Romans-sur-Isère

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Romans-sur-Isère
Romans-sur-Isère
Romans-sur-Isère
Blason de Romans-sur-Isère
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Valence
Canton Romans-sur-Isère-1 et
Romans-sur-Isère-2
(chef-lieu)
Intercommunalité CA de Valence-Romans Sud Rhône-Alpes
Maire
Mandat
Marie-Hélène Thoraval
2014-2020
Code postal 26100
Code commune 26281
Démographie
Gentilé Romanais
Population
municipale
33 613 hab. (2011)
Densité 1 016 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 02′ 47″ N 5° 03′ 06″ E / 45.0463888889, 5.05166666667 ()45° 02′ 47″ Nord 5° 03′ 06″ Est / 45.0463888889, 5.05166666667 ()  
Altitude Min. 122 m – Max. 291 m
Superficie 33,08 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ville-romans.com/

Romans-sur-Isère (en occitan Rumans[1] d'Isèra, en ancien occitan Romans) est une commune française située dans le département de la Drôme en région Rhône-Alpes, dans le sud-est de la France.

Romans-sur-Isère est un chef-lieu de canton situé sur la rive droite de l'Isère à 20 km au nord-est de Valence. Avec la ville voisine de Bourg-de-Péage, établie de l'autre côté de la rivière, elle forme une agglomération d'une cinquantaine de milliers d'habitants (Romanais[2] et Péageois).

Géographie[modifier | modifier le code]

Romans se situe à une vingtaine de kilomètres du massif du Vercors. L'autoroute A49 Romans-Voreppe (Grenoble), prolongée par la D 532 passe à proximité et permet de rejoindre aisément Valence20 km), la gare de Valence TGV11 km), Grenoble (à 75 km) et l'autoroute du soleil à 15 km à l'ouest (à Tain-l'Hermitage).

Situées dans le sud-est de la France, dans la moyenne vallée du Rhône, Romans et sa ville sœur Bourg-de-Péage sont le centre d'une région d'environ 50 000 habitants, limitée au sud et à l'ouest par la domination de la région valentinoise (140 000 habitants), s'étendant au nord sur les collines du Bas-Dauphiné et englobant à l'est le rebord du Vercors.

Romans est placée sur la grande voie de passage que la nature a ouverte entre les Alpes et le Massif central. Mais à la différence des autres villes de la vallée du Rhône comme Valence ou Avignon, Romans ne se situe pas au bord du Rhône, mais sur un de ses grands affluents, l'Isère, une rivière difficilement franchissable aux abords de son confluent avec le Rhône.

Aussi la route rhodanienne, longtemps, emprunta plus en amont le gué de Romans et probablement dès le XIe siècle un pont près de la collégiale Saint-Barnard. Romans bénéficia aussi du débouché de la vallée de l'Isère vers la mer Méditerranée.

Le site primitif de Romans offre bien des atouts : la « molasse » de son sous-sol, un grès tendre, fournissait la pierre ; son exposition protégeait du vent du nord tout en donnant le meilleur ensoleillement dans un climat présentant déjà des caractères méditerranéens. Des sources abondantes procuraient l'eau potable, le vent la force motrice aux moulins à grains ou à huile qui favorisèrent, dès le Moyen Âge, l'industrie du drap et la tannerie.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Bardoux Mours-Saint-Eusèbe
Peyrins
Génissieux Rose des vents
Granges-les-Beaumont N Saint-Paul-lès-Romans
O    Romans-sur-Isère    E
S
Châteauneuf-sur-Isère Bourg-de-Péage Chatuzange-le-Goubet

Histoire[modifier | modifier le code]

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Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Formation de Romans autour de l'abbaye de Barnard[modifier | modifier le code]

La ville de Romans est née de la fondation en 838, près d’un gué sur l’Isère, d’une abbaye par Barnard, archevêque de Vienne.

Article détaillé : Barnard de Romans.

Le nom de la ville qui se développe autour, à partir du XIe siècle, dériverait du nom de la première paroisse : Saint-Romain.

Au cours du XIe siècle, les moines de l'abbaye sont remplacés par des chanoines, qui constituent un chapitre sous la surveillance de l'abbé De Oliveira, fils du seigneur de Clérieux, et archevêque de Vienne. L’église devint alors collégiale.

