Joseph Wresinski

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Photo de Joseph Wresinski avec trois enfants
Joseph Wresinski avec des enfants

Joseph Wresinski [en polonais Józef Wrzesiński] (Angers 12 février 1917 - Méry-sur-Oise 14 février 1988) est un prêtre diocésain français, fondateur du Mouvement des droits de l'homme ATD Quart Monde, initiateur de la lutte contre l'illettrisme.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et jeunesse[modifier | modifier le code]

Son père est polonais, porteur d'un passeport allemand, et sa mère, espagnole. Au début de la Première Guerre mondiale, le couple Wresinski est interné avec leur premier enfant, Louis, d'abord au fort de Saumur, puis dans les locaux de l'ancien grand séminaire d'Angers, l'abbaye Saint-Serge, transformée en camp d'internement pour les étrangers suspects de collaboration avec l'ennemi. Sophie, le deuxième enfant du couple, y meurt en bas âge. Joseph naît en 1917 dans cette famille très pauvre. À l'issue de la guerre, elle trouve refuge dans une vieille forge désaffectée, rue Saint-Jacques à Angers. Dès son jeune âge, Joseph est amené à subvenir aux besoins de la famille en gardant une chèvre, puis en servant la messe chez les religieuses du Bon Pasteur, en échange d'un bol de lait et de deux sous. « Ce sont les deux sous qui m'ont décidé », dira-t-il plus tard. À l'âge de 13 ans, il est embauché comme apprenti boulanger.

Sa formation l'amène à Nantes où, après avoir fréquenté pendant six mois les jeunesses communistes, il fait, par l'intermédiaire d'un camarade de travail, la connaissance de la JOC, la Jeunesse ouvrière chrétienne, fondée en Belgique par l'abbé Joseph Cardijn. Comme jociste, il prend part à des enquêtes sur les conditions d'existence, souvent terribles, des jeunes travailleurs. Peu de temps après, il décide de devenir prêtre et, à 17 ans, il reprend des études sur les bancs du petit séminaire de Beaupréau (Maine-et-Loire), avec des élèves qui ont cinq ans de moins que lui. La mobilisation générale, puis la guerre interrompent son parcours vers la prêtrise, et ce n'est qu'en octobre 1940 qu'il rejoint le grand séminaire de Soissons, réfugié à Entrammes. Le choix du diocèse de Soissons, plutôt que celui d'Angers, sa ville natale, trouve son origine dans le fait que ses études sont prises en charge financièrement par une famille d'agriculteurs du Soissonnais dont une parente était religieuse au Bon Pasteur à Angers et connaissait la famille Wresinski depuis très longtemps. Il est ordonné prêtre le 29 juin 1946, à Soissons.

Prêtrise[modifier | modifier le code]

Vicaire, puis curé dans des paroisses ouvrières (Tergnier) et rurales (Dhuizel), pendant dix ans, dans le département de l'Aisne, il ne cesse d'aller à la recherche des plus pauvres, des plus humiliés. Il passe quelques mois à la Mission de France, travaille dans les mines, contracte la tuberculose. En pèlerinage à Rome en 1950, il poursuit son voyage jusqu'en Sicile pour y découvrir notamment « l'enfer blanc », les mines de sel siciliennes.

Connaissant sa recherche, son évêque (Mgr Pierre Douillard), qui avait été curé à Angers, dans la paroisse de la famille Wresinski, lui propose alors en 1956 de rejoindre une cité d'urgence qui ressemble à un bidonville, à Noisy-le-Grand (région parisienne), il y fondera le mouvement ATD Quart Monde. Il a également créé le terme de « quart monde ».

Cette cité d'urgence de Noisy-le-Grand a été créée deux ans plus tôt, à l'initiative de l'abbé Pierre, pour reloger des familles hébergées, dans un premier temps, porte de Charenton à Paris. Elle est construite avec l'argent de la charité rassemblé lors du grand mouvement dit « de l'insurrection de la bonté » suite à son appel à la radio[1]. L'abbé Pierre a fait construire des cités d'urgence dont celle de Noisy-le-Grand ressemble à un bidonville car elle s'inspire du projet de l'architecte américain Martin Wagner, les bâtiments sont en forme de demi bidon métallique[2]. Ces cités appelées à être provisoires se transformèrent progressivement, dans le meilleur des cas, en Centre de promotion familiale à Noisy-le-Grand ou en cités HLM. Le 14 juillet 1956, Joseph Wresinski rejoint les 252 familles mal-logées dans cette cité d'urgence Emmaüs. Il y éprouve un véritable choc. « Ce jour-là, je suis entré dans le malheur », écrira-t-il plus tard.

