Segré

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Segré
Vue depuis le Vieux Pont sur l'Oudon : le pont de la rue Victor Hugo et au fond, l'église de la Madeleine.
Vue depuis le Vieux Pont sur l'Oudon : le pont de la rue Victor Hugo et au fond, l'église de la Madeleine.
Blason de Segré
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire (sous-préfecture)
Arrondissement Segré (chef-lieu)
Canton Segré
Intercommunalité Communauté de communes du Canton de Segré
Maire
Mandat
Gilles Grimaud
2014-2020
Code postal 49500
Code commune 49331
Démographie
Gentilé Segréenne, Segréen
Population
municipale
6 921 hab. (2011)
Densité 433 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 41′ 14″ N 0° 52′ 15″ O / 47.6872222222, -0.870833333333 ()47° 41′ 14″ Nord 0° 52′ 15″ Ouest / 47.6872222222, -0.870833333333 ()  
Altitude Min. 22 m – Max. 92 m
Superficie 15,98 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la ville de Segré

Segré est une commune française, sous-préfecture du département de Maine-et-Loire en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le Pays segréen, et s'organise autour de l'Oudon, l'Argos et la Verzée.

Elle se situe au carrefour des axes Angers-Rennes et Nantes-Laval.

Carte de la commune.

Situation[modifier | modifier le code]

Dans le département de Maine-et-Loire :

Dans la région Pays de la Loire :

Géologie et hydrologie[modifier | modifier le code]

L'Oudon (affluent de la Mayenne) et son tributaire la Verzée traversent Segré.

Relief et paysages[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Réseaux de transport[modifier | modifier le code]

Transport fluvial[modifier | modifier le code]

Segré possède un port de plaisance, d'une capacité de 30 bateaux environ, sur l'Oudon dont elle est l'origine navigable.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Toponymie et héraldique[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Segré vient du latin Secretum qui signifie « isolé ».[réf. nécessaire]

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason de Segré.

Ecartelé, au premier et au quatrième d'argent à la bande d'azur, au deuxième et au troisième du même au pal aussi d'argent

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité et Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Dès la plus haute antiquité, des habitations existent à Segré. Dans un site de rivières et de collines, les tribus se fixent.

Au Xe siècle, le premier comte d'Anjou Foulques le Roux y fait construire un premier château sur l'éperon schisteux qui domine les deux rivières. Ce n'est alors qu'un donjon en bois élevé sur une butte de terre : une motte féodale que l'on peut voir encore aujourd'hui.

Au XIe siècle, la pierre remplace progressivement le bois. À Segré, un nouveau château, doté d'une enceinte fortifiée est édifié sous Foulques le Noir (Foulque Nerra). Il sera pris en 1066 par les troupes de Conan II de Bretagne.

En 1191, Richard Cœur de Lion, comte d'Anjou et roi d'Angleterre, confisque les terres de Segré à Geoffroy de la Guerche pour constituer le domaine de sa femme, Bérangère de Navarre.

En 1490, la ville est une nouvelle fois détruite par des bandes de pillards qui ravagent tout le Haut-Anjou.

Le Vieux Pont et l'église de la Madeleine en arrière-plan.
Le pont de la rue Victor Hugo, et l'hôtel de ville au fond à gauche.

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

En 1589, le comte de La Rochepot, gouverneur d'Anjou, au nom du roi Henri III, s'empare de Segré qui était jusque-là aux mains des ligueurs. Après avoir pillé la cité, il fait démanteler le château et les murs d'enceinte ainsi que tous les manoirs fortifiés de la contrée.

En 1635, la terre de Segré est érigée en baronnie au profit d'un protégé de Richelieu, Guillaume II de Bautru, seigneur de Louvaines.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1795, 2 000 chouans envahissent la cité défendue par 200 soldats républicains. Après 4 heures de combat, les Bleus capitulent. La ville est saccagée et 33 prisonniers républicains sont égorgés.

Au XIXe siècle et début du XXe, Segré connaît un net accroissement démographique puisque le nombre d'habitants passe de 700 en 1841 à 2 894 en 1878, à 3 551 en 1891 et à 4 874 en 1939. Cette augmentation est due, entre autres, au rattachement de la commune de Saint Aubin du Pavoil, au développement du réseau ferroviaire (inauguration de la gare en 1884, tête de la ligne de Segré à Nantes-État), à l'expansion industrielle : mine de fer et ardoisières.

Les 5 et 6 août 1944, les Allemands, devant l'avancée américaine, incendient la ville et prennent une soixantaine de personnes en otage. Sans l'intervention du Sous Préfet et de l'Archiprêtre, ces derniers étaient condamnés.

