Chalonnes-sur-Loire

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Chalonnes-sur-Loire
Pont de Chalonnes.
Pont de Chalonnes.
Blason de Chalonnes-sur-Loire
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire
Arrondissement Angers
Canton Chalonnes-sur-Loire (chef-lieu)
Intercommunalité C.C. Loire Layon
Maire
Mandat
Stella Dupont
2014-2020
Code postal 49290
Code commune 49063
Démographie
Gentilé Chalonnais
Population
municipale
6 551 hab. (2011)
Densité 170 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 21′ 05″ N 0° 45′ 45″ O / 47.3513888889, -0.7625 ()47° 21′ 05″ Nord 0° 45′ 45″ Ouest / 47.3513888889, -0.7625 ()  
Altitude Min. 10 m – Max. 99 m
Superficie 38,56 km2
Localisation

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Liens
Site web chalonnes-sur-loire.fr

Chalonnes-sur-Loire est une commune française située dans le département de Maine-et-Loire, en région Pays de la Loire.

Cette petite ville se trouve au cœur de l'Anjou, au sud-ouest d'Angers. Son territoire situé en bord de Loire et dans le Val de Loire classé au Patrimoine mondial de l'Unesco, est essentiellement rural et la viticulture y est fortement implantée.

On y a trouvé de nombreux fossiles, ce qui en fait un des lieux le plus anciennement habité de l'Anjou.

Sa situation a contribué à son développement.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune du Nord des Mauges, Chalonnes-sur-Loire se situe à l'ouest du département de Maine-et-Loire sur la rive gauche de la Loire, à 20 km à l'Ouest d'Angers et à 61 km à l'Est de Nantes[1]. Son territoire s'étend aux pieds des coteaux, le long du fleuve, sous la confluence du Layon et du Louet.

La commune se trouve dans le Val de Loire, tel qu'inscrit en 2000 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. L'inscription concerne le périmètre situé entre les deux coteaux le bordant de Sully-sur-Loire (45) à Chalonnes-sur-Loire (49) sur une longueur de 280 km et plus de 853 km2 (85 394 hectares)[2].

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

L'altitude de la commune varie de 10 à 99 mètres[3], pour une altitude moyenne de 55 mètres, et s'étend sur une superficie de près de 39 km2 (3 856 hectares)[3].

Chalonnes se situe sur les unités paysagères de la Loire des promontoires (Nord de la commune), du plateau des Mauges (Sud de la commune) et du couloir du Layon (Est de la commune)[4].

Située au sud-est du Massif armoricain, son relief est constitué au Nord d'une partie basse, la vallée de la Loire, et au Sud et à l'Est d'une partie haute, au relief plus marqué. On trouve à l'est des coteaux, situés sur la faille du Layon qui est jalonnée de nombreux bassins sédimentaires carbonifères. Cette faille se prolonge jusqu’à la pointe Sud de la Bretagne, après avoir reçu plusieurs autres noms[5]. C'est la Corniche Angevine, zone géographique située entre Chalonnes et Rochefort. Coincée entre la vallée du Layon et celle de la Loire, son relief date du paléozoïque (ère primaire). Cette barre rocheuse est constituée de grès ferrugineux, de schistes houillers, de houille et de cinérites[5].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Trois cours d'eau traversent la commune : la Loire, le Layon et le Louet[6], ce dernier étant un bras de la Loire allant de Juigné-sur-Loire à Chalonnes-sur-Loire.
Le Layon, dont la majeure partie du cours se situe dans le Maine-et-Loire, emprunte la faille du Layon et borde la corniche angevine sur plusieurs kilomètres avant de rejoindre la Loire à Chalonnes.
Y passent également les ruisseaux de Saint-Denis, de la Barre, d'Armange, de Chante et du Jeu[6].

On trouve également sur la commune des îles fluviales situées dans le cours de la Loire, l’Île de Chalonnes et l'Île Touchais, ainsi que plusieurs ponts : le Pont de Chalonnes-sur-Loire, le Pont de Cordez, le Pont René Trottier, le Pont sur le Grand Bras. L’île de Chalonnes est la plus grande île habitée de la Loire. Elle subit régulièrement des inondations au moment des crues.

Article détaillé : Île de Chalonnes.

Chalonnes dispose d'un accès sur la Loire, le port Garou ; quai s'étendant sur 600 mètres et datant de 1857. Autrefois les bateliers naviguaient sur la Loire pour transporter des marchandises comme le charbon, la chaux ou le vin. Les bateaux descendaient la Loire jusqu'à Nantes.

La levée en face de Chalonnes date de 1785. Les levées sont une chose proprement angevine. Nées au XIIe siècle, elles furent bâties pour gagner sur les terres riches en alluvions[7].

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Protections sur la commune[modifier | modifier le code]

Outre des protections sur des bâtiments (monuments historiques et inventaires), la commune de Chalonnes figure à l'inscription[8] de

  • Protection réglementaire, arrêtés de protection de biotope pour l'Ilot dit du Buisson Marion ;
  • Natura 2000 pour la Vallée de la Loire entre Nantes et les Ponts-de-Cé, et les zones adjacentes ;
  • Zone importante pour la conservation des oiseaux (ZICO) pour la Vallée de la Loire entre Nantes et Montsereau ;
  • Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) pour le lit mineur, les berges et les iles de la Loire entre Les Ponts-de-Cé et Mauves-sur-Loire) pour la basse vallée du Layon et la vallée du Louet, ainsi que pour la vallée du Jeu, la vallée du ruisseau des Moulins et de Saint-Denis, la vallée de l'Armange ;
  • Zone humide d'importance nationale pour la Loire, entre Maine et Nantes ;
  • Patrimoine mondial de l'UNESCO pour le val de Loire entre Sully-sur-Loire et Chalonnes-sur-Loire[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Son climat est tempéré, de type océanique. Le climat angevin est particulièrement doux, de par sa situation entre les influences océaniques et continentales. Généralement les hivers sont pluvieux, les gelées rares et les étés ensoleillés[9].

