Vienne (Isère)

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Vienne
Hôtel de ville.
Hôtel de ville.
Blason de Vienne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Vienne
Canton Chef-lieu de deux cantons
Intercommunalité ViennAgglo
Maire
Mandat
Thierry Kovacs
2014-2020
Code postal 38200
Code commune 38544
Démographie
Gentilé Viennois
Population
municipale
28 800 hab. (2011)
Densité 1 272 hab./km2
Population
aire urbaine
110 965 hab. (2008)
Géographie
Coordonnées 45° 31′ 31″ N 4° 52′ 33″ E / 45.5253, 4.875845° 31′ 31″ Nord 4° 52′ 33″ Est / 45.5253, 4.8758  
Altitude Min. 140 m – Max. 404 m
Superficie 22,65 km2
Localisation

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Vienne
Liens
Site web vienne.fr

Vienne (prononcer [viɛn ] et Vièna en francoprovençal) est une commune française située dans le département de l'Isère en région Rhône-Alpes.

Elle est, avec La Tour-du-Pin, l'une des deux sous-préfectures du département.

Occupant une place privilégiée à la croisée de plusieurs routes : le Rhône, les Alpes et le Massif central, le site de Vienne, choisi par les gaulois Allobroges, est fermé par cinq collines, qui offrent un intérêt défensif. Le cours irrégulier du Rhône menace des terrasses inondables jusqu'à la fin du IIe siècle av. J.-C. Durant le Haut-Empire (27 avant J.-C. - milieu du IIIe siècle, Vienne connaît une urbanisation spectaculaire, avec une parure monumentale qui rend compte de son rang. Forte d'une économie diversifiée, la ville se développe à l'extérieur de l'enceinte, sur la rive gauche du Rhône, au sud, et sur la rive droite. À la fin du IIIe siècle et au IVe siècle, la ville, repliée dans son centre, n'occupe plus qu'une vingtaine d'hectares au mieux. Les évêques prennent le relais des institutions civiles défaillantes. Vienne, « cité sainte », voit le clergé affirmer son emprise, avec au premier rang les archevêques ; les couvents des ordres mendiants s'ajoutent aux abbayes bénédictines. Un nouveau réseau de voies étroites est mis en place. Aux XIIe et XIVe siècles, le quartier d'Outre-Gère est protégé par des remparts, comme plus au sud aussi. Grâce à l'essor industriel amorcé au XVIIIe siècle, l'économie viennoise prospère. Accueillant de nombreuses usines consacrées notamment aux activités textiles et à la métallurgie, la ville, desservie par le chemin de fer, s'étend vers l'est (Vallée de Gère), au nord (Estressin) et le sud (L'Isle). L'habitat s'étend sur les hauteurs et se densifie, notamment à Estressin et à l'Isle. Sur le plateau à l'est de la commune naît vers 1970 le quartier de Malissol. Marquée à partir des années 1950 par la crise de ses industries, Vienne affirme sa vocation culturelle et touristique, avec Jazz à Vienne depuis 1981 et le Plan Patrimoine, initié en 2005.

Sommaire

Géographie

Localisation

Vienne, ville gallo-romaine, classée ville d'art et d'histoire, est située dans le département de l'Isère, au bord du Rhône, à 32 km au sud de Lyon, 51 km à l'est de Saint-Étienne, 71 km au nord de Valence et à 92 km au nord-ouest de Grenoble. Elle s'étend sur la rive gauche (à l'est) du fleuve, en face de Saint-Romain-en-Gal et de Sainte-Colombe, au confluent du Rhône et de la Gère. Elle est enserrée en arc de cercle entre cinq collines abruptes, restes du bloc hercynien épigénétique du Massif central à l'ouest du fleuve[1].

Topographie

Située dans sa partie basse à une altitude de 150 mètres au confluent du Rhône et de la Gère, la cité est dominée par sept collines :

  • le mont Charavel d'une altitude de 268 mètres ;
  • le mont Salomon d'une altitude de 278 mètres, sur lequel s'élèvent les ruines du château de la Bâtie datant du XIIIe siècle ;
  • le mont Arnaud d'une altitude de 298 mètres, cette colline est plus en retrait dans la vallée de la Gère ;
  • le mont Charlemagne d'une altitude de 270 mètres ;
  • le mont Pipet d'une altitude de 284 mètres, sur lequel se trouve la chapelle de Notre-Dame de Pipet ;
  • le mont Saint-Just d'une altitude de 298 mètres ;
  • le mont Sainte-Blandine d'une altitude de 277 mètres.

Entre les collines de Pipet et de Saint-Just et le Rhône s'épanouit un quartier long et étroit, le Centre-Ville, qui forme la partie centrale depuis l'Antiquité de Vienne. La population et le bâti se sont donc répartis dans les rares espaces de « plaines » c'est-à-dire le long du Rhône dans un axe nord-sud, depuis le quartier d'Estressin jusqu'au quartier de l'Isle, mais aussi dans la vallée de la Gère, étroite gorge à l'est de la ville, reliant cette dernière à Pont-Évêque, Estrablin et aux Terres froides.

