Bamako

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Bamako
Image illustrative de l'article Bamako
Administration
Pays Drapeau du Mali Mali
Région Bamako
Cercle Bamako
Maire Adama Sangaré (Adéma-Pasj)
élu(e) en 2009[1]
Démographie
Population 2 458 695 hab. (2012)
Densité 9 209 hab./km2
Géographie
Coordonnées 12° 38′ 00″ N 7° 59′ 00″ O / 12.633333, -7.98333312° 38′ 00″ Nord 7° 59′ 00″ Ouest / 12.633333, -7.983333  
Superficie 26 700 ha = 267 km2
Localisation

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Bamako

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Bamako

Bamako est la capitale du Mali, sur le fleuve Niger, dans le sud-ouest du pays. En 2009, la ville compte 1 809 106  habitants[2], appelés Bamakois. Son rythme de croissance urbaine est actuellement le plus élevé d'Afrique (et le sixième au monde)[3]. Bamako est le centre administratif du pays, un important port fluvial et un centre commercial pour toute la région. La capitale Bamako est érigée en district et subdivisée en six communes dirigées par des maires élus. Adama Sangaré est le maire du district de Bamako.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le fort construit en 1883

Le site de Bamako a été occupé dès la Préhistoire comme l’ont confirmé les fouilles archéologiques de Magnambougou.
Bamako, du bambara « bàmakɔ̌ » (qui signifie « marigot du crocodile»), a été fondée à la fin du XVIe siècle par les Niaré, anciennement appelés Niakaté, qui sont des Sarakolés à l'origine. Le crocodile étant le fétiche de Bamako, chaque année on lui donnait une jeune fille vierge à manger. Cependant cette tradition n'est plus pratiquée depuis longtemps ( cf : Terre d'Ebène d'Albert London, chapitre IV " à Bamako " ). Simballa Niakaté, un chasseur venu de Lambidou (Cercle de Nioro, Région de Kayes), un village sarakolé, a choisi le site. Mais, c'est son fils ainé Diamoussa Niakaté couramment appelé Diamoussan Djan (à cause de sa taille très grande) qui fonda Bamako. Niaréla, le quartier des Niaré, est un des plus anciens quartiers de Bamako. Les trois crocodiles qui symbolisent Bamako trouvent leur origine à partir des trois marigots qui traversaient Bamako : Lido, Diafarana et Bèlèsôkô. Les marigots se rejoignaient environ à 500 mètres à l'est de l'Hôtel de l'Amitié de Bamako (fruit de la coopération égypto-malienne aux lendemains des indépendances) pour ensuite se jeter dans le Niger.

Le marché rose

À la fin du XIXe siècle, Bamako est un gros village fortifié de 600 habitants, lorsque le 1er février 1883, les Français, avec Borgnis-Desbordes, y pénètrent.
Cette entrée coïncida avec la naissance d'Amadou Coumba[4] Niaré (1883-1963) qui sera l'un des tout premiers instituteurs de Bamako après avoir été le premier fils de chef traditionnel à fréquenter "l'école des blancs". Après le décès de son grand frère Maridiè Niaré en 1956, Amadou Coumba Niaré deviendra chef de la province de Bamako. Mais il ne régna que durant deux ans avant l'abolition de la chefferie traditionnelle en 1958.

En 1895, elle devient chef-lieu de cercle avant de devenir capitale du Haut Sénégal-Niger le 17 octobre 1899 puis du Soudan français en 1920.

En 1904, la ligne du chemin de fer Dakar-Niger est inaugurée. En 1905 débute la construction de l’Hôpital du point G. Entre 1903 et 1907 est construit le palais de Koulouba, palais du gouverneur puis siège de la présidence de la République à partir de l’indépendance en 1960.

Le 20 décembre 1918, un arrêté général érige Bamako en commune mixte, dirigée par un administrateur-maire[5].

Henri Terrasson de Fougères, gouverneur intérimaire (en 1920 et 1921), puis Gouverneur du Soudan français (actuel Mali) du 26 février 1924 à 1931, réside au palais de Koulouba. Il est à l'origine d'un grand nombre d'aménagements urbains.

