Gendarmerie mobile

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Gendarmerie mobile
Création 1921
Effectifs environ 14 000
Affiliation Gendarmerie nationale
Site web www.gendarmerie.interieur.gouv.fr

La Gendarmerie mobile est une subdivision d'arme de la Gendarmerie nationale française spécialisée dans le maintien ou le rétablissement de l'ordre. Dans ses missions quotidiennes, elle participe à la sécurité publique générale aux côtés de la gendarmerie départementale.

Comme son nom l’indique, elle est constituée d’unités mobiles capables d’intervenir sur l’ensemble du territoire français (métropolitain et outre-mer) ou en opérations extérieures comme les autres forces armées françaises.

Sa création en 1921 répond à la prise de conscience du besoin d’une force de gendarmerie spécialisée dans le maintien de l'ordre pour compléter l’action de la police et surtout pour éviter l’emploi de l’armée, avec tous les risques que celui-ci comporte (fraternisation ou violence excessive).

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, la police nationale se dotera également d’unités mobiles : les groupes mobiles de réserve[1] (GMR) auxquels succéderont en 1944 les Compagnies républicaines de sécurité ou CRS, unités avec lesquelles les forces de gendarmerie mobile sont souvent confondues[2].

Au sein de la gendarmerie, la gendarmerie mobile est surnommée « la jaune » en raison de la couleur dorée de ses galons (historiquement, couleur des armes à pied).

C'était, en France, l'un des seuls métiers, avec celui de légionnaire et celui de sous-marinier, encore interdit aux femmes (jusqu'en 2017 pour les sous-mariniers [3]) car seuls les emplois d'officiers leurs étaient ouverts, mais l'intégration des premiers sous-officiers féminins est programmée pour 2015[4] .

Gendarmes mobiles lors d'une manifestation

Historique[modifier | modifier le code]

Le terme « mobile » a été utilisé à de nombreuses reprises au cours des XVIIIe siècle et XIXe siècle pour qualifier des unités de gendarmerie : colonnes mobiles, bataillons mobiles etc., mais ces unités ne s'étaient pas pérennisées.

En France, jusqu'au début des années 1920, seules les grandes métropoles - et notamment Paris - disposent de forces de police suffisamment nombreuses et entraînées pour intervenir efficacement lors des manifestations et le recours à l'armée en renfort de la police ou de la gendarmerie reste fréquent pour contenir ou réprimer les mouvements sociaux, avec des conséquences souvent désastreuses : fraternisation entre les manifestants et les conscrits ou, au contraire, usage excessif de la violence avec ouverture du feu. D'où le besoin d'une force spécialisée dans le maintien de l'ordre, besoin qui ne fait toutefois pas l'unanimité car certains responsables politiques redoutent la création d'une nouvelle « garde prétorienne ».

En 1921 sont créés les premiers pelotons mobiles de gendarmerie au sein de la gendarmerie départementale. Leur mission principale est le maintien de l'ordre mais ils remplissent également des missions de formation, de renfort à la gendarmerie départementale ainsi que des missions militaires.

En 1926, les pelotons mobiles prennent l'appellation de garde républicaine mobile (GRM). La GRM devient une subdivision de la gendarmerie nationale en 1927. Organisée en compagnies, groupes et légions, elle monte progressivement en puissance pour atteindre un effectif de 21000 hommes en 1939.

Seule force spécialisée dans le maintien de l’ordre durant la période de l’avant-guerre, la garde républicaine mobile en développe et perfectionne les principes fondamentaux : canaliser les foules, retarder l’usage de la violence, toujours laisser une porte de sortie aux manifestants. Les gardes sont sensibilisés par de nombreuses présentations et conférences sur les thèmes de la psychologie des foules, la légitime défense et la maîtrise de soi[5].

Lors de la mobilisation de 1939, un tiers de ses officiers et 6000 gardes et gradés sont intégrés dans l'armée de terre . Certaines de ses formations - telles que le 45e bataillon de chars de la gendarmerie - se battent en première ligne en unités constituées.

