Thonon-les-Bains

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Thonon-les-Bains
Vue de la mairie de Thonon-les-Bains
Vue de la mairie de Thonon-les-Bains
Blason de Thonon-les-Bains
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie (sous-préfecture)
Arrondissement Thonon-les-Bains (chef-lieu)
Canton Thonon Est et Thonon Ouest
Maire
Mandat
Jean Denais
2014-2020
Code postal 74200
Code commune 74281
Démographie
Gentilé Thononais
Population
municipale
33 928 hab. (2011)
Densité 2 093 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 21′ 46″ N 6° 28′ 30″ E / 46.362667, 6.475 ()46° 21′ 46″ Nord 6° 28′ 30″ Est / 46.362667, 6.475 ()  
Altitude Min. 371 m – Max. 569 m
Superficie 16,21 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-thonon.fr

Thonon-les-Bains ([tɔnɔ̃lebɛ̃]) est une commune française, située dans le département de la Haute-Savoie (dont elle est une sous-préfecture) en région Rhône-Alpes. Elle fait partie de l'agglomération urbaine du Grand Genève et de la région du Chablais.

Les habitants de Thonon-les-Bains sont appelés les Thononais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Vue par le satellite Spot
Vue sur la ville et le mont Blanc

La ville de Thonon-les-Bains est située à 431 mètres d’altitude, sur la rive sud du lac Léman, à l’extrême nord du massif du Chablais, dans le quart nord-ouest des Alpes. Elle s’étend sur une superficie de 16,21 km2.

À l’échelle nationale et internationale, Thonon-les-Bains est située à 150 kilomètres au nord-est de Lyon, à 195 kilomètres au nord de Grenoble, à 35 kilomètres à l’est de Genève et à 14 kilomètres à l’aplomb sud de Morges.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes et voisines de Thonon-les-Bains sont Marin (3,8 km), Armoy (4 km), Allinges (4,2 km), Anthy-sur-Léman (4,4 km), Lyaud (4,9 km), Margencel (5,2 km), Publier (5,3 km), Champanges (5,6 km), Orcier (6,6 km), Féternes (6,7 km), Larringes (7,1 km), Draillant (7,5 km), Reyvroz (7,9 km), Perrignier (8 km), Vailly (8,9 km), Évian-les-Bains (9,1 km), Sciez (9,2 km), Excenevex (9,9 km), Cervens (9,9 km) et Lullin (10,3 km).

Communes limitrophes de Thonon-les-Bains
Nyon
Lac Léman
Morges
Lac Léman
Lausanne
Lac Léman
Anthy-sur-Léman
Excenevex
Thonon-les-Bains Évian-les-Bains
Saint-Gingolph
Douvaine
Genève
Allinges Féternes
Morzine

Relief, géologie et hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat y est de type montagnard en raison de la présence du massif alpin.

Températures (sous abri, moyennes) - source : météo-sciez.com
Année Température moyenne T. la plus haute T. moyenne la plus haute T. la plus basse T. moyenne la plus basse
2012 10,4 °C 33,3 °C le 27.07 25,4 °C le 29.06 -10,9 °C le 07.02 -9,0 °C le 07.02
2011 11 °C 33,8 °C le 28.06 24,3 °C le 19.08 -7,2 °C le 23.01 -3,2 °C le 24.01
2010 9,9 °C 33,5 °C le 09.07 25,8 °C le 14.07 -9,9 °C le 16.02 -5,0 °C le 04.12
Sources : Météo-Sciez


Températures (sous abri, moyennes) °C
J F M A M J J A S O N D Année
3,1 -2,2 7,1 9,6 14,2 18,4 19,3 19,7 14,8 10,8 6,9 3,1 2012c
2,3 2,4 6,4 12,3 15,7 17,5 17,6 19,6 16,8 10,6 6,2 4,4 2011c
0,0 1,9 5,1 10,3 12,9 17,5 21,5 18,3 14,0 9,9 6,0 0,4 2010c
2,5 1,2 8 10,5 15,4 23,4 22,1 24,2 16,4 9,3 6,5 4 2003a
1,5 5,9 8,1 9,4 14,3 16,6 18,3 21,3 17,3 11,5 6,9 4,4 1997b
1,9 3,0 6,1 9,3 13,7 17,1 19,8 19,3 16,2 11,3 6,2 3,2 1951-1997b
Sources : a : Météo.éducation ; b : Cipel ; c : Météo-Sciez
Précipitations (hauteur moyenne en mm)
J F M A M J J A S O N D Année
60,5 8,5 15,5 67,5 46,5 48,5 39 91,5 73 149,5 63,5 30 2003a
53 40 17 49,5 138,5 237 101 88,5 68,5 47 72,5 99,5 1997b
63,1 57,8 63,1 66,1 91 104 73,3 98,8 93,3 81,9 82,5 71 1951-1997b
Sources : a : Météo.éducation ; b : Cipel
Insolation (en heures)
J F M A M J J A S O N D Année
46 102,3 251,3 250,9 268,8 389,6 354,1 326,9 251,9 108,9 78,1 78,9 2003a
2,4 91,2 189,9 258 239,2 184,9 217,9 243,3 195,1 101 57,9 39,7 1997b
42,6 81 151,1 192,6 222,5 237,7 269 235,3 178 111 54,4 37,9 1954-1997b
Sources : a : Météo.éducation ; b : Cipel
Jours de gelée (nombre de jours)
J F M A M J J A S O N D Année
14 22 1 1 0 0 0 0 0 1 0 11 2003a
Sources : a : Météo.éducation ; b : Cipel

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Thonon-les-Bains est le point de départ (ou d'arrivée) de la Route des Grandes Alpes. Route projetée par le Touring club de France en 1909 sous le nom de « Route des Alpes » pour relier Thonon-les-Bains à Nice. Route rebaptisée Route des Grandes Alpes en 1950 avec un itinéraire modifié de Thonon-les-Bains à Menton en 1995.

La route départementale 1005, anciennement route nationale 5, dessert la ville de part et d’autre. Elle relie Genève à Saint-Gingolph en passant par Thonon-les-Bains et Évian-les-Bains. Le contournement de la ville par le sud a été mis en fonctionnement en 2008. Il est une alternative plus rapide pour le transit et le délestage du trafic du centre-ville. Les embranchements du contournement sur le tracé ancien de la route départementale 1005 se situent à la hauteur de Margencel au sud et de Vongy au nord.

