François XII de La Rochefoucauld

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François XII de La Rochefoucauld
François Alexandre Frédéric de La Rochefoucauld, duc de Liancourt. Portrait par François Séraphin Delpech - Château de Versailles et de Trianon.
François Alexandre Frédéric de La Rochefoucauld, duc de Liancourt. Portrait par François Séraphin Delpech - Château de Versailles et de Trianon.
Fonctions
Député du bailliage de Clermont-en-Beauvaisis
5 mai 178930 septembre 1791
Élection 13 mars 1789
Législature États généraux de 1789
Assemblée constituante de 1789
Groupe politique Noblesse
Club des Feuillants
Président de l'Assemblée constituante
18 juillet 17892 août 1789
Membre de la Chambre des pairs
4 juin 1814mars 1815
Législature Première Restauration
juillet 181527 mars 1827
Législature Seconde Restauration
Successeur François XIII de La Rochefoucauld
Représentant de l'Oise
3 juin 181513 juillet 1815
Élection 9 mai 1815
Législature Cent-Jours
Groupe politique Modéré
Conseiller général de l'Oise[1]
Biographie
Dynastie Maison de La Rochefoucauld
Nom de naissance François Alexandre Frédéric de La Rochefoucauld
Date de naissance 11 janvier 1747
Lieu de naissance La Roche-Guyon
Date de décès 27 mars 1827 (à 80 ans)
Lieu de décès Paris
Nationalité Drapeau de la France Française
Père François Armand de La Rochefoucauld de Roye
Enfant(s) François XIII
Alexandre-François
Aglaé Émilie Joséphine
Frédéric Gaëtan
Résidence Château de la Rochefoucauld (Liancourt)
no 9 Rue Royale (Paris)
Liste des députés aux États généraux de 1789, par ordre, bailliage et sénéchaussée
Liste alphabétique des membres de l'Assemblée constituante de 1789
Liste des présidents des États généraux et de l'Assemblée constituante
Liste des députés de l'Oise

François XII Alexandre Frédéric de La Rochefoucauld, duc de Liancourt, puis 7e duc de La Rochefoucauld, né le 11 janvier 1747 à La Roche-Guyon[2],[3] (actuel département du Val-d'Oise) et décédé le 27 mars 1827 à Paris, est un militaire et homme politique, scientifique et philanthrope français des XVIIIe et XIXe siècles.

Épris de progrès technique, il a notamment fondé la ferme modèle de Liancourt en 1769, l'École d'Arts et Métiers en 1780 et la Caisse d'Épargne et de Prévoyance de Paris (première caisse d'épargne en France) en 1818. Il était aussi membre de l'Académie des sciences.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Louis François Armand de La Rochefoucauld de Roye, duc d'Estissac, grand maître de la garde-robe du Roi, et de Marie, seconde fille d'Alexandre, duc de La Rochefoucauld (1690-1762), François Alexandre Frédéric de La Rochefoucauld prit d'abord du service dans les carabiniers et se maria en 1764[2].

Connu dans sa jeunesse sous le titre de comte de La Rochefoucauld[4], il obtint les honneurs du Louvre le 13 mars 1765[4] et prit le nom de duc de Liancourt, nom d'une terre possédée par sa famille[2].

En 1765-1766, il emmène dans son « Grand Tour » d'Italie le peintre et graveur lyonnais Jean-Jacques de Boissieu[5] (1739-1810).

Il devint colonel d'un régiment de cavalerie de son nom le 3 janvier 1770[4], brigadier de dragons le 5 décembre 1781, puis grand'maître de la Garde-Robe du Roi et duc héréditaire d'Estissac, par succession paternelle, le 28 mai 1763[2]. Comme survivancier de son père en la charge de grand-maître de la garde-robe, il en remplit les fonctions dans les dernières années de Louis XV, et les continua pendant le règne de Louis XVI.

« Ce dernier prince et son auguste épouse avaient, à leur avènement, témoigné au duc de Liancourt une confiance d'autant plus honorable, qu'elle était le prix de la conduite ferme et sage que ce seigneur avait tenue sous le dernier règne, en s'isolant de toutes les intrigues dont madame du Barry était devenue l'âme ou le prétexte[6]. »

— Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des pairs de France

La ferme de la Montagne, premier établissement d'Arts et Métiers ParisTech, 1780.

