Parc national de la Vanoise

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Parc national de la Vanoise
Image illustrative de l'article Parc national de la Vanoise
Vue sur le cône de déjection de Termignon-Sollières
Catégorie UICN II (parc national)
Identifiant 661
Emplacement Savoie (France)
Ville proche Chambéry
Coordonnées 45° 20′ 00″ N 6° 50′ 00″ E / 45.33333, 6.83333 ()45° 20′ 00″ Nord 6° 50′ 00″ Est / 45.33333, 6.83333 ()  
Superficie 528,39 km2
Création 1963
Administration Parcs nationaux de France
Site web parcnational-vanoise.fr
Remarque Le point vert indique le centre du parc

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Parc national de la Vanoise
Parc de la Vanoise.
Entrée dans le Cœur du parc sur les rives du barrage de Plan d'Amont (Aussois).

Le parc national de la Vanoise est un parc national situé en France dans le département de la Savoie en région Rhône-Alpes.

Le parc s'étend sur le Massif de la Vanoise entre la vallée de l’Isère, la Tarentaise au nord et celle de l’Arc, la Maurienne au sud. Accolé à la frontière franco-italienne, il jouxte par ailleurs le Parc National Italien du Grand-Paradis sur quatorze kilomètres le long de la frontière, avec lequel il est jumelé depuis 1972. L’ensemble des deux constitue, avec ses 1 250 km² de superficie, la surface protégée la plus étendue en Europe occidentale.

Histoire[modifier | modifier le code]

Création[modifier | modifier le code]

Le parc national de la Vanoise a été le premier parc national créé en France en 1963. La principale raison de sa création est la quasi disparition du bouquetin dans le massif de la Vanoise. En effet, il était encore présent sur les hauteurs du versant méridional du massif en Maurienne, territoire difficilement accessible, car d'altitude moyenne plus élevée et plus escarpé, formant une poche de survivants de leur espèce[1],[2]. Ce mammifère aux longues cornes recourbées a été exterminé dès l’apparition des armes à feu. Dans le massif voisin du Grand-Paradis, en Italie, il restait encore une centaine d’animaux quand en 1823 on en interdit la chasse. Le roi Victor Emmanuel II y créa une « réserve royale » en 1856, qui devint le parc national du Grand-Paradis en 1922. En France, une réserve naturelle est créée en Vanoise en 1943 sous l’impulsion du Club alpin français, du Touring-Club de France et des chasseurs. Après de nombreuses hésitations à propos de sa surface ou des priorités données à la nature et aux hommes, le parc national est né en 1963, premier parc national français. Il couvre un immense territoire où tout est préservé : faune, flore et monde minéral.

Le parc est créé par le décret n° 63-651 en date du 6 juillet 1963[3].

L'affaire de la Vanoise[modifier | modifier le code]

Après l'échec d'un premier projet de station dans la vallées des Bellevilles, un promoteur Super-Tignes, propose, en 1968, la réalisation d'une nouvelle station Val Thorens en dehors du cœur du parc, cependant dans le projet se trouve une extension au sein du parc, sur le glacier de Chavière, pour la pratique du ski d'été[4], ainsi que la construction d'une station du côté de la Maurienne, Val-Chavière (au-dessus de Modane)[5]. Cependant, cette extension au sein de la zone classée nécessite une décision du Conseil d'administration (CA) du Parc. Le 23 décembre, celui-ci est saisi. Il rejette un projet de développement sur Tignes, ainsi que le projet de Val-Chavière demande un complément d'information pour l'extension sur le glacier[4],[5]. Lors de la séance du 23 mai 69, le projet est de nouveau présenté. Si dans un premier temps les membres du CA étaient peu favorables, cette fois-ci le président du Parc, Pierre Dumas, secrétaire d'État et maire de Modane, révise son jugement et soumet le nouveau projet[5]. En mars, le Conseil général de Savoie avait voté pour suivant la motivation du président et maire de Saint-Martin-de-Belleville, Joseph Fontanet[6]. En 1970 auront lieu les cantonales et la promesse de 15 000 emplois est avancée[7]. En octobre, le premier ministre Jacques Chaban-Delmas, donne son accord. Les écologistes amènent l'affaire au Conseil d'État pour non-respect de l'article 15. Parallèlement, du 7 au 27 septembre 1970, est lancée, sans grande réaction[8],[5]. L'affaire suit son cours. Dans un premier temps, si le président Pompidou confirme la construction de la station, toutefois, le 10 juin 1970, en Conseil des ministres, il déclare : « La France a l'immense chance de disposer de vaste espaces admirables dans leur diversité. Une action déterminée contre les nuisances fait partie de la politique d'environnement. Son objet est de faire que la société de demain soit humaine »[8]. L'inviolabilité du cœur du parc est garantie, et les travaux de la station de Val Thorens peuvent débuter[8].

Géographie[modifier | modifier le code]

Relief[modifier | modifier le code]

Le parc de la Vanoise présente un relief accidenté et imposant (107 sommets dépassent 3 000 m), tout en étant également traversé de larges vallées pastorales permettant généralement un accès facile aux différents cols. Le parc est un lieu apprécié des randonneurs (passage du GR5 et du GR55), qui viennent, au départ d'Aussois, profiter notamment des glaciers et des nombreux lacs d'altitude, ou des innombrables variétés végétales répertoriées dans le massif.

