Ambroise Paré

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Ambroise Paré

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Ambroise Paré, [Gravure extraite de Deux livres de chirurgie, de la génération de l'homme, & manière d'extraire les enfans hors du ventre de la mère,… chez André Wechel(Paris), 1573].

Naissance 1510 ( ou 1509 )
Bourg-Hersent près de Laval (France)
Décès 20 décembre 1590 (à 80 ans)
Paris
Nationalité Drapeau de la France France
Profession

Ambroise Paré, né vers 1510 (ou 1509 selon les sources) au Bourg-Hersent, près de Laval, et mort le 20 décembre 1590 à Paris, est un chirurgien et anatomiste français.

Ambroise Paré est le chirurgien des champs de bataille, le père de la chirurgie moderne. Il est l'inventeur de nombreux instruments. La généralisation alors relativement récente de l’usage des armes à feu rend les chirurgiens familiers avec des plaies d'une sorte nouvelle, que l’on cautérise au fer rouge ou à l’huile bouillante au risque de tuer le blessé. Paré met au point la ligature des artères[1], qu'il substitue à la cautérisation, dans les amputations.

« Je le pansay, Dieu le guarist. »

On cite volontiers cette phrase modeste de Paré pour résumer sa philosophie (citation en moyen français signifiant : « Je le pansai, Dieu le guérit. »)[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et jeunesse[modifier | modifier le code]

Il est né au Bourg-Hersent, en Mayenne, près de Laval et d'Avesnières, probablement en 1510[3]. Son père, agriculteur et fabricant de coffres[4], eut quatre enfants : Jean Paré, qui fut barbier-chirurgien à Vitré, en Bretagne ; X. Paré, qui alla s’établir aussi coffretier à Paris, rue de la Huchette ; Anne Paré, laquelle épousa Claude Viart, chirurgien juré à Paris (morte le 19 septembre 1581) et Ambroise[5],[6].

L'instruction d'Ambroise est confiée à un chapelain, qui se dédommage de l'extrême modicité de la pension en faisant de son élève son domestique au lieu de lui enseigner le latin[7]. Ambroise Paré, qui ignorera toute sa vie le grec et le latin, quitte cette place sans avenir et entre comme marmiton chez le comte de Laval. On remarque son sérieux, son intelligence et son adresse ; le barbier du comte le prend pour apprenti. Il coupe le poil, arrange les perruques et va ici et là panser les ulcères. Il devient ensuite aide-soignant d'un barbier d'Angers[8] puis travaille à Vitré avec son frère Jean, lui aussi chirurgien-barbier[9].

Le métier de chirurgien[modifier | modifier le code]

En 1529, il entre comme compagnon chirurgien à l'Hôtel-dieu et déclare : « Ce n'est rien de feuilleter les livres de gazouiller, de caqueter en chaire de la chirurgie, si la main ne met en usage ce que la raison ordonne. » Durant trois années, Paré côtoie « tout ce qui peut être d'altération et maladies au corps humain ». Il observe malades et cadavres et enrichit son savoir anatomique. À la fin de ses études, il choisit, sans doute pour des raisons financières, de s'attacher au service du baron René de Montjean, lieutenant général d'infanterie. Il devient maître barbier-chirurgien en 1536[10].

Le chirurgien des champs de bataille[modifier | modifier le code]

Les blessures de guerre selon Ambroise Paré.

Accompagnant le lieutenant-général, il reçoit le baptême du feu en 1537 à la bataille du Pas de Suse (huitième guerre d'Italie). Il y pratique la première[réf. souhaitée] désarticulation du coude[11] et découvre que la poudre des arquebuses n'empoisonne pas les blessures comme on le croyait[12]. Il voit des scènes atroces et tente avec succès d'adoucir les méthodes de guérison trop brutales qui consistent par exemple à cautériser les plaies à l'huile bouillante. À la mort de Montjean, Ambroise Paré est de retour à Paris. Il se marie le 30 juin 1541 avec Jeanne Mazelin à Saint-André-des-Arts (elle décèdera, et sera inhumé à église Saint-André-des-Arts, le 4 novembre 1573 en lui laissant la garde de leur fille âgée de treize ans, Catherine, et celle de leur nièce de dix-neuf ans, Jeanne Paré). Il entre alors une première fois au service de René de Rohan[13].

