Naples

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Naples
Blason de Naples
Héraldique
Drapeau de Naples
Drapeau
Naples et le Vésuve
Naples et le Vésuve
Noms
Nom italien Napoli
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Flag of Campania.svg Campanie 
Province Provincia di Napoli-Stemma.svg Naples 
Maire Luigi de Magistris (IdV)
2011/2016
Code postal 80100
Code ISTAT 063049
Code cadastral F839
Préfixe tel. 081
Démographie
Gentilé napoletani ou partenopei, en français les Napolitains
Population 958 078 hab. (31-12-2012[1])
Densité 8 170 hab./km2
Population de l'agglomération 4 434 136 hab.
Géographie
Coordonnées 40° 50′ 00″ N 14° 15′ 00″ E / 40.83333, 14.25 ()40° 50′ 00″ Nord 14° 15′ 00″ Est / 40.83333, 14.25 ()  
Altitude Min. 17 m – Max. 17 m
Superficie 11 727 ha = 117,27 km2
Divers
Saint patron Saint Janvier
Fête patronale 19 septembre
Localisation

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Naples
Liens
Site web http://www.comune.napoli.it/

Naples (en italien Napoli /ˈnapoli/, en napolitain Napule) est une ville d'Italie, capitale de la province homonyme et de la région de Campanie. Avec 956 739 habitants en 2012, c'est la troisième commune italienne pour sa population, après Rome et Milan. Son aire urbaine, qui compte 4 434 136 habitants, en fait la deuxième du pays après celle de Milan[2], et l'une des plus grandes cités méditerranéennes.

Fondée durant l'Antiquité, capitale du Royaume de Naples et du Royaume des Deux-Siciles, la ville et, en général, tout le Mezzogiorno subit un déclin socio-économique relatif depuis l'annexion au Royaume de l'Italie en 1860.

À Naples se trouve la Villa Rosebery, l'une des trois résidences officielles du président de la République italienne. La ville abrite aussi le siège d'un commandement interalliés et interarmées (Joint Force Command Naples - JFCNP) de l'OTAN né le 15 mars 2004 en remplacement du commandement des forces alliées du sud de l’Europe (AFSOUTH).

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue aérienne de Naples.

Site[modifier | modifier le code]

Naples se trouve au sud-ouest de l'Italie, à 230 km au sud-est de Rome à mi-chemin entre deux régions volcaniques du Vésuve et des Champs Phlégréens, à une altitude de 17 m sur la côte du Golfe de Naples. Située au bord de la mer, Naples a depuis longtemps été un carrefour méditerranéen incontournable et est le point de départ de nombreux ferries pour les îles environnantes mais aussi pour la Sardaigne, la Sicile, les îles Éoliennes, les îles Pontines, la Corse et la Tunisie.

Climat[modifier | modifier le code]

Naples bénéficie d'un climat méditerranéen avec des étés chauds et secs. Le reste de l'année est marqué par des épisodes pluvieux généralement courts mais violents, comme le (plus de 80 mm) et le (70 mm en 40 minutes).

Relevé météorologique de Naples
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3 4 6 8 12 16 18 18 15 11 7 5 10,2
Température moyenne (°C) 7,5 8,5 10,5 13 17 21 23,5 23,5 20,5 16,5 12 9 15,2
Température maximale moyenne (°C) 12 13 15 18 22 26 29 29 26 22 17 13 20,1
Précipitations (mm) 104,1 99,1 86,4 76,2 50,8 33 25,4 40,6 81,3 129,5 162,6 121,9 1 010,9
Source : http://www.weather.com/weather/wxclimatology/monthly/graph/ITXX0052
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
12
3
104.1
 
 
 
13
4
99.1
 
 
 
15
6
86.4
 
 
 
18
8
76.2
 
 
 
22
12
50.8
 
 
 
26
16
33.0
 
 
 
29
18
25.4
 
 
 
29
18
40.6
 
 
 
26
15
81.3
 
 
 
22
11
129.5
 
 
 
17
7
162.6
 
 
 
13
5
121.9
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La ville vue du Château Sant'Elmo

L'arrière pays se compose d'une multitude de villes et faubourgs plus ou moins organisés autour des grands axes routiers et ferroviaires, qui sont parmi les plus denses du pays. Sur la plaine de Caserte se concentrent les principales industries et activités économiques de la région. De nombreuses cités y ont vu le jour, où se concentre une certaine misère sociale.