La route départementale 903 permet d’accéder au centre depuis Annemasse, en passant par Bons-en-Chablais. La RD 902 relie la Vallée Verte aux bords du lac Léman.

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare

La gare de Thonon-les-Bains est située sur la ligne Longeray - Évian-les-Bains reliant Évian-les-Bains à Annemasse. Sur cette portion, la voie est unique mais la ligne est électrifiée. À certaines périodes, la gare est desservie par la liaison TGV Paris-Évian-les-Bains.

La gare a été inaugurée le 30 août 1880 à l’occasion de l’ouverture de la section entre Collonges-sous-Salève et Thonon. Dès 1882, elle cesse d’être une gare terminus avec le prolongement de la ligne jusqu’à la gare d’Évian-les-Bains. Son implantation à proximité du centre-ville suscita à l’époque des réserves de la part de la population car elle a conduit à couper le champ de Foire (situé sur l’actuelle place de Crête) du reste de la ville[1]. La ligne a été électrifiée en 1972.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La Compagnie générale de navigation sur le lac Léman, assure des liaisons régulières entre la ville et d’autres ports autour du lac Léman. Suivant les périodes, des liaisons sont assurées avec les ports d’Yvoire et Nyon à l’ouest, et Évian-les-Bains et Lausanne-Ouchy à l’est.

Le réseau BUT (acronyme de Bus Urbains Thononais) est géré par le Syndicat intercommunal des bus de l’agglomération thononaise (SIBAT) ; l’exploitant est Veolia Transport. Il assure un service de transport urbain régulier dans les communes d’Allinges, Anthy-sur-Léman, Évian-les-Bains, Margencel, Marin, Publier et Thonon-les-Bains.

Le SIBAT gère également la ligne de funiculaire de 230 m de long qui relie le Belvédère au port de Rives. Ce funiculaire présenterait la particularité d’être le seul au monde à se croiser dans une courbe[2].

Transports lacustres[modifier | modifier le code]

Le port de Thonon est desservi par des navires de la Compagnie générale de navigation qui assurent toute l’année des liaisons avec le port de Lausanne-Ouchy. En moyenne et haute saison, des liaisons sont également assurées avec les ports d’Évian-les-Bains et Yvoire, en France, et avec celui de Morges, en Suisse[3].

Transports aériens[modifier | modifier le code]

La ville n’est pas équipée de zone aéroportuaire. Les aéroports les plus proches sont l'aérodrome d'Annemasse et l’aéroport international de Genève.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine de Thonon-les-Bains.
  •       Limite communale
Quartier de Concise.

Thonon-les-Bains est la capitale du Chablais savoyard, qui s’étend, pour la partie française, de Douvaine à Saint-Gingolph.

Selon les classements établis par l’INSEE, sur des critères géographiques et économiques, Thonon-les-Bains est un pôle urbain, centre de l’unité urbaine de Thonon-les-Bains (couramment agglomération de Thonon) composée de douze communes (Allinges, Anthy-sur-Léman, Évian-les-Bains, Excenevex, Lugrin, Margencel, Marin, Maxilly-sur-Léman, Neuvecelle, Publier, Sciez et Thonon-les-Bains). Thonon-les-Bains est également la commune centre de l’aire urbaine de Thonon-les-Bains (27 communes) intégrée à l’espace urbain Rhône et Alpes.

Le centre historique, s’articulant autour de la Grande Rue, se caractérise par des rues étroites, bordées d’immeubles de trois ou quatre étages. L’artère comprend une zone piétonnière, commerciale et résidentielle ; elle est adjacente à la plus ancienne rue de la ville, la rue Chante-Coq.

La mise en place d’une opération de rénovation urbaine, dans les années 1960, modifie en profondeur une partie du centre historique alors insalubre. Des immeubles d’habitations de huit à neuf étages avec cellules commerciales au rez-de-chaussée sont construits. Ils forment le quartier de la Rénovation. Un espace vert est aménagé en belvédère au pied de l’avenue Saint François de Sales.

À l’ouest du centre, le long du boulevard de la Corniche, aux alentours des thermes, un ensemble de villas aux architectures et styles variés forme un ensemble hétéroclite caractéristique d’une ville d’eau et de villégiature du XIXe siècle.

En périphérie, la ville se découpe en quartiers de voisinage qui structurent la ville au niveau local : Sur Crête, surplombant la gare ; à l’ouest, La Grangette et La Versoie ; et à l’est, Le Morillon. Ces quartiers sont principalement pavillonnaires. Au sud, Collonges-Saint Hélène et Le Châtelard sont des quartiers populaires marqués par de grands ensembles.

Dans les années 1980, une marina, Port Ripaille, a été implantée au nord-est de la ville dans le quartier du Saint-Disdille, à l'embouchure du delta de la Dranse.

D’anciens villages sont aujourd’hui rattachés à la commune :

  • Au nord : Rives, ancien village des pêcheurs sis sur les rives du lac Léman ; Concise.
  • À l’est : Tully ; Vongy, siège d’une zone industrielle limitrophe de la réserve naturelle du delta de la Dranse ; Saint Disdille, contigu au domaine de Ripaille ; Port Ripaille plus au nord.
  • Au sud-ouest : Corzent sur les bords du lac Léman ; Marclaz, siège d’une zone commerciale ; Morcy au pied du massif des Hermones.

Logements[modifier | modifier le code]

Projets d’aménagements[modifier | modifier le code]

  • En 1965, le centre-ville est restauré, par Maurice Novarina.
  • En 2007, un projet est réalisé sur le quartier de Montjoux.
  • En 1998, la ville propose un projet pour lutter contre la pollution de la région via un itinéraire de contournement du centre-ville inauguré en 2008. En 1999, approbation ministérielle du schéma de désenclavement du Chablais et concentration de l'État sur le projet. 2000-2002, phase de concertation sur le projet. Été 2002-automne 2003, fouilles archéologiques. Décembre 2002, commission départementale des sites en application sur la loi du littoral. 2005, début des travaux. 2007, aménagement des ronds-points et bordures.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le lieu actuel était occupé à l’époque celtique par les Allobroges.

D’autres sources[Qui ?] font état d’une origine gauloise, Thonon pouvant être dérivé de dunon signifiant au sens strict « place fortifiée ». Thonon signifierait alors « la colline au-dessus de l’eau »[4].

