Constanța
|
|
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.
|
| Constanța | ||||
Héraldique |
Drapeau |
|||
Panorama de Constanța |
||||
| Administration | ||||
|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||
| Région | Dobroudja | |||
| Département | Județ de Constanța | |||
| Maire Mandat |
Radu Ștefan Mazăre PSD 2012-2016 |
|||
| Code postal | 900xxx | |||
| Indicatif téléphonique international | +(40) | |||
| Démographie | ||||
| Population | 302 171 hab. (2009) | |||
| Densité | 2 484 hab./km2 | |||
| Géographie | ||||
| Coordonnées | ||||
| Altitude | 28 m | |||
| Superficie | 12 166 ha = 121,66 km2 | |||
| Localisation | ||||
|
Géolocalisation sur la carte : Roumanie (administrative) Géolocalisation sur la carte : Roumanie (relief) |
||||
| Liens | ||||
| Site web | http://www.primaria-constanta.ro | |||
| modifier |
||||
Constanța est une ville portuaire de l'est de la Roumanie située sur les rives occidentales de la mer Noire : elle est le chef-lieu du județ de Constanța et de la région de Dobrogée.
La municipalité de Constanța compte une population de 304 279 habitants au 1er juillet 2007[1] (la cinquième du pays pour le nombre d'habitants), mais l'agglomération compte environ 450 000 habitants avec les communes limitrophes sur une superficie de 1013,5 km², soit la seconde agglomération du pays après Bucarest.
Sommaire |
Étymologie [modifier]
Le nom de Constantiana lui a été donné par l'empereur romain Constantin Ier à la place du nom grec ancien Tomis, de même que pour Constantinople, port de la Propontide (actuelle Mer de Marmara). Tomis ou Tomes signifie en grec « tranché » et fait allusion à la légende de Jason et des Argonautes, selon laquelle ils ont pris en otage le fils d'Aétès, roi de Colchide (l'actuelle Géorgie) et que, en passe d'être rattrapés par la flotte de ce dernier, ils ont mouillé ici, découpé l'otage en morceaux et dispersé ceux-ci afin de retarder leur poursuivant, obligé de les chercher et de les ramasser pour donner une sépulture honorable à son fils. Toutefois, les archéologues et historiens Theodor Capidan, George Vâlsan et Adrian Rădulescu pensent que Tomis provient en réalité de la forme de l'ancien port antique, aujourd'hui submergé, devant le casino, qui s'ouvrait comme une coupure, ou tranchée, dans la ligne de côte. Sur les portulans génois du XIVe siècle, elle apparaît sous le double nom de « Constanza » ou « Tomi ». Sous la domination ottomane, la ville devient une bourgade nommée Küstence (Küstendjé). Depuis qu'elle est roumaine (1878), elle se nomme Constanța.
Histoire [modifier]
- Préhistoire : un village de pêcheurs daces sous un nom inconnu, s'élève ici, mais des traces d'habitations sont même antérieures aux Daces.
- Ve siècle av. J.-C. : après la colonisation du Pont Euxin, les Ioniens lui donnent au Ve siècle av. J.-C. le nom de Tomis. Au IIIe siècle av. J.-C., son développement atteint son apogée. Ovide, le célèbre poète latin, y est exilé en 8 ap. J.-C. et y meurt en 17. Entre temps arrivent les Scythes, faisant de la ville un mélange de Scythes, Daces et Grecs. La région se nomme « Scythia Minor ».
- 311 - lorsque l'Empereur d'origine dace Galère décrète la liberté de religion pour la première fois en 311, la ville est élevée au rang de métropole à elle seule, avec au moins 14 évêchés. On y parle et écrit alors autant le grec que le latin.
- IVe siècle : la ville change encore de nom pour Constantiana, donné par Constantin Ier (274-337) en l'honneur de sa sœur Constantia.
- IVe - XIe siècle : du IVe au XIe siècle, toute la région est la cible d'envahisseurs : Goths, Huns, Slaves, Avars, Bulgares et d'autres, au point que l'Empire finit par l'abandonner au VIIIe siècle pour laisser place à quatre siècles de domination bulgare, avant d'en reprendre le contrôle en 977. Mais la ville n'est plus que ruines. L'Empire (désormais appelé byzantin) la relève pourtant, car c'est un abri naval important entre Constantinople et les bouches du Danube.
- Après les invasions russes et pétchénègues, le Royaume valaque de Bulgarie (Regnum Valachorum) reprend, à partir de 1186, la renaissance de la ville, mais la grande invasion tatare de 1223 réduit à nouveau tout à néant.
- 1325 - 1389 : le despotat de Dobrogée est indépendant, Constanța est un comptoir génois (comme de nombreux autres ports en mer Noire et sur le Bas-Danube).
- 1389 - 1418 : elle fait partie de la Principauté de Valachie d'alors.
- 1418 - XVIIIe siècle : lors de la conquête par les Turcs au XVe siècle la ville, appelée Küstence ou Köstendjé en cette période, connaît un déclin majeur, et ne compte plus, selon les recensements turcs du XVIIIe siècle, que 250 familles de pêcheurs ou charpentiers de marine grecs, de bergers roumains (les « Diciens ») et de jardiniers bulgares, soit pas plus de 2 000 habitants en tout.
- XVIIIe siècle - 1812 : la région devient champ de bataille entre la Russie et l'Empire ottoman.