Les autorités allemandes exigent la dissolution de la GRM après l'armistice de 1940 et elle est remplacée en zone sud par la Garde, qui est séparée de la gendarmerie et passe sous la Direction de la Cavalerie, du Train et de la Garde dans l'armée d'armistice. Ses compagnies deviennent alors des escadrons. Après l'invasion de la zone libre en novembre 1942, l'armée d'armistice est dissoute et la garde passe sous la responsabilité du ministère de l'intérieur.

Réunie à la gendarmerie en 1944, elle prend l'appellation de garde républicaine qu'elle gardera jusqu'à ce que, par décret du 20 septembre 1954, elle change à nouveau de nom pour devenir la gendarmerie mobile.

Son activité principale redevient le maintien de l'ordre mais elle participe également aux conflits d'Indochine et d'Algérie. Après la fin de la guerre d'Algérie, elle reçoit davantage de missions d'assistance à la gendarmerie départementale ainsi que des missions de défense opérationnelle du territoire (DOT).

Les leçons des événements de mai 68 et des crises de la fin du XXe siècle la conduisent à faire évoluer ses tactiques et à moderniser considérablement ses équipements. En 1969, est créé à Saint-Astier le Centre de perfectionnement de la gendarmerie mobile (CPGM), redésigné par la suite, Centre national d'entraînement des forces de gendarmerie (CNEFG).

Au cours des années 1970 sont formées en son sein des unités spécialisées (escadron parachutiste à Mont-de-Marsan en 1971, et équipe commando régionale d'intervention à Maisons-Alfort en 1973) qui donneront naissance au Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN)[6].

Force de réserve gouvernementale, déployée en permanence outre-mer et régulièrement engagée dans les crises et conflits aux côtés de l'armée de terre, son cœur de métier reste le maintien de l'ordre même si la loi d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure (LOPSI) du 29 août 2002 a encore renforcé son rôle et ses missions de sécurité générale.

En 2009, la gendarmerie est rattachée au ministère de l'intérieur tout en conservant son statut militaire, des liens particuliers avec le ministère de la défense et certaines missions à caractère militaire.

Missions[modifier | modifier le code]

Strasbourg 6 février 2013 manifestation de sidérurgistes d’ArcelorMittal. Charge d’intimidation.
Gendarme mobile envoyant des grenades lacrymogènes à l'aide d'un cougar
Véhicule PC et véhicules de groupe
Système de barrage mobile DRAP
Strasbourg 6 février 2013 manifestation de sidérurgistes d’ArcelorMittal.

Le maintien de l'ordre est la raison d'être de la gendarmerie mobile mais il ne constitue qu'une partie de son activité[7].

La gendarmerie mobile intervient également au profit de la gendarmerie départementale et des formations spécialisées en fournissant des renforts :

  • ponctuels lors d'événements demandant des effectifs nombreux (services d'ordre, recherches et battues etc.) ou spécialisés (pelotons d'intervention)
  • saisonniers dans des territoires qui connaissent un accroissement temporaire de population à l'époque des vacances.
  • permanents (par roulement de ses unités) dans certaines régions : en région parisienne, dans certaines zones sensibles ou dans les DOM-COM).

Toutes missions confondues, les personnels de la gendarmerie mobile effectuent en moyenne 215 à 220 jours de déplacements par an[8].

Missions zonales[modifier | modifier le code]

La loi d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure (LOPSI) du 29 août 2002 sur l'emploi des forces mobiles a fait évoluer la doctrine d'emploi vers une réelle déconcentration en conciliant les exigences de sécurité générale avec celles du maintien de l'ordre. Désormais, le préfet de zone de défense devient l'autorité d'emploi des unités disponibles implantées dans son ressort.

Ces unités ont pour mission d'assurer :

Pour la zone de défense de Paris, le préfet de zone bénéficie d'un renfort permanent provenant des autres zones de défense.

Par ailleurs, certaines unités basées en région parisienne effectuent des missions de sécurité et de soutien au profit des organismes centraux de la gendarmerie ou de certains organismes nationaux.

Missions nationales[modifier | modifier le code]

En outre, la direction générale de la Gendarmerie nationale sollicite les régions zonales de gendarmerie pour assurer les missions dites « nationales » :

Un certain nombre d’escadrons assument également en permanence une posture d’alerte en vue de déploiements non planifiés (alerte PUMA pour la métropole, alerte SERVAL pour l’outre-mer ou les OPEX etc.).