En 1543, Ambroise Paré accompagne René Ier de Rohan qui vient dans l'ouest de la Bretagne[14] défendre la province menacée par un débarquement anglais (dans le cadre de la guerre entre 1542 et 1546 entre Henry VIII d'Angleterre, allié à Charles Quint, et François Ier), puis il assiste au siège de Perpignan, alors occupée par les Espagnols. Les tentatives de René Ier de Rohan pour reprendre la ville échouent, mais Paré, lui, continue d'élaborer de nouvelles techniques chirurgicales. Le maréchal de Brissac ayant reçu une balle dans l'épaule, il a l'idée de replacer le blessé dans la position initiale au moment de l'impact pour récupérer la balle perdue.

En 1544, il guérit brillamment François de Lorraine, duc de Guise, grièvement blessé d'un coup de lance au visage, au siège de Boulogne. François de Guise en gardera le surnom de le Balafré[15].

La campagne achevée, il se met à la rédaction du récit de ses voyages qu'il souhaite faire paraître en français. Mais il lui faut le soutien du roi face à la faculté de médecine pour voir aboutir son projet ; en 1545 il publie la Méthode de traiter les plaies faites par les arquebuts et autres bastons à feu, et celles qui sont faites par la poudre à canon puis un Traité sur l'accouchement et l'anatomie.

Au siège de Damvillers, il doit amputer l'un des gentilshommes de l'armée du comte de Rohan. Plutôt que d'appliquer le fer rouge pour éviter l'hémorragie, il tente sa nouvelle méthode et ligature les artères du blessé, qui se rétablira. À la mort de Rohan, tué près de Nancy, Paré entre au service de Antoine de Bourbon, roi de Navarre, puis à celui de Henri II de France, qui l'admit au nombre de ses chirurgiens ordinaires aux côtés de Nicolas Lavernot, Jean d'Amboise et Jean Fromager. Désormais, la carrière de Paré sera intimement liée au destin des souverains de son pays. Il participa à plusieurs campagnes militaires aux côtés du Roi.

En 1557, au siège de St Quentin en Picardie, il note que les asticots d'une certaine mouche aident à la cicatrisation des plaies de blessés[16]. L'asticothérapie est aujourd'hui développée ou redécouverte, utile contre les souches nosocomiales de bactéries notamment.

Le premier chirurgien du roi[modifier | modifier le code]

En 1553, il est prisonnier au siège de Hesdin[17] (Vieil Hesdin[18] actuellement avant sa destruction par Charles Quint).

À cette époque, la Confrérie de Saint-Côme, qui regroupait les barbiers-chirurgiens depuis le XIIIe siècle, avait été transformée depuis peu en collège de chirurgie. Cependant, les chirurgiens restaient sous la tutelle des médecins, et cherchaient a s'en affranchir, ou au moins à la limiter. Par exemple, les dissections et autopsies étaient effectuées par les chirurgiens, mais, en théorie, en présence d'un médecin, seul autorisé à en rédiger le compte-rendu. Paré ayant une grande réputation et le soutien du roi, le collège de Saint-Côme décida de s'adjoindre Paré. C'est ainsi qu'il reçu le bonnet de maître[19] le 8 décembre 1554[20] , malgré l'opposition de la faculté de médecine et sa piètre connaissance du latin, pourtant obligatoire. L'appui du roi a été le plus fort[21].

En 1561 et 1562, il publie deux autres ouvrages dont son Anatomie universelle du corps humain. Le 1er janvier 1562, Catherine de Médicis le nomme premier chirurgien du roi Charles IX. Paré est ensuite renvoyé au secours des armées, d'abord à Rouen, puis à Dreux et au Havre. Les guerres de religion opposant catholiques et protestants (huguenots) ont repris de plus belle, ensanglantant le pays pour les trente années à venir. De 1564 à 1566, Paré accompagne Charles IX en visite à travers la France et en profite pour débusquer de nouvelles pistes de recherches. En 1564, il publie Dix livres de la chirurgie : avec le magasin des instrumens necessaires à icelle, où se trouve le premier usage connu du mot bistouri (en fait bistorie, féminin) dans le sens chirurgical[22].

