Drum and bass

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Drum and bass

Origines stylistiques Dub, rave, breakbeat hardcore, techno, hip-hop, reggae, ragga, dancehall, funk, breakbeat
Origines culturelles Moitié/fin des années 1990,
Londres, Royaume-Uni
Instruments typiques Synthétiseur, boîte à rythmes, séquenceur, clavier, sampler, platine
Popularité Dans le cercle de la musique électronique[1]
Voir aussi Artistes de drum and bass

Genres dérivés

Drumstep, breakcore, darkstep, darkcore, drill'n'Bass, drumfunk, hardstep, jazzstep, jump-up, liquid funk, neurofunk, techstep

La drum and bass (signifiant littéralement « tambour et basse », parfois abrégée drum'n'bass, drum & bass ou encore DnB) est un genre de musique électronique apparu au Royaume-Uni au début des années 1990[2],[3], spécialement au club de jazz Blue Note de Londres[réf. nécessaire], en 1994. Elle est caractérisée par un rythme breakbeat, une structure rythmique 2-Step et des lignes de basse lourdes[1] à basse fréquence. Ces deux composantes constituent l'essence du genre. La mélodie est habituellement minimale et sert généralement d'emphase aux percussions qui sont extrêmement répétitives. La drum and bass peut être accompagnée de textes dits de manière rapide et rythmée par un MC.

Cette musique est jouée généralement dans des clubs et parfois dans des free parties. Par ailleurs, elle emprunte abondamment des sonorités au jazz[1], au ragga, au funk, à la soul, à la techno, au hip-hop, voire à la musique classique, notamment par l'utilisation de samples. Cette variété de couleurs musicales permet d'exprimer une palette d'émotions très variées, alors que le tempo se situe généralement entre 160 et 190 BPM[3]. La constance du tempo est un élément clé de la pratique musicale du DJ.

Jungle[modifier | modifier le code]

Goldie, un des précurseurs de la drum and bass.
Un exemple de musique jungle. Prêtez attention au lead à partir de 0:00 et au rythme à partir de 0:11 caractéristique du genre. (crédit : Levitation de oedipax)

La « jungle » (anciennement appelée « jungle techno »), à ne pas confondre avec la ragga jungle de la fin des années 1980 parfois nommé jungle, est un genre musical antérieur à la drum and bass[4]. Il se distingue de la drum and bass par un travail rythmique complexe et un synthé assez pauvre alors que la drum and bass a une structure rythmique beaucoup plus simple mais un travail sur les synthétiseurs beaucoup plus poussé. La drum and bass s'éloigne aussi des influences afro de la musique jungle[5].

Malgré une dénomination exotique, la jungle n’est pas née dans la chaleur d’une forêt tropicale mais bien dans les caves sombres des clubs anglais. Le mot jungle signifie dès lors urban jungle (jungle urbaine) pour décrire le quotidien difficile des jeunes dans une société anglaise culturellement verrouillée. La jungle tire son origine des raves anglaises. Elle apparaît au début des années 1990. Certains ont eu l'idée de superposer des breakbeats accélérés sur la rythmique classique techno. Puis le kick a été progressivement retiré et les breakbeats ont été de plus en plus travaillés, redecoupés, réassemblés[6]etc. La jungle se nourrit aussi de l'influence de la communauté jamaïquaine anglaise et se met donc vite à intégrer des éléments de hip-hop, ragga, dub[3]. Ces éléments se retrouvent aussi bien dans les sons que dans la pratique du deejaying avec par exemple le rewind. La jungle intègre des voix, souvent planantes et féminines ou ragga, venant contraster avec la rudesse et la rapidité des rythmiques. L’esprit général s’inspire souvent du dub avec de fréquentes interventions de toasters et des effets caractéristiques sur les sons de basse. Deux albums sont ainsi considérés comme exceptionnels en la matière : Timeless, de Goldie en 1995 et New Forms de Roni Size en 1996. Ces deux artistes sont les pionniers de la jungle[1], au même titre que A Guy Called Gerald, 4 Hero, les membres du label Metalheadz de Goldie ou encore les membres du label Virus Recordings d'Edrush (Optical, Ed Rush, Dilinja, Photek...).