Le point culminant est la pointe de la Grande Casse (3 855 m).

Les principaux sommets sont :

Démographie[modifier | modifier le code]

Panneau indicateur pour les randonneurs au col de la Leisse.

Le parc occupe le territoire de 28 communes savoyardes situées dans les vallées de la Tarentaise Blason Tarentaise.svg et de la Maurienne Blason Maurienne.svg.

Les communes du PNV
Communes Vallée Superficie
(en km²)
Pop.
(2006)
Les Allues Blason Tarentaise.svg 85,99 1 893
Aussois Blason Maurienne.svg 41,94 668
Avrieux Blason Maurienne.svg 37,85 359
Bellentre Blason Tarentaise.svg 23,94 920
Bessans Blason Maurienne.svg 128,08 334
Bonneval-sur-Arc Blason Maurienne.svg 112,55 239
Bourg-Saint-Maurice Blason Tarentaise.svg 179,07 7 634
Bramans Blason Maurienne.svg 92,26 378
Champagny-en-Vanoise Blason Tarentaise.svg 84,96 654
Landry Blason Tarentaise.svg 10,62 707
Lanslebourg-Mont-Cenis Blason Maurienne.svg 93,61 589
Lanslevillard Blason Maurienne.svg 39,84 447
Modane Blason Maurienne.svg 71,04 3 739
Montvalezan Blason Tarentaise.svg 25,9 644
Peisey-Nancroix Blason Tarentaise.svg 70,64 642
Planay Blason Tarentaise.svg 22,41 428
Pralognan-la-Vanoise Blason Tarentaise.svg 88,57 738
Saint-André Blason Maurienne.svg 30,84 463
Saint-Bon-Tarentaise Blason Tarentaise.svg 58,94 1 876
Sainte-Foy-Tarentaise Blason Tarentaise.svg 100,15 849
Saint-Martin-de-Belleville Blason Tarentaise.svg 161,79 3 079
Séez Blason Tarentaise.svg 42,15 2 251
Sollières-Sardières Blason Maurienne.svg 33,31 189
Termignon Blason Maurienne.svg 149,03 428
Tignes Blason Tarentaise.svg 81,63 2 178
Val d'Isère Blason Tarentaise.svg 94,39 1 710
Villarodin-Bourget Blason Maurienne.svg 33,08 168
Villaroger Blason Tarentaise.svg 28,15 400
Total X
Pour aller plus loin, consultez l'Atlas du Parc National de la Vanoise (1999), en ligne.

Faune et flore[modifier | modifier le code]

Bouquetin près du refuge de Plaisance sur le territoire de la commune de Champagny en Vanoise.
Marmotte sur la route du col de l'Iseran (côté Maurienne).

Faune[modifier | modifier le code]

Flore[modifier | modifier le code]

  • Liste des principaux feuillus, arbres, arbustes et arbrisseaux
Edelweiss, appelée également Étoile des neiges.
  • Liste des principales autres plantes

Tourisme[modifier | modifier le code]

Randonnée au nord du Parc de la Vanoise.
Refuge de Plaisance

Le parc et sa zone périphérique attirent de nombreux touristes amateurs de loisirs de montagne. Les principales villes d'accueil sont les suivantes :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF] Irène Girard, Dynamique des populations et expansion géographique du bouquetin des Alpes (Caprex ibex ibex, L.) dans le Parc national de la Vanoise
  2. Jean-Pierre Jost et Yan-Chim Jost, Le Bouquetin : Seigneur des cimes, Éditions Cabédita,‎ 2006, 155 p. (ISBN 978-2-88295-457-2), p. 28
  3. Pierre Préau, « Le parc national de la Vanoise, banc d'essai d'une politique d'aménagement de la montagne », Revue de géographie alpine, vol. 52, no 3,‎ 1964 (lire en ligne), p.436.
  4. a et b Adel Selmi, Administrer la nature : le Parc national de la Vanoise, Éditions MSH,‎ 2006, 487 p. (ISBN 978-2-75920-003-0), p. 170.
  5. a, b, c et d Liliane Bensahel-Perrin, Hugues François et Emmanuelle Marcelpoil, Les stations de sports d'hiver face au développement durable : État des lieux et perspectives, Éditions L'Harmattan,‎ 2010, 178 p. (ISBN 978-2-2962-5693-4), p. 51-52.
  6. Adel Selmi, Administrer la nature : le Parc national de la Vanoise, Éditions MSH,‎ 2006, 487 p. (ISBN 978-2-75920-003-0), p. 177.
  7. Adel Selmi, Administrer la nature : le Parc national de la Vanoise, Éditions MSH,‎ 2006, 487 p. (ISBN 978-2-75920-003-0), p. 184.
  8. a, b et c Adel Selmi, Administrer la nature : le Parc national de la Vanoise, Éditions MSH,‎ 2006, 487 p. (ISBN 978-2-75920-003-0), p. 187-188.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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