En 1927 est construite la cathédrale du Sacré-Cœur-de-Jésus. La Maison des artisans est créée en 1931. En 1947 un premier pont sur le Niger est érigé. La grande mosquée est construite en 1948.

Le 18 novembre 1955, la loi[6] transforme Bamako en commune de plein exercice[5]. Modibo Keïta est élu maire un an plus tard, le 16 novembre 1956. Le 22 septembre 1960, l’indépendance du Mali est proclamée et Bamako en devient la capitale.

Après le coup d’État militaire de Moussa Traoré en 1968, la ville est dirigée par un administrateur délégué, d’abord le chef de bataillon Balla Koné entre 1969 et 1970, puis par le Capitaine Sékou Ly entre 1970 et 1978[7].

Par une ordonnance du 12 juillet 1977[8], Bamako devient un district, collectivité décentralisée régie par un statut particulier et composé de six communes. Elle est dirigée à partir de 1978 par un gouverneur assisté de deux adjoints et quarante conseiller de district[7]. Se succèdent comme gouverneur le chef d’escadron Oumar Coulibaly (1978-1981), le chef d’escadron Moussa Keïta (1981-1983), Yaya Bagayogo (1983-1990), Abdoulaye Sacko (1990-1991), madame Sy Kadiatou Sow (1991-1994), lieutenant-colonel Karamoko Niaré (1994-1998)

La loi du 11 février 1993[9] définit le district de Bamako comme une collectivité territoriale dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière[5]. À partir de 1998, le district est dirigé par un maire. Ibrahima N'Diaye est le premier maire élu [7] et dirige le district entre 1998 et 2003. Moussa Badoulaye Traoré est élu maire du district en 2003. À sa mort en 2007, Adama Sangaré lui succède [10] et est réélu en 2009 [11].

Géographie et démographie[modifier | modifier le code]

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Bamako

Située sur les rives du fleuve Niger, appelé Djoliba (« le fleuve du sang »), la ville de Bamako est construite dans une cuvette entourée de collines. Elle s’étend d'ouest en est sur 22 km et du nord au sud sur 12 km, pour une superficie de 267 km².

Le district de Bamako compte une forêt classée, celle de Koulouba qui s’étend sur une superficie de 2 010 ha[12].

Climat[modifier | modifier le code]

Bamako occupe la frange la plus méridionale du Sahel africain correspondant à la zone soudanienne. Elle bénéficie de ce fait d'un climat tropical assez humide avec un total des précipitations annuelles de 878 millimètres mais avec une saison sèche et une saison des pluies bien marquées. Le mois le plus sec ne reçoit en effet pas la moindre goutte de pluie (précipitations égales à 0 mm en décembre) tandis que le mois le plus pluvieux est bien arrosé (précipitations égales à 234 mm en août). Les pluies régulières estivales permettent le développement d'une savane arborée ainsi que la culture de plantes telles que le sorgho, le maïs et le coton.

Relevé météorologique de Bamako- altitude: 381 m-latitude: 12°32'N (aéroport de Bamako-Senou)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 17,3 20 23,1 25,2 25,3 23,4 22 21,6 21,6 21,5 19,2 17,4 21,5
Température moyenne (°C) 25,1 27,8 30,2 31,6 31,4 29,1 26,8 26,1 26,6 27,7 26,5 24,8 27,8
Température maximale moyenne (°C) 32,7 35,9 37,9 38,7 37,8 34,8 31,6 30,8 31,9 34,4 34,7 32,5 34,5
Précipitations (mm) 0,2 0,1 1,9 25,1 46,2 121,2 217,7 234 164,6 65,4 2,4 0 878,8
Source : Le climat à Bamako (en ° C et mm, moyennes mensuelles) climate-charts.com


Démographie[modifier | modifier le code]

L'accroissement démographique de Bamako est impressionnant : 2 500 habitants en 1884, 8 000 habitants en 1908[13], 37 000 habitants en 1945, près de 100 000 en 1960 lors de l’indépendance du Mali, l’agglomération compte en 2009 1 809 106 habitants[2] et continue d'attirer une population rurale en quête de travail Cet accroissement incontrôlé entraîne des difficultés importantes en termes de circulation, d’hygiène (accès à l’eau potable, assainissement), pollution.

