Les Ponts-de-Cé
| Les Ponts-de-Cé | |
|---|---|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Pays de la Loire |
| Département | Maine-et-Loire |
| Arrondissement | Angers |
| Canton | Ponts-de-Cé |
| Code commune | 49246 |
| Code postal | 49130 |
| Maire Mandat en cours |
Joël Bigot 2008-2014 |
| Intercommunalité | Angers Loire Métropole |
| Site web | Site de la ville des Ponts-de-Cé |
| Démographie | |
| Population | 11 575 hab. (2009[1]) |
| Densité | 592 hab./km2 |
| Gentilé | Ponts-de-Céais, Ponts-de-Céaise |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 15 m — maxi. 36 m |
| Superficie | 19,55 km2 |
Les Ponts-de-Cé est une commune française, située dans la première couronne Sud de l'agglomération d'Angers dans le département du Maine-et-Loire et la région Pays de la Loire.
C'est aussi le titre d'un poème de Louis Aragon, poème mis en musique par Francis Poulenc.
Sommaire |
[modifier] Géographie
La commune est située en bords de Loire, qui traverse le territoire au centre, par l'Authion canalisé au Nord, et par le Louet au Sud. Ces cours d'eau sont enjambés à l'origine par un pont unique. Au fil du développement de la cité médiévale, les arches ont été comblées tout en assurant la particularité de la commune des Ponts-de-Cé.
[modifier] Communes limitrophes
| Angers | Angers | Trélazé |
| Sainte-Gemmes-sur-Loire | La Daguenière | |
| Saint-Jean-de-la-Croix | Mûrs-Erigné | Juigné-sur-Loire |
[modifier] Les Quartiers
- La Guillebotte : quartier récent créé dans les années 1970 entre La Chesnaie et le canal de l'Authion.
- La Chesnaie : quartier qui s'est développé dans les années 1960-1970 avec la construction de nombreux logements, construits principalement sur des terres maraîchères.
- Saint-Aubin : quartier ancien au cœur des Ponts de Cé où se trouve l'église St Aubin, classée monument historique.
- Saint-Maurille : quartier situé sur la rive sud de la Loire, entre le Louet et le bras principal de la Loire. L'axe principal ancien de St Maurille est la rue du Commandant Bourgeois. C'est maintenant la rue Pasteur dans l'axe du Pont Dumnacus qui relie le quartier à celui de l'Ile.
- L'Ile : avec St Aubin forme le centre historique des Ponts de Cé sur les terrains situés entre le bras principal de la Loire et le bras de St Aubin. On y trouve la mairie et les rues les plus anciennes de la ville ainsi que le château construit vers 850 sous Charles II le chauve.
- Sorges : quartier des Ponts-de-Cé situé entre Gauthier et Trématé. Village indépendant des Ponts-de-Cé, il lui est rattaché à la Révolution. Ses habitants étaient alors appelés les Sorgeais, nom qui apparaît vers l'an mille dans les manuscrits de l'abbaye Saint-Aubin d'Angers.
Une histoire riche accompagne ce quartier. Ses terres ont appartenu successivement à l'abbaye Saint-Aubin, aux vicomtes d'Anjou, puis au frère du roi Louis-Charles Ier duc d'Anjou et à Jean Bourré, célèbre trésorier de Louis XI et bâtisseur du château du Plessis-Bourré.
En 1579, le temple protestant de la ville d'Angers s'installe à Sorges (près de la poste actuelle), celui-ci devant être construit à une lieue (4 km) au moins d'Angers. Aujourd'hui, il n'en reste que la cour dite du « prêche », car ce temple fut détruit lors de l'révocation de l'édit de Nantes par Louis XIV en 1685.
Parmi les grands moments de l'histoire, on peut noter les combats entre les armées du jeune roi Louis XIII et celles de sa mère Marie de Médicis dans les prés de Sorges (Zone actuelle du Moulin Marcille) le 7 août 1620. Au bout de trois jours la paix sera négociée par Richelieu aux Ponts-de-Cé.
En 1661, au début de son règne, Louis XIV, se rendant de Saumur à Angers, s'arrête à Sorges et y dîne dans une ferme-auberge. En effet, la route Saumur-Angers passait par Sorges où il fallait emprunter un bac pour traverser l'Authion.
À la Révolution, en 1790, le village de Sorges devient une commune : son maire est Jacques Houtin. Un an plus tard, Sorges revient à la commune de Trélazé. Son rattachement définitif à la commune des Ponts-de-Cé date de 1796.