Les droits seigneuriaux sont entre les mains du chapitre de Saint-Barnard, qui cumule donc pouvoir spirituel et temporel[3].

Article détaillé : Collégiale Saint-Barnard.

Autour de la collégiale Saint-Barnard, marchands et artisans s’installent et développent une puissante industrie du drap. Sa renommée est importante pendant près de sept siècles.

Le premier pont sur l'Isère (le « Pont Vieux ») est construit en 1049 afin de faciliter et d'intensifier le trafic, mais aussi de permettre la perception d’un péage (d'où le nom de Bourg-de-Péage, ville sur l'autre rive de l'Isère, face à Romans), offrant ainsi des revenus pour la ville.

Un marché s’installe également autour de la collégiale Saint-Barnard ; il existe encore aujourd’hui sur la place Maurice Faure.

Ce noyau urbain est menacé :

  • au nord, par les seigneurs d'Albon, ayant pris possession des terres de Peyrins ;
  • au sud, par les comtes valentinois.

Dans ce climat d'insécurité, les chanoines décidèrent la construction d'un rempart. La tour Jacquemart, ancienne porte de l'Aumône, date de cette époque.

Article détaillé : Tour Jacquemart.

Le commerce s'intensifia durant le XIIIe siècle et la prospérité de la cité se traduisit par de nouvelles constructions menées par un grand bâtisseur : l'abbé Jean de Bernin. Il fit ainsi reconstruire un pont plus solide et agrandir la collégiale Saint-Barnard. C'est à cette même époque que des faubourgs se développèrent à l'extérieur des remparts.

Mais la tutelle du chapitre devint de plus en plus pesante et les Romanais s'insurgèrent en 1280 : humiliés, les chanoines renoncèrent à la gouvernance de la cité.

L’enrichissement et l’indépendance de la ville suscitèrent la convoitise du Dauphin, seigneur du Dauphiné, qui l'annexa en 1342.

En 1349, c'est dans la cité même qu'eut lieu la cérémonie du rattachement du Dauphiné à la France. L’acte, connu sous le nom de Traité de Romans, fut signé dans la demeure du Dauphin, près du « Pont Vieux », suivi d’une cérémonie religieuse dans la collégiale Saint-Barnard.

Article détaillé : Traité de Romans (1349).

La fin du Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les premiers mégissiers et tanneurs s'installèrent dans le quartier de la Presle à la fin du XIVe siècle.

Durant la guerre de Cent Ans, la ville s'entoura d'un second rempart qui englobait les faubourgs : quartiers de la Presle, de la Pavigne et de Saint-Nicolas. Ce rempart commença à être abattu vers 1830. Des vestiges sont encore visibles : une tour rue des Remparts-Saint-Nicolas, les murailles du quai Sainte-Claire et du cimetière Saint-Romain.

Au début du XVe siècle, la draperie romanaise s'exportait jusqu'au Proche-Orient et les riches marchands se firent alors construire des hôtels particuliers en style gothique flamboyant un peu partout dans la cité.

En 1516, un riche et pieux marchand de Romans, Romanet Boffin, conçut dans la ville un chemin de Croix aboutissant au calvaire des Récollets.

Article détaillé : Calvaire des Récollets.

Les temps modernes[modifier | modifier le code]

Durant la deuxième moitié du XVIe siècle, Romans dut essuyer une série de catastrophes : grands froids, grandes sècheresses, pestes, etc.

La Réforme progresse dans la région et les convertis sont nombreux à Romans. En 1561, les adeptes de la religion réformée menacent d'expulsion les cordeliers[4]. La crise religieuse se double d'une crise sociale et anti-seigneuriale (contre les chanoines). Elle atteint son paroxysme en 1562, où le pays de Romans fut ravagé au nom du protestantisme (la collégiale Saint-Barnard fut mise à sac) et lors du Carnaval sanglant de 1580.

Au cours des deux siècles suivants, la ville stagna et l’industrie du drap disparut tandis qu’émergeaient la tannerie et la soie.

C'est à cette même époque que la ville se couvre de couvents et de monastères (capucins, récollets, ursulines, Saint-Just).

En 1680, le bourg qui s'était constitué sur l’autre rive de l’Isère, face à Romans, devint Bourg-de-Péage, communauté indépendante.