« J'ai été hanté par l'idée que jamais ces familles ne sortiraient de la misère aussi longtemps qu'elles ne seraient pas accueillies dans leur ensemble, en tant que peuple, là où débattaient les autres hommes. Je me suis promis que si je restais, je ferais en sorte que ces familles puissent gravir les marches du Vatican, de l'Élysée, de l'ONU... »

Désormais, il consacrera toute son énergie à faire reconnaître ces personnes en quête de dignité, qui possèdent une pensée et une expérience uniques, indispensables à la société. Il engage un combat contre l'assistance et la charité qui dit-il « enfoncent les pauvres dans l'indignité ». Il s'oppose à la soupe populaire et aux travailleurs sociaux, il propose aux familles de construire un jardin d'enfants et une bibliothèque. « Ce n'est pas tellement de nourriture, de vêtements qu'avaient besoin tous ces gens, mais de dignité, de ne plus dépendre du bon vouloir des autres. » Une chapelle, des ateliers pour les jeunes et les adultes, une laverie, un salon d'esthétique pour les femmes vont être réalisés peu à peu. Avec les familles du camp et quelques amis est créée une association qui prend l’appellation d'« Aide à toute détresse »[3] (ATD Quart Monde).

ATD Quart Monde[modifier | modifier le code]

Du camp de Noisy-le-Grand, le mouvement ATD Quart Monde s'étend progressivement, des volontaires allant rejoindre d'autres lieux d'abandon de la région parisienne d'abord (La Campa, à La Courneuve ; les Francs-Moisins, à Saint-Denis) ; puis dans d'autres villes de France, d'Europe ainsi qu'aux États-Unis d'Amérique (New York, en 1964). À travers des voyages et l'entretien d'une longue et fidèle correspondance, le père Joseph Wresinski développe parallèlement un réseau d'amis à travers le monde, composé de personnes et de petites organisations engagées auprès des plus pauvres. « Que personne ne reste seul dans son engagement avec les très pauvres » était une de ses préoccupations. C'est dans cette perspective qu'il crée à la fin des années 1970 le Forum permanent sur l'extrême pauvreté dans le monde. C'est à la même époque qu'après plus de vingt ans de présence et d'action auprès des plus pauvres de l'Europe et de l'Amérique du Nord, des volontaires sont envoyés en Amérique du Sud, en Asie et en Afrique.

En 1977 Joseph Wresinski lance un défi : « [...] que dans dix ans, il n'y ait plus un seul illettré dans nos cités. Que tous aient un métier en mains. Que celui qui sait apprenne à celui qui ne sait pas. »

Dans le rapport moral du mouvement ATD quart monde, publié en 1978, il invente le mot « Illettrisme »[4]. Le mot est préféré à celui d'« analphabétisme », jugé péjoratif, et le mot « alphabétisation » est abandonné car utilisé pour les immigrés alors que le père Wresinski constate que les personnes rencontrées dans les cités et autres bidonvilles, qui sont en difficulté avec la langue sont souvent d'origine française et scolarisées en France.

Membre du Conseil économique et social de la République française à partir de 1979, Joseph Wresinski rédigera un rapport aux répercussions sociales et politiques importantes à travers l'Europe et dans le monde. Intitulé « Grande pauvreté et précarité économique et sociale », ce rapport est adopté le 11 février 1987. Quelques jours après, le 20 février 1987, Joseph Wresinski prend la parole devant la Commission des droits de l'homme des Nations Unies, à Genève, pour demander à cet organe de l'ONU de reconnaître l'extrême pauvreté comme une violation des droits de l'Homme.

Le 17 octobre de la même année, en inaugurant à Paris une dalle commémorative des victimes de la misère, scellée sur le parvis du Trocadéro, il crée la Journée mondiale du refus de la misère, reconnue officiellement par les Nations Unies comme Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté en décembre 1992, et célébrée chaque année le 17 octobre. Le texte gravé sur la dalle du Trocadéro, devenue parvis des droits de l'homme, affirme que : « Là où des êtres humains sont condamnés à vivre dans la misère, les droits humains sont violés. S'unir pour les faire respecter est un devoir sacré. »

Quelques mois après, Joseph Wresinski décède des suites d'une intervention chirurgicale. Ses funérailles sont célébrées en la cathédrale Notre-Dame de Paris sous la présidence du cardinal Jean-Marie Lustiger, archevêque de Paris. Il est inhumé à Méry-sur-Oise (Val-d'Oise), au cœur du centre international du Mouvement ATD Quart Monde.

