Château de Pignerolle
| Château de Pignerolles | ||||
Le château de Pignerolles |
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| Protection | ||||
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| Coordonnées | ||||
| Pays | ||||
| Région | Pays de la Loire | |||
| Département | Maine-et-Loire | |||
| Commune | Saint-Barthélemy-d'Anjou | |||
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Géolocalisation sur la carte : Maine-et-Loire Géolocalisation sur la carte : France |
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Le domaine de Pignerolles est un domaine situé sur la commune de Saint-Barthélemy-d'Anjou, dans le Maine-et-Loire.
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Historique[modifier]
Au cœur d'un domaine de 80 ha, le château de Pignerolles a été construit en 1776, à la veille de la Révolution, pour le directeur de l'Académie d'équitation d'Angers, Marcel Avril de Pignerolle, écuyer du roi, seigneur de Pignerolles et directeur de l'académie d'équitation d'Angers.
Ce château est une réplique du Petit Trianon de Versailles. Il a été conçu par l'architecte Michel Bardoul de la Bigottière. Il est de style néo-classique. La façade rectangulaire, de 25 mètres par 17, comporte sept baies surmontées de frontons et de quatre colonnes.
Le 1er septembre 1939, l'Allemagne envahit la Pologne. Dès le 2 septembre, le 125e Régiment d'Infanterie et l'état major polonais s'installent à Pignerolle et le Gouvernement polonais en exil s'installe dans divers hôtels de luxe d'Angers. Angers et Saint-Barthélemy d'Anjou deviennent conjointement capitale de la Pologne résistante et cela jusqu'en juin 1940. Depuis, des liens très forts unissent l'Anjou et la Pologne, d'où la création récente d'une association d'échanges et de coopération entre Saint-Barthélemy d'Anjou et la ville de Gabin en Pologne, qui a donné lieu déjà à une visite de jeunes Polonais. En 1943, la marine de guerre allemande réquisitionne le château de Pignerolle pour y installer son centre de communication. Six cents ouvriers y construisent onze blockhaus et des baraquements pour près d'un millier de marins allemands[2]. Les Allemands quittent les lieux en 1944, laissant derrière eux un parc dévasté et les blockhaus en feu.
En 1946, les baraquements allemands permettent à 1 000 personnes, dont les logements ont été détruits pendant la guerre, de retrouver temporairement une habitation. Une vraie vie s'organise avec une école, un poste de police… L'orangerie accueille l'église de la cité et les blockhaus servent de cachettes aux enfants. Classé monument historique le domaine est rendu à la Défense nationale par ses derniers propriétaires, en 1964.
En 1971, le district urbain d'Angers se porte acquéreur du domaine de Pignerolle et entreprend de le restaurer. Les travaux, subventionnés par l'État, ont coûté plus de neuf millions de francs, pour le château, et plus de deux millions pour les bâtiments annexes.
Le Château Musée de la Communication[modifier]
L'année 1992 marque une nouvelle étape dans l'histoire du domaine de Pignerolle. Le château accueille le Château Musée de la Communication, pour découvrir l'histoire des inventions du « Tam-tam au satellite ».
Ce musée, œuvre d'un collectionneur passionné, retrace l'évolution des techniques de communication de la Préhistoire à nos jours, et abrite une collection exceptionnelle. Le musée de la Communication présente l'histoire de l'imprimerie, du télégraphe, du cinéma, de la radio, de la télévision et de la conquête spatiale. De nombreuses animations sont organisées aujourd'hui au Château Musée de la Communication : visites animées pour les enfants, ateliers pédagogiques, spectacles, balades en calèche, visites d'un des blockhaus du parc...
Le domaine de Pignerolle constitue, avec son château, sa salle de réception, son orangerie et son parc classés monuments historiques, l’un des plus beaux sites de l’agglomération Angevine. Ses jardins à la française alternant avec des allées d’hortensias, des arbres séculaires, des espaces de jeux pour les enfants et des aires de pique-nique.
L'Orangerie vous offre un cadre d'exception pour organiser vos évènements professionnels, lancements de produits, anniversaires d'entreprise, opérations de motivation, vos mariages ou fêtes de famille.
Pignerolle et Pignerolles[modifier]
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Curieusement deux orthographes identifient le plus souvent la toponymie du domaine du château de Pignerolle : avec ou sans s final (Pignerolle / Pignerolles).
La confusion existe dès l'origine. En effet, la famille Avril de Pignerolles, qui s'illustra à la tête de l'ancienne Académie d'équitation, prit ce patronyme en rapport à leur acquisition ancienne du domaine de Pignerolles à Saint-Barthélémy d'Anjou[3]. C'est d'abord François Avril de Pignerolles, écuyer de la Grande écurie du Roi qui est nommé en 1680 par le gouverneur d'Anjou maître de Académie d'équitation à l'époque où cette dernière est encore établie aux Lices. Suivent : Marc Antoine Avril de Pignerolles, fils du précédent. Bernard Avril de Pignerolles, frère pûiné du précédent. Charles Claude Michel Avril de Pignerolles, neveu du précédent. Marc-Antoine Avril de Pignerolles, frère du précédent. Marcel Avril de Pignerolles, neveu du précédent. Ce dernier fit édifier ce château qui fut alors souvent orthographié sans le "s" final.
Ces deux orthographes sont utilisées indifféremment pour désigner ce lieu.
Les Avril de Pignerolles, écuyers du Roi, sont cousins avec la branche des Avril Maîtres de Poste à la Roche au Breuil et à Saint-Michel du Tertre (Angers) et qu'ils ont pris comme blason celui de leur ancêtre Georges Avril Sieur du Vau (acheté le 19 avril 1557).
Voir aussi[modifier]
Références[modifier]
- Notice no PA00109254, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Bunkers Pignerolles
- Les Avril prirent le nom de Pignerolles par mariage du grand-père de Marcel, Antoine Avril en 1656 avec Renée Eveillard de Pignerolles, soit 120 ans avant la construction du château
Liens externes[modifier]
- Généalogie des Avril, sieurs de Varannes et du Vau, (des bourgeois angevins) qui demande à être encore travaillée. En effet, une historienne qui m'a contacté, Mme C D travaille actuellement à un ouvrage sur l'Académie d'équitation d'Angers et se trouve "confrontée précisément aux lacunes des archives en matière d’acte de mariage, notamment celui, clé, de 1572, qui n’existe pas. Les actes de mariage aux archives d’Angers ne remontent pas à cette date, ni d’ailleurs à Saumur. D’où son interrogation, comment peut-on prouver que Les Avril, et plus particulièrement Jean, descendent de Georges, marchand de son état ? Cette historienne possède un document faisant allusion à des partages entre Allin, Jean et Simon, des grosses de mariages et ainsi de suite, qui font remonter la famille à Allin Apuril et donc aux seigneurs de Trégouët. Pour confirmer cela, elle doit trouver les contrats et partages en question pour nous permettre de corriger si nécessaire".