Régiment du train français

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L'armée française a constitué de façon ancienne des unités spécialisées dont le train.

Historique[modifier | modifier le code]

Le 26 mars 1807 au quartier général d'Osterode en Prusse-Orientale, l'empereur Napoléon signa le décret portant sur création du train des équipages militaires. Il organisait ainsi le soutien de ses armées avec ses propres troupes, abandonnant l'emploi d'entreprises réquisitionnées ou soumissionnaires.

En aucun cas, le train ne tire son nom de l'acronyme TRAIN, transport régimentaire des armées impériales de Napoléon.

À leur création, les bataillons sont placés au plus près de leur emploi, sous les ordres des commissaires de l'administration militaire, future intendance. Devenu une arme en 1875, il ne devint totalement autonome qu'en 1945. Arme du soutien et de l'appui au mouvement dans toute la profondeur du champ de bataille, le train est largement mis à l'épreuve dans les opérations extérieures[réf. nécessaire].

Étendard[modifier | modifier le code]

Le train reste l'arme pour laquelle un étendard unique existe pour tous les corps.

Pourquoi un étendard et non un drapeau ? Tout simplement sa taille plus petite était mieux adaptée aux activités de certaines unités, comme la Cavalerie.

Historique

C'est en 1811 seulement, le 27 décembre que le premier étendard est accordé au train des équipages militaires, mais il devra rester chez le premier inspecteur d'artillerie. Confectionné selon les directives de Napoléon quelques mois plus tard, il semble avoir été présenté aux bataillons à Mayence au cours du deuxième trimestre 1812. Aucune trace n'en a été conservé de même qu'on ne sait pas ce qu'il est devenu.

Oublié lors de la remise des drapeaux du 7 septembre 1814, le train des équipages militaires reçoit son deuxième étendard le 1er juin 1815, lors de l'assemblée du champ de mai, ainsi que les autres armes. L'étendard est confié au 1er escadron du train des équipages cantonné à Vincennes et issu de la garde impériale. Au lendemain de Waterloo, l'armée est licenciée par Louis XVIII et les drapeaux ou étendards détruits, les aigles au pilon. L'étendard pourrait avoir subi le même sort le 22 octobre 1815 bien qu'il ne figure pas sur le procès-verbal de destruction.

Il faudra attendre le 20 avril 1848, sur la place de l'Étoile à Paris pour que le train des équipages militaires reçoive son troisième emblème, après avoir combattu en Afrique et s'être plus particulièrement distingué en Algérie. Il demeurera à la garde du 4e escadron du train des équipages militaires (Vernon) jusqu'à sa destruction le 10 mai 1852 après la remise sur décision de Louis-Napoléon des nouveaux emblèmes.

Le 10 mai 1852, au champ de Mars, Louis-Napoléon remet la nouvelle aigle certainement confiée encore au 4e escadron qui avait migré à Paris.

À la proclamation de l'Empire, l'étendard sera refait pour porter l'inscription « L'Empereur Napoléon III au Corps des Équipages Militaires ». L'étendard sera déposé en 1860 à la direction de l'artillerie lors de la remise du commandement des établissements constructeurs du train des équipages au service de l'intendance. On ne garde aucune trace de cet étendard.

Les drapeaux seront rétablis en 1879 par la IIIe République, mais le train sera sauvé de l'oubli par l'initiative du chef d'escadron Joseph Parizot, commandant le 19e escadron de Paris, qui écrivit au gouverneur de Paris pour lui exprimer l'émotion des combattants du train privés de leur étendard. Le 14 juillet 1880 le sixième étendard est remis au 19e (Vincennes). Il sera ultérieurement gardé en alternance avec le 20e escadron (Versailles) du train des équipages militaires. L'étendard sera reversé au service historique lors du changement d'appellation du train des équipages militaires en train, changement édicté par l'article premier de la loi du 28 mars 1928. Il est actuellement conservé par le musée de l'Armée.

Le septième étendard sera remis au 19e escadron du train en 1930. Après avoir été préservé pendant la seconde Guerre mondiale, il restera avec le train en Allemagne jusqu'en 1946 avant d'être confié à la garde du 1er escadron du train à Paris. Il sera déposé en septembre 1957 au musée de l'arme à Tours.

Le huitième étendard sera remis le 28 mai 1957 au 1er régiment du train. Il sera remplacé en 1972 et déposé au musée de l'arme à Tours.

Le neuvième étendard sera aussi confié au 1er régiment du train à Paris. En 1979, les régiments du train reçoivent chacun un étendard mais l'étendard du train est toujours conservé par le 1er régiment du train à Paris jusqu'à la dissolution de ce régiment en 2002.

Le dixième étendard est confié à la garde de l'école de la logistique et du train à Tours.

