Vienne (Isère)

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Vienne
L'hôtel de ville de Vienne.
L'hôtel de ville de Vienne.
Blason de Vienne
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Vienne
Canton Chef-lieu des cantons de :
Vienne-1
Vienne-2
Intercommunalité ViennAgglo
Maire
Mandat
Thierry Kovacs
2014-2020
Code postal 38200
Code commune 38544
Démographie
Gentilé Viennois
Population
municipale
29 077 hab. (2012)
Densité 1 284 hab./km2
Population
aire urbaine
111 606 hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 45° 31′ 31″ N 4° 52′ 33″ E / 45.5253, 4.875845° 31′ 31″ Nord 4° 52′ 33″ Est / 45.5253, 4.8758  
Altitude Min. 140 m – Max. 404 m
Superficie 22,65 km2
Localisation

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Liens
Site web vienne.fr

Vienne (prononcé [viɛn ] Prononciation du titre dans sa version originale Écouter, Vièna en francoprovençal) est une commune située au sud-est de la France, au confluent du Rhône et de la Gère, dans le département de l'Isère en région Rhône-Alpes.

Elle est, avec La Tour-du-Pin, l'une des deux sous-préfectures du département.

Occupant une place privilégiée à la croisée de plusieurs routes : le Rhône, les Alpes et le Massif central, le site de Vienne, choisi par les gaulois Allobroges, est fermé par cinq collines, qui offrent un intérêt défensif. Le cours irrégulier du Rhône menace des terrasses inondables jusqu'à la fin du IIe siècle av. J.-C. Durant le Haut-Empire (27 avant J.-C. - milieu du IIIe siècle, Vienne connaît une urbanisation spectaculaire, avec une parure monumentale qui rend compte de son rang. Forte d'une économie diversifiée, la ville se développe à l'extérieur de l'enceinte, sur la rive gauche du Rhône, au sud, et sur la rive droite. À la fin du IIIe siècle et au IVe siècle, la ville, repliée dans son centre, n'occupe plus qu'une vingtaine d'hectares au maximum. Les évêques, puis les archevêques prennent le relais des institutions civiles défaillantes. Vienne, « cité sainte », voit le clergé affirmer son emprise, avec au premier rang les archevêques ; les couvents des ordres mendiants s'ajoutent aux abbayes bénédictines. Un nouveau réseau de voies étroites est mis en place. Aux XIIe et XIVe siècles, le quartier d'Outre-Gère est protégé par des remparts, comme plus au sud aussi. Grâce à l'essor industriel amorcé au XVIIIe siècle, l'économie viennoise prospère. Accueillant de nombreuses usines consacrées notamment aux activités textiles et à la métallurgie, la ville, desservie par le chemin de fer, s'étend vers l'est (Vallée de Gère), au nord (Estressin) et le sud (L'Isle). L'habitat s'étend sur les hauteurs et se densifie, notamment à Estressin et à l'Isle. Sur le plateau à l'est de la commune naît vers 1970 le quartier de Malissol. Marquée à partir des années 1950 par la crise de ses industries, Vienne affirme sa vocation culturelle et touristique, avec Jazz à Vienne depuis 1981 et le Plan Patrimoine, initié en 2005.

Avec une population de 29 077 habitants en 2012, elle est la 4e commune la plus peuplé de l'Isère, derrière Échirolles. ViennAgglo constitue quant à elle la 4e communauté d'agglomération iséroise, derrière Voiron et la 12e communauté d'agglomération régionale (18 communes, 17 en Isère sur deux cantons et une dans le Rhône : Saint-Romain-en-Gal, environ 70 000 habitants, 5 000 entreprises dont 25 000 salariés). Vienne est aussi au cœur d'une aire urbaine de 111 606 habitants en 2011, la 9e régionale, après celle de Bourg-en-Bresse et la 84e nationale, regroupant 40 communes[1].

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Vallée du Rhône et Viennois.

Vienne est située en Europe continentale, dans le sud-est de la France, au cœur de la région Rhône-Alpes, dans le nord-ouest du département de l'Isère, dans la Vallée du Rhône, au nord-ouest de l'ancienne Province du Dauphiné, au sein de la région historique et naturelle du Viennois et plus précisément au confluent de la Gère et du Rhône[2]. La ville est entourée de plusieurs massifs montagneux, le Massif central à l'ouest et les Alpes à l'est et se situe au nord de l'axe méridien de la Vallée du Rhône.

À vol d'oiseau, Vienne se situe à 26,3 kilomètres au sud de Lyon[3], à 39 kilomètres à l'est de Saint-Étienne[4], à 66,5 kilomètres au nord de Valence[5], à 76,2 kilomètres au nord-ouest de Grenoble[6], à 251 kilomètres au nord de Marseille[7], à 416,9 kilomètres au sud de Paris[8]. Les villes les plus proches sont celles de Givors (11,1 km), de Condrieu (10,9 km), de Roussillon (17,7 km) et de Saint-Jean-de-Bournay (20,6 km).

Administrativement, la commune se situe dans la région Rhône-Alpes, dans le département de l'Isère, dans l'arrondissement de Vienne (dont elle en est le chef-lieu). De plus, Vienne est le chef-lieu de deux cantons, celui de Vienne-Nord et celui de Vienne-Sud, la ville est donc au niveau cantonal divisé en deux. La commune fait partie de la ViennAgglo depuis sa création le 19 décembre 2001 ; elle faisait auparavant partie du district de Vienne, qui regroupait 7 communes (Sainte-Colombe-lès-Vienne, Saint-Romain-en-Gal, Saint-Cyr-sur-le-Rhône, Seyssuel, Pont-Évêque, Reventin-Vaugris et Vienne[9]).

La cité s'étend sur la rive gauche (à l'est) du fleuve, en face de Saint-Romain-en-Gal et de Sainte-Colombe, au confluent du Rhône et de la Gère. Elle est enserrée en arc de cercle entre cinq collines abruptes, restes du bloc hercynien épigénétique du Massif central à l'ouest du fleuve[10].

La ville a également donné son nom à une région géographique bien délimitée : le Viennois.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de Vienne et de ses communes limitrophes.
Légende
Communes limitrophes de Vienne
Seyssuel Chuzelles Serpaize
Saint-Romain-en-Gal,
Sainte-Colombe
Vienne Pont-Évêque,
Estrablin
Ampuis,
Saint-Cyr-sur-le-Rhône
Reventin-Vaugris Jardin,
Les Côtes-d'Arey

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Article connexe : Géologie de l'Isère.

Topographie[modifier | modifier le code]

La ville, qui se situe dans la vallée du Rhône, est entourée par plusieurs collines et plateaux. Sa superficie est de 2 265 hectares ; Vienne est dominée par douze collines principales : son altitude varie entre 150 mètres au sud (au niveau de la Chapelle Notre-Dame de l'Isle) et 408 mètres[11].

Le Rhône et ses affluents, à travers une large boucle, ont creusé d'importants sillons dans les derniers contreforts orientaux du Massif central, formés de roches cristallophylliennes, substrat des collines qui entourent la ville. Le sommet de ces coteaux est recouvert de placages morainiques et de dépôts éoliens, et les dernières glaciations ont laissé de nombreuses alluvions à leur pied, formant ainsi des terrasses hors de portée des crues du Rhône, même lorsque celui-ci occupait la totalité de son lit majeur comme au début du premier millénaire avant J.C[12].

En partant du nord de Vienne, dans le quartier d'Estressin, se trouve la colline de Charavel, dont l'altitude maximale est de 268 mètres. C'est au sommet de cette colline qu'en 1969 des travaux d'urbanisme entraînèrent la découverte d'une nécropole romaine (IIe siècle-IIIe siècle après J.C), qui était située à proximité de la voie reliant Vienne à Lyon. Le site comporte une vingtaine de tombes. Aujourd'hui, on y trouve essentiellement des maisons et des lotissements. Plus à l'est, toujours dans le quartier d'Estressin, se trouve la colline de Saint-Maxime, dont l'altitude maximale est de 293 mètres. Au sommet de cette colline se trouve la Chapelle Saint-Maxime, chapelle appartenant à la commune de Chuzelles. Édifiée dans la première moitié du XIe siècle par les moines de l'abbaye de Saint-André-le-Bas de Vienne, elle a conservé son aspect primitif.

Un peu plus vers l'est, se trouve la colline du Gravier Rouge, dont l'altitude maximale est de 305 mètres. La colline porte le nom du hameau qui s'est implanté dessus. Elle surplombe les collines du Mont Salomon et du Mont Arnaud. Sur ces deux collines se trouvent des morceaux de l'Enceinte romaine de Vienne (outre ceux retrouvés au Cours Marc-Antoine Brillier). La colline du Mont Arnaud s'élève jusqu'à 298 mètres tandis que celle du Mont Salomon atteint seulement 278 mètres. Sur le Mont Salomon se trouvent le cimetière du même nom, l'Hôpital Lucien Hussel et le château de la Bâtie datant du XIIIe siècle.

Plus au sud se trouve la colline Saint-Blandine, dont l'altitude maximale est de 277 mètres. C'est sur cette colline que dans les années 1950, les archéologues ont découvert un dépôt d'objets datant de l'époque gauloise (près de 900 pièces métalliques et plus de 3 500 tessons de céramique ont été trouvés[13]). La colline a la forme d'un grand plateau qui s'étend jusqu'à Jardin. Au nord-est de ce plateau se trouvent les collines de Malissol et de Charlemagne, qui s'élèvent respectivement jusqu'à 281 mètres et 270 mètres. Ces collines portent les noms des quartiers qui se sont implantés dessus depuis la fin des années 1960.