Communes limitrophes

Rose des vents Seyssuel Chuzelles Serpaize Rose des vents
Saint-Romain-en-Gal,
Sainte-Colombe-lès-Vienne
N Pont-Évêque,
Estrablin
O    Vienne    E
S
Ampuis,
Saint-Cyr-sur-le-Rhône
Reventin-Vaugris Jardin,
Les Côtes-d'Arey

Géologie et relief

Sismicité

Vienne est dans une zone d'aléa sismique modéré[2], selon le programme national de prévention du risque sismique, le Plan Séisme, datant du 21 novembre 2005[3].

Hydrographie

Articles détaillés : Rhône, Gère, Ponts de Vienne et Sévenne.

Le Rhône fut un fleuve difficile à maîtriser et il inonda à plusieurs reprises la ville par ses crues (la dernière très grande crue datant de 1840).

Le Rhône s’est assagi depuis le XIXe siècle avec le développement de nombreux aménagements le long de son cours. Les digues et chenaux de protection contre les inondations, puis les barrages et les centrales construites par la Compagnie Nationale du Rhône au cours du XXe siècle, ont progressivement diminué le débit de certains tronçons, modifié les conditions hydrauliques et le fonctionnement du fleuve.

Climat

Vienne est une ville largement ouverte du nord au sud, elle connaît le phénomène du mistral, vent du nord accéléré par effet de tuyère et de couloir entre le Massif central et les Alpes. C'est aussi une zone d'affrontement privilégiée où se trouvent canalisés l'air méditerranéen, doux et humide et l'air plus froid qui vient du nord. Ce conflit donne parfois lieu à des précipitations particulièrement intenses, orages en été et en automne, neige en hiver.

Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −2,2 1,2 4 9,8 12,8 13,2 15,2 15,6 13,8 7,9 5,6 2,2 8,3
Température moyenne (°C) 3,6 5,6 9,2 15,1 18,4 19,1 19,2 22 19,1 13,5 9,4 5,9 13,3
Température maximale moyenne (°C) 9,5 9,5 15,2 20,7 24,4 27 25,4 29,7 24,4 20,5 14,5 10,7 23,6
Précipitations (mm) 35,5 43,8 44,5 1,8 23,1 75,1 110,1 125,8 42,2 67,6 73 96,4 738,9
Source : Données climatiques 2011 du Bulletin de la Société des amis de Vienne


Voies de communication et transports

Vienne est une agglomération dotée d'un réseau de bus.

Voies routières

Article détaillé : Liste des voies de Vienne.

Vienne est traversée du nord au sud par la N7. Elle débute à la sortie 11 de l'A7 venant de Valence. Elle s'étend sur douze kilomètres, avant de rejoindre l'A7, direction Lyon, Saint-Étienne, Givors.

Voies ferroviaires

Articles détaillés : Gare de Vienne et Gare d'Estressin.

Transports Urbains

Article détaillé : Lignes de Vienne et agglomération.
Bus L'VA devant la gare de Vienne.

Le transport en commun urbain est assuré par les Lignes de Vienne et agglomération.

Voies aériennes

Les aéroports les plus proches de Vienne sont ceux de Lyon-Saint-Exupéry et de Grenoble - Isère. Plus proche, existe aussi l'aérodrome de Vienne Reventin, au sud de Vienne sur la commune de Reventin-Vaugris.

Urbanisme

Quartiers

Article détaillé : Quartiers de Vienne.
Plan des quartiers de Vienne.

Logement

Projet d'aménagements

Toponymie

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On ne connaît pas réellement l'origine de son nom, et plusieurs hypothèses comme pour la plupart des ville Françaises ont été émises :

Vienna peut provenir du mot celtique IENN ou YENN, qui a la même signification que Confluent. En vieux Celtique, le mot IE traduit l'action de joindre, d'unir. En Celtique, le verbe IEO ou YEO a la même signification. En combinant IE ou YE avec le suffixe ENN ou ENNA qui reparait si souvent dans les noms géographiques et compte avec INN, AUNE, etc..., parmi les formes du mot, AVON dérivé du sanskrit AVANI, qui signifie "Rivière, Cours ou Lit de Fleuve", on obtient, par élision normale, YENN ou YENNA; Ce mot explique bien l'idée de jonction du fleuve ou de confluent.

On retrouve ce nom pour de nombreux lieux ou il y a effectivement de l'eau.

Mais Vienne était aussi connu et fréquenté depuis l'antiquité des marchands hébreux et AVI ANNA signifie la force du père et la grâce.

Une autre source indique que le nom Vienne pourrait découler du fait que Vienne était une ville dont se servaient les Romains pour les exils (Les hébreux de Judée après la destruction du temple de Jérusalem et de Archélaus tétrarque de Judée et peut être Pilate) sous la forme de Via Gehenna, la voie de la Gehenne, ce qui semble étrange car il s'agit d'un mot latin et l'autre grec.

Dans la mythologie grecque, Bianna était une jeune fille originaire de Crète. À la suite d'une famine qui frappa l'île, elle s'exila avec plusieurs de ses compatriotes vers des terres plus accueillantes. Ces terres se trouvaient en Galatie. Un soir qu'elle dansait, un gouffre s’entrouvrit sous ses pieds, et elle y fut engloutie. Les immigrants Crétois lui rendirent les honneurs funèbres, et pour commémorer sa mésaventure, ils appelèrent la cité qu'ils étaient en train de bâtir d'après son nom, Bianna, devenue Vienne.