La plus grande innovation est, pour les amputations, de ligaturer les artères et de panser la plaie avec un mélange de jaune d'œuf, d'huile rosate et de térébenthine plutôt que de cautériser avec de l'huile bouillante. Il jure de ne plus brûler aussi cruellement les pauvres blessés. La légende raconte qu'eut lieu entre Charles IX et Ambroise Paré cet échange verbal :

« — J'espère bien que tu vas mieux soigner les rois que les pauvres ?
— Non Sire, c'est impossible.
— Et pourquoi ?
— Parce que je soigne les pauvres comme des rois[23]. »

Veuf en 1573, il se remarie le 18 janvier 1574 avec Jacqueline Rousselet[24] et aura six autres enfants, le dernier à 73 ans. Un de ses petits-fils est François Hédelin. Couronné en 1574, Henri III de France garde Paré, auprès de lui, en tant que premier chirurgien.

Opinions religieuses[modifier | modifier le code]

Les opinions religieuses de Paré sont discutées. Certains estiment qu'il fut de conviction protestante, mais que, comme d'autres personnalités vivant à Paris au service du roi, il garda par précaution des apparences de vie catholique ; d'autres voient en lui un catholique tolérant[25]. D'après le témoignage discutable[réf. souhaitée] de Sully, il aurait répondu au roi qui tentait de le convaincre d’abjurer à l'époque de la Saint-Barthélemy : « Par la lumière de Dieu, Sire, je crois qu'il vous souvient m’avoir promis de ne me commander jamais quatre choses, savoir : de rentrer dans le ventre de ma mère, de me trouer à un jeu de bataille, de quitter votre service et d’aller à la messe[26]. »

La mort d'Ambroise Paré[modifier | modifier le code]

Statue d'Ambroise Paré, modèle de bronze par David d'Angers à Angers, 1839.

Il meurt à Paris alors dominée par la Ligue, le 20 décembre 1590. Pierre de l'Estoile raconte que, quelques jours avant la levée du siège de Paris par Henri IV (29 août 1590), Paré avait adjuré, dans la rue, Pierre de Saint-Priest d'Épinac, archevêque de Lyon, d'intercéder en faveur de la paix pour soulager la misère du peuple et que Pierre d'Épinac en avait été ébranlé, « encore que ce fût un langage de politique que le sien[27]. »

Ambroise Paré recevra de grandes funérailles à l'Église Saint-André-des-Arts où il fut inhumé. Sa tombe existait encore en 1790, mais on ignore si elle fut détruite lors des profanations révolutionnaire ou après la vente et la destruction de l'église en 1807. On suppose que la tombe, qui comportait sa statue en terre cuite, aurait été installée plus tard à l'église de la Charité rue des Saints-Pères qui fut détruite à la Révolution.

Anecdotes biographiques[modifier | modifier le code]

  • À 50 ans, et alors qu'il faisait effectuer des travaux dans sa demeure de Meudon, la pioche de l'un des ouvriers fendit une grosse pierre en deux, d'où sortit… « un énorme crapaud plein de vie[28] ». On a proposé des explications rationnelles du phénomène, par exemple la présence fortuite d'un crapaud hibernant à proximité de la pierre[29].
  • On prête à Ambroise Paré la description fantastique d'une comète qui serait parue en 1528. Dans son Livre des monstres, Paré écrit effectivement : « Cette Comète était si horrible et épouvantable, qu'elle engendra si grande terreur au vulgaire qu'il en mourut d'aucune peur : les autres en tombèrent malades [...] ». Mais Paré n'a jamais vu ce qu'il a décrit, et s'est contenté de recopier ce qu'en disait Pierre Boaistuau dans ses Histoires prodigieuses, qui lui-même recopiait un occasionnel de 1528, outrageusement mal traduit d'un exposé de l'astrologue Peter Creutzer, à propos d'un phénomène observé le 11 octobre 1527, et qui n'était pas une comète, mais probablement une aurore boréale. Le texte initial parlait de témoins à demi morts de peur. C'est l'occasionnel français qui les fait mourir de peur, et Paré n'est coupable que d'avoir trop fait confiance à sa source[30].

