Auberge de jeunesse

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Auberge de jeunesse de Brive-la-Gaillarde, France
Auberge de jeunesse de Brive-la-Gaillarde

Les auberges de jeunesse sont des hébergements touristiques qui mettent à disposition des voyageurs adhérants au réseau auquel appartient l'établissement et possesseurs d'une carte de membre, un lit en chambres collectives, de 2 à 8 places ou plus selon les auberges, mais aussi des chambres individuelles et doubles, équipées de sanitaires collectifs ou privés.

Certaines auberges proposent également des activités : loisirs, sports, rencontres de jeunes.

Dans le passé, certaines auberges de jeunesse imposaient une limite d'âge, mais aujourd'hui cette limite a été supprimée dans la plupart des auberges de jeunesse.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1907 à Altena, dans l'actuelle Rhénanie-Westphalie (Allemagne), l'instituteur Richard Schirrmann crée, au sein du château d'Altena qui venait d'être reconstruit, le premier centre permanent et encore en activité. Les anciennes chambres sont aujourd'hui inutilisées, du fait de l'aménagement de nouvelles infrastructures, mais se trouvant toujours dans l'enceinte du château.

Les principes fondateurs sont : neutralité politique, accueil de toute la jeunesse sans distinction, afin de favoriser l'amitié et la paix, éloge du voyage et de la nature.

Marc Sangnier, cofondateur de la Fédération internationale des auberges de jeunesse (FIAJ) ouvre la première Auberge de Jeunesse en France, baptisée « l'Épi d'Or », qui est construite en 1929 à Boissy-la-Rivière (Essonne). En 1930, il crée une association catholique, la Ligue Française pour les Auberges de Jeunesse (LFAJ), inspirée du mouvement fondé en Allemagne par Richard Schirrmann.

En 1933, sous l’impulsion de Marcel Auvert (professeur et secrétariat général de l’UFOVAL, Union française des œuvres de vacances laïques), se met en place une association concurrente, le Centre laïque des auberges de jeunesse (CLAJ) qui compte 37 000 membres en 1938[1]. Léo Lagrange, sous-secrétaire d'État à la jeunesse du Front populaire en est élu président en 1938.

Apparue en 1956, la Fédération unie des auberges de jeunesse (FUAJ) est membre de la FIAJ et réunit les courants laïque (CLAJ) et chrétien (LFAJ). Ceci permet aux adhérents de la FUAJ comme à ceux de la LFAJ (par le biais d'une convention entre ces deux associations) l'accès aux 175 auberges des deux réseaux français et aux 4 200 auberges à travers le monde.
Dans les années 1990, la FUAJ entreprend une action de remise à jour et de modernisation de l'image des AJ, devenue « vieillotte et désuète », et fête en 2006 le cinquantenaire de l'institution.

De plus en plus d'auberges de jeunesse dans le monde sont indépendantes et ne font pas partie d'une association. Elles n'ont pas de limite d'âge et ne nécessitent pas de carte de membre pour y séjourner. Ces auberges de jeunesse indépendantes sont uniques et offrent des services avec des thèmes différents.[réf. nécessaire]

En Amérique[modifier | modifier le code]

Au Canada[modifier | modifier le code]

Au Québec[modifier | modifier le code]

Elles sont classifiées sur une échelle de 0 à 5 étoiles[2]

Cette catégorie comprend les établissements qui offrent de l'hébergement dans des chambres ou des dortoirs et qui comportent des services de restauration ou les équipements nécessaires à la préparation de repas et des services de surveillance à temps plein[3].

En Europe[modifier | modifier le code]

En France[modifier | modifier le code]

La France comporte deux principaux réseaux d'auberge de jeunesse :

Il y a aussi quelques auberges de jeunesse indépendantes (Chartres-Bordeaux...etc....)

Les hôtes sont placés sous l'autorité « ferme et bienveillante » d'un « aubergiste » chargé de tenir l'auberge. Des espaces conviviaux sont prévus pour favoriser les rencontres entre voyageurs : la cuisine, où les repas sont parfois préparés par les voyageurs eux-mêmes ; les salles communes, avec jeux et bibliothèques, permettent aux voyageurs d'échanger leurs bons plans et de préparer la suite de leur voyage.

En Océanie[modifier | modifier le code]

En Nouvelle-Zélande[modifier | modifier le code]

La Nouvelle-Zélande compte un grand nombre d'auberge de jeunesse (appelée « backpacker ») par rapport à sa population[4]. Les trois principaux réseaux d'auberge de jeunesse du pays sont le réseau BBH (plus de 280 auberges, réseau d'auberges indépendantes)[5], le réseau YHA (49 auberges)[6] et le réseau Base (10 auberges)[7].

On dénombre aussi un certain nombre d'auberges indépendante non liée à un réseau national.

                       www.auberges-jeunesse-france.com

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nathalie Sévilla, La Ligue de l’enseignement-Confédération générale des œuvres laïques (1919 – 1939), IEP, 2004, p. 638
  2. Auberges de jeunesse
  3. Catégories d'établissements classifiés par la CITQ
  4. http://www.tresor.economie.gouv.fr/File/327977 (page 4)
  5. http://www.bbh.co.nz/
  6. http://www.yha.co.nz/
  7. http://stayatbase.com/

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lucette Heller-Goldenberg, Histoire des Auberges de jeunesse en France des origines à la Libération (1929 – 1945), Centre de la Méditerranée moderne et contemporaine, 1985. Disponible auprès de Anaaj Rhône Alpes (ANciens et Amis des Auberges de Jeunesse) 15 avenue d'Italie 73100 Aix-les-bains.
  • Eugène Quet, Les Origines, le développement des mouvements de jeunesse français et leurs attitudes devant les problèmes économiques, politiques, sociaux de 1830 à 1914, monographie, 1973.
  • Daniel Lambert, Mémoire d'Ajiste, Éditions Le Nez en l'Air, Plougastel-Daoulas, 2005.

Liens externes[modifier | modifier le code]