À l'ouest de la ville se développent les beaux quartiers de Posillipo bordant la mer avec le fameux quai Francesco Caracciolo, le Borgo Santa Lucia et le Castel dell'Ovo (Château de l'Œuf) offrant une vue panoramique sur toute la baie. À l'est de la ville s'est développé le nouveau quartier des affaires de Naples, le Centro Direzionale, situé entre la gare centrale et le périphérique nord.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Naples.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Naples fut d'abord fondée au cours du septième siècle avant notre ère sous le nom de Parthenope par la colonie grecque de Cumes. Ce premier établissement fut appelé Palaiopolis (la ville ancienne) lorsqu'une seconde ville fut fondée vers 500 avant notre ère par de nouveaux colons, cette nouvelle fondation fut appelée Néapolis (nouvelle ville)[3].

Alliée de Rome au IVe siècle av. J.-C., la ville conserve longtemps sa culture grecque et restera la ville la plus peuplée de la botte italique et sans aucun doute sa véritable capitale culturelle.

Elle remplaça Capoue comme capitale de la Campanie après la bataille de Zama, à la suite de la confiscation de citoyenneté et des territoires de cette dernière, par son alliance avec Hannibal avant la bataille de Cannes.

Période byzantine[modifier | modifier le code]

Castel dell'Ovo

C'est au Castel dell'Ovo que le dernier empereur romain Romulus Augustule fut emprisonné après sa chute. À la fin de l'empire, la ville résista à l'invasion lombarde et resta rattachée à l'empire byzantin. À la fin du VIe siècle, Naples devient la capitale d'un duché byzantin. En 751, avec la chute de l'exarchat de Ravenne dont il relevait, le duché devint indépendant.

Période normande[modifier | modifier le code]

En 1030, pour faire face à la menace byzantine, le duc Serge IV de Naples accueille des Normands dirigés par Rainulf Drengot, dans la cité vassale d'Aversa. Les Normands ne cesseront plus d'accroître leurs possessions en Italie du sud et en 1139, Roger II de Sicile, fondateur du royaume de Sicile, incorpore la ville au royaume.

Période angevine[modifier | modifier le code]

Le Castel Nuovo a été construit de 1279 à 1284 sur ordre du Charles Ier de Sicile. La décoration a été faite par Giotto di Bondone[4]

Charles II d'Anjou, ayant perdu le pouvoir en Sicile au profit de la maison espagnole d'Aragon, fait de Naples la capitale d'un royaume de Sicile, parfois appelé aussi « royaume de Naples ».

Période aragonaise[modifier | modifier le code]

Alphonse V d'Aragon prit possession de Naples en 1443. La conquête fut très importante du point de vue économique et militaire. Avec les Aragonais, Naples eu un très grand développement culturel et commercial. Naples passa en héritage à Charles V et continua sous la domination espagnole jusqu'en 1707, à l'exception du bref épisode de la République napolitaine (1647).

Naples capitale[modifier | modifier le code]

Palais royal de Naples

1759 marque la division définitive du royaume de Naples d'avec la couronne espagnole. La ville de Naples devient capitale du royaume baptisé par la suite royaume des Deux-Siciles. C'est Charles III de Bourbon, roi d'Espagne, qui donne le trône du nouveau royaume ainsi constitué à son fils Ferdinand. Il est un grand bâtisseur, donnant à la ville et à ses environs de nombreux palais et monuments. Il initie en outre les premières fouilles d'une ville romaine disparue, Herculanum. La découverte des vestiges antiques a une grande influence dans le monde des arts, avec le goût du néoclassicisme, dont le palais royal de Caserte est l'un des premiers exemples. Ferdinand IV de Bourbon, époux de Marie-Caroline d'Autriche, sœur de Marie-Antoinette, continue sur la lignée de son père.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Du 27 au 30 septembre 1943, lors des Quatre journées de Naples, la population locale se soulève et s'attaque aux forces nazies qui occupent la ville. L'armée allemande est mise en déroute avant l'arrivée des Alliés. Ces actions valent à la ville la Médaille d’or de la valeur militaire.