En 1788, suite à la journée des Tuiles et à la Réunion des états généraux du Dauphiné, les États du Dauphiné, assemblée de la province, s’ouvrent en décembre dans le couvent des moines cordeliers. Leurs propositions préparèrent les États généraux de 1789.

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Émergence de l’industrie de la chaussure[modifier | modifier le code]

Après 1850, l’économie et la société romanaises subissent leur mutation majeure avec le développement de l’industrie de la chaussure pour laquelle travaillent, en 1914, 5 000 ouvriers et ouvrières, à l’origine d’un mouvement syndical puissant.

Dès la fin du XIXe siècle, Joseph Fénestrier impose la première marque de chaussure, « UNIC ». La ville change : sa population atteint 10 000 habitants, les remparts sont démolis, les quais construits, le chemin de fer attire de nombreux ateliers de chaussures. À l’est, le long de l’avenue Gambetta, s’édifient la caserne Bon, le collège, des demeures louées aux officiers.

Après la Première Guerre mondiale, la commune prend le nom de Romans-sur-Isère[5]. Dans les années 1920, le maire socialiste Jules Nadi fait construire, à proximité de la route de Grenoble, une cité-jardin à vocation sociale.

L’industrie de la chaussure bénéficie alors d’une certaine prospérité, la population compte 17 000 habitants ; la poussée urbaine s’exerce vers le nord, au-delà de la voie ferrée. L’église Notre-Dame-de-Lourdes est construite en 1937, dans le style « gothique moderne ».

La crise mondiale des années 1930 est particulièrement dramatique pour la chaussure de Romans, qui vivait en partie des exportations. La création d’une grande foire économique, en 1930, apparaît comme l’un des palliatifs.

La Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, Romans est occupée une première fois par les Allemands en juin 1940, puis de septembre 1943 à août 1944.

La Résistance au régime de Vichy est marquée le 10 mars 1943 par une manifestation à la gare contre le départ des requis pour le S.T.O., puis le 9 juin 1944 par le départ des volontaires pour le Vercors où se trouvent de nombreux maquis. Les maquisards qui échappent à la brutale répression allemande de juillet (massacres de civils à Vassieux-en-Vercors, à La Chapelle-en-Vercors et à la grotte de la Luire) participent à la Libération de Romans en août.

Entre crises et mutations[modifier | modifier le code]

Avec le retour de la paix, l’industrie de la chaussure redevient florissante, en particulier avec Charles Jourdan qui crée des magasins dans le monde entier ; elle emploie 4 000 salariés.

La population continue à croître, de 20 000 habitants en 1945 à 30 000 en 1968. Pour les accueillir, de nouveaux quartiers se couvrent d’immeubles comme la cité HLM de La Monnaie, où vivent jusqu’à 8 000 personnes. Des zones pavillonnaires remplacent les terres agricoles tout autour de la ville.

Mais à partir de 1974, la crise désorganise profondément la mono-industrie de la chaussure : la concurrence étrangère lui est fatale. De nombreuses entreprises ferment, entraînant des centaines de licenciements : en 25 ans, les effectifs passent de 4 000 à 1 000 salariés.

Déclin également pour la grande tannerie industrielle : seules subsistent la Tannerie Roux, l’une des plus anciennes de France, et la société de Tannerie Chaix. Face à ces mono-industries, une économie de substitution se met lentement en place dès les années 1960 (FBFC : combustible nucléaire, SEIM : équipement automobile, etc.) dans la zone industrielle en bordure du quartier de La Monnaie.

Dans les années 1990, l’économie de Romans peut s’appuyer sur une excellente desserte routière et ferroviaire grâce à l’autoroute A49 et au TGV.

En 2004, quelques noms défendent encore une production de chaussures de qualité : Jourdan, Kélian, Clergerie. Une nouvelle dynamique commerciale s’annonce avec l’ouverture de Marques Avenue, un espace de magasins d’usines, dans l’ancienne caserne Bon.

Robert Clergerie sauve sa société, vendue en 2000 à un groupe financier, en la rachetant en 2005, au bord du dépôt de bilan. Grâce à son dynamisme, la société sauve 170 emplois et réembauche depuis 2005 près de 80 salariés pour remonter à 250.

L’industrie agroalimentaire est un pôle en plein développement.