Entre 1998 et 2009, la population a été multipliée par près de 1,8, soit un taux annuel d'accroissement moyen de 4,8 %[2].

Les femmes représentent 49,8 % de la population[2].

Bamako sur le fleuve Niger

Située à 1 000 kilomètres de Dakar et Abidjan, à 850 kilomètres de Ouagadougou et à 120 kilomètres de la frontière guinéenne, Bamako est devenu un carrefour de l’Afrique de l'Ouest et accueille une population variée, composée des différentes ethnies présentes au Mali mais aussi issues des pays limitrophes.

Administration: District, communes et quartiers[modifier | modifier le code]

Le district de Bamako est divisée en six communes par l’ordonnance du 18 août 1978 modifiée par la loi de février 1982[14].

La commune I compte 256 216 habitants. Limitée au nord par la commune rurale de Djalakorodji (cercle de Kati), à l'ouest par la Commune II, au nord-est par la commune rurale de Sangarébougou (cercle de Kati), à l'est par la commune rurale de Gabakourou III et au sud par le fleuve Niger, elle couvre une superficie de 34,26 km². Neuf quartiers composent cette commune : sont Banconi, Boulkassombougou, Djélibougou, Doumanzana, Fadjiguila, Sotuba, Korofina Nord, Korofina Sud et Sikoroni[15].

La commune II, limitée à l'est par le marigot de Korofina, à l'ouest par le pied de la colline du Point G, au nord par la limite nord du District et au sud par le lit du fleuve Niger, couvre une superficie de 16,81 km² et compte une population de 160 680 habitants. La commune compte onze quartiers : Niaréla (le plus ancien où réside la famille des fondateurs de Bamako), Bagadadji, Médina-coura, Bozola, Missira, Hippodrome, Quinzambougou, Bakaribougou, TSF, Zone industrielle et Bougouba. La commune abrite 80 % des industries du Mali[16].

La commune III est limitée au nord par le cercle de Kati, à l’est par le boulevard du Peuple qui la sépare de la Commune II, au sud par la portion du fleuve Niger, comprise entre le pont des Martyrs et le Motel de Bamako, et à l’ouest, par la rivière Farako à partir du Lido, l’Avenue Cheick Zayed El Mahyan Ben Sultan et route ACI 2000, couvrant une superficie de 23 km², . Sa population est de 119 287 habitants. La commune III est le centre administratif et commercial de Bamako. Elle accueille notamment les deux plus grands marché de la capitale, le Grand marché Dabanani et Didida. Vingt quartiers composent cette commune et les villages de Koulouninko et Sirakorodounfing ont été rattachés à la Commune III[17].

La Commune IV, limitée à l'est par la Commune III, au nord et à l'ouest par le cercle de Kati et au sud par la rive gauche du fleuve Niger, couvre une superficie de 36 768 hectares, avec une population de plus de 200 000 habitants en 2001. la commune IV est composé de huit quartiers : Taliko, Lassa, Sibiribougou, Djikoroni-Para, Sébénikoro, Hamdallaye, Lafiabougou et Kalabambougou[18]

La Commune V couvre une superficie de 41 km². Elle est limitée au nord par le fleuve Niger, au sud par la zone aéroportuaire et la commune de Kalanban-Coro, à l'est par la Commune VI et le Niger. Elle est composée de huit quartiers Badalabougou, Sema I, Quartier Mali, Torokorobougou, Baco-Djicoroni, Sabalibougou, Daoudabougou et Kalaban-Coura et compte 249 727 habitants[19].

La commune VI avec une superficie de 8 882 hectares est la plus vaste du district de Bamako. Sa population est d’environ 600 000 habitants. Elle est constituée de dix quartiers : Banankabougou, Djanékéla, Faladié, Magnambougou, Missabougou, Niamakoro, Sénou, Sogoniko, Sokorodji et Yrimadio[20].

Bamako est également érigé en district[21] avec un maire élu par l’ensemble des conseillers.

