Vienne (Isère)

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Vienne
Hôtel de ville.
Hôtel de ville.
Blason de Vienne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Vienne
Canton Chef-lieu de 2 cantons
Intercommunalité ViennAgglo
Maire
Mandat
Thierry Kovacs (UMP)
2014-2020
Code postal 38200
Code commune 38544
Démographie
Gentilé Viennois
Population
municipale
28 800 hab. (2011)
Densité 1 272 hab./km2
Population
aire urbaine
110 965 hab. (2008)
Géographie
Coordonnées 45° 31′ 31″ N 4° 52′ 33″ E / 45.5253, 4.8758 ()45° 31′ 31″ Nord 4° 52′ 33″ Est / 45.5253, 4.8758 ()  
Altitude Min. 140 m – Max. 404 m
Superficie 22,65 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.vienne.fr/

Vienne (prononcer [viɛn ] et Vièna en francoprovençal) est une ville située dans le quart sud-est de la France, dans le département de l'Isère et la région Rhône-Alpes.

Elle est, avec La Tour-du-Pin, l'une des deux sous-préfectures du département. Ses habitants sont appelés les Viennois.

Occupant une place privilégiée à la croisée de plusieurs routes : le Rhône, les Alpes et le Massif central, le site de Vienne, choisi par les gaulois Allobroges, est fermé par cinq collines, qui offrent un intérêt défensif. Le cours irrégulier du Rhône menace des terrasses inondables jusqu'à la fin du IIe siècle av. J.-C. Durant le Haut-Empire (27 avant J.-C. - milieu du IIIe siècle après J.-C.), Vienne connaît une urbanisation spectaculaire, avec une parure monumentale qui rend compte de son rang. Forte d'une économie diversifiée, la ville se développe à l'extérieur de l'enceinte, sur la rive gauche du Rhône, au sud, et sur la rive droite. À la fin du IIIe siècle et au IVe siècle, la ville, repliée dans son centre, n'occupe plus qu'une vingtaine d'hectares au mieux. Les évêques prennent le relais des institutions civiles défaillantes. Vienne, « cité sainte », voit le clergé affirmer son emprise, avec au premier rang les archevêques ; les couvents des ordres mendiants s'ajoutent aux abbayes bénédictines. Un nouveau réseau de voies étroites est mis en place. Aux XIIe et XIVe siècles, le quartier d'Outre-Gère est protégé par des remparts, comme plus au sud aussi. Grâce à l'essor industriel amorcé au XVIIIe siècle, l'économie viennoise prospère. Accueillant de nombreuses usines consacrées notamment aux activités textiles et à la métallurgie, la ville, desservie par le chemin de fer, s'étend vers l'est (Vallée de Gère), au nord (Estressin) et le sud (L'Isle). L'habitat s'étend sur les hauteurs et se densifie, notamment à Estressin et à l'Isle. Sur le plateau à l'est de la commune naît vers 1970 le quartier de Malissol. Marquée à partir des années 1950 par la crise de ses industries, Vienne affirme sa vocation culturelle et touristique, avec Jazz à Vienne depuis 1981 et le Plan Patrimoine, initié en 2005.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Vienne, ville gallo-romaine, classée ville d'art et d'histoire, est située dans le département de l'Isère, au bord du Rhône, à 32 km au sud de Lyon, 51 km à l'est de Saint-Étienne, 71 km au nord de Valence et à 92 km au nord-ouest de Grenoble. Elle s'étend sur la rive gauche (à l'est) du fleuve, en face de Saint-Romain-en-Gal et de Sainte-Colombe, au confluent du Rhône et de la Gère. Elle est enserrée en arc de cercle entre cinq collines abruptes, restes du bloc hercynien épigénétique du Massif central à l'ouest du fleuve[1].

Topographie[modifier | modifier le code]

Située dans sa partie basse à une altitude de 150 mètres au confluent du Rhône et de la Gère, la cité est dominée par sept collines :

  • Le mont Charavel d'une altitude de 268 mètres,
  • le mont Salomon d'une altitude de 278 mètres, sur lequel s'élèvent les ruines du château de la Bâtie datant du XIIIe siècle,
  • le mont Arnaud d'une altitude de 298 mètres, cette colline est plus en retrait dans la vallée de la Gère,
  • Le mont Charlemagne d'une altitude de 270 mètres,
  • le mont Pipet d'une altitude de 284 mètres, sur lequel se trouve la chapelle de Notre-Dame de Pipet,
  • le mont Saint-Just d'une altitude de 298 mètres
  • le mont Sainte-Blandine d'une altitude de 277 mètres.

Entre les collines de Pipet et de Saint-Just et le Rhône s'épanouit un quartier long et étroit, le Centre-Ville, qui forme la partie centrale depuis l'Antiquité de Vienne. La population et le bâti se sont donc répartis dans les rares espaces de « plaines » c'est-à-dire le long du Rhône dans un axe nord-sud, depuis le quartier d'Estressin jusqu'au quartier de l'Isle, mais aussi dans la vallée de la Gère, étroite gorge à l'est de la ville, reliant cette dernière à Pont-Évêque, Estrablin et aux Terres froides.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Seyssuel Chuzelles Serpaize Rose des vents
Saint-Romain-en-Gal,
Sainte-Colombe-lès-Vienne
N Pont-Évêque,
Estrablin
O    Vienne    E
S
Ampuis,
Saint-Cyr-sur-le-Rhône
Reventin-Vaugris Jardin,
Les Côtes-d'Arey

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Sismicité[modifier | modifier le code]

Vienne est dans une zone d'aléa sismique modéré[2], selon le programme national de prévention du risque sismique, le Plan Séisme, datant du 21 novembre 2005[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Rhône, Gère, Ponts de Vienne et Sévenne.

Le Rhône fut un fleuve difficile à maîtriser et il inonda à plusieurs reprises la ville par ses crues (la dernière très grande crue datant de 1840).