Mais le duc de Liancourt ne fit à Versailles que de courtes apparitions, visita l'Angleterre en 1769, et vint mettre en pratique, dans sa terre de Liancourt, les améliorations industrielles et agricoles qu'il avait observées dans ses voyages[2]. Il fonda d'abord une ferme modèle dans laquelle il chercha à propager la culture des prairies artificielles, à supprimer le système des jachères, et à élever des bestiaux venus de Suisse et d'Angleterre. Il fonda en même temps à Liancourt, en 1780, une école pour instruire les enfants des soldats pauvres de son régiment. Cette institution prit bientôt une grande extension et compta en 1788 (année où elle devint l'École des Enfants de la Patrie[7] sous la protection du roi) jusqu'à 130 élèves[2]. Elle devient en 1806 l'École d'Arts et Métiers de Châlons-sur-Marne, à l'origine de l'actuelle école d'ingénieurs Arts et Métiers ParisTech et de toute l'histoire de ses élèves, les gadzarts.

Le duc de Liancourt visite ensuite la Suisse, et, en 1786, fait à Louis XVI les honneurs des établissements agricoles et industriels de cette contrée[2].

Il est nommé et reçu chevalier des ordres du Roi les 1er janvier et 30 mai 1784[6] et créé maréchal-de-camp le 9 mars 1788[6].

Révolution française[modifier | modifier le code]

Dans la nuit du 14 au 15 juillet 1789, M. de Liancourt fait au roi le récit des événements à Paris

Lorsque les États généraux sont convoqués, il est élu, le 13 mars 1789, député de la noblesse par le bailliage de Clermont-en-Beauvaisis. Défenseur, dans l'Assemblée, de la monarchie constitutionnelle, il essaye de concilier les idées nouvelles avec l'Ancien Régime[2] et apporte dans cette assemblée les mêmes principes de réforme et les mêmes sentiments d'équité et de modération que ceux professés par le duc de La Rochefoucauld, son cousin germain[6].

Lors de l'insurrection populaire du 14 juillet, le duc de Liancourt, « craignant pour les jours du roi et pour sa couronne[6] », va éveiller ce prince dans la nuit de ce même jour au 15, lui fait part des événements de Paris et de la prise de la Bastille. Son mot au roi est bien connu[2] :

« — Mais c'est donc une révolte ? s'écriait Louis XVI effrayé de l'agitation du peuple.
— Non, sire, fit gravement le duc ; c'est une révolution[8] ! »

Et, après lui avoir dépeint le caractère menaçant de cette fatale insurrection, il conjure S. M. de se rendre à l'assemblée nationale, d'accorder le rappel de M. Necker, l'« idole du jour[6] », au principal ministère, enfin d'ordonner le départ des troupes étrangères cantonnées aux environs de Versailles et de Paris[6]. On peut lire dans Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des pairs de France, tome VIII, p.  64-66 :

« Ce conseil, dont les suites étaient au-dessus de toutes prévisions, fut adopté par le roi. L'enthousiasme que la présence de ce prince infortuné excita dans la capitale, acquit au duc de Liancourt une popularité à laquelle il était loin d'aspirer, et qui nécessairement devait motiver l'éloignement de ceux des conseillers du prince qui s'étaient opposés à ce voyage. Désormais désigné dans l'opinion comme l'un des appuis des prétentions populaires, le duc de Liancourt, dont le zèle et l'attachement pour le roi ne s'étaient jamais démentis, donna l'exemple d'un rare dévouement en servant la monarchie dans les rangs de ceux mêmes qui se proposaient de la renverser. »

Commandant en Normandie lors du projet du départ du roi, concerté avec M. le Fort, maréchal-de-camp, en juillet 1792, le duc de Liancourt, qui déjà avait eu l'occasion de faire offrir à S. M., par l'organe de M. Bertrand de Molleville, son ministre, toute sa fortune sous la seule réserve de 100 louis de rente, et qui même avait été assez heureux pour faire accepter un premier prêt de 190 000 livres, avec la promesse de réaliser et d'y joindre 900 000 livres dans la première quinzaine d'août, avait désigné Gaillon comme la ville où par son grade, sa fortune et son crédit, il pouvait servir le plus utilement la famille royale. La reine avait d'abord approuvé ce projet ; mais, partageant les préventions de la cour contre le chef chargé de l'accomplir, cette princesse finit par en dissuader le roi, et par faire rejeter une mesure dont le succès eût probablement empêché l'affreuse catastrophe que la France n'a cessé de déplorer. Il est vrai que le roi seul connaissait les véritables sentiments du duc de Liancourt : car, lorsqu'il fît à M. Bertrand de Molleville l'offre d'un million pour être mis à la disposition de S.M., ce ministre ne fut pas maître de contenir sa surprise. Le duc de Liancourt en parut affecté, et lui dit :