Culture et monuments[modifier | modifier le code]

La salle du San Carlo
Galleria Umberto I°

« Critères d'inscription Unesco (1995). Naples est l'une des plus anciennes villes d'Europe dont le tissu urbain contemporain conserve les éléments de sa longue histoire riche d'événements. Le tracé de ses rues, la richesse de ses bâtiments historiques datant de nombreuses périodes ainsi que sa situation sur la baie de Naples lui donnent une valeur universelle exceptionnelle sans égale qui a exercé une profonde influence sur une grande partie de l'Europe et au-delà[5]. »

Naples est l'une des villes du monde avec la plus grande concentration des ressources culturelles et monuments qui représentent 2800 ans d'histoire. Dans le centre historique, inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco, il y a plus de 448 églises historiques[6], mais aussi châteaux, fontaines, palais royal, architecture antique, etc. parmi lesquels :

Un monument incontournable, l'église du Gesù Nuovo, sur la place du même nom. Aménagé dans l'ancien palais Sanseverino au XVIe siècle, l'édifice étonne par sa sombre façade à bossage, en pointes de diamant. Selon les Napolitains, les sillons gravés dans le basalte représenteraient des notes de musique. Plus avant dans le dédale des venelles, via Francesco de Sanctis se cache un autre petit miracle : le « Christ voilé » du sculpteur Giuseppe Sanmartino (1753). Ce messie de marbre est étendu au centre de la chapelle Sansevero, les côtes saillantes, un voile semblant ondoyer sous ses yeux. Il faut aussi prendre le funiculaire de Montesanto qui grimpe vers le nord. Dominant la colline du Vomero, la Chartreuse de San Martino reste souvent déserte. Pourtant, elle recèle des perles baroques : les motifs floraux en marbres rouge, jaune et noir de la nef de l'église, les incrustations de lapis-lazulis dans la balustrade du maître-autel, ou encore les crânes du grand cloître ciselés au XVIIe siècle par l'architecte Cosimo Fanzago. Tout aussi impressionnante est la vue depuis le belvédère. D'est en ouest, du Vésuve à Posillipo, le regard embrasse toute la baie napolitaine. Pour ne pas la quitter des yeux, on descend la Pendamentina di San Martino, ce grand escalier en pierre qui serpente entre des maisons avec jardins[7].

L'écrivain Curzio Malaparte rend dans son roman La peau un hommage à Naples en la décrivant, en 1943, comme "la seule cité antique qui n'ait pas fini comme Rome, comme Babylone, comme Ninive".

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Le grand cloître de la Chartreuse San Martino
Article connexe : Liste des églises de Naples.

Musées[modifier | modifier le code]

Galeries, pinacothèques et appartements historiques[modifier | modifier le code]

  • Collections de l'Institut universitaire "L’orientale"
  • Galerie de l'Académie des Beaux-Arts
  • Musée d'art contemporain Donnaregina (MADRE)
  • Musée d'art religieux contemporain (ARCA)
  • Musée des Arts sanitaires
Musée Capodimonte
  • Musée Capodimonte
  • Musée de la Chapelle Sansevero
  • Musée national de la céramique "Duca di Martina"
  • Musée "Diego Aragona Pignatelli Cortés"
  • Musée diocésain
  • Musée "Giuseppe Caravita principe di Sirignano"
  • Musée Naples XXe siècle 1910-1980
  • Musée de l'Opera Pia Purgatorio ad Arco
  • Musée du Palais royal
  • Musée du trésor de Saint Janvier
  • Musée de la Chartreuse de San Martino
  • Musée civique "Gaetano Filangieri"
  • Musée civique du Castel Nuovo
  • Palais des arts de Naples (PAN)
  • Palais Zevallos
  • Pinacothèque des Girolamini
  • Pinacothèque du Pio Monte della Misericordia