Le Rhône s’est assagi depuis le XIXe siècle avec le développement de nombreux aménagements le long de son cours. Les digues et chenaux de protection contre les inondations, puis les barrages et les centrales construites par la Compagnie Nationale du Rhône au cours du XXe siècle, ont progressivement diminué le débit de certains tronçons, modifié les conditions hydrauliques et le fonctionnement du fleuve.

Climat[modifier | modifier le code]

Vienne est une ville largement ouverte du nord au sud, elle connaît le phénomène du mistral, vent du nord accéléré par effet de tuyère et de couloir entre le Massif central et les Alpes. C'est aussi une zone d'affrontement privilégiée où se trouvent canalisés l'air méditerranéen, doux et humide et l'air plus froid qui vient du nord. Ce conflit donne parfois lieu à des précipitations particulièrement intenses, orages en été et en automne, neige en hiver.

Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −2,2 1,2 4 9,8 12,8 13,2 15,2 15,6 13,8 7,9 5,6 2,2 8,3
Température moyenne (°C) 3,6 5,6 9,2 15,1 18,4 19,1 19,2 22 19,1 13,5 9,4 5,9 13,3
Température maximale moyenne (°C) 9,5 9,5 15,2 20,7 24,4 27 25,4 29,7 24,4 20,5 14,5 10,7 23,6
Précipitations (mm) 35,5 43,8 44,5 1,8 23,1 75,1 110,1 125,8 42,2 67,6 73 96,4 738,9
Source : Données climatiques 2011 du Bulletin de la Société des amis de Vienne


Quartiers[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Quartiers de Vienne.
Plan des quartiers de Vienne.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Vienne est une agglomération dotée d'un réseau de bus.

Voies routières[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des voies de Vienne.

Vienne est traversée du nord au sud par la N7. Elle débute à la sortie 11 de l'A7 venant de Valence. Elle s'étend sur douze kilomètres, avant de rejoindre l'A7, direction Lyon, Saint-Étienne, Givors.

Voies ferroviaires[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Gare de Vienne et Gare d'Estressin.

Transports Urbains[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Lignes de Vienne et agglomération.
Bus L'VA devant la gare de Vienne.

Le transport en commun urbain est assuré par les Lignes de Vienne et agglomération.

Voies aériennes[modifier | modifier le code]

Les aéroports les plus proches de Vienne sont ceux de Lyon-Saint-Exupéry et de Grenoble - Isère. Plus proche, existe aussi l'aérodrome de Vienne Reventin, au sud de Vienne sur la commune de Reventin-Vaugris.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Projet d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Dans la mythologie grecque, Bianna était une jeune fille originaire de Crète. À la suite d'une famine qui frappa l'île, elle s'exila avec plusieurs de ses compatriotes vers des terres plus accueillantes. Ces terres se trouvaient en Galatie. Un soir qu'elle dansait, un gouffre s’entrouvrit sous ses pieds, et elle y fut engloutie. Les immigrants Crétois lui rendirent les honneurs funèbres, et pour commémorer sa mésaventure, ils appelèrent la cité qu'ils étaient en train de bâtir d'après son nom, Bianna, devenue Vienne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Vienne.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Les premiers hommes semblent avoir investi le site de Vienne à l'époque néolithique (3000-2500 avant J.-C. environ). Un premier habitat fut ainsi découvert au coteau Sainte-Hélène, dans le quartier d'Estressin. Un autre habitat datant de la même période fut mis au jour dans le quartier de Charavel, non loin de là. Une sépulture néolithique a également été trouvée à Saint-Romain-en-Gal, sur l'autre rive du Rhône.

Protohistoire[modifier | modifier le code]

L'âge du bronze a lui aussi été témoin d'une forte activité humaine dans ce qui deviendra la ville de Vienne, comme nous le montrent les très nombreux objets datant de cette époque découverts dans la région viennoise (épées et céramiques notamment).

Des Celtes, originaires de la Hongrie actuelle, arrivent sur ce territoire dont l'une de ces tribus, les Allobroges (les gens venus d'ailleurs) autour du IIe siècle av. J.-C. Le territoire contrôlé par cette peuplade dont la capitale sera Vienne, s'étendra de Genève au mont Pilat, en passant par Cularo (future ville de Grenoble).

Des auteurs anciens, repris par des chroniqueurs médiévaux estiment qu'à la suite d'une importante famine (suivant Étienne de Byzance dans ses Ethniques du VIe siècle), des Crétois émigrent en grand nombre de la cité crétoise de Viánnos et fondent la nouvelle ville de Viánnos qui deviendra ensuite la ville romaine de Vienna. Un auteur affirmant même que ces crétois seraient venus en Gaule au retour d'Idoménée de la guerre de Troie[4], ce qui évoque d'autres légendes fondatrices (l'une évoquant une origine Grecques à Paris, qui aurait été fondée par le héro Pâris, l'autre évoquant la création d'une ville Belgis, première capitale de la Gaule Belgique par Bavo, qui serait un grec de la famille de Priam, exilé en Gaule à la suite de l'effondrement de Troie.

Sa situation excentrée dans ce territoire, ce qui pourrait apparaître comme un désavantage, est compensée par l'importance des voies de communication : point de rencontre des routes menant aux cols des Alpes et au cœur du Massif central, la capitale allobroge est également située sur l'axe rhodanien. Le dépôt de Sainte-Blandine, découvert dans les années 1950, permet de confirmer l'importance de ce site urbain : objets de la vie quotidienne (ustensiles de cuisine, outils, fibules, chenets) côtoient des objets de prestige importés d'Italie (vaisselle en bronze, objets liés au service du vin)[5].