Le groupement blindé de gendarmerie mobile (GBGM) de Versailles-Satory assure, en sus des missions traditionnelles de la gendarmerie mobile, des missions nationales comme l’emploi des blindés[10], la protection et la lutte NRBC (Nucléaire, Radiologique, Bactériologique et Chimique) ou d'autres missions spécialisées lors de services de maintien de l'ordre (voir missions du GBGM).

La cellule NRBC du GBGM peut être engagée de façon autonome ou en accompagnement des autres moyens NRBC de la gendarmerie (dont ceux propres aux escadrons du GBGM). De plus, cette cellule ajoute à sa mission opérationnelle un rôle de formation et de conseil au bénéfice de l’ensemble de la gendarmerie.

Organisation[modifier | modifier le code]

Véhicules de groupe outre-mer
Fourgon IVECO Daily Irisbus
Véhicules utilisés pour les missions de sécurité publique
Renault Premium
Peugeot P4
Camionnettes tactiques TRM 2000

La Gendarmerie mobile est composée d'environ 14000 personnels[11]. Elle met en œuvre 108 escadrons ainsi que des unités spécialisées dans les missions de sécurité ou de soutien et la Musique de la gendarmerie mobile.

Les personnels du Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) et des pelotons d'intervention de deuxième génération appartiennent également à la gendarmerie mobile.

Escadron de gendarmerie mobile (EGM)[modifier | modifier le code]

Commandé par un capitaine ou un chef d'escadron, un escadron de gendarmerie mobile (EGM) est composé d'environ 110 militaires regroupés en cinq pelotons :

Il existe deux types d'escadrons de marche[13] : les escadrons portés[14] et les escadrons VBRG du groupement blindé de Gendarmerie mobile de Satory[15].

Quelques escadrons disposent d'un ou deux pelotons supplémentaires affectés à des fonctions de sécurité très spécifiques (escortes Banque de France ou autres missions sensibles).

Certains escadrons implantés dans les zones des Alpes ou des Pyrénées reçoivent également une qualification « montagne ».

Sur le terrain, un escadron déploie en général un groupe de commandement et trois ou quatre pelotons de seize à dix-huit gendarmes[16].

Les escadrons se déplacent dans des véhicules de transport de groupe Irisbus (deux par peloton). Ils sont également dotés d'un véhicule PC radio de type Renault B110 et, pour le transport de leur matériel, de véhicules d'allègement de type Renault Premium. Lors des missions outre-mer, les gendarmes mobiles utilisent des véhicules de groupe tous chemins de type Renault B110 4x4 ou des fourgons Irisbus. D'autres matériels sont disponibles au niveau des groupements ou des régions : systèmes DRAP (Dispositif de retenue autonome du public), camions TRM 2000 etc.

Chaque escadron est identifié par un numéro ; exemples : escadron 15/3 à Vannes, escadron 15/6 à Nîmes ou escadron 25/6 à Digne-les-Bains.

  • 1er chiffre = numéro du groupement de gendarmerie mobile d'appartenance, au sein de la région.
  • 2e chiffre = numéro de l'escadron dans le groupement.
  • 3e chiffre = numéro de la région zonale de gendarmerie (qui était également le numéro de la légion de gendarmerie mobile avant leur dissolution).

Groupement de gendarmerie mobile[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Groupements de Gendarmerie mobile.

Les escadrons sont répartis entre 18 groupements de Gendarmerie mobile dont 1 groupement blindé de Gendarmerie mobile à Versailles Satory. Un groupement comprend entre 3 et 9 escadrons sous le commandement d'un lieutenant-colonel ou d'un colonel.

Le général commandant chacune des 7 régions zonales de la Gendarmerie (qui correspondent aux zones de défense et de sécurité administratives) assure également le commandement de tous les groupements de gendarmerie mobile implantés dans sa zone.

Lorsque la situation nécessite l'emploi coordonné de plusieurs escadrons, ceux-ci sont regroupés dans un Groupement Tactique de Gendarmerie ou GTG[17] (2 à 5 escadrons) ou un Groupement opérationnel de maintien de l'ordre ou GOMO (plusieurs GTG ou plus de 5 escadrons), commandé par un commandant de groupement de gendarmerie mobile.