Le déterminant complémentaire -les-Bains fait référence à une ville station thermale. Il est accolé depuis le 22 juin 1804, date du décret de déclaration d’intérêt public de la source de la Versoie[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Selon la mythologie, la cité a été fondée par une ancienne tribu germanique ayant pris part au massacre des Romains dans la Forêt-Noire[5].

En 2004, lors des travaux pour le contournement routier de Thonon-les-Bains, des fouilles effectuées sur le site de Genevray ont permis la découverte d'une nécropole datée du néolithique[6].

Thonon-les-Bains est construit sur un site occupé au moins depuis le Néolithique: des tessons de céramique, de l'outillage de pierre et des pilotis ont été trouvés en 1989 au port de Rives[7]. Ces pilotis ont été datés des années -3094 à -3049 avant J.C.

Des tombes proto-historiques du Bronze final ont été découvertes à l'Ouest de Thonon, lieu-dit Letroz, dans les années 1980. L'un d'elle contenait une épingle et un rasoir[8].

En -121, les Allobroges sont vaincus par les Romains et leur territoire est intégré à l'Empire. Le nom latin de la ville de Thonon demeure inconnu, mais de nombreux vestiges ont été découverts à partir des années 1960 grâce au travail de Jean-Claude Perillat et Jean-Pierre Mudry, tous deux professeurs d'Histoire. Avec quelques étudiants, ils mènent de nombreuses fouilles qui renseignent le tracé de la ville romaine et les activités des habitants. Dans le quartier des Ursules, les fouilles ont révélé la présence d'habitations dont une devait être ornée d'une mosaïque et posséder des thermes privatifs[9]. Ce chantier a également livré bon nombre d'objets du quotidien: palette à fard, monnaies, une statuette en bronze du dieu Mars, épingles et aiguilles en os[10]. Un ensemble d'ateliers de potiers se trouvait à l'Ouest de ces habitations, dont huit fours ont été fouillés. De nombreuses céramiques y ont été retrouvées[11]: céramiques communes et céramiques fines. Ces dernières sont assez originales et caractérisent la production de Thonon par leurs formes et leurs décors, principalement végétaux et animaux. Des imitations de céramique sigillée (à revêtements argileux) ont également été découverts. Une dizaine de nécropoles, datées des second et quatrième siècles, ont été fouillées à Thonon. Les inhumations sont majoritaires contrairement aux incinérations (seulement trois découvertes)[12]. D'autres tombes ont été découvertes isolées. Enfin, plusieurs villae sont connus dans la campagne proche du vicus: une au hameau de Concise connue par une épitaphe et des sondages réalisés en 1997), une à Vongy (connue par des rester de tegulae), une à Tully (connu par la découverte d'un trésor monétaire en 1875), une à Ripaille (connue par des fouilles réalisées en 1902 qui ont restitué le plan au sol), une à Rives (connue par la création du port en 1861) et une supposée à Morcy[13].

Période féodale[modifier | modifier le code]

Mal connue pour le haut Moyen Âge, son histoire est très bien documentée à partir de 1270[14], en raison de la conservation des comptes du châtelain comtal des Allinges, dans le ressort duquel se trouvait le village avant de devenir au début du XIVe siècle le siège du « mandement ».

Une bourgeoisie est attestée dès le milieu du XIIIe siècle et le village (quelques centaines de feux) est ceint de murs vers la fin du siècle, englobant le faubourg de Rives vers 1290. En 1266, le comte Pierre II de Savoie (1203-1268) accorda au bourg sa franchise municipale.

Enjeu des luttes entre les comtes de Savoie et les dauphins de Viennois jusqu’en 1343, Thonon devient ensuite une des résidences favorites de la maison de Savoie et attire de nombreux immigrants locaux ou étrangers (Italiens, Allemands…). Le château, initialement forteresse et prison, est rasé et, reconstruit vers 1410, devient une résidence d’agrément comprenant de beaux jardins et des logis luxueux, plus confortables que le simple pavillon de chasse de Ripaille, construit au XIVe siècle à l’embouchure de la Dranse ; le terme de « ripaille » synonyme dans la langue française de fêtes réussies précède dans le temps le nom du château qui vient plutôt du terme « rispe », broussailles.

Plusieurs dignitaires de la cour de Savoie se font construire autour du château des hôtels particuliers (famille Ravais), l’hôtellerie et le commerce se développent. En 1433, le duc Amédée VIII de Savoie acquiert et lotit la vigne de Vallon, adjacente aux murailles de la ville, et dont les « chaseaux » (parcelles à construire) sont acquises par les principales familles de la bourgeoisie locale (actuel quartier Vallon). Il favorise également la rénovation des équipements collectifs : moulins, fours, halle, adduction d’eau. Thonon reste ville de cour jusqu’à la fin du XVe siècle, malgré la présence de plus en plus prégnante d’une contestation populaire attestée par l’hérésie ou la sorcellerie, cruellement poursuivies à partir de 1475, et par l’émigration vers Genève.

Aux XIVe et XVe siècles, la châtellenie d’Allinges-Thonon fait traditionnellement partie du douaire de la comtesse, puis duchesse de Savoie. Trois d’entre elles ont tout particulièrement associé leur nom à la région, Bonne de Bourbon, épouse d’Amédée VI de Savoie, Marie de Bourgogne, épouse d’Amédée VIII de Savoie, et Anne de Lusignan, épouse de Louis Ier de Savoie.

De 1536 à 1564 la ville fut sous administration bernoise. Par le traité de Lausanne du 30 octobre 1564, la République de Berne rendit au Duc de Savoie le bailliage de Thonon, entre autres possessions.

En 1569, au traité de Thonon, Évian, le pays de Gavot ainsi que Saint-Jean d’Aulps reviennent à la Savoie

LE 23 juillet 1724, la princesse Polyxène de Hesse-Rheinfels-Rotenburg épouse à Thonon Charles-Emmanuel de Savoie, prince de Piémont, fils aîné du roi Victor Amédée II de Sardaigne et d'Anne Marie d'Orléans.

Intégration à la France[modifier | modifier le code]

Thonon-les-Bains était la sous-préfecture de l’arrondissement de Thonon dans l’ancien département du Léman.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

En 2010, la commune de Thonon-les-Bains a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ »[15].