Les patients célèbres d'Ambroise Paré[modifier | modifier le code]

L'apport d'Ambroise Paré à la chirurgie et à l'anatomie[modifier | modifier le code]

Prothèses de jambes selon Ambroise Paré - 1575.
La « main artificielle » d'Ambroise paré.

Ambroise Paré a fait progresser la chirurgie, notamment par la préférence qu'il donna à la ligature des artères sur leur cautérisation après les amputations[32], par la suppression de l'huile bouillante dans le traitement des plaies par armes à feu[33] et par les prothèses qu'il inventa ou perfectionna[34]. Il a également amélioré le traitement de la lithiase urinaire (maladie couramment dite « la pierre »), même si, en cette matière, il a beaucoup emprunté sans le dire à Pierre Franco[35].

En anatomie, il cite ses prédécesseurs, mais les prend parfois en défaut, Vésale en particulier, et on lui doit des descriptions nouvelles ou améliorées[36].

Selon J.-P. Poirier[37], la principale originalité d'Ambroise Paré est la conception exigeante qu'il eut de sa profession, tant sur le plan technique que sur le plan humain, conception au service de laquelle il sut mettre un véritable génie de la communication, qui l'amena par exemple à publier ses livres en français (il n'écrivait pas le latin, mais aurait pu se contenter de publier les traductions latines qui furent faites de ses livres).

Œuvres et publications[modifier | modifier le code]

Page titre ornementée - Les Œuvres d'Ambroise Paré, conseiller et premier chirurgien du roy, IVe édition, G. Buon, Paris, 1585.

Ambroise Paré suspend ses voyages pour se consacrer à la rédaction de ses ouvrages. Autodidacte ne sachant ni le grec ni le latin, il publia à dessein ses ouvrages en français, avec les encouragements de la cour et de ses illustres contemporains, dont Pierre de Ronsard. Ce dernier lui adressa deux poèmes, placés en tête du volume de ses œuvres en 1575. « Je n'ai voulu escrire en autre langaige que le vulgaire de nostre nation, ne voulant estre de ces curieux, et par trop supersticieux, qui veulent cabaliser les arts et les serrer soubs les loix de quelque langue particulière », explique Paré dans son avis au lecteur. Paré n'étant pas docteur, la Faculté de médecine, en la personne de son doyen Étienne Gourmelen, tenta de s'opposer à la mise en vente du livre, prétextant qu'il contenait des choses abominables, contraires à la bonne morale. L'affaire fut menée devant le Parlement, sans succès et le livre fut distribué et mis en vente sans modifications.

  • La maniere de traicter les playes faictes tant par hacquebutes, que par fleches, & les accidentz d'icelles, comme fractures & caries des os, gangrene & mortification, avec les pourtraictz des instrumentz necessaires pour leur curation. Et la methode de curer les combustions principalement faictes par la pouldre à canon. Paris, 1551. Réédition en fac-similé, Paris, P.U.F. (Fondation Martin Bodmer), 2007, (ISBN 2-13-056457-7).
  • La maniere de traicter les playes faictes tant par hacquebutes, que par flèches, & les accidentz d'icelles, come fractures & caries des os, gangrene & mortification, avec les pourtraictz des instrumentz necessaires pour leur curation, éd. de Paris, 1552, disponible sur Gallica.
  • Œuvres complètes d'Ambroise Paré revues et collationnées par J.-F. Malgaigne, 3 volumes, Paris, 1840. (Réimpr. Slatkine, 1970).
  • Ambroise Paré : Œuvres complètes remises en ordre et en français moderne, par F. de Bissy et R.-H. Guerrand, Union latine d'édition, 1983, 3 tomes et un index.
  • Ambroise Paré : Des monstres et prodiges, Ed.: L'Œil d'or, 2005, (ISBN 2-913661-07-6) (Réédition de trois ouvrages de Paré : Des animaux et de l'excellence de l'homme, Des monstres et prodiges et le Discours de la licorne).