Inscriptions

  • 1811 Première aigle
    • Aucune archive ne permet de décrire précisément cet étendard.
  • 1815 Seconde aigle
    • Avers : l'Empereur Napoléon aux escadrons du Train des équipages Militaires
    • Revers : Valeur et Discipline
  • 1848
    • Avers : Unité Liberté Égalité Fraternité - République Française - Corps des Équipages Militaires
    • Revers : Valeur et Discipline
  • 1852 Mai
    • Avers : Louis Napoléon III au Corps des Équipages Militaires
    • Revers : Honneur et Patrie - R.F. - Pologne 1807 - Espagne 1808 - Russie 1812 - Algérie 1830 - Rome 1849
  • 1852 Septembre
    • Avers : L'Empereur Napoléon III au Corps des Équipages Militaires
    • Revers : Honneur et Patrie - R.F. - Pologne 1807 - Espagne 1808 - Russie 1812 - Algérie 1830 - Rome 1849
  • 1880
    • Avers : République Française - Train des Équipages Militaires
    • Revers : Honneur et Patrie - Espagne - Russie - Algérie - Crimée - Extrême-Orient
  • 1924
    • Avers : République Française - Escadrons du Train
    • Revers : Honneur et Patrie - Espagne - Russie - Algérie - Crimée - Extrême-Orient - Madagascar - Maroc 1908-1914 - Grande Guerre 1914-1918
  • 1930
    • Avers : République Française - Train
    • Revers : Honneur et Patrie - Espagne 1808 - Russie 1812 - Algérie 1830-1871 - Crimée 1854-1855 - Extrême-Orient 1884-1885 - Madagascar 1895 - Maroc 1908-1914 - Grande Guerre 1914-1918
  • 1949
    • Avers : République Française - Train
    • Revers : - Honneur et Patrie - Espagne 1808 - Russie 1812 - Algérie 1830-1871 - Crimée 1854-1855 - Extrême-Orient 1884-1885 - Madagascar 1895 - Maroc 1908-1914 - Grande Guerre 1914-1918 - Guerre 1939-1945
  • 1957
    • Avers : République Française - Escadrons du Train
    • Revers : Honneur et Patrie - Espagne 1808 - Russie 1812 - Algérie 1830-1871 - Crimée 1854-1855 - Extrême-Orient 1884-1885 - Madagascar 1895 - Maroc 1908-1914 - Grande Guerre 1914-1918 - Guerre 1939-1945 - Indochine 1945-1954
  • 1957
    • Avers : République Française - Train
    • Revers : Honneur et Patrie - Espagne 1808 - Russie 1812 - Algérie 1830-1871 - Crimée 1854-1855 - Extrême-Orient 1884-1885 - Madagascar 1895 - Maroc 1908-1914 - Grande Guerre 1914-1918 - Guerre 1939-1945 - Indochine 1945-1954
  • 1993
    • Avers : République Française - Train
    • Revers : Honneur et Patrie - Espagne 1808 - Russie 1812 - Algérie 1830-1871 - Crimée 1854-1855 - Extrême-Orient 1884-1885 - Madagascar 1895 - Maroc 1908-1914 - Grande Guerre 1914-1918 - Guerre 1939-1945 - Indochine 1945-1954
  • 2004 (19 novembre)
    • Avers : République Française - Train
    • Revers : Honneur et Patrie - Espagne 1808 - Russie 1812 - Algérie 1830-1871 - Crimée 1854-1855 - Extrême-Orient 1884-1885 - Madagascar 1895 - Maroc 1908-1914 - Grande Guerre 1914-1918 - Guerre 1939-1945 - Indochine 1945-1954 - A.F.N. 1952-1962

Décorations

  • 3 juillet 1930: Croix de chevalier de la Légion d'Honneur
  • 8 juin 1957: Croix de guerre des théâtres d'opérations extérieures avec palme.

Couleurs et formes

  • 1811 : Aigle en cuivre doré. Cravate: bleu, blanc, rouge en bandes verticales. Tablier et hampe: Couleur et forme non connues.
  • 1815 : Aigle en cuivre doré. Hampe bleue, tablier bleu blanc rouge. Broderie et frange d'or. Cravate tricolore.
  • 1848 : L'aigle est remplacée par un fer de lance en cuivre doré.
  • 1880 : Fer de lance en bronze doré.

Aigle Nom féminin. Enseigne nationale ou militaire représentant un aigle, figure héraldique représentant un aigle vu de face. Les aigles de l'Empire ne tenaient pas des traditionnels aigles héraldiques mais d'une représentation plus proche de la forme réelle du rapace et des traditions romaines. L'oiseau, doré, est présenté de face, la tête tournée vers la gauche, les ailes à demi déployées, sur un foudre et fixé au sommet de la hampe.

Les 1 070 premiers aigles impériales ont été remises le 5 décembre 1804, sur le Champ de Mars.

Liste[modifier | modifier le code]

Insigne de béret du train.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]