Un peu plus à l'ouest, se trouve la colline jumelle de Sainte-Blandine : Le Mont Pipet, jumelle car peu éloignée. C'est sur cette colline qu'a été installé un double oppidum, durant la période gauloise. La colline de Pipet s'élève à 284 mètres. À son sommet culminent la chapelle de Notre-Dame de Pipet, le belvédère du même nom ainsi que les ruines de fortifications datant du Moyen Âge.

Entre les collines de Pipet, de Saint-Just et le Rhône s'étend un quartier long et étroit, le Centre-Ville, qui forme depuis l'Antiquité la partie centrale de Vienne. Primitivement, population et bâti se sont répartis dans les rares espaces de « plaines » c'est-à-dire le long du Rhône dans un axe nord-sud, depuis le quartier d'Estressin jusqu'au quartier de l'Isle et dans la vallée de la Gère, étroite gorge à l'est de la ville, reliant cette dernière à Pont-Évêque, Estrablin et aux Terres froides. Mais plus récemment des habitations se sont implantées sur les plateaux, au sommet des collines viennoises.

Enfin, dans le sud de Vienne, se situent les collines de Saint-Just et de Saint-Gervais, dont l'altitude maximale est respectivement de 298 mètres et de 386 mètres, couvertes essentiellement de lotissements. Un important plateau s'étend derrière elles, qui recouvre même l'intégralité de trois quartiers viennois (Les Tupinières, Les Charmilles et Coupe-Jarret). Sur ce vaste plateau, se sont installés deux centres équestres : Le Couzon et Les Charmilles où se déroulent des CSO (concours de saut d'obstacle). À son extrémité sud se dresse la plus haute colline de Vienne : la colline du Télégraphe qui atteint 408 mètres. Son nom rappelle qu'y était installé au début du XIXe siècle un télégraphe Chappe. Au sommet de cette colline se trouve un hameau étendu sur le territoire de trois communes (Vienne, Jardin et Les Côtes-d'Arey.

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Sismicité[modifier | modifier le code]

Vienne est dans une zone d'aléa sismique modéré[14], selon le programme national de prévention du risque sismique, le Plan Séisme, datant du 1 mai 2011[15].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Rhône, Gère, Sévenne et Ponts de Vienne.

La Vienne moderne s'étend sur la rive gauche du Rhône, qui fut pendant toute l'histoire de la ville à la fois source de problèmes et de réussite. Si le fleuve assura, pendant plusieurs siècles, la réussite économique de la cité, surtout durant la période gallo-romaine, il fut longtemps difficile à maîtriser. Il inonda à plusieurs reprises la ville (la dernière très grande crue datant de 1840), notamment le centre ville de Vienne et la plaine de Saint-Romain-en-Gal et de Sainte-Colombe. La construction de quais sur le Rhône puis des barrages hydroélectriques, a mis fin aux crues importantes du fleuve. Le Rhône s’est assagi depuis le XIXe siècle avec le développement des nombreux aménagements le long de son cours. Les digues et chenaux de protection contre les inondations, puis les barrages et les centrales construites par la Compagnie Nationale du Rhône au cours du XXe siècle, ont progressivement diminué le débit de certains tronçons, modifié les conditions hydrauliques et le fonctionnement du fleuve.

La ville est également traversée par deux rivières : la Gère[16] et la Sévenne[17], qui se jettent dans le Rhône respectivement au niveau du pont de Lattre-de-Tassigny et au niveau du quartier d'Estressin. Vienne fait partie du bassin versant du Rhône : les eaux qui coulent à Vienne se jettent dans la mer Méditerranée.

La Sévenne et la Gère furent beaucoup exploitées : quand la ville a connu un essor industriel de grande ampleur à partir du XVIIIe siècle, de nombreuses usines textiles et métallurgiques furent implantées tout le long des vallées de la Gère et de la Sévenne.

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Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de l'Isère.

Vienne possède un climat de type semi-continental, dans lequel les précipitations sont plus importantes en été (dues principalement aux orages relativement fréquents) qu'en hiver, la sensation de froid étant renforcée par la bise. La ville a néanmoins subi à plusieurs reprises les conséquences d'épisodes méditerranéens remontant au nord, ces derniers touchant chaque année les régions du sud de la France. Vienne se trouve donc être une ville possédant à la fois des influences surtout continentales, mais également océaniques, et, dans une moindre mesure, méditerranéennes.

Vienne est une ville largement ouverte du nord au sud, elle connaît le phénomène du mistral, vent du nord accéléré par effet de tuyère et de couloir entre le Massif central et les Alpes. C'est aussi une zone d'affrontement privilégiée où se trouvent canalisés l'air méditerranéen, doux et humide et l'air plus froid qui vient du nord. Ce conflit donne parfois lieu à des précipitations particulièrement intenses, orages en été et en automne, neige en hiver.

La station météorologique de Vienne se trouve à Reventin-Vaugris, à moins de dix kilomètres du centre.

Tableau climatologique de Vienne en 2010.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −2,2 1,2 4 9,8 12,8 13,2 15,2 15,6 13,8 7,9 5,6 2,2 8,3
Température moyenne (°C) 3,6 5,6 9,2 19,2 18,4 19,1 19,2 22 19,1 13,5 9,4 5,9 13,3
Température maximale moyenne (°C) 7,2 9,5 15,2 20,7 24,4 27 25,4 29,7 24,4 20,5 14,5 10,7 19,1
Précipitations (mm) 35,5 43,8 44,5 22,8 23,1 75,1 110,1 125,8 42,2 67,6 73 96,4 831,9
Source : Données climatiques 2011 du Bulletin de la Société des amis de Vienne[18]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
7,2
−2,2
35,5
 
 
 
9,5
1,2
43,8
 
 
 
15,2
4
44,5
 
 
 
20,7
9,8
22,8
 
 
 
24,4
12,8
23,1
 
 
 
27
13,2
75,1
 
 
 
25,4
15,2
110,1
 
 
 
29,7
15,6
125,8
 
 
 
24,4
13,8
42,2
 
 
 
20,5
7,9
67,6
 
 
 
14,5
5,6
73
 
 
 
10,7
2,2
96,4
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Par sa position géographique au sud de Lyon, Vienne est un des points de passages obligatoire entre Paris, Lyon et la Méditerranée. Vienne est notamment connue pour sa barrière de péage (la plus grande de France devant celle de Saint-Arnoult-en-Yvelines sur l'A10[19]) et aussi parce qu'auparavant l'A7 passait dans le Centre-ville de Vienne de 1963 (lors de l'ouverture intégrale de la section à péage entre Vienne-Sud et Chanas) à 1974 (lors de l'ouverture de l'ultime tronçon constituant la déviation de Vienne) ce qui rendait la traversée de la ville très longue. L'agglomération viennoise dispose de transports en commun urbains et interurbains.

Voies routières[modifier | modifier le code]

Aperçu du réseau auroutier et ferroviaire autour de Vienne.
Article détaillé : Liste des voies de Vienne.
Carte de Vienne.

La configuration du réseau routier irriguant l'agglomération est largement contrainte caractéristiques physiques du territoire, avec une qualité de desserte routière très déséquilibrée[20].

La frange ouest de l'agglomération viennoise est située à la confluence de trois autoroutes :

En dehors de l'autoroute A7, les principaux axes routiers sont : sur les axes nord/sud situés de part et d'autre du Rhône, la RN 7 sur la rive gauche et la RD 386 en rive droite, conférant au territoire une très grande accessibilité automobile. La RN 7 débute à la sortie 11 de l'A7 venant de Valence et s'étend sur douze kilomètres, avant de rejoindre l'A7 via la RD1407, direction Lyon, Saint-Étienne, Givors. De plus la RN7 constitue par ailleurs un itinéraire bis permettant de délester en cas de besoin de l'A7[20].

L'est du territoire est essentiellement irrigué par un réseau de voiries radiales convergeant vers Vienne[20], avec notamment la RD 75 en direction de Villefontaine, L'Isle-d'Abeau, Bourgoin-Jallieu, Crémieu, Bourg-en-Bresse et Chambéry et l'Aéroport de Lyon-Saint-Exupéry et la route départementales RD 41, qui elle débute au pont de Lattre-de-Tassigny venant de Saint-Romain-en-Gal et s'étend sur quatre kilomètres et demi, avant de rejoindre la route départementale RD 502, direction Saint-Jean-de-Bournay, La Côte-Saint-André, Voiron et Grenoble.

Transports Urbains[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Lignes de Vienne et agglomération.
Bus L'VA devant la gare de Vienne.

L'agglomération viennoise possède un réseau de transport en commun urbain, nommé Lignes de Vienne et agglomération ou (L'va). En effet, ce service s'occupe propose 8 lignes urbaines d'autobus et 8 lignes à la demande. Au total, ces 16 lignes desservent l'ensemble des communes de la ViennAgglo.

Autopartage[modifier | modifier le code]

Depuis le 19 janvier 2015, la société coopérative d’autopartage, nommée Cité Lib[21] est opérationnel à Vienne. Cité Lib est proposé comme une réelle alternative au véhicule personnel, le service propose également à ses utilisateurs un mode de déplacement économique, pratique et écologique[22].

Plusieurs villes de la région possèdent ce service d'autopartage : (Grenoble, Saint-Étienne, Chambéry, Annecy et Aix-les-Bains).

Voies ferroviaires[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Gare de Vienne et Gare d'Estressin.