Hommages posthumes[modifier | modifier le code]

Timbre Ambroise, émis en 1943

Plusieurs hôpitaux et cliniques portent son nom dont :

Il y a également le lycée Ambroise-Paré, à Laval, qui porte son nom.

Anniversaires[modifier | modifier le code]

Œuvres d'art[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cette technique avait été cependant décrite six siècle plus tôt par le chirurgien musulman Abu Al-Qasim.
  2. Paré écrivit cette phrase, dans un cahier de notes, au sujet des soins qu'il donna au capitaine Le Rat, lors de la campagne de Piémont de 1537-1538. Il utilisera cette formule tout au long de sa carrière. (Jean-Pierre Poirier, Ambroise Paré, Paris, 2006, p. 42.) En 1552, les soldats français, assiégés à Metz par l'armée de Charles Quint, souffraient d'une grande disette. Le serviteur d'un capitaine voulut réquisitionner des vivres auprès de paysans, qui le percèrent de douze coups d'épée. Il était si mal en point que le capitaine s'apprêtait à le faire jeter dans une fosse. Ambroise Paré, persuadé de pouvoir sauver le blessé, obtint qu'il lui fût confié. « Je lui fis office de médecin, d'apothicaire, de chirurgien et de cuisinier : je le pansai jusqu'à la fin de la cure, et Dieu le guérit. » (Jean-Michel Delacomptée, Ambroise Paré, La main savante, Gallimard, 2007, p. 166-167.) Également cité par Jean-Pierre Poirier, Ambroise Paré, Paris, Pygmalion, 2006, p. 9, qui renvoie à Ambroise Paré, Voyage d'Allemagne, Œuvres, t. III, p. 698. Paré a écrit, dans le même ordre d'idées : « la préservation gît plus en la providence divine qu'au conseil du médecin ou chirurgien ». (Cité par Jean-Pierre Poirier, Ambroise Paré, Paris, 2006, p. 33.)
  3. Les dates données par les sources vont de 1509 à 1517. Pierre de l'Estoile, qui a noté dans son journal la mort de Paré comme survenue le 20 décembre 1590, ajoute qu'il était âge de 80 ans. Voir Louis Vincelet, Ambroise Paré et la religion, communication présentée à la séance du 22 janvier 1968 de la Société Française d'Histoire de la Médecine, en lignel[PDF].
  4. Jean-Pierre Poirier, Ambroise Paré, Paris, 2006, p. 16-17. Louis Vincelet, Ambroise Paré et la religion, communication présentée à la séance du 22 janvier 1968 de la Société Française d'Histoire de la Médecine, en lignel, signale que certains attribuent au père d'Ambroise Paré la profession de barbier.
  5. Généalogie de la famille d'Ambroise Paré [PDF]
  6. Généalogie d'Ambroise Paré
  7. Jean-Pierre Poirier, Ambroise Paré, Paris, 2006, p. 20.
  8. Jean-Pierre Poirier, Amboise Paré, Paris, 2006, p. 24.
  9. Jean-Pierre Poirier, Amboise Paré, Paris, 2006, p. 25-26.
  10. « Probablement vers 1536  » d'après J.-F. Malgaigne, Introduction aux Œuvres complètes d'Ambroise Paré, t. 1, Paris, 1840, p. CCXXXIII, consultable sur Google Livres.
  11. Ambroise Paré, après avoir écrit : « Luy coupay le bras sans scie, pource que la mortification n'estoit outre la jointure du coude; et là commençay l'amputation, incisant les ligaments qui joignent les os. », ajoute « qu'il ne faut s'ébahir de cette amputation de la jointure, car Hippocrate la recommande dans son livre Des articulations. » Ce passage de Paré est cité par Aug. Vidal, Traité de pathologie externe et de médecine opératoire, 5e édition, revue par Fano, t. 5, Paris, 1861, p. 575, qui insiste sur le fait que c'est là une désarticulation du coude. Consultable sur Google Books, qui renvoie pour Paré aux Œuvres complètes, t. 2, Paris, 1840, p. 284 et pour Hippocrate, aux Œuvres complètes, trad. de Littré, Paris, 1844, t. 4, p. 78.