Le 8 juillet 2011, le magazine L'Express rapporte la décision du maire UMP de refuser l'inscription des enfants de chômeurs à la cantine des établissements scolaires publics, au motif que, compte tenu de l'augmentation du nombre de demandes de repas à laquelle la municipalité doit faire face, il faut privilégier les enfants dont les parents travaillent par rapport aux enfants dont les parents, au chômage ou inactifs, peuvent faire les repas à domicile[16].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Lors de l'élection municipale de 2008, quatre listes se sont affrontées, deux de droite : celle de Jean Denais (qui a été élu) et celle de Christophe Arminjon, une de gauche, menée par Georges Constantin et une liste écologiste, avec Elisabeth Charmot.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1882 1883 Jules Mercier  
Les données manquantes sont à compléter.
1902 1920 Jules Mercier   Député, puis sénateur. Président du Conseil général
Les données manquantes sont à compléter.
4 septembre 1944 24 février 1980 Georges Pianta RI puis UDF Député de la deuxième circonscription de la Haute-Savoie (1956 - 1981)
Vice-président du Conseil général de la Haute-Savoie (1955 - 1979)
24 avril 1980 25 mai 1995 Paul Neuraz DVD
juin 1995 en cours Jean Denais UDF-PR puis DL puis UMP Vice-président du Conseil général de la Haute-Savoie jusqu'en mars 2011

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La façade principale de la sous-préfecture
La sous-préfecture
Le tribunal de grande instance (sis dans l’ancien hospice)

Thonon-les-Bains est le siège d’une sous-préfecture.

La ville dispose de trois organes juridictionnels : un tribunal de grande instance, un tribunal d'instance et un conseil de prud’hommes. La ville cofinance une antenne de justice, un service de proximité destiné à l’information des citoyens quant aux droits et obligations[17].

Dans le domaine de la recherche scientifique publique, l’INRA implante dans la ville un site de recherche en 1975, succédant à un laboratoire privé de recherches hydrobiologiques des eaux et forêts. La station est principalement destinée à l’étude de l’hydrologie et de l’écosystème du Lac Léman[18].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Square Eberbach, commémoratif du jumelage entre les deux villes.

Thonon-les-Bains est jumelée depuis 1961 avec Eberbach, Allemagne et depuis 2000 avec Mercer Island, États-Unis[19].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 33 928 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
3 010 3 198 3 251 4 179 4 428 4 488 4 825 4 918 5 530
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
5 272 5 501 5 444 5 447 5 780 5 666 6 268 7 043 7 232
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
8 042 10 270 11 291 12 183 13 181 14 016 17 080 20 700 26 354
1982 1990 1999 2006 2011 - - - -
26 040 29 677 28 927 31 213 33 928 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2004[21].)
Histogramme de l'évolution démographique


Évolution de la pyramide des âges de la ville de Thonon-les-Bains, comparaison entre l’année 2008 et 1982[22] :

Pyramide des âges en 2008 en nbre d’individus.
Hommes Classe d’âge Femmes
67 
90 ou plus
305 
1 028 
75 à 89
2 049 
1 977 
60 à 74
2 554 
2 866 
45 à 59
3 155 
3 244 
30 à 44
3 408 
2 986 
15 à 29
3 271 
2 970 
0 à 14
2 945 
Pyramide des âges en 1982 en nbre d’individus.
Hommes Classe d’âge Femmes
499 
75 à plus
1 180 
1 280 
60 à 74
1 835 
2 749 
40 à 59
2 752 
3 737 
20 à 39
3 838 
3 531 
0 à 19
3 410 

Le nombre total de ménages thononais était de 15 094 en 2008. Ces ménages comptent de un à six individus, voire plus. Voici ci-dessous, les données en pourcentages de la répartition de ces ménages par rapport au nombre total de ménages.

Les Ménages

Ménages de : 1 personne 2 pers. 3 pers. 4 pers. 5 pers. 6 pers. ou +
Thonon-les-Bains 38,6 % 30,1 % 14,3 % 10,7 % 4,3 % 2,1 %
Moyenne Nationale 31 % 31,1 % 16,2 % 13,8 % 5,5 % 2,4 %
Sources des données : INSEE[23]

Enseignement secondaire et supérieur[modifier | modifier le code]

Manifestations et festivités[modifier | modifier le code]

La foire de Crête (créée au XVIe siècle, le premier jeudi du mois de septembre) a fêté sa 534e édition le jeudi 1er septembre 2011. C’était à l’époque une importante foire paysanne (bestiaux, volailles) et commerciale. De nos jours, subsistent une foire commerciale qui occupe une partie importante de la ville, ainsi qu’une fête foraine qui draine la population du Chablais et de la Suisse voisine.

Le Festival de Montjoux de musique se tient annuellement depuis 1996 au début du mois de juillet. La ville accueille un festival de rue en août, Les Fondus du Macadam.

Vie culturelle et médias[modifier | modifier le code]

À Thonon-les-Bains, sont implantés deux théâtres, l’espace Maurice Novarina, anciennement MAL (Maison des Arts et Loisirs) et le théâtre de la Maison des Jeunes et de la Culture.

La ville cofinance l’association Thonon-Événements qui organise des événements festifs tout au long de l’année[24].

La bibliothèque municipale principale et la médiathèque sont implantées dans l’ancien couvent de la Visitation.

Espace patrimonial consacré à l'art contemporain et à sa sensibilisation, la « chapelle de la Visitation » propose une programmation visant à questionner les modes d'expression explorés par les artistes d'aujourd'hui. Quelques noms d'artistes présentés, parmi les plus célèbres: Erro, Jacques Villeglé, Roman Opalka, Robert Combas et Ladislas Kijno…

Le « musée du Chablais », créé en 1863, est installé sous l'office de tourisme de Thonon, dans les caves voûtées du château de Sonnaz, demeure historique du XVIIe siècle, suspendu au-dessus du lac Léman, et offrant un magnifique panorama sur le massif du Jura.

Au cœur du port de pêche de Thonon-les-Bains, l'« écomusée de la pêche et du lac » plonge ses visiteurs dans l'univers des pêcheurs du Léman d'hier et d'aujourd'hui. Situé dans trois guérites traditionnelles, il vit au rythme de ces professionnels, dont le public peut admirer le travail.

Un des journaux locaux est Le Messager, hebdomadaire couvrant l’ensemble du Chablais.

La ville possède le label « @@@ » en 2011 selon le classement Ville Internet[25].

Santé[modifier | modifier le code]

Centre hospitalier Georges Pianta.