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Une musique drum and bass. Prêtez attention au rythme à partir de 0:15 et à la reese bass à partir de 0:16 caractéristiques du genre. (crédit : Temple Dab de Aces.R)

Il y a plusieurs façons de définir la drum and bass étant donné que ce genre est très éclectique, depuis les puissantes lignes de batterie du techstep sans vocaux jusqu'aux atmosphères détendues de la liquid funk. Le genre a été comparé au jazz, où l'auditeur pouvait y entendre des sons très différents mais venant pourtant du même genre musical, car comme la drum and bass, il s'agit plus d'une approche ou d'une tradition que d'un style. Les sonorités drum and bass sont extrêmement variées, une personne peu familière de ces styles risque de ne trouver que peu de ressemblances ou différences entre tous les sous-genres.

La drum and bass peut être définie comme un genre musical strictement électronique dont le tempo évolue entre 160 et 190 BPM, avec un rythme syncopé appelé 2-step et une basse omniprésente. Une performance drum and bass en live se présente souvent sous la forme d'un DJ enchaînant les morceaux, utilisant des effets et mixant avec plusieurs platines, éventuellement un ordinateur, et parfois un MC assurant les parties vocales et interagissant avec la foule. Certains groupes (comme Pendulum ou Netsky sur certains concerts) emploient des instruments acoustiques ou amplifiés, comme une batterie, des synthétiseurs. On peut distinguer un certain nombre de points communs définissant le son de la drum and bass.

Le nom « drum and bass » ne signifie pas que les morceaux sont uniquement composés de ces deux éléments. Néanmoins, ils sont les composants prédominants et les plus importants d'un morceau. En dépit de l'apparente simplicité des sonorités pour une oreille néophyte, un temps considérable est dépensé à la préparation des morceaux par les producteurs les plus talentueux.

Lignes de basse[modifier | modifier le code]

Le genre donne une grande importance à la bassline (ligne de basse) : profonde, offensive et omniprésente, qui est autant ressentie physiquement qu'auditivement. Il y a aussi une expérimentation considérable portant sur les différents timbres qu'une bassline peut adopter, particulièrement dans le techstep. La bassline trouve son origine de nombreuses façons, mais la plupart du temps elle provient de sources samplées ou de synthétiseurs. Les lignes de basse produites avec une basse réelle, qu'elle soit électrique, acoustique ou contre basse, sont rares. Les lignes de basse samplées sont souvent prises depuis des enregistrements de contrebasse ou bien depuis des loops (boucle musicale) disponibles publiquement. Les lignes de basse synthétisées sont les plus courantes.

Les lignes de basses sont sujettes à des modules d'effets nombreux et variés, comme la compression dynamique, le flanger, le chorus, l'overdrive, l'egalisation, etc... Il y a aussi des techniques spécifiques comme la Reese Bass, très souvent samplée et retravaillée à partir de la basse de Just Another Chance de Kevin Saunderson[7]. Il s'agit d'une basse composée d'au moins deux synthétiseurs très légèrement désaccordés, émettant souvent des ondes carrées ou en dents de scie, et produisant ainsi ce son bien reconnaissable. La Reese Bass, nasillarde et épaisse, est utilisée par des compositeurs comme Pendulum.

Batterie[modifier | modifier le code]

Le kick : un gros coup vers le bas (le son est allongé), qui a été sujet à un très grand nombre d'expérimentations au fil des années. De fait, cet échantillon de batterie servait à produire des lignes de basse puissantes. Cette technique est fortement appréciée dans un nightclub ou en rave, là où les caissons de basse couplés à de puissants amplificateurs peuvent pleinement reproduire le son spécifique du 808, dont les fréquences sont parfois tellement basses qu'il en devient inaudible (mais se ressentent physiquement[réf. nécessaire]). Cela a mené à la création de grands et puissants soundsystems sur lesquels les producteurs pouvaient faire entendre leurs morceaux dans un environnement de haute-fidélité, comme le Dillinja's Valve Sound System. Cela ne signifie cependant pas que la musique ne peut être appréciée sur un équipement personnel.

