Rillieux-la-Pape

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Rillieux-la-Pape
Le Château Ranvier, hôtel de ville de Rillieux-la-Pape.
Le Château Ranvier, hôtel de ville de Rillieux-la-Pape.
Blason de Rillieux-la-Pape
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Lyon
Canton Rillieux-la-Pape
Intercommunalité Grand Lyon
Maire
Mandat
Alexandre Vincendet
2014-2020
Code postal 69140
Code commune 69286
Démographie
Gentilé Rilliards
Population
municipale
29 966 hab. (2011)
Densité 2 060 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 49′ 17″ N 4° 53′ 54″ E / 45.821389, 4.898333 ()45° 49′ 17″ Nord 4° 53′ 54″ Est / 45.821389, 4.898333 ()  
Altitude Min. 165 m – Max. 329 m
Superficie 14,55 km2
Localisation

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Rillieux-la-Pape
Liens
Site web ville-rillieux-la-pape.fr

Rillieux-la-Pape est une commune française, située dans le département du Rhône en région Rhône-Alpes. Ses habitants sont appelés les Rilliards[1].

Cette commune du Rhône fut formée par la réunion de deux anciennes communes de l'Ain, Rillieux et Crépieux-la-Pape, en 1972. Les « transferts » d'un département à l'autre s'étaient préalablement réalisés en 1968 et incluaient le détachement et l'adjonction à Rillieux, de Vancia, ancien hameau[2] de Miribel dans l'Ain.

Comme la plupart des communes de la première ceinture lyonnaise, Rillieux-la-Pape (alors de façon distincte, Rillieux et Crépieux-la-Pape) a connu une forte poussée démographique durant les années 1960, voyant sa population quasiment tripler entre 1962 et 1968.

Géographie[modifier | modifier le code]

Rillieux-la-Pape est une commune voisine de Caluire et Cuire (Rhône), Sathonay Camp (Rhône), Sathonay Village (Rhône), Vaulx en Velin (Rhône), Neyron (Ain) et Les Echets (Ain)

Localisation[modifier | modifier le code]

Rillieux-la-Pape est située en banlieue nord-est de Lyon, en bordure du département du Rhône dont elle fait partie. C’est l’une des cinquante-huit communes qui composent la communauté urbaine du Grand Lyon.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Rillieux-la-Pape
Sathonay-Camp Sathonay-Village Miribel
Caluire-et-Cuire Rillieux-la-Pape Neyron
Caluire-et-Cuire Vaulx-en-Velin Neyron

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune se situe à l'extrémité sud du plateau de la Dombes, dominant la plaine du Rhône de 100 m à 250 m.

Avant l'ère primaire, le plateau est entièrement immergé sous l'eau. À l'ère quaternaire, une épaisse couche de glace recouvre le plateau, fondant peu à peu pour laisser place à un sol constitué de graviers et sables pour la partie basse, pisé et blocs erratiques pour la partie haute.

Les travaux entrepris en 1872 pour la construction du fort de Vancia sur la butte du signal du Gras culminant à 326 m d'altitude révèlent la présence de lehm, signe que le terrain était autrefois recouvert d'une étendue d'eau. C'est dans ce lehm que furent découverts une molaire de mammouth laineux et un andouiller de cerf élaphe, cédés aux musées de Lyon par le commandant du génie Klein. Sous le lehm, une grosse quantité de blocs erratiques, dont deux furent placés devant le fort. Le forage du puits du fort, d'une profondeur de 27 m, met à jour des coquilles de gastéropodes, dont le valvata vanciana[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Rhône et le canal de Miribel délimitent le contour sud de la ville. À noter que le Vieux Rhône coule également sur le territoire communal[4].