Chaque commune est géré par conseil communal et un maire élu en son sein. Les dernières élections communales ont eu lieu le 26 avril 2009. L’Adéma-Pasj est arrivé largement en tête devant l’Urd et le Rpm.

Parti Commune I Commune II Commune III Commune IV Commune V Commune VI Total District
Adéma-Pasj 11 14 14 6 12 16 73
Urd 6 7 7 4 14 7 45
Rpm 7 3 5 11 5 5 35
Mpr 4 4 0 3 7 9 27
Cnid 0 4 3 0 7 4 18
Codem 6 3 0 0 0 0 9
Udd 0 2 0 4 0 0 6
Pdr 4 0 0 0 0 0 4
Listes indépendantes 8[22] 0 8[23] 17[24] 0 0 33
Total 45 37 37 45 45 41 250

La Section administrative de la Cour suprême a confirmé l’annulation de l’élection de l’indépendant Moussa Mara à la mairie de la commune IV de Bamako. Une délégation spéciale va être mise en place en attendant de nouvelles élections[25]

À l’issue de ces élections, les six conseils communaux ont élu leur maire[26] :

6 communes 66 quartiers Maires Partis
Commune I 9 Konté Fatoumata Doumbia Adéma-Pasj
Commune II 11 Youssouf Coulibaly Adéma-Pasj
Commune III 20 Abdel Kader Sidibé Adéma-Pasj
Commune IV 8 Jusqu'au 26 novembre 2009 (scrutin annulé) Moussa Mara Indépendant
Délégation spéciale entre le 3 février 2010 et le 7 mars 2011 -
depuis le 7 mars 2011 Moussa Mara Indépendant
Commune V 8 Boubacar Bah dit “Bill” Adéma-Pasj
Commune VI 10 Souleymane Dagnon Adéma-Pasj

Le conseil des ministres a adopté le 3 février 2010 un projet de décret portant nomination des membres de la délégation spéciale chargée d’administrer la commune IV à la suite de l’annulation des élections communales de 2009 dans cette commune[27]. Cette délégation est présidée par Karim Togola, administrateur civil.

Chaque conseil communal élit également ses représentants au conseil de district :

Parti Nombres d’élus
Adéma-Pasj 14
Rpm 3
Urd 3
Cnid 2
Mpr 2
indépendants 3[28]
Total 27

Ces conseillers du district élisent le maire du district.

Adama Sangaré (ADEMA/PASJ) a été élu maire du district de Bamako le 6 juillet 2007, en remplacement de Moussa Badoulaye Traoré, décédé le 6 juin 2007[29]. Le vendredi 19 juin 2009, les 27 conseillers du district ont réélu à l’unanimité Adama Sangaré au poste de maire du district[30]..

La capitale malienne est dotée de 15 commissariats qui contrôlent chacun un arrondissement de police[31].

Transport et économie[modifier | modifier le code]

Transports collectifs à Bamako

Une ligne de chemin de fer relie Bamako à Dakar en passant par Kati, Négala, Kita et Kayes.

Le réseau routier permet de se rendre vers Koulikoro, Kati, Kolokani, Ségou, Sikasso.

L’aéroport international de Bamako-Sénou est situé à 15 km du centre-ville et dessert les principales capitales des pays de la sous-région mais également du reste de l’Afrique et Paris.

La navigation sur le fleuve Niger est possible à partir de Koulikoro vers Mopti et Gao.

Une bonne partie du transport se fait soit par le fleuve Niger, notamment par la Compagnie malienne de navigation, soit par les routes asphaltées qui relient Bamako aux principales grandes villes des régions. Le taxi-brousse est l'un des principaux éléments du transport routier malien.

Pont de Bamako, enjambant le Niger

La ville de Bamako est située de part et d’autre du fleuve Niger. Trois ponts relient les deux rives : le « pont des Martyrs » (ancien pont de Badalabougou achevé en 1957 et rebaptisé en mémoire des manifestants tués en mars 1991 par le régime de Moussa Traoré), le « pont du roi Fahd d'Arabie saoudite », du nom du bailleur de fond et le « pont de l'amitié sino-malienne » financé par la République populaire de Chine. Localisé à hauteur de Sotuba, il a comme objectif de désengorger la circulation dans la ville[32]. Il a été inauguré le 22 septembre 2011 lors du cinquante-et-unième anniversaire de l’indépendance[33]. Une chaussée submersible est praticable en dehors de la saison des pluies.