  12. «Voyage» en Piémont avec Ambroise Parépar Paule Dumaître, Communication présentée à la séance du 28 novembre 1987 de la Société française d'Histoire de la Médecine, [PDF] en ligne.
  13. Jean-Pierre Poirier, Ambroise Paré, Paris, 2006, p. 125.
  14. Le jeu de la lutte en Bretagne en 1543
  15. Œuvres complètes d'Ambroise Paré, introduction par J.-F. Malgaigne, Paris, 1840, p. CCXLII, consultable sur Google Livres.
  16. N Martinez-Lancien, M.J. Roux: « La luciliathérapie » dans le site de la Société française et francophone des plaies et cicatrisations
  17. Voyage d’ Hesdin (1553) in : Œuvres, IVèmeédition, 28°livre, traictant des Rapports, & du moyen d’embaumer les corps morts. Chapitre II: Apologie et Traicté contenant les voyages faicts en divers lieux
  18. Ambroise Paré sur le site de l'association Le Vieil Hesdin
  19. Il s'agit d'un titre universitaire (laurea en latin), distinct du titre de maître chirurgien-barbier, obtenu 18 ans plus tôt, qui était un grade de corporation. Bien qu'un mémoire en latin devait être présenté, ce n'était pas un titre de docteur. Le titre de docteur en médecine était du seul ressort de la faculté de médecine, alors que ce titre était décerné par le collège Saint-Côme, avec la participation, entre autres, de membres de la faculté de médecine.
  20. « Histoire des chirurgiens, des barbiers et des barbiers-chirurgiens » dans le site Medarus.
  21. Œuvres complètes d'Ambroise Paré, introduction par J.-F. Malgaigne, Paris, 1840, pp. CCLVI-CCLXI [1]
  22. Centre national de ressources textuelles et lexicales, article bistouri, qui signale qu'on trouve en 1464 le mot masculin bistorit dans le sens de « poignard » (Lit. remiss. ex. Reg. 199 ch. 599 dans Du Cange t. 1, p. 600c, s.v. bistoria : Ung coustel poignant, nommé Bistorit).
  23. Voir par exemple Jean-Pierre Poirier, Ambroise Paré, Paris, 2006, p. 166, qui n'indique pas la source. Il semble que ce dialogue repris par plusieurs biographes, y compris par Henri Mondor dans la Grande encyclopédie Larousse, soit apocryphe.
  24. Jean-Pierre Poirier, Ambroise Paré, Paris, 2006, p. 249.
  25. Le protestantisme de Paré est affirmé par Sully (Mémoires, livre I) et par Brantôme (Discours sur Charles IX), selon lequel Charles IX aurait protégé Paré lors de la Saint-Barthélemy. Paré lui-même raconte qu'à la fin de l’année 1562, après la prise de Rouen, « me trouvay à disner en quelque compaignie où en avait quelques-uns qui me hayoient à mort pour la Religion » (Œuvres, 1re édit., 1575, p. 939-940). Attaqué à cause de ce passage, Paré, dans sa Responce aux calomnies des médecins, se défendra d'avoir voulu nuire aux catholiques, mais ne protestera pas de son catholicisme. Voir A. Chéreau, article « Ambroise Paré», dans : Amédée Dechambre (dir.) ; Louis Hahn (secrétaire de la rédaction), Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales. Deuxième série. Tome vingt et unième (Par-Pea), Paris, G. Masson, P. Asselin, 1885, p. 127-136, reproduit sur le site de l'Encyclopédie Agora. Jean-Michel Delacomptée, Ambroise Paré, La main savante, Gallimard, 2007, p. 171-172, estime que le sauvetage de Paré par Charles IX le jour de la Saint-Barthélemy, raconté par Brantôme, est une légende, mais souligne que Paré, qui, dans ses œuvres, parle de Dieu, de l'Ancien Testament et de Jésus-Christ, ne fait aucune place à la Vierge Marie et aux saints. M. Huchon relève que le chapitre « De l'âme », dans le XVIIIe livre des Œuvres, contient un emprunt direct à Jean Calvin et un emprunt textuel au huguenot Philippe de Mornay. (M. Huchon, « Ambroise Paré, chirurgien méthodique et huguenot », in Ambroise Paré (1510-1590) : Écriture et pratique de la science à la Renaissance, Actes réunis par É. Berriot-Salvadore, Paris, Champion, 2004, p. 201-227 cité par Jean-Pierre Poirier, Ambroise Paré, Paris, 2006, p. 234, qui note aussi, p. 235-236, qu'un document, mis en lumière par Paule Dumaître, attestant le catholicisme de Paré en faveur de son petit-fils, pourrait être une attestation de complaisance.)