Compte tenu de sa proximité avec la Loire, les brouillards y sont nombreux.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Trois voies routières principales traversent la commune : la D751 d'Est (Rochefort) en Ouest (Montjean), la D106 du Nord (Saint-Georges) au Sud-Est (Chaudefonds), et la D762 au Sud-Ouest (Saint-Laurent)[6].
L'autoroute A11 Angers-Nantes (sortie 19) se trouve à une quinzaine de kilomètres.

Transports en commun : La commune est desservie par une ligne d’autobus du réseau interurbain de Maine-et-Loire AnjouBus, la ligne 23. Celle-ci va d'Angers à Saint-Florent-le-Vieil, en passant par Rochefort, Saint-Aubin, Chaudefonds, Chalonnes, La Pommeraye, Montjean[10].
En septembre 2012, une nouvelle ligne (43) d'AnjouBus est créée pour desservir la gare ferroviaire de Chalonnes ; passant par la commune, mais aussi par celles de La Pommeraye, Bourgneuf-en-Mauges et Saint- Laurent-de-la-Plaine[11].

Pour accéder au réseau ferroviaire, la ligne Angers-Cholet est accessible à la gare de Chalonnes et la ligne Angers-Nantes à celle de La Possonnière. La ligne de chemin de fer Possonnière-Cholet dessert les villes de La Possonnière, Chalonnes-sur-Loire, Chemillé et Cholet[12].

Article détaillé : Gare de Chalonnes-sur-Loire.

Autrefois, la Loire servait également de voie de communication. Ce n'est plus le cas aujourd'hui ; celle-ci ne servant essentiellement qu'au tourisme fluvial.

Aux alentours[modifier | modifier le code]

Hameaux et lieux-dits : La Basse Île, les Aireaux, le Pâtis, les Aireaux de Grésigné, la Guinière, la Triballerie, la Barre, Villetrouvée, la Grande Chauvière, la Bourgonnière, les Petits Fresnaies, la Gare, la Tête de l'Île, etc[6].

Communes aux alentours : Saint-Laurent-de-la-Plaine (5 km), Chaudefonds-sur-Layon (5 km), Saint-Georges-sur-Loire (6 km), La Possonnière (7 km), Bourgneuf-en-Mauges (7 km), La Pommeraye (7 km), Saint-Aubin-de-Luigné (8 km), Saint-Germain-des-Prés (8 km), Rochefort-sur-Loire (8 km), Montjean-sur-Loire (8 km)[1].

Rose des vents Montjean-sur-Loire Saint-Georges-sur-Loire La Possonnière Rose des vents
Saint-Germain-des-Prés
La Pommeraye
N Rochefort-sur-Loire
O    Chalonnes    E
S
Saint-Laurent-de-la-Plaine
Bourgneuf-en-Mauges
La Jumellière Chaudefonds-sur-Layon

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Les quartiers anciens se sont développés le long de la rive gauche de la Loire, autour des deux églises des XIIe siècle et XIIIe siècles. Ils sont répartis le long des quais Gambetta et Victor Hugo, et le long des rues centrales, rue Thiers, rue Félix Fauré, rue Carnot et rue du Vieux Pont. Ils se composent de bâtiments à un ou deux étages.

Le quartier Saint-Maurille, situé entre le quai Victor Hugo et les rues Carnot et Vieux Pont, est un site protégé[13].

À l'ouest on trouve des quartiers résidentiels. En 2010, la commune a réalisée un nouveau lotissement, Le Grand Coteau III[14].

Le précédent plan local d'urbanisme (PLU) datant de décembre 2003[14], en 2009 est initiée sa révision, avec une phase de concertation en juillet 2011[15], et une enquête publique en septembre. Cette troisième modification du plan local d'urbanisme est finalement validée en 2012[16].

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 3 025 (pour 2 936 en 2008)[17],[18]. Parmi ces logements, 88 % étaient des résidences principales, 3 % des résidences secondaires et 9 % des logements vacants. Ces logements étaient pour une part de 74 % des maisons et de 24 % des appartements. Toujours sur l'ensemble des logements de la commune, 2 % étaient des studios, 11 % des logements de deux pièces, 18 % de trois pièces, 24 % de quatre pièces, et 44 % des logements de cinq pièces ou plus[17].

Le nombre de ménages propriétaires de leur logements était de 62 %, proportion supérieure à la moyenne départementale (de 60 %)[19], et le nombre de ménages locataires était de 36 %. On peut également noter que 2 % des logements étaient occupés gratuitement[17].

L'ancienneté d'emménagement dans la résidence principale, rapporté au nombre de ménages, était de 13 % depuis moins de deux ans, 23 % entre deux et quatre ans, 16 % entre cinq et neuf ans, et 48 % de dix ans et plus[17].

En 2008, les résidences principales construites avant 2006, dataient pour 36 % d'avant 1949, 19 % entre 1949 et 1974, 25 % entre 1975 et 1989, et 20 % entre 1990 et 2005[18].

Évolution du nombre de logements par catégorie[17]
1968 1975 1982 1990 1999 2009
Ensemble 1 531 1 778 2 068 2 219 2 461 3 025
Résidences principales 1 286 1 441 1 715 1 891 2 193 2 661
Résidences secondaires et logements occasionnels 182 218 228 210 153 100
Logements vacants 63 119 125 118 115 264

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Vicus Calonna au VIe siècle, Cellula Calonnensis en 837, Cella Calonna en 844, Calonna super Ligerim ou Vicus Calonnœ en 1031, Calomnensis cella en 1036, Calumna en 1037, Chalumna en 1050, Calomna ou Calunna en 1052, Castrum Calunnense en 1055, Colonia en 1082, Calumpna'' en 1100, Calumnia en 1136, Calone en 1142[20], Chalonnes en 1793 et 1801 avant de devenir Chalonnes-sur-Loire[21].

