Histoire de la Savoie

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Définir le territoire de la Savoie revient à suivre, à l'aide d'une carte topographique, les lignes de crêtes qui définissent les bassins versants des sommets des Alpes au Léman et son déversoir rhodanien, voire sur les versants est du massif de la Chartreuse. En son sein, sur le même principe, les six grandes vallées intra-alpines délimitent ce qui deviendra les six provinces historiques de la Savoie, la Savoie Propre, la Maurienne, la Tarentaise, le Chablais, le Genevois, et le Faucigny[1]. L’histoire de la Savoie se limite donc souvent à ces six provinces historiques intégrées aux deux collectivités françaises que sont la Savoie et la Haute-Savoie, parfois elle accompagne ses souverains dans une histoire universelle.

L'Histoire de la Savoie se confond avec celle de ses maîtres issus de la Maison de Savoie, apparue dès le XIe siècle, avec Humbert aux Blanches Mains, premier Comte, en Maurienne. Limitée à cette vallée, la future Maison de Savoie s'accroît politiquement et territorialement au fur et à mesure des alliances et des combats. Elle obtient en 1416 le titre ducal avec Amédée VIII de Savoie, légitimant au niveau européen le rôle géostratégique de son territoire qui valait à ses souverains le surnom de Portiers des Alpes[2].

Regardant de plus en plus « par-delà les monts »[3], la Maison de Savoie délaisse la Savoie au profit de sa politique italienne, la faisant passer de berceau de la famille à l'une des composantes des États de Savoie. Annexée pour les uns, rattachée pour les autres, la Savoie par le traité de Turin de 1860 rejoint la France. Province pauvre au début XIXe siècle, elle connaît un développement grâce aux deux révolutions de l'or blanc, avec l'exploitation de la houille blanche au XIXe et le développement touristique en lien avec le ski à partir du début du XXe siècle, ainsi qu'une industrie de la métallurgie fine issue de l’horlogerie implantée en Faucigny dès le XVIIIe siècle[4], qui stopperont l'hémorragie migratoire. Parallèlement, se développent, dans cette seconde moitié du XXe siècle, des mouvements identitaires revendiquant une spécificité culturelle et allant même jusqu'à revendiquer une souveraineté.

« Curieuse destinée que celle des pays que nous nommons Savoie : terre d’empire au Moyen Âge, mais partagée dès l’origine entre l’appel de la vallée du Rhône et celui de la vallée du . Berceau au cours des siècles, d’une dynastie de langue et de culture française, mais dont les hasards de l’histoire ont fait la mère de l’unité italienne, en lutte selon les époques, contre le Dauphiné, contre le Valais, contre la calviniste Genève, contre le Milanais, et réussissant malgré ces guerres incessantes, à se doter d’une armature administrative d’une remarquable précocité, longtemps sujet de discorde entre la France et le Saint-Empire, puis entre la France et l’Espagne, enfin entre la France et l’Autriche, aujourd’hui trait d’union entre les deux pays amis qui occupent les deux versants des Alpes. »

— Avant-propos par André Chamson, directeur général des Archives de France, de l’Académie française[5]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Dates importantes
  • -50 000 Des chasseurs néandertaliens en Chablais
  • -13 000 Les premiers chasseurs de rennes
  • -5 000 Les premières communautés d'agriculteurs sédentaires

Dans une grotte d'Onnion (Haute-Savoie), l'homme de Néandertal a laissé des outils de silex et des ossements de bouquetins datant d'environ 50 000 ans.

Le glacier du Rhône, à la fin de la dernière glaciation, a libéré le lac Léman vers 18/15 000 ans avant J.-C. Entre 15 000 et 6 000 ans avant J.-C., une occupation de chasseurs saisonniers a été attestée par les fouilles du XIXe et du XXe siècle. On a des gisements du Magdalénien, Azilien puis Mésolithique. Ces chasseurs de rennes puis de cerfs sont présents dans l'avant-pays (environ 600 m d'altitude). Au pied du Salève, à Etrembières près de Genève, fut trouvé, en 1843, et reconnu tout de suite comme la première œuvre d'art du Paléolithique. Il y a les grottes ou abris de Musièges et La Balme-de-Thuy, Haute-Savoie, de Saint-Thibaud-de-Couz, de Saint-Christophe en Savoie datant entre 13 000 et 6 000[6].

Au Néolithique (entre 5 000 et 2 500 av. J.-C.), des communautés sédentaires d'agriculteurs s'installent dans les plaines, et les grandes vallées d'altitude moyenne : de nombreux gisements les attestent. en plus il y a des villages lacustres sur les bords des lacs du Léman, d'Annecy, du Bourget ou encore d'Aiguebelette.

Les conditions climatiques étant plus favorables qu'aujourd'hui, des hommes venus du Valais colonisent les vallées de l'intérieur des Alpes à partir du col du Grand-Saint-Bernard.[réf. souhaitée] Les plus anciens vestiges, comme la nécropole d'Aime, sont datés du Néolithique moyen[6].

D'autres traces attestent d'une occupation des alpages par la présence du Mégalithisme alpin avec les centaines de pierres à cupules dans les vallées de Tarentaise ou de Maurienne situées à plus de 2 000 m d'altitude comme la Pierre aux Pieds, à 2 750 m sur le plateau de Pisselerand, sur laquelle on peut observer une cinquantaine de cupules, ainsi qu'un trentaine d'empreintes de pieds humains et Pierre de Chantelouve ou Pierre des Saints, situé à 2 100 m, sur laquelle il y a 150 cupules, de même qu'en Tarentaise, à Saint-Martin-de-Belleville, au hameau Villarenger, la Pierre aux Chouettes ou Pierre Chevète[7].

