Beaupréau

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Beaupréau
Hôtel de ville
Hôtel de ville
Blason de Beaupréau
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire
Arrondissement Cholet
Canton Beaupréau
Intercommunalité C. C. du Centre-Mauges
Maire
Mandat
Gérard Chevalier
2008-2014
Code postal 49600
Code commune 49023
Démographie
Gentilé Bellopratains
Population
municipale
6 784 hab. (2010)
Densité 189 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 12′ 10″ N 0° 59′ 36″ W / 47.2027777778, -0.99333333333347° 12′ 10″ Nord
       0° 59′ 36″ Ouest
/ 47.2027777778, -0.993333333333
  
Altitude Min. 32 m — Max. 117 m
Superficie 35,83 km2
Localisation

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Beaupréau
Liens
Site web Site officiel de Beaupréau

Beaupréau est une commune française, située dans le département de Maine-et-Loire et la région Pays de la Loire.

Ville de plus de 6 700 habitants appelés bellopratains, elle est située près de Cholet, dans les Mauges.

Sommaire

Géographie [modifier]

Localisation [modifier]

Beaupréau se situe au cœur du pays des Mauges.

Relief et paysage [modifier]

La commune est nichée sur les coteaux formés par les nombreux méandres de l'Èvre, à une altitude variant de 32 à 117 mètres[1]. La commune qui s'étend sur 36 km2[2] est très marquée par le paysage de bocage, ainsi que ses nombreuses fermes d'élevage bovin. Néanmoins, les parcelles ont connu une période de remembrement, des années 1960 à 1980. Ainsi, par la présence de fermes, la campagne reste très occupée. C'est aussi un terrain humide : la commune est parsemée de nombreux petits étangs et de bois, dont le plus grand est celui du parc municipal de Beaupréau.

Si la commune ne possède pas de vignes, contrairement aux communes voisines du Val de Loire, elle possède cependant un grand nombre de vergers producteurs de pommes. C'est une source d'emplois saisonniers importants.

Réseaux de transports [modifier]

Cholet possède une rocade qui la relie à Beaupréau, achevée en 2009.

Toponymie [modifier]

Mentionnée sous la forme latinisée de Bello Pratello vers 1075, c'est-à-dire « beau pré »[3].

Formation médiévale : Préau vient de l'ancien français prael (attesté vers 1165) issu du bas latin pratellu diminutif de pré (du latin pratum) qui a donné le terme « préau » actuel par évolution sémantique.

Histoire [modifier]

Préhistoire et Antiquité [modifier]

Moyen Âge [modifier]

Ancien régime [modifier]

Blason de
Beaupréau

Durant les guerres de religion, Beaupréau s'oppose au pouvoir royal. Henri IV devenu souverain, la grande partie de la province d'Anjou, hormis Angers et Saumur, refuse de reconnaître ce roi huguenot. Les ligueurs de Segré, Baugé, Beaupréau et Chalonnes refusent de se rallier au roi. En 1593, s'étant fait catholique, la paix revient[4].

Révolution et Guerre de Vendée [modifier]

La région a été marquée par les guerres de vendée, qui se déroulèrent au XVIIIe siècle.
En mars 1793 la Division de Cholet et de Beaupréau de l'Armée catholique et royale de Vendée compte 9 000 hommes, sous les ordres du général Maurice Gigost d'Elbée.
Fait marquant pour Beaupréau, en 1794 Charette monte une campagne victorieuse dans le marais et le bocage, La Rochejaquelein et Stofflet dans les Mauges. Les Bleus sont ainsi dispersés à Cholet, Beaupréau, Bressuire et Argenton-le-Château.

Époque contemporaine [modifier]

Beaupréau fut sous-préfecture jusqu'en 1857. À la fin du XIXe siècle est construit un réseau secondaire de chemin de fer, le Petit Anjou. L'Etoile de Beaupréau entre Beaupréau et Cholet, Beaupréau et Chalonnes-sur-Loire, Beaupréau et Nantes est ouverte en 1899.

Administration [modifier]

Administration municipale [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790   Louis Pierre Bory    
1791   Simon Michel Coycault    
1792   Marie Augustin Harreau    
1792   Jean Lefebvre    
1796   Marchand    
1797   Nicolas Dupas    
1797   Jean Tharreau    
1798 1799 Jacques Menard    
1801   Louis Pierre Cady    
1801 1802 Simon Michel Coycault    
1802 1815 Yves Louis Joseph Paumard    
  1983 Jules Musset   Chef d'Entreprise
1983 2001 Jean Moreau RPR Médecin
Président de la CC Centre-Mauges
2001 mars 2008 Louis Chouteau DVG Directeur d'établissement d'enseignement agricole retraité
mars 2008 en cours Gérard Chevalier NC Agriculteur
Président de la CC Centre-Mauges

Jumelage [modifier]

Intercommunalité [modifier]

Beaupréau est intégrée à la communauté de communes du Centre-Mauges, elle même adhérente du syndicat mixte Pays des Mauges.

Population et société [modifier]

Évolution démographique [modifier]

En 2010, la commune comptait 6 784 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 678 1 640 1 893 2 964 3 207 3 238 3 887 3 887 3 669
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 790 3 821 4 134 3 758 3 926 3 878 3 863 3 857 3 834
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 746 3 497 3 590 3 531 3 667 3 693 3 767 4 190 4 398
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2010 -
4 577 4 955 5 428 5 782 5 937 6 217 6 456 6 784 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[6] puis Insee à partir de 1968[7].)

Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges [modifier]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22,6 %) est en effet supérieur au taux national (22,1 %) et au taux départemental (21,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,6 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 49,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,8 %, 15 à 29 ans = 22,6 %, 30 à 44 ans = 18 %, 45 à 59 ans = 21 %, plus de 60 ans = 18,6 %) ;
  • 50,6 % de femmes (0 à 14 ans = 17,6 %, 15 à 29 ans = 17,4 %, 30 à 44 ans = 19,5 %, 45 à 59 ans = 20,1 %, plus de 60 ans = 25,3 %).
Pyramide des âges à Beaupréau en 2008 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90 ans ou +
1,5 
6,7 
75 à 89 ans
10,4 
11,3 
60 à 74 ans
13,4 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
18,0 
30 à 44 ans
19,5 
22,6 
15 à 29 ans
17,4 
19,8 
0 à 14 ans
17,6 
Pyramide des âges du département de Maine-et-Loire en 2008 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,1 
6,3 
75 à 89 ans
9,5 
12,1 
60 à 74 ans
13,1 
20,0 
45 à 59 ans
19,4 
20,3 
30 à 44 ans
19,3 
20,2 
15 à 29 ans
18,9 
20,7 
0 à 14 ans
18,7 

Éducation [modifier]

Deux lycées privés, le Pinier Neuf, professionnel, et Notre Dame de Bonne Nouvelle, général, la ville attire des lycéens de toutes les communes des Mauges.

Santé [modifier]

Équipements culturels [modifier]

Elle possède aussi une salle de spectacle de niveau régional, La Loge, bâtie sur l'ancienne demeure du général vendéen Maurice d'Elbée. La structure travaille en coopération avec la communauté de communes du Centre-Mauges.

Économie [modifier]

Sur 554 établissements présents sur la commune à fin 2010, 12 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 5 % du secteur de l'industrie, 8 % du secteur de la construction, 57 % de celui du commerce et des services et 17 % du secteur de l'administration et de la santé[10].

Beaupréau et le pays des Mauges ont longtemps constitué un cas d'école en géographie. C'est l'unique exemple en France d'une industrialisation massive au cœur d'une région agricole.[réf. nécessaire] Beaupréau était ainsi tout au long du XXe siècle un centre industriel orienté vers le textile et le cuir[11], et très lié à des mouvements chrétiens comme les Jeunesses ouvrières chrétiennes. Néanmoins, le secteur a subi de nombreuses fermetures d'usines à partir des années 1970, entrainant un grand nombre de licenciements et une perte de dynamisme économique de la région. Il ne subsiste désormais que l'usine Bopy, qui emploie encore 140 salariés[12].

Lieux et monuments [modifier]

  • L'hôtel du Sénéchal des XVIe et XIXe siècles, en ruine en 1900, et que la famille Courtois a restauré entièrement dans les années 1930.
  • L'église Notre-Dame, inaugurée en 1863 et qui est une des grandes églises de style néo-gothique du Choletais. Elle est due à l'architecte local Alfred Tessier.
  • Le monument aux morts 1914-1918 et 1939-1945 qui a une rare particularité : en principe monument civil, il est pourtant surmonté d'une croix.
  • Le parc du château, un lieu de détente et de loisir qui a été ouvert au public.
  • Le collège Notre Dame de Bonne Nouvelle, un bâtiment important pendant les guerres de Vendée[réf. nécessaire].
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Le Château [modifier]

Construit sous le Comte Foulques Nerra, le château de Beaupréau fit partie d'une chaîne de fortifications pour protéger l'Anjou des marches de Bretagne. Il accueillit le Roi Charles IX en 1565. Le château médiéval connaitra des transformations architecturales au cours des Xe, XIIe, XVIe, XVIIe, XIXe et XXe siècles. Son aspect gothique date de la fin du XIXe siècle.

Au cours du XXe siècle, une extension a été construite dans la cour intérieure, perpendiculairement au corps principal du bâtiment. Après avoir appartenu au marquis de Scépeaux puis à ses héritiers, les ducs de Blacas, il fut vendu par ces derniers à une congrégation religieuse qui le transforma en clinique maternité (1958/1995). À la fermeture de celle-ci, il fut vendu pour être aménagé en copropriété d'appartements privés, sans changement de son aspect extérieur.

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Personnalités liées à la commune [modifier]

Voir aussi [modifier]

Bibliographie [modifier]

  • Célestin Port, Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou : A-C, t. 1, Angers, H. Siraudeau et Cie, 1965, 2e éd. (notice BnF no FRBNF331411051) [lire en ligne] 

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]

Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références [modifier]

  1. Carte IGN 1/50000 : Chemillé 1423
  2. Statistiques Insee
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, 2e éd., 738 p., p. 64 
  4. Paul Wagret, Jacques Boussard et Jacques Levron, Visages de l'Anjou; [cartes de H. Jacquinet et P. Simonet, couverture de G. Marjollin], Paris, Horizons de France, coll. « Collection Provinciales », 1951, in-8°, 178 p. 
  5. Comité de jumelage, Site jumelage Beaupréau, consulté le 19 janvier 2013
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  8. Évolution et structure de la population sur statistiques-locales.insee.fr
  9. Résultats du recensement de la population de Maine-et-Loire en 2008, sur insee.fr. Consulté le 2 juillet 2011
  10. Insee, Statistiques locales du territoire de Beaupréau (49), consultées le 5 décembre 2012
  11. Lire à ce sujet, la bande dessinée d'Étienne Davodeau, Les Mauvaises Gens
  12. Site internet de Bopy