Histoire

Articles détaillés : Histoire de Vienne et Chronologie de Vienne.

Préhistoire

Les premiers hommes semblent avoir investi le site de Vienne à l'époque néolithique (3000-2500 avant J.-C. environ). Un premier habitat fut ainsi découvert au coteau Sainte-Hélène, dans le quartier d'Estressin. Un autre habitat datant de la même période fut mis au jour dans le quartier de Charavel, non loin de là. Une sépulture néolithique a également été trouvée à Saint-Romain-en-Gal, sur l'autre rive du Rhône.

Protohistoire

L'âge du bronze a lui aussi été témoin d'une forte activité humaine dans ce qui deviendra la ville de Vienne, comme nous le montrent les très nombreux objets datant de cette époque découverts dans la région viennoise (épées et céramiques notamment).

Des Celtes, originaires de la Hongrie actuelle, arrivent sur ce territoire dont l'une de ces tribus, les Allobroges (les gens venus d'ailleurs) autour du IIe siècle av. J.-C. Le territoire contrôlé par cette peuplade dont la capitale sera Vienne, s'étendra de Genève au mont Pilat, en passant par Cularo (future ville de Grenoble).

Des auteurs anciens, repris par des chroniqueurs médiévaux estiment qu'à la suite d'une importante famine (suivant Étienne de Byzance dans ses Ethniques du VIe siècle), des Crétois émigrent en grand nombre de la cité crétoise de Viánnos et fondent la nouvelle ville de Viánnos qui deviendra ensuite la ville romaine de Vienna. Un auteur affirmant même que ces crétois seraient venus en Gaule au retour d'Idoménée de la guerre de Troie[4], ce qui évoque d'autres légendes fondatrices (l'une évoquant une origine Grecques à Paris, qui aurait été fondée par le héros Pâris, l'autre évoquant la création d'une ville Belgis, première capitale de la Gaule Belgique par Bavo, qui serait un grec de la famille de Priam, exilé en Gaule à la suite de l'effondrement de Troie.

Sa situation excentrée dans ce territoire, ce qui pourrait apparaître comme un désavantage, est compensée par l'importance des voies de communication : point de rencontre des routes menant aux cols des Alpes et au cœur du Massif central, la capitale allobroge est également située sur l'axe rhodanien. Le dépôt de Sainte-Blandine, découvert dans les années 1950, permet de confirmer l'importance de ce site urbain : objets de la vie quotidienne (ustensiles de cuisine, outils, fibules, chenets) côtoient des objets de prestige importés d'Italie (vaisselle en bronze, objets liés au service du vin)[5].

Antiquité romaine

Grandeur de la colonie romaine

Le triomphe de Vienne personnifiée et couronnée, défilant devant les murailles de la ville. Vase à médaillon du IIe siècle découvert à Lyon.

Les Allobroges ont aussi joué un rôle déterminant dans l'histoire de Rome, en effet lors de La Conjuration de Catilina qui est un complot politique visant la prise du pouvoir à Rome en 63 avant J.-C. par le sénateur Lucius Sergius Catilina. Les Allobroges, qui étaient venus à Rome pour se plaindre des conditions économiques de leur province et de la cupidité de leurs magistrats rencontrent les conjurés, qui faisant feu de tout bois, tentent de se rallier tous les mécontents, même des Gaulois. Les Allobroges hésitent sur le parti à prendre, puis se rallient au pouvoir en place. Manipulés par Cicéron, ils obtiennent des conjurés de précieuses informations. Ils exigent même une lettre d'intention signée des conjurés, qui tombent sans se méfier dans le piège. Interceptés à leur départ de Rome, les Allobroges remettent cette lettre au Sénat. Le Sénat n'a plus alors qu'à cueillir les partisans du coup d'État. Les sénateurs reconnaissants, votèrent des récompenses, pour les fidèles Allobroges.[réf. nécessaire]

Les origines de la colonie romaine de Vienne sont fragmentairement connues et ont fait l'objet d'hypothèses diverses. On a longtemps estimé que Vienne fut promue dès 50 av. J.-C., colonie latine par Jules César sous le nom de Colonia Julia Viennensis. Selon cette hypothèse c'est en 44 av. J.-C., qu'une révolte gauloise chassa les Romains de Vienne qui fondèrent une autre colonie à proximité, à Lugdunum. Octave aurait ensuite réinstallé une colonie à Vienne. On considère plutôt aujourd'hui que les Romains chassés de Vienne n'étaient pas des colons mais des negotiatores (marchands) et qu'ils furent chassés en -62 lors de la révolte de Catugnatos. Ce n'est donc que sous Octave que la cité aurait reçu, comme Nîmes, le statut de colonie latine[6].

Vienne devient rapidement un centre important du commerce et des échanges avec la Méditerranée, de vastes entrepôts découverts à Saint-Romain-en-Gal en témoignent.

Sur les tables Claudiennes, Vienne est qualifiée de belle et florissante, l'empereur de Rome Claude déclare : « Voici cette très illustre et puissante colonie des Viennois, qui depuis déjà longtemps envoie des sénateurs à cette assemblée ».