Au col du Petit-Saint-Bernard (2 188 m), on peut observer un cromlech qui n'est pas obligatoirement du Néolithique.

Protohistoire[modifier | modifier le code]

Dates importantes
  • 2500/2000 av. J.-C. Âge du Cuivre
  • 2000/1350 av. J.-C. Âge du bronze ancien et moyen : importation des bronzes
  • 1350/800 av. J.-C. Âge du bronze final : métallurgie et cités lacustres
  • 800/50 av. J.-C. Âge du fer : Hallstattiens et Alpins
  • 300 av. J.-C. Implantation des Allobroges

Du cuivre apparaît vers 2500 av. J.-C. sous forme de quelques haches plates (Sevrier, Faverges, Saint-Pierre-d'Albigny).

L'âge du bronze ancien (2000/1600 av. J.-C.) commence avec les premières haches et épingles importées du Valais, zone de production active. Ces métallurgistes exploitent les gisements de cuivre de haute Tarentaise. À l'âge du Bronze moyen (1600/1350 av. J.-C.) ce sont encore des bronzes importés mais du sud-ouest de l'Allemagne et non de Suisse.

À partir du XIVe siècle av. J.-C., des importations d'Allemagne continuent mais une production locale de métal commence peu à peu sous l'influence majeure, probablement même apportée par des migrants de l'Europe moyenne qui implantent la civilisation des Champs d'Urnes. Un climat chaud et sec amènera une baisse du niveau des lacs sur le bord desquels ils installent des ateliers de métallurgistes et de potiers, dès 1050 av. J.-C., qui seront alimentés facilement en combustible par flottage. Ces stations littorales, (cité lacustre) dureront jusqu'au VIIIe siècle, submergées par la montée des eaux causée par une péjoration (?) climatique importante. Les plus nombreuses seront sur le lac du Bourget qui a livré un très abondant matériel exposé au Musée Savoisien de Chambéry.

Dès l'âge du Bronze moyen les vallées alpines sont parcourues par un courant commercial entre la plaine du Pô et la Savoie qui reçoit des bronzes italiques (armes et bijoux). Vers 950 av. J.-C., les mines de cuivre de Maurienne seront exploitées par les métallurgistes des lacs.

Durant l'âge du fer, à partir du VIIe siècle av. J.-C., la Savoie reçoit les cavaliers éleveurs hallstattiens qui s'installent dans les plaines laissant leurs traces dans des tumulus (Gruffy, Saint-Ferréol, Talloires, La Tour, etc.) alors que des peuples indépendants issus de l'occupation de la fin de l'âge du Bronze s'épanouissent dans les vallées de montagne : les Ceutrons en Tarentaise et en Faucigny, ainsi que les Médulles en Maurienne. Ce sont eux qui contrôlent et assurent le commerce entre la plaine du Pô et la vallée du Rhône, ce qui leur procure une richesse trouvée dans des bijoux funéraires originaux et abondants, caractéristiques d'une véritable "civilisation alpine". Les Gaulois ne colonisent la Savoie qu'à partir du IVe siècle avant J.-C. par une petite implantation au sud du lac Léman puis les Allobroges occupent, au IIIe siècle quasiment l'ensemble des plaines préalpines : environs de Genève et du lac Léman, cluse de Chambéry, combe de Savoie, etc. Plus à l'intérieur des terres, dans les vallées intra-alpines, on trouve encore les peuples indépendants qui commencent à être celtisés, surtout en Tarentaise où passe la route vers l'Italie, qui pourrait être celle qu'emprunta Hannibal lors de son passage des Alpes en 218 avant J.-C.[8].

Antiquité romaine[modifier | modifier le code]

Dates importantes
  • -218 Passage des Alpes par Hannibal, par la Savoie selon certains auteurs
  • -121 Défaites des Allobroges face aux Romains
  • -9/-6 soumission complète des Alpes

La romanisation de la Savoie débute réellement vers - 6/-4 lorsque l'ensemble des vallées sont conquises et contrôlées, alors que le premier contact avec les Romains date du franchissement des Alpes par le consul Fulvius Flaccus aux environs du col du Montgenèvre. Le territoire de la Savoie relève d'un intérêt surtout stratégique pour les Romains avec des cols et des voies qui les emprunteront entre la péninsule et la Gaule, et notamment celle allant de Mediolanum (Milan) à Vienna (Vienne), traversant la Tarentaise. La Savoie romaine se perpétue jusqu'aux IIIe siècle/Ve siècle, lorsque les peuples germains, les « Barbares », tentent leurs premières incursions, comme les Alamans, sur le territoire et l'installation définitive des Burgondes par le général Aetius vers 434.

Des royaumes burgondes à la société féodale en Savoie[modifier | modifier le code]

Dates importantes

En 443, la Sapaudia est concédée aux Burgondes. Le royaume naissant ne peut s'opposer aux prétentions des Francs et la Sapaudia devient carolingienne. Il faut attendre le Xe siècle pour voir s'affirmer des familles nobles ainsi que de puissants évêques, qui profiteront de l'affaiblissement impérial du XIe siècle pour s'émanciper. Léon Menabrea indique que « Peu à peu, les petits feudataires s'effacent ; une étoile grandit et flamboie au milieu du firmament féodal, c'est l'étoile de la maison de Savoie »[9]. Cette dernière réussit par une politique de mariages et de guerres à contrôler l'ensemble de cette ancienne Sapaudia.

Duché de Savoie et Royaume de Sardaigne (1416 à 1792)[modifier | modifier le code]

Le Duché de Savoie et les autres états italiens en 1494.