Un centre hospitalier intercommunal public est implanté sur la commune, le centre hospitalier Georges-Pianta inauguré en 1968. Le centre hospitalier fait partie du groupement des Hôpitaux du Léman, fédérant également l’hôpital d’Évian-les-Bains (hôpital Camille Blanc), deux maisons de retraite, une MAPAD, une unité de soins de suite et de réadaptation polyvalents, une unité de psychatrie adulte et infanto-juvénile ainsi qu’un service d’hospitalisation à domicile.

On recense environ une centaine de médecins toutes disciplines confondues présents dans la ville.

Thermalisme[modifier | modifier le code]

La ville est une station thermale. À Thonon-les-Bains coule une eau minérale. La source de captage est la source de la Versoie. Celle-ci fut déclarée d’intérêt public le 22 juin 1864[26].

Sports[modifier | modifier le code]

Le stade Joseph-Moynat, situé dans le quartier de la Grangette, a hébergé entre juillet 2005 et juillet 2010 le club de football d’Évian Thonon Gaillard Football Club, promu en Ligue 2 pour la saison 2010-2011 puis Ligue 1 pour la saison 2011-2012. Le club évolue depuis août 2010 au Parc des Sports d'Annecy.

C’est également au stade Joseph Moynat qu’évolue le club de football américain des Black Panthers de Thonon, finaliste à trois reprises du championnat de France Élite en 2007, 2009, 2012 et champions de France en 2013.

Le club de basket-ball de Thonon est la Stella Basket Thonon. La commune est aussi représentée au plus haut niveau français de basket-ball en fauteuil roulant par le Thonon Chablais Handibasket[27],[28],[29].

La ville se voit décerner en 2004 le label France station nautique[30] représentant ses organes locaux d'animation et de développement des activités nautiques à finalités sportives et touristiques.

Le 4 décembre 2010, la station Thonon-les-Bains, lac Léman s'est vue décerner les quatre étoiles (niveau maximal) et est donc la station référence du label.

Économie[modifier | modifier le code]

Thonon-les-Bains est une station thermale et touristique, une ville industrielle et une capitale administrative (hôpital, sous-préfecture, palais de justice).

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 27 195 €, ce qui plaçait Thonon-les-Bains au 19 184e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[31].

Emploi[modifier | modifier le code]

Le taux de chômage, en 1999, pour la commune s’élève à 13,3 % [32], avec un nombre total de 1 743 chômeurs. Le taux d'activité entre 20 et 59 ans s’établit à 82 % ce qui est identique à la moyenne nationale qui est de 82,2 %. On comptait 45,2 % d’actifs contre 18,9 % de retraités dont le nombre est égal à la moyenne nationale (18,2 %). Il y avait 22,3 % de jeunes scolarisés et 13,6 % de personnes sans activité.

Répartition des emplois par domaine d’activité

  Agriculteurs Artisans, commerçants, chefs d’entreprise Cadres, professions intellectuelles Professions intermédiaires Employés Ouvriers
Thonon-les-Bains 0,2 % 7 % 8,9 % 20,8 % 32,8 % 30,4 %
Moyenne nationale 2,4 % 6,4 % 12,1 % 22,1 % 29,9 % 27,1 %
Sources des données : INSEE[33]

Entreprises de l’agglomération[modifier | modifier le code]

Le nombre total d’entreprises est d’environ 1 740 (en décembre 2004)[34]. On en dénombre 45 dans les industries agricoles et alimentaires représentant 2,6 % du total, 35 dans les industries des biens de consommation représentant 2 %[34], 25 dans les industries des biens d’équipement soit 1,4 %, 32 dans les industries des biens intermédiaires représentant 1,8 %, 4 dans l’énergie ce qui représente 0,2 %, 158 dans la construction soit 9,1 %, 546 dans le commerce représentant 31,4 %, 40 dans le Transport soit 2,3 %, 70 dans les activités immobilières soit 4 %, 244 dans les services aux entreprises représentant 14 %, 288 dans les services aux particuliers soit 16,6 %, et enfin 253 dans l’éducation, la santé, et l’action sociale soit environ 14,5 % du total des établissements thononais[34].

L’une des plus importantes entreprises que compte la commune est la société Veka dont le chiffre d’affaires s’élève à 38 Millions d’euros[34].

Thonon-les-Bains est le siège de la Société Autos Transports (SAT) créée en 1922 par Jean-Marie Degenève (1880 à Lullin - en 1953 à Thonon-les-Bains.

Commerce[modifier | modifier le code]

Thonon-les-Bains a également un centre-ville dynamique avec des événements comme les Journées du Très Bon Goût, Le Printemps de la Mode ou encore le marché de Noël avec une vitrine tombola, organisés par l’Union commerciale de Thonon, la Ville et Thonon Événements.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine culturel et monuments[modifier | modifier le code]

Points d’intérêt de Thonon-les-Bains.

Port de Rives[modifier | modifier le code]

Le port de Rives est le port de plaisance de la ville de Thonon-les-Bains, c’est aussi un lieu de promenade très apprécié. Au port se trouve l’écomusée de la pêche et du Léman, consacré à la pêche sur le Lac Léman, il se trouve dans des baraques de pêcheurs, conservées et réhabilitées. Le village des pêcheurs a été aménagé en 1987 par un quai, dans le prolongement de la création du débarcadère.

Le funiculaire du port relie le port de Rives à la ville haute, édifiée sur un plateau surplombant le lac Léman. Il a été construit en 1888. D’une longueur de 230 m pour un dénivelé de 40 m, son tracé est en courbe.

Présente également dans le quartier de Rives, la tour des Langues qui domine encore le village des pêcheurs, fut construite au XIIe siècle[35],[36]. C'est ici que les bouchers venaient payer leur impôt au seigneur, déposant ainsi les langues des bœufs ou vaches qu'ils abattaient.