La syncope complexe des lignes de batterie, breakbeats, est une autre facette de la production sur laquelle les compositeurs passent une très grande quantité de leur temps. Une phrase de batterie durant quelques secondes peut parfois prendre un jour ou plus à préparer, dépendant de l'investissement du compositeur. Pour la plupart des morceaux, le breakbeat est réalisé en recomposant un rythme à partir de samples séparés d'éléments acoustiques de batteries. Le sample le plus utilisé, surtout dans les premiers temps, est l'Amen Break[8], un break samplé à partir du morceau Amen Brother par les Winstons. Ce break est très énergique et était aussi très utilisé antérieurement dans la musique jungle. D'autres samples ont eu un impact signifiant, comme le Apache Break, le Funky Drummer et d'autres. Le Funky Drummer, issu du morceau de James Brown du même nom, a peut-être remplacé le Amen dans les productions modernes mais le Amen est toujours reconnu comme un break très énergique.

Un autre break communément utilisé est le Tramen, un beat combiné qui est peut-être la fusion ultime du métissage musical dans la drum and bass car il rassemble le Amen, un breakbeat funky des Winstons et un breakbeat drum and bass d'Alex Reece. La ligne de batterie très rapide de ce genre musical forme une toile sur laquelle le compositeur crée des morceaux susceptibles de plaire à tous les goûts. Elle sert également de fond musical pour l'ensemble des pistes composant un morceau. De plus, sans un battement rapide et cassé, un morceau de drum and bass deviendrait une production qualifiable de gabber, techno ou encore house.

Tempo[modifier | modifier le code]

Le tempo de la drum and bass se trouve généralement entre 160 et 180 BPM, mais il est convenu qu'actuellement la moyenne est de 175 BPM, en contraste avec d'autres formes breakbeat comme le nu skool breaks qui maintiennent un tempo plus lent aux alentours de 120 et 140 BPM. Une augmentation générale du tempo a été observée pendant l'évolution de la drum and bass. Les premières raves old school étaient autour de 125 et 135 BPM en 1989/1991, les formes naissantes de la jungle et du breakbeat hardcore (1992/1993) étaient plus rapides : 155 à 169 BPM des artistes comme REMARC! sont à 169,5 BPM. Depuis environ 1996, les tempos drum and bass ont, de manière prédominante, stagné entre 173 et 180. Récemment, quelques producteurs ont recommencé à composer des morceaux avec des tempos plus lents (i.e dans les 150 et 160), mais le tempo ~170 reste la marque de fabrique de la drum and bass. Un morceau combinant les mêmes éléments qu'un morceau de drum and bass, mais avec un tempo plus lent (par exemple 140 BPM), serait considéré comme un morceau de breakbeat influencé par la drum and bass.

La vitesse de la drum and bass n'est de toute façon pas uniquement caractérisée par son beat cassé. La drum and bass a une ligne de basse qui sera typiquement jouée à la moitié de la vitesse de la partie batterie, réduisant sa vitesse à par exemple celle d'un morceau de hip hop. Un auditeur ou un danseur pourra alors se concentrer sur cet élément plutôt que sur la batterie plus rapide. La vitesse de la musique est subjective. Un morceau agressif, composé d'un beat et d'un synthétiseur compliqué peut paraître plus rapide que celui fait de samples de contrebasse, de riffs de guitare et d'un beat plus simple, tout en sachant que le second morceau pourrait être plus rapide en termes de BPM. Les morceaux passant à la radio comme Shake Ur Body de Shy FX sont parfois plus rapides que les effrénés morceaux de techstep qui peuvent aisément éjecter le non initié du dancefloor. Il est intéressant de voir que plus le morceau est rapide en termes de BPM, moins la partie batterie sera compliquée. Cela s'explique de par le fait que les éléments de batterie cessent d'être entendus séparément et forment un mur de son lorsque le tempo est trop rapide. Un morceau rapide de drum and bass aura donc généralement une ligne de batterie moins complexe qu'un plus lent. Les performances drum and bass en live sur des instruments électriques ou acoustiques nécessiteront souvent une baisse relative du BPM, ce qui n'est pas surprenant vu la complexité des mesures de batterie et le haut niveau de maîtrise requis du batteur.

Contexte[modifier | modifier le code]

La drum and bass est une forme de musique électronique généralement conçue pour être entendu en club. Toutes les fréquences y sont représentées et les sensations physiques procurées ne peuvent simplement pas être appréciées entièrement sur un équipement audio de particulier. Comme semble l'indiquer son nom, la basse est particulièrement prononcée, plus profonde et plus lourde que dans d'autres styles de musique électronique. Par conséquent, les soirées drum and bass sont parfois indiquées comme contenant des sound systems particulièrement riches en fréquences basse.