En 1416, la Savoie entourée des duchés de Milan et de Bourgogne, du Dauphiné français, obtient, avec Amédée VIII le Pacifique le statut de duché de l’Empire romain germanique. En 1418, le duc de Savoie hérite de la province italienne du Piémont. La Maison de Savoie possède le contrôle des cols et passages du Valais à la Méditerranée. Entre monarchies françaises, germaniques, espagnoles ou autrichiennes, les souverains savoyards par leurs alliances deviennent incontournables en Europe. Dans le domaine législatif, les Statuts de la Savoie mettent de l'ordre dans le maquis inextricable des us et coutumes locaux. C'est l'apogée des États de Savoie.

La fin du règne d'Amédée VIII en 1451 ouvre une période de décadence qui perdurera au moins jusqu'en 1630. Cette décadence découle en grande partie de l'impossibilité pour le duché de se maintenir à l'écart des conflits entre grandes puissances européennes. La Savoie connaîtra cinq occupations françaises ; respectivement en 1536-1559 ( traité de Cateau-Cambrésis), 1600-1601, 1630-31, 1690-96 et 1703-1713, une occupation espagnole en 1742-49, sans compter l'occupation du Chablais par les Bernois entre 1536 et 1564 (ils garderont le pays de Vaud) et les Valaisans entre 1536 et 1569 (ils garderont eux une partie du Chablais. En fait, la France ne veut pas l'annexion de la Savoie, mais à l'exception de celle-ci, le duché se voit progressivement dépouillé de toutes ses possessions à l'ouest des Alpes : Bresse et Bugey et au nord du lac Léman : Pays de Vaud, Valais et Genève, si bien que le centre de gravité du duché glisse de plus en plus du côté italien et ce glissement débouche en 1563 sur le déplacement officiel de la capitale à Turin aux dépens de Chambéry (déménagement de fait depuis 1536). L'amalgame entre la Savoie et le Piémont ne se fera jamais réellement, sans doute plus pour des raisons culturelles que géographiques : La Savoie appartient à l'aire française alors que le Piémont est italien.

Lorsqu'une partie de l'Europe est gagnée par la Réforme protestante, la Savoie reste majoritairement catholique, même si au moment de son occupation par les Bernois, en 1538, le Chablais a un moment basculé dans l'autre camp. La Contre-Réforme est symbolisée par François de Sales, ancien avocat et brillant intellectuel devenu évêque qui entreprend de reconquérir le Chablais.

En 1561, Emmanuel-Philibert de Savoie (1528-1580) supprime l'utilisation du latin comme langue administrative et établit l'Italien comme langue officielle dans le duché de Savoie bien que les populations continuent à parler les dialectes savoyards, ligure et piémontais.

Même lorsque la paix s'établit de façon durable, la Savoie reste un pays pauvre où la majorité de la population paysanne vit souvent dans la précarité. À partir du XVIe siècle, l'émigration dirigée vers le sud de l'Allemagne et vers Lyon devient une tradition. L'identité villageoise reste très forte et se fonde notamment sur l'ampleur relativement importante des biens communaux.

En 1713, Victor-Amédée II reçoit la couronne de Sicile qu’il échange avec la Sardaigne. Dorénavant, les États de Savoie seront appelés également Royaume de Sardaigne ou "Royaume sarde". Victor-Amédée II qui appartient à la génération des despotes éclairés gère sainement ses États et met en œuvre un train de réformes dont certaines sont en avance sur leur temps, comme la Mappe sarde, un cadastre à l’échelle 1:2400, destiné à améliorer le prélèvement de l'impôt.

Son successeur, Victor-Amédée III de Sardaigne permet aux communautés savoyardes de racheter une partie des droits seigneuriaux, ce qui entraîne une certaine rancœur de la noblesse.

La Savoie française de 1792 à 1815[modifier | modifier le code]

Les états italiens en 1796, la Savoie dans le Royaume de Sardaigne.

En 1792, les Français passent à nouveau les frontières, il s’agit cette fois-ci des révolutionnaires. Une Assemblée nationale des Allobroges réunie à Chambéry demande la réunion de la Savoie à la France. Alors qu'Annecy préfère l'union à l'Italie. La Savoie et ses six provinces deviennent le département du Mont-Blanc, le 27 novembre 1792 (une partie formera avec Genève en 1798 le département du Léman).
Les lois républicaines s’appliquent en Savoie, toutefois la Constitution civile du clergé est mal acceptée.
De 1791 à 1793, les 7 districts (Annecy, Carouge, Chambéry, Cluses, Moûtiers, Saint-Jean-de-Maurienne et Thonon) du département du Mont-Blanc fournirent 5 bataillons de volontaires nationaux.
En 1794, le représentant de la Convention Antoine Louis Albitte surnommé le « Robespierre savoyard », combat les ennemis de la Révolution, mais en fin de compte, les guillotines construites pour l'occasion ne sont pas utilisées. Par contre, la répression contre les prêtres réfractaires dure jusqu'au Concordat de 1801.
La période de l'Empire représente une période d'apaisement après la tourmente révolutionnaire, malgré la conscription qui reste impopulaire. Avec le rachat des biens nationaux, la bourgeoisie citadine poursuit son ascension amorcée dans le courant du XVIIIe siècle.
La chute de l’Empire napoléonien marque le retour de la Savoie dans le giron monarchique de la Maison de Savoie.

Buon governo et Risorgimento (1815 à 1860)[modifier | modifier le code]

Les états italiens en 1843, la Savoie dans le Royaume de Sardaigne.