Antiquité romaine[modifier | modifier le code]

Grandeur de la colonie romaine[modifier | modifier le code]

Le triomphe de Vienne personnifiée et couronnée, défilant devant les murailles de la ville. Vase à médaillon du IIe siècle découvert à Lyon

Les origines de la colonie romaine de Vienne sont fragmentairement connues et ont fait l'objet d'hypothèses diverses. On a longtemps estimé que Vienne fut promue dès 50 av. J.-C., colonie latine par Jules César sous le nom de Colonia Julia Viennensis. Selon cette hypothèse c'est en 44 av. J.-C., qu'une révolte gauloise chassa les Romains de Vienne qui fondèrent une autre colonie à proximité, à Lugdunum. Octave aurait ensuite réinstallé une colonie à Vienne. On considère plutôt aujourd'hui que les Romains chassés de Vienne n'étaient pas des colons mais des negotiatores (marchands) et qu'ils furent chassés en -62 lors de la révolte de Catugnatos. Ce n'est donc que sous Octave que la cité aurait reçu, comme Nîmes, le statut de colonie latine[6].

Vienne devient rapidement un centre important du commerce et des échanges avec la Méditerranée, de vastes entrepôts découverts à Saint-Romain-en-Gal en témoignent.

Sur les tables Claudiennes, Vienne est qualifiée de belle et florissante, l'empereur de Rome Claude déclare : « Voici cette très illustre et puissante colonie des Viennois, qui depuis déjà longtemps envoie des sénateurs à cette assemblée ».

Elle obtient le privilège impérial de s'entourer d'une muraille dès le Ier siècle après J.-C. Cette muraille fait 7,2 km de long, soit la plus longue des Gaules ; la superficie enclose, 250 ha environ, en fait également une des plus importantes villes des provinces gauloises[7]. Entre 35 et 41 elle fut promue au statut de colonie romaine, sans doute par Caligula. Elle fut un centre important durant la période romaine, rivalisant avec sa voisine Lugdunum (Lyon). Sa parure monumentale édifiée sur des terrasses successives dominant le Rhône était impressionnante et de nombreux vestiges en témoignent : Temple d'Auguste et de Livie, arcades du forum, théâtre et odéon, hippodrome, murailles, thermes sont encore partiellement ou totalement en élévation. De nombreuses découvertes et fouilles archéologiques depuis le XVIe siècle offrent l'image d'une cité riche et puissante : mosaïques, fresques, marbres, mobilier… Le site archéologique de Saint-Romain-en-Gal, un des quartiers de la ville antique qui s'étendait sur les deux rives du Rhône, témoigne de cette richesse.

Vienne est aussi la ville où apparaît pour la première fois en Gaule une colonie juive, et où fut exilé Hérode Archélaos, ethnarque de Judée en l'an 6 de notre ère[8].

Decimus Valerius Asiaticus, dit Asiaticus le Viennois de la gens Valerii, est sénateur romain, consul deux fois, dont en 46, et possède à Rome « les jardins de Lucullus », terrain où s'élève à l'heure actuelle la villa Médicis à Rome.

Au Bas-Empire, le rôle de Vienne s'affirme : capitale du diocèse de Viennoise, elle reçoit la visite de plusieurs empereurs. Le trésor d'argent enfoui au début du IVe siècle dans le quartier sud de la ville montre sa prospérité.
En 177, le diacre Sanctus de Vienne est martyrisé avec les martyrs de Lyon, première mention du christianisme viennois. Dotée d'un évêque au moins en 314, elle devient une métropole religieuse importante.

Chute de l'Empire romain[modifier | modifier le code]

Vienne demeure un foyer de la culture romaine au cours des Ve et VIe siècle : les sermons de Saint Mamert, les Rogations qu'il institua à l'exemple de ce qui se faisait déjà au temps des cultes païens, ou les reproches de Grégoire le Grand à Saint Didier qui enseignait les auteurs classiques en témoignent. Vienne est alors également le siège de la province ecclésiastique de Vienne.

Clotilde, deuxième épouse de Clovis en 492-494, est originaire de Vienne et son influence sur son mari marquera l'histoire de France, l'amenant à la conversion au christianisme.

L'ancienne église Saint-Pierre, construite au Ve siècle, est l'un des monuments majeurs de cette période au nord des Alpes, et une des plus anciennes églises de France.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Capitale de Bourgogne[modifier | modifier le code]

Ville importante du royaume burgonde, elle est ensuite reconquise par les Mérovingiens lors de la guerre de Burgondie, puis intégrée dans l'empire carolingien. Le beau-frère de l’empereur Charles le Chauve, Boson, profitant de l’affaiblissement du pouvoir impérial, se fait proclamer roi de Bourgogne en 879, ce qui déclenche une guerre avec les empereurs successifs. Vienne, sa capitale, est assiégée à plusieurs reprises. Une chanson de gestes de Girart de Vienne relate ces conflits.

Boson est finalement reconnu roi de Provence en 884 sous le nom de Boson V de Provence, à l'issue de la guerre. Il meurt à Vienne le 11 janvier 887, et est inhumé dans la cathédrale Saint-Maurice. Vienne conserve un rôle de premier plan dans la royaume de Bourgogne jusqu'à Rodolphe III, dernier roi de Bourgogne, qui donne le comté de Vienne à l'évêque de la ville en 1023.

Au Haut Moyen Âge, les Radhanites animent le commerce international et font de Vienne un de leurs importants centres de commerce[9].

Ville de Royaume, ville d'Empire[modifier | modifier le code]

L'intégration du royaume au Saint-Empire en 1030 renforce l'autonomie de l'évêque-comte[10]. Cette indépendance de fait dure jusqu'en 1450 date de l'intégration de la ville au royaume de France.

La ville est marquée par l'action de l'archevêque Jean de Bernin (1217-1266) qui, après avoir spolié de leurs richesses des marchands juifs, les chasse de Vienne, et donne des libertés aux bourgeois de la ville. Avec l'argent confisqué, il fonde un hôpital, commande la reconstruction du chœur de la cathédrale Saint-Maurice, fait reconstruire le château de la Bâtie et fait restaurer le pont du Rhône. La ville, fortement marquée par les épidémies et les ravages des bandes armées de la guerre de Cent Ans, décline aux XIVe et XVe siècle.

