Institut universitaire de technologie

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En France, un institut universitaire de technologie (IUT) est un institut interne d’une université qui dispense en formation initiale et continue un enseignement supérieur destiné à préparer aux fonctions d’encadrement technique et professionnel dans certains secteurs de la production, de la recherche appliquée et des services[1].

Il en existe 115, répartis sur tout le territoire français.

Histoire institutionnelle[modifier | modifier le code]

Les instituts universitaires de technologie ont été créés en 1966 en application de la première tranche du plan Fouchet[2],[3]. En octobre 1965 s'ouvrent les quatre premiers IUT, à titre expérimental. Le décret du 7 janvier 1966 institue ensuite les onze premiers IUT ; il prévoit 25 spécialités, mais seules 14 sont mises en place durant les trois premières années. Une place importante est ménagée dès le départ à des disciplines nouvelles comme l'informatique. Le succès fut immédiat. Les deux principaux problèmes furent de trouver des locaux et de recruter des enseignants, à cette époque de forte croissance démographique où la demande était supérieure à l'offre.

Année Nombre Spécialités
1966 7 Chimie, Génie biologique, Génie civil, Génie mécanique et productique, Génie électrique et Informatique industrielle, Gestion des entreprises et des administrations, Informatique.
1967 5 Génie thermique et énergie, Mesures physiques, Information Communication, Carrières sociales, Technique de commercialisation.
1968 2 Génie chimique – Génie des procédés, Statistique et traitement informatique des données.
1970 1 Hygiène, Sécurité, Environnement
1971 1 Carrières juridiques
1973 1 Gestion logistique et transport
1978 1 Génie industriel et maintenance
1986 1 Organisation et génie de la production
1992 2 Génie des télécommunications et réseaux, Science et génie des matériaux
1993 1 Services et réseaux de communication
1994 1 Gestion administrative et commerciale
1996 1 Métrologie contrôle qualité
2000 1 Génie du conditionnement et de l’emballage

Dans le cadre de la réforme LMD, un diplôme à Bac+3 a été pensé dans les années 1990 : un Diplôme national de technologie spécialisé (DNTS), ou une Licence universitaire de technologie (LUT), sans succès. La licence professionnelle (créée en 2000) semble avoir constitué la réponse institutionnelle au besoin d'un prolongement au DUT.

Organisation[modifier | modifier le code]

Les instituts universitaires de technologie sont des instituts internes aux universités. Le directeur est élu par le conseil à la majorité absolue. Le conseil de l’IUT est composé des personnes ayant vocation à y enseigner (enseignants-chercheurs, les autres enseignants et les chargés d’enseignement) et des personnalités extérieures (représentant des collectivités territoriales, représentants des organisations syndicales d’employeurs et de salariés)[3].

Formation[modifier | modifier le code]

La vocation première des IUT est de préparer en deux ans les étudiants au diplôme universitaire de technologie. Les IUT proposent également la préparation de licences professionnelles (bac+3) ou, pour un petit nombre d'entre eux, de masters professionnels[4]. Certains IUT proposent une « année spéciale », qui permet aux étudiants ayant suivi deux années d'études supérieures d'obtenir un DUT en un an.

Ils offrent aussi la possibilité de poursuivre des études longues (écoles de commerce ou d'Ingénieurs, licences générales, IUP, classes préparatoires ATS...). En effet, la poursuite d'études après les DUT est encouragée. Selon l'enquête nationale de 2004[2], 68 % ont poursuivi leurs études après leur DUT.

Selon un sondage IFOP de décembre 2005, les IUT sont perçus comme la deuxième meilleure voie de formation professionnelle pour les jeunes, derrière les écoles de commerce ou d'ingénieur[5]. Les détenteurs de DUT peuvent d'ailleurs se présenter aux concours des grandes écoles de commerce et d'ingénieurs, dans lesquelles des places leur sont généralement réservées[6].

Liste des IUT en France[modifier | modifier le code]

Académie d'Aix-Marseille[modifier | modifier le code]

Académie d'Amiens[modifier | modifier le code]

Académie de Besançon[modifier | modifier le code]

Académie de Bordeaux[modifier | modifier le code]

Académie de Caen[modifier | modifier le code]

Académie de Clermont-Ferrand[modifier | modifier le code]

Académie de Corse[modifier | modifier le code]

Académie de Créteil[modifier | modifier le code]

Académie de Dijon[modifier | modifier le code]

Académie de Grenoble[modifier | modifier le code]

Académie de Guadeloupe - Guyane - Martinique[modifier | modifier le code]

Académie de Lille[modifier | modifier le code]

Académie de Limoges[modifier | modifier le code]

Académie de Lyon[modifier | modifier le code]

Académie de Montpellier[modifier | modifier le code]

Académie de Nancy-Metz[modifier | modifier le code]

Académie de Nantes[modifier | modifier le code]

Académie de Nice[modifier | modifier le code]

Académie d'Orléans-Tours[modifier | modifier le code]

Académie de Paris[modifier | modifier le code]

Académie de Poitiers[modifier | modifier le code]

Académie de Reims[modifier | modifier le code]

Académie de Rennes[modifier | modifier le code]

Académie de La Réunion[modifier | modifier le code]

Académie de Rouen[modifier | modifier le code]

Académie de Strasbourg[modifier | modifier le code]

Académie de Toulouse[modifier | modifier le code]

Académie de Versailles[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Article D643-59 du code de l’éducation
  2. a et b Assemblée des directeurs d’IUT (ADIUT) et Union nationale des présidents de conseils d’IUT, Livre blanc sur le système IUT,‎ 2007 (lire en ligne)
  3. a et b Article D713-1 du code de l’éducation, anciennement décret no 66-27 du 7 janvier 1966 portant création d’instituts universitaires de technologie puis décret no 69-63 du 20 janvier 1969 relatif aux instituts de technologie universitaire (après la Loi Faure) puis décret no 84-1004 du 12 novembre 1984 relatif aux instituts universitaires de technologie (après la Loi Savary)
  4. à l'exemple de l'IUT de l'université Bordeaux-III et son master professionnel « spécialité d’ingénierie de l’animation territoriale », de l'IUT A de l'université Lyon-I et son master professionnel « génie des procédés alimentaires », ou de l'IUT de Sceaux de l'université Paris-XI et ses masters « gestion des organisations »
  5. http://www.presse.letudiant.fr/redaction/observatoire/perceptionIUT.ppt
  6. Selon ce même sondage, 86 % des parents estiment que les IUT sont un bon tremplin pour poursuivre des études plus longues et 78 % considèrent que c’est un cursus sélectif et exigeant

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie

  • Pierre Poulain, “Genèse des départements d’informatique dans les IUT,” Colloque sur l’Histoire de l’Informatique en France (Grenoble: INPG, 1988)