Climat[modifier | modifier le code]

Relevé météorologique de Rillieux-la-Pape de 1971 à 2000
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Température minimale moyenne (°C) 0,1 1,2 3,3 5,6 9,9 13,1 15,6 15,3 11,9 8,4 3,6 1,5
Température maximale moyenne (°C) 6,2 8,4 12,4 15,3 20 23,5 27 26,7 22,3 16,7 10,2 7,1
Précipitations (mm) 52,9 50,5 54,8 72,3 87,8 80,2 62 69 88,3 94,7 75,1 55,5
Source : - Banque de données de la World Meteorological Organization
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
6,2
0,1
52,9
 
 
 
8,4
1,2
50,5
 
 
 
12,4
3,3
54,8
 
 
 
15,3
5,6
72,3
 
 
 
20
9,9
87,8
 
 
 
23,5
13,1
80,2
 
 
 
27
15,6
62
 
 
 
26,7
15,3
69
 
 
 
22,3
11,9
88,3
 
 
 
16,7
8,4
94,7
 
 
 
10,2
3,6
75,1
 
 
 
7,1
1,5
55,5
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Transports et communication[modifier | modifier le code]

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

Deux gares ferroviaires sont situées sur le territoire communal : Gare de Sathonay-Rillieux desservie par les TER de la ligne Lyon - Bourg-en-Bresse et départ de ligne désaffectée Lyon-Trévoux et la halte de Crépieux-La-Pape desservie par les TER de la ligne Lyon - Genève.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Arrêt Semailles de la ligne C2.

La ville est desservie par les transports en commun lyonnais, notamment les lignes :

Les transports en commun lyonnais assurent également des transports scolaires grâce à six lignes dites Junior Direct (JD62, JD63, JD81, JD82, JD201 et JD392) desservant les établissements scolaires alentour (collège-lycée Saint-Éxupéry, lycées Albert-Camus et Sermenaz, collège Jean-Baptiste de la Salle et la Cité scolaire internationale de Lyon). La ligne Philibert 1 dessert les collèges de Miribel.

Enfin, Côtière liberté réseau intercommunal (Colibri), le réseau intercommunal de la communauté de communes de Miribel et du Plateau dessert Rilllieux-la-Pape, à l'arrêt Rillieux Semailles, permettant ainsi une intermodalité avec le réseau TCL.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Un bus C2 traversant le quartier des semailles.

Rillieux-la-Pape se compose de neuf quartiers[5] : Les Alagniers, Crépieux-ville et Brosses, Europe/Mont-Blanc, Mercières, Loup-Pendu et Victor-Hugo, Piamateur/Semailles, Rillieux-Village, La Roue, Vancia, Velette[6].

Logements[modifier | modifier le code]

En 2008, le nombre de logements de Rillieux-la-Pape était de 11 946. Parmi ces logements, 96,7 % étaient des résidences principales, 0,4 % des résidences secondaires et 2,9 % des logements vacants. Les logements étaient pour 25,7 % des maisons individuelles et 73,4 % des appartements. 40,6 % des habitants sont propriétaires de leur logement et 47,5 % occupent un logement HLM[7].

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Les directives du plan local d'urbanisme du Grand Lyon[8] proposent le développement de l'environnement naturel de la ville, le renfort de la cohésion et la mixité sociale, le développement des activités économiques et la prise en compte des risques technologiques[9].

La ville est aussi concernée par le schéma de cohérence territoriale visant à étudier les prévisions en matière d'urbanisme pour 2030 de l'agglomération lyonnaise[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Plan des années 1840 montrant Rillieux orthographié Rilleu.

Le nom ancien de Rillieux est Rilliacum évoque une piste, du latin rilla et du vieux français rille, désignant une trace, un sillon. Rillieux aurait ainsi été situé sur une voie antérieure aux voies romaines.

Le toponyme La-Pape ne vient pas du pape, mais du vieux mot lyonnais poype ou poipe (issu du latin puppia pour puppa, pis de la vache) qui désignait une petite éminence ou une butte fortifiée[11].

