Saint-Gervais-les-Bains

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Saint-Gervais-les-Bains
La ville vue depuis la rue du Mont Joly
La ville vue depuis la rue du Mont Joly
Blason de Saint-Gervais-les-Bains
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Bonneville
Canton Saint-Gervais-les-Bains
Intercommunalité Syndicat Mixte du Pays du Mont-Blanc
Maire
Mandat
Jean-Marc Peillex
2014-2020
Code postal 74170
Code commune 74236
Démographie
Gentilé Saint-Gervolains
Population
municipale
5 646 hab. (2011)
Densité 89 hab./km2
Population
aire urbaine
60 234 hab.
Géographie
Coordonnées 45° 53′ 36″ N 6° 42′ 50″ E / 45.893333, 6.713889 ()45° 53′ 36″ Nord 6° 42′ 50″ Est / 45.893333, 6.713889 ()  
Altitude Min. 571 m – Max. 4 810 m
Superficie 63,63 km2
Localisation

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Liens
Site web saintgervais.com

Saint-Gervais-les-Bains est une commune française, située dans le département de la Haute-Savoie en région Rhône-Alpes. Ses habitants sont appelés les Saint-Gervolains (ou Saint-Gervelains).

Saint-Gervais-les-Bains est la commune la plus haute de France et d'Europe occidentale en raison de la présence du sommet du Mont-Blanc sur son territoire (ce point fait l'objet d'une discussion transfrontalière avec l'Italie. Il n'est pas réglé à ce jour du point de vue du droit international).

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le Mont-Blanc, est situé sur la commune de Saint-Gervais-les-Bains. Le tracé de la frontière franco-italienne est contesté côté italien. Le tracé français passe par une ligne de crête au sud du sommet du Mont-Blanc, et cette partie entre la frontière et la crête sommitale est attribuée à la commune de Saint-Gervais-les-Bains. Du point de vue italien, la frontière passe par le sommet du Mont-Blanc, et ce sommet serait donc partagé entre Chamonix et Courmayeur, excluant Saint-Gervais de la zone sommitale. Les communes limitrophes avec Saint-Gervais-les-Bains sont Passy, Les Contamines-Montjoie, Megève, Combloux, Demi-Quartier, Domancy, Les Houches et Chamonix pour la France, Courmayeur pour l'Italie.

Géologie et relief, hydrographie[modifier | modifier le code]

Altitude de la station : de 850 à 2353 m.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat y est de type montagnard en raison de la présence du massif alpin. D'un point de vue des données météorologiques, il est important de préciser s'il s'agit de l'agglomération à une altitude d'environ 1 000 mètres ou du sommet du mont Blanc à 4 810 mètres. Pour ce dernier, la vitesse du vent peut atteindre 150 km/h et la température -40 °C. Les conditions météorologiques peuvent y changer très rapidement avec l'arrivée de neige et de brouillard. Le vent renforce l'effet de froid (Refroidissement éolien), la température apparente chute de 10 °C tous les 15 km/h de vent[1].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est reliée au réseau ferroviaire national grâce à la gare de Saint-Gervais-les-Bains-Le Fayet. Pour ce qui est des déplacements individuels, 49.8 % des ménages Saint-Gervelains possèdent une voiture, 38.8 % en ont deux et enfin 11,4 % n'ont pas de véhicules[2].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

L'agglomération industrielle et le nœud ferroviaire et routier du Fayet, situés dans la vallée de l'Arve, forment un véritable village dépendant de la commune de Saint-Gervais.

Logement[modifier | modifier le code]

Panorama de la vallée vu depuis la rue du Mont Joly.

Saint-Gervais-les-Bains comptait 7 988 logements en 2009. Les logements sont à 31,6 % des résidences principales, 64,6 % sont des résidences secondaires et 3,8 % sont des logements vacants[2]. L'ensemble de ces logements est réparti de la manière suivante : 6,2 % sont des studios, 17,3 % sont des logements ayant deux pièces, 25,7 % ont trois pièces, 23,1 % ont quatre pièces et enfin 27.7 % sont des logements dont le nombre de pièces est égal ou supérieur à cinq. On sait également que 62,7 % des habitants sont propriétaires, 32,3 % locataires et 5 % sont des personnes logées à titre gratuit[2].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