Les jardins du musée de la chaussure.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville.
Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1945 Roger Raoux    
1945 1955 Paul Deval centre-gauche  
1955 1977 Pierre Didier centre-droit député (1962-1967)
1977 1983 Georges Fillioud PS Journaliste
1983 1990 Étienne-Jean Lapassat PS Enseignant
1990 2012 Henri Bertholet PS Enseignant, député de 1997 à 2002
2012 2014 Philippe Drésin PS Président de la Communauté d'agglomération du pays de Romans
2014 en cours Marie-Hélène Thoraval centre-droit députée UMP (2010-2012)

Politique budgétaire[modifier | modifier le code]

La Ville de Romans soutient fortement le tissu associatif à travers des aides directes sous forme de subventions pour un montant global de 2 800 000 euros en 2010, réparti auprès de 200 associations environ. À cela viennent s'ajouter de nombreuses « aides indirectes » par le biais de mises à disposition de locaux, de terrains sportifs et d'autres aides types prêts de matériel, mises à disposition de salles, aides à la communication, montages de projet[réf. nécessaire]...

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La commune a posé une vingtaine de nichoirs artificiels pour la chouette chevêche lors d'un aménagement foncier[6].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 33 613 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 742 6 473 6 997 8 837 9 285 9 972 9 471 9 958 10 869
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
11 219 11 257 11 524 12 674 12 923 13 806 14 733 16 545 16 702
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
17 140 17 622 17 201 17 054 17 596 18 957 19 489 22 171 22 559
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
26 377 31 545 33 030 33 152 32 734 32 667 33 138 33 613 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Santé[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

  • Aviron : l'Aviron Romanais Péageois et RCBI créée en 1908. C'est le premier club de Drôme-Ardèche. Le plus grand rameur du club est Laurent Porchier qui a été plusieurs fois champion de France et champion du monde. Mais son plus grand titre est celui de champion olympique à Sydney en 2000.
  • Rugby à XV : l'US Romans a longtemps joué en première division.
  • BMX : Romans a accueilli les championnats de France de BMX les 7 et 8 juillet 2007 ainsi que le championnat d'Europe du 13 au 15 juillet 2007.
  • Judo : le dojo romanais est le 2e club de France en nombre de licenciés.
  • Volley-ball : le Volley Ball Romanais comprend 106 licenciés FFVB + 50 licenciés UFOLEP et a fêté ses 40 ans durant la saison 2008/2009.
  • Tennis : le tennis-club des Chasses accueille chaque année plus de 186 nouveaux licenciés. Présence d'un club house, de 9 terrains extérieurs et de 4 terrains intérieurs.
  • Handball : le Handball Club Romanais évolue en régional et prénational pour ses équipes premières.
  • Football : la Persévérante Sportive Romanaise (PSR dit la Persé), créée en 1908, compte environ 300 licenciés, l'équipe sénior évolue en 2e division du district de Drôme-Ardèche.
  • Cyclisme : le Vélo Sprint Romanais Péageois (VSRP) compte plus de 100 licenciés, des plus jeunes aux plus âgés, du plaisir à la compétition.

Religion[modifier | modifier le code]

La paroisse Sainte Claire en Dauphiné regroupe les communes de Romans-sur-Isère, Bourg-de-Péage, Chatuzange-le-Goubet et Granges-lès-Beaumont.

Économie[modifier | modifier le code]

Romans a longtemps concentré beaucoup d'industries de la chaussure de luxe mais le secteur est en fort déclin depuis la fin des années 1980. La région de Romans a vécu le lundi 29 août 2005, une journée noire avec l'annonce coup sur coup de la liquidation judiciaire de Stephane Kélian Production et du dépôt de bilan de Charles Jourdan. Cette région, qui avait déjà vu fondre les effectifs des fabricants de chaussure, passant de 1.443 personnes en 2000 à 784 en juin 2005, va encore perdre les 143 salariés de Stephane Kélian Production, tandis que le dépôt de bilan du groupe Charles Jourdan le 22 août menaçait 432 emplois.Les deux entreprises ont été rachetées en 2007 et 2008 par le groupe Royer, qui a délocalisé la production. Il ne reste donc plus, dans la « capitale » de la chaussure de luxe, que les marques Robert Clergerie et Joseph Fenestrier de la société Romanaise de la chaussure, qui maintient dans la région des activités de création, de montage et de commercialisation.