L’agriculture est limitée essentiellement au maraîchage, la pêche (malgré la présence de pêcheurs bozos) et l’élevage sont peu développés.

Artisanat au centre de Bamako

Le district de Bamako concentre 70 % des entreprises industrielles[34].

Le secteur tertiaire est le plus développé, notamment l’artisanat (avec notamment la Maison des artisans) et le commerce. Mais Bamako est aussi le siège des grandes entreprises et des administrations du pays.

L'électricité, dont la distribution est assurée par Énergie du Mali, provient du barrage hydroélectrique de Sélingué.

La distribution d’eau potable à Bamako et à Kati est assurée par une station de pompage sur le fleuve Niger. Cependant, la capacité de 135 000 m³ d’eau potable par jour est insuffisante pour assurer les besoins estimés à 152 000 m³ durant la saison chaude entre avril et juin. Durant cette période, les quartiers situés en hauteur connaissent de fréquentes coupures d'eau dans la journée. Une nouvelle station de pompage a été ouverte à Kabala en 2009.

Santé[modifier | modifier le code]

L’hôpital du point G, construit entre 1906 et 1913, couvre une superficie de 25 hectares. Ancien hôpital militaire, devenu hôpital civil peu avant l’indépendance du Mali, il se situe sur une colline surplombant Bamako, nommée par le colonisateur français Point G[35]

Le deuxième hôpital de Bamako est le Centre hospitalo-universitaire Gabriel Touré qui porte le nom d’un jeune médecin et humaniste soudanais né en 1910 à Ouagadougou et mort en 1935 après avoir été contaminé par un malade atteint de la peste pulmonaire. Il a été créé le 17 janvier 1959 à la place d’un ancien dispensaire[36].

Un nouvel hôpital, dénommé Hôpital du Mali, dont le contrat d'exécution de la construction a été signé le 27 décembre 2008 est en construction dans le quartier Yirimadio (rive droite de Bamako) dans la commune IV. Il comprendra un département mère-enfant (pédiatrie et gynécologie-obstétrique), un département de médecine interne, d'imagerie médicale et un service d'hospitalisation de 150 lits, ainsi qu’un service d’urgence-réanimation, un service technique de blocs opératoires, une unité d'hospitalisation du jour ou de courte durée. Cet hôpital est financé et équipé par la coopération chinoise[37]. L’Assemblée nationale a adopté le 6 mai 2010 à l’unanimité des présents le projet de loi dotant cette structure d’un statut officiel. La construction de cet hôpital a été financé en partie par la coopération chinoise[38].

Relations internationales[modifier | modifier le code]

Bamako est l'hôte de nombreuses manifestations internationales, comme le sommet Afrique-France en 2005 ou le Forum social mondial qui s'est tenu à Bamako du 19 au 23 janvier 2006.

Jumelage[modifier | modifier le code]

Bamako est jumelée avec plusieurs villes[39] :

Culture[modifier | modifier le code]

Monuments et sites[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Monuments de Bamako.
Monument de l'indépendance

Bamako étant la capitale politique et administrative, les principaux ministères se situent dans le quartier du Fleuve. La présidence de la République est installée dans le Palais de Koulouba, situé sur une colline baptisée par les Bamakois « colline du pouvoir ». Ce palais a été construit en 1908 pour abriter la résidence du gouverneur du Soudan français pendant la colonisation. Le Musée national du Mali a été construit en 1979 par les architectes Jean-Loup Pivin et Pascal Martin Saint-Léon, en banco stabilisé en s’inspirant du style soudanais. Il propose plusieurs expositions à partir de nombreux témoignages matériels de la vie culturelle des sociétés maliennes : sur l'artisanat traditionnel et moderne, la vie quotidienne, la statuaire, les objets de culte ou de pouvoir… Il met en valeur les arts contemporains : les arts plastiques ou la photographie, ainsi qu’une collection sur la préhistoire au Mali. À proximité se trouve un jardin botanique présentant les principales espèces caractéristiques ainsi qu’un parc zoologique de 17 hectares.