« Vous avez peut-être cru, comme beaucoup d'autres, que j'étais démocrate, parce que j'ai été du côté gauche ; mais le roi, qui a connu jour par jour mes sentiments, ma conduite et mes motifs, et qui les a toujours approuvés, sait mieux que personne que je n'étais pas plus démocrate qu'aristocrate, mais que j'étais tout uniment un franc et loyal royaliste ; il n'ignorait pas que je n'aurais pu lui être d'aucune utilité en me plaçant dans le côté droit, parce qu'un individu de plus ou de moins ne l'aurait rendu ni plus fort ni plus faible, tandis qu'en gagnant la confiance du côté gauche, j'étais à portée d'être plus tôt informé des complots ou des manœuvres qui pouvaient se tramer, et d'en instruire S.M. Je ne vous dirai pas que je n'aie désiré plusieurs réformes que je croyais utiles, mais je n'ai jamais voulu une révolution ; et, quoique je fusse toujours placé du côté gauche, je défie qu'on puisse dire que j'aie jamais appuyé une motion violente, ou que je me sois jamais levé pour faire passer un décret contraire aux véritables intérêts du roi, ou à son autorité que j'ai toujours distinguée de l'abus que pouvaient en faire ses ministres. On m'a reproché d'avoir empêché le roi de partir à l'époque du 14 juillet, et de lui avoir conseillé de se rendre à l'assemblée ; mais qui pouvait prévoir les suites funestes qu'à eues cette mesure, et ces suites ne doivent-elles pas être attribuées à toutes les fausses ou faibles démarches qui l'ont accompagnée, et sur lesquelles je n'ai pas été consulté ? Au reste, j'ai conseillé à S.M. de prendre ce parti, parce que c'était celui que j'aurais pris moi-même, si j'avais été à sa place ; si je me suis trompé, c'est la faute de mon esprit ou de mon jugement, mais ce n'est certainement pas celle de mon cœur, que le roi sait bien lui être et lui avoir toujours été entièrement dévoué. »

— M. Bertrand de Molleville, Mémoires particuliers pour servir à l'histoire de la fin du règne de Louis XVI, t. II,‎ 1823, p. 110-111, 132-134.

Toute la vie politique du duc de Liancourt est tracée dans ce passage, et dans le discours qu'il prononça à la tribune le 14 juillet 1791. Alors il défendait de tous ses moyens la monarchie constitutionnelle, comme depuis la Restauration il n'a cessé de concourir au maintien de la monarchie selon la Charte.

Après la prise de la Bastille, le duc de Liancourt fut investi de la présidence de l'Assemblée, qui accueillit « avec faveur[2] » ses rapports sur la mendicité, sur l'état des hôpitaux du royaume, sur la formation d'ateliers de secours pour les indigents, etc. Adversaire de la loi contre les émigrés, il se prononce, d'autre part, pour la liberté de conscience et pour la liberté individuelle, et s'honore, en proposant, le premier, l'abolition du supplice de la corde[2].

En même temps, il continuait de s'occuper avec ardeur de la fondation à Liancourt d'une filature de coton, où de nouveaux procédés furent mis en œuvre[2].

Le 6 octobre 1789 de la même année, le duc de Liancourt accompagna la famille royale, et demeura auprès du roi à l'Hôtel-de-Ville de Paris[9]. Le 16 janvier 1790, il défend à l'assemblée nationale le comte d'Albert de Rions, chef d'escadre, contre lequel le peuple de Toulon s'était soulevé[9], s'oppose à ce que les clubs révolutionnaires ou autres assemblées délibérantes puissent admettre dans leur sein les militaires retiré du service.

Le 16 juin 1791, sur la proposition de La Rochefoucauld, l'Assemblée nationale confirme la décision de démolir conjointement le château de la Tournelle et la porte Saint-Bernard (qui était située juste à côté) pour la somme d'un million de francs[10]. Peu de jours après le « fatal retour » de Varennes, il ose démasquer à la tribune les projets des démagogues, dans la séance du 14 juillet 1791[11] : « Disons la vérité tout entière, le roi n'est bravé que par des factieux ; c'est à la royauté qu'on en veut. C'est le trône qu'on veut renverser. » Chargé, après la session, du commandement d'une division militaire en Normandie, Le duc de Liancourt s'efforce d'y pacifier les esprits[2]. Il commandait à Rouen, comme lieutenant-général, à l'époque du 10 août 1792. Lorsque la nouvelle de ces événements lui parvient, il fait prêter serment de fidélité au roi et à la constitution, par toutes les troupes régulières et milices sous son commandement[11].

Émigration[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Émigration française (1789-1815).

Destitué peu de jours après, et vivement poursuivi par ses ennemis, il ne parvient à leur échapper qu'en s'embarquant au Havre[réf. nécessaire], et en passant en Angleterre, où il séjourne jusqu'en 1794 dans la petite ville de Bury[11]. Il s'y lie avec le célèbre Arthur Young[2]. De l'exil, il écrit, lors du jugement du roi, à Barère, président de la Convention, pour lui demander à témoigner en faveur du roi ; mais cette démarche est vaine[2].