L'hydronyme et toponyme CALONNA est répandu en France. Il se compose de deux éléments : Cal-, suivi de l'élément hydronymique -onna. Cal- remonte à un pré-indo-européen *kal « pierre », d'où le dérivé *cala « abri sous roche » (d'où chalet), suivi du gaulois onna « eau » , d'où le sens global « maison [près] de l'eau »[22] ou « abri sous roche près de l'eau »[23]. Étant donné les noms de rivière de type Calonne (forme normanno-picarde), ce type toponymique a pu désigner à l'origine un cours d'eau ou une fontaine, d'où le sens d'« eau coulant sur des pierres »[24].

Dans le département, il existe une autre commune au nom de Chalonnes, Chalonnes-sous-le-Lude, située dans le Baugeois près de Noyant.

Nom des habitants : Les Chalonnais[23].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Des traces préhistoriques présentes sur la commune en font un des sites les plus anciennement habités de l'Anjou[23]. On a trouvé de nombreux fossiles sur les sites de Roc-en-Paille et de Pierre-Cou. Sur le premier y furent notamment découverts des ossements d'animaux. On a ainsi pu savoir que vers -30 000 s'y trouvaient des mammouths et des rennes, pour laisser la place à la fin période glaciaire (vers -10 000) à des sangliers et des cerfs[25].

Sur le plateau nommé Pierre-Cou on a retrouvé des briques à rebords, de vieux murs et une pièce d'or de Trajan ; traces d'une occupation romaine à l'époque gallo-romaine[26].

Depuis la plus haute antiquité la situation de Chalonnes-sur-Loire, au confluent du Layon et de la Loire, en a fait un des lieux les plus anciennement habités de l'Anjou ; le seul où l'on trouve des traces de vie humaine préhistorique. Sa situation favorable avait incité les druides à y fonder un monastère[27].

La région de Chalonnes est l'une des premières de l'Anjou à avoir été évangélisée (IVe siècle), notamment par saint Maurille, évêque d'Angers[26].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La Loire a toujours eu une influence sur la ville de Chalonnes, servant de frontière naturelle entre les Mauges (au Sud) et le Segréen (au Nord). La première citation d'un pont date de 1138–1148[28].

Situé non loin de la commune de Champtocé-sur-Loire, en 1422, Gilles de Rais épouse Catherine de-Thouars à Chalonnes, en l'église Saint-Maurille[29].

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Carte de l'Anjou au XVIIIe siècle
Carte de l'Anjou au XVIIIe siècle

Durant les guerres de religion, Chalonnes s'oppose au pouvoir royal. Henri IV devenu souverain, une grande partie de la province d'Anjou, hormis Angers et Saumur, refuse de reconnaître ce roi huguenot. Les ligueurs de Chalonnes refusent de se rallier au roi. En 1593, s'étant fait catholique, la paix revient en Anjou[30].

Sous l'Ancien Régime la commune se divise en deux paroisses, l'église St-Maurille et l'église Notre-Dame[31].
Occupé par les moine de Marmoutiers, le prieuré de St-Maurille est saccagé par les moines de St-Serge. Il est ensuite rattaché à celui de St-Quentin en Mauges et l'église n'est alors plus qu'une paroisse secondaire[32].
Le prieuré de St-Serge avait pour domaine un petit fief dans les paroisses de Ste-Christine en Mauges et de Chalonnes, une partie de l'île de l'Ancrie, des prés, des vignes, un moulin sur la rivière du Jeu et des terres sur Juigné[32].

L'église et les bâtiments du prieuré sont détruits durant les guerres de religion, puis reconstruits en 1573 en réunissant le prieuré à la cure[32]. Durant cette même période troublée, la ville est pillée par les Protestants puis par les Ligueurs[33].

L’évêque d'Angers restera jusqu'à la Révolution, seigneur baron de Chalonnes[32], qui était l'un de ses principaux domaines avec Villevêque et Morannes. Les biens des prieurés seront dispersés et vendus à la Révolution.

À la veille de la Révolution française, Chalonnes dépend de la sénéchaussée d'Angers.

Révolution[modifier | modifier le code]

Après la Révolution, et comme dans le reste du pays des Mauges, la région est marquée par la guerre de Vendée.

En mars 1793, les insurgés décident de marcher sur la ville de Chalonnes. Bien que défendue par 4 000 Républicains, face à la menace des insurgés les soldats préférèrent abandonner la place et se replier sur Angers[34]. Les paysans, qui avaient chassé les patriotes de leurs pays, se dispersèrent ensuite et rentrèrent chez eux pour célébrer les fêtes de Pâques.

La révolte prit ainsi fin, mais les armées révolutionnaires envoyées pour réprimer la révolte (colonnes infernales) devaient par la suite relancer la guerre. Ce fut le cas en mars 1795, où la division Chemillé de l'armée de Stofflet attaque le camp de Chalonnes.

Article détaillé : Bataille de Chalonnes.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

À la réorganisation administrative qui suit la Révolution, en 1790 Chalonnes est chef-lieu de canton (de Chalonnes) dépendant du district d'Angers, puis en 1800 de l'arrondissement d'Angers[21].

Au XVIIIe siècle l'industrie des fours à chaux se développe en même temps que celle des mines de charbon[35]. Plusieurs mines de houille ouvrent sur les communes de Chalonnes, Chaudefonds et Saint-Aubin[36]. Le Layon est alors canalisé puis utilisé pour le transport de vins, minerais et autres produits de la région[37].

La Société des Fours à Chaux et Carrières de l'Ouest exploitait encore des fours à chaux à Chalonnes en 1965[38].

Il faut attendre le milieu du XIXe siècle pour voir se développer les ponts sur la Loire ; période où fut construit celui de Chalonnes, mais aussi ceux d'Ingrandes, Montjean, Les Rosiers, Saint-Florent et Saint-Mathurin.
Les ponts suspendus de Chalonnes, situés au confluent de la Loire et du Layon, ont été construits en 1840 et mis en service l'année suivante[39].

À la fin du XIXe siècle est construit un réseau secondaire de chemin de fer, le Petit Anjou. La Ligne Cholet-Nantes passait par Chalonnes[40].