La ville de Vienne compte deux gares et l'agglomération en compte trois :

Principales destinations par le rail à partir de Vienne :

Voies aériennes[modifier | modifier le code]

Vienne est dotée d'une plate-forme aérienne gérée par la chambre de commerce et d'industrie Nord-Isère :

  • L'Aérodrome de Vienne - Reventin situé sur la commune de Reventin-Vaugris à 8 km au sud-sud-ouest de Vienne a été implanté dès 1934. À partir du début des années 1990, plusieurs entrepreneurs décidèrent de construire avec le soutien des élus locaux et de la chambre de commerce et d’industrie, des entrepôts pour leurs entreprises conduisant au déplacement de la piste (l’ancienne piste revêtue servant de taxiway) et à la construction d’un nouvel hangar pour abriter les avions. Il ne reste donc plus rien de nos jours de l’aérodrome d’autrefois, et l’aérodrome est maintenant intégré dans une zone industrielle qui compte six entreprises employant 380 salariés. Mais l’activité aéronautique s’est depuis développée avec l’arrivée de nouvelles activités orientées ULM et racers. Aujourd'hui, il est utilisé pour la pratique d’activités de loisirs et de tourisme.

De plus, deux aéroports sont très proches de Vienne :

  • L'Aéroport International de Grenoble-Isère situé à mi-distance entre Grenoble et Vienne (à cinquante kilomètres au sud-est de Vienne, est une plate-forme permettant des liaisons vers de nombreuses villes européennes et pouvant accueillir tout type d'appareil (jusqu'au Boeing 747-400). Pendant des décennies, il a connu une activité globalement faible, avec une faiblesse record enregistrée l'année 2003 (à peine plus de 170 000 passagers accueillis) en raison de la proximité des aéroports de Lyon et Genève. Après que le conseil général de l’Isère en eut confié la gestion et le développement à une société de droit privé constituée par l'entreprise de BTP Vinci et le gestionnaire de transports publics Keolis, le trafic a crû d'une manière très importante (61 % de croissance en 2006 par exemple) avec une spécialisation de l'aéroport sur des vols low cost, en particulier à destination de la clientèle anglaise, très nombreuse à venir skier dans les stations alpines. Aussi, l'essentiel du trafic était enregistré lors des périodes d'hiver (440 356 passagers de décembre 2008 à avril 2009 par exemple). Très dépendante de la conjoncture internationale, cette fréquentation a cependant lourdement chuté depuis la crise économique de 2008[23] .

Voies fluviales[modifier | modifier le code]

Encore une fois, Vienne dispose d'une situation de carrefour fluvial dans l'axe Rhône-Saône, assez important. À vol d'oiseau, Vienne se situe à 20,6 kilomètres de son port[24]. En effet le port de Vienne-Sud Salaise/Sablons est le premier port de Rhône-Alpes après celui de Lyon, et le seul port de l’Isère. Il fait partie des 4 ports de la région Rhône-Alpes[25]. De plus, ce port est une plate-forme logistique multimodale, associant le transport fluvial, ferroviaire et routier[26].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Quartiers[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1355, l'actuelle commune de Sainte-Colombe, faisait partie intégrante de Vienne et cela depuis l'Antiquité. C'est Philippe VI de Valois (Roi de France), qui en 1355, déclare incorporer le faubourg de Saint-Colombe à ses États. Le bourg devient ainsi une viguerie dépendant de la sénéchaussée de Lyon[27].

Ci-dessous, un tableau répertoriant les quartiers de Vienne avec les micro-quartiers et/ou les hameaux qui les composent :

Plan des quartiers de Vienne (non-officiel).
Les 13 quartiers de Vienne
Centre-ville Le Centre ancien, La Pyramide, Saint-Martin L'Isle Notre-Dame de l'Isle, Saint-Germain, Saint-Alban-les-Vignes
Malissol Malissol, Saint-Ignace Vallée de Gère Saint-Martin, Lafayette, Cancanne
Estressin Le Grand Estressin, Bon Accueil, Les Portes de Lyon, Les Charavelles, Leveau Pipet Pipet, Sainte-Blandine
Mont Salomon et Mont Arnaud Mont Salomon, Mont Arnaud, Les Guillemottes, Gravier Rouge Charlemagne Charlemagne, La Ravat
Saint-Marcel Saint-Marcel, La Passardière Saint-Benoît Saint-Benoît, La Rente
Les Tupinières Les Tupinières, Saint-Just, Beauregard Les Charmilles Les Charmilles, Le Télégraphe, La Corniche, Saint-Gervais, Bois des Dîmes
Coupe-Jarret Coupe-Jarret, Plan de l'Aiguille Le Télégraphe Le Télégraphe
  • Le quartier du Centre-ville : situé au cœur de la cité, est le quartier le plus prestigieux de la ville. S'y concentrent de beaux immeubles (sur les quais du Rhône notamment), mais aussi des habitats plus dégradés, notamment dans la partie haute du quartier ainsi que les principales administrations de Vienne.
  • Le quartier de L'Isle : situé au bord du Rhône, il s'étend sur une large vallée. On y trouve essentiellement une zone résidentielle et d'activités tertiaires. C'est dans ce quartier que se situent par exemple, la Maison du Conseil général de l'Isère Rhodanienne, le siège de la ViennAgglo et la médiathèque/conservatoire de musique et de danse : Le Trente.
  • Le quartier de Malissol : est le quartier le plus à l'est de la ville. C'est en 1966, quand le département de l'Isère acquiert la propriété Combaudon, qui s'étendait sur 75 hectares puis quand en 1974, la ville de Vienne rachète certains terrains du département que le quartier naquit. Aujourd'hui, s'y concentre des logements sociaux, des zones résidentielles ainsi que la Chambre de Métiers de Vienne.
  • Le quartier d'Estressin : est le quartier le plus ancien de Vienne. C'est dans ce quartier que les archéologues ont découvert les premières traces d'habitations de Vienne, datant du Néolithique (4700-3400 avant J.-C.).
  • Le quartier de la Vallée de Gère : situé tout le long de la Gère. S'y concentrent des immeubles d'architecture moderne, une zone résidentielle et des vestiges industriels (datant du XVIIe siècle et du XVIIIe siècle).
  • Le quartier de Pipet : est aussi l'un des quartiers les plus anciens de Vienne. La première trace d'occupation remonte à l'époque gauloise, où il y avait, au sommet de Pipet, un double oppidum.
  • Le quartier du Mont Salomon et du Mont-Arnaud : recouvre l'ensemble de 3 collines (Mont Arnaud, Mont Salomon et Gravier Rouge). Durant l'antiquité, deux de ces trois collines furent utilisés comme un rempart naturel sur lequel, les Viennois bâtirent une enceinte. On y trouve aujourd'hui le seul Hôpital de Vienne ainsi qu'une zone résidentielle assez importante.
  • Le quartier de Charlemagne (appelé aussi Faubourg de Grenoble, est un des quartiers, comme celui de Malissol, où furent construits des logements sociaux ainsi que des zones résidentielles, à partir de 1970.
  • Le quartier Saint-Marcel : situé dans la vallée du ruisseau Saint-Martin, derrière la colline Saint-Blandine, est constitué essentiellement de zones résidentielles. Le principal axe de communication de ce quartier est la Montée Saint-Marcel.
  • Le quartier Saint-Benoît : situé sur le plateau, derrière la colline Saint-Blandine et le quartier Saint-Martin, est constitué essentiellement de zones résidentielles. Le principal axe de communication de ce quartier est la Montée Saint-Marcel.
  • Le quartier des Tupinières : est le quartier le plus au sud de la ville. S'y concentrent de nombreuses zones résidentielles, mais est connu pour abriter le centre équestre du Couzon. Le principal axe de communication de ce quartier est la Montée des Tupinières.
  • Le quartier des Charmilles : situé sur le plateau de la colline de Saint-Gervais. ce quartier est constitué essentiellement de zones résidentielles, mais est connu pour abriter le centre équestre des Charmilles.
  • Le quartier de Coupe-Jarret : situé au sommet de la colline de Saint-Just. Les quelques habitations existant dans ce quartier sont en pente. Le principal axe de communication de ce quartier est la Montée Coupe-Jarret.
  • Le quartier du télégraphe, plutôt considéré comme un hameau, il domine le paysage viennois, en effet c'est ici que se trouve le point culminant de la ville (408 mètres d'altitude).
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ZPPAUP[modifier | modifier le code]

Carte de la ZPPAUP de Vienne, avec les différents secteurs (ZP1 à ZP5).

Depuis le 5 octobre 2009, une ZPPAUP (Zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager) existe à Vienne. Son but est de protéger les quartiers et les sites viennois pour des raisons historiques et/ou esthétiques. À Vienne, la ZPPAUP se décompose en cinq secteurs, de la ZP1 à la ZP5 :

  • ZP1 : le centre ancien (partie du quartier du Centre-ville)
  • ZP2 : la vallée de la Gère (partie du quartier de Vallée de Gère)
  • ZP3 : le quartier d'Estressin (partie du quartier d'Estressin
  • ZP4 : les collines (partie des quartiers de Pipet, du Mont Salomon et du Mont Arnaud, de Coup-Jarret et des Charmilles
  • ZP5 : le quartier sud (partie des quartiers du Centre-ville et de L'Isle).

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la ville était de 15 363, alors qu'il était de 14 272 en 1999[I 1].

Parmi ces logements, 89,8 % étaient des résidences principales, 2,0 % des résidences secondaires et 8,2 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 21,6 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 76,9 % des appartements[I 2].

La proportion des résidences principales, propriété de leurs occupants, était de 36,4 %, en hausse importante par rapport à 1999 (33,2 %)[I 3].

Projet d'aménagements[modifier | modifier le code]

Actuellement à Vienne, Le Pavillion du tourisme est en cours de réalisation. Il sera situé Cours Marc-Antoine Brillier et certainement inauguré en été 2015. Cette nouvelle structure à vocation touristique remplacera l'actuel office de tourisme, qui est lui aussi situé Cours Marc-Antoine Brillier.