Le duc de La Rochefoucauld (il avait repris ce titre depuis la mort de son cousin germain tué à Gisors, le 4 septembre 1792, qui fit du duc de Liancourt le chef des nom et armes de sa maison[4]) quitta alors l'Europe en 1794, et parcourt en observateur et en philosophe les États-Unis[2].

Participant aux travaux de la Société d'émancipation de Pennsylvanie, il est témoin des astuces et combats juridiques menés autour de cette émancipation[12], l'une d'entre elles consistant à placer les esclaves sous un contrat de travail courant jusqu'à l'âge de 28 ans, permettant de déjouer la colère des états esclavagistes et des réfugiés français de Saint-Domingue en Amérique.

Il publie, pendant cette période, plusieurs essais relatifs à ses expériences : Notice sur l’impôt territorial en Angleterre (1790) et Des prisons de Philadelphie (1796).

En 1795, il entame avec cinq compagnons un voyage[13] qui couvre une grande partie des États du Nord et du Canada. Lui et ses compagnons traversent le Niagara pour Fort Érié et croisent aussi le Fort Chippawa. À Newark (Niagara-on-the-Lake), avec Aristide du Petit-Thouars, il est accueilli par le lieutenant-gouverneur John Graves Simcoe[13]. Mais il n'obtient pas l'autorisation de poursuivre son voyage et reçoit de Lord Dorchester, gouverneur du Canada, un ordre d'expulsion. Dépité, il s'en retourne aux États-Unis en rejoignant Albany.

Au cours de ses différents voyages en Amérique septentrionale, il a rédigé une dizaine de volumes de carnets[14], qu'il annotera ensuite durant toute sa vie. Ces manuscrits sont conservés aux Archives Nationales, à Paris. Une édition en 8 volumes[14] en a été publiée dès son retour en France en 1799, dans l'indifférence générale. Quelques exemplaires en subsistent aujourd'hui, dont l'un est conservé aux Archives gadzarts de Liancourt, dans l'Oise. En 2009, la Fondation Arts et Métiers en a réédité une version brochée, à quelques centaines d'exemplaires.

Des États-Unis, il revint en Europe vers la fin de l'année 1798, puis voyagea en Hollande, dans le nord de l'Allemagne et au Danemark[11].

« Vers cette époque », écrit un biographe[Lequel ?], « Louis XVIII, du fond de sa retraite, lui fit demander, comme s'il avait été déjà sur son trône, de renoncer à la charge de grand-maître de la garde-robe, que son père avait payée 400 000 livres. Le duc répondit aussitôt par un respectueux refus, et telle fut sans doute l'origine de la disgrâce dans laquelle il tomba plus tard sous la Restauration[2]. »

Peu apprécié du Comte de Provence, futur Louis XVIII, il ne se mêle que peu à son entourage exilé et, en 1797, il sollicite sans succès l’autorisation de rentrer en France. Réfugié chez son fils à Altona près de Hambourg, en février 1798, il attendra jusqu'à la fin de 1799 l'autorisation de rentrer en France, sans doute avec l'aide de Talleyrand qu'il avait côtoyé pendant son exil à Philadelphie[15].

En l'an VI, étant à Hambourg, il fit des démarches et rédigea un Mémoire pour rentrer en France :

« Cette démarche, écrivait-il, me coûte horriblement ; elle semble un acquiescement à ce que je croirais devoir appeler une injustice. Mais je suis rongé de chagrins, accablé de malheurs, et je sens qu'il me faut promptement ou sortir ou y succomber. »

Consulat et Empire[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Consulat (histoire de France) et Premier Empire.

Alors il reprit à Liancourt la direction des institutions qu'il avait fondées et que la Révolution avait respectées, et « attendit ainsi le retour des Bourbons[2] ».

Il rentra en France après le 18 brumaire (novembre 1799), et vécut dans la retraite, s'occupant seulement d'œuvres de bienfaisance, jusqu'au jour où sa radiation de la liste des émigrés fut prononcée. Il rentra alors dans la possession de la seule partie de ses biens qui avait été conservée par le gouvernement comme biens nationaux[11].

Dans cette restitution se trouvait compris le château de Liancourt, où, dès l'année 1780, il avait fondé une vaste école dans laquelle 25 fils de soldats recevaient l'entretien et l'éducation nécessaires pour devenir dans l'armée de bons ouvriers ou des sous-officiers instruits. Le gouvernement accordait une solde de 7 sous par jour pour la nourriture de chacun des élèves ; tout le reste était à la charge du fondateur. Telle a été l'origine de la célèbre école des Arts et Métiers, qui, après avoir doublé la richesse et la population du village de Liancourt[11], a été transférée successivement à Compiègne et à Châlons-sur-Marne, toujours dirigée par le duc de la Rochefoucauld, sous le titre d'inspecteur général du conservatoire des arts et métiers.