LE PONT DE CONTOURNEMENT DU BOURG DE SAINT-GERVAIS

Après des années d'études et de nombreux projets imaginés, la déviation dite « courte » de Saint-Gervais voit enfin le jour. Le projet, déjà imaginé dans les années 1930, a été remis au goût du jour en 2001 et défendu avec succès par l'équipe municipale saint-gervolaine. Le chantier de construction a été lancé officiellement samedi 10 avril 2010 lors de la cérémonie officielle de pose de la première pierre de l'édifice. La déviation, d'une longueur de 710 mètres, comprendra un viaduc pour franchir le Bonnant, un pont enjambant le parking des remontées mécaniques et trois carrefours giratoires. Le carrefour giratoire intermédiaire permettra la desserte du parking, du hameau du Châtelet et du futur Centre de Secours. La chaussée, d'une largeur de 11,9 mètres, comprendra deux voies de circulation pour les véhicules et, de chaque côté, une bande cyclable et un trottoir piétonnier.

Dans le cadre des études d'exécution en cours pour le viaduc, il est prévu d'analyser le dimensionnement nécessaire pour permettre le passage éventuel du Tramway du Mont-Blanc qui est voué à devenir un véritable transport urbain entre les bourgs de la Commune. En période de pics touristiques, plus de 13 000 véhicules traversent le centre-bourg chaque jour, soit quasiment le double du trafic moyen observé à l'année. Nuisances sonores, sécurité des piétons et pollution au centre-ville : ces problèmes seront en grande partie résolus dès l'ouverture du pont car les études estiment que la moitié des véhicules devraient alors emprunter la déviation. Les poids lourds auront quant à eux la possibilité d'emprunter le pont. Les piétons pourront ainsi se rendre facilement à pied du centre-ville jusqu'aux remontées mécaniques. La circulation sera aussi fluidifiée pour les communes alentour. Au moins deux nouvelles activités verront le jour grâce à cette déviation : une base de saut à l'élastique se situera sous le pont pour les amateurs de sensations fortes et une visite des ruines du Châtelet comblera les amateurs de patrimoine local avec une motte castrale consolidée et mise en valeur. Suite à l'appel d'offres lancé par le Conseil général, de nombreuses entreprises locales ont pu être impliquées dans le projet. Dans un contexte morose pour le secteur du BTP, c'est une aubaine qui donnera du travail à une partie des gens du pays.

Calendrier : fin 2011 : ouverture partielle entre la RD 909 en direction de Megève et le futur viaduc / 2012 : mise en service complète / Un nouveau centre de secours verra aussi le jour à côté des remontées mécaniques.

Montant des travaux : 22 millions d'euros financés à 79 % par le Conseil général de la Haute-Savoie et à 21 % par la Commune de Saint-Gervais.

RÉHABILITATION DE LA MAISON DE HAUTE TOUR

Deux projets sont prévus dans la réhabilitation de la maison forte : la « maison des arts et artistes » et la « maison transfrontalière des guides ». Pour ce dernier dossier une demande de subvention avait été sollicitée dans le cadre du programme Alcotra 2007-2013 (Fond Interreg - dossier en partenariat avec les Compagnies des guides de Saint-Gervais et Courmayeur et les communes respectives).

Le 26 novembre 2009 a été rendu un avis favorable du Secrétariat Technique Conjoint pour l'obtention d'une subvention globale de 750 000 €, qui comprend la participation des fonds européens, de l'État et du Département, sous réserve d'un projet architectural et de fouilles préventives éventuelles. Les travaux vont donc pouvoir commencer.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune a pour nom Saint-Gervais-les-Bains, ce nom provient de celui d'un saint. Les deux saints protecteurs de la paroisse, que l'on peut voir sur la façade de l'église du bourg, sont Gervais et Protais. La dénomination a été prolongée du terme les bains, car la commune a une tradition thermale.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'Antiquité[modifier | modifier le code]

Le Val Montjoie a été habité depuis très longtemps (plus de 4000 ans). On a en effet trouvé des outils de silex au-dessus du Truc, qui doivent dater du Néolithique récent (2000 à 3000 ans avant J.C.). L'analyse des pollens atteste la présence d'une agriculture céréalière entre 2700 et 2300 ans avant J.C.