Elle obtient le privilège impérial de s'entourer d'une muraille dès le Ier siècle après J.-C. Cette muraille fait 7,2 km de long, soit la plus longue des Gaules ; la superficie enclose, 250 ha environ, en fait également une des plus importantes villes des provinces gauloises[7]. Entre 35 et 41 elle fut promue au statut de colonie romaine, sans doute par Caligula. Elle fut un centre important durant la période romaine, rivalisant avec sa voisine Lugdunum (Lyon). Sa parure monumentale édifiée sur des terrasses successives dominant le Rhône était impressionnante et de nombreux vestiges en témoignent : Temple d'Auguste et de Livie, arcades du forum, théâtre et odéon, hippodrome, murailles, thermes sont encore partiellement ou totalement en élévation. De nombreuses découvertes et fouilles archéologiques depuis le XVIe siècle offrent l'image d'une cité riche et puissante : mosaïques, fresques, marbres, mobilier… Le site archéologique de Saint-Romain-en-Gal, un des quartiers de la ville antique qui s'étendait sur les deux rives du Rhône, témoigne de cette richesse.

Vienne est aussi la ville où apparaît pour la première fois en Gaule une colonie juive, et où fut exilé Hérode Archélaos, ethnarque de Judée en l'an 6 de notre ère[8].

Decimus Valerius Asiaticus, dit Asiaticus le Viennois de la gens Valerii, est sénateur romain, consul deux fois, dont en 46, et possède à Rome « les jardins de Lucullus », terrain où s'élève à l'heure actuelle la villa Médicis à Rome.

Au Bas-Empire, le rôle de Vienne s'affirme : capitale du diocèse de Viennoise, elle reçoit la visite de plusieurs empereurs. Le trésor d'argent enfoui au début du IVe siècle dans le quartier sud de la ville montre sa prospérité.
En 177, le diacre Sanctus de Vienne est martyrisé avec les martyrs de Lyon, première mention du christianisme viennois. Dotée d'un évêque au moins en 314, elle devient une métropole religieuse importante.

Chute de l'Empire romain

Vienne demeure un foyer de la culture romaine au cours des Ve et VIe siècle : les sermons de Saint Mamert, les Rogations qu'il institua à l'exemple de ce qui se faisait déjà au temps des cultes païens, ou les reproches de Grégoire le Grand à Saint Didier qui enseignait les auteurs classiques en témoignent. Vienne est alors également le siège de la province ecclésiastique de Vienne.

Clotilde, deuxième épouse de Clovis en 492-494, est originaire de Vienne et son influence sur son mari marquera l'histoire de France, l'amenant à la conversion au christianisme.

L'ancienne église Saint-Pierre, construite au Ve siècle, est l'un des monuments majeurs de cette période au nord des Alpes, et une des plus anciennes églises de France.

Moyen Âge

Capitale de Bourgogne

Ville importante du royaume burgonde, elle est ensuite reconquise par les Mérovingiens lors de la guerre de Burgondie, puis intégrée dans l'empire carolingien. Le beau-frère de l’empereur Charles le Chauve, Boson, profitant de l’affaiblissement du pouvoir impérial, se fait proclamer roi de Bourgogne en 879, ce qui déclenche une guerre avec les empereurs successifs. Vienne, sa capitale, est assiégée à plusieurs reprises. Une chanson de gestes de Girart de Vienne relate ces conflits.

Boson est finalement reconnu roi de Provence en 884 sous le nom de Boson V de Provence, à l'issue de la guerre. Il meurt à Vienne le 11 janvier 887, et est inhumé dans la cathédrale Saint-Maurice. Vienne conserve un rôle de premier plan dans la royaume de Bourgogne jusqu'à Rodolphe III, dernier roi de Bourgogne, qui donne le comté de Vienne à l'évêque de la ville en 1023.

Au Haut Moyen Âge, les Radhanites animent le commerce international et font de Vienne un de leurs importants centres de commerce[9].

Ville de Royaume, ville d'Empire

L'intégration du royaume au Saint-Empire en 1030 renforce l'autonomie de l'évêque-comte[10]. Cette indépendance de fait dure jusqu'en 1450 date de l'intégration de la ville au royaume de France.

La ville est marquée par l'action de l'archevêque Jean de Bernin (1217-1266) qui, après avoir spolié de leurs richesses des marchands juifs, les chasse de Vienne, et donne des libertés aux bourgeois de la ville. Avec l'argent confisqué, il fonde un hôpital, commande la reconstruction du chœur de la cathédrale Saint-Maurice, fait reconstruire le château de la Bâtie et fait restaurer le pont du Rhône. La ville, fortement marquée par les épidémies et les ravages des bandes armées de la guerre de Cent Ans, décline aux XIVe et XVe siècle.

Le concile de Vienne

Article détaillé : Concile de Vienne.

Le fait majeur marquant Vienne ville d'Empire est le concile de Vienne qui siégea entre le 1er octobre 1311 et le 11 mai 1312. Environ cent dix prélats (sur les trois cent conviés) venus de toute la chrétienté, le pape Clément V, le Roi de France Philippe le Bel ainsi que ses fils, Louis d'Évreux frère du roi, Enguerrand de Marigny, Guillaume de Nogaret et Plaisians ainsi qu'une multitude de barons et de chevaliers venus de France, seront présents pour le prélude de l'histoire des Rois Maudits qui fera suite à l'abrogation de l'ordre des Templiers, comme demandé dans la bulle pontificale Vox in excelso, le 22 mars 1312. Par la bulle Ad providam Christi Vicarii du 6 mai 1312, Clément V attribua les biens du Temple aux Hospitaliers. Le 6 mai 1312 le pape promulgua une autre bulle, Considerantes dudum, fixant le sort des Templiers, en les divisant en deux catégories : ceux qui avaient avoué et les autres.