En 1800[16], il est le premier à importer en France la vaccination, qui sert à prévenir de la variole ; le procédé, mis au point par l'anglais Edward Jenner, consiste à inoculer à l'être humain la vaccine de la vache, maladie qui est bénigne chez l'homme et qui le préserve ensuite de la variole, qui elle peut être mortelle. Il est décoré de la Légion d'honneur en 1810[3].

Sa bibliothèque, son portrait par Gros et un buste de lui sont exposés au château de la Rochefoucauld (Charente).

Restauration française[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Restauration française.
François XII de La Rochefoucauld
Achille Devéria, François-Alexandre-Frédéric, duc de La Rochefoucauld-Liancourt, lieutenant-général (1747-1827), 1836, Versailles[17]
Achille Devéria, François-Alexandre-Frédéric, duc de La Rochefoucauld-Liancourt, lieutenant-général (1747-1827), 1836, Versailles[17]

Titre Duc de La Rochefoucauld
(17921827)
Autre titre Duc de Liancourt
Duc d'Estissac
Prédécesseur Louis-Alexandre de La Rochefoucauld
Successeur François XIII de La Rochefoucauld
Arme Cavalerie
Grade militaire Lieutenant général[4],[18]
Commandement Régiment de La Rochefoucauld-Cavalerie
Régiment de La Rochefoucauld-Dragons
15e division militaire
Distinctions Chevalier du Saint-Esprit[4]
Chevalier de Saint-Louis
Chevalier de la Légion d'honneur
Autres fonctions Grand maître de la garde-robe du Roi
Membre de la Chambre des pairs
Dynastie Maison de La Rochefoucauld

Orn ext Duc et pair de France (Restauration) OSE.svg
Blason La RochefoucauldAncien.svg

Louis XVIII ne lui rendit pas sa charge et se contenta de l'appeler à la Chambre des pairs le 4 juin 1814, le créant pair de France, sous le titre de duc de la Rochefoucauld, « qui lui était dévolu comme réunissant en sa personne les deux premières branches ducales de sa famille », depuis la mort du duc de la Rochefoucauld, son cousin-germain, massacré à Gisors, le 14 septembre 1792.

Pendant les Cent-Jours, fidèle au parti des « libertés constitutionnelles », il consent à siéger dans la Chambre des représentants, où l'envoie l'arrondissement de Clermont (Oise), le 9 mai 1815, par 64 voix sur 88 votants[2].

Mais, au second retour de Louis XVIII, il reprend sa place parmi les pairs, s'abstient au procès du maréchal Ney, et reste l'ami de la royauté tout en repoussant les opinions des ultras[2].

Il exerce ensuite plusieurs fonctions publiques à titre gratuit, défend l’abolition de la Traite des Noirs[19], et l’interdiction des jeux et loteries.
Il fonde, le 15 novembre 1818, la Caisse d'Epargne et de Prévoyance de Paris, première Caisse d'Épargne de France.

Nommé, en 1816, membre du conseil général des hôpitaux, il s'occupe activement de la Société de la morale chrétienne, qu'il préside, et qui poursuivait l'abolition de la traite des Noirs et la suppression des loteries et des jeux. Inspecteur général de l'École des Arts et Métiers transférée à Châlons sous les auspices du gouvernement, membre du conseil général des manufactures, du conseil d'agriculture, du conseil général des prisons, du comité de vaccine, il se voit privé en 1823 par le ministère Villèle, qu'il combattait à la Chambre des pairs, de huit fonctions publiques et gratuites[2]. En revanche, l'Académie des sciences l'admet au nombre de ses membres[2].

Au titre d'inspecteur-général et de président du conseil de perfectionnement du conservatoire des Arts et Métiers, il joignait ceux de membre du conseil-général des prisons, du conseil-général des manufactures, du conseil-général d'agriculture, du conseil-général des hospices de Paris et du conseil général de l'Oise. Toutes ces fonctions étaient sans traitement, et exigeaient au contraire de continuels sacrifices. Le duc de la Rochefoucauld en a cessé l'exercice depuis l'ordonnance royale du 14 juillet 1823, et au mois d'août il a cessé d'être président du comité de vaccine[1]. « Tout le monde sait que ce fut du château de Liancourt que s'était répandue dans toute la France la vaccine, cette découverte importante, qui a tant ajouté aux droits que la maison de la Rochefoucauld s'était acquis depuis six siècles à la reconnaissance publique; ce fut encore dans ce château que fut fondée l'une des premières écoles les mieux ordonnées d'enseignement mutuel[1]. »

Cénotaphe du Duc de La Rochefoucauld. Cénotaphe du Duc de La Rochefoucauld.
Cénotaphe du Duc de La Rochefoucauld.
Tombeau familial du Duc au cimetière de Liancourt.