Il y a cependant beaucoup d'albums spécialement conçus pour une écoute domestique. Le CD de mix fait par un DJ célèbre en live ou sur ordinateur est particulièrement populaire, comportant des morceaux adéquats à une écoute de salon. De plus, il existe aussi des albums contenant des morceaux non mixés, parfaits pour l'écoute à la maison ou en voiture, notamment ceux appartenant au genre de la liquid funk.

Importance du DJ et du MC[modifier | modifier le code]

Aphrodite à Moscow action of the Pirate Station de 2009 : Immortal, le plus grand festival mondial de drum and bass[réf. nécessaire].

La drum and bass est souvent entendue par le biais d'un DJ. En fait, la plupart des morceaux sont faits pour le mix, en vue de leur structure qui comporte des intros et des outros longues qui facilitent le beatmatching pour le DJ plutôt que d'être conçues pour une écoute entière. Le DJ, d'une manière générale, mixe les morceaux de façon à ne pas perdre le beat continuel. De plus, le DJ peut employer des techniques héritées du hip hop telles que le scratch, le double-drop et le rewind.

Beaucoup de mix commencent ou se terminent par un drop. Le drop est le moment où se produit un changement de rythme ou de bassline dans le morceau et il est habituellement suivi par une section reconnaissable par sa construction et un breakdown. Le drop est parfois utilisé pour passer à un autre morceau, superposant des éléments des différents morceaux. À ce moment-là, les deux disques peuvent simplement être dans une phase plus ambient, mais certains DJs préfèrent combiner les breakbeats, exercice plus difficile. Certains drops sont si populaires que le DJ fera un rewind ou un reload en tournant le disque pour le remettre au point de départ de la construction du drop. Le drop est souvent un élément clé du point de vue du dancefloor, puisque les drumbreaks s'effacent pour repartir d'une intro ambient. Quand les beats reviennent, ils sont souvent plus complexes et accompagnés par une bassline plus puissante, encourageant ainsi la foule à danser. Le nom d'un genre de la drum and bass, le jump up, se réfère initialement à l'envie de ceux qui sont assis de danser à ce moment.

Sous-genres[modifier | modifier le code]

Une musique drumfunk (crédit : Level 99 boss de noraus).
Une musique liquid funk.
Prêtez attention au coté mélodieux des voix et des sonorités ainsi qu'à la fluidité du rythme. (crédit : Small Talk d'Eric Niemeyer)

Des initiatives de moindre amplitude ont pris naissance au sein de la communauté drum and bass, celle-ci devenant progressivement de plus en plus scindée en sous-genres plus spécifiques. Parmi ceux-ci les plus communs sont :

  • Darkstep (Darkside ou Dark)[3],[2]
  • Drill and bass[9],[2]
  • Drumfunk (Choppage, ou Edits) : ce sous-genre très récent est né avec des artistes comme LTJ Bukem et DJ Krust (qui n'ont pas eu la volonté de créer ce sous-genre). Le nom Drumfunk apparait en 2000 avec l'artiste Paradox instigateur de la diffusion, puis rejoint plus tard par Seba. Il s'agit de la seconde génération de l'« intelligent drum and bass ». Aujourd'hui la musique est plus axée sur les samples de batterie.
  • Electrostep (ou Trancestep)
  • Futurestep
  • Hardstep[3],[2]
  • Intelligent (Atmospheric, ou Ambient)[3]
  • Jazzstep (ou Jazz and Bass)[3],[2]
  • Jump-up[3],[2],[10]
  • Liquid funk (ou simplement Liquid)[2]
  • Neurofunk (ou Neuro)[2]
  • Sambass (ou Brazilian Drum and Bass)[11]
  • Techstep (ou Tech)[2],[12]

Ceux qui suivent sont plus ou moins des sous-genres à proprement parler, du moins c'est en ces termes que les décriraient leurs habitués :