En juin 1815 à la suite du traité de Paris de 1815, Victor Emmanuel Ier, frère de Charles-Emmanuel IV rentre de son exil de Cagliari et récupère le Piémont et la Savoie mais doit donner la province de Carouge au canton de Genève (Traité de Turin du 16 mars 1816). Le souverain bénéficie d'un a priori favorable de la part des Savoyards qui restent attachés à la Maison de Savoie.

La politique se résume en quelques mots : on rétablit toutes les mesures en vigueur avant 1792[10]. Dans ce régime que l'on appelle le Buon governo (« bon gouvernement »), la police est fort active, et les pouvoirs de l'armée sont accrus. Le clergé retrouve une position de force et rétablit une sorte d'ordre moral.

Monté sur le trône en 1831, Charles-Albert modernise le royaume et, en 1848 après des manifestations qui avaient eu lieu dans les principales villes du royaume, accorde un statuto ou constitution : on parlera du Statut Albertin. Charles-Albert embrasse alors la cause de l'indépendance et de l'unité italienne. C'est le début du Risorgimento, moment important dans l'histoire de l'Italie, mais qui ne concerne guère les Savoyards. En 1849, Charles-Albert abdique en faveur de son fils Victor-Emmanuel II. Le nouveau roi et son président du Conseil Cavour seront les artisans majeurs de l'unité italienne.

Le recensement de 1848 fait état de 582 924 habitants en Savoie contre 542 258 habitants en 1858, ce qui tendrait à démontrer une forte émigration entre ces deux dates.

L’Annexion de la Savoie (1860)[modifier | modifier le code]

Projet de rattachement du Chablais et du Faucigny à la Suisse en tant que nouveaux cantons / 40 km [=0,035 m]. - Winterthur : J. Wurster, [ca 1860].
Les états italiens pendant le Risorgimento et annexion de la Savoie en 1860.
Drapeau du royaume d’Italie (1861-1946) avec au centre les couleurs de la maison de Savoie.

Avec le Risorgimento, les populations de la Savoie, surtout les élites, développent l’idée que leurs souverains abandonnent le berceau de leur famille en favorisant le versant piémontais et l’Italie. Ils soulignent aussi une politique de recrutements administratifs discriminatoires à leur encontre du fait qu’ils sont francophones.

Le 21 juillet 1858, le ministre du royaume de Sardaigne Cavour rencontre l’Empereur des Français Napoléon III, en cure à Plombières (Vosges). Lors de cette entrevue secrète, Napoléon III accepte d'aider le Piémont-Sardaigne à unifier l'Italie, à condition que le pape reste maître de Rome et que le comté de Nice et la Savoie soient cédés à la France.

En avril 1859, l’Empire d’Autriche déclare la guerre au royaume de Piémont-Sardaigne qui fournit des armes aux Lombards. Les Sardes sont vainqueurs à Palestro et Montebello, mais les alliés français l’emportent difficilement à Magenta (4 juin) et à Solférino (24 juin). Inquiet, Napoléon III signe l’armistice de Villafranca (8 juillet). Cavour démissionne et la cession de la Savoie et de Nice ne paraît plus être à l’ordre du jour. L’opinion commence à s’agiter sur un probable avenir français.

On envisage le maintien de la province dans le royaume sarde, voire un rattachement à la Suisse[Note 1].

Face à ces idées de partition de la province, la diplomatie s’organise. Le 24 mars 1860, le Traité de Turin est signé, et la Savoie se trouve désormais "rattachée" à la France, sous certaines conditions et sous réserve de l’adhésion des populations (exigence des chancelleries helvétique et britannique).

Le 1er avril, le roi délie ses sujets savoyards de leur serment de fidélité (renonciation royale). On décide d’une date pour le plébiscite, le 22 avril. Afin d’éviter les tensions dans les territoires septentrionaux de la Savoie, il est décidé d’éditer un bulletin spécial OUI ET ZONE qui correspond à la ratification du traité de Turin, accompagné de la création d'une Grande Zone franche au Nord de la Savoie.

Il est à noter qu'il n'est pas jugé bon de distribuer des bulletins "non". Ce vote est organisé sur le modèle de votation français, seuls les hommes ayant atteint la majorité votant.

Le 29 avril, la Cour d’Appel de Chambéry proclame les résultats :

Plébiscite 1860
Territoire Date Inscrits Votants Favorable au rattachement Votant « Oui et Zone » Contre l'annexion Abstention Nul (dont pro-helvétique) Armée
Savoie 22/23 avril 135 449 130 839 130 523 47 000 235 env. 600 71 6033 sur 6 350
D’après H. Ménabréa/Guichonnet pour la Savoie

La Savoie contemporaine (1860 à nos jours)[modifier | modifier le code]

Caricature de Cham représentant l'intégration de la Savoie à la France, publié dans le Journal universel L'Illustration, du 30 juin 1860

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

« La guerre est déclarée », titre du Petit Dauphinois 4 août 1914

La Savoie est durement touchée par la Première Guerre mondiale, malgré les statuts de neutralité dans le nord de la Savoie acquis en 1815, avec environ 20 000 morts pour la France, dans les deux départements[Note 2].

Les troupes savoyardes combattent sur tous les fronts avec les régiments d'infanterie (30e, 97e, le 230e et 297e) ainsi que sur le front alpin contre l'Autriche, où ils seront surnommés les « Diables bleus » avec les chasseurs alpins dauphinois[11]. Bien que le territoire de la Savoie ne fut pas touché directement par la guerre, la catastrophe ferroviaire de Saint-Michel-de-Maurienne 12/13 décembre 1917 entraîne la mort de plus de 800 Savoyards permissionnaires, revenant du front alpin italien pour les fêtes de Noël[12].