Le duc de La Rochefoucauld-Liancourt, qui venait de faire les premiers essais de l'enseignement mutuel et de fonder la première caisse d'épargne de France, jouissait d'une extrême popularité, lorsqu'il est atteint brusquement, le 23 mars 1827, de « la maladie » qui l'emporte quatre jours après[2].

Ses funérailles sont marquées par de pénibles incidents[20]. Les élèves de l'École des Arts et Métiers s'étant rendus en foule à l'église et ayant voulu porter son cercueil sur leurs épaules, sont chargés dans la rue Saint-Honoré par la gendarmerie ; le cercueil tombe dans la boue, et les insignes de la pairie qui le décoraient sont foulés aux pieds. On réclame vainement une enquête : l'affaire est étouffée par le ministère[20]. Suivant ses dernières volontés, le duc de La Rochefoucauld est enterré à Liancourt. Aujourd'hui, son premier monument funéraire a été remonté dans la ferme de Liancourt, propriété de le Fondation Arts et Métiers et son corps transféré dans un monument funéraire familial au cimetière de Liancourt.

À la fin du XXe siècle, ses descendants ont transféré sa riche bibliothèque (plusieurs milliers d'ouvrages) dans une salle aménagée dans une tour du château de La Rochefoucauld (Charente), berceau de cette illustre famille[21].

Publications[modifier | modifier le code]

On a de lui un très grand nombre d'écrits sur l'agronomie, l'abolition de la peine de mort, la politique, les finances et fiscalité, la géographie, la sociologie[20],[22] :

  • Quelques articles sur l'abolition de la peine de mort : XVIIIe ‑ XIXe siècle : 1747-1827, Paris, Imp. de A. Henry,‎ S.d., in-8°, 122 p. (notice BnF no FRBNF30742702) ;
  • Société d'agriculture de Seine-et-Oise, Comité du 29 fructidor an IX (16 septembre 1801) : Sur le plantage du blé, Versailles, Imp. de Jacob, in-8°, 12 p. (notice BnF no FRBNF30742706, lire en ligne) ;
  • Opinion du député de la noblesse de Clermont-en-Beauvoisis [le duc de La Rochefoucauld-Liancourt], en faveur de la réunion des trois ordres en une chambre unique, lue dans la séance du 27 juin 1789, le matin, dans la Chambre de la noblesse,‎ 1789 (notice BnF no FRBNF30742715) ;
  • Finances, crédit national, intérêt politique et de commerce, forces militaires de la France : XVIIIe siècle : 1747-1789, Paris,‎ 1789, 2 parties, 1 volume in-8 (notice BnF no FRBNF30742694, lire en ligne)[23] ;
  • Notice sur l'impôt territorial en Angleterre, Paris,‎ 1801 (1re éd. 1790), in-8° ;
  • Utilité de la caisse nationale, proposée dans le livre du crédit national, appliquée à tous les systèmes de finances, à tous les partis que pourront prendre les États généraux pour consolider la dette publique,‎ 1789, in-8°, 16 p. (notice BnF no FRBNF40028676) ;
Titre de départ. - Imprimé en France. - Filets typogr. - Le Livre du crédit national, en réalité intitulé Finances, crédit national, intérêt politique et de commerce, forces militaires de la France
  • Caisse d'épargne et de prévoyance. Rapport fait à l'Assemblée générale des fondateurs et administrateurs, le 4 août 1819, par M. le duc de La Rochefoucauld,‎ 1819 (notice BnF no FRBNF30742691) ;
  • Discours du duc de La Rochefoucauld. Caisse d'épargne et de prévoyance. Assemblée générale des fondateurs et administrateurs de la caisse, convoquée par le Conseil des directeurs, le 20 novembre 1820, pour entendre le compte rendu des opérations de la Caisse, du 30 septembre 1820, Paris, Hacquart,‎ 1820 (notice BnF no FRBNF30742692) ;
  • Notes sur la législation anglaise des chemins, Paris, Agasse,‎ an IX (1801), in-8° (notice BnF no FRBNF30742697, lire en ligne) disponible sur Gallica ;
  • Recherches sur le nombre des habitants de la Grande-Bretagne, Traduit de l'anglais,‎ 1802 ;
  • Statistique industrielle du canton de Creil, Senlis, Impr. de Tremblay,‎ 1826, in-8° ;
  • Plan du travail du comité pour l'extinction de la mendicité, présenté à l'assemblée nationale,‎ 1790, in—4° ;
  • Travail du comité de mendicité, contenant les rapports faits à l'assemblée nationale : rapport du comité de mendicité : exposé des principes généraux qui ont dirigé son travail, Paris, Imp. nationale,‎ 1789-1790, in-8, 15 p. (notice BnF no FRBNF30742724, lire en ligne) ;
  • Des prisons de Philadelphie, par un Européen, vol. 1 vol. in-8, Mme Huzard (Philadelphie, 1796), Moreau de St Méry (Paris, 1819) (notice BnF no FRBNF30742698, lire en ligne) ;
  • État des pauvres, ou histoire des classes travaillantes de la société en Angleterre, depuis la conquête jusqu'à l'époque actuelle, Londres (1797), Paris (an VII), Agasse
    Extrait de l'ouvrage publié en anglais par sir Horion Eden. Fait partie de la collection Duquesnoy. Cet extrait aurait dû propager davantage la connaissance du livre, qui est excellent, et qui devrait servir de modèle à toutes les recherches sur l'état des pauvres. Malheureusement l'ouvrage de sir Horion Eden n'a pas moins de trois volumes in-*
  • Le Bonheur du peuple, almanach à l'usage de tout le monde (1819) ;
  • Dialogue d'Alexandre et Benoît sur la Caisse d'épargne (1818) ;
  • ses Opinions prononcées à l'Assemblée nationale en 1789, 1790 et 1791, puis à la Chambre des pairs, et divers Discours, Rapports et Comptes rendus.

