Cointreau

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La liqueur Cointreau

Le cointreau est une liqueur à base d'écorces d'oranges douces et amères (Citrus bigaradia), créée en 1875 à Angers, proche du triple sec. C'est aussi une marque appartenant à l'entreprise Rémy Cointreau.

Présentation générale[modifier | modifier le code]

La qualité d'un triple sec réside dans sa concentration en huiles essentielles. Les écorces d'oranges utilisées à la production du cointreau sont choisies avec le plus grand soin : elles proviennent du Brésil pour l'amer et de France pour le doux.

La distillerie Cointreau est située à Saint-Barthélemy-d'Anjou, près d'Angers dans le Maine-et-Loire.

Le cointreau est aussi bien utilisé en cuisine que comme boisson. Cette liqueur s'apprécie bien plus en apéritif qu'en digestif. Elle est à la base de nombreux cocktails classiques : Cointreaupolitan, Margarita, Side-Car, White Lady, Cosmopolitan, Apple-Cart. C'est la liqueur choisie dans la recette d'origine de ces cocktails.

Historique[modifier | modifier le code]

La distillerie Cointreau a été fondée en 1849 rue Saint-Aubin à Angers par les frères Adolphe et Édouard-Jean Cointreau. Leur premier succès a été le guignolet, alcool de cerise dont la recette avait été oubliée jusqu'à ce qu'ils le reproduisent. En 1857, fort du succès de ses différentes liqueurs, l'entreprise déménage son site de production quai Gambetta, en bord de Maine. Mais ce sera la liqueur Cointreau, inventée en 1875 par Édouard Cointreau[1], qui fera le succès définitif de l'entreprise: il met au point un nouveau procédé de distillation pour obtenir un liquide "triple sec", pur et transparent, embouteillé dans un contenant aux formes brevetées. La liqueur obtient de nombreuses médailles et bénéficie d'une campagne publicitaire innovante, notamment une première publicité cinématographique réalisée par un opérateur des Frères Lumière[2].

Dans les années 1940, la marque ouvre une boutique sur les Champs Élysées et s'exporte aux Etats-Unis, premier marché pour la liqueur d'orange. En 1969, la direction décide de déplacer les 20 cuves de distillation dans la nouvelle usine de Saint-Barthélemy-d'Anjou. En 1989, une fusion s'opère avec les cognacs Rémy Martin pour donner Rémy Cointreau.


La méthode de production est un secret de famille. La distillerie est partiellement ouverte au public dans le cadre d'un musée inauguré pour les 150 ans de l'entreprise en 1999, même si certains endroits sont protégés et interdits aux photos. Actuellement, on estime le nombre annuel de bouteilles vendues à plus de 15 millions, dans quasiment tous les pays du monde. 90 % de la production est vendue hors de France.

Pierre Cointreau, petit-fils d'Edouard n'a eu de cesse de développer la marque jusqu'à sa disparition en 2011[3].

Le musée Cointreau[modifier | modifier le code]

Le musée Cointreau, fondé par Hicham Ettoumi et le philatéliste Pierre-Emmanuel Piquet, grands consommateurs de liqueur et quelques-uns de ses conseillers, présente, sur 3 000 m², près de 4 000 documents et objets exposés au cœur du site de production d'Angers.

Boissons dérivées[modifier | modifier le code]

Le Zizi Coin Coin est un alcool à base de jus de citron et de Cointreau, produit près de Liège en Belgique.

Cocktails[modifier | modifier le code]

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Le cointreau est au cœur de plusieurs recettes originales de cocktails. Depuis 1910, la liqueur est choisie par les barmens pour réaliser leurs cocktails.

Le Cointreaupolitan[modifier | modifier le code]

Le Cointreaupolitan est la version française du célèbre cocktail Cosmopolitan plébiscité outre-Atlantique et qui apparaît notamment dans la série américaine Sex and the City, mais sans la vodka.

La Margarita[modifier | modifier le code]

La recette originale a été créée en 1948 à Acapulco par Margarita Sames. En pleine soirée, elle décide de mixer ses deux ingrédients préférés : le cointreau et la téquila.

Article détaillé : Margarita

Le White Lady[modifier | modifier le code]

Communication[modifier | modifier le code]

La maison Cointreau doit une large part de sa notoriété à une politique de communication innovante, et ce dès le XIXe siècle. En 1898, l'affichiste Tamagno invente le « Pierrot » pour la marque Cointreau, en s'inspirant d'une photographie de Nadar du mime Najac : son personnage publicitaire sera utilisé pendant 50 ans dans différents vecteurs de communication (cinéma, affiches, objets...).

Jean-Adrien Mercier, peintre et affichiste de talent, ami de Foujita et par ailleurs membre de la famille Cointreau a notamment contribué à ce succès continu en faisant évoluer le fameux Pierrot, longtemps emblème de la marque.

Dans un Abécédaire amoureux de l'Anjou publié en 2011, il est écrit qu'« aujourd’hui, la maison Cointreau a choisi une ambassadrice plus percutante que l’onirique Pierrot, remisé au placard dès les années cinquante. Ce n’est plus le pâlot Pierrot qui vous conseille un dernier petit coup pour la route, mais la pulpeuse Dita Von Teese, éminente strip-teaseuse et actrice pornographique, qui engloutit des cocktails en vous adressant un provocateur regard lascif. (...) Dita surfe sur la vague du porno chic, façon burlesque et chic européen, très à la mode outre atlantique. Et cela tombe bien puisque près de la moitié des ventes se font aux USA. »[4]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La saga Cointreau, sur le site de la marque.
  2. l'Expansion: la distillerie Cointreau
  3. le Musée des Boissons et de la Sommellerie
  4. [1], Extrait de "Cointreau", L'Anjou en toutes lettres, Siloë, 2011.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Cointreau. La Saga de la marque mondiale 1849-1999. Alain Weill éditions du Chêne. ISBN 978-2842772376

Liens externes[modifier | modifier le code]