  • Breakcore[2] : assurément un genre différent, mais pas à proprement parler un sous-genre, de nombreuses différences
  • Darkcore[2] (à ne pas confondre avec le doomcore) : à la fois un précurseur et un descendant de la drum and bass puisque les productions de musique darkcore sont proches des musiques darkstep
  • Raggacore : assurément un genre différent, mais pas à proprement parler un sous-genre, de nombreuses différences
  • Ragga jungle[2] : assurément un genre différent, mais pas à proprement parler un sous-genre - un son moderne d'inspiration jungle et qui ressemble fort aux premiers morceaux de celle-ci - les deux sont même difficiles à distinguer - peut-être à cause des références fréquentes aux sons de H.I.M. Haile Selassie ou de Rastafarian. Ce style est un renvoi direct aux productions drum and bass des années 1994-1995. Cependant, de très nombreuses productions contiennent désormais des éléments de reggae ou de dancehall, qui sont simplement moins dominants que précédemment.
  • Drumstep

Comme toutes les tentatives de classer ou de définir les genres musicaux, celui réalisé ci-dessus n'est en aucun cas à prendre comme définitif. De nombreux producteurs publient des albums qui pourraient être placés dans plusieurs des catégories énoncées ci-dessus, et de très nombreux critères interviennent dans le classement des morceaux, ainsi que dans la simple définition d'un sous-genre. En particulier la liste des sous-genres potentiels n'est en aucun cas à considérer comme définitive.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d (en) « Jungle/Drum'n'Bass », sur allmusic.com (consulté le 5 avril 2014).
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l (en) « Drum and bass », sur Ishkur's electronic music guide (consulté le 28 mars 2014).
  3. a, b, c, d, e, f, g et h (en) Ben Gilman, « A short history of Drum and Bass », sur Global Darkness (consulté le 5 avril 2014).
  4. (en) Peter Shapiro, The Rough Guide Drum N Bass, Rough Guides Ltd,‎ juin 1999 (ISBN 978-1858284330, lire en ligne), p. 9.
  5. (en) Simon Reynolds, Energy Flash: A Journey Through Rave Music and Dance Culture, Soft Skull Press,‎ 2012 (ISBN 9781593764777), So when I talk about the vibe disappearing from drum and bass, I'm talking about the blackness going as the ragga samples get phased out, the bass loses its reggae feels and becomes more linear and propulsive rather than moving around the beat with a syncopated relation with the drum.
  6. (en) Simon Reynolds, Energy Flash: A Journey Through Rave Music and Dance Culture, Soft Skull Press,‎ 2012 (ISBN 9781593764777), p. 239–240, 242.
  7. (en) Simon Reynolds, Energy Flash: A Journey Through Rave Music and Dance Culture, Soft Skull Press,‎ 2012 (ISBN 9781593764777), But he also produced the darkest avant-funk of the early Detroit era, with Reese's Just Another Chance. [...] The Reese bass has since been resurrected and mutated by a number of artists in the nineties, most notably by darkside jungle producers Trace and Ed Rush.
  8. (en) Simon Reynolds, Energy Flash: A Journey Through Rave Music and Dance Culture, Soft Skull Press,‎ 2012 (ISBN 9781593764777), The most famous break in all of jungle is Amen, [...]
  9. (en) Peter Shapiro, The Rough Guide Drum N Bass, Rough Guides Ltd,‎ juin 1999 (ISBN 978-1858284330, lire en ligne), p. 161, p. 207
  10. (en) Bogdanov Vladimir, All music guide to electronica: the definitive guide to electronica, Rough Guides,‎ 2001, 225, 638, 140 p. (ISBN 1858284333, lire en ligne)
  11. (en) Chris Christodoulou, Rumble in the Jungle: The Invisible History of Drum and Bass by Steven Quinn, in: Transformations, No 3 (2002),‎ 2002, the popularity of the sambass sub-genre, exported to the dance clubs and pop charts of the UK by Brazil's DJ Marky in the mid-2000s, or the Asian drum 'n' breaks scene, which draws on classical Indian music, bhangra and Bollywood film soundtracks. p. (lire en ligne)
  12. (en) Chris Christodoulou, Rumble in the Jungle: The Invisible History of Drum and Bass by Steven Quinn, in: Transformations, No 3 (2002),‎ 2002, Techstep is a sub-genre of drum ‘n’ bass characterised by harsh noise, tonal dissonance and a discourse of sonic violence. p. (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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