Reconnaissance[modifier | modifier le code]

Le père Joseph Wresinski est actuellement en « procès de béatification » à Rome. Il a également inspiré le film Joseph l'insoumis.

Vers une spiritualité[modifier | modifier le code]

Le père Joseph Wresinski ne fut ni le premier ni le seul à écouter les plus malheureux du monde et à se laisser transformer par eux. Mais ce qui fut spécifique dans sa démarche, c'est qu'elle était issue du bas, et qu'aujourd'hui encore elle peut donner à comprendre, de l'intérieur, combien, pour changer les choses et le monde, il est absolument nécessaire de reconnaître les forces, la pensée et la volonté de s'en sortir des plus pauvres eux-mêmes. De les considérer effectivement comme des maîtres à penser autrement la société, et donc comme des leviers pour la paix de tous, sans exclusive. Non seulement faire avec eux, mais faire et être à partir d'eux et de ce qu'ils ont à nous apprendre.

Si cette démarche fut possible, c'est que Wresinski savait, l'ayant vécu, ce qu'un homme humilié porte au fond du cœur, ce qu'une femme désespérée espère encore, pourquoi certains enfants n'ont plus que leurs larmes à donner au monde. Et que d'avoir vécu lui-même la plus grande pauvreté lui avait appris ce qu'aucune université n'enseigne : que les plus pauvres du monde n'attendent pas la charité publique, mais qu'ils attendent qu'on les écoute enfin, à égalité d'humanité. « Ne suis-je pas un être humain, qu'on me traite comme ça ! »

Pour commencer de mener le peuple de la misère à cette libération, la route sera longue pour le père Joseph Wresinski. Et difficile. Il ne faut pas croire qu'il lui suffisait d'ouvrir la bouche pour être écouté... Il savait trop ce qu'il y a plus loin que la seule pauvreté, et cette connaissance est gênante pour tout le monde... Il lui fallut traverser le découragement et la lassitude, l'insécurité et la solitude, dépasser la blessure intérieure qui obscurcissait en lui ce qu'on appelle la confiance en soi. Il lui fallut compter sur les autres, au risque parfois de ne pas aller aussi loin qu'il aurait voulu, ou de laisser sa pensée se fondre dans les mots des autres... À 50 ans, à 60 ans, à 70 ans même, il a souvent, encore, été un homme humilié. Humilié, parce qu'on refusait d'écouter son peuple...

Mais il puisait inlassablement la force et l'audace dans la contemplation de Jésus, qu'il reconnaissait pauvre parmi les pauvres, misérable révélant la nature même du Père. Ce Christ prenant condition d'esclave (Ph. 2, 7) était pour lui bien davantage qu'un modèle : le visage d'un Dieu pauvre, et libérateur en raison même de sa faiblesse. Parce qu'irradiées par la foi en la résurrection, les nuits traversées ne pouvaient s'achever que dans la clarté d'un 14 février.

Quelques citations[modifier | modifier le code]

  • On ne peut pas aimer, si l'on n'a pas le temps de regarder, de comprendre, de pénétrer les choses, de les découvrir en profondeur, de les introduire en soi. Le temps de se transformer soi-même, de devenir un être nouveau, puisque l'on a connu quelque chose de nouveau. (Écrits et paroles, p. 177)
  • Tout est né d’une vie partagée, jamais d’une théorie. La communion est la vie partagée. (Les pauvres sont l'Église, 152 et Écrits et paroles, I, p. 473)
  • Les malentendus surgissent et les bonnes volontés s’usent vite, quand il s’agit de faire cause commune avec une population très pauvre dont nous ignorons l’expérience de vie. Les instruits se laissent emporter par leurs propres idées, ils finissent toujours par penser à la place des autres. (Les pauvres sont l'Église, p. 103-104)
  • Les véritables grandes idées ne sont pas dans la tête mais dans le cœur. Elles sont dans la vie quotidienne, dans la contemplation de chaque jour, dans la privation patiente quotidienne que l’on s’impose pour les bâtir. Elles sont dans le travail et la peine des pauvres, de ceux qui ont fait, de ces idées, des vérités vécues et non pas seulement des vérités proclamées, octroyées, des privilèges d’école ou de groupe. (Écrits et paroles, I, p. 406)
  • Bâtir la société de demain à partir d’une vérité découverte et non pas d’une leçon apprise. (Écrits et paroles, I, p. 531)
  • Il faut savoir tirer notre réflexion, aussi bien que notre pratique, de l’expérience de la population la plus pauvre. Non pas d’une idée que nous nous faisons de son existence mais de son vécu quotidien réel. (…) Notre pensée et notre pratique doivent être celles où Dieu se retrouve, qu’Il ne puisse pas renier. Cela nous oblige à tirer notre connaissance des populations les plus rejetées et cela nous est très difficile. (Les pauvres sont l’Église, p. 218)
  • D’emblée il faut faire la jonction audacieuse entre le plus pauvre et Jésus-Christ : ils ne font qu’un. (Les pauvres sont l’Église, p. 19)
  • Jésus-Christ s’est identifié aux plus pauvres de son temps, il s’identifie encore et toujours aux plus pauvres en tous les temps. C’est donc leur vie qui est aussi la sienne, qui est source de notre spiritualité. Nous est-il possible d’élaborer une théologie de l’homme, sans partir de l’homme le plus usé par la misère ? (Les pauvres sont l'Église, p. 41-42)
  • Faire de l’homme le plus démuni le centre, c’est embrasser toute l’humanité dans un seul homme, ce n’est pas retenir le regard, ni en réduire la vision, c’est jeter celui-ci aux frontières de l’amour ; or l’amour n’a pas de frontières, il ne s’enferme pas, il ne se maîtrise pas, il est toujours folie. (Les pauvres sont l’Église, p. 19)
  • (L’)humiliation des pauvres (…) n'est pas seulement injustice à nos yeux ; elle est négation de l'honneur des pauvres, elle est atteinte fondamentale à leur dignité. Elle fait un type d'homme qui n'a rien à voir avec l'homme tel que Dieu et l'histoire des hommes l'ont créé. (…) Le Christ ne pouvait être un homme autre que celui-là, s'il voulait le racheter, lui aussi. (Écrits et paroles, I, p. 373)