L'affaire des zones[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Zone neutralisée de Savoie.

En 1919, à la sortie de la guerre, la France choisit de dénoncer le traité de Turin par l'article 435 du traité de Versailles qui supprime la zone neutralisée en Savoie et la grande zone franche pourtant établies lors de l'Annexion.

Plus tard en 1932, la Cour internationale de justice de La Haye condamne la France et l'invite à remettre en place la zone franche (liée directement aux conditions d'annexion), conformément aux traités antérieurs alors caducs de 1815, 1816 et 1829, soit 650 km2, contre 4 000 km² dans le traité d'annexion de 1860.

L'émigration italienne en Savoie[modifier | modifier le code]

La première vague d'émigration italienne en Savoie remonte à la fin du XIXe siècle, avec l'arrivée de paysans en provenance du Frioul, du Piémont, de Gênes, quittant des campagnes pauvres pour travailler comme ouvriers ou saisonniers en Savoie. Après la Première Guerre mondiale, une nouvelle vague est formée de migrants chassés par la pauvreté et de réfugiés politiques. Des heurts avec la population existent (notamment en raison de la hausse du chômage dans les années trente).

Pendant la seconde guerre mondiale, la Savoie fait partie de la zone d'occupation italienne, rendant houleuse la cohabitation avec la population italienne. Benito Mussolini prônera le rattachement de la Savoie et de Nice à l'Italie, ce qu'il n'obtiendra pas. De nouveaux immigrants s'installeront dans les années cinquante et soixante, avant l'arrivée dès les années cinquante de nord-africains, embauchés sur les grands chantiers hydrauliques.

En 2008, la Savoie comptait 23 000 ressortissants italiens (2 % de la population), mais on estime qu'un Savoyard sur trois a une origine italienne[13].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Au début de la Seconde Guerre mondiale, le front des Alpes reste relativement à l'abri du conflit. Le 10 juin 1940, alors que la France est en lutte contre l'envahisseur allemand, Mussolini déclare la guerre. La Savoie va connaître l'occupation italienne, puis l'occupation allemande.

Les troupes de Savoie luttent essentiellement en Maurienne, en Tarentaise et dans la vallée du Rhône. En 1944, La résistance en Savoie s'illustre notamment au plateau des Glières maquis mis en place par Tom Morel ou au col des Saisies par exemple. Les luttes contre l'armée allemande et la milice française connaissent une fin tragique. Le plateau des Glières devient un lieu chargé du symbole de la résistance.

Le 24 août Aix-les-Bains est libéré par les Résistants, puis Chambéry le lendemain. Un Comité départemental de la Libération, réunissant les mouvements de Résistance, est instauré, et Lucien Rose devient préfet. Toutefois, la retraite allemande à travers la Maurienne est très longue, accompagnée de très nombreuses exactions et destructions de villages (Hermillon) ou de ponts. Des combats ont ensuite lieu tout au long de l'hiver 1944-1945, notamment au Roc Noir (col du Petit-Saint-Bernard) et au Mont-Cenis, entre FTP, 13e BCA et troupes allemandes, pour contrôler les lignes de crêtes. Ces combats ne s'arrêtent que lors de la capitulation du 8 mai 1945.

Les révolutions blanches[modifier | modifier le code]

Le système montagnard repose sur une triple organisation spatiale rationalisée : le fond des vallées reste fortement lié au développement humain et à ses activités (habitation, circulation, industrie, agriculture), les versants sont soit laissés à l’abandon du fait du dénivelé, soit des lieux d’implantation de villages/gros hameaux reposant sur une exploitation sylvicole et une agriculture montagnarde, enfin la montagne divisée en montagnettes fréquentées par les éleveurs du printemps à l’automne, en alpages où paissent les troupeaux et la haute-montagne constituée de pierre et de neiges persistantes associées aux glaciers.

Ce système est remis en cause avec le développement industriel de la fin du XIXe siècle (la houille blanche) et le développement touristique (l'or blanc). Toutefois, à partir des années soixante, la prise de conscience d'une nature fragile oblige les différents acteurs, étatiques et locaux, de protéger cet espace montagnard, notamment avec la création du Parc national de la Vanoise, en 1963 ou de la loi montagne (1985).

La houille blanche[modifier | modifier le code]

Le système montagnard est remis en question avec l’exploitation des nouvelles ressources naturelles montagnardes : l’utilisation de l’énergie produite par les chutes d’eau ou houille blanche. L’invention de la Dynamo (1870) révolutionne l’utilisation de la houille blanche. Si cette énergie est déjà utilisée localement par les populations dans les scieries le long de cours d’eau, cette innovation technologique permet le développement d’un véritable tissu industriel, notamment en Tarentaise, en Maurienne, dans le Val d’Arly ou dans le Haut-Faucigny[14].

Ce développement industriel bouleverse et transforme les sociétés locales (apparition de nouvelle organisation sociale avec les ouvriers-paysans) et met un coup d'arrêt à l'exode rural débuté au XIXe siècle. Après guerre, la nationalisation de l'électricité (1946), la perte de la concurrence et l'apparition de nouvelles formes d'énergie et surtout le manque de place pour l'agrandissement des sites provoquent une crise dès les années soixante. Avec de grands efforts, certains sites sont maintenus. Socialement, le statut d'ouvrier-paysan disparaît et ne se maintient que l'ouvrier. Les conséquences sur le paysage sont visibles, disparition des vignes, apparition de friches agricoles…

Face à cette nouvelle crise du milieu montagnard, les collectivités locales s'interrogent sur le développement de nouvelles activités pour pallier ce recul industriel.