Le concile de Vienne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Concile de Vienne.

Le fait majeur marquant Vienne ville d'Empire est le concile de Vienne qui siégea entre le 1er octobre 1311 et le 11 mai 1312. Environ cent dix prélats (sur les trois cent conviés) venus de toute la chrétienté, le pape Clément V, le Roi de France Philippe le Bel ainsi que ses fils, Louis d'Évreux frère du roi, Enguerrand de Marigny, Guillaume de Nogaret et Plaisians ainsi qu'une multitude de barons et de chevaliers venus de France, seront présents pour le prélude de l'histoire des Rois Maudits qui fera suite à l'abrogation de l'ordre des Templiers, comme demandé dans la bulle pontificale Vox in excelso, le 22 mars 1312. Par la bulle Ad providam Christi Vicarii du 6 mai 1312, Clément V attribua les biens du Temple aux Hospitaliers. Le 6 mai 1312 le pape promulgua une autre bulle, Considerantes dudum, fixant le sort des Templiers, en les divisant en deux catégories : ceux qui avaient avoué et les autres.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Renaissance[modifier | modifier le code]

La fin du Moyen Âge voit cependant les signes d'une reprise économique, comme en témoignent les nombreux hôtels particuliers reconstruits aux XVe et XVIe siècles. Parmi ceux-ci, L'hôtel Pierre de Boissat, premier académicien viennois demeure. La cathédrale est achevée au début du XVIe siècle, mais les Sarrasins[réf. nécessaire] et les Huguenots la feront brûler à plusieurs reprises.

Sur la rivière Gère, des maisons à colombages subsistent encore de nos jours. Elles constituent un témoignage de l'époque où utilisant la force motrice de son eau, l'industrialisation de la région débute par l'installation de martinets. Parmi les productions locales, la fabrique d'épées donnant des armes réputées dans tout le royaume, la « Vienne », ainsi que la fabrication de papier. L'imprimerie s'installe dès la fin du XVe siècle.[réf. nécessaire]

Guerres de religion[modifier | modifier le code]

Lors des guerres de religion, la ville est plusieurs fois conquise. En 1562, la ville est prise par le baron des Adrets. Ses troupes saccagent plusieurs églises, dont la cathédrale. Une partie des trésors ecclésiastiques est fondue. Dès le début de la deuxième guerre de religion, en 1567, la ville est prise par Paulon de Mauvans et le cardinal-archevêque d’Aix, Saint-Chamond, qui s’est converti au protestantisme[11].

XVIIe et XVIIIe siècles[modifier | modifier le code]

La réforme catholique s'implante à Vienne sous l'impulsion des cinq archevêques successifs de la famille de Villars, avec l'assentiment des consuls. La cathédrale est réaménagée. Les Jésuites fondent un collège en 1604.

Le pont du Rhône, maintes fois réparé, est détruit définitivement par une crue en 1652.

Le lieutenant-colonel, baron de Blumenstein et le major chevalier de Miremont étaient amis et compagnons d'arme.

François de Blumenstein, fut l'un des premiers entrepreneurs de l'industrie des mines en France, au xviiie siècle. En 1726, Blumenstein découvre la présence de filons de plomb sur la « Colline de Pipet », près de Vienne, et obtient la concession du Dauphiné.

En 1804 Marie Angélique kAYR de Blumenstein fille de Etienne François, épouse PHILIPPE PAUL de TESSIERES de MIREMONT Chevalier de Miremont.

En juillet 1814, Philippe Paul de Tessierres de Miremont reçoit la croix de Chevalier de Saint Louis, qui lui est remise à Vienne.

De 1816 à 1830, il est maire de la ville de Vienne. Pendant son administration, il crée la place principale de la ville sur laquelle est édifiée une halle monumentale qui est devenue le Musée-bibliothèque; la place est toujours appelée de Miremont. Le pont suspendu de Vienne construit en 1829, date de son administration. Il s'est également préoccupé de faire réparer les aqueducs romains. Le 25 février 1824, il est élu député du 4e arrondissement de l'Isère.

L'industrie poursuit son implantation dans la vallée de Gère : d'abord la métallurgie, dès le XVIIe siècle, puis le papier et enfin le textile à partir de 1713.[réf. nécessaire]

La Révolution fait perdre à la ville son archevêché, malgré le rôle actif de l'avant-dernier archevêque Lefranc de Pompignan à l'Assemblée constituante, et Vienne devient sous-préfecture du département de l'Isère.

XIXe et XXe siècles[modifier | modifier le code]

Elle profite au XIXe siècle de la révolution industrielle et devient une ville ouvrière, avec notamment des fabriques de papiers puis de nombreuses usines de textile[réf. nécessaire], qui accueillent après la Première Guerre mondiale une forte communauté arménienne ayant fui le génocide perpétré par les Turcs, puis une immigration italienne, espagnole, portugaise, turque et d'Afrique du Nord.

La cathédrale Saint-Maurice porte encore les stigmates de l'explosion du pont suspendu de Vienne, dynamité par les Allemands lors de leur retraite durant l'été 1944.

Après avoir souffert de la désindustrialisation depuis la fin des années 1950, la ville essaye de se tourner vers les activités tertiaires et la promotion touristique et culturelle.

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Vienne est surtout connue désormais pour son festival annuel de Jazz en juillet (Jazz à Vienne), créé en 1981 (en 1980, il n'y avait eu qu'une nuit du blues), qui se déroule notamment dans le cadre majestueux du théâtre antique.