Très prochainement, la ville de Vienne va aussi investir dans ses espaces publics et faire avancer le projet d’un parking souterrain place François-Mitterrand. Cet ouvrage devrait comporter cinq niveaux enterrés et accueillir près de 270 véhicules. Une fois ce parc de stationnement réalisé, la place de l’Hôtel de ville sera entièrement réaménagée pour laisser une place plus importante aux déplacements piétons [28].

Depuis le 16 décembre 2013, le Plan local d'urbanisme de la ville de Vienne est en cours de révision[29].

Toponymie[modifier | modifier le code]

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On ne connaît pas réellement l'origine de son nom, et plusieurs hypothèses comme pour la plupart des villes françaises ont été émises :

Vienna peut provenir du mot celtique IENN ou YENN, qui a la même signification que confluent. En vieux celtique, le mot IE traduit l'action de joindre, d'unir. En celtique, le verbe IEO ou YEO a la même signification. En combinant IE ou YE avec le suffixe ENN ou ENNA qui reparaît si souvent dans les noms géographiques et compte avec INN, AUNE, etc., parmi les formes du mot, AVON dérivé du sanskrit AVANI, qui signifie rivière, cours ou lit de fleuve, on obtient, par élision normale, YENN ou YENNA ; ce mot explique bien l'idée de jonction du fleuve ou de confluent.

On retrouve ce nom pour de nombreux lieux ou il y a effectivement de l'eau.

Mais Vienne était aussi connu et fréquenté depuis l'antiquité des marchands hébreux et AVI ANNA signifie la force du père et la grâce.

Une autre source indique que le nom Vienne pourrait découler du fait que Vienne était une ville dont se servaient les Romains pour les exils (Les hébreux de Judée après la destruction du temple de Jérusalem et de Archélaus tétrarque de Judée et peut être Pilate) sous la forme de via Gehenna, la voie de la Gehenne, ce qui semble étrange car il s'agit d'un mot latin et l'autre grec.

Dans la mythologie grecque, Bianna était une jeune fille originaire de Crète. À la suite d'une famine qui frappa l'île, elle s'exila avec plusieurs de ses compatriotes vers des terres plus accueillantes. Ces terres se trouvaient en Galatie. Un soir qu'elle dansait, un gouffre s’entrouvrit sous ses pieds, et elle y fut engloutie. Les immigrants crétois lui rendirent les honneurs funèbres, et pour commémorer sa mésaventure, ils appelèrent la cité qu'ils étaient en train de bâtir d'après son nom, Bianna, devenue Vienne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Histoire de Vienne et Chronologie de Vienne.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Les premiers hommes sont apparus sur le site de Vienne dès le Néolithique moyen (4700-3400 avant J.-C.). Le premier habitat (foyers et matériel lithique) a été en effet découvert en 1920, sur une petite butte cristalline du quartier d'Estressin, proche du Rhône : le coteau Sainte-Hélène (vers 4000 avant J.-C.). D'autres vestiges sont attestés dans la plaine d'Estressin, sur les terrasses de Charavel, ainsi qu'à Saint-Romain-en-Gal (sépulture renfermant un crâne trépané, exposé aujourd'hui au Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie de Vienne). Plus jamais, le site de Vienne ne fut abandonné par l'homme. Les époques suivantes ont fourni des témoignages archéologiques particulièrement abondants, principalement l'âge du bronze (2000-800 avant J.-C.), non seulement à Vienne (trouvailles de haches, d'épées, de couteaux, de céramique), mais de toute la région : à Grigny, à Ternay, à Reventin-Vaugris, à Sérézin-du-Rhônen à Saint-Pierre-de-Bœuf et le célèbre char processionnel trouvé à La Côte-Saint-André et exposé aujourd'hui au musée gallo-romain de Fourvière[30].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Vienne, cité gauloise[modifier | modifier le code]

Des Celtes, originaires de la Hongrie actuelle, arrivent sur ce territoire dont l'une de ces tribus, les Allobroges (les gens venus d'ailleurs) autour du Ve siècle av. J.-C. Le territoire contrôlé par cette peuplade dont la capitale sera Vienne, s'étendra de Genève au mont Pilat, en passant par Cularo (future ville de Grenoble).

Des auteurs anciens, repris par des chroniqueurs médiévaux estiment qu'à la suite d'une importante famine (suivant Étienne de Byzance dans ses Ethniques du VIe siècle), des Crétois émigrent en grand nombre de la cité crétoise de Viánnos et fondent la nouvelle ville de Viánnos qui deviendra ensuite la ville romaine de Vienna. Un auteur affirmant même que ces Crétois seraient venus en Gaule au retour d'Idoménée de la guerre de Troie[31], ce qui évoque d'autres légendes fondatrices (l'une évoquant une origine Grecque à Paris, qui aurait été fondée par le héros Pâris, l'autre évoquant la création d'une ville Belgis, première capitale de la Gaule belgique par Bavo, qui serait un grec de la famille de Priam, exilé en Gaule à la suite de l'effondrement de Troie.

Sa situation excentrée dans ce territoire, ce qui pourrait apparaître comme un désavantage, est compensée par l'importance des voies de communication : point de rencontre des routes menant aux cols des Alpes et au cœur du Massif central, la capitale allobroge est également située sur l'axe rhodanien. À l'emplacement occupé, à l'époque romaine, par le sanctuaire de Cybèle, permet de découvrir des vestiges des premiers temps allobroges. Cet habitat gaulois comprend d'abord un double oppidum, constitué par les collines de Pipet et de Sainte-Blandine, au sommet de laquelle on a mis à jour dans les années 1950, permet de confirmer l'importance de ce site urbain : objets de la vie quotidienne (ustensiles de cuisine, outils, fibules, chenets) côtoient des objets de prestige importés d'Italie (vaisselle en bronze, objets liés au service du vin)[32]. C'est sur ces collines que les Viennois se réfugiaient en cas de danger. Mais l'établissement gaulois s'étend aussi en contre-bas de Pipet, sur un plan incliné constitué par l'ancien cône de déjection de la Gère et qui va jusqu'au Rhône. C'est l'habitat permanent révélé par les fouilles du sanctuaire de Cybèle.

Vienne est aussi un port et, à ce titre, depuis plusieurs siècles, elle commerce avec Marseille et le monde grec, puis avec l'Italie.

Cet habitat gaulois est bien modeste. Au Ie siècle, Vienne n'est encore qu'un village, même si selon Stabon, « l'appelait déjà capitale de ce peuple (les Allobroges) ». Le centre allobroge le plus important est l'énigmatique Solonion du récit de l'historien Dion Cassius. Mais déjà la puissance de Rome s'est manifestée en Gaule. À l'appel de Marseille, justement, les Romains ont franchi les Alpes[33] en 125 av. J.-C. et détruit le chef-lieu du peuple des Salyens, Entremont, près d'Aix-en-Provence. Les chefs saylens se réfugient alors chez les Allobroges. Ceux-ci refusent de livrer leurs hôtes aux Romains. C'est la guerre. L’armée romaine remonte le Rhône. Sans attendre les Arvernes, auxquels ils étaient alliés, les Allobroges engagent le combat, près du confluent du Rhône et de la Sorgue. Ils sont écrasés, laissant sur le champ de bataille 20 000 des leurs et 3 000 prisonniers. Quelques mois plus tard, cette fois avec les Avernes, ils furent de nouveaux battus par les troupes romaines au confluent du Rhône et de l'Isère, perdant ensemble plus de 100 000 hommes. Le territoire allobroge fut annexé et entre dans la nouvelle Provincia (province, d'où viendra le nom de Provence) qui s'étend sur le Sud-Est de la Gaule.

En conséquence, la cité allobroge perd toute liberté et est soumise à l'impôt qu'en tant que vaincue elle doit à Rome. Cet impôt est très lourd, d'autant qu'il est affermé à des sociétés de publicains, soutenues par les gouverneurs qui en profitent pour réaliser d'énormes fortunes sur le dos des provinciaux. Déjà éprouvés par les invasions des Cimbres et des Teutons, en 107 av. J.-C. - 102 av. J.-C., les Allobroges se rebellent. L'envoi de deux délégations à Rome n'aboutit à aucun résultat. Alors, en 62 av. J.-C., Catugnatos, "c. 0hef de toute la nation", entraîne les Allobroges dans la révolte. Pendant deux ans, il tient tête aux légions romaines. Mais le pouvoir de Rome est trop solide. En 61 av. J.-C., le proconsul Pomptinus s'empare de Solonion, ce qui met fin à la guerre. C'est à la suite de cet épisode que se produit un événement important : l'aristocratie allobroge abandonne Solonion pour s'installer dans une nouvelle capitale, Vienne. Dix ans plus tard, pour la première fois, le nom de Vienne apparaît dans l'histoire, sous la plume de Jules César[34].

Vienne, cité romaine[modifier | modifier le code]

Le triomphe de Vienne personnifiée et couronnée, défilant devant les murailles de la ville. Vase à médaillon du IIe siècle découvert à Lyon.

Les Allobroges ont aussi joué un rôle déterminant dans l'histoire de Rome, en effet lors de La Conjuration de Catilina qui est un complot politique visant la prise du pouvoir à Rome en 63 av. J.-C. par le sénateur Lucius Sergius Catilina[35]. Les Allobroges, qui étaient venus à Rome pour se plaindre des conditions économiques de leur province et de la cupidité de leurs magistrats[36] rencontrent les conjurés, qui faisant feu de tout bois, tentent de se rallier tous les mécontents, même des Gaulois. Les Allobroges hésitent sur le parti à prendre, puis se rallient au pouvoir en place[37]. Manipulés par Cicéron, ils obtiennent des conjurés de précieuses informations. Ils exigent même une lettre d'intention signée des conjurés, qui tombent sans se méfier dans le piège[38]. Interceptés à leur départ de Rome, les Allobroges remettent cette lettre au Sénat. Le Sénat n'a plus alors qu'à cueillir les partisans du coup d'État. Les sénateurs reconnaissants, votèrent des récompenses, pour les fidèles Allobroges.