De Larochefoucauld a également publié plusieurs brochures sur les caisses d'épargne et d'autres écrits populaires sous le nom du père Bonhomme.

Récapitulatif[modifier | modifier le code]

État de service[18][modifier | modifier le code]

Titres[modifier | modifier le code]

Par son épouse 
Empire et Restauration 

Décorations[modifier | modifier le code]

Chevalier du Saint-Esprit Chevalier de la Légion d'honneur Chevalier de Saint-Louis

Armoiries[modifier | modifier le code]

Image Armoiries
Orn ext Duc OSE.svg
Blason Louis François Armand de La Rochefoucauld de Roye (1695-1783).svg
Armes du duc de Liancourt (1763-1792)

Écartelé: aux 1 et 4, de gueules à la bande d'argent (de Roye) ; au 2 et 3, d'or au lion d'azur armé et lampassé de gueules (de Roucy) ; sur le tout, burelé d'argent et d'azur à trois chevrons de gueules brochant[26], celui du chef écimé (de La Rochefoucauld)[24].

Orn ext Duc et pair de France (Restauration) OSE.svg
Blason La Rochefoucauld.svg
Armes du duc de La Rochefoucauld, pair de France, « chef des nom et armes de sa maison[4],[25] »

Burelé d'argent et d'azur, à trois chevrons de gueules, brochant sur le burelé, le premier chevron écimé[25],[27].

Hommages, honneurs et mentions[modifier | modifier le code]

Inauguration de la statue du duc de La Rochefoucault, Liancourt, le 6 octobre 1861.

Ascendance & postérité[modifier | modifier le code]

François Alexandre Frédéric de La Rochefoucauld était le fils aîné de François Armand de La Rochefoucauld de Roye (22 septembre 1695 † 28 mai 1783), duc de Liancourt, 1er duc d'Estissac[29] et de Marie de La Rochefoucauld (1718-1789), dite « Mademoiselle de La Rocheguyon », dame d'Aubijoux, du Luguet, de Belesta et de Bernis, fille d'Alexandre de La Rochefoucauld (1690-1762), duc de La Roche-Guyon, duc de La Rochefoucauld (1728-1762). Il avait pour frères et sœurs :

  1. Émilie Alexandrine (Paris, 31 décembre 1742 - Paris, 29 janvier 1814), mariée le 3 mars 1761 avec Anne Louis Alexandre de Montmorency (1724-1812), prince de Robech ;
  2. Adélaïde Martine ( † 7 novembre 1745) ;
  3. Armand Alexandre Roger (Paris, 19 octobre 1748 - Paris, 17 mars 1774), comte de Durtal, marié avec Anne Alexandrine Rosalie de La Rochefoucauld-Doudeauville (Paris, 13 août 1753 - exécutée à Paris le 18 ventôse an II : 8 mars 1794), victime de la Révolution française