Le Marché rose est situé au cœur de Bamako. Construit pendant la colonisation, il fut dévasté par un incendie en 1993 puis reconstruit. Il est le poumon économique de la ville, avec l’autre grand marché, celui de Médine.

La Maison des artisans, construite en 1933, est située à proximité de la grande mosquée. Elle regroupe les différents types de productions artisanales du pays (bois, or, fer, cuir…).

Le Palais de la Culture Amadou Hampaté Ba qui se trouve au bord du fleuve Niger à Badalabougou est l'espace culturel qui abrite les grandes rencontres artistiques et culturelles nationales et internationelles.

Manifestations culturelles[modifier | modifier le code]

Bamako abrite différentes manifestations d'ampleur nationale et internationale, comme les Rencontres africaines de la photographie et le Festival international de percussion de Bamako.

Le Festival des réalités est un festival de théâtre se déroulant à Bamako au mois de décembre.

Ce festival a été créé en 1996 par Adama Traoré, comédien, metteur en scène et professeur d’art dramatique à l’Institut national des arts de Bamako. Il est organisé par l’association malienne Acte SEPT. Le Festival du Théâtre des Réalités se développe, depuis la 2e édition du festival en 1997, dans le cadre d’un partenariat avec la ville d’Angers. Il est devenu biennal depuis 2000. La 7e édition a eu lieu du 10 au 17 décembre 2004.

Ce festival théâtral propose une ouverture pluridisciplinaire avec de la danse, de la musique, des arts visuels. Outre une programmation de qualité avec des créations théâtrales provenant d‘Afrique de l’Ouest, il propose des lectures publiques, des conférences et des stages pour les professionnels.

Le festival est ancré dans les réalités de l’Afrique d’aujourd’hui (le thème de la 7e édition était « Femmes et stéréotypes »). Son ambition est de favoriser la rencontre des différents acteurs culturels : artistes, diffuseurs, public, médias…

La première édition du festival Les Voix de Bamako, organisé par l’association Kolomba au Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ. Il a comme objectif la promotion de la tradition, de l’art et de la culture du Mali et de l’Afrique[41].

Espaces culturels et musées[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Bamako : de gueules aux trois caïmans d'or posés en pal[44],[45].

Blason ville ml Bamako (Mali).svg

Sports[modifier | modifier le code]

Plusieurs stades sont construits à Bamako : stade Mamadou Konaté, stade omnisports Modibo Keïta, stade Ouenzzin Coulibaly, stade du 26 mars.

La plupart de ces stades ont été agrandis et modernisés pour la Coupe d'Afrique des nations de football 2002 qui a eu lieu au Mali.

Le Stade malien, le Djoliba AC et le Centre Salif Keita sont des clubs de football basés à Bamako.

Le Panafrican meeting est un meeting d'athlétisme qui se déroule chaque année à Bamako.

Religion[modifier | modifier le code]

Comme pour l'ensemble du Mali, la principale religion est l'islam, avec environ 95 % de musulmans[réf. nécessaire], avec néanmoins une présence animiste et des minorités chrétiennes.

Islam[modifier | modifier le code]

On rencontre à Bamako beaucoup d'écoles coraniques et plus de cent mosquées. Balla Kallé, imam de la Grande Mosquée de Bamako, est décédé le 14 juin 2009[46].