La tradition d'extraction d'ardoise et de fer à Segré remonte au moins au Moyen Âge, faisant partie du bassin de Segré-Nyoiseau / Noyant-Combrée, cœur du territoire de l’extraction minière fer et ardoise dans le Haut-Anjou[1]. Le Cher et la Loire à proximité ont considérablement contribué à l'extension de ces activités[2].

Cette cité industrielle au passé minier a dû faire face à d'importante mutations. En 30 ans, Segré s'est dotée d'une industrie et de services répondant aux besoins administratifs, économiques, scolaires, sanitaires et sociaux, d'un commerce et d'un équipement sportif et culturel.

Segré est une ville fleurie qui avait obtenu trois fleurs au concours des villes et villages fleuris au palmarès 2006, mais qui en a perdu une en 2011 parce que Segré n'est pas assez dans une démarche de développement durable, selon le concours régional des villes et villages fleuris.

Le 14 janvier 2013, commandée par le maire Gilles Grimaud et le conseil municipal, l'église Saint-Aubin-du-Pavoil est démolie[3],[4],[5],[6],[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La sous-préfecture de Segré
Liste des maires successifs[8]
Période Identité Étiquette Qualité
1800 1808 Charles Quris    
1808 1817 Charles Duclos    
1817 1822 Pierre Champroux    
1822 1828 Claude Aaubry    
1828 1829 François Berton    
1829 1835 Jean Aubert    
1835 1837 Julien Romain Lemercier    
1837 1840 Aimé François Pouard Dujaunay    
1840 1848 Émile Rousseau    
1848 1871 Arsène Meignan    
1871 1878 Aventin Louis    
1879 1880 Adolphe Aaubert    
1880 1889 Émile Rousseau    
1889 1891 Jean Mellet    
1891 1892 Gustave Gatine    
1892 1900 Paul Chevallier    
1900 1907 Hyacinthe Gatine    
1907 1908 Paul Chevallier    
1912 1925 René Cochard    
1925 1938 Paul Émile Milon    
1938 1944 Gustave Richard    
1945 1953 Fernand ROSSIGNOL    
1953 1959 Louis Menard    
1959 1965 Léon Mauduit    
1965 1971 Léon Foucault    
1971 1976 Georges Gironde    
1976 2000 Antoine Glemain    
2000 en cours Gilles Grimaud[9],[10] UDF puis DVD Conseiller général, Président de la CC de Segré et du Pays Segréen
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la communauté de communes du Canton de Segré[11], elle-même membre du syndicat mixte Pays de l'Anjou bleu, Pays segréen.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 6 921 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
689 558 717 909 1 347 2 130 2 211 2 460 2 653
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 592 2 221 2 861 2 935 2 894 3 160 3 414 3 551 3 719
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 983 4 018 4 134 4 485 4 806 5 115 4 874 5 259 5 179
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
5 203 5 959 6 702 6 777 6 434 6 410 6 671 6 921 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (25,1 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (21,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,3 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 47,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,2 %, 15 à 29 ans = 21,1 %, 30 à 44 ans = 19,7 %, 45 à 59 ans = 19,4 %, plus de 60 ans = 21,5 %) ;
  • 52,3 % de femmes (0 à 14 ans = 15,4 %, 15 à 29 ans = 20 %, 30 à 44 ans = 18,6 %, 45 à 59 ans = 17,6 %, plus de 60 ans = 28,4 %).
Pyramide des âges à Segré en 2008 en pourcentage[14]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,9 
90  ans ou +
2,0 
7,4 
75 à 89 ans
11,3 
13,2 
60 à 74 ans
15,1 
19,4 
45 à 59 ans
17,6 
19,7 
30 à 44 ans
18,6 
21,1 
15 à 29 ans
20,0 
18,2 
0 à 14 ans
15,4 
Pyramide des âges du département de Maine-et-Loire en 2008 en pourcentage[15].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,1 
6,3 
75 à 89 ans
9,5 
12,1 
60 à 74 ans
13,1 
20,0 
45 à 59 ans
19,4 
20,3 
30 à 44 ans
19,3 
20,2 
15 à 29 ans
18,9 
20,7 
0 à 14 ans
18,7 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La ville dispose de 4 écoles primaires, 2 collèges (le collège public Georges-Gironde et le collège privé Saint-Joseph), 2 lycées (le lycée public Blaise-Pascal et le lycée privé Bourg-Chevreau) et une maison familiale rurale.

Une école de musique (située au groupe Milon) propose une formation musicale (initiation, solfège) et instrumentale (voix, cordes, vents et percussions, instruments polyphoniques) mais aussi une pratique collective (chant choral, musique de chambre, orchestres, big band, ateliers, ensembles vocaux). Elle fait partie de l'Ecole de Musique du Pays Segréen.