Après la déclaration de guerre du 3 août 1914 (Première Guerre mondiale), le pays n'est pas préparé à accueillir un grand nombre de blessés. Les villes sont mises à contribution pour créer des "hopitaux temporaires et complémentaires". Le 9 septembre, à l'initiative de M. Frémy, maire et conseiller général, l'hospice Gayot accueille des blessés du conflit. Cette ambulance de vingt lits, dénommée "Hôpital Bénévole 123bis", fonctionnera jusqu'au 31 décembre 1918. 372 blessés ont été inscrits au registre des entrées[41]. Pendant la Première Guerre mondiale, 98 habitants perdent la vie[42].

Au cours de la Deuxième Guerre mondiale, l'armée allemande arrive en Anjou le 19 juin 1940. Le passage de la Loire est vaillamment défendu notamment à Chalonnes comme aux Ponts-de-Cé et à Saumur[7]. Les ponts sont détruits pour couper la route à l'ennemi.
Le pont suspendu de Chalonnes est détruit le 20 juin à 00h15. Remplacé dans un premier temps par un pont de bateaux, les allemands installent rapidement un pont en bois. Ce pont en bois est disloqué sous l'effet des glaces le 26 décembre 1940. On instaure alors un bac pour traverser le fleuve. Le pont que l'on connait aujourd'hui a été inauguré le 25 juillet 1948 (pont en ciment armé soutenu par un système de câbles)[43].

L'île de Chalonnes est le théâtre d'affrontements à la Libération. Le 26 août 1944, trois hommes des FFI tombent aux combats durant des accrochages avec les troupes allemandes, qui tiennent encore la rive gauche de la Loire[44]. Quelques jours auparavant, c'est à Rochefort que les troupes allemandes s'illustrèrent[45]. Lors de la Seconde Guerre mondiale, 24 habitants sont tués. Deux autres mourront lors de la guerre d'Indochine et deux pendant la guerre d'Algérie[42].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La commune a été érigée en municipalité en 1790 (Chalonnes puis Chalonnes-sur-Loire)[21].

Le Conseil municipal est composé de 29 élus[46].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1995 mars 2008 Michel Bordereau UDF Cadre enseignant technique retraité
Conseiller général (1985-2004)
Président de la CC Loire-Layon
mars 2008 en cours
(au 11 avril 2014)
Stella Dupont[47],[48] PS Responsable administratif et financier
Conseillère générale (2004- )

Comptes de la commune[modifier | modifier le code]

Les comptes de la commune de Chalonnes-sur-Loire de l'année 2012[49]
Chiffres clés En milliers d'Euros En euros par habitant Chiffres 2000
Total des produits de fonctionnement (A) 6 867 1 039 5 020
Total des charges de fonctionnement (B) 5 795 877 4 122
Résultat comptable (R=A-B) 1 072 162 898
Total des ressources d'investissement (C) 4 140 626 1 693
Total des emplois d'investissement (D) 3 913 592 2 009
Besoin ou capacité de financement des investissements (E=D-C) -227 -34 316
Encours de la dette au 31/12 5 119 774 7 109
Annuité de la dette 605 92 1 507
Budget principal seul - Population légale en vigueur au 1er janvier de l'exercice 2012 : 6 610 habitants


Les taux de fiscalité 2012[50]
Fiscalité locale Taux
Taxe d'habitation (y compris THLV) 14,70 %
Foncier bâti 24,94 %
Foncier non bâti 44,42 %
Cotisation foncière des entreprises 0,00 %
Taux votés pour l'année 2012[51].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est intégrée à la communauté de communes Loire-Layon[52].
Cette structure intercommunale regroupe dix communes, dont Chalonnes, Chaudefonds, Saint-Aubin, Saint-Georges et Saint-Germain. Créée à la suite de la loi du 6 février 1992[53], loi d’orientation relative à l’aménagement du territoire, ses compétences sont le développement économique et l'aménagement du territoire.

Au travers de la communauté de communes, Chalonnes est également membre du syndicat mixte Pays de Loire en Layon, structure administrative française d'aménagement du territoire. Cette structure intercommunale comprend quatre communautés de communes : Coteaux-du-Layon, Gennes, Loire-Layon et Vihiersois-Haut-Layon[54]. Elle a pour objet de travailler sur la valorisation touristique de son patrimoine ligérien et viticole.

Autres circonscriptions[modifier | modifier le code]

Chalonnes-sur-Loire fait partie du canton de Chalonnes (chef-lieu) et de l'arrondissement d'Angers[21].
Le canton de Chalonnes comprend cinq communes (Chalonnes, Chaudefonds, Denée, Rochefort et Saint-Aubin) et comptait 11 471 habitants en 2006. Constitué définitivement en 1800 (loi du 28 pluviôse an VIII), c'est l'un des quarante et un cantons que compte le département ; circonscriptions électorales servant à l'élection des conseillers généraux, membres du conseil général du département.

Chalonnes fait partie de la deuxième circonscription de Maine-et-Loire, composée de cinq cantons dont Angers-Sud et Chemillé. La deuxième circonscription de Maine-et-Loire est l'une des sept circonscriptions législatives que compte le département.

Instances judiciaires[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas d'administrations judiciaires à Chalonnes.

Le Tribunal d'instance, le Tribunal de grande instance, la Cour d'appel, le Tribunal pour enfants, le Conseil de prud'hommes, le Tribunal de commerce, se situent à Angers, tandis que le Tribunal administratif et la Cour administrative d'appel se situent à Nantes[55].

Jumelages et partenariats[modifier | modifier le code]

La ville de Chalonnes-sur-Loire est jumelée avec plusieurs autres villes étrangères. Il faut rappeler que le jumelage est une relation établie entre deux villes de pays différents qui se concrétise par des échanges socio-culturels.