Catholicisme[modifier | modifier le code]

Vue de Bamako

Homonymie[modifier | modifier le code]

En France[modifier | modifier le code]

  • La ville de Montreuil en Seine-Saint-Denis est parfois surnommée « Bamako-sur-Seine » en raison de la part importante de sa population malienne ou d'origine malienne (estimée à 10 %[47]), probablement la plus grosse communauté malienne de France[48].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Informations sur les élus », sur Ministère de l’Administration territoriale et des Collectivités locales,‎ 12 août 2009 (consulté le 18 mars 2010)
  2. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées recensement.
  3. World's fastest growing cities and urban areas from 2006 to 2020, CityMayors.com.
  4. Le prénom Amadou Coumba n'est pas un prénom sarakolé. Il prit le nom de l'interprète "toucouleur" (Peul du Sénégal) qui accompagnait les Français (ne pouvant pas prendre un prénom occidental), afin d'honorer la tradition de baptiser le nouveau-né du même prénom que l'hôte qui coïncida avec sa naissance.
  5. a, b et c Kô Samaké, Modibo Keïta, Recherche sur l’Historique de la Décentralisation au Mali : De la Période Coloniale à la 3e République, Penser pour agir.org, 7 février 2006
  6. Loi N° 55-1489 du 18 novembre 1955 relative à la réorganisation municipale en Afrique Occidentale Française, en Afrique Équatoriale Française, au Togo, au Cameroun et à Madagascar Détail
  7. a, b et c Bureau national d’études techniques et de développement (BNETD) Alphalog Bamako, « Plan stratégique du développement du district de Bamako », UNhabitat,‎ novembre 2001 (consulté le 28 décembre 2011)
  8. Ordonnance N° 77-44/CMLN portant réorganisation territoriale et administrative de la République du Mali
  9. Loi N° 93-008 du 11 février 1993 relative aux conditions de la libre administration des collectivités locales
  10. M. Keïta, « District de Bamako:les grandes ambitions du nouveau maire », L’Essor,‎ 9 juillet 2007 (lire en ligne)
  11. F.M., « Mairie du District : Adama Sangaré reconduit à l’unanimité L’Adéma et le RPM confirment leurs retrouvailles », Aurore,‎ 22 juin 2009 (lire en ligne)
  12. République du Mali, Ministère de l’Environnement, Direction nationale de la conservation de la nature, Rapport annuel d’activités 2007, Bamako, janvier 2008, annexe 1
  13. S. Konaté, Bamako, enracinée dans l’histoire, ouverte au Monde, L’Essor , 1er décembre 2005.
  14. Ordonnance n° 78-34/CNLM du 18 août 1978, modifiée par une loi de février 1982 fixant les nouvelles limites des Communes III et IV, cité par Doussou Djiré, Commune IV : entre tradition et modernité, l'Essor, 24 avril 2009
  15. S. Badiaga, Commune I : 26 listes en lice, L'Essor, 24 avril 2009
  16. S. Konaté, Commune II : le berceau de Bamako, L'Essor, 24 avril 2009
  17. A.M. Cissé, Commune III : dans un mouchoir de poche ?, l'Essor, 24 avril 2009,
  18. Doussou Djiré, Commune IV : entre tradition et modernité, l'Essor, 24 avril 2009,
  19. B. Doumbia, Commune V : La nécessité d’agir, L’Essor, 24 avril 2009
  20. A.O. Diallo, Commune VI : un développement parasite par la spéculation foncière, L’Essor, 24 avril 2009
  21. Loi N°96-025/ Portant statut particulier du district de Bamako adoptée par l'assemblée nationale le 18 janvier 1996 et promulgué par le président de la république Alpha Oumar Konaré le 21 février 1996. Consultée sur le site internet du Secrétariat général du gouvernement le 5 janvier 2009
  22. Indépendant Kafo Djigui : 5 ; Indépendant Siguida Folo : 3
  23. Génération citoyenne : 3 ; Allah Ka Tignè Dèmè : 3 ; ACP Siguida Nyeta : 2
  24. Moussa Mara : 14 ; Kaoural : 3
  25. Bruno D Segebdji et Soumaïla Guindo, « La Cour suprême a tranché hier le contentieux électoral en Commune IV L'élection de Moussa Mara annulée », L'Indépendant,‎ 27 novembre 2009 (lire en ligne)
  26. Daba Balla Keita, Mairies des six communes de Bamako : l’Adema impose son diktat, Nouvel Horizon, 20 mai 2009 Daba Balla Keita, Mairies des six communes de Bamako : l’Adema impose son diktat, Nouvel Horizon, 20 mai 2009
  27. Communiqué du Conseil des Ministres du 3 février 2010, publié dans L’essor, 4 février 2010 [://www.maliweb.net/category.php?NID=56302]
  28. Kafo folo Jamadjigui : 1 élu, ATD : 1 élu Liste Moussa Mara : 1 élu
  29. « District de Bamako : les grandes ambitions du nouveau maire », L'Essor du 9 juillet 2007
  30. Birama Fall, Politique: élection du maire du district de Bamako, Le Républicain du 22 juin 2009
  31. G.A. Dicko, Lutte contre l’insécurité : Lutte contre l’insécurité : deux nouveaux commissariats à Bamako, L’Essor, 22 janvier 2009
  32. « Troisième pont de Bamako : le compte à rebours a commencé », L'Essor, 19 novembre 2007.
  33. « TROISIEME PONT DE BAMAKO : MAJESTUEUX !», www.primature.gov.m, lundi, 26 septembre 2011 00:56.
  34. Recensement industriel réalisé en 2006, communiqué du Conseil des ministres du 20 décembre 2006.
  35. B. Doumbia, « Centenaire du Point G : Un siècle à la pointe des soins et une belle histoire », L'Essor, 11 décembre 2006.
  36. B. Doumbia, Conseil d'administration de l’hôpital Gabriel Touré : l’exigence de qualité, L’essor, 26 février 2009
  37. B. Doumbia, « Futur « Hôpital du Mali » : les travaux peuvent démarrer », l'Essor,‎ 31 décembre 2008
  38. Alou Daou, « Hôpital du Mali : Le « Oui » des députés acquis! », Le quotidien de Bamako,‎ 10 mai 2010 (lire en ligne)
  39. * Site officiel de la ville.
  40. Pana, « La ville de Nouakchott jumelée à la capitale malienne »,‎ 6 avril 2011
  41. « Le festival "Les voix de Bamako" en février  », Pana, 17 octobre 2007.
  42. Centre Culturel Français
  43. Joëlle Busca, « Un établissement de formation artistique de haut niveau à Bamako : Le Conservatoire des Arts et Métiers multimédias Balla Fasseke Kouyaté », Africultures, 9 juillet 2007.
  44. http://bamako.ml/blason.php
  45. http://www.afribone.com/spip.php?article151
  46. Balla Kallé n’est plus : les obsèques de l’imam de la Grande mosquée de Bamako se sont déroulées hier, l'Essor, 16 juin 2009
  47. c dans l'air émission du 04/04/2012 http://www.france5.fr/c-dans-l-air/international/aqmi-main-basse-sur-le-mali-35834
  48. Mali-sous-Bois

