Sarthe (rivière)

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Sarthe
La Sarthe à Saint-Céneri-le-Gérei.
La Sarthe à Saint-Céneri-le-Gérei.
Caractéristiques
Longueur 313,3 km [1]
Bassin 16 374 km2
Bassin collecteur Loire
Débit moyen 80 à 85 m3/s
Régime pluvial océanique
Cours
Source Perche
· Localisation Soligny-la-Trappe
· Altitude 260 m
· Coordonnées 48° 37′ 39″ N 0° 31′ 44″ E / 48.6275, 0.5289 (Source - Sarthe)  
Source secondaire Résurgence
· Localisation Saint-Aquilin-de-Corbion
· Altitude ~200 m
· Coordonnées 48° 38′ 14″ N 0° 30′ 37″ E / 48.6372, 0.5103 (Source secondaire - Sarthe)  
Confluence Maine (avec la Mayenne)
· Localisation Angers
· Altitude ~15 m
· Coordonnées 47° 29′ 36″ N 0° 32′ 35″ O / 47.4933, -0.5431 (Confluence - Sarthe)  
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche Orne saosnoise, Huisne, Loir
· Rive droite Vègre, Erve, Vaige
Pays traversés Drapeau de la France France

Sources : SANDRE, Géoportail

La Sarthe est une rivière du Nord-Ouest de la France formant, en confluant avec la Mayenne, la Maine qui se jette dans la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Sarthe prend sa source hors du département auquel elle a donné son nom, à Saint-Aquilin-de-Corbion, dans l'Orne, à une altitude de 252 mètres[2]. Après cette naissance dans les collines du Perche, la rivière coule du Nord-est au Sud-ouest jusqu'à Alençon, elle prend ensuite une direction Sud - Sud-est et traverse les Alpes mancelles par une vallée encaissée et sinueuse ne manquant pas de pittoresque (parcours de canoë-kayak). Au-delà de Fresnay-sur-Sarthe, la Sarthe coule lentement, bordée de peupliers, à travers la campagne mancelle, d'abord vers le sud jusqu'en aval du Mans où elle reçoit les eaux de l'Huisne, puis vers l'ouest jusqu'à Sablé-sur-Sarthe et, de nouveau, vers le sud jusqu'à son confluent avec la Mayenne, avec laquelle elle forme la Maine, au Nord d'Angers à Ecouflant. Peu avant cette rencontre (à environ 4 kilomètres en aval), la Sarthe reçoit son principal tributaire, le Loir, dont le cours (317 kilomètres[3]) est plus long que le sien (313 kilomètres[1]).

Le bassin versant de la Sarthe est particulièrement étendu — 16 374 km2 — grâce à ses nombreux affluents, tout particulièrement le Loir. Ce dernier possède d'ailleurs un bassin versant[4] plus important (8 270 km²) que sa rivière-mère (7 864 km²).

Hydrologie[modifier | modifier le code]

La source de la Sarthe à Soligny-la-Trappe

Le débit moyen de la Sarthe, lors de son confluent avec la Mayenne, est de l'ordre de 80 à 85 m³/s (de nombreux ouvrages lui attribuent un débit[5] de 35 à 38 m³/s, soit à peine plus que l'apport de son principal tributaire, le Loir).

D'une part, les dernières données aval de la DIREN donnent à la Sarthe un débit de 47,2 m³/s à Saint-Denis-d'Anjou[6]), une dizaine de kilomètres en aval de Sablé-sur-Sarthe, mais bien avant la confluence avec le Loir qui lui apporte 35 m³/s. D'autre part, le débit de la Maine étant de 132 m³/s à Angers[7], celui de la Mayenne de 48 à 50 m³/s lors de sa rencontre avec la Sarthe[8], on peut en déduire le débit approximatif de cette dernière par soustraction, en faisant au plus simple.