  26. Sully, Économies royales (dites aussi Mémoires), cité par Eugène et Émile Haag, La France protestante, t. 8, Paris, 1858, p. 133. Consultable sur Google Books.. En revanche, Louis Vincelet, Ambroise Paré et la religion, communication présentée à la séance du 22 janvier 1968 de la Société Française d'Histoire de la Médecine, en lignel, estime que Paré fut un catholique tolérant.
  27. Pierre de l'Estoile, Journal pour le règne de Henri IV, t. 1, Gallimard, 1948, p. 84-85. Pierre de l'Estoile, À Paris pendant les guerres de religion, extraits des journaux de l'Estoile présentés par Philippe Papin, Arléa, 2007, p. 342. Rappelons qu'on appelait « politiques », à l'époque de la Ligue, les partisans de la paix par tolérance mutuelle entre catholiques et protestants.
  28. The Unexplained: Mysteries of Mind, Space and Time, vol. 1, no 8, et Mysteries of the Unexplained, éd. Selection du Reader's Digest, USA, 1982 : propos repris du Registre annuel de 1561 de Paré : « J'étais dans mon château, près de Meudon, et j'avais demandé à un cantonnier de me casser quelques pierres. Au milieu de l'une d'elles, il trouva un énorme crapaud, plein de vie, et sans que la moindre ouverture capable de lui laisser le passage soit visible. L'ouvrier me dit que ce n'était pas la première fois qu'il découvrait un crapaud, ou de telles autres bestioles, à l'intérieur d'énormes blocs de pierres. » La référence au « registre annuel » de Paré est donnée sur un site Internet. La Bibliothèque universelle des sciences, belles-lettres, et arts, t. 2, Genève, Paris, Bruxelles, 1834, p. 254, note 4 (consultable sur Google Books), renvoie aux Œuvres d'Ambroise Paré, lib. XXV, cap. XVIII, p. 1031. [Claude Stephen] Le Paulmier, Ambroise Paré, Paris, 1887, p. 34, en ligne, renvoie à Paré, III, p. 43, Des monstres et prodiges.
  29. La Bibliothèque universelle des sciences, belles-lettres, et arts, t. 2, Genève, Paris, Bruxelles, 1834, p. 254, note 4 (consultable sur Google Books), fait ce commentaire : « Le crapaud trouvé dans la vigne d'Ambroise Paré est un crapaud hivernant trouvé par hasard près du fragment de la pierre brisée par les ouvriers, qui avaient l'intention de signaler des géodes, en annonçant que ce fait se remarquait plusieurs fois. » Voir aussi Vallot, Mémoire sur les animaux vivants trouvés dans les corps solides, lu à l'Académie des sciences le 20 novembre 1826, et « Observations sur ce mémoire », communiquées par Edwards et de Blainville à la Société philomathique ; résumé dans Bulletin des sciences naturelles et de géologie (Deuxième section du Bulletin universel des sciences et de l'industrie), t. 10, Paris, 1827, p. 129-131, consultable sur Google Books.
  30. Les œuvres d'Ambroise Paré, conseiller et premier chirurgien du roy, Paris, Gabriel Buon, 1579, Vingtquatriesme livre traitant des monstres, Des monstres celestes. CHAP XXXVI, p. IXC XCVII (997).
  31. Montgomery tue le roi Henri II en tournoi, voir texte en ligne.