Pendant la guerre des Gaules, Vienne est fidèle à Jules César. D'ailleurs c'est à Vienne qu'il installe un corps de cavalerie de renfort. Ainsi, après la guerre, certains Allobroges sont récompensés. Vers 45 av. J.-C., Tiberius Claudius Nero, père du futur empereur Tibère, aurait installé à Vienne d'anciens soldats de troupes auxiliaires, mais pour peu de temps, puisqu'au lendemain de l'assassinat du dictateur, en 44 av. J.-C., ils sont expulsés et vont s'établir au nord, au confluent du Rhône et de la Saône où, l'année suivante, Lucius Munatius Plancus fonda pour eux la colonie de Lugdunum. Il n'y eut peu de conséquences pour Vienne[39].

Les origines de la colonie romaine de Vienne sont fragmentairement connues et ont fait l'objet d'hypothèses diverses. On a longtemps estimé que Vienne fut promue dès 40 av. J.-C., colonie latine par Jules César sous le nom de Colonia Julia Viennensis. Selon cette hypothèse c'est en 44 av. J.-C., qu'une révolte gauloise chassa les Romains de Vienne qui fondèrent une autre colonie à proximité, à Lugdunum. Octave aurait ensuite réinstallé une colonie à Vienne. On considère plutôt aujourd'hui que les Romains chassés de Vienne n'étaient pas des colons mais des negotiatores (marchands) et qu'ils furent chassés en -62 lors de la révolte de Catugnatos. Ce n'est donc que sous Octave que la cité aurait reçu, comme Nîmes, le statut de colonie latine[40].

Vienne devient rapidement un centre important du commerce et des échanges avec la Méditerranée, de vastes entrepôts découverts à Saint-Romain-en-Gal en témoignent.

En 48, dans son discours au Sénat, reproduit par la Table claudienne (exposée au musée gallo-romain de Fourvière), l'empereur Claude évoque : « ornatissima ecce colonia valentissimaque Viennensium »[41] (« la très puissante colonie des Viennois, richement ornée »)[42].

Elle obtient le privilège impérial de s'entourer d'une muraille dès le Ier siècle après J.-C. Cette muraille fait 7,2 km de long, soit la plus longue des Gaules ; la superficie enclose, 250 ha environ, en fait également une des plus importantes villes des provinces gauloises[43]. Entre 35 et 41 elle fut promue au statut de colonie romaine, sans doute par Caligula. Elle fut un centre important durant la période romaine, rivalisant avec sa voisine Lugdunum (Lyon). Sa parure monumentale édifiée sur des terrasses successives dominant le Rhône était impressionnante et de nombreux vestiges en témoignent : Temple d'Auguste et de Livie, arcades du forum, théâtre et odéon, hippodrome, murailles, thermes sont encore partiellement ou totalement en élévation. De nombreuses découvertes et fouilles archéologiques depuis le XVIe siècle offrent l'image d'une cité riche et puissante : mosaïques, fresques, marbres, mobilier… Le site archéologique de Saint-Romain-en-Gal, un des quartiers de la ville antique qui s'étendait sur les deux rives du Rhône, témoigne de cette richesse.

Vienne est aussi la ville où apparaît pour la première fois en Gaule une colonie juive, et où fut exilé Hérode Archélaos, ethnarque de Judée en l'an 6 de notre ère[44].

Decimus Valerius Asiaticus, dit Asiaticus le Viennois de la gens Valerii, est sénateur romain, consul deux fois, dont en 46, et possède à Rome « les jardins de Lucullus », terrain où s'élève à l'heure actuelle la villa Médicis à Rome.

Au Bas-Empire, le rôle de Vienne s'affirme : capitale du diocèse de Viennoise, elle reçoit la visite de plusieurs empereurs. Le trésor d'argent enfoui au début du IVe siècle dans le quartier sud de la ville montre sa prospérité.
En 177, le diacre Sanctus de Vienne est martyrisé avec les martyrs de Lyon, première mention du christianisme viennois. Dotée d'un évêque au moins en 314, elle devient une métropole religieuse importante.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Vienne, durant le Moyen Âge, devient une cité de très grande importance, près des centres de pouvoir, des grands courants d'échanges et est impliquée par les grands conflits qui secouent les grandes puissances.

Capitale de Bourgogne[modifier | modifier le code]

Ville importante du royaume burgonde, elle est ensuite reconquise par les Mérovingiens lors de la guerre de Burgondie, puis intégrée dans l'empire carolingien. Le beau-frère de l’empereur Charles le Chauve, Boson, profitant de l’affaiblissement du pouvoir impérial, se fait proclamer roi de Bourgogne en 879, ce qui déclenche une guerre avec les empereurs successifs. Vienne, sa capitale, est assiégée à plusieurs reprises. Une chanson de gestes de Girart de Vienne relate ces conflits.

Boson est finalement reconnu roi de Provence en 884 sous le nom de Boson V de Provence, à l'issue de la guerre. Il meurt à Vienne le , et est inhumé dans la cathédrale Saint-Maurice. Vienne conserve un rôle de premier plan dans la royaume de Bourgogne jusqu'à Rodolphe III, dernier roi de Bourgogne, qui donne le comté de Vienne à l'évêque de la ville en 1023.

Au Haut Moyen Âge, les Radhanites animent le commerce international et font de Vienne un de leurs importants centres de commerce[45].

Ville de royaume, ville d'empire[modifier | modifier le code]

L'intégration du royaume au Saint-Empire en 1030 renforce l'autonomie de l'évêque-comte[46]. Cette indépendance de fait dure jusqu'en 1450 date de l'intégration de la ville au royaume de France.

La ville est marquée par l'action de l'archevêque Jean de Bernin (1217-1266) qui, après avoir spolié de leurs richesses des marchands juifs, les chasse de Vienne, et donne des libertés aux bourgeois de la ville. Avec l'argent confisqué, il fonde un hôpital, commande la reconstruction du chœur de la cathédrale Saint-Maurice, fait reconstruire le château de la Bâtie et fait restaurer le pont du Rhône. La ville, fortement marquée par les épidémies et les ravages des bandes armées de la guerre de Cent Ans, décline aux XIVe et XVe siècle.

Le concile de Vienne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Concile de Vienne.

Le fait majeur marquant Vienne ville d'Empire est le concile de Vienne qui siégea entre le et le . Environ cent dix prélats (sur les trois cent conviés) venus de toute la chrétienté, le pape Clément V, le roi de France Philippe le Bel ainsi que ses fils, Louis d'Évreux frère du roi, Enguerrand de Marigny, Guillaume de Nogaret et Plaisians ainsi qu'une multitude de barons et de chevaliers venus de France, seront présents pour le prélude de l'histoire des Rois Maudits qui fera suite à l'abrogation de l'ordre des Templiers, comme demandé dans la bulle pontificale Vox in excelso, le 22 mars 1312. Par la bulle Ad providam Christi Vicarii du 6 mai 1312, Clément V attribua les biens du Temple aux Hospitaliers. Le 6 mai 1312 le pape promulgua une autre bulle, Considerantes dudum, fixant le sort des Templiers, en les divisant en deux catégories : ceux qui avaient avoué et les autres.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Renaissance[modifier | modifier le code]

La fin du Moyen Âge voit cependant les signes d'une reprise économique, comme en témoignent les nombreux hôtels particuliers reconstruits aux XVe et XVIe siècles. Parmi ceux-ci, L'hôtel Pierre de Boissat, premier académicien viennois demeure. La cathédrale est achevée au début du XVIe siècle, mais les Sarrasins[réf. nécessaire] et les Huguenots la feront brûler à plusieurs reprises.

Sur la rivière Gère, des maisons à colombages subsistent encore de nos jours. Elles constituent un témoignage de l'époque où utilisant la force motrice de son eau, l'industrialisation de la région débute par l'installation de martinets. Parmi les productions locales, la fabrique d'épées donnant des armes réputées dans tout le royaume, la « Vienne », ainsi que la fabrication de papier. L'imprimerie s'installe dès la fin du XVe siècle.[réf. nécessaire]

Guerres de religion[modifier | modifier le code]

Lors des guerres de religion, la ville est plusieurs fois conquise. En 1562, la ville est prise par le baron des Adrets. Ses troupes saccagent plusieurs églises, dont la cathédrale. Une partie des trésors ecclésiastiques est fondue. Dès le début de la deuxième guerre de religion, en 1567, la ville est prise par Paulon de Mauvans et le cardinal-archevêque d’Aix, Saint-Chamond, qui s’est converti au protestantisme[47].

XVIIe siècle et XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

La réforme catholique s'implante à Vienne sous l'impulsion des cinq archevêques successifs de la famille de Villars, avec l'assentiment des consuls. La cathédrale est réaménagée. Les Jésuites fondent un collège en 1604.

Le pont du Rhône, maintes fois réparé, est détruit définitivement par une crue en 1652.

Le lieutenant-colonel, baron de Blumenstein et le major chevalier de Miremont étaient amis et compagnons d'arme.

François de Blumenstein, fut l'un des premiers entrepreneurs de l'industrie des mines en France, au XVIIIe siècle. En 1726, Blumenstein découvre la présence de filons de plomb sur la « colline de Pipet », près de Vienne, et obtient la concession du Dauphiné.

En 1804, Marie Angélique Kayr de Blumenstein fille d'Étienne François, épouse PHILIPPE PAUL de TESSIERES de MIREMONT chevalier de Miremont.

En juillet 1814, Philippe Paul de Tessierres de Miremont reçoit la croix de chevalier de Saint-Louis, qui lui est remise à Vienne.

