Emmanuel-Philibert de Savoie (1528-1580)

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Emmanuel-Philibert de Savoie (1528-1580)
Emmanuel-Philibert de Savoie
Emmanuel-Philibert de Savoie

Titre duc de Savoie
prince de Piémont
(15531580)
Autre titre Gouverneurs des Pays-Bas espagnols
(1555-1559)
Prédécesseur Charles III
Successeur Charles-Emmanuel Ier
Biographie
Dynastie Maison de Savoie
Naissance 8 juillet 1528
Chambéry
Décès 30 août 1580
Turin
Père Charles III
Mère Béatrice de Portugal
Conjoint Marguerite de Valois
Liaisons Laure Cravola, Dame de Verceil
Enfants Charles-Emmanuel Ier

Emmanuel-Philibert de Savoie (en Italien Emanuele Filiberto), dit Tête de fer (Chambéry, 8 juillet 1528 - Turin, 30 août 1580), fut duc de Savoie et prince de Piémont de 1553 à 1580.

Titres[modifier | modifier le code]

Duc de Savoie, de Chablais et d'Aoste, de Piémont, d'Achaye, de la Morée et d'Oneille, Comte de Genève, de Nice, d'Asti, de Bresse, de Tende et de Romont, baron de Vaud et de Gex, seigneur de Bugey, de Verceil et de Fribourg, de Marro, de Prella et du marquisat de Ceve marquis de Suze et d'Italie, prince et vicaire perpétuel du Saint-Empire et roi de Chypre[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Né au château de Chambéry le 8 juillet 1528, il est le 3e fils de Charles III, duc de Savoie et prince de Piémont, et de Béatrice de Portugal (cousine et belle-sœur de l'empereur Charles Quint), fille du roi Manuel Ier et de Marie d'Espagne.

Il est destiné à une carrière ecclésiastique, mais la mort de ses frères le fait renoncer au clergé. Son inébranlable confiance dans ses résolutions lui feront donner le surnom de Tête de Fer[2]. À la mort de son père, il n'hérite que du comté de Nice et de quelques places dans le nord-est du Piémont, la Savoie et la plus grande partie du Piémont avec Turin étant occupés par les Français.

Il sert Charles Quint dans la guerre contre les confédérés de Smalkalde (1547), s'illustre au siège de Metz (1552), reçoit, l'année suivante, le commandement des troupes impériales dans les Pays-Bas et gagne pour Philippe II la bataille de Saint-Quentin (1557). En vertu du traité du Cateau-Cambrésis (1559), il recouvre son duché, à l'exception de quelques places fortes occupées par des garnisons françaises.

Il épouse à Paris le 10 juillet 1559 Marguerite de Valois, fille de François Ier de France et de Claude de France et sœur d'Henri II, roi de France. Ils n'ont qu'un fils, Charles-Emmanuel Ier (1562-1630).

Le 22 septembre 1561, il signe l'édit de Rivoli dans lequel il remplace l'usage du latin dans les documents officiels par le français dans les domaines à l'ouest des Alpes (Savoie) et dans la Vallée d'Aoste et par l'italien dans les domaines à l'est (Piémont) et au sud (comté de Nice) des Alpes[3].

En 1563, il transfère sa capitale de Chambéry à Turin. Après des persécutions infructueuses contre les Vaudois, il se décide à leur laisser le libre exercice de leur culte.

En 1572, il rétablit l’ordre de Saint-Maurice, et le réunit à l’ordre de Saint-Lazare. Il obtient d'Henri III en 1574 la restitution de Pignerol et de Savigliano, des Espagnols en 1575 celle de Santa et d'Asti, et il acquiert en 1576 la principauté d'Oneille. Il est le fondateur de l'université de Mondovi.

À la mort de son oncle, le cardinal-roi Henri Ier de Portugal, le 30 janvier 1580, il est l'un des prétendants au trône du Portugal, avec ses cousins : Philippe II d'Espagne (fils de l'Infante Isabelle), Rannucio de Parme (fils de l'Infante Maria de Guimarães) et l'Infante Catherine de Guimarães (duchesse de Bragance par mariage). Mais c'est finalement Antoine Ier, fils naturel de l'Infant Louis (5e duc de Beja), qui obtient la succession, avant d'être rapidement défait par les troupes du roi d'Espagne Philippe II qui ceint alors la couronne du Portugal.

Il décède à Turin le 30 août 1580 et est inhumé dans l'église Métropolitaine de Saint-Jean de Turin

Union et postérité[modifier | modifier le code]

De son union avec Marguerite de Valois, il a un seul fils:

Mais avec diverses maitresses il laisse sept enfants illégitimes [4].

avec Lucrezia Proba de Turin

avec une fille de Martin Doria Amiral de Savoie

avec Laura Crevola de Verceil

  • 1556 Marguerite Marquise de Crèvecœur et Lans en Piémont épouse le 20 janvier 1570 Philippe d'Este, marquis de San Martino

avec da Beatrice Langosco, marquise de Pianezza:

  • Matilde de Savoie († Susa 1639) épouse de Charles de Simiane seigneur d'Albigny
  • Béatrice de Savoie († 1580) promise à François Philibert Ferrero marquis de Messeran
  • Othon mort jeune

avec Suzanne des Adrets

  • Pierre Louis seigneur de Tarnavas

Blason et devise[modifier | modifier le code]

La Croix de gueules est accompagnée de la devise Spoliatis arma supersunt[6] (À ceux qui ont été dépouillés, une ressource reste : les armes).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire généalogique de la royale maison de Savoie Tome I Par Samuel Guichenon page 660
  2. Notice historico-topographique sur la Savoie: suivie d'une généalogie raisonnée de la Maison Royale de ce nom par Jean Lullin P164.
  3. Carlo Moriondo, Testa di ferro, vita di Emanuele Filiberto di Savoia, Bompiani, Milano, 1981.
  4. Jean-Chrysostome Bruslé de Demonpleinchamp L' Histoire d'Emmanuel Philibert duc de Savoie Gouverneur général de la Belgique Amsterdam 1692.
  5. Marie-Claude Guigue, Topographie historique du département de l'Ain,‎ Bourg-en-Bresse et Lyon, A. Brun, 1873, p. 346 disponible en ligne sur Gallica.
  6. Eugène Burnier, Histoire du Sénat de Savoie, T.1, 1864, p.229

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Charles Dezobry et Théodore Bachelet, Dictionnaire de Biographie et d’Histoire, Paris,‎ 1863 [détail de l’édition].
  • Epithalame ou Nosses de très illustre et magnanime prince Emmanuel-Philibert de Savoie et de très vertueuse princesse Marguerite de France, duchesse de Berry, soeur unique du roi, par Marc-Claude de Buttet, savoisien, à Paris, Imp. Robert Etienne, 1559.
  • Notice historico-topographique sur la Savoie: suivie d'une généalogie raisonnée de la Maison Royale de ce nom par Jean Lullin.
  • Lucien Romier, « Les guerres d'Henri II et le traité du Cateau-Cambrésis (1554-1559) ». Dans: Mélanges d'archéologie et d'histoire T. 30, 1910. p. 3-50.

Iconographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]


Références[modifier | modifier le code]