Son église est dédiée à saint- depuis 1535 et elle a été agrandie en 1845. Elle est ouverte chaque année le dimanche le plus proche de la saint-Maurice (22 septembre).
Les inondations, surtout celle de 1856 avec le passage de Napoléon III et celle de 1910, ont inondé le quartier. Des plaques, sur le côté de la porte de l'église et sur la façade d'une maison (celle de Vignoble), indiquent les niveaux d'eau des crues : plus de deux mètres au-dessus du sol. Aujourd'hui, des levées et la station d'exhaure des eaux de l'Authion protègent le quartier.
[modifier] Histoire
[modifier] Étymologie
Selon la légende, la ville, divisée en deux parties par la Loire enjambée par une multitude de ponts, aurait été construite par César. Quelqu'un voulut la baptiser "Les Ponts de César". Mais César l'en empêcha et lui fit trancher la tête au moment où il traçait le "C".
Les noms les plus anciens qui nous sont parvenus sont :
- Castro-Seio (889)
- Pon Sigei (1009)
- In Saiaco (1036)
- Saiacus (1090)
- Seium (1104)
- Pons Sagei (1115)
- Pons Sagii (1148)
- Pons Saeii (1291)
- Le Pont de Sae (1293)
- Les Ponts de Sée (1529).
Dans toutes ces appellations, on retrouve la racine celtique "Sea" qui signifie "eau".
En 869, le roi Charles le Chauve construit un pont fortifié aux Ponts-de-Cé, afin de bloquer la remontée de la Loire aux pillards Vikings[2]. Il existe deux exemples de ponts similaires, à Pont-de-l'Arche sur l’Eure, et à Trilbardou sur la Marne.
[modifier] Préhistoire et antiquité
[modifier] Moyen âge
Au XVe siècle, le roi Louis XI de France (1423-1461-1483) demeurait fréquemment aux Ponts-de-Cé[3], quioque ce lieu fût situé en Anjou. En effet, à cette époque-là, le duc François II de Bretagne préférait allier les ennemies du royaume de France, notamment le duc de Bourgogne Charles le Téméraire, afin de conserver son indépendance. Pour le roi, le château des Ponts-de-Cé était idéal à contrôler ceux qui y passaient vers et dès la Bretagne. Ainsi, il y arriva le 29 août 1472 pour cet objectif, après avoir occupé Ancenis le 7 juillet ainsi que Pouancé le 21 juillet, villes frontières, de sorte que François II renonce son intention d'attaquer le royaume[4].
[modifier] Ancien régime
Le 7 août 1620 eut lieu la bataille des Ponts-de-Cé, connue également sous le nom des "Drôleries des Ponts-de-Cé", entre les partisans du roi Louis XIII et ceux de sa mère, Marie de Médicis, que son fils avait écarté de la Régence trois ans plus tôt, et qui tentait de revenir au pouvoir. Par la défection de ses principaux nobles, les troupes de Marie de Médicis furent bientôt sans commandement avant le combat. L'armée royale n'eut plus qu'à disperser ses fantassins dans une "drôlerie" générale.
[modifier] Révolution
[modifier] Époque contemporaine
[modifier] Administration
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 2001 | Guy Poirier | DVD | ? | |
| 2001 | 2008 | Pierre-André Ferrand | UMP | ? |
| 2008 | Joël Bigot | PS | ? | |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
| Groupe | Président | Effectif | Statut | ||
|---|---|---|---|---|---|
| PS | Joël Bigot | 25 | majorité | ||
| UMP | Pierre-André Ferrand | 7 | opposition |
[modifier] Démographie
[modifier] Enseignement
Primaire
- École maternelle et élémentaire publique (Raoul Corbin)
- École maternelle et élémentaire publique (André Malraux)
- École maternelle et élémentaire publique (Jacques Prévert)
- École maternelle et élémentaire publique (Raymond Renard)
- École maternelle et élémentaire privée (Saint-Aubin)
- École maternelle et élémentaire privée (Saint-Maurille)
Secondaire
- Collège public (François Villon)
- Collège privé (Saint-Laud)
- Lycée public (Jean Bodin)
- Lycée agricole et horticole (de Pouillé)
Universitaire
- Institut (Albert Le Grand)
- Ircom Institut des relations publiques et de la communication (IRCOM)
- Institut de Formation en Education Physique et Sportive d'Angers (IFEPSA)
Médico-professionnel
- Institut Médico Professionnel (IMPRO)
[modifier] Économie
La ville accueille l'une des principales zones industrielles d'Angers Loire Métropole regroupant des petites et moyennes entreprises ainsi que quelques hôtels (Première Classe, Kyriad…).
