005 a modifié le diplôme professionnel d'aide-soignant. Il se compose entre autres d'un référentiel de formation, d'un référentiel de compétence et d'un référentiel d'activité définissant ainsi plus précisément le rôle de l'aide-soignant auprès du patient.
Cet arrêté permet de présenter ce diplôme soit dans le cadre de la validation des acquis de l'expérience, soit en formation initiale.
Le décret n° 2007-1301 du 31 août 2007, modifie l'appellation "diplôme professionnel d'aide-soignant"(DPAS) en "diplôme d'état d'aide-soignant" (DEAS). Ce diplôme est de niveau V dans la nouvelle codification LMD.
Formation [modifier]
Seuls les titulaires du diplôme d'état d'aide-soignant peuvent exercer ce métier. La formation dure 10 mois dont environ 17 semaines de cours théoriques (en institut agréé par le ministère de la santé) et 24 semaines de stages.
- Accès : pour suivre cette formation de 10 mois, les candidats doivent réussir le concours organisé chaque année par les écoles d'aides-soignant(e). Aucun diplôme n'est requis pour se présenter aux épreuves d'admissibilité, le tout étant d'être âgé d'au moins 17 ans au 31 décembre de l'année de l'examen.
Les candidats titulaires d'un diplôme de niveau IV (baccalauréat, DAEU...) sont dispensés de l'épreuve d'admissibilité (épreuve écrite) et se présentent directement à l'épreuve d'admission (oral). Les candidats titulaires d'un titre ou diplôme du secteur sanitaire ou social homologué au minimum au niveau V ( BEP carrières sanitaires et sociales, BEPA services aux personnes, CAP petite enfance...) sont également dispensés de l'épreuve écrite.
- Examen : il comporte un écrit et un oral, le passage de ce dernier étant subordonné à la réussite de l'écrit. L'écrit (2 heures) porte sur le programme de nutrition, d'alimentation et de biologie du BEP carrières sanitaires et sociales, les quatre opérations mathématique de base (addition, multiplication, soustraction, division) et des conversions, ainsi que des questions sur un texte de culture générale. L'oral d'admission (15/20 minutes) porte sur un thème relevant du domaine paramédical ou social.
- La formation : elle se compose de 41 semaines de cours:
- 17 semaines de cours théoriques (595 heures)
- 24 semaines de stages (840 heures)
L'enseignement est donné sous forme de modules :
- Accompagnement d'une personne dans les activités de la vie quotidienne
- L'état clinique d'une personne
- Les soins
- Ergonomie
- Relation/communication
- Hygiène des locaux hospitaliers
- Transmission des informations
- Organisation du travail
Deux mises en situation professionnelle sont obligatoires. Une première au module 1 et une autre au module 3 (jury de l'école depuis 2010 et non plus jury extérieur)
Grille des salaires [modifier]
Le salaire des aides-soignants varie selon plusieurs critères; tel que le travail dans le secteur privé ou public, l'ancienneté, le type de contrat, les horaires (jour/nuit)...
Dans la Fonction Publique, le salaire de base (débutant) suppléé des primes avoisine les 1370€ net. Alors qu'en fin de carrière, le salaire peut approcher les 1990€.
La grille des salaires des aides-soignants appartient à la Catégorie C de la Fonction Publique. Celle-ci se divise en 3 grilles salariales, selon la classe à laquelle appartient l'aide soignant.
- La "classe normale" qui comprend 11 échelons, dont l'indice majoré varie de 309 à 369, avec un salaire compris entre environ 1431 et 1709€[1]
- La "classe supérieure" qui comprend 11 échelons, dont l'indice majoré varie de 310 à 392, avec un salaire compris entre environ 1436 et 1815€. (pour accéder à la classe supérieur, les aides-soignants de classe normale doivent avoir atteint au moins le 5ème échelon de leur grade et compter au moins 6 ans de services effectifs dans leur grade[1]
- La "classe exceptionnelle" qui comprend 7 échelons, dont l'indice majoré varie de 325 à 416, avec un salaire compris entre environ 1505 et 1926€[1].
Dans le secteur privé, les grilles de salaires diffèrent du public. En général, le salaire y est plus bas.
En Belgique [modifier]
En Belgique, le métier d'aide-soignant est quasi-similaire qu'en France. Hormis la formation qui dure 18 mois. Il y a également des écoles qui proposent ces études comme l'institut Reine-Fabiola à Eteerbek. Ce sont des études professionnelles qui se jouent sur 3 ans :
- 5e Aide familial, 6e Aide familial : obtention d'une qualification permettant d'exercer le métier d'aide familial ;
- 7e Aide soignant : ne peut être accessible qu'après l'obtention de la qualification et à la fin permet d'obtenir un CES et le diplôme d'aide-soignant.
Au Luxembourg [modifier]
La formation d'aide-soignant au Luxembourg repose sur l'obtention du CATP d'aide-soignant. Ce diplôme se prépare en 3 ans.
En Suisse [modifier]
la formation d'aide soignant a été supprimé et remplacé par la formation d'assistant de soin communautaire qui se déroule en trois ans.