La ville de Chalonnes est jumelée avec les villes[56] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 6 551 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 209 4 922 4 972 4 805 4 969 4 888 4 927 4 952 4 975
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 822 6 089 6 515 5 836 5 530 5 139 4 811 4 594 4 470
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 465 4 236 4 177 3 655 3 516 3 419 3 428 3 750 3 851
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
4 058 4 259 4 682 5 281 5 354 5 594 5 884 5 971 6 421
2011 - - - - - - - -
6 551 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[58] puis Insee à partir de 2004[59].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (24,4 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (21,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,5 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 48,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,1 %, 15 à 29 ans = 16,7 %, 30 à 44 ans = 20,7 %, 45 à 59 ans = 19,4 %, plus de 60 ans = 22,1 %) ;
  • 51,5 % de femmes (0 à 14 ans = 20,6 %, 15 à 29 ans = 15,2 %, 30 à 44 ans = 19,6 %, 45 à 59 ans = 18,1 %, plus de 60 ans = 26,6 %).
Pyramide des âges à Chalonnes-sur-Loire en 2008 en pourcentage[60]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,3 
7,6 
75 à 89 ans
11,0 
14,0 
60 à 74 ans
14,3 
19,4 
45 à 59 ans
18,1 
20,7 
30 à 44 ans
19,6 
16,7 
15 à 29 ans
15,2 
21,1 
0 à 14 ans
20,6 
Pyramide des âges du département de Maine-et-Loire en 2008 en pourcentage[61].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,1 
6,3 
75 à 89 ans
9,5 
12,1 
60 à 74 ans
13,1 
20,0 
45 à 59 ans
19,4 
20,3 
30 à 44 ans
19,3 
20,2 
15 à 29 ans
18,9 
20,7 
0 à 14 ans
18,7 

Selon le recensement de 2007[62], 31 % de la population a moins de 25 ans, 50 % se situe entre 25 et 64 ans, et 19 % a plus de 65 ans. Selon ce même recensement, 64 % de la population active ne travaille pas sur la commune.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Chalonnes-sur-Loire est la ville la plus importante du canton. Les services publics présents sur la commune sont des écoles maternelles et primaires, deux collèges, une bibliothèque et une ludothèque, une maison familiale et rurale, un hôpital local et une maison de retraite, un centre de secours, une gendarmerie, une poste et une trésorerie.
Plusieurs organismes assurent des permanences comme la Caisse d'Allocations Familiales (CAF), la Caisse Primaire d'Assurance Maladie (CPAM) ou la Mutualité Sociale Agricole (MSA)[14].

Outre les services publics, on y trouve aussi de nombreux commerces, une maison de l'enfance, un foyer des jeunes, une école de musique, des installations sportives (piscine, tennis), un cinéma, des structures de restauration (restaurants, pizzeria, bar à vin), des gites, un camping, une piscine, un étang, un mini golf, etc[14].
On pratique également la pêche sur les bords de Loire, du Louet, du Layon et des plans d'eau.

À 500 mètres du centre ville, le camping du Candais (3 étoiles) est situé au bord de la Loire. À proximité on trouve également une aire de service pour camping-car.

Un marché important a lieu tous les mardi sur la place principale de l’agglomération (place de l'Hôtel de Ville), et le groupement des commerçants organise régulièrement des animations commerciales[14].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Située dans l'Académie de Nantes, la commune compte notamment quatre écoles et deux collèges :

  • école maternelle Le Petit Prince,
  • école privée maternelle Saint-Joseph,
  • école primaire Joubert,
  • école privée primaire Saint-Joseph,
  • collège Saint-Exupéry,
  • collège privé de l'Armangé,
  • maison familiale rurale (MFR),
  • maison familiale Accueil et hébergement (MFAH).

Santé[modifier | modifier le code]

Plusieurs professionnels de la santé se trouvent sur le territoire communal : médecins généralistes, chirurgiens-dentistes, kinésithérapeutes, infirmiers, sage-femmes, psychologue clinicien psychothérapeute, pharmacies, ophtalmologiste, opticiens, laboratoire d'analyses médicales.

On y trouve également trois établissements de santé : un hôpital local (28 places) et un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (131 places), ainsi qu'une maison de retraite (49 places)[63].

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

La collecte des ordures ménagères (collecte sélective) est gérée par la Communauté de Communes Loire-Layon. Un centre de déchets se situe dans la zone industrielle de l'Éperonnerie, route de Saint-Laurent-de-la-Plaine (déchèterie intercommunale).
Plusieurs points d'apports volontaires sont également présents sur l'agglomération.

Sports[modifier | modifier le code]

Plusieurs équipements sportifs permettent la pratique du sport sur le territoire de la commune, tel l'athlétisme, le badminton, le basket, le canoé-kayak, le football, la gymnastique, le handball, le karaté, la natation, le tennis, le tennis de table, sans compter des sports mécaniques comme la moto ou le trial.

Il existe aussi un cercle de Boule de fort, véritable phénomène culturel en Anjou[64].

Manifestations et festivités[modifier | modifier le code]

Coorganisé par l’association Calonn’anim et la mairie de Chalonnes, un festival de BD a lieu tous les ans en février.

Le dernier week-end de février se déroule La Fête des vins d'Anjou de Chalonnes, organisée par l'Union des Producteurs de Grands Vins de Loire Layon Aubance. C'est l'une des plus importantes du Val de Loire[65].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Un petit train touristique permet des promenades à travers les vignes. Au départ de Chalonnes-sur-Loire, on peut y découvrir la vallée de la Loire et du Layon, depuis le belvédère de Pierre Coût.

Plusieurs circuits de randonnées sont possibles sur la commune : le territoire de l'intercommunalité Loire-Layon possède un réseau de vingt-et-un sentiers de randonnées pédestres[66], comme par exemple :

  • le sentier du coteau Saint-Vincent, randonnée sur Chalonnes de 9 km ;
  • le sentier des rivières de l’Armangé au Jeu, randonnée sur Chalonnes de 11 km ;
  • le sentier de la Corniche Angevine, randonnée de Chalonnes à Rochefort de 33 km ;
  • le sentier des vallées Loire et Louet, randonnée de Chalonnes à Rochefort de 21 km ;
  • le sentier de la Vallée du Layon, randonnée de Chalonnes à Saint-Aubin de 25 km.