Réservistes[modifier | modifier le code]

Les réservistes de la Gendarmerie mobile sont regroupés en 46 escadrons de réserve de gendarmerie mobile (ERGM) dont la dénomination et l'organisation sont calquées sur celles des escadrons d'active, par exemple ERGM 124/1 à Maisons-Alfort.

  • 1er chiffre = 1 pour les escadrons de réserve
  • 2e chiffre = numéro du groupement de gendarmerie mobile d'appartenance
  • 3e chiffre = numéro de l'escadron dans le groupement
  • 4e chiffre = numéro de la région d'appartenance

Les réservistes de la Gendarmerie mobile ne sont pas autorisés à servir au maintien de l'ordre mais employés sur des missions de service d'ordre lors de grands événements ou en renfort d'unités de la Gendarmerie départementale.

Alors que leur cadre juridique d'emploi limitait par le passé l'utilisation des réservistes de la Gendarmerie mobile à des renforts aux unités de la Gendarmerie départementale ou aux états-majors, les escadrons de réservistes peuvent désormais être amenés à servir en unité constituée, c'est-à-dire en escadron complet pour des missions autres que le maintien de l’ordre.

Armement et équipement[modifier | modifier le code]

Force militaire, la gendarmerie mobile est dotée d'armements adaptés à ses différentes missions :

  • équipements de protection individuelles : casques, gilets pare-balles, protection des bras et des jambes, gants, bouclier anti-émeute et bâtons de défense.
  • armement individuel ou collectif : pistolet Sig-Sauer SP 2022, fusil d'assaut FAMAS, pistolet-mitrailleur HK MP5), fusil à pompe, fusil de précision TIKKA et fusil-mitrailleur.
  • armement et équipement spécialisés pour le maintien de l'ordre : grenades lacrymogènes, grenades à main de désencerclement, grenades à effet de souffle et effet lacrymogène (appelées grenades lacrymogènes instantanées ou GLI), lancées à la main ou à l'aide de lanceurs spécialisés (COUGAR), lanceurs de balle de défense ou LBD.
  • d'autres armements dont l'emploi n'est pas - ou plus - autorisé au maintien de l'ordre mais est plus particulièrement réservé à certaines missions de police ou militaires : pistolets à impulsion électrique (taser), grenades à effet de souffle OF F1 (grenades offensives)[18].
  • véhicules militaires tout terrain (camionnettes tactiques TRM 2000 et véhicules légers tout terrain (VLTT) P4)
  • véhicules blindés à roue de la gendarmerie (VBRG)
  • équipements spécialisés protection et de lutte NRBC, notamment au groupement blindé de gendarmerie mobile.

Moyens, entraînement et conditions d'engagement au maintien de l'ordre[modifier | modifier le code]

Pour le maintien de l'ordre, lorsque la dissuasion ne suffit plus, les moyens employés par la gendarmerie mobile relèvent de deux catégories [19] [20] :

  • l'usage de la force seulement (barrage[21], charge, bond offensif et lancer de grenades lacrymogènes à main).
  • l'usage des armes à feu[22] : grenades lacrymogènes lancées par des dispositifs spéciaux (COUGAR), grenades à main de désencerclement (GMD), balles de défense (projectiles non-métalliques déformables), grenades à effet de souffle (dites grenades lacrymogènes instantanées ou GLI) lancées à la main ou par lance grenades et, en dernier recours en tir de riposte, fusil de précision[23].

C'est à Saint-Astier au Centre national d'entraînement des forces de gendarmerie (CNEFG) que les unités de la gendarmerie mobile s'entraînent et se perfectionnent aux techniques du maintien de l'ordre. La gendarmerie dispose également du camp de Frileuse à Beynes (Yvelines), qui est notamment utilisé par le GIGN.

