Institut Confucius

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Les instituts Confucius (pinyin : kǒngzǐ xuéyuàn ; traditionnel : 孔子學院 ; simplifié : 孔子学院) sont des établissements culturels publics à but non lucratif, implantés depuis 2004 par la République populaire de Chine dans plusieurs villes du monde. Les buts principaux des succursales sont de dispenser des cours de chinois, de soutenir les activités d'enseignement locales, de délivrer les diplômes de langue HSK (pinyin : Hanyu Shuiping Kaoshi; simplifié : 汉语水平考试) et de participer à la diffusion de la culture chinoise. Ces branches se soumettent à la loi du pays où elles se trouvent et à la surveillance et l'inspection du département compétent de l'éducation du pays.

Histoire [modifier]

Le siège est à Pékin, placé sous la responsabilité du Hanban (le Bureau de la Commission pour la diffusion internationale du chinois). Après l'établissement d'un institut pilote à Tachkent en Ouzbékistan, en juin 2004, le premier institut Confucius ouvre ses portes le 21 novembre 2004 à Séoul en Corée du Sud. En Europe, le premier institut à voir le jour est celui de Stockholm en Suède en 2005. Depuis, de nombreux autres instituts ont ouvert dans d'autres pays comme aux États-Unis, en Allemagne. En Europe de l'Est, le premier institut Confucius a ouvert ses portes en août 2006 à Belgrade, Serbie[1].

Le ministère de l'Éducation de la République populaire de Chine estimait en 2006 qu'en 2010, environ 100 millions de personnes apprendraient le chinois en dehors de Chine, et il avait le projet de mettre en place 100 instituts Confucius dans le monde entier[2].

En 2010, il y avait 316 instituts dans 94 pays. Ces instituts sont des partenariats à but non lucratif entre des universités ou autres institutions et Hanban, l'agence chinoise chargée de superviser les instituts Confucius. Hanban finance l'institut lors de la création (en général de 150 000 à 250 000 dollars)[3].

Implantation en France [modifier]

Institut Confucius des pays de la Loire sur le campus de Saint-Serge à Angers

En France, le premier institut Confucius a été inauguré en octobre 2005 à l'université de Poitiers, sur le domaine universitaire de Poitiers. Il est issu du partenariat avec l'université de Nanchang (en), à laquelle s'ajoutent comme membre l'entreprise ZTE et comme partenaire l'Université de Jiujiang[4],[5]. Depuis, l'institut s'est transporté à côté de la Maison des Langues le 27 septembre 2010[6].

Depuis, trois centres ont ouvert à Paris : à l'université Paris 7 - Denis-Diderot, à l'université Paris Ouest Nanterre La Défense[7] et au Centre culturel de Chine). On peut citer ceux de La Rochelle et Rennes, ce dernier disposant également depuis septembre 2010 d'une antenne à Brest[8].

À Arras, l’institut Confucius de l’Artois a été créé le 23 octobre 2008, il est le fruit du partenariat établi de longue date entre l’université d’Artois et l’université de Nankin[9].

L'Institut Confucius de Lyon (universités Lyon 2 et 3 en partenariat avec l’université Sun Yat-sen de Canton) fut inauguré le 1er décembre 2009 en présence de l'ambassadeur Kong Quan et son épouse, et du consul général Li Ping. Monsieur Chen Chunsheng, vice-président de l'université Sun Yat-Sen, se rendit à Lyon pour assister à la cérémonie de l'inauguration[10].

Il existe aussi un institut à Strasbourg (nom du centre : institut Confucius d'Alsace), créé en février 2008[11] et un autre à Clermont-Ferrand, créé en juillet 2010[12]. L'institut Confucius de Toulouse a ouvert en décembre 2009 en partenariat avec l'université Toulouse 1 Capitole[13]. Un institut existe à l'université d'Aix-Marseille depuis 2009[14]. Un 14e institut Confucius a été inauguré à Saint-Denis de la Réunion le 7 février 2010[15]. L'université de Lorraine accueille le quinzième institut Confucius, créé en 2011.[réf. nécessaire]

Controverses [modifier]

Selon le journaliste canadien Yves Schaëffner, qui cite l'hebdomadaire britannique The Economist, Li Changchun, secrétaire du Département de la propagande du parti communiste chinois, considère que les instituts Confucius doivent assurer « une part importante du dispositif de propagande de la Chine à l'étranger »[16].

Les partenariats entre les universités et les instituts Confucius ont semé la controverse. En effet plusieurs universités ont refusé de « s'associer à un organisme pensé et financé par le parti communiste chinois ». Ainsi, l'université Harvard aux États-Unis n'a pas accepté les financements chinois, pour ne pas perdre une partie de son indépendance[16].