Par ailleurs le sentier de grande randonnée GR 3 passe par Chalonnes. Ce sentier traverse le département d'Est en Ouest en suivant la rive gauche de la Loire, de Fontevraud à Champtoceaux, en passant par Rochefort, Chalonnes, La Pommeraye et Le Mesnil-en-Vallée[67].

Un circuit de la Loire à vélo passe aussi sur l'Île de Chalonnes, pemettant de relier, vers l'est, Nantes par Montjean-sur-Loire, ou Angers vers l'ouest, en passant par La Possonnière et Savennières[68]. Des circuits de VTT entourent également la ville[69].

Un camping se situe dans la commune, le camping « Les Portes de la Loire », ouvert de mai à septembre[70].

On trouve sur la commune l’Office de tourisme Loire-Layon, qui couvre le territoire de la Communauté de communes Loire-Layon[66].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage sur Chalonnes-sur-Loire était de 17 563 €, pour une moyenne sur le département de 17 632 €[19].

Population active et emploi[modifier | modifier le code]

La population âgée de 15 à 64 ans s'élevait en 2009 à 3 886 personnes (3 459 en 1999), parmi lesquelles on comptait 75 % d'actifs dont 69 % ayant un emploi et 6 % de chômeurs[71].

En 2009 on comptait 2 297 emplois dans la commune, contre 2 506 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune étant de 2 703. L'indicateur de concentration d'emploi est de 85 %, ce qui signifie que la commune offre un nombre important d'emploi par rapport au nombre d'actifs, bien que celui-ci soit en diminution (109 % en 1999)[71].

Tissu économique[modifier | modifier le code]

Le canton de Chalonnes-sur-Loire a souvent eu un commerce très développé, grâce à sa position géographique près de la Loire et du Layon, qui a longtemps permis le transport maritime, notamment des vins des Coteaux du Layon. Implanté en territoire rural, Chalonnes est le centre administratif et commercial de la région.

Sur 504 établissements présents sur la commune à fin 2010, 10 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 7 % du secteur de l'industrie, 11 % de celui de la construction, 56 % du secteur du commerce et des services et 16 % de celui de l'administration et de la santé[72].

En 2008, sur les 410 établissements présents sur la commune, 12 % relevaient du secteur de l'agriculture et 55 % du secteur du commerce et des services[73].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Comme dans le reste du département, l'agriculture est fortement implantée sur le territoire de Chalonnes, dont la viticulture qui représente la première activité agricole. L’agriculture tient une place importante dans le Maine-et-Loire, avec une forte occupation du territoire, la surface agricole utile représentant environ 64 % du département (contre 54 % en moyenne en France).

Vignobles de la vallée de la Loire
Vignobles de la vallée de la Loire

Situé dans la région viticole du Val de Loire, une des principales activités agricoles est la viticulture, notamment avec l'appellation Coteaux-du-layon (AOC). Ce vin est un vin blanc liquoreux, dont l'aire géographique se situe sur vingt-sept communes du Maine-et-Loire bordant la rivière du Layon. Le vignoble de cette AOC est implanté sur la partie sud-est du Massif armoricain constitué principalement de schistes, dont les sols bruns peu profonds de couleur sombre constituent l'Anjou noir. Ce terroir correspondent à des situations de coteaux bien exposés qui permettent d'obtenir des vendanges surmûries[74].

Tous les ans se déroule sur la commune une foire aux vins, la Fête des Vins de l'Anjou.

Liste des appellations présentes sur le territoire[75] :

  • AOC AOP Anjou blanc, Anjou gamay, Anjou gamay nouveau ou primeur, Anjou mousseux blanc, Anjou mousseux rosé, Anjou rouge, Anjou Villages, Anjou-Coteaux de la Loire,
  • AOC AOP Cabernet d'Anjou, Cabernet d'Anjou nouveau ou primeur,
  • AOC AOP Coteaux du Layon, Coteaux du Layon Sélection de grains nobles,
  • AOC AOP Crémant de Loire blanc, Crémant de Loire rosé, Vin destiné à l'élaboration de Crémant de Loire blanc, Vin destiné à l'élaboration de Crémant de Loire rosé,
  • AOC AOP Rosé d'Anjou, Rosé d'Anjou nouveau ou primeur, Rosé de Loire,
  • AOC Maine-Anjou,
  • IGP Bœuf du Maine, Volailles de Cholet, Volailles d’Ancenis, Brioche vendéenne.

Industrie[modifier | modifier le code]

Autrefois il y avait une industrie minière, dont des traces sont encore visibles à la corniche angevine sur la route de Rochefort-sur-Loire. Aujourd'hui ces mines ne sont plus en activité.

L'industrie présente à Chalonnes se compose de petites structures artisanales, mais également d'une fabrique de pressoirs (Bucher Vaslin), une fabrique de cuves toutes eaux[14], et une fabrique de revêtements antidérapants (Passage[76]).

Commerces et services[modifier | modifier le code]

On trouve sur la commune un marché hebdomadaire (mardi) et de nombreux commerces, alimentaires et non alimentaires. La situation géographique de Chalonnes a fait de la ville un centre de commerce relativement important. Il existe aussi des entreprises de tailles plus importantes, telles deux moyennes surfaces alimentaires, une moyenne surface en matériaux, une société de travaux publics et une société de transport[14].

Aujourd'hui l'accent est mis sur le développement des petites entreprises (seuls 7 % des établissements comptent 10 salariés ou plus[72]), et sur le tourisme qui s'accroit d'année en année grâce notamment à un paysage étonnant, classé au Patrimoine mondial. Chalonnes-sur-Loire possède un office de tourisme, des chambres d'hôtes et des gîtes, un camping. Sur son territoire on peut faire des randonnées pédestres, naviguer sur le Louet, suivre des parcours viticoles, etc.

Activité économique de la région[modifier | modifier le code]

Ville importante de la région, Chalonnes-sur-Loire se trouve au cœur de l'activité économique du canton.