Vienne est une étape importante pour les gastronomes avec son célèbre restaurant étoilé « la Pyramide ». De plus, les coteaux faisant face à Vienne, idéalement ensoleillés, perpétuent la réputation viticole de la ville. Les côtes-rôties et les condrieux d'aujourd'hui, et plus récemment le vignoble des coteaux de Seyssuel, prennent la suite des vins de l'Antiquité, dont le poissé viennois, encensés par Pline l'Ancien[12] et par Martial, bien qu'ils n'aient vraisemblablement aucun point commun du point de vue gustatif.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Vienne est le chef-lieu de deux cantons :

et de l'arrondissement de Vienne qui compte 204 007 habitants pour 1 237 km2.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[13]
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1793 Abel Joseph Pioct    
1793 1793 Revolat    
1793 1793 Boissonnet    
1793 1793 Lefebre    
1793 1793 Jean Baptiste Abel Boissat    
1793 1795 Thevenin du Lac    
1795 1797 Charles Guilliermin   notaire
1797 1798 Louis Joseph Teste du Bailler    
1798 1800 Teste le Beau    
1800 1815 Charles Guilliermin    
1815 1815 Gelas    
1815 1816 Riondet    
1816 1830 Philippe-Paul de Tessières de Miremont    
1830 1831 Gerin    
1831 1832 Thomas Couturier   avocat
1832 1832 Lambert    
1832 1838 Louis Philippe Trémeau   professeur
1838 1839 Thomas Mermet (1780-1846)    
1839 1841 Louis Philippe Trémeau    
1841 1841 Pérouse    
1841 1841 Villars    
1841 1846 Joseph François Auguste Donna   industriel
1846 1846 Eugène Riondet    
1846 1848 Laurent Chaumartin    
1848 1867 Victor Faugier   notaire
1867 1869 Jean-Pierre Joliot   avocat
1869 1870 Eugène Riondet(1830-1877)    
1870 1771 François Bouvagnet    
1871 1871 Marc Antoine Brillier (1809-1888)    
1871 1871 François Bouvagnet    
1871 1877 Eugène Riondet (1830-1877)   avoué
1878 1878 Édouard Girerd (1832-1907)    
1878 1880 Jules Ronjat   avocat
1880 1886 Édouard Girerd   avoué
1886 1899 Camille Jouffray   ingénieur
1899 1902 Adolphe Barnier    
1902 1906 Bresse   avoué
1906 1919 Joseph Brenier (1876-1943)   fabricant de drap
1919 1919 Henri Sannejean   avocat
1919 1925 Jules Pajot   avoué
1925 1931 René Datry   avocat
1931 1940 Lucien Hussel SFIO Employé de mairie à 17 ans, homme politique
1940 1943 Joseph Jalles SFIO inspecteur des contributions directes
1943 1944 Ignace Mattei   Employé de mairie à 17 ans, homme politique chef d'escadron
1944 1959 Lucien Hussel   Homme politique
1959 1971 Maurice Chapuis divers droite Chirurgien
1971 2001 Louis Mermaz PS Professeur agrégé d'histoire puis homme politique
2001 2014 Jacques Remiller UDF puis UMP Cadre bancaire retraité
2014 en cours Thierry Kovacs [14] UMP Homme politique

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Vienne est jumelée avec [15]:

Pactes de coopération décentralisée

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Avec 29 619 habitants (recensement de 2009)[16], Vienne est la 4e ville la plus peuplée de l'Isère, derrière Grenoble, Échirolles et Saint-Martin d'Hères.

L'aire urbaine de Vienne est la 79e (110 965 habitants en 2008)[17] de France.

Elle est intégrée dans le 2e espace urbain de France, celui de Rhône et Alpes [18], qui compte 5 193 042 habitants[19].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 28 800 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
12 035 10 362 11 188 11 273 14 079 16 484 17 587 18 610 20 753
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
19 698 20 708 23 605 26 017 26 502 26 060 25 480 24 817 24 977
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
24 619 24 887 24 711 23 732 25 092 25 648 25 436 23 519 25 669
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
26 977 29 057 27 830 28 294 29 449 29 975 30 092 28 800 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2004[21].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramides des âges de Vienne et de l'Isère[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges de Vienne en 2008 en nombre d'individus[22].
Hommes Classe d’âge Femmes
49 
90 à plus
225 
958 
75 à 89
1 740 
1 781 
60 à 74
2 093 
2 555 
44 à 59
2 916 
2 984 
30 à 44
3 049 
3 008 
15 à 29
3 136 
2 914 
0 à 14
2 496 
Pyramide des âges du département de l'Isère en 2009 en pourcentage[23]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 à plus
0,9 
5,3 
75 à 89
8,2 
12,3 
60 à 74
13,0 
19,6 
45 à 59
19,6 
21,5 
30 à 44
20,8 
20,5 
15 à 29
19,0 
20,4 
0 à 14
18,6 
Pyramide des âges de Vienne en 2009 en pourcentage[24]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 à plus
1,4 
6,7 
75 à 89
11,1 
12,5 
60 à 74
13,4 
17,9 
45 à 59
18,6 
20,9 
30 à 44
19,5 
21,1 
15 à 29
20,0 
20,4 
0 à 14
15,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La ville de Vienne relève de l'académie de Grenoble.

Voici ci-dessous la liste exhaustive des principaux établissements scolaires de la ville :

Enseignement maternelle et primaire[modifier | modifier le code]

La ville possède 13 écoles maternelles publics, 3 écoles maternelles privées, 11 écoles primaires publics et 5 primaires privées.

Enseignement secondaire et supérieur[modifier | modifier le code]

La ville possède 3 collèges publics, 2 collèges privées, 4 lycées publics, 2 lycées privées, un lycée hôtelier privé et un lycée professionnel privé et 2 publics.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Juin-juillet : Jazz à Vienne : festival annuel au début de l'été pendant deux semaines dans le théâtre romain. Festival qui regroupe des stars internationales du jazz. Il reste le plus grand festival de jazz de France l'été au même titre que Montreux ou le North Sea Jazz Festival. Tous les soirs, des concerts ont lieu à cette occasion au théâtre antique, plus grand théâtre romain d'Europe. Pendant la journée, d'autres concerts (gratuits) ont lieu dans divers endroits du Pays Viennois, dont le jardin de Cybèle à Vienne.
  • Septembre : Journées européennes du Patrimoine.
  • Octobre : Foire de Vienne.
  • Novembre : Festival Sang d'encre.
  • Décembre : Marché de Noël.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Vienne a été désignée comme la Ville la plus sportive de France en 1967.