Époque moderne

Renaissance

La fin du Moyen Âge voit cependant les signes d'une reprise économique, comme en témoignent les nombreux hôtels particuliers reconstruits aux XVe et XVIe siècles. Parmi ceux-ci, L'hôtel Pierre de Boissat, premier académicien viennois demeure. La cathédrale est achevée au début du XVIe siècle, mais les Sarrasins[réf. nécessaire] et les Huguenots la feront brûler à plusieurs reprises.

Sur la rivière Gère, des maisons à colombages subsistent encore de nos jours. Elles constituent un témoignage de l'époque où utilisant la force motrice de son eau, l'industrialisation de la région débute par l'installation de martinets. Parmi les productions locales, la fabrique d'épées donnant des armes réputées dans tout le royaume, la « Vienne », ainsi que la fabrication de papier. L'imprimerie s'installe dès la fin du XVe siècle.[réf. nécessaire]

Guerres de religion

Lors des guerres de religion, la ville est plusieurs fois conquise. En 1562, la ville est prise par le baron des Adrets. Ses troupes saccagent plusieurs églises, dont la cathédrale. Une partie des trésors ecclésiastiques est fondue. Dès le début de la deuxième guerre de religion, en 1567, la ville est prise par Paulon de Mauvans et le cardinal-archevêque d’Aix, Saint-Chamond, qui s’est converti au protestantisme[11].

XVIIe siècle et XVIIIe siècle

La réforme catholique s'implante à Vienne sous l'impulsion des cinq archevêques successifs de la famille de Villars, avec l'assentiment des consuls. La cathédrale est réaménagée. Les Jésuites fondent un collège en 1604.

Le pont du Rhône, maintes fois réparé, est détruit définitivement par une crue en 1652.

Le lieutenant-colonel, baron de Blumenstein et le major chevalier de Miremont étaient amis et compagnons d'arme.

François de Blumenstein, fut l'un des premiers entrepreneurs de l'industrie des mines en France, au XVIIIe siècle. En 1726, Blumenstein découvre la présence de filons de plomb sur la « Colline de Pipet », près de Vienne, et obtient la concession du Dauphiné.

En 1804 Marie Angélique kAYR de Blumenstein fille de Etienne François, épouse PHILIPPE PAUL de TESSIERES de MIREMONT Chevalier de Miremont.

En juillet 1814, Philippe Paul de Tessierres de Miremont reçoit la croix de Chevalier de Saint Louis, qui lui est remise à Vienne.

De 1816 à 1830, il est maire de la ville de Vienne. Pendant son administration, il crée la place principale de la ville sur laquelle est édifiée une halle monumentale qui est devenue le Musée-bibliothèque; la place est toujours appelée de Miremont. Le pont suspendu de Vienne construit en 1829, date de son administration. Il s'est également préoccupé de faire réparer les aqueducs romains. Le 25 février 1824, il est élu député du 4e arrondissement de l'Isère.

L'industrie poursuit son implantation dans la vallée de Gère : d'abord la métallurgie, dès le XVIIe siècle, puis le papier et enfin le textile à partir de 1713.[réf. nécessaire]

La Révolution fait perdre à la ville son archevêché, malgré le rôle actif de l'avant-dernier archevêque Lefranc de Pompignan à l'Assemblée constituante, et Vienne devient sous-préfecture du département de l'Isère.

XIXe et XXe siècles

Elle profite au XIXe siècle de la révolution industrielle et devient une ville ouvrière, avec notamment des fabriques de papiers puis de nombreuses usines de textile[réf. nécessaire], qui accueillent après la Première Guerre mondiale une forte communauté arménienne ayant fui le génocide perpétré par les Turcs, puis une immigration italienne, espagnole, portugaise, turque et d'Afrique du Nord.

La cathédrale Saint-Maurice porte encore les stigmates de l'explosion du pont suspendu de Vienne, dynamité par les Allemands lors de leur retraite durant l'été 1944.

Après avoir souffert de la désindustrialisation depuis la fin des années 1950, la ville essaye de se tourner vers les activités tertiaires et la promotion touristique et culturelle.

Aujourd'hui

Vienne est surtout connue désormais pour son festival annuel de Jazz en juillet (Jazz à Vienne), créé en 1981 (en 1980, il n'y avait eu qu'une nuit du blues), qui se déroule notamment dans le cadre majestueux du théâtre antique.

Vienne est une étape importante pour les gastronomes avec son célèbre restaurant étoilé « la Pyramide ». De plus, les coteaux faisant face à Vienne, idéalement ensoleillés, perpétuent la réputation viticole de la ville. Les côtes-rôties et les condrieux d'aujourd'hui, et plus récemment le vignoble des coteaux de Seyssuel, prennent la suite des vins de l'Antiquité, dont le poissé viennois, encensés par Pline l'Ancien[12] et par Martial, bien qu'ils n'aient vraisemblablement aucun point commun du point de vue gustatif.