Sur le territoire cantonal on trouvait 1 015 établissements à fin 2010, répartis pour 22 % dans le secteur de l'agriculture (pour 17 % sur l'ensemble du département), 7 % dans le secteur de l'industrie, 10 % dans celui de la construction, 48 % dans le secteur du commerce et des services (pour 53 % sur le département) et 14 % dans celui de l'administration et de la santé[77].
Seuls 4 % des établissements comptaient plus de 10 salariés, pour 8 % sur l'ensemble du département[77].

Fin 2009, 958 établissements étaient présents sur le territoire cantonal, dont 23 % dans le secteur de l'agriculture et 47 % dans le secteur du commerce et des services[78].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Sites classés[modifier | modifier le code]

La commune de Chalonnes comporte plusieurs inscriptions[79], dont deux monuments historiques[80] et deux sites protégés[79].

  • Abri sous roche, lieux-dits L'Ouche de la Roche et Rocampaille, du paléolithique moyen et supérieur, Monument historique classé par arrêté du 08/03/1978 (PA00109007)[81].
    Les couches nombreuses sont riches en silex taillés et en faune avec ossements (mammouths, rhinocéros laineux, rennes, chamois, bœuf musqué bison, cheval). C'est l'un des site paléolithiques les plus intéressant d'Anjou et de France[82].
  • Église paroissiale Sainte-Maurille, des XIIe et XIIIe siècles, élevée sur l'emplacement de la primitive Cella (sanctuaire romain), Inventaire du patrimoine,
    chœur et chapelle du (XIIIe siècle) classés aux monuments historiques par arrêté du 25/08/1909 (PA00109008).
  • Quartier Saint-Maurille, Site urbain inscrit par arrêté du 30/05/1969[8].
  • Site de la Corniche angevine, point de vue sur la vallée de la Loire et celle du Layon, s'étendant sur les communes de Chalonnes Chaudefonds Saint-Aubin et Rochefort, Grand paysage classé par décret en Conseil d’État du 11/02/2003 et inscrit par arrêté du 27/02/2004[8].
    Le site de la Corniche angevine s'inscrit dans la famille des grands sites pittoresques et constitue un espace emblématique de l'Anjou[83].
  • Église paroissiale Notre-Dame, des XIIe XVe et XVIe siècles, bâtie sur un ancien temple païen détruit, Inventaire du patrimoine.

Autres lieux[modifier | modifier le code]

  • Chapelle Sainte-Barbe des Mines, érigée par sa veuve à la mémoire d'Emmanuel Pons De Las Cases, fils d'Emmanuel de Las Cases.
  • Four à chaux, maison où l'on cuisait des pierres chaux.
  • Présidial, ancien tribunal des évêques barons de Chalonnes.
  • Tour Saint-Pierre, seul reste du château féodal élevé par Foulques Nerra, comte d'Anjou.
  • Île de Chalonnes, île fluviale située dans le cours de la Loire.
  • Quais, en bord de Loire.
  • Plan d'eau sur le Layon.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

  • Médiathèque et ludothèque Média-Ludo-Thèque , situé dans l'ancien hospice[84].
  • Lenin Café, musée guinguette[85].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste Leclerc (1756-1826), homme politique français sous le Directoire (1795-1799), décédé à Chalonnes.
  • Toussaint Bastard (1784-1846), médecin, directeur du Jardin des plantes d'Angers de 1807 à 1816 et directeur du Muséum d'Histoires Naturelles d'Angers de 1809 à 1816. Il écrivit la première Flore de l’Anjou en 1809.
  • Marc Seguin (1786-1875), ingénieur et inventeur français, à l'origine des ponts suspendus de Chalonnes.
  • Jacques Triger (1801-1867), ingénieur géologue français du XIXe siècle, directeur-adjoint des Houillères de Chalonnes.
  • Ernest Chevalier (1820-1887), magistrat et ami de Flaubert, député, conseiller général et maire de Chalonnes.
  • Jacques Bertin (1946), écrivain, poète, chanteur vivant à Chalonnes et l'ayant chanté à de multiples reprises.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Chalonnes-sur-Loire

Héraldique :

Parti : au 1er de gueules à l'escarboucle d'or, au 2e d'argent à la croix de gueules au chef d'azur chargé d'une mitre d'or[86].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Germain Dufour, Chalonnes-sur-Loire zone de guerre (1794),‎ 1918
  • Germain Dufour, Sur les monnaies de Chalonnes-sur-Loire,‎ 1927
  • Mathilde Chollet, Chalonnes-sur-Loire à travers les âges, Le Livre d'histoire,‎ 1998, Réimpression de l'éd. de 1952 (ISBN 2844350097)
  • Jean-Philippe Chamaillet, Chalonnes un pont sur la Loire 1939-1945, Compte d'auteur,‎ Juin 2012 (ISBN 9782746646322)
  • Dr Meignant, Hôpital Bénévole 123bis de Chalonnes-sur-Loire - Rapport du Médecin-Chel au Comité de patronage,‎ sans date