Les Ceutrons[modifier | modifier le code]

Les hautes vallées alpines (Montjoie, Val d'Arly, Tarentaise, Beaufortin, Chamonix), étaient habitées par les Ceutrons, peuplades Celtes tardivement pacifiées par les Romains, qui ont ensuite arbitré les conflits avec leurs voisins Allobroges de la vallée de l'Arve en 74 après J.C. (Cf Borne de Larioz, à la Forclaz).

L'oppidum des Amerands[modifier | modifier le code]

On trouve également des traces d'un oppidum aux Amerands dominant l'entrée Nord-ouest de la vallée, à proximité duquel on a observé quelques traces de pièces romaines (trésor de Robinson).

La vallée du Bon Nant a donc été, dès le Ier siècle, un lieu de passage (col du Joly, col du Bonhomme, col de la Seigne), et de pâture.

Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Mandement de Montjoie[modifier | modifier le code]

Le Val Montjoie devient administrativement le mandement de Montjoie qui comprend 63 villae pour cette châtellenie en 1377.

Les Paroisses[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Gervais et Protais.

La vallée regroupe deux grandes paroisses : Saint-Nicolas de Véroce au sud, et Saint-Gervais au nord, sans oublier une autre paroisse de création tardive Notre-Dame de la Gorge, dès le XIIe siècle.

Le Val Montjoie savoyard[modifier | modifier le code]

En 1355 le Val Montjoie cesse d'être le bastion avancé du Faucigny et rejoint le comté de Savoie. La disparition de la frontière laisse à l'abandon le château des Contamines. Le pouvoir, qui devient essentiellement économique, se replie sur Saint-Gervais (château de la Comtesse).

Essor rural[modifier | modifier le code]

Dès le XIVe siècle, la vie rurale s'organise autour d'une douzaine de hameaux disséminés sur les deux versants : Bionnasset, Bionnay, Le Champel, Montivon, La Gruvaz, Les Pratz, Orsin, la Planchette, la Cry, Cupelin, la Forêt. Le bourg n'est qu'un petit hameau parmi les autres.

La foire d'automne (1371)[modifier | modifier le code]

Saint-Gervais participe à l'essor commercial de la fin du Moyen Âge et organise l'une des trois grandes foires importantes des Alpes du Nord, avec Martigny en Valais (1392) et Sembrancher en val d'Aoste (foire d'automne).

La montagne à vaches[modifier | modifier le code]

L'élevage domine, mais contrairement aux idées reçues, la domination de l'élevage bovin ne s'affirme qu'au XVIIIe siècle. Auparavant, les ovins et les caprins dominaient le cheptel.

Les alpages[modifier | modifier le code]

Suite aux albergements de 1287 et 1307, la communauté locale obtient de la comtesse Beatrix, la propriété des montagnes ou alpages. La gestion de ces propriétés indivises ou communales permet un apprentissage précoce de la démocratie locale. Les montagnes de Voza et du Prarion, de Miage et de Tricot d'Hermance et du Mont d'Arbois sont communes à tous les hameaux qui se trouvaient à leurs pieds.

Châteaux et maisons fortes[modifier | modifier le code]

La plupart des demeures nobles ont disparu et ne laissent percevoir que quelques petits morceaux de ruines comme le Châtelet, la tour de Bongain côté Neirey, le château de Menthon, côté La Villette. On a aussi les traces plus hypothétiques des châteaux du Rosay, de Cupelin et du Freney.

Maison forte de Hautetour[3][modifier | modifier le code]

Cette maison forte a fait l'objet d'une étude archéologique à l'été 2006 par la société Archéodunum (Suisse). Il s'agit d'un édifice de la seconde moitié du XIIIe siècle, remanié à 7 reprises jusqu'au XVIIIe siècle.

La comtesse[modifier | modifier le code]

C'est la mieux conservée et la plus récente des maisons fortes. Elle correspond au déplacement géographique du pouvoir politique dans la vallée et à la prospérité économique de Saint-Gervais au XIVe.

Baroque populaire[modifier | modifier le code]

Fresques de l'église de Saint-Nicolas de Véroce (XVIIe siècle).

Les joyaux du baroque : XVIIe siècle et XVIIIe siècles[modifier | modifier le code]

De cette période date la construction des églises par les architectes du Val Sesia avec le soutien des quelques émigrés qui ont fait fortune comme Nicolas Revenaz des Pratz.