Hôtel de ville (mairie)[modifier | modifier le code]

Très anciennement, les membres des autorités municipales se réunissaient sans doute dans une maison forte au bas de la ville. En 1536, les Bernois (Suisse) conquirent non seulement le Pays de Vaud, mais aussi la rive gauche du Léman. Ils firent construire à Thonon un véritable bâtiment officiel, anéanti bien plus tard par un incendie accidentel en 1815. Un projet de reconstruction, par l'ingénieur sarde Giuseppe Mazzone est accepté en 1822, mais l'année suivante Carlo Randoni, architecte du roi de Sardaigne, rédige un rapport défavorable. On s'adresse finalement à l'architecte vaudois Henri Perregaux, de Lausanne, pour lui demander un nouveau projet. Il reprend et développe les idées de ses prédécesseurs (correspondant assurément aussi à la volonté du maître de l'ouvrage), à savoir le principe d'un édifice largement ouvert d'arcades au rez-de-chaussée, avec une cour intérieure amenant un éclairage complémentaire. En 1823, les travaux sont adjugés à un autre Suisse, le Tessinois Charles Pellegrini, domicilié à Chambéry. Mais, en raison de difficultés de financement, il faudra attendre presque une dizaine d'années avant l'achèvement complet du chantier. Les opérations sont menées par étapes, ce qui ne va pas sans modifications en cours de travaux. La reconnaissance des ouvrages, en présence de Perregaux, a lieu le 10 octobre 1830. Cet architecte, qui par ailleurs n'a guère travaillé hors des frontières helvétiques, a réalisé d'autres hôtels de ville néoclassiques à Morges et à Moudon, mais la mairie de Thonon est assurément l'une de ses œuvres les plus ambitieuses. Ce bâtiment, d'un genre simple, mais aux proportions très étudiées, est entièrement ajouré d'arcades en plein cintre au rez-de-chaussée et comporte deux étages qu'éclairent des baies rectangulaires. Un avant-corps axial, sur trois axes de percements, comporte un balcon à sobres ferronneries, ainsi qu'un fronton armorié[37].

Château de Ripaille[modifier | modifier le code]

Le château de Ripaille.

Le château de Ripaille est un château de plaisance du XVe siècle situé dans un domaine en bordure du Léman. Dans ce château, le duc de Savoie Amédée VIII accueillit le pape Eugène IV vers 1440. Peu après cette visite, le duc de Savoie devint pape sous le nom de Félix V, bien que son élection ne fût pas reconnue par la majorité de l’Église catholique. Sa mitre supposée est conservée dans le trésor de l’abbaye de Saint-Maurice d'Agaune. Le domaine conserve une forêt de 53 hectares, un arboretum composé de 58 essences différentes et un domaine viticole, classé parmi les AOC Vin de Savoie. Au sein du parc forestier, un monument aux Justes a été inauguré en 1997.

Château de Sonnaz[modifier | modifier le code]

Le château de Sonnaz

Le château de Sonnaz est une demeure appartenant à la noble famille Gerbaix de Sonnaz qui fut construite en 1666 sur les ruines de l'ancien château de Thonon. Ce dernier avait été édifié au XVe siècle par Marie de Bourgogne épouse du duc de Savoie Amédée VIII, puis cédé à la famille Gerbaix de Sonnaz[38],[39].

Le Château de Sonnaz abrite aujourd'hui l'office de tourisme

Autres châteaux[modifier | modifier le code]

  • Château de Rives, situé dans le quartier de Rives.
  • Château de Bellegarde ou Maison-Haute[40]. Situé à gauche de l'hôtel de Ville, derrière la porte des Lombards, la seule porte qui subsiste de nos jours, le château fut construit en bordure des remparts et possède une tour carrée. L'ancien palais de justice, maison avoisinante, est ornée de frises en bois sculptées de figures grivoises représentant les sept péchés capitaux.
  • Maison forte de Marclaz, situé au sud-ouest de la ville. Appartenant à la famille de Ravais, il devient en 1515 par mariage, la propriété des deux branches Vidonne, illustres familles du Genevois. Après différents changements de noms toujours par mariages, il est vendu au baron de Chanteau pour sa fille mariée au comte Max de Foras. Aujourd'hui, il tombe petit à petit en ruine. C'est une bâtisse rectangulaire avec de belles fenêtres. Au centre se trouve la tour ronde avec un escalier à vis.
  • Château des Guillet-Monthoux, ancien château dont la façade, l'élévation et l'escalier sont classés monument historique, sis rue Chante Coq.

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

Chapelle Saint-Bon de Thonon-les-Bains
  • l’église Saint-Hippolyte, originellement du XIIe siècle, est construite au-dessus d’une crypte romane au XIVe siècle. Elle a été remaniée au XVIIe siècle dans le style baroque savoyard et ses décors et ses fresques sont exubérants. L’église devient chapelle papale en 1439, est utilisée comme temple protestant durant l’invasion bernoise en 1536, et accueille à nouveau le culte catholique en 1594 sous l’influence de saint François de Sales[41]. Le monument est classé monument historique. Des travaux de restauration sont réalisés en 2009 et 2010 ;
  • la basilique Saint-François-de-Sales a été construite à côté de l’église Saint-Hippolyte, à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle[41] ;
  • l’église Notre-Dame du Léman construite par l’architecte Maurice Novarina est située dans le quartier de Vongy. Une immense mosaïque représentant Notre Dame du Léman domine le chœur de l’église[41] ;
  • l’église Notre-Dame-de-Lourdes construite par l’architecte Maurice Novarina est située Route de Genève dans le quartier de la Grangette[41] ;
  • l’église Sainte-Jeanne-de-Chantal construite par l’architecte Claude Marin entre 1965 et 1967 possède un clocher élevé en 1975[41] ;
  • la chapelle de la Visitation, ancienne chapelle du monastère de la Visitation, est désormais consacrée aux expositions d’art contemporain ;
  • la chapelle Saint-Bon (on cite son existence dès 1299), à proximité de laquelle saint François de Sales aurait fait son premier miracle (la résurrection d’un enfant mort sans baptême) ;
  • la chapelle de Concise (on cite son existence à la fin du XIIIe siècle) a été reconstruite sur l’ordre de Saint François de Sales. On peut y admirer une fresque du XIVe siècle représentant la décollation de saint Jean-Baptiste ;
  • la chapelle de Vongy a été construite au XVIIe siècle sur l’emplacement de la chapelle du XIIIe siècle. Elle est à proximité de l’Église Notre-Dame du Léman ;
  • la chapelle de Tully construite au XIIIe siècle puis reconstruite en 1681 est dédiée à saint Étienne ;
  • la chapelle de Corzent a été érigée entre 1626 et 1644 sous le nom de Chapelle Jésus Marie Joseph ;
  • la chapelle de Rives (chapelle Saint Pierre et Saint Paul) a été construite à la fin du XIXe siècle par la famille des comtes de Sonnaz ;
  • la chapelle Don Bosco conçue par Maurice Novarina inaugurée en 1945 est située près du centre commercial de l'Étoile ;
  • la chapelle de l'hôpital Georges Pianta conçue par Maurice Novarina inaugurée en 1970 ;
  • le couvent de la Visitation situé dans le quartier de Marclaz et réalisé par Maurice Novarina en 1968. Ce couvent ne se visite pas ;
  • la chapelle des Capucins, fermée.
  • le temple réformé construit en 1907 par l'architecte genevois Pierre Fatio, de style "villageois pittoresque" (heimatstil)

Lieux religieux et spirituels[modifier | modifier le code]

  • Grotte Notre Dame de Lourdes. Elle est située face au 96 boulevard de la corniche.