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Les distances affichées sont des distances orthodromiques (à vol d'oiseau).
    Lion1906, Distances orthodromiques à partir de Chalonnes-sur-Loire (49), consulté le 4 octobre 2011
  2. a et b UNESCO, Centre du patrimoine mondial, Val de Loire entre Sully-sur-Loire et Chalonnes-sur-Loire, consulté le 4 août 2010
  3. a et b IGN, Répertoire Géographique des Communes (RGC 2010), consulté le 2 février 2011 - Données consultables sur WikiAnjou.
  4. Département de Maine et Loire - DIREN Pays de la Loire - DDE Maine et Loire, Atlas des paysages de Maine-et-Loire, Le Polygraphe Éditeur, 2003, p. 176 190 et 146 - Données consultables sur WikiAnjou.
  5. a et b Société géologique et minéralogique de Bretagne, Géologie des Coteaux du Layon, consulté le 19 août 2010
  6. a, b, c et d IGN et BRGM, Géoportail Chalonnes-sur-Loire (49), consulté le 25 septembre 2010
  7. a et b P.Wagret J.Boussard J.Levron S. Mailliard-Bourdillon, Visages de l'Anjou, Horizons de France, 1951
  8. a, b et c DREAL Pays de la Loire, Données environnementales GéoSource, Liste des zonages recensés sur la commune de Chalonnes-sur-Loire, consulté le 18 août 2010
  9. Comité Météorologique Départemental, Le climat de Maine-et-Loire, consulté le 23 septembre 2010
  10. Réseau interurbain de Maine-et-Loire, Réseau AnjouBus, donnée mise à jour le 16 novembre 2011
  11. Conseil général de Maine-et-Loire, Mensuel du Conseil général de Maine-et-Loire, Septembre 2012 (no 18), p. 4
  12. SNCF, TER Pays-de-la-Loire, Réseau Pays-de-la-Loire, consulté le 16 novembre 2011
  13. Service Départemental de l'Architecture et du Patrimoine, Quartier Saint Maurille, consulté le 25 septembre 2010
  14. a, b, c, d, e, f et g Mairie de Chalonnes, Chalonnes-sur-Loire, dont Logement et PLU, consulté le 19 octobre 2011
  15. Ouest France, Réunion publique pour le plan local d'urbanisme, article du 1er juillet 2011
  16. Mairie de Chalonnes, Magazine de la ville, mai 2012
  17. a, b, c, d et e Insee, Dossier complet sur la commune de Chalonnes-sur-Loire (49063), consulté le 17 juin 2013
  18. a et b Insee, Données 2008 sur la commune de Chalonnes-sur-Loire, consulté le 19 juin 2012
  19. a et b Insee, Statistiques locales du territoire de Chalonnes-sur-Loire (49), consultées le 17 juin 2013
  20. Célestin Port, Dictionnaire historique géographique et biographique de Maine-et-Loire, Lachèse Belleuvre & Dolbeau, 1874, t. 1, p. 577 et suivantes - selon ses travaux faits au XIXe siècle sur les archives anciennes.
  21. a, b, c et d EHESS, Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, Notice communale de Chalonnes-sur-Loire, consultée le 14 avril 2011
    Nom de la municipalité en 1793 (an II), selon le recensement réalisé sur l’ensemble du territoire français de l’époque, et en 1801, selon les « Arrêtés de réduction des justices de paix » (actes publiés au Bulletin des lois) constituant la première nomenclature officielle des circonscriptions administratives de la France contemporaine.
  22. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 167a
  23. a, b et c Pierre-Louis Augereau, Les secrets des noms de communes et lieux-dits du Maine-et-Loire, Cheminements, 2005, p. 47 et 48 (lire en ligne)
  24. Pierre-Louis Augereau, op. cit.
  25. N. Delahaye, Histoire de l'Anjou des origines à la veille de la Révolution française, Pays et terroirs, 2005, p. 8
  26. a et b Victor Godard-Faultrier, Monuments antiques de l'Anjou ou Mémoire sur la topographie Gallo-Romaine du département de Maine-et-Loire, Imprimerie Cosnier et Lachèse, 1864, p. 139 et 140
  27. Jean-François Bodin, Recherches historiques sur l'Anjou, Volume 1, Cosnier et Lachèse, 1847, p. 64
  28. Liste des ponts médiévaux de France - Boyer Marjorie Nice, Medieval French bridges, Cambridge Mass. Mediaeval academy of America, 1976
  29. Benj. Duprat, L'intermédiaire des chercheurs et curieux, Volume 51, Libraire de l'Institut, 1905, p. 445
  30. P.Wagret J.Boussard J.Levron S. Mailliard-Bourdillon, op. cit., p. 68
  31. Célestin Port, Édition de 1874, op. cit., p. 578
  32. a, b, c et d Célestin Port, Édition de 1874, op. cit., p. 579
  33. Célestin Port, Édition de 1874, op. cit., p. 580
  34. Guerre de Vendée : Une armée contre-révolutionnaire est levée en mars 1793 sous les ordres de Charette, Elbée, Lescure et La Rochejaquelein. On comptera également parmi ces hommes, Cathelineau, qui s'illustra aussi à la Première bataille de Cholet.
  35. Célestin Port, Dictionnaire historique géographique et biographique de Maine-et-Loire, 1874 1878, Édition révisée de 1965 par Jacques Levron et Pierre d'Herbécourt, t. 1 p. 615 et suivantes
  36. Commission des Annales des mines, Annales des mines, Volume 147, Compagnie française d'éditions, 1958, p. 168
  37. BDF49, La rivière le Layon, bassin du Layon, consulté le 5 août 2010
  38. Gérard Linden, Les mots des mines et carrières du Maine-et-Loire, Éditions Cheminements, 2004, p. 77
  39. Art et histoire, Histoire et évolution quantifiée des flux du Pont de 1841 de Chalonnes-sur-Loire, consulté le 2 février 2011 - Voir également Pont de Chalonnes-sur-Loire
  40. M. Raclin M. Harouy G. Dezaire M. Mary, Le Petit Anjou, 60 ans de la vie des Angevins et du pays nantais, Éditions Cénomanes, 1986
  41. Dr Meignant, Hôpital Bénévole 123bis de Chalonnes-sur-Loire, rapport du Médecin-Chef au comité de Patronage, F. & J. LECOQ, Imprimeurs - libraires Angers, sans date, p. 3 et 4
  42. a et b Memorial-genweb, Chalonnes-sur-Loire, consulté le 21 décembre 2013
  43. Jean-Philippe Chamaillet, Chalonnes un pont sur la Loire 1939-1945, Compte d'auteur, 2012
  44. Courrier de l'Ouest, L'île se rappelle les heures noires, Édition du 28 août 2012, p. 9 - D'après Chalonnes, un pont sur la Loire, 1939-1945 de Jean-Philippe Chamaillet
  45. Courrier de l'Ouest, Une cérémonie à la mémoire des fusillés de la Vallée, Édition du 18 août 2012, p. 10
  46. Nombre de conseillers municipaux sur le Code général des collectivités territoriales
  47. Le Courrier de l'Ouest, Stella Dupont aborde un deuxième mandat de maire, article du 30 mars 2014
  48. Préfecture de Maine-et-Loire, Liste des maires élus en 2014, document du 11 avril 2014
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