1698 : l'église de Saint-Gervais[modifier | modifier le code]

Saint-Gervais est une église de type halle sans transept. Son clocher fut détruit par la foudre en 1792, reconstruit seulement en 1819, sous la restauration sarde, par l'architecte Claude François Amoudruz de Samoëns. C'est un clocher aux « souples étagements et bulbes légèrement écrasés ».

1729 : l'église de Saint-Nicolas de Véroce[modifier | modifier le code]

L'église de Saint-Nicolas fut elle aussi reconstruite avec l'aide des émigrés et terminée en 1729. C'est un véritable petit musée du baroque populaire avec ses multiples aménagements au cours du XVIIIe siècle.

Les chapelles[modifier | modifier le code]

La plupart des hameaux ont construit leur chapelle, petite église baroque miniature avec leur retable comme celles des Plans, de Véroce, des Pratz et surtout celle des Chattrix.

Contemporain[modifier | modifier le code]

1936 : Église[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Notre-Dame des Alpes.

Station thermale[modifier | modifier le code]

  • 1806 : découverte des sources thermales au Fayet, par M. Gontard. Développement des bains qui permettent à Saint-Gervais de participer à la grande vogue des bains au XIXe siècle. On dénombre 600 baigneurs dès 1824.
  • 1892 : la catastrophe du 12 juillet 1892 stoppe brutalement cette prospérité. Une coulée de boue détruit le bâtiment et fait plus de 200 victimes.

À l'origine de cette catastrophe, une poche d'eau accumulée sous le glacier de Tête Rousse qui se rompt dans la nuit du 12 juillet 1892, emprunte la combe de Bionnassay, détruit en partie le village de Bionnay, avant de s'enfoncer dans la gorge du Bon Nant[4]. L'établissement thermal qui se trouve au pied de la gorge est emporté par la force de la coulée de lave de boue et de rochers.

Depuis, les thermes se sont à nouveau développés et sont reconnus dans le milieu médical pour le traitement des maladies ORL et des grands brûlés, avec également une gamme de produits cosmétiques.

Le nombre de curistes ne cesse d'augmenter passant de 1 853 curistes dans les années 1973 à près de 5 000 curistes dans les années 2000.

En février 2011 : les Thermes de Saint-Gervais inaugurent leur nouvel espace « Les Bains du Mont-Blanc » un écrin consacré à la forme et à la santé. 1 000 m² au décor épuré et raffiné où l'on peut profiter des propriétés de l'eau thermale du Mont-Blanc, reconnues depuis plus de 200 ans.

Mont Blanc[modifier | modifier le code]

Les précurseurs[modifier | modifier le code]

Le mont Blanc culmine à 4 810 mètres d'altitude sur le territoire de la commune et le chemin le plus évident pour rejoindre cette cime passe par Saint-Gervais.

Dès 1784, des alpinistes dont Cuidet de Saint-Gervais ont failli réussir la première ascension mais ils ont buté devant l'arête des bosses, deux ans avant la première chamoniarde de 1786.

1815 - 1820 : nouvel échec du Dr Hamel, conseiller du Tsar.

1808 : la première femme à accéder au Mont-Blanc, via Chamonix, est une Saint-Gervolaine d'origine : Marie Paradis.

1855 : ouverture de la voie royale. Les britanniques Hudson, Kennedy, Smythe arrivent au sommet du Mont-Blanc en venant de Saint-Gervais, mais en évitant l'arête des Bosses.

1859 : l'arête des Bosses est ouverte par le même Hudson. La voie royale est définitivement ouverte et, la même année, la cabane du Goûter a été construite pour servir de refuge aux alpinistes empruntant cette voie.

1864 : les guides du val Montjoie organisent la compagnie des guides de Saint-Gervais pour amener les alpinistes au Mont-Blanc par la voie saint-gervolaine. Mais c'est le train qui va confirmer la « voie royale » par Saint-Gervais.

1898 : arrivée du train. La société PLM amène le train à Saint-Gervais dans le bas de la commune, au Fayet. L'arrivée du train va faire de ce petit hameau le deuxième centre de la commune.

1904 : le Tramway du Mont-Blanc.