  • Le CS Vienne Rugby a été sacré Champion de France de rugby en 1937. Le Club sportif de Vienne Rugby évolue en Championnat de France de Fédérale 1 (1° division amateurs) après avoir été sacré Champion de France de Fédérale 2 en 2012.
  • Deux centres équestres : Le Couzon et Les Charmilles où se déroulent des CSO (concours de saut d'obstacle).
  • Chaque année se déroule un grand tournoi international de Basket (catégorie cadet) où s'affrontent de grandes équipes d'Europe.
  • Le tournoi mondial de rugby "à l'ouverture" se déroule à Vienne et dans le Pays viennois tous les deux ans dans les catégories U15 et U17.
  • L'écureuil VTT se déroule début septembre dans une commune différente du Pays viennois chaque année. Elle rassemble plus de 1000 participants à vélo ou à pied.

Médias[modifier | modifier le code]

La presse locale est essentiellement écrite par Le Dauphiné libéré qui dispose d'une agence en ville et d'un journal hebdomadaire, La Tribune de Vienne. La station de radio Chérie FM (rattachée au groupe NRJ) est basée quai Frédéric Mistral. Fréquence: 102.4 Des rendez-vous d'infos sont proposés entre 6h et 9h.

Cultes[modifier | modifier le code]

Culte catholique

Ancien régime[modifier | modifier le code]

Liste des paroisses avant la Révolution[modifier | modifier le code]
  • Saint-André le Bas
  • Saint-André le Haut
  • Saint-Louis
  • Saint-Sévère
  • Saint-Ferréol
  • Notre-Dame de la Vie
  • Saint-Martin

Nouveau régime[modifier | modifier le code]

Liste des paroisses après la Révolution[modifier | modifier le code]
  • Saint-André le Haut
  • Saint-André le Bas
  • Saint-Martin
  • Saint-Maurice
Liste de lieux de cultes pouvant être cité[modifier | modifier le code]
  • Notre-Dame de la Salette
  • Notre-Dame de Pipet
  • Notre-Dame de l'Isle

Culte protestant À faire

Économie[modifier | modifier le code]

Vienne est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie Nord-Isère. Elle gère le port fluvial commercial de Vienne-Sud[25] ainsi que l'aérodrome de Vienne Reventin. Yoplait y possède un site de transformation de produits laitiers ainsi qu'un centre de développement.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Vienne est classée ville d'art et d'histoire.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château de La Batie (XIIIe)

Antiquité[modifier | modifier le code]

  • Le Temple d'Auguste et de Livie, classé Monument Historique en 1840.
  • Le Jardin de Cybèle est un jardin archéologique comprenant arcades du forum, salle d'assemblée municipale, des maisons et terrasses aménagées
  • Le théâtre antique de Vienne, datant du Ier siècle de notre ère, il est aujourd'hui largement ouvert sur la ville, ses gradins pouvaient accueillir jusqu'à 13 000 personnes. Tous les étés, il est le site du célèbre festival Jazz à Vienne
  • L'Odéon antique
  • La Pyramide (obélisque monumental du cirque romain)
  • Le site archéologique de Vienne -Saint-Romain-en-Gal

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Cathédrale Saint-Maurice
Le palais épiscopal fut détruit au début du XIXe siècle ; il en subsiste des vestiges dans l'école de la Table-Ronde.

XVIe-XIXe siècles[modifier | modifier le code]

Pipet
  • L'église de Saint-André-le-Haut, ancienne chapelle Saint-Louis du collège jésuite (aujourd'hui le collège Ponsard) - à noter que cette église ne prend la dénomination Saint-André-le-Haut qu'au XIXe siècle après la disparition du monastère éponyme.
  • L'abbaye féminine et l'ancienne église Saint-André-le-Haut (VIe ‑ XVIIIe siècle).
  • La Halle des bouchers (XVIe siècle) : ancien macel voûté aujourd'hui transformé en centre d'art contemporain
  • Le Mont Pipet et la chapelle de Notre-Dame de Pipet : très beau point de vue sur la ville (voir photos dans la galerie)
  • Le théâtre municipal de Vienne avec sa salle du XVIIIe siècle
  • La vallée de Gère, site de l'industrie drapière de la ville pendant le XIXe et une grande partie du XXe siècle

En ViennAgglo se trouvent également :