Musées archéologiques[modifier | modifier le code]

Salone della meridiana, Musée archéologique national

Musées scientifiques[modifier | modifier le code]

  • Cité des sciences
  • Musée d'anatomie humaine
  • Musée d'anatomie vétérinaire
  • Musée d'anthropologie
  • Musée didactique de la Mer
  • Musée d'ethnopréhistoire
  • Musée de l'observatoire astronomique de Capodimonte
  • Musée de la physique
  • Musée de minéralogie
  • Musée de paléobotanique et ethnobotanique du jardin botanique
  • Musée de paléontologie
  • Musée des sciences naturelles
  • Musée de zoologie

Musées musicaux[modifier | modifier le code]

Musées ferroviaires[modifier | modifier le code]

Autres musées[modifier | modifier le code]

  • Musée de l'acteur napolitain
  • Musée d'art de la Fondation Pagliara
  • Musée du corail
  • Musée de la glace
  • Musée naval
  • Musée du plastique PLART
  • Musée du textile et de l'habillement "Elena Aldobrandini"
  • "Gares de l'art" du Métro de Naples

Bibliothèques et Instituts de culture[modifier | modifier le code]

Naples photographiée par Giacomo Brogi (1822-1881)
  • Academia Pontaniana
  • Archives d'État de Naples
  • Bibliothèque nationale Victor-Emmanuel III
  • Bibliothèque universitaire de Naples
  • Bibliothèque de l'oratoire des Hiéronymites
  • Fondation bibliothèque "Benedetto Croce"
  • Institut italien d'études historiques
  • Institut italien d’études philosophiques
  • Société napolitaine d'histoire de la patrie

Instituts scientifiques[modifier | modifier le code]

Éducation[modifier | modifier le code]

La principale université de Naples est l'Université de Naples - Frédéric-II (en italien, Università degli studi di Napoli « Federico II ») qui est la plus ancienne université laïque et d'État au monde et une du plus anciennes en absolu, ayant été fondée en 1224 par l'empereur Frédéric II Stupor mundi.

Université Frédéric II

Plus récemment, d'autres universités ont été fondées à Naples: la « Seconde Université de Naples » (SUN), la « Parthénope », « L'Orientale » et la « Università degli studi Suor Orsola Benincasa ».

Administration[modifier | modifier le code]

Municipalità et quartiers de Naples[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est divisé en 10 municipalità, elles-mêmes subdivisées en quartiers (31 au total) :

Les dix municipalità de Naples
  • Municipalità 1 - San Ferdinando - Chiaia - Posillipo
  • Municipalità 2 - San Giuseppe - Montecalvario - Avvocata - Mercato - Pendino - Porto
  • Municipalità 3 - Stella - San Carlo all'Arena
  • Municipalità 4 - Vicaria - San Lorenzo - Poggioreale - Zona Industriale
  • Municipalità 5 - Vomero - Arenella
  • Municipalità 6 - Ponticelli - Barra - San Giovanni a Teduccio
  • Municipalità 7 - Miano - Secondigliano - San Pietro a Patierno
  • Municipalità 8 - Chiaiano - Piscinola - Marianella - Scampia
  • Municipalità 9 - Soccavo - Pianura
  • Municipalità 10 - Bagnoli - Fuorigrotta

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Habitants recensés (en milliers)

Naples perd des habitants depuis plusieurs décennies, au profit des banlieues et d'autres régions italiennes. Malgré cela, la ville a actuellement le plus fort taux de natalité d'Italie avec 10,46 naissances pour 1 000 habitants (la moyenne italienne étant de 9,45 naissances pour 1 000 habitants[8]).