Musées[modifier | modifier le code]

  • Le Musée du Chablais, situé dans le château de Sonnaz, au niveau inférieur de l'office de tourisme, dans les caves voûtées de la demeure.
  • L’écomusée de la pêche et du lac, situé sur le port de pêche, est placé au milieu des guérites traditionnelles, vivant au rythme des professionnels de la pêche que les visiteurs peuvent observer au détour d'une visite. Au fil d'objets traditionnels de la pêche et de panneaux explicatifs, le musée fait découvrir à ses visiteurs les techniques d'hier et d'aujourd'hui, mais aussi la faune qui peuple le Léman.
  • Chapelle de la Visitation - Espace d'art contemporain lieu dédié à l'art contemporain.

Espaces verts[modifier | modifier le code]

La ville est délimitée à l’est par la Dranse et par la réserve naturelle du delta de la Dranse sise au niveau de son embouchure dans le lac Léman. Créée en 1980, la réserve abrite de nombreuses espèces d’oiseaux. Un sentier piétonnier permet de la visiter.

Contigus au domaine du château de Ripaille, la forêt de Ripaille et un arboretum s’étendent sur 53 hectares. Ces espaces sont encerclés par le mur d’enceinte du domaine et se visitent librement. L’arboretum, créé en 1930, d’une superficie de 19 hectares, présente de nombreuses essences exotiques (dont le sapin de Douglas). Au centre de l’arboretum, la clairière de Ripaille abrite un monument des Justes parmi les nations. La forêt est un ancien domaine de chasse des Ducs de Savoie et est composée principalement de pins et de chênes rouvres. Elle abrite une faune composée de quelques spécimens de chevreuils, de rongeurs et une héronnière[42].

Le bois de ville s’étend sur une superficie de 118 hectares au sud-est de la ville jusqu’à la commune d’Armoy au pied du massif des Hermones. Aménagé depuis 1903, le bois de ville a de nombreux sentiers praticables à vélo ou à pied, un parcours santé, et coïncide avec le circuit GR 5[43].

Situé en contrebas du centre hospitalier, l’étang de la Dame est le plus grand espace vert aménagé de la ville. Le parc s’étend sur 25 000 m2. Autrefois marais insalubre, il a été restructuré à plusieurs reprises et aménagé en 1996. L’étang est un affleurement de la nappe phréatique de la source de la Versoie[44].

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Les atriaux sont une charcuterie traditionnelle de Thonon-les-Bains, composés de viandes de porc hachées, épicées et enveloppées d’une crépine[45].

Le domaine de Ripaille produit un vin blanc d’appellation vin de Savoie, Le Ripaille.

Thonon-les-Bains est une commune viticole du vignoble de Savoie, cependant elle se situe aussi sur l'aire géographique de l'IGP Comtés Rhodaniens, IGP qui est partagée entre plusieurs vignobles (Savoie, Bugey, Rhône, Beaujolais et Loire). Cette commune viticole a l'autorisation de produire les vins : AOC Roussette de Savoie, AOC Vin de Savoie et l'IGP Vin des Allobroges[46].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Naissance à Thonon-les-Bains.
Statue commémorative du général Joseph Marie Dessaix, située dans le parc du belvédère
François de Sales aurait accompli un miracle à Thonon
  • Thomas de Thonon dit le Bourguignon (mort au plus tard en 1301), premier auteur d'origine savoisienne connu à ce jour, auteur d'un "Traité d'hygiène" en ancien français (1286). Médecin originaire de Thonon et "versifieur", auteur en 1286 de Traité d'hygiène en vers composé à Pontoise en 1286 pour le profit et l'honneur des dames et du seigneur de Saint Martin de Maubuisson (en français, un poème scientifique de 800 vers)[47].
  • Amédée VIII de Savoie (1383-1451), duc de Savoie, prince de Piémont, comte d’Aoste et de Maurienne, puis pape sous le nom de Félix V meurt au Château de Ripaille le 7 janvier 1451.
  • Amédée IX de Savoie (1435-1472), duc de Savoie, prince de Piémont, comte d’Aoste et de Maurienne, y naquit le 14 février 1435.
  • la famille Gerbaix de Sonnaz dont Janus commandant de la brigade de Savoie et son fils Hyppolite député au Parlement de Turin
  • François de Sales (1567 - 1622), missionnaire établi à Thonon-les-Bains.
  • Joseph Marie Dessaix (Thonon 1764-Marclaz, auj. intégrée à Thonon 1834), général de Napoléon.
  • Jean-Baptiste Lemire (Colmar, Haut-Rhin 1867-La Flèche, Sarthe 1945) : chef d’orchestre dans cette ville et compositeur.
  • Henry Bordeaux (Thonon 1870-Paris 1963) : écrivain et membre de l’Académie française.
  • Amédée Guy (Bonneville, Haute-Savoie 1882-Thonon 1957) : médecin, homme politique et résistant français.
  • Louis Moynat, (Moutier 1877-Thonon 1964) architecte français
  • Jean Moulin (Béziers, Hérault 1899-près de Metz, Moselle 1943) et André Boutemy (Bécherel, Ille-et-Vilaine 1905-Combs-la-Ville, Seine-et-Marne 1959) furent sous-préfets de Thonon-les-Bains.
  • Philibert Bulbens (Vieugy 1901, Thonon-les Bains 1954), archiprêtre de Thonon-les-Bains, médaillé de la Résistance, décoré de la médaille de Juste parmi les nations.
  • Marius Jolivet, (St Étienne 1906-Collonges-sous-Salève1964), prêtre, enseignant au Petit-Séminaire de Thonon, résistant, membre du réseau Ajax, décoré de la médaille de Juste parmi les nations et de la médaille de la Reconnaissance française
  • Maurice Novarina (Thonon 1907-id. 2002) : architecte, membre de l'Académie des beaux-arts. Thonon-les-Bains lui doit la création de la Maison des Arts, l’église Notre-Dame du Léman dans le quartier de Vongy, le quartier de la Rénovation, l’hôpital moderne.
  • Jean-Paul Gobel (1943), archevêque catholique français, nonce apostolique en Égypte.
  • Nicoletta, née Nicole Chappuis-Grisoni à Vongy (ancienne commune, à présent rattachée à Thonon-les-Bains) en 1944, chanteuse française.
  • Michel Debout (1945), professeur de médecine et homme politique .
  • Valère Novarina (Chêne-Bougeries, Suisse 1947) : écrivain, dramaturge et metteur en scène.
  • Pascal Lavanchy (1968), patineur artistique de danse sur glace, vice-champion du monde en 1994.
  • Richard Dutruel (1972), footballeur français, gardien de but et Directeur général délégué d'Évian Thonon Gaillard FC depuis 2010.
  • Cyprien Richard (1979), skieur alpin français, vainqueur d'un épreuve de coupe du monde de slalom géant, médaillé d'argent aux championnats du monde 2011.
  • Yannick Bertrand (1980), skieur alpin français.
  • Sébastien Frey (1980), footballeur français, gardien de but.
  • Grégory Gabella (1980), athlète français, spécialiste du saut en hauteur.
  • Laurent Groppi (1983), pilote de courses automobile français.
  • Yohann Lacroix (1985), footballeur français, gardien de but.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Thonon-les-Bains