  • La chapelle Saint-Maxime à Chuzelles, édifiée au XIe siècle, est la plus ancienne du pays viennois. À l'intérieur, on peut voir une fresque du XVIIe siècle.
  • Le château de Septème.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Vienne bénéficie du label « ville fleurie » avec « 3 fleurs » attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[29].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Ponce Pilate (10 av J.-C.-39), préfet de Judée de 26 à 36, crucifia le Christ. Mort probable en exil à Vienne[réf. nécessaire].
  • Valentinien II (371-392), empereur romain mort à Vienne.
  • Mamert de Vienne, archevêque de Vienne à la fin du Vème siècle, institue les prières des "Rogations" pour éloigner les calamités.
  • Léonien d'Autun, Saint, abbé d'origine hongroise, fondateur de deux abbayes à Vienne au VIe siècle
  • Avit de Vienne, archevêque de Vienne, ministre et conseiller du roi burgonde Gondebaud.
  • Gui de Bourgogne, archevêque de Vienne (1050-1124), élu pape sous le nom de Calixte II en 1119.
  • Jean de Bernin, (~ 1191-1266), archevêque de Vienne durant 48 ans (1218-1266), légat du pape et conseiller de Frédéric II, termine la cathédrale St-Maurice.
  • Angelo Catone ou Cato, médecin et astrologue de Louis XI, archevêque de Vienne en 1482
  • Innocent Gentillet, né à Vienne en 1535.
  • Michel Servet, médecin, écrivain et humaniste espagnol installé à Vienne, exécuté à Genève sur ordre de Calvin en 1553.
  • Jean-Jacques Gabet, magistrat viennois et fabricant de papier, participa à la conjuration d'Amboise.
  • Nicolas Chorier, né à Vienne en 1602.
  • Pierre de Boissat, né à Vienne en 1603.
  • Les frères Lériget de La Faye : Jean-Elie, mathématicien, né à Vienne en 1671, ami de Fontenelle et membre de l'Académie des sciences. Son frère, Jean-François, né à Vienne en 1674.
  • Barthélemy Baudrand, écrivain, né à Vienne en 1701.
  • Antoine Gachet d'Artigny, né à Vienne en 1706, écrivain et homme d'église. Célèbre pour son esprit caustique.
  • Charles Chabroud, juriste, député, né à Vienne en 1750, sera président de l'Assemblée Nationale en 1791. Conseiller d'État sous l'Empire.
  • Benoît-Michel Decomberousse, avocat, député de Vienne sous la Convention, puis président du Conseil des Anciens en octobre 1798, dramaturge. Il a mis le code Napoléon en alexandrins. Ses deux fils, François et Alexis, nés à Vienne, sont des auteurs de mélodrames et de comédies.
  • Loïc Vizzini, photographe, né à Vienne
  • François de Larderel, né à Vienne en 1789, ingénieur, l'un des pères de l'étude de la géothermie. Émigre en Toscane où une ville porte son nom (Larderello)
  • le docteur Marc Colombat dit Marc Colombat de L'Isère, né à Vienne, médecin phoniâtre, créateur de l'Institut orthophonique de Paris, auteur dramatique, décédé en 1851.
  • Michel Pichat, dramaturge français né à Vienne (Isère) en 1790.
  • Laurent Mourguet, créateur de Guignol, est mort à Vienne en 1844.
  • François de Rochebrune ( de son vrai nom Rochebrun), né à Vienne en 1830, colonel français et général polonais, créateur des "Zouaves de la mort", participa activement à l'insurrection polonaise de 1863. Décédé au combat en 1871.
  • Mathias Saint-Romme, né à Vienne en 1844. fils d'un législateur, il sera député puis sénateur de l'Isère. Il décède en 1920. Le monument érigé à Roybon (Isère) en l'honneur de son père est surmonté d'une rare réplique de la statue de la Liberté de son ami le sculpteur Frédéric Auguste Bartholdi.
  • François Ponsard, (1814-1867), poète dramatique, élu à l'Académie française le 22 mars 1855. Une statue en son honneur s'élève d'ailleurs sur le boulevard Eugène-Arnaud, devant la sous-préfecture.
  • Henry Couturier, né à Vienne en 1813, médecin, disciple de Fourier, créateur de coopératives ouvrières, conseiller général, député puis sénateur de l'Isère.
  • Prosper Sain d'Arod, compositeur, né à Vienne en 1814, maître de chapelle et organiste à Saint-Sulpice de Paris, auteur de la Grande messe de Rome (1843), inspecteur général de l'enseignement musical.
  • Charles Reynaud, né à Vienne en 1821, poète et critique littéraire.
  • Louis Arbessier, né à Vienne en 1907, comédien français.
  • Henry Merle, ingénieur, né à Vienne en 1829, industriel, promoteur de l'aluminium à Salindres, associé à Alfred Rangod Pechiney.
  • Joseph dit Camille Jouffray, né à Vienne en 1841. Ingénieur civil, officier puis pharmacien-chimiste à Montréal (Canada), maire de Vienne, conseiller général, député puis sénateur.
  • Joseph-Napoléon Martin, né à Vienne (1848). Ingénieur, Officier, explorateur en Sibérie centrale et orientale. Décédé à Fergana (Ouzbékistan) en 1892.
  • Jules Ronjat, linguiste, Majoral du Félibrige, est né à Vienne en 1864, y a vécu et y est enterré.
  • Jean-Pierre Calestroupat, dit l'abbé Calès, né à Vienne en 1870, curé de Tencin et peintre renommé.
  • docteur Paul-Louis Couchoud, né à Vienne en 1879, normalien, agrégé de philosophie, poète, spécialiste de la poésie japonaise, médecin aliéniste.
  • André Rivoire, poète et dramaturge, est né à Vienne en 1872.
  • Eugène Arnaud, résistant viennois sous l'occupation allemande, lors de la Seconde Guerre mondiale.
  • Claude Grange, né à Vienne en 1883, sculpteur et Prix de Rome, préside l'Institut de France de 1953 à sa mort (1971).
  • Lucien Hussel, (1889-1967), maire (SFIO) de la ville entre les deux guerres mondiales (1931-1940) puis après la Libération (1944-1959), l'un des rares députés à avoir refusé de voter les pleins pouvoirs à Pétain en 1940.
  • Fernand Point, cuisinier, l'un des chefs français les plus reconnus dans les années 1930. Son restaurant, La Pyramide, devient le point de passage obligé de toutes les personnalités nationales et internationales qui descendent la Vallée du Rhône. La Pyramide compte actuellement un jeune chef de réputation nationale, avec Patrick Henriroux.
  • Hoviv, dessinateur humoristique, y est né en 1929.
  • Louis Mermaz, (1931-), maire (PS) de la ville de 1971 à 2001, Ancien député, ancien sénateur, ancien président du conseil général de l'Isère, ancien président de l'Assemblée nationale, ancien ministre...
  • Jean-Georges Le Franc de Pompignan, archevêque de Vienne en 1774, frère du poète, président des états de Romans, président de l'Assemblée Nationale, ministre de la Feuille après le 4 août.
  • Charles François d'Aviau du Bois de Sanzay, archevêque de Vienne puis de Bordeaux.
  • Bruno de Leusse (1916-2009), un des négociateurs des accords d'Évian.
  • Eve Angeli (de son vrai nom Vanessa Garcin), star de la chanson française, a vécu une partie de sa jeunesse dans la région viennoise.
  • Bernard Lesterlin (1949-), homme politique
  • André Gerin maire de Vénissieux et député à l'assemblée nationale (Rhône)
  • Louis Alméras, général de division des armées de la République et de l'Empire, (né à Vienne le 15 mars 1768 - mort à Bordeaux le 7 janvier 1828).
  • André François Bron de Bailly né Bron, à Vienne le 20 novembre 1757 - Mort à Batignolles-Monceau (actuel 17e arrondissement de Paris) le 18 mai 1847, Général de l'Empire à la brillante carrière. A été fait Baron par Napoléon en 1813. Nom gravé sous l'Arc de Triomphe
  • Henri Reymond (1737-1820), homme d'église français des XVIIIe siècle et XIXe siècle.
  • François de Grossouvre.
  • Michel Brunet, paléoanthropologue, né le 6 avril 1940.
  • Bernard Vallet, né à Vienne en 1954, coureur cycliste professionnel ayant participé à dix Tours de France.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Peinture murale dans la cour de l'Hôtel de Ville.