La voie royale d'accès au Mont-Blanc, point culminant de la commune et de l'Union européenne, a toujours alimenté l'imaginaire des techniciens du XIXe siècle qui ont souvent rêvé de faire monter leur machine jusqu'au sommet.

Le premier projet date de 1834.

À la fin du XIXe siècle, les projets se multiplient : comme le projet Issartier de 1895 tout en souterrain : train + ascenseur. Deux projets plus sérieux entrent en concurrence en 1899, en version chemin de fer complète. Le premier, soutenu par Vallot et Fabre, part des Houches favorise la vallée de Chamonix. Le second, est soutenu par Dupportal qui a le mérite d'avoir amené le train au Fayet. C'est un contre projet qui se présente en tramway et qui reste totalement à l'air libre. C'est ce projet saint-gervolain qui l'emporte en 1904, et confirme la voie royale du Mont-Blanc par Saint-Gervais.

Ski depuis 1930[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Évasion Mont-Blanc.

Cette aventure commence avec la construction du téléphérique Saint-Gervais - Le Bettex en 1936 par la famille Viard, en même temps que l'arrivée d'un téléphérique à Bellevue côté Prarion, puis au Mont d'Arbois en 1937 permettant l'accès au domaine skiable du Mont d'Arbois.

Depuis, l'équipement des deux massifs Arbois et Prarion n'a cessé de se développer, pour devenir l'activité principale de cette station multicarte avec l'urbanisme correspondant : résidences secondaires et immeubles locatifs.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune de Saint-Gervais-les-Bains votent majoritairement à droite depuis 2001, en élisant Jean-Marc Peillex à deux reprises. Celui-ci a pour étiquette politique UMP.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1991 2001 Georges Hottegindre    
2001 en cours Jean-Marc Peillex UMP administrateur de société
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 646 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
2 842 1 756 1 805 2 248 2 477 2 353 1 929 1 850 2 060
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 993 1 977 1 976 1 913 1 891 1 928 2 022 2 174 2 475
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
2 192 2 399 2 645 2 775 3 574 4 185 4 011 4 258 4 556
1982 1990 1999 2006 2008 2011 - - -
4 661 5 124 5 276 5 594 5 681 5 646 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Évolution de la pyramide des âges de la ville de Saint-Gervais-les-Bains, comparaison entre l'année 1999 et 1982[7] :

Pyramide des âges en 1999 en nbre d'individus.
Hommes Classe d’âge Femmes
119 
75 à plus
222 
329 
60 à 74
375 
705 
40 à 59
707 
745 
20 à 39
736 
700 
0 à 19
652 
Pyramide des âges en 1982 en nbre d'individus.
Hommes Classe d’âge Femmes
75 
75 à plus
157 
227 
60 à 74
288 
529 
40 à 59
580 
736 
20 à 39
724 
687 
0 à 19
659 

Le nombre total de ménages saint-Gervelins est de 2 213. Ces ménages ne sont pas tous égaux en nombre d'individus. Certains de ces ménages comportent une personne, d'autres deux, trois, quatre, cinq voire plus de six personnes. Voici ci-dessous, les données en pourcentage de la répartition de ces ménages par rapport au nombre total de ménages.

Les Ménages

Ménages de : 1 personne 2 pers. 3 pers. 4 pers. 5 pers. 6 pers. ou +
Saint-Gervais-les-Bains 32,1 % 30 % 15,6 % 14,8 % 5,7 % 1,8 %
Moyenne Nationale 31 % 31,1 % 16,2 % 13,8 % 5,5 % 2,4 %
Sources des données : INSEE[8]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Saint-Gervais dispose de :

  • trois écoles maternelles : 1 privée (Assomption Valmontjoie) et 2 publiques (Ecole maternelle Marie Paradis et Groupe scolaire du Fayet).
  • 5 écoles élémentaires : 1 privée (Assomption Valmontjoie) et 4 publiques (Ecole élémentaire Marie Paradis et groupe scolaire du Fayet, école de Bionnay et école du Mont-Joly ).
  • Et d'un collège privé catholique (Assomption Valmontjoie) situés en plein centre du village

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • 7ème Mont-Blanc des Médias de Saint-Gervais du 9 au 11 décembre 2011
  • Festival Mont-Blanc d'humour, 28e édition du 10 au 16 mars 2012(Ouverture de ce Festival par François-Xavier Demaison).
  • Les Indézikables, Festival de musiques de Saint-Gervais organisé par la MJC - juillet 2012

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Presque chaque année, la patinoire olympique de St Gervais accueille un gala de patinage artistique regroupant les plus grands champions de patinage (Brian Joubert, Olivier Schoenfelder, Isabelle Delobel ...) Il y a eu également plusieurs arrivées et départs du Tour de France à Saint-Gervais. Les arrivées ont été au Bettex à l'intermédiaire du télécabine, ou à Bionnay, sur la route des Contamines.