Publications[modifier | modifier le code]

Œuvres (sélection)[modifier | modifier le code]

  • 1980 : Pologne, que deviennent tes sous-prolétaires ?, Pierrelaye
  • 1983 : Les pauvres sont l'Église, entretiens avec Gilles Anouil, Paris, Centurion, 250 p.
  • 1984 : Heureux vous les pauvres, Paris, Cana, 270 p.
  • 1986 :
    • Les pauvres, rencontre du vrai Dieu, Paris, Éditions Le Cerf, 2e édition 2005, 154 p.
    • Paroles pour demain, Paris, Desclée de Brouwer, 144 p.
  • 1987 : « Grande pauvreté et précarité économique et sociale », rapport présenté au nom du Conseil économique et social par M. J. Wresinski, Journal officiel de la République française, 28 février 1987
  • 1992-1994 : Écrits et paroles aux volontaires
    • Tome 1, 1960-1967, Luxembourg-Paris, Éditions Saint-Paul - Quart Monde, 1992, 560 p.
    • Tome 2, mars-mai 1967, Luxembourg-Paris, Éditions Saint-Paul - Quart Monde, 1994, 148 p.
  • 1993 : Vivre l'Évangile dans la famille, Éditions Quart Monde
  • 1996 : « Échec à la misère », conférence faite à la Sorbonne le 1er juin 1983, Paris, Éditions Quart Monde (Cahiers de Baillet), 84 p.
  • 1998 : « Les plus pauvres révélateurs de l'indivisibilité des droits de l'homme », Paris, Éditions Quart Monde (texte paru dans « 1989, les Droits de l'homme en question », rapport de la Commission nationale consultative des droits de l'homme, Paris, La Documentation française, 1989
  • 2004 : Culture et grande pauvreté, Paris, Éditions Quart Monde (Cahiers Wresinski, anciennement Cahiers de Baillet)
  • 2005 :
    • Droits de Dieu, droits de l'homme Paris, Éditions Quart Monde (Cahiers Wresinski)
    • Telle est l'eucharistie, Paris, Éditions Le Cerf
  • 2007 : Refuser la misère. Une pensée politique née de l'action, Paris, Éditions Le Cerf
  • 2011: Les pauvres sont l'Église. Entretiens avec Gilles Anouil, Paris, ÉditionsLe Cerf. Nouvelle édition augmentée de notes et d'un glossaire des noms cités.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alwine de Vos van Steenwijk, Père Joseph, Éditions Quart Monde, 1990, 236 p; réédition Éditions Le Cerf / Éditions Quart Monde, Paris, 2011.
  • Alwine de Vos van Steenwijk, Le Père Joseph, un chemin d'unité pour tous les hommes, Éditions Quart Monde (Cahiers de Baillet), 1992, 120 p.
  • Eugène Notermans, Le père Joseph, la passion de l'autre, Éditions Quart Monde (Cahiers de Baillet), 1992, 40 pp.
  • Jean-Claude Caillaux (éd.), Une spiritualité à partir du plus faible : le questionnement du Père Joseph Wresinski, actes du colloque de Chantilly (10-11 décembre 1993), Éditions Quart Monde (Cahiers de Baillet), 1994, 156 p.
  • Thierry Monfils, Le père Joseph Wresinski, fondateur du mouvement ATD Quart Monde : sacerdoce et amour des pauvres, Éditions Lessius (anciennement : Culture et Vérité), 1994, 260 p.
  • Jean-Claude Caillaux, Nous verrons le soleil, Éditions du Livre ouvert, 1995, 60 p.
  • Une lumière contre l'intolérable : paroles du Père Joseph Wresinski, textes choisis par Jean-Claude Caillaux, Éditions de l'Atelier, 1995, 112 p. (dont 43 photos).
  • Jean-Claude Caillaux, Joseph Wresinski : un défi pour la dignité de tous, Desclée de Brouwer, (Coll. Témoins d'humanité), 1999, 154 p.