L'or blanc[modifier | modifier le code]

Le tourisme apparaît en Savoie avec la « découverte » des Alpes au XVIIIe siècle. Tout d'abord limité aux Préalpes et au thermalisme (comme à Aix-les-Bains), les touristes osent l'aventure en venant au cœur des Alpes[Note 3].

À partir du XXe siècle, les remues ou les alpages s'ouvrent à de nouvelles pratiques. La combinaison d'une topographie adéquate, d'un enneigement régulier ainsi que de la volonté de certains acteurs permet à la Savoie un nouveau dynamisme : le tourisme hivernal et la pratique du ski. Le timide développement dans des stations de fond de vallées, comme à Chamonix, ou de moyennes altitudes, comme Megève ou Pralognan-la-Vanoise, est bouleversé avec l’interventionnisme étatique ou des collectivités locales des années 1960. Un nouveau type de station émerge - les stations intégrées ou station dite de "3e génération" - comme Courchevel ou Avoriaz[Note 4].

Maintien des activités humaines et préservation de l’environnement[modifier | modifier le code]

Face à l’augmentation du nombre de touristes, les dégradations dues aux nouveaux aménagements et à la saturation des activités humaines en fond de vallées, l’État français décide de protéger par décret, celui du 6 juillet 1963, les espaces non-touchés par cette anthropisation. Le Parc national de la Vanoise (PNV) est né (pendant français du Parc national du Grand Paradis italien, créé en 1922). Il correspond au massif montagneux du même nom, compris entre la haute-vallée de l’Arc (Maurienne) et la haute-vallée de l’Isère (Tarentaise), avec une surface de 52 840  ha. Ce premier parc national permet de protéger la faune et la flore en empêchant toute anthropisation de l’espace, exception faite à des habitats temporaires (refuges). Ce décret prévoit une division du parc en deux territoires distincts, celui de la haute-montagne, le cœur du parc, sanctuaire par excellence, et celui de la zone périphérique, laissant aux communes la liberté du développement du fait des amputations liées à cette sanctuarisation en altitude. Toutefois, les tensions sont importantes entre les populations locales, souhaitant se développer, les promoteurs, désirant accroître les domaines skiables en haute altitude (env. 3 000 m) et les gestionnaires du parc, garants de la protection et de la préservation des espaces naturels.

Par ailleurs, l’objet "montagne" fait figure d’espace fragile à protéger, tant du point de vue environnemental qu’humain. La Savoie située majoritairement en territoire alpin apparaît alors comme une périphérie nationale à préserver afin qu’elle ne devienne pas une zone vide ou réservée aux activités ludiques tant estivales qu’hivernales. Le 9 juin 1985 est promulguée la loi du no 85-30 relative au développement et à la protection de la montagne, dite loi montagne dont le rapporteur est le parlementaire savoyard Louis Besson. Ce texte reconnaît une « spécificité d’un espace, de son aménagement et de sa protection », définissant la montagne comme « une zone où les conditions de vie sont plus difficiles, freinant ainsi l’exercice de certaines activités économiques, entre autres liées à l’altitude, aux conditions climatiques et aux fortes pentes ». Les élus locaux obtiennent ainsi un nouveau soutien pour le développement de leur commune. Dans un même élan, avec une perspective de « développement durable », la région Rhône-Alpes met en place des Parcs naturels régionaux dont bénéficie le massif des Bauges en 1995 (Parc naturel régional des Bauges).

La résurgence identitaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Nationalisme savoyard.

Si la Savoie peut se prévaloir d’une identité particulière dans l’ensemble national, en devenant le dernier territoire avec le comté de Nice à être rattaché à l’Hexagone par le traité de Turin en 1860, l’apparition de mouvements organisés revendiquant une identité propre est assez tardive. En effet, il faut attendre quelques années après les célébrations du centenaire de l’Annexion de la Savoie, dans les années 1960, pour voir apparaître les prémices de mouvements culturels, régionalistes, comme le Mouvement Région Savoie (1971) puis la création d'un mouvement indépendantiste, la Ligue savoisienne, à partir de 1994.

Les élites politiques, parlementaires ou personnalités locales, n'ont jamais été réellement intéressées par ce débat. Toutefois, la récurrence de la question d'une région Savoie depuis les années 1970 oblige ces derniers à apporter quelques réponses. Ainsi dès 1983, les deux conseils généraux savoyards créent l'Entente régionale de Savoie, un établissement public supradépartemental ayant pour compétence la promotion touristique et patrimoniale locale, la promotion des produits du terroir (marque Savoie), la gestion des subventions de l'Université de Savoie ainsi que le soutien d'associations culturelles (dont l'Orchestre des Pays de Savoie). En 1999, à la suite de l'émergence et de l'apogée du mouvement Ligue savoisienne, la structure tente de contrer cette percée indépendantiste en faisant évoluer l'Entente et en créant en 2001 l'Assemblée des Pays de Savoie. En 2009, Hervé Gaymard relance le débat de la création d'une région réunissant les deux départements[15].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une pétition réunit plus de 13 651 signatures, 60 communes du Faucigny, 23 du Chablais français et 13 aux environs de Saint-Julien-en-Genevois favorables au projet suisse, soutenu par l’Angleterre, cité notamment par Paul Guichonnet, Histoire de l'Annexion de la Savoie à la France et ses dossiers secrets, Le Messager - Horvath,‎ 1982, 354 p., p. 166.
  2. 9 843 tués en Savoie et 10 400 en Haute-Savoie d'après Louis Comby, Histoire des Savoyards, Nathan,‎ 1977, p. 129 ; ainsi que Paul et germaine Veyret, Au cœur de l'Europe, les Alpes, Paris, Flammarion,‎ 1968 ; D'autres chiffres : 8 881 pour la Savoie et 9 193 pour la Haute-Savoie d'après une étude de l'abbé François Gex cité dans André Palluel-Guillard et al., La Savoie de Révolution française à nos jours, XIXe-XXe siècle, Ouest France Université,‎ 1986 (ISBN 2-85882-536-X), p. 354, reprises par Thérèse Leguay, Jean-Pierre Leguay, Emmanuel Cerisier, Histoire de la Savoie, Editions Jean-paul Gisserot,‎ 2005 (ISBN 2877478041 et 9782877478045), p. 112.
  3. Pour une approche de la naissance du tourisme en Savoie, consulter le paragraphe de l'article Histoire du tourisme en Savoie in "Tourisme en Pays de Savoie".
  4. Pour une analyse détaillée du développement des stations de ski en Savoie, consulter le paragraphe de l'article Les sports d'hiver "Tourisme en Pays de Savoie".