L'usine Franco-Belge de Fabrication du Combustible (filiale 100 % Areva NP) est implantée dans la commune. Elle fabrique du combustible nucléaire pour des centrales de production d'électricité et des réacteurs de recherche. Le 18 juillet 2008, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a annoncé qu'à la suite d'une rupture de canalisation des rejets d'effluents radioactifs ont eu lieu. La filiale d'Areva, a affirmé que « l'incident est circonscrit à l'endroit de la rupture de la canalisation et reste donc limité au site ». Evangelia Petit, porte-parole de l'ASN, a déclaré « Les premières analyses montrent qu'il n'y a pas du tout d'impact sur l'environnement, car les quantités d'uranium sont très faibles, de l'ordre de quelques centaines de grammes »[8]. L'incident a été classé n°1 sur l'échelle INES.

Transports[modifier | modifier le code]

La commune de Romans-sur-Isère est desservie par le réseau de bus Citéa issu de la fusion des anciens réseaux CTAV (pour l'agglomération valentinoise) et Citébus (pour Romans). Par la voie ferré, Romans est desservie par la gare de Romans - Bourg-de-Péage sur la ligne Valence-Grenoble. Les gares de Valence-TGV et Valence-Ville sont respectivement situées à 10 et 20 kilomètres au sud de Romans.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Le 22 juin 2013, la cité de la musique est inaugurée sur l'emplacement de l'ancien hôpital (Parc François Mitterand)[9]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Romans-sur-Isère bénéficie du label « ville fleurie » avec « deux fleurs » attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[10] depuis 2008.

Événements[modifier | modifier le code]

Carmentran au Carnaval de Romans 2008
  • Festival international de folklore de Romans : chaque année, en juillet, une quinzaine de groupes folkloriques du monde entier se produisent pendant une semaine dans toute la ville et la région. Cet évènement est labellisé par le CIOFF (Comité International d'Organisation des Festivals de Folklore) et organisé par le groupe d'Art et Traditions Populaires de la ville, Empi et Riaume.
  • Le Carnaval de Romans a lieu chaque année fin février. Il existe depuis plusieurs siècles puisqu'il s'est tristement illustré en 1580 en terminant dans le sang. Carnaval où se mêlent la foule déguisée et les artistes de théâtre de rue. On peut assister au procès de Carmentran qui sera brûlé le soir pour évacuer tous les malheurs de l'année.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Gastronomie[modifier | modifier le code]

  • La pogne de Romans : sorte de brioche en forme de couronne, parfumée à l'eau de fleur d'oranger.
  • La raviole du Dauphiné.
  • Les lunettes de Romans : deux sablés ovales à bord dentelé, réunis par une couche de confiture (traditionnellement de framboises ou de myrtilles), dont le sablé supérieur est percé de deux trous ronds dentelés donnant son nom « lunettes » au produit.

Presse locale[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Témoignages et mémoires sur l'histoire de Romans[modifier | modifier le code]

  • Marcel Armand, Une tranche de pogne : Quelques événements romanais, Romans-sur-Isère, Union locale CGT,‎ 1979, 78 p.
  • Marcel Armand, Histoire de la Bourse du travail de Romans et de ceux qui l'ont faite : Un militant parle, Romans-sur-Isère, Union locale CGT,‎ 1982, 80 p.
  • Jeanne Deval, Ces années passées : Romans-Bourg-de-Péage, 1900-1939, Romans-sur-Isère, Deval,‎ 1988, 303 p.
  • Elvio Sagatto, Romans-sur-Isère : Tranches de vie dans le quartier Saint-Nicolas, 1920-1940, Romans-sur-Isère, Association Sauvegarde du patrimoine romanais-péageois,‎ 2006, 128 p.