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Administration municipale

Vienne est le chef-lieu de deux cantons :

et de l'arrondissement de Vienne qui compte 204 007 habitants pour 1 237 km2.

Liste des maires

Liste des maires successifs[13]
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1793 Abel Joseph Pioct    
1793 1793 Revolat    
1793 1793 Boissonnet    
1793 1793 Lefebre    
1793 1793 Jean Baptiste Abel Boissat    
1793 1795 Thevenin du Lac    
1795 1797 Charles Guilliermin   notaire
1797 1798 Louis Joseph Teste du Bailler    
1798 1800 Teste le Beau    
1800 1815 Charles Guilliermin    
1815 1815 Gelas    
1815 1816 Riondet    
1816 1830 Philippe-Paul de Tessières de Miremont    
1830 1831 Gerin    
1831 1832 Thomas Couturier   avocat
1832 1832 Lambert    
1832 1838 Louis Philippe Trémeau   professeur
1838 1839 Thomas Mermet (1780-1846)    
1839 1841 Louis Philippe Trémeau    
1841 1841 Pérouse    
1841 1841 Villars    
1841 1846 Joseph François Auguste Donna   industriel
1846 1846 Eugène Riondet    
1846 1848 Laurent Chaumartin    
1848 1867 Victor Faugier   notaire
1867 1869 Jean-Pierre Joliot   avocat
1869 1870 Eugène Riondet(1830-1877)    
1870 1771 François Bouvagnet    
1871 1871 Marc Antoine Brillier (1809-1888)    
1871 1871 François Bouvagnet    
1871 1877 Eugène Riondet (1830-1877)   avoué
1878 1878 Édouard Girerd (1832-1907)    
1878 1880 Jules Ronjat   avocat
1880 1886 Édouard Girerd   avoué
1886 1899 Camille Jouffray   ingénieur
1899 1902 Adolphe Barnier    
1902 1906 Bresse   avoué
1906 1919 Joseph Brenier (1876-1943)   fabricant de drap
1919 1919 Henri Sannejean   avocat
1919 1925 Jules Pajot   avoué
1925 1931 René Datry   avocat
1931 1940 Lucien Hussel SFIO Employé de mairie à 17 ans, homme politique
1940 1943 Joseph Jalles SFIO inspecteur des contributions directes
1943 1944 Ignace Mattei   Employé de mairie à 17 ans, homme politique chef d'escadron
1944 1959 Lucien Hussel   Homme politique
1959 1971 Maurice Chapuis divers droite Chirurgien
1971 2001 Louis Mermaz PS Professeur agrégé d'histoire puis homme politique
2001 2014 Jacques Remiller UDF puis UMP Cadre bancaire retraité
2014 en cours Thierry Kovacs [14] UMP Homme politique

Instances judiciaires et administratives

Politique environnementale

Jumelages

La ville de Vienne est jumelée avec [15]:

Pactes de coopération décentralisée

Population et société

Démographie

Ses habitants sont appelés les Viennois.

Avec 29 619 habitants (recensement de 2009)[16], Vienne est la 4e ville la plus peuplée de l'Isère, derrière Grenoble, Échirolles et Saint-Martin d'Hères.

L'aire urbaine de Vienne est la 79e (110 965 habitants en 2008)[17] de France.

Elle est intégrée dans le 2e espace urbain de France, celui de Rhône et Alpes [18], qui compte 5 193 042 habitants[19].

Évolution démographique

En 2011, la commune comptait 28 800 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
12 035 10 362 11 188 11 273 14 079 16 484 17 587 18 610 20 753
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
19 698 20 708 23 605 26 017 26 502 26 060 25 480 24 817 24 977
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
24 619 24 887 24 711 23 732 25 092 25 648 25 436 23 519 25 669
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
26 977 29 057 27 830 28 294 29 449 29 975 30 092 28 800 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2004[21].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramides des âges de Vienne et de l'Isère

Pyramide des âges de Vienne en 2008 en nombre d'individus[22].
Hommes Classe d’âge Femmes
49 
90 à plus
225 
958 
75 à 89
1 740 
1 781 
60 à 74
2 093 
2 555 
44 à 59
2 916 
2 984 
30 à 44
3 049 
3 008 
15 à 29
3 136 
2 914 
0 à 14
2 496 
Pyramide des âges du département de l'Isère en 2009 en pourcentage[23]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 à plus
0,9 
5,3 
75 à 89
8,2 
12,3 
60 à 74
13,0 
19,6 
45 à 59
19,6 
21,5 
30 à 44
20,8 
20,5 
15 à 29
19,0 
20,4 
0 à 14
18,6 
Pyramide des âges de Vienne en 2009 en pourcentage[24]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 à plus
1,4 
6,7 
75 à 89
11,1 
12,5 
60 à 74
13,4 
17,9 
45 à 59
18,6 
20,9 
30 à 44
19,5 
21,1 
15 à 29
20,0 
20,4 
0 à 14
15,9 

Enseignement

La ville de Vienne relève de l'académie de Grenoble.

Voici ci-dessous la liste exhaustive des principaux établissements scolaires de la ville :

Enseignement maternelle et primaire

La ville possède 13 écoles maternelles publics, 3 écoles maternelles privées, 11 écoles primaires publics et 5 primaires privées.