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Louis Grillet, Dictionnaire historique, littéraire et statistique des départements du Mont-Blanc et du Léman, contenant l'histoire ancienne et moderne de la Savoie, et spécialement celle des personnes qui y étant nées ou domiciliées, se sont distinguées par des actions dignes de mémoire, ou par leurs succès dans les lettres, les sciences et les arts, Puthod,‎ 1807, chap. 3 tomes in-8°, p. 386.
  2. Expression de François Ier. Voir aussi Honoré Coquet, Michel Chabloz, Les Alpes, enjeu des puissances européennes : L'Union européenne à l'école des Alpes ?, Harmattan,‎ 2003 (ISBN 2-74755-120-2), p. 71.
  3. Expression désignant l'Italie, de l'autre côté des Alpes.
  4. Présentée par Paul Guichonnet. Narcisse Perrin, L'horlogerie savoisienne et l'École nationale d'horlogerie de Cluses, RAffin et C* éditeurs puis Editions Cheminements,‎ 1902, 2004 (ISBN 2-84478-032-6 et 9782844780324), p. 171.
  5. [PDF] « Archives de l'ancien duché de Savoie », sur www.sabaudia.org (consulté le 19 avril 2009) : « « Avant-Propos » Archives de l'ancien duché de Savoie (série SA), Inventaire, tomé 1 : « Archives de cour », Gardet, 1966. ».
  6. a et b A.Beruard, J.Châtel, A.Favre, M.Hudry, Découvrir l’Histoire de la Savoie, Albertville, éd. Centre de la Culture Savoyarde,‎ 1998 (ISBN 2-95113-791-5), p. 8-12 .Voir aussi Aimé Bocquet, Le peuplement des Alpes du Nord.
  7. A Ballet F., Raffaelli P., Rupestres, Roches en Savoie, gravures, peintures, cupules, Chambéry, Musée Savoisien,‎ 1990, p. 147.
  8. A.Beruard, J.Châtel, A.Favre, M.Hudry, Découvrir l’Histoire de la Savoie, Albertville, éd. Centre de la Culture Savoyarde,‎ 1998 (ISBN 2-95113-791-5), p. 20-21. Chronologie du site Sabaudia.org Sabaudia -Histoire, patrimoine, archives des Pays de Savoie., ainsi que Louis Comby, Histoire des Savoyards, éd. Nathan, Coll. Dossiers de l’Histoire,‎ 1977, p. 10, « Premier portiers des Alpes, Médulles et Ceutrons contrôlent le trafic organisé à travers les grands cols alpestres » ou encore la synthése de Aimé Bocquet, « Le peuplement des Alpes du Nord ».
  9. Léon Menabrea, Article « De la marche des études historiques en Savoie et en Piémont, depuis le XIVe siècle jusqu'à nos jours, et des développements dont ces études seraient encore susceptibles », Mémoires (n°1, IX), Académie de Savoie,‎ 1839, p. 348.
  10. Jacques Lovie, Article « Art et Histoire », Savoie, Christine Bonneton éditeur,‎ 1978
  11. Claude Muller, Les mystères du Dauphiné, Éditions De Borée,‎ 2001 (ISBN 9782844940865), p. 96-101.
  12. André Palluel-Guillard et al., La Savoie de Révolution française à nos jours, XIXe-XXe siècle, Ouest France Université,‎ 1986 (ISBN 2-85882-536-X), p. 112.
  13. Article de « Fils de deux patries », Le Dauphiné libéré,‎ 17 juin 2008.
  14. André Palluel-Guillard et al., La Savoie de Révolution française à nos jours, XIXe-XXe siècle, Ouest France Université,‎ 1986 (ISBN 2-85882-536-X).
  15. Réactions à la proposition d'Hervé Gaymard

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ensemble d'ouvrages spécialisés sur l'histoire de la Savoie, liste classée par date de parution.

