Louis-Marie de La Révellière-Lépeaux

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Portrait de Louis-Marie de La Révellière-Lépeaux par Yan' Dargent

Louis-Marie de La Révellière-Lépeaux — orthographié également Larévellière — est un homme politique français, né le à Montaigu et mort le à Paris. Il exerça son activité pendant la période de la Révolution. Il fut un des cinq premiers Directeurs du Directoire ainsi que député de Maine-et-Loire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Buste de Louis-Marie de La Révellière-Lépeaux par le sculpteur David d'Angers.

Né dans une famille de propriétaires terriens de l'Anjou, il fit ses études chez les Oratoriens d'Angers, puis à l'université d'Angers, où il acquiert une licence de droit (1775). Un moment avocat au Parlement de Paris, il retourne en Anjou, où il s'intéresse surtout à la botanique en professant à la Société des Botanophiles puis en dirigeant le Jardin des plantes d'Angers (1789).

Élu du Tiers état de l'Anjou aux États généraux de 1789, il est député de l'Assemblée constituante, administrateur du département du Maine-et-Loire ; il fait partie du Club des Jacobins, mais le quitte après la fuite à Varennes (). Membre de la Convention nationale (1792), il soutient les Girondins et passe dans la clandestinité après le (chute des Girondins) ; il donne sa démission le , et n'est pas remplacé. Il revient à la Convention thermidorienne le (18 ventôse an III) et contribue à la rédaction de la Constitution de l'an III.

Membre du Conseil des Cinq-Cents, il est élu Directeur le . Au Directoire, Louis-Marie de la Révellière-Lépeaux s'occupe surtout des questions culturelles et religieuses : corédaction de la constitution civile du clergé, création de l'Institut de France, diffusion de la théophilanthropie, religion rationnelle, et du culte décadaire. Il prépare avec Paul Barras et Jean-François Reubell le coup d'État du 18 fructidor an V ().

En politique extérieure, il voudrait détruire la papauté, mais ne se montre pas favorable à l'unification de l'Italie, où il craint la domination des Jacobins. Lors du coup d'État du 30 prairial an VII (18 juin 1799), il doit démissionner, les Conseils l'estimant responsable des défaites de la France.

Il vit encore vingt-cinq ans, sans aucune activité politique.

Références[modifier | modifier le code]

Les Mémoires de La Révellière-Lépeaux ont été éditées par R. D. D'Angers (Paris, 3 vol., 1895).

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Etienne Charavay, La Révellière-Lépeaux et ses mémoires, 1895
  • Albert Meynier, Un Représentant de la bourgeoisie angevine, 1905.
Précédé par Louis-Marie de La Révellière-Lépeaux Suivi par
Louis-Gustave Doulcet de Pontécoulant
Président de la Convention nationale
(19 juillet - )
Pierre Claude François Daunou
Claude Antoine Rudel Du Miral
Président du Conseil des Anciens
(28 octobre - )
Pierre-Charles-Louis Baudin