De 1816 à 1830, il est maire de la ville de Vienne. Pendant son administration, il crée la place principale de la ville sur laquelle est édifiée une halle monumentale qui est devenue le Musée-bibliothèque ; la place est toujours appelée de Miremont. Le pont suspendu de Vienne construit en 1829, date de son administration. Il s'est également préoccupé de faire réparer les aqueducs romains. Le 25 février 1824, il est élu député du 4e arrondissement de l'Isère.

L'industrie poursuit son implantation dans la vallée de Gère : d'abord la métallurgie, dès le XVIIe siècle, puis le papier et enfin le textile à partir de 1713.[réf. nécessaire]

La Révolution fait perdre à la ville son archevêché, malgré le rôle actif de l'avant-dernier archevêque Lefranc de Pompignan à l'Assemblée constituante, et Vienne devient sous-préfecture du département de l'Isère.

XIXe siècle et XXe siècle[modifier | modifier le code]

Elle profite au XIXe siècle de la révolution industrielle et devient une ville ouvrière, avec notamment des fabriques de papiers puis de nombreuses usines de textile[réf. nécessaire], qui accueillent après la Première Guerre mondiale une forte communauté arménienne ayant fui le génocide perpétré par les Turcs, puis une immigration italienne, espagnole, portugaise, turque et d'Afrique du Nord.

La cathédrale Saint-Maurice porte encore les stigmates de l'explosion du pont suspendu de Vienne, dynamité par les Allemands lors de leur retraite durant l'été 1944.

Après avoir souffert de la désindustrialisation depuis la fin des années 1950, la ville essaye de se tourner vers les activités tertiaires et la promotion touristique et culturelle.

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Vienne est surtout connue désormais pour son festival annuel de jazz en juillet (Jazz à Vienne), créé en 1981 (en 1980, il n'y avait eu qu'une nuit du blues), qui se déroule notamment dans le cadre majestueux du théâtre antique.

Vienne est une étape importante pour les gastronomes avec son célèbre restaurant étoilé « la Pyramide ». De plus, les coteaux faisant face à Vienne, idéalement ensoleillés, perpétuent la réputation viticole de la ville. Les côtes-rôties et les condrieux d'aujourd'hui, et plus récemment le vignoble des coteaux de Seyssuel, prennent la suite des vins de l'Antiquité, dont le poissé viennois, encensés par Pline l'Ancien[48] et par Martial, bien qu'ils n'aient vraisemblablement aucun point commun du point de vue gustatif.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Vienne est le chef-lieu de l’un des trois arrondissements du département de l'Isère, et est à ce titre sous-préfecture du département, à l'instar de Bourgoin-Jallieu, sous l’autorité de la sous-préfecture de La Tour-du-Pin.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Vienne présente un profil politique contrasté, privilégiant les candidats de gauche aux élections régionales mais plébiscitant les candidats de droite aux élections présidentielles (à l’exception de l’élection de 2012), aux élections législatives (à l’exception de l’élection de 2012) et municipales.

Élections présidentielles[modifier | modifier le code]

Lors du premier tour des élections présidentielle de 2012 à Vienne, François Hollande (Parti socialiste) arrive en tête avec 30,99 % des voix (c'est le plus fort score pour le parti socialiste à une élection présidentielle dans la commune, depuis 2002). Il devance de 537 une voix Nicolas Sarkozy (Union pour un mouvement populaire) qui a obtenu 27,30 % et qui avait obtenu le soutien du maire Jacques Remiller. Ils sont suivis par Marine Le Pen (Front national) avec 15,32 % des voix, Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) avec 11,80 % des voix et François Bayrou (Mouvement Démocrate) avec 8,83 % des voix. L'abstention au premier tour était de 18,95 %, ce qui est inférieur à l'abstention au niveau national qui s'élevait à 20,52 %. Au second tour François Hollande devance légèrement Nicolas Sarkozy avec 53,66 % des suffrages, l'abstention était de 18,68 %[70].

Lors du premier tour des élections présidentielle de 2007 à Vienne, Nicolas Sarkozy (Union pour un mouvement populaire) arrive en tête en récoltant 32,05  % des voix. Il est suivi par Ségolène Royal (Parti socialiste) avec 27,89 %, François Bayrou (Union pour la démocratie française) avec 19,18 % et Jean-Marie Le Pen (Front national) avec 9,17 %. L'abstention était de 18,44 %. Au second tour Nicolas Sarkozy arrive une nouvelle fois en tête avec 52,33 % des voix, l'abstention était alors de 18,33 %[71].

Lors du premier tour des élections présidentielle de 2002 à Vienne, Jean-Marie Le Pen (Front national) arrive en tête avec 18,66 % des voix suivi par Jacques Chirac (Rassemblement Pour la République) avec 18,66 % des voix, Lionel Jospin (Parti socialiste) avec 16,67 % des voix, Jean-Pierre Chevènement (Pôle républicain) avec 7,48 % des voix et François Bayrou (Union pour la démocratie française) avec 6,91 % des voix. L'abstention était de 32,48 %. Au second tour Jacques Chirac arrive très largement en tête avec 81,29 % des suffrages, l'abstention était alors redescendu à 23,75 %[72].

Élections législatives[modifier | modifier le code]

Lors du premier tour des élections législatives françaises de 2012 à Vienne, Erwann Binet (Parti socialiste) arrive largement en tête avec 41,32 % des voix. Il est suivi par Jacques Remiller (Union pour un mouvement populaire) avec 34,96 % des voix, Marie Guimar (Front national) avec 12,13 % des voix et André Mondange (Front de gauche) avec 4,75 % des voix. Au second tour Erwann Binet arrive en tête avec 53,83 % des voix face à Jacques Remiller. Le taux d'abstention au premier tour était de 41,12 % et de 40,30 % au second[73].

Élections européennes[modifier | modifier le code]

Contrairement à la tendance nationale, lors des élections européennes de 2014, les électeurs de la commune de Vienne votent en majorité pour la liste UMP menée par Renaud Muselier (comme lors des élections européennes de 2009) : elle obtient 26,00 % des voix. On retrouve ensuite la liste Front national menée par Jean-Marie Le Pen avec 20,76 %, la liste Parti Socialiste menée par Vincent Peillon avec 16,95 %, la liste du Europe Écologie Les Verts menée par Michèle Rivasi avec 9,77 %, la liste UDI MoDem menée par Sylvie Goulard avec 8,40 % et la liste du Front de Gauche menée par Marie-Christine Vergiat avec 5,96 % des voix. Le taux de participation était seulement de 41,00 %[74].

Lors des élections européennes de 2009 à Vienne, la liste de l'UMP menée par Françoise Grossetête arrive en tête avec 28,79 % des voix. Elle est suivie par les listes menées par Vincent Peillon (Parti socialiste) et par Michèle Rivasi (Europe Écologie Les Verts) qui ont toutes les deux récoltées respectivement 19,02  % et 17,90 % des suffrages. On retrouve ensuite la liste du MoDem menée par Jean-Luc Bennahmias (7,99 %), la liste du Front national menée par Jean-Marie Le Pen (6,14 % des voix) et la liste d’extrême gauche menée par Raoul Jennar (5,08 %). Le taux de participation était de 40,61 %[74].

Lors des élections européennes de 2004 à Vienne, la liste du Parti socialiste menée par Michel Rocard arrive en tête avec 32,09 % des voix. Elle est suivie par les listes de l'UMP menée par Françoise Grossetête (17,16 %), de l'UDF menée par Thierry Cornillet (14,04 %), du Front national menée par Jean-Marie Le Pen (9,65 % des voix) et des Verts menée par Jean-Luc Bennahmias (8,64 %). Le taux de participation était de 37,53 %[74].

Élections municipales[modifier | modifier le code]

Lors des élections municipale de 2014, Thierry Kovacs devient pour la première fois maire de Vienne[75]. Sa liste UMP rassemble 51,73 % des suffrages exprimés au premier tour, contre 36,29 % pour le Parti socialiste menée par Jacques Thoizet et 11,98 % pour la liste Front national menée par Norman Méchin. Le 24 mars 2014, Thierry Kovacs est officiellement élu maire de Vienne, à l'issue du premier tour.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Vienne est le chef-lieu des deux cantons de Vienne-1 et Vienne-2, ainsi que de l'arrondissement de Vienne qui comptait 210 648 habitants en 2012, pour 1 237 km2.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[76]
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1793 Abel Joseph Pioct    
1793 1793 Revolat    
1793 1793 Boissonnet    
1793 1793 Lefebre    
1793 1793 Jean Baptiste Abel Boissat    
1793 1795 Thevenin du Lac    
1795 1797 Charles Guilliermin   notaire
1797 1798 Louis Joseph Teste du Bailler    
1798 1800 Teste le Beau    
1800 1815 Charles Guilliermin    
1815 1815 Gelas    
1815 1816 Riondet    
1816 1830 Philippe-Paul de Tessières de Miremont    
1830 1831 Gerin    
1831 1832 Thomas Couturier   avocat
1832 1832 Lambert    
1832 1838 Louis Philippe Trémeau   professeur
1838 1839 Thomas Mermet (1780-1846)    
1839 1841 Louis Philippe Trémeau    
1841 1841 Pérouse    
1841 1841 Villars    
1841 1846 Joseph François Auguste Donna   industriel
1846 1846 Eugène Riondet    
1846 1848 Laurent Chaumartin    
1848 1867 Victor Faugier   notaire
1867 1869 Jean-Pierre Joliot   avocat
1869 1870 Eugène Riondet (1830-1877)    
1870 1771 François Bouvagnet    
1871 1871 Marc Antoine Brillier (1809-1888)    
1871 1871 François Bouvagnet    
1871 1877 Eugène Riondet (1830-1877)   avoué
1878 1878 Édouard Girerd (1832-1907)    
1878 1880 Jules Ronjat   avocat
1880 1886 Édouard Girerd   avoué
1886 1899 Camille Jouffray   ingénieur
1899 1902 Adolphe Barnier    
1902 1906 Paul Bresse   avoué
1906 1919 Joseph Brenier (1876-1943)   fabricant de drap
1919 1919 Henri Sannejean   avocat
1919 1925 Jules Pajot   avoué
1925 1931 René Datry   avocat
1931 1940 Lucien Hussel SFIO Employé de mairie à 17 ans, homme politique
1940 1943 Joseph Jalles SFIO inspecteur des contributions directes
1943 1944 Ignace Mattei   Employé de mairie à 17 ans, homme politique chef d'escadron
1944 1959 Lucien Hussel   Homme politique
1959 1971 Maurice Chapuis divers droite Chirurgien
1971 2001 Louis Mermaz PS Professeur agrégé d'histoire puis homme politique
2001 2014 Jacques Remiller UDF puis UMP Cadre bancaire retraité
2014 en cours
(au avril 2014)
Thierry Kovacs [77] UMP Homme politique