La station de Saint-Gervais accueille la seule base de saut à l'élastique de Savoie et de Haute-Savoie. Grâce à la construction du Viaduc de Saint Gervais Mont Blanc, une base de saut à l'élastique propose pour les amateurs de sensations fortes un saut de 65 m dans les gorges du Bonnant.

Toujours sur le viaduc de Saint Gervais, une salle d'escalade a vu le jour dans la pile du pont située en rive droite (côté bourg). Avec 403 m2 de surface grimpable, ce sont 2 murs de 9 m de haut et d'environ 10 m de long qui permettent de grimper toute l'année sur une cinquantaine de voies allant du 3c au 8a.

Médias[modifier | modifier le code]

  • Magazine Municipal : PROJECTIONS
  • Télévision locale : TV8 Mont-Blanc
  • Journaux Locaux : Le Dauphiné Libéré et Le Messager
  • Radio Locale : Radio Mont-Blanc 101.7
  • En 2014, la commune de Saint-Gervais-les-Bains a été récompensée par le label « Ville Internet @@ »[9].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

L'écrivain Jean-Christophe Rufin a résidé une grande partie de l'année à Saint-Nicolas-de-Véroce jusqu'à sa nomination comme ambassadeur de France au Sénégal et en Gambie[10].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Le revenu moyen par ménage au sein de la commune est d'environ 16 610 €/an contre 15 027 €/an au niveau national.

Emploi[modifier | modifier le code]

Le taux de chômage au sein de la commune est de 3,9 % en 2007. Ce taux est deux fois plus faible que la moyenne nationale qui s'élève quant à elle pour la même période, à 7,9 %. Le taux d'activité entre 25 et 54 ans s'établit à 93,1 % ce qui équivaut à la moyenne nationale qui est de 89,4 %[11]. On comptait 78,4 % d'actifs contre 7,5 % de retraités dont le nombre est proche de la moyenne nationale (8,3 %). Il y avait 7,1 % de jeunes scolarisés et 21,6 % de personnes sans activité.

Répartition des emplois par domaine d'activité

  Agriculteurs Artisans, commerçants, chefs d'entreprise Cadres, professions intellectuelles Professions intermédiaires Employés Ouvriers
Saint-Gervais-les-Bains 1,3 % 13,3 % 10,4 % 23,6 % 30,1 % 21,4 %
Moyenne Nationale 2,1 % 5,9 % 15,8 % 24,8 % 28,5 % 22,9 %
Sources des données : INSEE[12]

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Commerce[modifier | modifier le code]

Retrouvez la liste complète des commerces et services de la commune : http://www.saintgervais.com/fr/vie-pratique/commerces-et-services.html

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le Nid d'Aigle[modifier | modifier le code]

Vue du terminus du TMB au Nid d'Aigle.
Article détaillé : Gare du Nid d'Aigle (TMB).

Le Nid d'Aigle est la gare terminus du Tramway du Mont-Blanc (TMB), située sur la commune de Saint-Gervais-les-Bains. Elle accueille les alpinistes ainsi que les promeneurs à 2 362 mètres d'altitude, au-dessous du glacier de Bionnassay. L'hiver, le tramway s'arrête à la gare de Bellevue, car la station Nid d'Aigle n'est pas accessible en raison des risques d'avalanche. Un nouveau chalet est en construction pour remplacer l'ancien construit en 1933 par Georges Orset et détruit par un incendie en 2002. Le voyage en tramway Le Fayet - Nid d'Aigle dure environ trois quarts d'heure et un de ses intérêt est le panorama. C'est au Nid d'Aigle que part la « Voie Royale » du mont Blanc (voir le chapitre Les différents itinéraires), par le refuge de Tête Rousse puis le refuge du Goûter.