Contrairement à beaucoup de villes européennes, Naples possède une part très faible d'immigrés (1.5% de la population), du fait de sa situation économique difficile. En 2006, il y avait officiellement 19 188 étrangers vivant dans la ville de Naples, mais ce chiffre est sous-estimé, Naples étant l'une des plaques tournantes de l'immigration illégale en Europe. La majorité de ceux-ci sont originaires d'Europe de l'Est, plus particulièrement d'Ukraine et de Pologne. Les non-Européens sont très peu présents dans la ville, surtout originaires du Sri Lanka et de Chine. Les statistiques montrent que la majorité des immigrés sont des femmes.

Transports[modifier | modifier le code]

Routier[modifier | modifier le code]

Naples est un des nœuds routiers et ferroviaires importants du pays. Les autoroutes A1 Milan-Rome-Naples, A3 Naples-Reggio de Calabre et A16 Naples-Foggia relient la ville au reste du pays et de l'Europe. La ville est ceinturée par plusieurs rocades, mais qui ne permettent pas de décongestionner le trafic du centre. La circulation en ville en dehors des grandes artères est difficile et mal organisée.

Ferroviaire[modifier | modifier le code]

Le réseau ferroviaire se déploie principalement au nord et à l'est de la ville. Une ligne du TGV italien (TAV) a été inaugurée en 2007 reliant la gare de Naples-Centrale à Rome puis Florence-Milan, mettant cette dernière à 3h30 de voyage seulement. Une autre ligne est actuellement[Quand ?] en construction et reliera Naples à la ville de Bari en passant par le Salento.

Urbain[modifier | modifier le code]

Station de la ligne 1 Metronapoli

Le métro de Naples comprend pour l'heure[Quand ?] deux lignes, mais est appelé à se développer de manière importante au cours des prochaines années.

Aérien[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Aéroport de Naples-Capodichino.

L'aéroport (Aeroporto internazionale di Napoli) se situe à 9 km du centre. Il engendre un trafic de 5 millions de passagers par an et est en cours[Quand ?] de transformation pour augmenter sa capacité.

Maritime[modifier | modifier le code]

Le port de Naples est le point départ de nombreux ferrys à destination des îles environnantes et pour les îles principales du pays, ainsi que de bateaux de croisières. Le trafic de marchandises est relativement faible en comparaison des autres ports du pays, mais reste actif et stratégique pour le sud du pays.

Problèmes de la ville[modifier | modifier le code]

Naples connait de gros problèmes sociaux. Le taux de chômage avoisine les 25 % de la population active et la pauvreté règne sur près de 32 % de la population. Ces statistiques doivent cependant être relativisés à cause notamment du travail au noir qui caractérise une bonne partie de l'économie de la ville.

Criminalité[modifier | modifier le code]

Très présente dans les quartiers populaires, la mafia locale (Camorra) y exerce une activité très développée. Le livre et le film "Gomorra", sortis en 2008, décrivent la réalité mafieuse dans le quartier défavorisé de Scampia. Les règlements de compte de la Camorra font généralement plusieurs dizaines de morts chaque année[9].

Environnement[modifier | modifier le code]

Un autre problème, cette fois-ci environnemental, est celui de la crise des déchets. Récurrente depuis 1994, elle s'explique par une mauvaise gestion par les autorités locales, de même que par l'infiltration de la Camorra dans le marché des ordures[10]. La ville fut ainsi régulièrement envahie par les ordures, faisant courir à la population des risques sanitaires conséquents. Même si la crise s'est améliorée ces dernières années, la situation reste cependant précaire. C'est une crise complexe, où se mêlent incurie des pouvoirs publics, intérêts mafieux, manque d'infrastucture (Naples n'a pas d'incinérateur).