Enseignement secondaire et supérieur

La ville possède 3 collèges publics, 2 collèges privées, 4 lycées publics, 2 lycées privées, un lycée hôtelier privé et un lycée professionnel privé et 2 publics.

Manifestations culturelles et festivités

  • Juin-juillet : Jazz à Vienne : festival annuel au début de l'été pendant deux semaines dans le théâtre romain. Festival qui regroupe des stars internationales du jazz. Il reste le plus grand festival de jazz de France l'été au même titre que Montreux ou le North Sea Jazz Festival. Tous les soirs, des concerts ont lieu à cette occasion au théâtre antique, plus grand théâtre romain d'Europe. Pendant la journée, d'autres concerts (gratuits) ont lieu dans divers endroits du Pays Viennois, dont le jardin de Cybèle à Vienne.
  • Septembre : Journées européennes du Patrimoine.
  • Octobre : Foire de Vienne.
  • Novembre : Festival Sang d'encre.
  • Décembre : Marché de Noël.

Santé

Sports

Vienne a été désignée comme la Ville la plus sportive de France en 1967.

  • Le CS Vienne Rugby a été sacré Champion de France de rugby en 1937. Le Club sportif de Vienne Rugby évolue en Championnat de France de Fédérale 1 (1° division amateurs) après avoir été sacré Champion de France de Fédérale 2 en 2012.
  • Deux centres équestres : Le Couzon et Les Charmilles où se déroulent des CSO (concours de saut d'obstacle).
  • Chaque année se déroule un grand tournoi international de Basket (catégorie cadet) où s'affrontent de grandes équipes d'Europe.
  • Le tournoi mondial de rugby "à l'ouverture" se déroule à Vienne et dans le Pays viennois tous les deux ans dans les catégories U15 et U17.
  • L'écureuil VTT se déroule début septembre dans une commune différente du Pays viennois chaque année. Elle rassemble plus de 1000 participants à vélo ou à pied.

Médias

La presse locale est essentiellement écrite par Le Dauphiné libéré qui dispose d'une agence en ville et d'un journal hebdomadaire, La Tribune de Vienne. La station de radio Chérie FM (rattachée au groupe NRJ) est basée quai Frédéric Mistral. Fréquence: 102.4 Des rendez-vous d'infos sont proposés entre 6h et 9h.

Cultes

Culte catholique

Ancien régime

Liste des paroisses avant la Révolution
  • Saint-André le Bas
  • Saint-André le Haut
  • Saint-Louis
  • Saint-Sévère
  • Saint-Ferréol
  • Notre-Dame de la Vie
  • Saint-Martin

Nouveau régime

Liste des paroisses après la Révolution
  • Saint-André le Haut
  • Saint-André le Bas
  • Saint-Martin
  • Saint-Maurice
Liste de lieux de cultes pouvant être cité
  • Notre-Dame de la Salette
  • Notre-Dame de Pipet
  • Notre-Dame de l'Isle

Culte protestant À faire

Économie

Revenus de la population et fiscalité

Emploi

Entreprises et commerces

Vienne est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie Nord-Isère. Elle gère le port fluvial commercial de Vienne-Sud[25] ainsi que l'aérodrome de Vienne Reventin. Yoplait y possède un site de transformation de produits laitiers ainsi qu'un centre de développement.

Culture locale et patrimoine

Vienne est classée ville d'art et d'histoire.

Lieux et monuments

Château de La Batie (XIIIe siècle).

Antiquité

  • Le Temple d'Auguste et de Livie, classé Monument Historique en 1840.
  • Le Jardin de Cybèle est un jardin archéologique comprenant arcades du forum, salle d'assemblée municipale, des maisons et terrasses aménagées
  • Le théâtre antique de Vienne, datant du Ie siècle de notre ère, il est aujourd'hui largement ouvert sur la ville, ses gradins pouvaient accueillir jusqu'à 13 000 personnes. Tous les étés, il est le site du célèbre festival Jazz à Vienne
  • L'Odéon antique
  • La Pyramide (obélisque monumental du cirque romain)
  • Le site archéologique de Vienne -Saint-Romain-en-Gal

Moyen Âge

Cathédrale Saint-Maurice.
Le palais épiscopal fut détruit au début du XIXe siècle ; il en subsiste des vestiges dans l'école de la Table-Ronde.

XVIe au XIXe siècle

Pipet.
  • L'église de Saint-André-le-Haut, ancienne chapelle Saint-Louis du collège jésuite (aujourd'hui le collège Ponsard) - à noter que cette église ne prend la dénomination Saint-André-le-Haut qu'au XIXe siècle après la disparition du monastère éponyme.
  • L'abbaye féminine et l'ancienne église Saint-André-le-Haut (VIe ‑ XVIIIe siècle).
  • La Halle des bouchers (XVIe siècle) : ancien macel voûté aujourd'hui transformé en centre d'art contemporain
  • Le Mont Pipet et la chapelle de Notre-Dame de Pipet : très beau point de vue sur la ville (voir photos dans la galerie)
  • Le théâtre municipal de Vienne avec sa salle du XVIIIe siècle
  • La vallée de Gère, site de l'industrie drapière de la ville pendant le XIXe et une grande partie du XXe siècle

En ViennAgglo se trouvent également :

  • La chapelle Saint-Maxime à Chuzelles, édifiée au XIe siècle, est la plus ancienne du pays viennois. À l'intérieur, on peut voir une fresque du XVIIe siècle.
  • Le château de Septème.

