Arme blindée et cavalerie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Arme blindée et cavalerie
Période 24 novembre 1942
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre française
Type Arme
Rôle Blindé


L'arme blindée et cavalerie (ABC) est une composante de l'armée de terre française. Elle a été formée le 24 novembre 1942 pendant la Seconde Guerre mondiale par l'amalgame des unités de chars et de cavalerie. Elle est chargée de la mise en œuvre de la majeure partie des blindés français, quelques-uns dépendant encore des régiments d'infanterie. L’armée blindée et cavalerie a repris les traditions et les missions de la cavalerie et de l’artillerie à cheval. Son ancêtre était l’artillerie spéciale créée en 1916.

À noter que les appellations de « Cavalerie blindée » ou même de « Cavalerie » sont de plus en plus fréquemment utilisées[1].

Doctrine d'emploi[modifier | modifier le code]

Parade du 11e régiment de chasseurs le 11 juin 1988 lors de la journée des forces alliées à Berlin-Ouest. Au premier plan, des AMX-30B2 suivis de VAB.

La doctrine d'emploi de l'arme blindée et cavalerie reprend les missions traditionnelles de la cavalerie adaptées au contexte moderne :

  • rupture du front, en utilisant la charge (conjointement avec l'aviation) ;
  • exploitation de cette rupture, grâce à la rapidité de déplacement donnée par les véhicules motorisés et tout-terrains ;
  • couverture d'une retraite, d'un corps ami, d'un vide entre deux corps amis par effet de masque ;
  • reconnaissance (mais de façon de plus en plus restreinte, l'aviation, les radars puis les satellites l'ayant largement supplantée dans cette mission).

Enfin, une des anciennes missions de la cavalerie, les transmissions, remplie autrefois par les estafettes et actuellement par les moyens utilisant la radio, est souvent montée au niveau divisionnaire ou supérieur.

Moyens en 2005[modifier | modifier le code]

Si on y intègre les unités de cavalerie des troupes de marine et de la Légion étrangère, l'ABC rassemble en janvier 2005 un total de 12 485 militaires (964 officiers, 4 176 sous-officiers et 7 345 engagés volontaires) et 892 membres du personnel civil de la défense, soit 10 % environ des effectifs de l'armée de terre.

Son parc comprend alors :

  • 280 chars AMX Leclerc. Le premier char de série fut livré en 1991 et 406 ont été livrés au total. En 2010, le nombre de chars en dotation dans les forces s'élève à 254, dont 240 chars projetables destinés à remplir le contrat opérationnel avec 4 régiments de 54 Leclerc. Au 31 décembre 2012, 272 était en service; au 31 décembre 2013, 254[2]. Le livre blanc de la défense 2013 prévoit de réduire au final ce nombre à 200[3].
  • 80 chars AMX-30 B2, chiffre tombé à 17 en 2006, jouant le rôle de forces d'opposition dans les manœuvres. Ils sont entrés en service à partir de 1967 et en 1983, 1 210 de ces engins étaient en ligne en compagnie de 1 010 chars AMX-13[4].
  • 256 chars AMX-10 RC; char entré en service en 1980, avec un total de 337 chars livrés à l'armée française. 254 en service au 31 décembre 2013.
  • 165 ERC-90 Sagaie.
  • 344 VAB.
  • 1 063 VBL.

Liste des régiments en 2011[modifier | modifier le code]

Organigramme du RC 80, modèle de régiment de chars de combat à 80 chars valable de 1994 (3 au 1er septembre 1998) à 2009.

L'ABC disposait de 78 régiments en 1959, période de la guerre froide et de la guerre d’Algérie, en 2012, elle compte 11 régiments[5], 10 depuis le 11 juillet 2014. On compter parmi ceux-ci 17 régiments de chars de combat en 1988, 6 en 2001, 4 en 2011, 3 depuis le 11 juillet 2014.

En 2011, l'arme blindée et cavalerie est constituée des régiments suivants :

Commandants de l'École de Cavalerie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : École de cavalerie de Saumur.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir notamment l'interview du général Arnaud Sainte Claire-Deville, commandant l'Ecole de Cavalerie de Saumur dans le blog "Secret Défense" du journaliste Jean-Dominique Merchet, le 21 mai 2013 sous le titre : «  La cavalerie, c'est cinquante escadrons très sollicités » et dans laquelle le général rappelle que l'appellation officielle est "Cavalerie blindée" mais que le nom officiel de l'école de Saumur est maintenant «  École de cavalerie » et non plus « École d’application de l’arme blindée cavalerie » (EAABC). http://www.marianne.net/blogsecretdefense/La-cavalerie-c-est-cinquante-escadrons-tres-sollicites_a1038.html
  2. « Question N° : 47347 de M. [[François Cornut-Gentille]] ( Union pour un Mouvement Populaire - Haute-Marne ) », sur Assemblée nationale française,‎ 8 juillet 2014 (consulté le 22 juillet 2014).
  3. Romain Rosso, Adrien Sénécat, « Livre blanc sur la Défense: l'armée à la diète », sur L'Express,‎ 30 avril 2013 (consulté le 17 mai 2013)
  4. Xavier Palson, La guerre de demain, Taillandé, 1984, p. 123, ISBN 2-235-01600-6
  5. « Quels engagements pour la cavalerie ? entretien avec Charles Maisonneuve », sur Alliance Géostratégique,‎ 13 juin 2012 (consulté le 17 juin 2012)
  6. « Dissolution du régiment des Dragons de Carpiagne », sur La Provence,‎ 11 juillet 2014 (consulté le 22 juillet 2014).
  7. Transfert EEI au 1er régiment de spahis en 2010
  8. « Défense: les annonces pour 2015 à la rentrée », sur Le Figaro,‎ 17 juin 2014 (consulté le 22 juillet 2014).
  9. Devient directement subordonné au CFT

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]