En novembre 2009, l'enseigne Décathlon a ouvert son deuxième magasin de l'agglomération d'Angers. Installé sur la zone du Moulin Marcille et directement accessible depuis l'A87, le magasin, d'une surface de 6 000 m2, est trois fois plus grand que celui de Beaucouzé. Il est intégré au sein de l'Oxylane Village qui propose une multitude d'activités sportives couvertes ou en plein air (parcours VTT, running, football, beach volley…). Il s'agira du septième village Oxylane en France.
À côté de ce complexe dédié aux sports, le groupe Idec aménagera prochainement un ensemble commercial de 25 000 m² provisoirement baptisé L'Arena. Entièrement consacré aux loisirs et au bien-être, il accueillera une quarantaine d'enseignes et notamment : un cinéma Mégarama de six salles (composé d'une salle de 627 sièges, une autre de 170 sièges et quatre salles de 162 sièges), un centre de remise en forme et de balnéothérapie, ainsi qu'un magasin Cultura de 5 000 m2.
La commune compte deux surfaces alimentaires : Intermarché et Marché U
[modifier] Loisirs
La commune accueillera, d'ici 2013, le quatrième cinéma de l'agglomération angevine. Intégré au sein du futur centre commercial Arena, il comptera six salles. Trois exploitants - dont le groupe belge Kinepolis - avaient déposé leur candidature. C'est finalement le groupe Mégarama qui a remporté le marché en novembre 2011. Mégarama viendra concurrencer Gaumont qui, avec deux cinémas dont un multiplexe de 12 salles, domine le marché cinématographique angevin.
[modifier] Sport
La ville accueille deux associations sportives :
- l'ASPC : Association Sportive des Ponts de Cé
- l'AAEEC : l'amicale des anciens élèves de l'école communale
La ville accueillera, sur la zone communautaire du Moulin Marcille, le septième village Oxylane de France (le premier dans le quart nord-ouest). Porté par le groupe Oxylane-Décathlon, cet espace permettra de pratiquer tous types de sports et ce, gratuitement : football, running, handball, badminton, VTT, golf… Un million de visiteurs annuels sont attendus au Village Oxylane.
[modifier] Lieux et monuments
- Château du XIIIe/XVesiècle (Monument Historique) avec donjon à mâchicoulis datant du 13e siècle.
En 850, sous Charles II (le Chauve), la première forteresse des Ponts-de-Cé est construite sur un point stratégique déjà utilisé par les romains. Construit d'abord en bois, l'objectif de l'édifice est de limiter la progression des Normands.
En 1206, après la destruction de l'édifice en pierre, Guillaume des Roches, reconstruit le château.
En 1440, le roi René, le remanie est en fait sa résidence secondaire.
En 1620, le château est l’enjeu d’une bataille entre Marie de Médicis et son fils Louis XIII, dénommée par les angevins "la drôlerie des Ponts-de-Cé".
En 1861, il est classé monument historique.
En 1891, la mairie en fait l'acquisition.
Il ne reste aujourd’hui que le donjon, devenu musée de la coiffe.
- Manoir du Rivet 15esiècle, bâti par le roi René (le portail à tourelles et la chapelle sont inscrits aux Monuments Historiques).
- Église Saint-Aubin
[modifier] Equipements culturels
- La médiathèque Antoine de Saint-Exupéry [7]
[modifier] Salles de spectacles
- Salle Athlétis (modulable) (4000 places);
- Théâtre des Dames (200 places)
- Salle Emstal.
- médiathèque.
[modifier] Personnalités liées à la commune
[modifier] Voir aussi
[modifier] Notes et références
- http://www.insee.fr/fr/ppp/bases-de-donnees/recensement/populations-legales/commune.asp?annee=2009&depcom=49246
- Michel Dillange, Les Comtes de Poitou, Ducs d'Aquitaine (778-1204), Geste éditions, coll. « La Crèche », 1995, 304 p. (ISBN 978-2-910919-09-2), p 59
- Joseph Vaesent et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome XI "Itinéraire", Librairie Renouard, Paris 1909
- Jean Favier, Louis XI p.637 et 642, Fayard, Paris 2001
- Ehess : Population par commune avant 1962 (résultats publiés au journal officiel ou conservés aux archives départementales)
- Insee : Population depuis le recensement de 1962
- Site de la médiathèque