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Dans le ressort de la cour d'appel de Grenoble, Vienne est le siège d'un tribunal de grande instance, d'un tribunal d'instance, d’un tribunal pour enfants, d'un conseil de prud'hommes, tribunal de commerce, d'un Tribunal paritaire des baux ruraux et d'un Tribunal des affaires de Sécurité sociale[78]. Bayonne dépend du tribunal administratif de Grenoble et de la cour administrative d'appel de Lyon.

La commune accueille un commissariat de police, la compagnie de gendarmerie et la Police municipale.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Eau et assainissement[modifier | modifier le code]

La gestion de l’eau est assurée depuis 1924 par la Le Service des Eaux de la Ville de Vienne, un service dépendant de la municipalité. Ce service comprend près 23 agents. Le captage d’eau se situe à Gémens, sur la commune d’Estrablin. Cette principale ressource en eau provient d’une nappe phréatique d’accompagnement des rivières de la Gère et de la Vésonne. Le bassin versant qui alimente cette nappe couvre une surface d’environ 270 kilomètres carrés[79].

Déchets ménagers[modifier | modifier le code]

La collecte et le traitement des déchets sur la commune est assurée par la communauté d'agglomération. La communauté d’agglomération gère également 4 déchetteries dont celle se trouvant dans au sud de la ville de Vienne, dans le quartier de Saint-Alban-les-Vignes[80].

Charte forestière[modifier | modifier le code]

Depuis le 19 novembre 2014, Vienne et son agglomération font partie de la Charte forestière de territoire Bas-Dauphiné Bonnevaux. Un processus lancé depuis juillet 2012. Les enjeux de cette charte sont d'ordre économique, social et environnementale, mettant en valeur le rôle multifonctionnel de la forêt. Cette charte regroupe 5 intercommunalités iséroises (ViennAgglo, Communauté de communes du Pays Roussillonnais, Communauté de communes de la région Saint-Jeannaise, Communauté de communes du Territoire de Beaurepaire et une partie de la Communauté de communes Bièvre Isère)[81].

Finances locales[modifier | modifier le code]

Depuis les années 2000, la capacité d'autofinancement[Note 2] reste largement inférieure à la moyenne de la strate (communes de 20 000 habitants à 50 000 habitants appartenant à un groupement fiscalisé (TPU)), voire négative[82] :

Capacité d'autofinancement par habitant (en euros)

2012 2011 2010 2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Vienne 90 141 92 69 83 95 109 85 81 82 82 37 70
Moyenne de la strate 180 186 171 142 133 141 148 152 160 151 136 126 204

Depuis 2009, les trois taux d'imposition locale restent à des valeurs légèrement inférieures aux moyennes des strates, sauf pour le taux d'imposition (foncier non bâti), qui reste légèrement inférieur aux moyennes de strates[82] :

Taux d'imposition (taxe d'habitation)

2012 2011 2010 2009
Vienne 19,66 19,66 19,66 18,94
Moyenne de la strate 17,98 17,95 18,03 17,97

Taux d'imposition (foncier bâti)

2012 2011 2010 2009
Vienne 29,55 29,55 29,55 28,47
Moyenne de la strate 23,66 23,61 23,95 23,62

Taux d'imposition (foncier non bâti)

2012 2011 2010 2009
Vienne 57,54 57,54 57,54 55,43
Moyenne de la strate 59,04 59,08 58,00 56,79

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Vienne est jumelée avec [83][84]:

Par ailleurs, Bayonne a développé des pacts de coopérations décentralisée avec[84] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Viennois.

Avec 29 619 habitants (recensement de 2009)[85], Vienne est la 4e ville la plus peuplée de l'Isère, derrière Grenoble, Échirolles et Saint-Martin d'Hères.

L'aire urbaine de Vienne est la 79e (110 965 habitants en 2008)[86] de France.

Elle est intégrée dans le 2e espace urbain de France, celui de Rhône et Alpes [87], qui compte 5 193 042 habitants[88].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 29 077 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
12 035 10 362 11 188 11 273 14 079 16 484 17 587 18 610 20 753
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
19 698 20 708 23 605 26 017 26 502 26 060 25 480 24 817 24 977
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
24 619 24 887 24 711 23 732 25 092 25 648 25 436 23 519 25 669
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
26 977 29 057 27 830 28 294 29 449 29 975 30 092 28 800 29 077
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[89] puis Insee à partir de 2004[90].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramides des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges de Vienne en 2008 en nombre d'individus[91].
Hommes Classe d’âge Femmes
49 
90 à plus
225 
958 
75 à 89
1 740 
1 781 
60 à 74
2 093 
2 555 
44 à 59
2 916 
2 984 
30 à 44
3 049 
3 008 
15 à 29
3 136 
2 914 
0 à 14
2 496 
Pyramide des âges du département de l'Isère en 2009 en pourcentage[92]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 à plus
0,9 
5,3 
75 à 89
8,2 
12,3 
60 à 74
13,0 
19,6 
45 à 59
19,6 
21,5 
30 à 44
20,8 
20,5 
15 à 29
19,0 
20,4 
0 à 14
18,6 
Pyramide des âges de Vienne en 2009 en pourcentage[93]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 à plus
1,4 
6,7 
75 à 89
11,1 
12,5 
60 à 74
13,4 
17,9 
45 à 59
18,6 
20,9 
30 à 44
19,5 
21,1 
15 à 29
20,0 
20,4 
0 à 14
15,9 

Superficie et population[modifier | modifier le code]

La commune de Vienne a une superficie de 22 65 km2 et une population de 29 619 habitants en 2009, ce qui la classe[94] :

Rang Population Superficie Densité
France 267e 6 450e 682e
Rhône-Alpes 25e 467e 67e
Isère 4e 70e 14e
Arrondissement de Vienne 1er 9e 3e

Enseignement et niveau d'étude[modifier | modifier le code]

La ville de Vienne relève de l'académie de Grenoble. La ville possède 13 écoles maternelles publics, 3 écoles maternelles privées, 11 écoles primaires publiques et 5 primaires privées. La ville possède aussi 3 collèges publics, 2 collèges privées, 4 lycées publics, 2 lycées privées, un lycée hôtelier privé et un lycée professionnel privé et 2 publics.

Parmi les différents collèges de Vienne, le Collège Ponsard, est le plus ancien collège encore en fonction. Bâti en plein cœur de la ville historique, il fut créé comme collège des Jésuites au XVIIe siècle. À partir de 1914, il porte le nom de François Ponsard (1814-1867), poète dramaturge, membre de l'Académie française, né à Vienne. Parmi ses enseignants célèbres figure le romancier Michel Zévaco, auteur de Pardaillan, révoqué pour "anarchisme".

Voici ci-dessous la liste exhaustive des principaux établissements scolaires de la ville :

En 2011, plus d'un quart de la population de la commune ne possède aucun diplôme et seulement 41,3 % ont un diplôme de niveau baccalauréat[95]. Ce faible taux s'explique par la part assez importante des séniors dans la population de la commune, par les difficultés d'accéder à l'éducation à Vienne jusque dans les années 1960.

Aucun diplôme Certificat d'études primaires Brevet des collège CAP / BEP Baccalauréat / BP Diplôme de l'enseignement supérieur
Vienne 21,7 % 10,2 % 6,4 % 20,4 % 15,4 % 25,9 %
Sources des données : L'Internaute d'après l'Insee[96]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Juin-juillet : Jazz à Vienne : festival annuel au début de l'été pendant deux semaines dans le théâtre romain. Festival qui regroupe des stars internationales du jazz. Il reste le plus grand festival de jazz de France l'été au même titre que Montreux ou le North Sea Jazz Festival. Tous les soirs, des concerts ont lieu à cette occasion au théâtre antique, plus grand théâtre romain d'Europe. Pendant la journée, d'autres concerts (gratuits) ont lieu dans divers endroits du Pays viennois, dont le jardin de Cybèle à Vienne.
  • Septembre : Journées européennes du Patrimoine.
  • Octobre : Foire de Vienne.
  • Novembre : Festival Sang d'encre.
  • Décembre : Marché de Noël.

Santé[modifier | modifier le code]

Vienne comprend plusieurs établissements hospitaliers publics regroupés au sein du Centre hospitalier Lucien Hussel de Vienne, situé au sommet de la colline du Mont Salomon. Le Centre hospitalier propose des services de médecine, de maternité, de chirurgie ou des soins psychiatriques[97].

De nombreux professionnels de santé sont installés sur la commune, notamment 35 médecins généralistes[98], 42 infirmiers[99] et 29 kinésithérapeutes[100].

Sports[modifier | modifier le code]

Vienne a été désignée comme la Ville la plus sportive de France en 1967.