Les Palaces[modifier | modifier le code]

Période florissante de Saint-Gervais qui atteint un renom international. Les entrepreneurs locaux, souvent issus de l'émigration parisienne, construisent les grands hôtels de Saint-Gervais comme le Mont-Joly Palace  Inscrit MH (1997), pour recevoir les invités de marque comme la duchesse d'Orléans, l’Aga Khan, le maréchal Joffre, la reine de Hollande, Jean-Pierre Blum, ou le créateur d'Arsène Lupin. Ces grands hôtels vont marquer la station au début du XXe siècle : ce sont eux qui vont façonner le bourg avec les villas construites par cette clientèle bourgeoise et aristocratique du début de ce siècle. Ils vont décliner dans les années 1930.

Les Chalets Hôtels[modifier | modifier le code]

Le Chalet Remy en hiver

Souvent des anciennes fermes, ils ont été transformés progressivement en refuge puis en hôtel. Le Chalet Remy en est un exemple. Remy était le propriétaire d'une ancienne ferme du XVIIIe siècle qu'il a aménagé en refuge-hôtel vers 1940. Les boiseries panneaux et plafonds lambrissés datent des années 1940 de même que l'escalier qui occupe le volume central.

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, Saint-Gervais-les-Bains est une « ville fleurie » avec quatre fleurs attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris.[13].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Logo monument historique Classé MH (2006) Église du XIe siècle[14], dédiée à saint Nicolas, c'est un pur joyau d'art baroque et de néoclassique.

  • Musée d'art sacré Saint-Nicolas-de-Véroce

Le Musée d'Art Sacré de Saint-Nicolas accueille une nouvelle présentation après 6 mois d'exposition. Comme prévu, les œuvres les plus fragiles, textiles et vêtements liturgiques, ont été modifiées dans un souci de conservation. Ces objets, statues de bois polychromes, pièces d'orfèvrerie, vêtements liturgiques, dont un grand nombre bénéficie du classement au titre des Monuments Historiques, sont datés du XVe au XIXe siècle.

Le Trésor reflète l'histoire prestigieuse de la paroisse et la tradition des colporteurs, bienfaiteurs de leur ancienne église, il s'inscrit parfaitement au cœur du Sentier du Baroque qui l'environne.

La salle des colporteurs accueille des expositions et des ateliers pédagogiques.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Armes de Saint-Gervais-les-Bains

Les armes de Saint-Gervais-les-Bains, peuvent se blasonner ainsi : d'azur au lion naissant d'or.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Élisabeth Sirot, Noble et forte maison - L'habitat seigneurial dans les campagnes médiévales du milieu du XIIe au début du XVIe, Editions Picard,‎ 2007 (ISBN 9782708407701).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF] Office de haute-montagne de Chamonix - L'ascension du mont Blanc est affaire d'alpiniste
  2. a, b et c Donnée INSEE - [1]
  3. Élisabeth Sirot 2007, p. 12.
  4. La Catastrophe de Saint-Gervais (11-12 juillet 1892). J. Vallot, La Nature N°1003 — 20 août 1892 et La Catastrophe de Saint-Gervais : Théorie de l’accident. Marc Le Roux, La Science illustrée N°246 — 13 août 1892
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  7. Recensement de l'INSEE en 1999 - Population totale par sexe et âge
  8. Données démographiques d'après l'INSEE compuslée par linternaute - lDémographie Saint-gervais-les-bains
  9. « Les Villes Internet 2014 », sur le site officiel de l’association « Ville Internet » (consulté le 20 juillet 2014).
  10. Portrait Jean-Christophe Rufin, la tête ailleurs, par Pascale Frey dans L'Express le 01/02/2004
  11. Données générales sur l'unité urbaine de Saint-Gervais-les-Bains par l'INSEE reprises sur linternaute
  12. Données démographiques d'après l'INSEE compulsées par linternaute
  13. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « ‪Concours des villes et villages fleuris‬ » (consulté le 20 juillet 2014).
  14. Michelle Leroy et Geneviève de Montleau, En Beaufortain et Val d'Arly : Sur les Chemins du Baroque, La Fontaine de Siloé,‎ 1999, 190 p. (ISBN 978-2-8420-6108-1), p. 140.