Essais historiques[modifier | modifier le code]

  • Emmanuel Le Roy Ladurie, Le Carnaval de Romans : De la Chandeleur au mercredi des Cendres, 1579-1580, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque des histoires »,‎ 1979, 426 p.
  • Ludovic Viallet, Bourgeois, prêtres et cordeliers à Romans, v. 1280-v. 1530, Saint-Just-la-Pendue, Publications de l'Université de Saint-Étienne,‎ 2001, 607 p.
    Texte remanié d'une thèse de doctorat soutenue à Grenoble-II en 1999
  • Laurent Jacquot, Romans : Traces d'histoire, Veurey, Le Dauphiné libéré, coll. « Les patrimoines »,‎ février 2008, 51 p. (ISBN 978-2-916272-36-8)
  • Association Sauvegarde du patrimoine romanais-péageois, La Libération de Romans et de Bourg-de-Péage, Saint-Cyr-sur-Loire, Sutton, coll. « Témoignages et récits »,‎ 2004, 160 p. (ISSN 1622-7077)
  • Association Sauvegarde du patrimoine romanais-péageois, Histoire et Patrimoine, 20 ans de chroniques dans L'Impartial[1], mars 2009.
  • Ulysse Chevalier, Romans-sur-Isère [« Annales de la ville de Romans »], Nîmes, Lacour, coll. « Rediviva »,‎ 2002, 347 p.
    Fac-similé de l'édition originale parue à Valence, chez J. Céas et fils, en 1897
  • Ulysse Chevalier, Annales de la ville de Romans pendant les guerres de Religion de 1549 à 1599, Valence, Chenevier et Chavet,‎ 1875, 111 p. (lire en ligne)
  • Ulysse Chevalier, Un tournoi à Romans en 1484, Romans-sur-Isère, Sibilat André,‎ 1888, 33 p. (lire en ligne)
  • Jean-Baptiste Dochier, Mémoires sur la ville de Romans, Éditions du Bastion,‎ 1987, 199 p.
    Fac-similé de l'édition originale parue à Valence, chez J. Montal, en 1812
  • Jean-Pierre Ginet, Les Fêtes pascales à Romans sous la Renaissance, Aubenas, Lienhart,‎ 1993, 167 p. (ISBN 2-86677-138-9)
  • Jean-Pierre Ginet (préf. Georges Fillioud), Les Métiers d'autrefois à Romans-sur-Isère, Veurey, Le Dauphiné libéré, coll. « Caractères »,‎ 2000, 156 p. (ISBN 2-911739-27-2)
  • André Lacroix, Romans et le Bourg-de-Péage avant 1790 : Archéologie, histoire et statistique, Péronnas, La Tour Gile,‎ 1999, 367 p.

Sur l'architecture et l'urbanisme romanais[modifier | modifier le code]

  • Laurent Jacquot, La Renaissance à Romans, Romans-sur-Isère, Revue des Amis du musée,‎ 2004
  • Laurent Jacquot, Les témoins de la Renaissance à Romans, Romans-sur-Isère, Revue des Amis du musée,‎ 2009

Études générales[modifier | modifier le code]

  • Romans, Bourg-de-Péage, Romans-sur-Isère, Association Sauvegarde du patrimoine romanais-péageois,‎ 1992, 108 p.
  • Romans-sur-Isère et Bourg-de-Péage de A à Z, Saint-Cyr-sur-Loire, Sutton, coll. « De A à Z »,‎ 2006, 128 p. (ISBN 2-84910-441-8)
  • Danielle Mingasson et Mireille Moreau-Pongy, Travail des femmes et structures urbaines : Le cas de Romans, Grenoble, Institut de recherche économique et de planification,‎ 1976, 130 p.
  • Hippolyte Van Leemputten, Notice sur la ville de Romans et le Bourg du Péage, accompagnée d'une carte topographique de la ville de Romans, du Bourg de Péage et des environs, Toulouse, J. Dupin,‎ 1875, in-8°, 40 p. (lire en ligne)

Collégiale Saint-Barnard[modifier | modifier le code]

  • Cyprien Perrossier (abbé), Les Tapisseries de l'église Saint-Barnard de Romans : Notice historique et descriptive, Valence, Imprimerie valentinoise,‎ 1891, in-8°
  • Association Amis de Saint-Barnard, La Tenture brodée du Mystère de la Passion : Collégiale Saint-Barnard, Romans-sur-Isère, Amis de Saint-Barnard,‎ 1990, 44 p.

Tour Jacquemart[modifier | modifier le code]

  • Association Sauvegarde du patrimoine romanais-péageois, Jacquemart, Romans-sur-Isère, Association Sauvegarde du patrimoine romanais-péageois,‎ 1996, 31 p.