  32. Selon J.-M. Delacomptée, la ligature des artères après l'amputation n'était pas une invention de Paré, mais elle avait besoin d'être retrouvée dans la littérature, ce que fit Paré, sans dissimuler ses sources. . Voir Jean-Michel Delacomptée, Ambroise Paré, La main savante, Gallimard, 2007, p. 205. Selon Jean-Pierre Poirier, deux chirurgiens italiens, Leonardo Bertapaglia et Mariano Santo, avaient devancé Paré, mais Paré l'ignorait. (Jean-Pierre Poirier, Ambroise Paré, Paris, Pygmalion, 2006, p. 110 ; voir aussi p. 319.) Ambroise Paré a écrit : « Par ce je conseille au jeune Chirurgien de laisser telle cruauté et inhumanité, pour plustost suyvre ceste mienne façon de practiquer, de laquelle il a pleu à Dieu m’adviser, sans que jamais l’eusse veu faire à aulcun, ouy dire, ne leu, sinon en Gal[ien]. Au 5. livre de sa Méthode, où il escrit qu’il faut lier les vaisseaux vers leurs racines, qui sont le foye et le cœur, pour estancher le grand flux de sang. Or ayant plusieurs fois usé de ceste manière de couldre les veines et artères aux playes récentes, esquelles se faisoit une hémorrhagie, j’ay pensé qu’il s’en pouvoit bien autant faire en l’extirpation d’un membre. » (Ambroise Paré, Œuvres; combustions et gangrènes, chap. XXXV, cité sur l'Encyclopédie de l'Agora.)
  33. Jean-Pierre Poirier, Ambroise Paré, Paris, Pygmalion, 2006, p. 319.
  34. Jean-Michel Delacomptée, Ambroise Paré, La main savante, Gallimard, 2007, p. 210, qui ajoute que les prothèses de Paré pour la jambe, le bras et la main furent peu modifiées jusqu'à la guerre de 1914-1918.
  35. Georges Androutsos, « La lithiase urinaire et son traitement par Ambroise Paré (1509-1590) », Progrès en Urologie (2004), 14, 109-117. [PDF] En ligne. D'après Jean-Pierre Poirier, Ambroise Paré, Paris, 2006, p. 176-177, il est vrai que Paré a plagié Franco, mais Franco avait lui-même copié de très près un traité de Paré sur les accouchements. Poirier, p. 177 et 183, signale aussi des emprunts inavoués de Paré à Thierry de Héry et à Laurent Collot.
  36. Jean-Pierre Poirier, Ambroise Paré, Paris, Pygmalion, 2006, p. 99, qui renvoie à F. Puccinotti, Storia della medicina, vol. II, Naples, 1863, p. 210.
  37. Jean-Pierre Poirier, Ambroise Paré, Paris, Pygmalion, 2006, p. 320.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A. Chéreau, article « Ambroise Paré », dans : Amédée Dechambre (dir.); Louis Hahn (secrétaire de la rédaction, Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales. Deuxième série. Tome vingt et unième (Par-Pea), Paris, G. Masson, P. Asselin, 1885, p. 127-136. En ligne sur l'Encyclopédie de l'Agora.
  • M. Broussais, Ambroise Paré, sa vie, son œuvre. Paris, 1900.
  • Paule Dumaître, Ambroise Paré, chirurgien de quatre rois de France, Paris, Perrin, 1986.
  • Ambroise Paré : stratégie professionnelle et périple intellectuel, Actes réunis par A.-M. Moulin, Laval, 1991.
  • Ambroise Paré (1510-1590) : Écriture et pratique de la science à la Renaissance, Actes réunis par É. Berriot-Salvadore, Paris, Champion, 2004.
  • Jean-Pierre Poirier, Ambroise Paré, Un urgentiste au XVIe siècle, Pygmalion, 2005, (ISBN 2-7564-0007-6).
  • Des monstres Paré, Ambroise. Vingt cinquième livre traitant des monstres et prodiges, in: Œuvres. Paris, G. Buon, 1585. Présentation par Anne Bitbol.
  • Ambroise Willaume, Recherches biographiques, historiques et médicales sur Ambroise Paré disponible sur Gallica.
  • (en) M. Shah « Premier Chirurgien du Roi: the life of Ambroise Paré (1510-1590) » J R Soc Med. mai 1992;85(5):292–4. Texte intégral.

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Ambroise Paré est un personnage de la série en bande dessinée La Licorne.