Jacques Auxiette

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Jacques Auxiette
Jacques Auxiette, en 2007, lors d'une inauguration à l'Université de Nantes.
Jacques Auxiette, en 2007, lors d'une inauguration à l'Université de Nantes.
Fonctions
Président du conseil régional
des Pays de la Loire
En fonction depuis le 1er avril 2004
Prédécesseur Jean-Luc Harousseau
Conseiller général de la Vendée
élu dans le canton de la Roche-sur-Yon-Nord
1er avril 19791er avril 1985
Prédécesseur Canton créé
Successeur Jean-Luc Préel
Maire de La Roche-sur-Yon
14 mars 19771er avril 2004
Prédécesseur Paul Caillaud
Successeur Pierre Regnault
Biographie
Date de naissance 3 décembre 1940 (73 ans)
Lieu de naissance Montlevicq, Indre (France)
Parti politique PS
Diplômé de Université de Clermont-Ferrand
Profession Professeur de mathématiques
Président du conseil régional des Pays de la Loire

Jacques Auxiette, né le 3 décembre 1940 à Montlevicq (Indre), est un homme politique français.

Formation[modifier | modifier le code]

Il effectue ses études primaires et secondaires à Montluçon (Allier), puis des études supérieures à l'Université de Clermont-Ferrand, où il obtient une licence de sciences et un diplôme d'études supérieures de mathématiques.

Il s'installe en Vendée en 1964, à La Roche-sur-Yon où il est nommé professeur de mathématiques. Après un séjour en coopération en Tunisie (1967-1969), il revient à La Roche-sur-Yon, où il est successivement professeur de mathématiques, puis censeur (1972-1983) et enfin proviseur (1983-1998) du Lycée Pierre Mendès-France.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

D'abord militant de l'UNEF, Jacques Auxiette débute sa carrière politique à La Roche-sur-Yon en 1970 en entrant au PSU. En 1973 il adhère au PS et devient secrétaire de la section de La Roche-sur-Yon. Il accède en 1986 au poste de premier secrétaire fédéral pour la Vendée, poste qu'il occupera jusqu'en 1990. En parallèle, il assume un engagement syndical au Syndicat national des enseignements de second degré, mutualiste à la MGEN, et dans l'éducation populaire au sein de la Fédération des Œuvres Laïques de Vendée.

En 1977, il est élu maire de La Roche-sur-Yon, à la tête d'une liste de la gauche unie. De 1979 à 1985, il est conseiller général du canton nord de La Roche-sur-Yon.

Jacques Auxiette lors de l’entre-deux-tours de l’élection régionale de 2010.

Il siège au conseil régional des Pays de la Loire à partir de 1979, et conserve son mandat de maire jusqu'en 2004, année où il emporte la présidence de la région face à François Fillon. Il laisse alors sa place de maire à Pierre Regnault, tout en restant conseiller municipal. Au second tour des élections régionales françaises de 2010, il est réélu avec 56,39 % des voix contre 43,61 % pour la liste UMP conduite par Christophe Béchu[1].

Jacques Auxiette a également été administrateur de l'ENA (1983-1987) et président du GART (1989-2001).

Positions[modifier | modifier le code]

Opposition au démantèlement des Pays de la Loire[modifier | modifier le code]

Jacques Auxiette, en qualité de président de la région des Pays de la Loire, s'est prononcé contre le démantèlement de celle-ci, impliquant notamment le rattachement du département de Loire-Atlantique à la région Bretagne. Il milite plutôt pour la création d'un Grand Ouest résultant d'un rapprochement entre les deux régions considérant qu'il ne fallait pas effectuer un redécoupage administratif des régions françaises sur la base de « fondements identitaires », mais plutôt sur l'efficacité due à une synergie qui, selon lui, ne doit être remise en cause[2], d'autant que selon une étude publiée en mars 2014 par deux cabinets conseils, la région qu'il préside est placée parmi les cinq régions les plus dynamiques de France[3]. Une réflexion sur une possible fusion avec le Poitou-Charentes a également été amorcée en mai 2014[4]. Dans une courrier adressé au élus régionaux le 21 mai 2014, Jacques Auxiette considère assez favorablement la perspective d'une fusion entre ces trois régions, totalisant 13 départements et plus de 8,6 millions d'habitants[5]. Il dépense 300 000 euros sur le budget de la région pour une campagne de communication dans les quotidiens nationaux mi-mai 2014, en faveur du maintien des Pays de la Loire[6],[7]. Les partisans du rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne ont réagi et réclamé que « l’argent confié aux pouvoirs publics soit utilisé au service d’un réel débat démocratique »[8].

Soutien du projet aéroport de Notre-Dame-des-Landes[modifier | modifier le code]

Il défend le projet d'aéroport du Grand Ouest à Notre-Dame-des-Landes. Le 14 mars 2013, jour de son audition par la commission du dialogue mise en place par Jean-Marc Ayrault, il publie un livre diffusé gratuitement sous forme d'e-book intitulé « Aéroport du Grand Ouest : pourquoi j'y crois »[9], dans lequel il explique notamment que « sur le plan environnemental, le transfert de l’aéroport présente plus d’avantages que d’inconvénients »[10]. D'après Le Canard enchaîné, il a lancé plusieurs appels d'offre pour près de 200 000 euros en faveur de l'aéroport, et financé une campagne publicitaire « Un vrai + pour tous » jusqu’au 28 février, pour 300 000 euros. Il signe le 13 mars une convention de partenariat avec France Télévisions, dénoncée comme étant une atteinte à la liberté des journalistes de la chaîne, qui se retrouvent contraints de ne pas critiquer le projet d'aéroport[11]

Détail des mandats[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Auxiette J., 1994, « Les transports publics et le rôle du GART », Le Rail, n°8, nov.-déc. 1994, pp.29- 31
  • Follenfant T., 2003, « Développement Durable, 21 maires s'engagent », Le cherche midi, pp.55-58
  • Auxiette J., 2006, « Les Pays de la Loire, une région française dans le monde d'aujourd'hui », Coiffard libraire éditeur
  • Auxiette J., 2013, « Aéroport du Grand Ouest : pourquoi j'y crois » (e-book gratuit auto-édité)

Liens externes[modifier | modifier le code]