Calvaire des Récollets[modifier | modifier le code]

  • Laurent Jacquot, 1940-1942 : la restauration du Grand Voyage et du Calvaire des Récollets, Romans-sur-Isère, Revue drômoise,‎ 1999
  • Association Sauvegarde du patrimoine romanais-péageois, Le « Grand voyage » et le calvaire de Romans en Dauphiné : Notice historique, Romans-sur-Isère, Association Sauvegarde du patrimoine romanais-péageois,‎ 1998, 37 p.
  • Alain Châtre et Nicole Prival Piras, Le Jardin des soupirs : Romans-sur-Isère, enclos des Récollets, Valence, Peuple libre,‎ 1995 (ISBN 2-907655-13-2)

Cité Jules-Nadi[modifier | modifier le code]

  • Association Sauvegarde du patrimoine romanais-péageois, Romans, une cité-jardin : La Cité Jules-Nadi, Romans-sur-Isère, Association Sauvegarde du patrimoine romanais-péageois,‎ 2005, 64 p.

Autres lieux[modifier | modifier le code]

  • Ulysse Chevalier, La Chapelle de Saint-Michel de Romans, Nîmes, Lacour, coll. « Rediviva »,‎ 1992, 16 p. (ISBN 2-86971-570-7[à vérifier : isbn invalide])
    Réédition d'un ouvrage paru à Grenoble, chez Prudhomme, en 1869
  • Jean Pautrot, Quelques pages d'histoire romanaise avec l'Hôtel de Clérieu, Romans-sur-Isère, J. Pautrot,‎ 1984, 63 p. (ISBN 2-902935-04-8)

Sur l'industrie du cuir et de la chaussure à Romans[modifier | modifier le code]

  • ACCÈS-Université populaire, Les Romanais, Romans et la chaussure : 150 ans d'histoire, Valence, Peuple libre & notre temps,‎ 2001, 335 p. (ISBN 2-907655-34-5)
  • Marie-Josèphe Bossan, Romans, le cuir et la chaussure : Catalogue de l'exposition organisée par le Musée de Romans, Romans-sur-Isère, Musée international de la chaussure de Romans,‎ 1979, 28 p.

Publications sur des associations, institutions et événements romanais[modifier | modifier le code]

  • ARCHER, une histoire romanaise : Du passé à l'avenir, une expérience d'économie sociale et solidaire, Romans-sur-Isère, ARCHER,‎ 2010, 140 p. (ISBN 978-2-9532578-6-1)
  • Il était une foire : Rétrospective de la foire du Dauphiné à Romans, Romans-sur-Isère, Association Sauvegarde du patrimoine romanais-péageois,‎ 2006, 64 p. (ISBN 2-9524714-0-2[à vérifier : isbn invalide])
  • ACCÈS-Université populaire, ACCÈS a vingt ans : L'Université populaire du Pays de Romans de 1987 à 2007, Romans-sur-Isère, Association Sauvegarde du patrimoine romanais-péageois,‎ 2007, 109 p. (ISBN 978-2-95247-141-1)
  • Jean-Claude Bousson, Claude Courau, Christian Darlet et autres, USRP, 1908-2008 : Cent ans de passion, Romans-sur-Isère, USRP,‎ 2008, 252 p. (ISBN 2-9523258-8-X)
  • Éric Maulavé, Noires et blanches : École nationale de musique et de danse de Romans-sur-Isère, Romans-sur-Isère, Ville de Romans,‎ 1998, 34 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. BOUVIER Jean-Claude (1976) Les parlers provençaux de la Drôme. Étude de géographie phonétique, coll. Bibliothèque française et romane A-33, Paris: Klincksieck, p. 445-518
  2. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 18/07/2008.
  3. Roger Pierre, « Un épisode peu connu des guerres de religion : "Les défenseurs de la cause commune" et "La guerre des Paysans », Bulletin de l'association universitaire d'études drômoises, no 15, 1968, p. 7.
  4. Roger Pierre, op. cit., p. 6.
  5. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Les aménageurs adeptes de la biodiversité, Géomètres no 2082, juin 2011
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  8. Une fuite d'uranium constatée sur un site d'Areva à Romans-sur-Isère, Le Monde, 18 juillet 2008.
  9. Journal du pays de Romans, numéro spécial, mai/juin 2013
  10. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « ‪Concours des villes et villages fleuris‬ » (consulté le 20 juillet 2014).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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