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Patricia Gérimont, Teinturières à Bamako : quand la couleur sort de sa réserve, Ibis press, Paris, 2008, 222 p. (ISBN 978-2-910728-82-3)
  • Érika Nimis, Photographes de Bamako de 1935 à nos jours, Éditions Revue Noire, Paris, 1998, 120 p. (ISBN 2-909571-21-1)
  • Marie-Laure de Noray et Gilles Coulon (phot.), Avoir 20 ans à Bamako, Éditions Alternatives, Paris, 1999, 95 p. (ISBN 2-86227-186-1)
  • Sébastien Philippe, Une histoire de Bamako, Grandvaux, Brinon-Sur-Sauldre, 2009, 262 p. (ISBN 978-2-909550-64-0)
  • Chantal Rondeau et Hélène Bouchard, Commerçantes et épouses à Dakar et Bamako : la réussite par le commerce, L'Harmattan, Paris, 2007, 434 p. (ISBN 978-2-296-03733-5)
  • Abdoulaye Touré, Bamako : la problématique du développement urbain (1883-1998), Université Paris 4, 2003, 3 vol., 1 562 p. (thèse de doctorat de Géographie et aménagement)

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Bamako, sortir du point G, film documentaire de Jean-Bernard Andro, CECOM Europe, Lorquin ; CNASM, 1993, 22' (VHS)
  • Bamako : les fils de Soundjata, film documentaire de David Desrame et Dominique Maestrali, ACCAAN, Caen ; La Médiathèque des trois mondes, Paris, 1996, 52' (VHS)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]