- 1812 - 1878 : la Russie ayant annexé la Bessarabie, l'Empire ottoman a désormais une frontière commune avec l'Empire russe. Constanța est un refuge, où des Lipovènes, des Tatars et des bergers transylvains (les « Mocans ») s'ajoutent à la population existante. En 1861 les Britanniques construisent un chemin de fer qui la relie au Danube, pour écouler les grains de la Valachie.
- À partir de 1878, lors du rattachement à la Roumanie, celle-ci, grâce à des capitaux britanniques, français et allemands, développe son unique grand port, qui devient un prospère centre industriel et commercial, port d'attache de la flotte du Service maritime roumain. Elle fut parmi les premières villes d'Europe à utiliser l'électricité pour l'éclairage[2]. Dans l'Entre-deux-guerres, tandis qu'Odessa et les autres ports russes périclitent en raison de la révolution russe et de ses suites, Constanța devient le plus grand port de la Mer Noire, avec plus de 70 % du trafic de celle-ci et un des grands ports maritimes d'Europe.
- Comme toute la Roumanie, Constanța est soumise aux régimes dictatoriaux carliste, fasciste et communiste de février 1938 à décembre 1989. Entre autres, Nicolae Ceaușescu fait ici une partie de sa carrière à ses débuts.
- Depuis 1990, avec le rétablissement de la démocratie et l'ouverture des frontières, Constanța est devenue une ville très dynamique au niveau de vie (et aux prix) parmi les plus élevés du pays dont elle est la seconde agglomération après Bucarest.
Population [modifier]
| 1853 | 1879 | 1900 | 1912 | 1930 | 1948 |
|---|---|---|---|---|---|
| 5 200 | 10 419 | 13 000 | 27 201 | 59 164 | 78 586 |
| 1956 | 1966 | 1977 | 1992 | 2002 | 2007 |
| 99 676 | 150 276 | 256 978 | 350 581 | 310 471 | 322 231 |
Personnes célèbres nées à Constanța [modifier]
- Nicolae Georgescu-Roegen (1906-1994), mathématicien et économiste, fondateur de la bioéconomie.
- Oleg Danovski (ro) (1917-1996), chorégraphe.
- Alexandra Stan (1989-), chanteuse.
Universités et institutions culturelles ou scientifiques [modifier]
- Université Ovidius
- Université Maritime (École navale)
- Musée d'histoire et d'archéologie
- Musée de la Marine
- Musée d'art
- Institut roumain de recherches marines (IRCM)
- Aquarium, Marineland et Planétarium.
Constanța possédant environ 500 centres d'enseignement, les élèves peuvent également suivre des cours de russe, grec ou turc (à cause des minorités lipovènes, helléniques, turques, bulgares ou tatares) comme Lv3, après le roumain et, au choix en Lv2, l'anglais, l'allemand, l'espagnol, l'italien ou le chinois.
Transports [modifier]
L'aéroport international Mihail Kogălniceanu (Aeroportul Internațional Mihail Kogălniceanu Constanța) est situé à une vingtaine de km de Constanța (code AITA : CND).
La ville est aussi desservie par des trains Rapid sur la ligne Bucarest–Mangalia de la CFR.
Le transport urbain suit une évolution à l'encontre des politiques européennes qui privilégient les transports électriques et par rail (trolleys et trams) : à Constanța, depuis l'élection en 2000 du maire Radu Mazăre (qui a enchaîné 4 mandats), les transports électriques ont été supprimés (on a même enlevé les rails des trams) et remplacés par des bus à énergies fossiles, comme on le faisait aux États-Unis et en France dans les années 1950 et 1960, lorsque le pétrole était abondant et bon marché.
Constanța est une des extrémités de l’EuroVelo 6 (EV 6), également dénommée « la route des fleuves », une véloroute EuroVelo longue de 3 653 km faisant partie d’un programme d’aménagement de voie cyclable à l’échelle européenne, qui relie la Mer Noire, au port atlantique de Saint-Nazaire en France.
Économie [modifier]
Constanța est le premier port de Roumanie, avec des terminaux pétroliers et à conteneurs. La ville a une importante industrie, commerce et tourisme naturel. Beaucoup d'industries pétrolières et d'entreprises d'import-export se situent à Constanța à cause de son port.
Tourisme [modifier]
Le tourisme est très développé dans la ville, grâce à ses monuments de styles byzantin, islamique, orthodoxe, etc.
La ville est le centre islamique le plus important de la Roumanie Est ; c'est aussi là que se trouve la mosquée Carol I, la plus importante du pays.
Jumelages [modifier]
La ville de Constanța est jumelée avec[3] :
Sulmona (Italie)
Turku (Finlande)
Yokohama (Japon)
Brest (France)
Istanbul (Turquie)
Rotterdam (Pays-Bas)
Odessa (Ukraine)
Boulogne-sur-Mer (France)
Dobritch (Bulgarie)
Thessalonique (Grèce)
Mobile (États-Unis)
Trapani (Italie)
Sidon (Liban)
Lattaquié (Syrie)
Héraklion (Grèce)
İzmir (Turquie)
Novorossiisk (Russie)
Alexandrie (Égypte)
Santos (Brésil)
La Havane (Cuba)
Constanța entretient également des accords de partenariat avec :
Notes et références [modifier]
- http://www.insse.ro/cms/files/pdf/en/cp2.pdf
- Mihail Șerbănescu, Constanța, Romart Design 2002, ISBN 973-97864-2-1
- Orase infratite
Voir aussi [modifier]
Liens externes [modifier]
- (ro) Mairie de Constanța