Elle dispose également d'un centre de formation pour adultes du ministère de l'agriculture et de la pêche sur les métiers de l'agriculture élevage, l'industrie agroalimentaire et les nouvelles technologies (CFPPA de Segré). On y trouve aussi une médiathèque située à l'espace Saint-Exupéry depuis 1999, un centre culturel, un parc exposition, un cinéma, un skate-park et une piscine.

Santé[modifier | modifier le code]

Culture et sports[modifier | modifier le code]

  • Les Foliklores (surnommé la Folie de l'Anjou bleu), un festival bisannuel intercontinental de musiques et danses populaires en Pays segréen.
  • Le Saveurs Jazz Festival est un festival annuel de jazz, dont la première édition eût lieu en août 2010[16].
  • Rendez-vous conte ![17], est un festival annuel qui se déroule le premier weekend de juin. Ce festival de contes est né en 2012 à l'initiative de Pays de l'Anjou Bleu. Depuis 2012, les spectateurs du Pays Segréen ont pu découvrir des artistes conteurs de qualité lors de spectacles ou de balades dans diverses communes du Pays. Ce festival permet aussi de favoriser l'action culturelle autour du conte pendant l'année scolaire par des ateliers conduits par des enseignants et des conteurs.[réf. nécessaire]
  • L'ES Segré évolue en division honneur.

Économie[modifier | modifier le code]

Sur 523 établissements présents sur la commune à fin 2010, 4 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 9 % du secteur de l'industrie, 7 % du secteur de la construction, 57 % de celui du commerce et des services et 24 % du secteur de l'administration et de la santé[18].

  • La Toque Angevine, traiteur spécialisé dans les pizzas et sandwichs frais.
  • Cassegrain, spécialiste de la maroquinerie de luxe dont la marque de distribution est Longchamp (en 2008, Longchamp y érige sa plateforme logistique nationale).
  • Paulstra, manufacturier automobile en joints d'étanchéité.

La ville possède une antenne de la chambre de commerce et d'industrie de Maine-et-Loire.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Maison à colombage dans le vieille-ville
Intérieur de l'église Sainte-Madeleine

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. D'ardoise en minerai de fer, le Haut-Anjou minier et ses cités, sur le site de l'association pour la promotion et la conservation du patrimoine minier et ardoisier du haut-Anjou.
  2. La Loire – les peuples du fleuve, par Abel Poitrineau. pp. 63-86, La sarabande des frets. Éd. Horvath, Saint-Étienne, 1989. ISBN 2-7171-0639-1
  3. Valeurs actuelles no 4001 du 1er août 2013 page 19
  4. Mauges et bocage, Patrimoine en péril : 14 janvier 2013, l'église de Saint-Aubin-du-Pavoil à Segré est tombée sous les coups de pelle
  5. Courrier de l'Ouest, Segré. Insolite : l’église de Saint-Aubin-du-Pavoil n’a plus de flèche, 3 janvier 2013
  6. Ouest-France, Démolition en vidéo
  7. Patrimoine religieux, L'Anjou : paradis des destructeurs d'églises
  8. Les maires de Segré, sur le site de FranceGenWeb. Consulté le 23.09.2013.
  9. Le Courrier de l'Ouest, L'équipe municipale du 3e mandat de Gilles Grimaud, article du 28 mars 2014
  10. Préfecture de Maine-et-Loire, Liste des maires élus en 2014, document du 11 avril 2014
  11. Insee, Composition de l'EPCI du du Canton de Segré (244900593), consulté le 17 septembre 2013
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  14. « Évolution et structure de la population à Segré en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 décembre 2012)
  15. « Résultats du recensement de la population de Maine-et-Loire en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 décembre 2012)
  16. Saveurs Jazz festival, Le festival, consulté le 13 juin 2013
  17. Syndicat du Pays Segréen, Rendez-vous conte !, consulté le 12 juin 2013
  18. Insee, Statistiques locales du territoire de Segré (49), consultées le 5 juin 2013
  19. Valeurs actuelles no 4001 du 1er août 2013, page 19
  20. Patrimoine en péril : 14 janvier 2013, l'église de Saint-Aubin-du-Pavoil à Segré est tombée sous les coups de pelle
  21. Courrier de l'Ouest, Segré. Insolite : l’église de Saint-Aubin-du-Pavoil n’a plus de flèche, consulté le 2 août 2013
  22. Ouest-France, Démolition en vidéo, consulté le 2 août 2013
  23. patrimoine-religieux, L'Anjou : paradis des destructeurs d'églises, consulté le 2 août 2013