Patrimoine culturel

Patrimoine naturel

Espaces verts et fleurissement

En 2014, la commune de Vienne bénéficie du label « ville fleurie » avec « 3 fleurs » attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[29].

Personnalités liées à la commune

Héraldique, logotype et devise

Héraldique

Peinture murale dans la cour de l'hôtel de ville.

Jusqu'en 1887, Vienne porte : d’or à un arbre arraché de sinople, chargé d'un calice et d'une hostie d'or, avec un écriteau d’argent voltigeant et brochant sur le tronc de l’arbre et portant ces trois mots Vienna civitas sancta. Cela signifie Vienne ville Sainte car beaucoup de martyrs sont issus de Vienne. En 1887, une délibération du conseil municipal supprime toute référence religieuse dans les armes de la ville qui deviennent : d’or à un arbre arraché de sinople avec un écriteau d’argent voltigeant et brochant sur le tronc de l’arbre et portant ces trois mots Vienna urbs senatoria.

L'arbre serait le symbole des libertés accordées par l'archevêque Jean de Bernin (1217-1266) aux bourgeois de la ville : élection des consuls et perception de certains droits. Un orme sous lequel se trouvait une table ronde était un des lieux de rassemblement des consuls qui en auraient fait leur symbole et qui a donné son nom à l'actuelle place de la Table-Ronde. Le calice et l'hostie sont une trace de l'importance de la dévotion viennoise au Saint-Sacrement. Les premiers historiens de la ville considéraient en effet que la procession de la Fête-Dieu avait été instituée à Vienne lors du concile de 1311[30].

Devise

Au Moyen Âge et jusqu'en 1887, la devise de Vienne est « Vienna civitas sancta », Vienne, cité sainte, allusion à l'antiquité de la christianisation de la ville et à son rôle religieux (rang primatial des archevêques, nombreux établissements religieux et importances des reliques conservées dans la cité). La devise actuelle, « Vienna, urbs senatoria », Vienne, ville sénatoriale, apparaît officieusement dès le XVIe siècle, mais n'est adoptée officiellement qu'en 1887 sous l'impulsion du maire Camille Jouffray. Elle évoque l'histoire antique de la ville : elle a fourni des sénateurs au Sénat de Rome et l'activité de son sénat municipal est mentionnée jusqu'au VIIe siècle[30]. Ce changement de devise découle de la déchristianisation de la république.

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

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Notes et références

Notes

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références

  1. Vienne en Dauphiné : Étude de géographie urbaine, 1935, vol.11,p. 264.
  2. L'échelle comporte cinq niveau : très faible, faible, modéré, moyen et fort
  3. « La nouvelle carte d'aléa sismique », sur site du Plan Séisme.
  4. Seconde lettre sur Jacques de Guyse : annaliste du Hainaut, à monsieur le ...], p. 38
  5. Gabriel Chapotat, Vienne gauloise, Lyon, 1970, 3 t.
  6. Jacques Gascou, « César a-t-il fondé une colonie à Vienne ? » MEFRA, 111-1, 1999, p. 157-165Lire en ligne sur Persée
  7. Gérard Coulon, Les Gallo-Romains : vivre, travailler, croire, se distraire - 54 av. J.-C.-486 ap. J.-C., Paris : Errance, 2006. Collection Hespérides, ISBN 2-87772-331-3, p. 21
  8. Arrivée de l'ethnarque relatée par Flavius Josèphe. La présence juive en Gaule romaine est attestée par plusieurs sources dont Grégoire de Tours et des découvertes archéologiques.
  9. (en) Norman Roth, Medieval Jewish Civilization; An Encyclopedia, p. 558-561.
  10. Bruno Galland, Deux archevêchés entre la France et l'Empire, École français de Rome, 2004.
  11. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p 261.
  12. Levadoux, L., et André, J. La vigne et le vin des Allobroges. Journal des savants. 1964, volume 3, numéro 3, pp.169-181. Page consultée le 15 mai 2012.
  13. Liste des maires de Vienne
  14. http://www.vienne.fr/sites/default/files/Publications/Fichiers municipale_2014_1er_tour.pdf
  15. Les villes partenaires
  16. Insee, Populations légales 2008 - 38544-Vienne
  17. INSEE - Résultats du recensement de la population de 2008 - Aire urbaine de Vienne
  18. Site sur la population et les limites administratives de la France
  19. INSEE - Résultats du recensement de la population de 2008 - Espace urbain Rhône et Alpes
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  22. Les résultats des recensements de la population, sur le site insee.fr
  23. « Résultats du recensement de la population de l'Isère en 2009 », sur le site de l'Insee (consulté le 12 avril 2010)
  24. « Résultats du recensement de la population de Vienne en 2009 », sur le site de l'Insee (consulté le 12 avril 2010)
  25. Port Isère, Rhône-Alpes - Transport fluvial - CCI Nord Isère
  26. « Notice no PA00117325 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  27. Le musée sur Vienne-tourisme
  28. « Notice no PA00117323 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  29. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).
  30. a et b Pierre Cavard, Vienne la sainte, Blanchard, 1977, p.11-31