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Courcelles 1827, p. 67.
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y et z Robert & Cougny 1891, p. 601.
  3. a, b, c et d Léonore LH/2361/43.
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Courcelles 1827, p. 63.
  5. Musée des beaux-arts du Canada
  6. a, b, c, d, e, f, g, h et i Courcelles 1827, p. 64.
  7. Alexis-François Artaud de Montor, Encyclopédie des gens du monde, Treuttel et Würtz, 1842, p. 222
  8. Guy Chaussinand-Nogaret, La Bastille est Prise, Paris, Éditions Complexe, 1988, p. 102.
  9. a et b Courcelles 1827, p. 65.
  10. Sigismond Lacroix, Actes de la commune de Paris pendant la révolution du 14/1/1791, L. Cerf, pp. 142-143
  11. a, b, c, d, e et f Courcelles 1827, p. 66.
  12. Caribbean Historians 1996, p. 137.
  13. a et b Gérard Bergeron, Quand Tocqueville et Siegfried nous observaient, PUQ, 1990, p. 85
  14. a et b François-Alexandre-Frédéric, duc de La Rochefoucauld-Liancourt, Voyage dans les États-Unis d'Amérique, fait en 1795, 1796 et 1797, Dupont, Paris, 1799
  15. Lettre du duc de Liancourt à Talleyrand
  16. UEENSAM 1999-2010, p. Fondateur.
  17. « Notice no 000PE008159 », base Joconde, ministère français de la Culture
  18. a, b et c S.H.A.T. 3 Yd 1 289.
  19. http://www.larocheguyon.ac-versailles.fr/?p=80 Parcours pédagogiques du château de La Roche-Guyon
  20. a, b et c Robert & Cougny 1891, p. 602.
  21. Jacques Ferdinand-Dreyfus, Un philanthrope d'autrefois: La Rochefoucauld-Liancourt, 1747-1827, Plon-Nourrit, Paris, 1903, p. IX
  22. Coquelin et Guillaumin 1854.
  23. Normand 1987, p. 600.
  24. a et b Bunel 1997-2011, p. Duché de La Rochefoucauld.
  25. a, b et c Velde 2005, p. Lay peers.
  26. Popoff 1996, p. 6.
  27. Rietstap 1884.
  28. Roglo 2012.
  29. Créé duc d'Estissac à brevet le 24 novembre 1737. Ce titre lui fut confirmé à titre héréditaire par lettres patentes d'août 1758, en vertu des lettres de 1732.
  30. Courcelles 1827, p. 68.
  31. « Notice no LH/2361/39 », base Léonore, ministère français de la Culture

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • « La Rochefoucauld (François-Alexandre-Frédéric de) », dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, t. III,‎ 1889, 640 p. [détail de l’édition] (lire en ligne), p. 601-602 [texte sur Sycomore] Document utilisé pour la rédaction de l’article ;
  • « François De La Rochefoucauld, duc d'Estissac », dans Jean-Baptiste-Pierre Jullien de Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des pairs de France : des grands dignitaires de la couronne, des principales familles nobles du royaume et des maisons princières de l'Europe, précédée de la généalogie de la maison de France, vol. VIII,‎ 1827, 378 p. [détail de l’édition] (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article ;
  • Jean-Baptiste Rietstap, Armorial général, t. (tome 1 et 2), Gouda, G.B. van Goor zonen,‎ 1884-1887 « et ses Compléments », sur www.euraldic.com (consulté le 23 décembre 2011) ;
  • Michel Popoff (préf. Hervé Pinoteau), Armorial de l'Ordre du Saint-Esprit : d'après l'œuvre du père Anselme et ses continuateurs, Paris, Le Léopard d'or,‎ 1996, 204 p. (ISBN 2-86377-140-X) ;
  • Luc-Normand Tellier, Face aux Colbert : les Le Tellier, Vauban, Turgot, et l'avènement du libéralisme, P.U.Q.,‎ 1987, 806 p. (ISBN 9782760504615, lire en ligne), p. 600 ;
  • Charles Coquelin et Guillaumin (dir.), Dictionnaire de l'économie politique : contenant l'exposition des principes de la science, l'opinion des écrivains qui ont le plus contribué à sa fondation et à ses progrès, la bibliographie générale de l'économie politique par noms d'auteurs et par ordre de matières avec des notices biographiques et une appréciation raisonnée des principaux ouvrages…, vol. 2 (XVIIe ‑ XIXe siècle : 1650-1854), t. 2nd (185), Paris, Guillaumin et Cie (lire en ligne), Compléments de la Bnf : (notice BnF no FRBNF305577942)) ;
  • (en) Association of Caribbean Historians (Gérard Lafleur, Susan Branson, Grace Turner), Amerindios, africanos, americanos, Jamaïque, Canoe Press, University of the West Indies Mona, Dept. of History,‎ 1996, 2e éd., 165 p. (ISBN 9789768125149, lire en ligne), p. 137 ;
  • Jean-Dominique de La Rochefoucauld, Le Duc de La Rochefoucauld-Liancourt : 1747-1827, de Louis XV à Charles X, un grand seigneur patriote et le mouvement populaire, Éditions Perrin, 1980, 457 p. ;

Chronologies[modifier | modifier le code]