Avant le rattachement de la gendarmerie au Ministère de l'Intérieur en 2009, l'emploi de la gendarmerie mobile au maintien de l'ordre nécessitait une réquisition[24]. Depuis cette date, l'autorité administrative utilise la même procédure de mise à disposition que celle employée pour la police et notamment pour les CRS[25].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Leur création - et donc indirectement celle des CRS à la fin de la guerre - est une conséquence directe de la dissolution de la garde républicaine mobile, qui n'avait été compensée que très partiellement par la création de la Garde.
  2. Lors des opérations de maintien de l'ordre, l'appellation de CRS est souvent employée - sans doute par commodité - pour qualifier des forces qui en fait appartiennent à la gendarmerie mobile ou à d'autres services de police.
  3. Le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian a annoncé le 15 avril 2014 que trois femmes officiers (dont une médecin) seraient formées à partir de 2015 pour être affectées - à titre expérimental - sur un sous-marin nucléaire lanceur d'engins à partir de 2017. Voir par exemple : http://www.opex360.com/2014/04/15/trois-femmes-officiers-seront-autorisees-embarquer-bord-dun-marin/
  4. Dans son numéro 369 de septembre 2014, le magazine Gend'Info mentionne l'annonce par le directeur général de la gendarmerie nationale (DGGN) le 9 juillet 2014 que la démarche de « préfiguration de la féminisation en gendarmerie mobile » serait lancée en avril 2015.
  5. Histoire de la Gendarmerie mobile d'Ile-de-France, volume I, Éditions SPE-Barthelemy, Paris, 2007.
  6. Un premier GIGN est formé le 11 octobre 1973 au sein de l'escadron parachutiste de Mont-de-Marsan, avant de devenir le 16 avril 1974 le GIGN no 4 tandis que l'ECRI de Maisons-Alfort, créée le 1er décembre 1973, devient GIGN no 1 à la même date (à cette époque, la gendarmerie envisageait de créer un GIGN dans chaque région militaire). Puis le 31 mai 1976, les deux GIGN 1 et 4 sont dissous et fondus le 1er juin de la même année en une seule unité basée à Maisons-Alfort, dénommée GIGN, unité qui, après son déménagement à Satory en 1982, sera rejointe en 1983 au sein d'une nouvelle formation appelée GSIGN (Groupement de Sécurité et d'Intervention de la Gendarmerie Nationale) par l'escadron parachutiste, qui devient à cette occasion EPIGN (Escadron parachutiste d'intervention de la gendarmerie nationale). D'autres unités les rejoindont et notamment en 1983 le GSPR (Groupe de Sécurité de la Présidence de la République). Finalement en 2007, le GSIGN sera réorganisé et rebaptisé GIGN, les anciens GIGN, EPIGN et GSPR, fournissant les principales composantes de la nouvelle organisation. Source : Collectif, Histoire de la Gendarmerie mobile d'Ile-de-France, 3 volumes, Éditions SPE-Barthelemy, Paris, 2007, ISBN 2-912838-31-2
  7. Les sources divergent : Le rapport du Sénat : Quel avenir pour la gendarmerie? http://www.senat.fr/rap/r07-271/r07-2719.html, indiquait 15% en 2008 mais selon un rapport de l'Assemblée nationale, le nombre moyen d'escadrons engagés quotidiennement au maintien de l'ordre en 2010 était inférieur à 6% du total des unités. http://www.assemblee-nationale.fr/13/pdf/budget/plf2012/a3809-tviii.pdf. De plus, on constate des variations importantes d'une année sur l'autre - en fonction notamment de l'actualité politique et sociale. On retrouve des variations comparables pour les CRS de la police nationale
  8. Audition du général de corps d'armée Soubelet, directeur des opérations et de l’emploi de la gendarmerie nationale devant l’Assemblée nationale le 18 décembre 2013.
  9. La gendarmerie mobile est régulièrement employée outre-mer ou dans le cadre d'opérations extérieures de l'armée française, contrairement aux CRS de la police nationale. Une vingtaine d'escadrons est déplacée en permanence dans les départements et communautés d'outre-mer pour cette mission.
  10. L’emploi de véhicules blindés est subordonné à l’autorisation d’un préfet de zone pour un peloton de deux véhicules et du premier ministre au-delà de ce nombre. Un certain nombre de blindés est positionné outre-mer.