Risques naturels[modifier | modifier le code]

À mi-chemin entre 2 volcans (Vésuve à l'est et Champs Phlégréens à l'ouest), Naples est soumise au risque volcanique. Les 4 millions d'habitants de l'agglomération seraient en danger en cas d'éruption explosive du Vésuve accompagnée de nuées ardentes et de coulées de lave pyroplastique (du même type qu'à Pompéi). En 1984, 40 000 personnes ont dû être évacuées à la suite d'une alerte sur les Champs Phlégréens. Afin d'anticiper les risques d'une éruption volcanique, des plans d'évacuation de la ville sont à l'étude, tandis que le volcan et sa poche magmatique sont soumis à une surveillance scientifique permanente et minutieuse. En cas d'alerte d'éruption imminente, l'immense population de l'agglomération napolitaine aurait au minimum besoin de 4 à 5 jours pour évacuer Naples et ses environs à plus de 30 km du Vésuve.

Naples est aussi soumise au risque sismique, comme en témoignent les destructions causées par les séismes de 1930 et 1980 dont les épicentres se situaient dans l'Irpinia.

Sport[modifier | modifier le code]

Stade "San Paolo"

Principales installations sportives[modifier | modifier le code]

  • Stade "San Paolo", 60 240 places
  • Stade "Arturo Collana", 12 000 places
  • Palais des Sports "PalaBarbuto", 5 000 places
  • Hippodrome d'Agnano
  • Piscine Olympique "Scandone"

Principaux clubs de sport[modifier | modifier le code]

La ville organise chaque année en mars un important tournoi de tennis sur terre-battue du circuit ATP Challenger Tour.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

Personnalités nées à Naples[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Naissance à Naples.

XVe siècle :

XVIe siècle :

XVIIe siècle :

XVIIIe siècle :

XIXe siècle :

XXe siècle :

Personnalités liées à Naples[modifier | modifier le code]

Liste de personnalités liées à la ville de Naples, bien que n'y étant pas nées, soit qu'elles y aient vécu longtemps, soit qu'elles y soient mortes :

Vedi Napoli e poi muori[modifier | modifier le code]

Littéralement : « Vois Naples et puis meurs », plus souvent traduite par « Voir Naples et puis mourir ». Cette expression connue, les Napolitains l'utilisent pour souligner la beauté de leur ville qu'il faut avoir vue au moins une fois dans sa vie. Elle peut aussi faire allusion à l'accomplissement souhaité d'un désir si important qu'au-delà l'existence n'a plus de sens.

Films tournés à Naples[modifier | modifier le code]

Ces films, même des fictions, donnent souvent une idée précise de l'âme de la ville et restent un témoignage exceptionnel sur son histoire:

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (it) Popolazione residente e bilancio demografico sur le site de l'ISTAT.
  2. Source: libero.it
  3. Michel Mourre, Dictionnaire d'histoire, Larousse, Paris, 1996, p. 3809
  4. Le Guide du Routard. 2006. Italie du Sud. Hachette, p. 139.
  5. http://www.ovpm.org/fr/italie/naples
  6. http://www.red-travel.com/uk/ferrari-tour-italy/places/naples-english-guided-visit.htm
  7. GEO no 398 d'avril 2012 p. 83
  8. (it) Napolionline.org
  9. Gomorra, de Roberto Saviano
  10. Le Monde.fr, 16/06/2010

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages anciens[modifier | modifier le code]

  • (fr) Stanislao d'Aloe, Naples, ses monumens et ses curiosités, avec un catalogue détaillé du Musée royal bourbon, suivi d'une description d'Herculanum, Pompéi, Stabies, Pæstum, Pouzzoles, Cumes, Baïa, Capoue, etc., Imprimerie Piscopo, Naples, 1856, 602 p.

Ouvrages contemporains[modifier | modifier le code]

  • (fr) Colette Vallat, Brigitte Marin et Gennaro Biondi, Naples : démythifier la ville, L'Harmattan, Paris, 1998, 362 p. (ISBN 9782738454317)

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Naples, ville ouverte, film documentaire de Ben Hopkins, Royaume-Uni, 2009, 70'

Liens externes[modifier | modifier le code]