  • Romain Maréchal et Yannick Milleret Atlas historique de Savoie, 1792-1914. ed. Société savoisienne d'histoire et d'archéologie, 2013, 184 p., ISBN 978-2-85092-023-3
  • Christian Sorrel (dir.), Histoire de la Savoie, éd. La Fontaine de Siloé, Coll. "Les Savoisiennes",‎ 2006 (ISBN 2-84206-347-3).
  • [Leguay 2005] Emmanuel Cerisier, Thérèse Leguay et Jean-Pierre Leguay, Histoire de la Savoie, Paris, Éditions Jean-paul Gisserot,‎ 2005, 128 p. (ISBN 2-87747-804-1 et 978-2-8774-7804-5).
  • Pierre Préau (dir.), Hommes & Femmes. Ils ont fait la Savoie, éd. Questio, Coll. "Histoire d'histoires",‎ 2004 (ISBN 2-91373-216-X).
  • Robert Colonna d'Istria, Histoire de la Savoie, Paris, Ed. France-Empire,‎ 2002 (ISBN 2-70480-943-7).
  • Thérèse et Jean-Pierre Leguay, Histoire de la Savoie, Éd. Ouest-France,‎ 2000 (ISBN 2-87747-812-2).
  • Aristide Béruard, Marius Hudry, Juliette Châtel et Alain Favre, Découvrir l’Histoire de la Savoie, Centre de la Culture Savoyarde,‎ 1998, 240 p. (ISBN 2-95113-791-5).
  • Claude Genoux, Histoire de Savoie, depuis la domination romaine jusqu'à nos jours, Fontaine de Siloé,‎ 1997.
  • [Sorrel 1996] Jean-Marie Mayeur, Christian Sorrel (dir.) et Yves-Marie Hilaire, La Savoie, t. 8, Paris, Beauchesne,‎ 1996, 443 p. (ISBN 2-70101-330-5 et 978-2-7010-1330-5).
  • Paul Guichonnet (sous la dir.), Nouvelle Histoire de la Savoie, éd. Privat,‎ 1996 (ISBN 2-70891-637-8).
  • Jean de Pingon, Savoie française, Histoire d'un pays annexé, éd. Cabédita, Coll. Archives vivantes,‎ 1996 (ISBN 2-88295-184-1 et 978-2-8829-5184-7).
    Fondateur de la Ligue savoisienne
  • [Edighoffer 1992] Roland Edighoffer, Histoire de la Savoie, PUF, coll. Que sais-je ?,‎ 1992, 128 p. (ISBN 978-2130448389).
  • Jean-Pierre Leguay (sous la dir.), t1 - La Savoie des origines à l’an mil ; t2 – La Savoie de l’an mil à la Réforme ; t3 – La Savoie de la Réforme à la Révolution française ; t4 – La Savoie de Révolution française à nos jours, XIXe-XXe siècle, Evreux, éd. Ouest France, 4 tomes,‎ 1986 (ISBN 2-85882-536-X).
  • Collectif, Réalités des Pays de Savoie, éd. Association pour le développement de l'Université de Savoie (ADUS),‎ 1986.
  • Paul Guichonnet (sous la dir.), Histoire de l’annexion de la Savoie (et ses dossiers secrets), éd. Privat,‎ 1982.
  • Collectif, Histoire des communes savoyardes, éd. Horvath, 4 tomes,‎ 1980.
  • Jean-Yves Mariotte et A Perret, Atlas historique de la Savoie, Paris,‎ 1979.
  • J.R. Clocher, Histoire populaire de la Savoie, éd. Imprimerie Gaillard, Coll. Trésors de la Savoie,‎ 1978.
  • Louis Comby, Histoire des Savoyards, éd. Nathan, Coll. Dossiers de l’Histoire,‎ 1977 (ISSN 0154-9499).
  • Paul Guichonnet (dir.), Histoire de la Savoie, éd. Privat,‎ 1973, 1988.
  • Robert Avezou, Histoire de la Savoie, éd. PUF, coll. Que sais-je ?,‎ 1944, 1948, 1963 (ISSN 0768-0066).
  • [CH 1969] Cahiers d'Histoire (Revue) : « La Savoie. Des origines à nos jours », t. 5, Lyon, PUF,‎ mars 1969.
  • [Menabrea 2009] Henri Menabrea, Histoire de la Savoie, Éd. Bernard Grasset (1933), puis La Fontaine de Siloé (2009),‎ 1933, 1958, 2009, 676 p. (ISBN 2-842-06428-3 et 978-2-8420-6428-0).
  • J.-J. Vernier, Études historiques et géographiques sur la Savoie, Le Livre d'Histoire - Res Universis,‎ 1896, édition 1993 (ISBN 2-7428-0039-5, ISSN 0993-7129).
  • Charles Buet, Les Ducs de Savoie aux XVe siècle et XVIe siècle siècles. Alfred Mame et Fils. Tours. 1878. General Books (18 janvier 2012) (ISBN 978-1235538049).
  • Victor de Saint-Genis, Histoire de Savoie, d'après les documents originaux, depuis les origines les plus reculées jusqu'à l'Annexion, Chambéry, Édition Bonne, Conte-Grand,‎ 1868-1869, chap. 3 vol..
  • Édouard de Barthélémy, Les Princes de la Maison Royale de Savoie. Poulet-Malassis et De Broise. Paris. 1860.
  • (it) Luigi Cibrario, Origini e progresso della monarchia di Savoia, Turin,‎ 1854
  • Jean-Louis Grillet, Dictionnaire historique, littéraire et statistique des départements du Mont-Blanc et du Léman, contenant l'histoire ancienne et moderne de la Savoie, et spécialement celle des personnes qui y étant nées ou domiciliées, se sont distinguées par des actions dignes de mémoire, ou par leurs succès dans les lettres, les sciences et les arts, Puthod,‎ 1807, chap. 3 tomes in-8°.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Articles généraux :

Listes :

Histoires urbaines :

Autres thèmatiques :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Institutionnels[modifier | modifier le code]

  • Voir - Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - Sabaudia.org.
  • Voir - Faits historiques savoyards sur le site de l'Agences touristiques départementales de Savoie Haute-Savoie.

Autres[modifier | modifier le code]

  • Voir - Pages personnelles de A.Cerri concernant l'histoire des pays de Savoie.
  • Voir - Histoire vue par le mouvement indépendantiste la Ligue savoisienne.