  11. Source SIRPA Gendarmerie (2013).
  12. Cette structure quaternaire — similaire à celle des Compagnies républicaines de sécurité de la Police nationale (CRS) — a été adoptée depuis le début des années 2000 afin de favoriser la modularité et la « sécabilité » des escadrons sur le terrain. Auparavant, les escadrons comptaient un peloton hors rang et trois pelotons de marche.
  13. C'est-à-dire tous les escadrons à l’exception de quelques escadrons de la région parisienne qui assurent des missions de sécurité et de soutien. Ces dernières unités ne se déplacent pas et ne sont pas engagées au maintien de l’ordre comme les escadrons de marche.
  14. Un escadron porté utilise des camions et autres véhicules tous chemins pour ses missions militaires mais ne dispose pas de véhicules blindés.
  15. La gendarmerie a également acquis auprès de l’armée de terre 18 Véhicules de l’Avant Blindé (VAB) pour emploi en Afghanistan. Ces véhicules ont été rapatriés à Satory
  16. Quatre pelotons si l'escadron au complet, mais il est fréquent de déployer seulement trois pelotons.
  17. Cette appellation a remplacé celles de Sous-Groupement Opérationnel de maintien de l'ordre (SGOMO) qui était auparavant employée.
  18. L'utilisation des grenades offensives au maintien de l'ordre a été interdite par décision du ministre de l'intérieur Bernard Cazeneuve le 13 novembre 2014 suite au décès d'un manifestant lors de manifestations violentes contre la construction d'un barrage à Sivens (Tarn). À noter que l’Inspection générale de la gendarmerie nationale n’avait pas recommandé cette mesure « L’Inspection générale de la gendarmerie nationale n’a pas recommandé l’abandon des grenades offensives », sur http://www.opex360.com,‎ 15/112014/ (consulté le 01/12/2014). Le rapport complet des inspecteurs généraux de la police et de la gendarmerie nationales est consultable en lien externe
  19. Rapport relatif à l'emploi des munitions en opérations de maintien de l'ordre remis le 13 novembre 2014 au ministre de l'intérieur français conjointement par l'inspection générale de la police nationale et l'inspection générale de la gendarmerie nationale après le décès d'un manifestant lors de la manifestation de Sivens en octobre 2014) - voir références externes.
  20. Il s'agit des moyens utilisés en unité constituée et donc sous la responsabilité de l'autorité civile ou du commandant d'unité. L'usage de l'armement individuel en légitime défense relève de la responsabilité individuelle des personnels.
  21. À noter qu'aux yeux de la loi, la simple interposition d'un gendarme, même désarmé, pour interdire la passage, constitue un usage de la force.
  22. Il s'agit principalement d'armes à feu non létales, également appelés armes de force intermédiaire (AFI). Pour le grand public, le terme d'arme à feu évoque plutôt les fusils, carabines, pistolets et révolvers mais au regard de la loi, certaines grenades, les balles de défense et leurs lanceurs sont des armes à feu.
  23. Décret no 2011-795 du 30 juin 2011 relatif aux armes à feu susceptibles d’être utilisées pour le maintien de l’ordre public
  24. En fait, une réquisition générale complétée par une réquisition particulière - avec ou sans emploi de la force - et, éventuellement, une réquisition complémentaire spéciale pour l'emploi des armes à feu.
  25. une réquisition est toujours nécessaire pour les autorités ne dépendant pas du ministère de l'intérieur : par exemple pour les présidents de l'Assemblée Nationale ou du Sénat, ainsi que pour les présidents de cours et tribunaux

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Collectif, Encyclopédie de la Gendarmerie Nationale, tome III, Éditions SPE Barthelemy Paris 2006. ISBN 2-912838-21-5
  • Collectif, Histoire de la Gendarmerie mobile d'Ile-de-France, 3 volumes, Éditions SPE-Barthelemy, Paris, 2007, ISBN 2-912838-31-2
  • Patrick Bruneteaux, Maintenir l'ordre, Presses de Sciences Po, Paris, 1996
  • Georges Carrot, Le Maintien de l'ordre en France au XXe siècle, Éditions Veyrier, 1990, 432 p., ISBN 2-85199-535-9.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]