  • Le CS Vienne Rugby a été sacré Champion de France de rugby en 1937. Le Club sportif de Vienne Rugby évolue en Championnat de France de Fédérale 1 (1re division amateurs) après avoir été sacré champion de France de fédérale 2 en 2012.
  • Deux centres équestres : Le Couzon et Les Charmilles où se déroulent des CSO (concours de saut d'obstacle).
  • Chaque année se déroule un grand tournoi international de Basket (catégorie cadet) où s'affrontent de grandes équipes d'Europe.
  • Le tournoi mondial de rugby « à l'ouverture » se déroule à Vienne et dans le Pays viennois tous les deux ans dans les catégories U15 et U17.
  • L'écureuil VTT se déroule début septembre dans une commune différente du Pays viennois chaque année. Elle rassemble plus de 1 000 participants à vélo ou à pied.

Médias[modifier | modifier le code]

La presse locale est essentiellement écrite par Le Dauphiné libéré qui dispose d'une agence en ville et d'un journal hebdomadaire, La Tribune de Vienne. La station de radio Chérie FM (rattachée au groupe NRJ) est basée quai Frédéric-Mistral. Fréquence : 102.4 Des rendez-vous d'infos sont proposés entre 6 h et 9 h.

Cultes[modifier | modifier le code]

Culte catholique

Ancien régime[modifier | modifier le code]

Liste des paroisses avant la Révolution[modifier | modifier le code]
  • Saint-André le Bas
  • Saint-André le Haut
  • Saint-Louis
  • Saint-Sévère
  • Saint-Ferréol
  • Notre-Dame de la Vie
  • Saint-Martin

Nouveau régime[modifier | modifier le code]

Liste des paroisses après la Révolution[modifier | modifier le code]
  • Saint-André le Haut
  • Saint-André le Bas
  • Saint-Martin
  • Saint-Maurice
Liste de lieux de cultes pouvant être cité[modifier | modifier le code]
  • Notre-Dame de la Salette
  • Notre-Dame de Pipet
  • Notre-Dame de l'Isle

Culte protestant

  • Temple de l'Église Protestante Unie de France, 47 rue Victor-Hugo[101],[102].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 23 908 €[103].

En 2009, 49,7 % des foyers fiscaux n'étaient pas imposables[I 4].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 19 106 personnes[I 5], parmi lesquelles on comptait 72,5 % d'actifs dont 62,1 % ayant un emploi et 10,4 % de chômeurs[I 6]. On comptait 16 018 emplois dans la zone d'emploi, contre 14 999 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 11 958, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 5] est de 133,9 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre presque un emploi par habitant actif[I 7].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, Vienne comptait 2 990 établissements : 30 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 146 dans l'industrie, 301 dans la construction, 1 972 dans le commerce-transports-services divers et 541 étaient relatifs au secteur administratif[I 8].

En 2011, 327 entreprises ont été créées à Vienne[I 9].

Vienne est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie Nord-Isère. Elle gère le port fluvial commercial de Vienne-Sud[104] ainsi que l'aérodrome de Vienne Reventin. Yoplait y possède un site de transformation de produits laitiers ainsi qu'un centre de développement.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Vienne est classée ville d'art et d'histoire.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château de La Batie (XIIIe siècle).

Antiquité[modifier | modifier le code]

  • Le Temple d'Auguste et de Livie, classé Monument Historique en 1840.
  • Le Jardin de Cybèle est un jardin archéologique comprenant arcades du forum, salle d'assemblée municipale, des maisons et terrasses aménagées
  • Le théâtre antique de Vienne, datant du Ie siècle de notre ère, il est aujourd'hui largement ouvert sur la ville, ses gradins pouvaient accueillir jusqu'à 13 000 personnes. Tous les étés, il est le site du célèbre festival Jazz à Vienne
  • L'Odéon antique
  • La Pyramide (obélisque monumental du cirque romain)
  • Le site archéologique de Vienne -Saint-Romain-en-Gal

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Cathédrale Saint-Maurice.
Le palais épiscopal fut détruit au début du XIXe siècle ; il en subsiste des vestiges dans l'école de la Table-Ronde.

XVIe au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Pipet.
  • L'église de Saint-André-le-Haut, ancienne chapelle Saint-Louis du collège jésuite (aujourd'hui le collège Ponsard) - à noter que cette église ne prend la dénomination Saint-André-le-Haut qu'au XIXe siècle après la disparition du monastère éponyme.
  • L'abbaye féminine et l'ancienne église Saint-André-le-Haut (VIe ‑ XVIIIe siècle).
  • La Halle des bouchers (XVIe siècle) : ancien macel voûté aujourd'hui transformé en centre d'art contemporain.
  • Le Mont Pipet et la chapelle de Notre-Dame de Pipet : très beau point de vue sur la ville (voir photos dans la galerie).
  • Le théâtre municipal de Vienne avec sa salle du XVIIIe siècle.
  • La vallée de Gère, site de l'industrie drapière de la ville pendant le XIXe et une grande partie du XXe siècle.

En ViennAgglo se trouvent également :

  • la chapelle Saint-Maxime à Chuzelles, édifiée au XIe siècle, la plus ancienne du pays viennois. À l'intérieur, on peut voir une fresque du XVIIe siècle ;
  • le château de Septème.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Avec une importante concentration urbaine, la ville de Vienne est agrémentée de nombreux espaces verts et d'aménagements naturels. « Ville fleurie » avec trois fleurs au concours des villes et villages fleuris[109]. Vienne dispose de nombreux parcs et jardins urbains appréciés des Viennois, et d'un arrière-pays riche en contrastes, avec notamment, le Parc naturel régional du Pilat (à l'ouest), dont une des communes de l'agglomération viennoise en fait partie : Saint-Romain-en-Gal.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Peinture murale dans la cour de l'hôtel de ville.

Jusqu'en 1887, Vienne porte : d’or à un arbre arraché de sinople, chargé d'un calice et d'une hostie d'or, avec un écriteau d’argent voltigeant et brochant sur le tronc de l’arbre et portant ces trois mots Vienna civitas sancta. Cela signifie Vienne ville Sainte car beaucoup de martyrs sont issus de Vienne. En 1887, une délibération du conseil municipal supprime toute référence religieuse dans les armes de la ville qui deviennent : d’or à un arbre arraché de sinople avec un écriteau d’argent voltigeant et brochant sur le tronc de l’arbre et portant ces trois mots Vienna urbs senatoria.

L'arbre serait le symbole des libertés accordées par l'archevêque Jean de Bernin (1217-1266) aux bourgeois de la ville : élection des consuls et perception de certains droits. Un orme sous lequel se trouvait une table ronde était un des lieux de rassemblement des consuls qui en auraient fait leur symbole et qui a donné son nom à l'actuelle place de la Table-Ronde. Le calice et l'hostie sont une trace de l'importance de la dévotion viennoise au Saint-Sacrement. Les premiers historiens de la ville considéraient en effet que la procession de la Fête-Dieu avait été instituée à Vienne lors du concile de 1311[110].

Devise[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge et jusqu'en 1887, la devise de Vienne est « Vienna civitas sancta », Vienne, cité sainte, allusion à l'antiquité de la christianisation de la ville et à son rôle religieux (rang primatial des archevêques, nombreux établissements religieux et importances des reliques conservées dans la cité). La devise actuelle, « Vienna, urbs senatoria », Vienne, ville sénatoriale, apparaît officieusement dès le XVIe siècle, mais n'est adoptée officiellement qu'en 1887 sous l'impulsion du maire Camille Jouffray. Elle évoque l'histoire antique de la ville : elle a fourni des sénateurs au Sénat de Rome et l'activité de son sénat municipal est mentionnée jusqu'au VIIe siècle[111]. Ce changement de devise découle de la déchristianisation de la république.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (fr+en) André Pelletier, Guide de Vienne, Saint-Romain-en-Gal et environs : Découvrir la ville autrement, Éditions Lyonnaises d'Art et d'Histoire,‎ , 120 p. (ISBN 978-2-841-47298-7), p. 1-56 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jacques Martin, Gilbert Bouchard et Benoît Helly, Les voyages d'Alix : Vienna, Casterman,‎ , 48 p. (ISBN 978-2-203-01592-0), p. 1-9 Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Officielement, il y a qu'une sortie pour accéder à Vienne-Sud, cependant, comme les deux sorties principales de Vienne sont des demi-échangeurs, on peut donc emprunter la sortie 11 (dans le sens Lyon-Marseille) pour accéder à Vienne-Sud
  2. La « capacité d'autofinancement » (CAF) est l’excédent dégagé en fonctionnement. Cet excédent permet de payer les remboursements de dettes. Le surplus (CAF - remboursements de dettes) s’ajoute aux recettes d’investissement (dotations, subventions, plus-values de cession) pour financer les dépenses d’équipement. Ce montant représente le financement disponible de la commune[112].
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  5. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Évolution et structure de la population - Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. REV T1 - Impôts sur le revenu des foyers fiscaux.
  5. EMP T2 - Activité et emploi de la population de 15 à 64 ans par sexe et âge en 2009.
  6. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  7. EMP T5 - Emploi et activité.
  8. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  9. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. http://insee.fr/fr/themes/tableau_local.asp?ref_id=POP&millesime=2011&typgeo=AU2010&search=076
  2. http://www.vienne.fr/decouvrir-vienne/carte-didentite-de-la-ville
  3. « Orthodromie entre "Vienne" et "Lyon" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 12 février 2015).
  4. « Orthodromie entre "Vienne" et "Saint-Étienne" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 12 février 2015).
  5. « Orthodromie entre "Vienne" et "Valence" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 12 février 2015).
  6. « Orthodromie entre "Vienne" et "Grenoble" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 12 février 2015).
  7. « Orthodromie entre "Vienne" et "Marseille" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 12 février 2015).
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