Jusqu'en 1887, Vienne porte : d’or à un arbre arraché de sinople, chargé d'un calice et d'une hostie d'or, avec un écriteau d’argent voltigeant et brochant sur le tronc de l’arbre et portant ces trois mots Vienna civitas sancta. Cela signifie Vienne ville Sainte car beaucoup de martyrs sont issus de Vienne. En 1887, une délibération du conseil municipal supprime toute référence religieuse dans les armes de la ville qui deviennent : d’or à un arbre arraché de sinople avec un écriteau d’argent voltigeant et brochant sur le tronc de l’arbre et portant ces trois mots Vienna urbs senatoria.

L'arbre serait le symbole des libertés accordées par l'archevêque Jean de Bernin (1217-1266) aux bourgeois de la ville : élection des consuls et perception de certains droits. Un orme sous lequel se trouvait une table ronde était un des lieux de rassemblement des consuls qui en auraient fait leur symbole et qui a donné son nom à l'actuelle place de la Table-Ronde. Le calice et l'hostie sont une trace de l'importance de la dévotion viennoise au Saint-Sacrement. Les premiers historiens de la ville considéraient en effet que la procession de la Fête-Dieu avait été instituée à Vienne lors du concile de 1311[30].

Devise[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge et jusqu'en 1887, la devise de Vienne est « Vienna civitas sancta », Vienne, cité sainte, allusion à l'antiquité de la christianisation de la ville et à son rôle religieux (rang primatial des archevêques, nombreux établissements religieux et importances des reliques conservées dans la cité). La devise actuelle, « Vienna, urbs senatoria », Vienne, ville sénatoriale, apparaît officieusement dès le XVIe siècle, mais n'est adoptée officiellement qu'en 1887 sous l'impulsion du maire Camille Jouffray. Elle évoque l'histoire antique de la ville : elle a fourni des sénateurs au Sénat de Rome et l'activité de son sénat municipal est mentionnée jusqu'au VIIe siècle[30]. Ce changement de devise découle de la déchristianisation de la république.

Galerie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Vienne en Dauphiné : Étude de géographie urbaine (1935), vol.11, p.264
  2. L'échelle comporte cinq niveau : très faible, faible, modéré, moyen et fort
  3. « La nouvelle carte d'aléa sismique », sur site du Plan Séisme
  4. Seconde lettre sur Jacques de Guyse : annaliste du Hainaut, à monsieur le ...], p. 38
  5. Gabriel Chapotat, Vienne gauloise, Lyon, 1970, 3 t.
  6. Jacques Gascou, « César a-t-il fondé une colonie à Vienne ? » MEFRA, 111-1, 1999, p. 157-165Lire en ligne sur Persée
  7. Gérard Coulon, Les Gallo-Romains : vivre, travailler, croire, se distraire - 54 av. J.-C.-486 ap. J.-C., Paris : Errance, 2006. Collection Hespérides, ISBN 2-87772-331-3, p. 21
  8. Arrivée de l'ethnarque relatée par Flavius Josèphe. La présence juive en Gaule romaine est attestée par plusieurs sources dont Grégoire de Tours et des découvertes archéologiques.
  9. (en) Norman Roth, Medieval Jewish Civilization; An Encyclopedia, p. 558-561.
  10. Bruno Galland, Deux archevêchés entre la France et l'Empire, École français de Rome, 2004.
  11. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p 261.
  12. Levadoux, L., et André, J. La vigne et le vin des Allobroges. Journal des savants. 1964, volume 3, numéro 3, pp.169-181. Page consultée le 15 mai 2012.
  13. Liste des maires de Vienne
  14. http://www.vienne.fr/sites/default/files/Publications/Fichiers municipale_2014_1er_tour.pdf
  15. Les villes partenaires
  16. Insee, Populations légales 2008 - 38544-Vienne
  17. INSEE - Résultats du recensement de la population de 2008 - Aire urbaine de Vienne
  18. Site sur la population et les limites administratives de la France
  19. INSEE - Résultats du recensement de la population de 2008 - Espace urbain Rhône et Alpes
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  22. Les résultats des recensements de la population, sur le site insee.fr
  23. « Résultats du recensement de la population de l'Isère en 2009 », sur le site de l'Insee (consulté le 12 avril 2010)
  24. « Résultats du recensement de la population de Vienne en 2009 », sur le site de l'Insee (consulté le 12 avril 2010)
  25. Port Isère, Rhône-Alpes - Transport fluvial - CCI Nord Isère
  26. « Notice no PA00117325 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  27. Le musée sur Vienne-tourisme
  28. « Notice no PA00117323 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  29. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « ‪Concours des villes et villages fleuris‬ » (consulté le 20 juillet 2014).
  30. a et b Pierre Cavard, Vienne la sainte, Blanchard, 1977, p.11-31