  • Francine de La Gorce, Prier 15 jours avec le Père Joseph Wresinski, Éditions Nouvelle Cité, 2000, 128 p.
  • Gérard Verkindère (éd.), Joseph Wresinski, acteur et prophète des pauvres : une voix(e) nouvelle d'humanité, Colloque international à l'Université catholique de l'Ouest, Angers (10-11 février 2003), Éditions de l'UCO, 2004, 224 p.
  • Le Père Joseph Wresinski : une vie, notre vie : extraits d'interviews (réimpression de l'édition de 1989), Paris, Éditions Quart monde, 2005, 35 p. et 4 p. de pl., 21 cm (la couverture porte en plus : « fondateur d'ATD Quart monde »), ISBN 2-913046-39-8
  • Fabienne Waks, Joseph Wresinski, la pauvreté au corps à corps, Éditions Textuel, 2006, 112 p.
  • Jean Lecuit, Jésus misérable : introduction à la christologie du Père Joseph Wresinski, Éditions Mame - Desclée (coll. Jésus et Jésus-Christ), 2006, 139 p.
  • Francine de la Gorce, Debout face au malheur, Éditions Quart Monde (Cahiers Wresinski), 2006, 162 p.
  • Jean-Claude Caillaux, Petite vie de Joseph Wresinski, Desclée de Brouwer, 2007, 154 p. (réédition du livre Joseph Wresinski : un défi pour la dignité de tous, paru en 1999 chez le même éditeur).
  • Caroline Glorion, Non à la misère !, Actes-Sud Junior, 2008.
  • Marie-Hélène Dacos-Burgues, Agir avec Joseph Wresinski. L’engagement républicain du fondateur du Mouvement ATD Quart Monde, Éditions chronique sociale, 2008, 320 p.
  • Amaury Begasse de Dhaem, Théologie de la filiation et universalité du salut. L'anthropologie théologique de Joseph Wresinski, Paris, Le Cerf (Coll. Cogitatio Fidei, 277), 2011, 628 p.
  • Georges-Paul Cuny, L'homme qui déclara la guerre à la misère. Joseph Wresinski, le fondateur d'ATD Quart Monde, Préface de Michel Rocard, Paris, Albin Michel, 2014, 278 p.

Audiovisuel[modifier | modifier le code]

  • Caroline Glorion et Gérard Lemoine, 50 ans de combat contre la misère, octobre 2007, 52 min, coproduction Compagnie des Phares et Balises / CFRT, distribué en DVD par La Procure
  • Père Joseph Wresinski, S'unir pour un monde sans misère, double CD audio, octobre 2009, réalisation CD Tempo
  • Caroline Glorion, Joseph l'insoumis, novembre 2010, 90 min, une production Les Films de la Croisade - Iota Production en coproduction avec uFilm avec la participation de France Télévisions. Dans ce film de fiction, diffusé sur France 3 le 18 octobre 2011 à 20h35, Jacques Weber incarne le père Joseph Wresinski.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. En février 1954, le fondateur d'Emmaüs avait lancé sur les antennes de Radio-Luxembourg, cet appel qui deviendra célèbre sous le nom d'Appel de l'abbé Pierre.
  2. analyse critique de EMMAÜS Société Anonyme : notice
  3. En 2009, le conseil d'administration du Mouvement International ATD Quart Monde a décidé de donner au sigle ATD un autre sens : Agir Tous pour la Dignité.
  4. L'illettrisme Mieux comprendre pour mieux agir, Marie-Thérèse Geffroy et Valérie Grasset-Morel, Les essentiels Milan, Éditions Milan 2005, ISBN 2-7459-1847-8, page 5

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]