En mars 2012, dans un article du New-York Times, June Teufel Dreyer, professeur à l'université de Miami, affirme que la présence d'un institut Confucius interdit d'inviter le dalaï-lama au campus voire de l'évoquer. De même, le Tibet, Taïwan, les jeux de pouvoir à l'intérieur de la direction chinoise, les questions militaires chinoises ne peuvent pas faire l'objet d'études. Pour Arthur Waldron (en), professeur de relations internationales à l'université de Pennsylvanie, la question principale est le maintien de l'indépendance de l'université, les programmes de l'institut Confucius relevant en dernier lieu du parti communiste chinois[17].

Le journaliste d'investigation franco-québécois Fabrice de Pierrebourg soutient que les partenariats signés entre les instituts Confucius avec une université chinoise et locale et avec des entreprises de haute technologie chinoises pourraient avoir pour objectif une opération d'espionnage scientifique et technologique[18].

Liste des Instituts [modifier]

Afrique du Sud [modifier]

Allemagne [modifier]

Australie [modifier]

Autriche [modifier]

Belgique [modifier]

Bulgarie [modifier]

Cameroun [modifier]

Canada [modifier]

Colombie [modifier]

Corée du Sud [modifier]

France [modifier]

Hongrie [modifier]

Indonésie [modifier]

Irlande [modifier]

Israël [modifier]

Italie [modifier]

Japon [modifier]

Kenya [modifier]

Liban [modifier]

Madagascar [modifier]

Mexique [modifier]

Nouvelle-Zélande [modifier]

Pakistan [modifier]

Pays-Bas [modifier]

Pérou [modifier]

Philippines [modifier]

Pologne [modifier]

Portugal [modifier]

Roumanie [modifier]

Russie [modifier]

Rwanda [modifier]

Serbie [modifier]

Singapour [modifier]

Suède [modifier]

Thaïlande [modifier]

Royaume-Uni [modifier]

États-Unis [modifier]

Références [modifier]

  1. (en) Article "State Councilor Tang meets Serbian deputy PM" at Xinhua Online
  2. (en) Article "'China threat' fear countered by culture" at People's Daily
  3. (en) Glenn Anthony May, « Confucius on the Campus », Asia Sentinel, 4 mars 2011. [lire en ligne]
  4. Le premier Institut Confucius en France est créé à l'Université de Poitiers, Agence universitaire de la francophonie.
  5. Le premier institut Confucius en France est créé à l'université de Poitiers, Céline en Chine, Céline Monthéard, 5 octobre 2005.
  6. « Inauguration de l'Institut Confucius » (ArchiveWikiwixQue faire ?). Consulté le 2013-04-12, UPtv, université de Poitiers, 27 septembre 2010.
  7. [1]
  8. Un Institut à Brest pour découvrir la Chine.
  9. Institut Confucieus, site de l'université d'Artois.
  10. « http://www.lyonconfucius.eu/pages/fr/ » (ArchiveWikiwixQue faire ?). Consulté le 2013-04-12.
  11. L'institut Confucius d'Alsace.
  12. L’Institut Confucius Clermont-Ferrand Auvergne inauguré, sur le site auvergne.info, mars 2011.
  13. Inauguration. Confucius à la fac Capitole, sur le site LADEPECHE.fr, 2 décembre 2009.
  14. Les instituts Confucius, sur le site Enseigner le français en Chine.
  15. Céline tabou, 14e Institut Confucius de France : "Un cadeau de la Chine à La Réunion", Le journal réunionnais du monde, novembre 2010.
  16. a et b Yves Schaëffner, Institut Confucius : Le pouvoir doux chinois, La Presse, 29 mai 2010.
  17. (en) D. D. Guttenplan, Critics Worry About Influence of Chinese Institutes on U.S. Campuses, New-York Times, 4 mars 2012.
  18. Fabrice de Pierrebourg, À quoi servent vraiment les Instituts Confucius ?, 29 septembre 2009.
  19. Erreur dans la syntaxe du modèle Article, paramètre périodique, revue ou journal manquant(en) Desi Nurhayati, « China to establish language, cultural center », , Jakarta Post, 28 septembre 2007 [texte intégral (page consultée le 2007-09-28)] 

Voir aussi [modifier]

Bibliographie [modifier]

  • Michael Churchman, « Confucius Institutes and Controlling Chinese Languages », China Heritage Quarterly, no  26, 2011. [lire en ligne]

Liens externes [modifier]