Les principaux affluents de la Sarthe (de l'amont vers l'aval)[9] sont :

Navigation[modifier | modifier le code]

Comme beaucoup de cours d'eau, la Sarthe fut utilisée très tôt, dès le Moyen Âge, pour la navigation fluviale d'embarcations de faible tonnage. Le commerce par la voie d'eau prit véritablement son essor au XVIe siècle, puis, au XIXe siècle, la rivière fut aménagée, pour améliorer la navigabilité : les portes marinières furent remplacées par des écluses à sas. Pendant près d'un siècle, la Sarthe, du Mans jusqu'à sa rencontre avec la Mayenne, fut sillonnée par de nombreux bâtiments assurant le transport du charbon, des céréales, du bois, du chanvre, du marbre, du vin et du tuffeau. D'abord assurée par des gabarres tirées par des hommes ou des animaux de trait (bœufs, mais surtout chevaux), le transport fut, à partir de la dernière moitié du XIXe siècle, l'apanage de péniches mues par des machines à vapeur, puis diesel ou de remorqueurs tirant plusieurs barges[10]. La Sarthe était navigable du Mans à sa rencontre avec la Mayenne, soit une longueur de 133 kilomètres (sur lesquels avaient été aménagées 20 écluses), mais la rivière souffrait d'un gabarit trop limité (33 m sur 5,20 m, avec un mouillage de 1,60 m), assez éloigné du gabarit Freycinet[11]. Le développement du chemin de fer entraîna la disparition progressive de la navigation commerciale sur la rivière qui survécut jusqu'au début des années 1970.

Aujourd'hui, la Sarthe, à l'exemple du Loir, est réservée au tourisme fluvial et connaît une active navigation de plaisance. De nombreux guides spécialisés conseillent cette destination aux novices car ces cours d'eau offrent, en dehors du riche patrimoine naturel et historique de leurs rives, une tranquillité exceptionnelle de navigation : le trafic commercial a complètement disparu, les bateaux d'habitation ne peuvent y circuler, des éclusiers sont présents dans chaque port[12].

Faune[modifier | modifier le code]

Gardon

La Sarthe, tout comme le Loir, appartient aux importants cours d'eau cyprinicoles (de cyprin, poisson de la famille des carpes) et présente des peuplements piscicoles caractéristiques des grands milieux de plaine.

D'une largeur variable (35 à 40 mètres pour le Loir, 60 à 70 mètres pour la Sarthe près de leur confluence), ces rivières sont peuplées d'espèces carnassières: brochet, sandre, perche et de poissons blancs: ablette, gardon, rotengle, brème, carpe, tanche, chevesne, goujon[13]... Les carpes de belle taille ne sont pas rares, pour pêcher celles-ci dix parcours de nuit ont été mis en place sur la Sarthe (sur l'intégralité de son cours domanial, soit 86 kilomètres), le Loir et l'Huisne ainsi que sur quatre plans d'eau. Quelques silures (de taille modeste) ont été capturés sur la Sarthe ainsi que sur le Loir dans leur partie aval; les populations de cette espèce restent limitées actuellement mais connaissent une expansion régulière[13].

Les zones de radiers sur l'Huisne dans son cours intermédiaire, ainsi que sur la Sarthe, dans sa partie située entre Saint-Céneri et Fresnay-sur-Sarthe (Alpes mancelles), et sur le Loir, entre Marçon et Le Port-Gautier, présentent un peuplement constitué de cyprinidés rhéophiles et de quelques belles truites. De plus, quelques ombres communs sont capturés chaque année sur la partie amont de l'Huisne (entre Avezé et La Ferté-Bernard)[13].

Départements et principales villes traversés[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Sandre, « Fiche cours d'eau - La Sarthe (M1--0060) » (consulté le 20 juin 2014)
  2. Article de Max-André Brier, Guide des merveilles naturelles de la France, Sélection du Reader's Digest, 1973, p. 419.
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Loir (M1--0160) » (consulté le 20 juin 2014)
  4. « Superficies des bassins hydrographiques » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) sur quid.fr.
  5. Sans préciser que ce n'est pas à l'exutoire.
  6. Station hydrologique de Saint-Denis-d'Anjou. Naviguer sur la page pour obtenir les différentes données hydrologiques, code station: M0680610.
  7. Station hydrologique d'Angers. Naviguer sur la page pour obtenir les différentes données hydrologiques, code station: M4101910.
  8. Article de Max-André Brier in Guide des merveilles naturelles de la France, Sélection du Reader's Digest, 1973, p. 333.
  9. Pour les longueurs des différents affluents de la Sarthe, consulter le site du SANDRE et taper le nom des différents cours d'eau.
  10. Documentation de la Maison de la rivière de Châteauneuf-sur-Sarthe.
  11. La rivière Sarthe sur le Dictionnaire des rivières et canaux de France.
  12. Le tourisme fluvial dans le bassin de la Sarthe sur routard.com.
  13. a, b et c Données recueillies sur le site de la Fédération de la Sarthe pour la pêche et la protection du milieu aquatique.