Les armes de Thonon-les-Bains se blasonnent ainsi : Parti d’or et d’azur. (D'après Besson)

La devise de la ville est « Constantia. Contenta » (Heureuse dans la constance)[48]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Baud et Jean-Yves Mariotte, Histoire des communes savoyardes : Le Chablais, Éditions Horvath,‎ 1980, 422 p. (ISBN 978-2-7171-0099-0), p. 59 à 124, Article « Thonon-les-Bains ».
  • Bernard Crola et Joseph Ticon, 40 ans d'archéologie en Chablais, Le Vieil Annecy,‎ 2012.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Ville de Thonon-les-Bains, panneau d’informations touristiques.
  2. Présentation du funiculaire sur le site des BUT
  3. Source : Site de la CGN.
  4. Glossaire des noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs
  5. Selon Maurice-Marie Dantand dans L'Olympe disparu
  6. Rapport d'activité 2004 de l’Inrap page 16
  7. Crola et Ticon 2012, p. 18.
  8. Crola et Ticon 2012, p. 24
  9. Crola et Ticon 2012, p. 33
  10. Crola et Ticon 2012, p. 35
  11. Crola et Ticon 2012, p. 37
  12. Crola et Ticon 2012, p. 40-41
  13. Crola et Ticon 2012, p. 42-44
  14. Monique Constant, Une ville franche des comtes de Savoie au Moyen-Age : Thonon, in Bibliothèque de l'Ecole des Chartes, année 1973, 131-1, p. 105-149.
  15. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 18/12/2009.
  16. http://www.liberation.fr/societe/01012348158-des-enfants-de-chomeurs-prives-de-cantine-a-thonon-les-bains
  17. Informations pratiques - Ville de Thonon, consulté le 14 octobre 2008
  18. Historique de la station du Léman - INRA, consulté le 14 octobre 2008.
  19. Jumelage - Ville de Thonon, consulté le 14 octobre 2008
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  22. Recensement de l’INSEE en 1999 - Population totale par sexe et âge
  23. Données démographiques compulsées par l’internaute d’après l’INSEE
  24. Thonon-Événements - partenaires
  25. Palmarès 2008 - Label ville Internet.
  26. Histoire de la source de la Versoie, consulté le 10 octobre 2008.
  27. « Nationale B : Clichy fait pleurer Thonon », sur france-handibasket.fr,‎ 19 mai 2014 (consulté le 19 mai 2014)
  28. Arnaud Daviré, « Un Final Four des plus indécis », sur sportethandicaps.com,‎ 23 mai 2014 (consulté le 25 mai 2014)
  29. Jean-Claude Boucher, « Clichy Champion de Nationale B », sur sportethandicaps.com,‎ 20 mai 2014 (consulté le 25 mai 2014)
  30. Thonon-les-Bains sur le site de la FSN, consulté le 2 février 2010.
  31. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2012).
  32. Emploi
  33. Données démographiques d’après l’INSEE citées par le JDN
  34. a, b, c et d Données INSEE compulsées par l’internaute- Entreprises et services.
  35. Henri Baud et Jean-Yves Mariotte, Histoire des communes savoyardes : Le Chablais, Éditions Horvath,‎ 1980, 422 p. (ISBN 978-2-7171-0099-0), p. 65.
  36. Réjane Demotz et Jean-Pierre Leguay, La Savoie de l'an mil à la Réforme, XIe-début XVIe siècle, Ouest-France Université,‎ 1984, 222e éd., 626 p. (ISBN 2-85882-536-X).
  37. Paul Bissegger, D'ivoire et de marbre. Alexandre et Henri Perregaux ou l'Age d'Or de l'architecture vaudoise (1770-1850), Bibliothèque historique vaudoise, coll. « Bibliothèque historique vaudoise 131 »,‎ 2007 (ISBN 978-2-88454-131-2), p. 323-333
  38. Georges Chapier, Châteaux Savoyards : Faucigny, Chablais, Tarentaise, Maurienne, Savoie propre, Genevois, La Découvrance. Collection L'amateur Averti,‎ 2005, 410 p. (ISBN 978-2-8426-5326-2), p. 52-61.
  39. Chablais, p. 108.
  40. Georges Chapier, Châteaux Savoyards : Faucigny, Chablais, Tarentaise, Maurienne, Savoie propre, Genevois, La Découvrance. Collection L'amateur Averti,‎ 2005, 410 p. (ISBN 978-2-8426-5326-2), p. 62-63.
  41. a, b, c, d et e Raymond Oursel, Les chemins du sacré : L'art sacré en Savoie, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes »,‎ 2008, 393 p. (ISBN 978-2-8420-6350-4), p. 138.
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  43. Informations touristiques - Ville de Thonon - Le bois de ville, consulté le 14 octobre 2008.
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  47. Marilyn Nicoud, Les régimes de santé au Moyen Âge : naissance et diffusion d'une écriture médicale, XIIIe-XVe siècle, Bibliothèque des écoles françaises d'Athènes et de Rome,‎ 2007, 1112 p. (ISBN 978-2-72830-815-6), p. 715. Thomas de Thonon, Traité d'hygiène (1286), Ed. A. Collet [Texte et traduction], Sabaudiae Dicatus, 2010.
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