Article connexe : Motte castrale.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les plus anciennes traces historiques faisant référence à Rillieux-la-Pape datent de Charlemagne[a 1],[c 1] : le prieuré est alors cité sous le nom Religiacum dans un acte de 971 confirmant les privilèges accordés à l'abbaye de l'Île Barbe. Le prieuré est confiée à l'abbaye de l'Île Barbe par le roi Conrad III de Bourgogne en 974 et le pape Lucius III en 1183[b 1]. Une autre référence datant de 985 est faite à Rialiacus dans un échange entre Hugues, abbé de Savigny et l'abbé Eldebert de l'Île Barbe sur une ferme[a 2],[12]. Pierre de Chanoz vend tout ce qu'il possède sur le territoire de Rilleu en 1228 à l'abbaye[a 2]. En 1235, Humbert II de Montluel vend à l’abbé de l'Île Barbe Guillaume de Jarez tous les droits qu'il avait sur la paroisse de Rilleu[a 3]. L'abbaye de l'Île Barbe ayant acquis tout le territoire, un différend a lieu en 1326 entre l'abbé et le comte de Savoie au sujet de la juridiction de Rillieu[a 3] ; un légat du Pape décide que c'est bien à l'abbaye de l'Île Barbe que revient ce droit. Les conclusions de ce traité ne sont toutefois pas respectées et la seigneurie de Miribel exerçait la justice sur ce territoire[a 3] jusqu'en 1727, date à laquelle la seigneurie de Rillieux nait[a 3] aux mains de Claude-Paul Javoye[b 1]. La seigneurie passa de mains en mains jusqu'à Simon-Claude Boulard de Gatellier en 1766, qui est aussi le seigneur de Cuire.

Révolution[modifier | modifier le code]

Suite à la Révolution, la commune de Rillieu est établie le 1er août 1790[13] : elle est alors placée dans le département de l'Ain en 1791 et une partie des hameaux qui la composaient sont attribués à Caluire. Lors du siège de Lyon en 1793, Rillieux, à l'instar de Caluire, est forcée d'héberger l'armée conventionnelle menée par Dubois-Crancé ; le quartier général est alors établi au château de la Pape. Pendant la guerre de 1814, la commune est occupée par les autrichiens jusqu'au 9 juin 1814.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Vue du monument commémoratif de l'exécution des sept Juifs, au cimetière, à Rillieux-la-Pape : chaque stèle commémore une des sept victimes.

L'exécution des sept Juifs au cimetière de Rillieux a valu à Paul Touvier son unique condamnation pour complicité de crimes contre l’humanité ; c'est également le seul crime contre l’humanité retenu par la justice française contre un citoyen français.

La commune a été formée le 15 décembre 1972 par la réunion de deux communes, Rillieux et Crépieux-la-Pape. Ces communes faisaient partie de l'Ain jusqu'en 1967, date à laquelle des communes de l'Ain et de l'Isère furent rattachées au Rhône lors de la création de la communauté urbaine du Grand Lyon. On doit aussi noter qu'une ancienne famille du Forez a donné son nom à ce domaine : Pierre, seigneur de La Roüe était vivant en 1277.

La réunion de ces deux communes fut une sorte de retour en arrière, car Crépieux-la-Pape n'avait été à l'origine qu'un hameau de Rillieux, mais se développa et en fut détaché pour former une commune distincte en 1927. Quarante-cinq ans plus tard, les deux communes ayant continué à se développer, elles ne formaient plus qu'une seule agglomération qui a été à nouveau réunie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Les résultats de l'élection présidentielle française de 2007 des Rilliards[14] étaient les suivants :

Les résultats rilliards de l'élection présidentielle française de 2012 sont les suivants:

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants de la commune étant compris entre 20 000 et 30 000, le nombre de membres du conseil municipal est de 35[16].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Quatre maires se sont succédé depuis 1972 et la création de la commune :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1972 1995 Marcel-Yves André UDF
1995 2005 Jacky Darne PS
2005 2014 Renaud Gauquelin PS Médecin généraliste
2014 en cours Alexandre Vincendet UMP ...

Liste des conseillers généraux et des députés[modifier | modifier le code]

Liste des conseillers généraux successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1969 décembre 1973 Marcel-Yves André UDF  
mars 1973 décembre 1985 Michel Brosset PS  
mars 1985 décembre 1997 Marcel-Yves André UDF  
décembre 1997 en cours Renaud Gauquelin PS  
Liste des députés successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
juin 1988 juin 1993 Jean-Jack Queyranne PS  
juin 1993 juin 1997 Jean-Pierre Calvel RPR  
juin 1997 juin 2002 Jacky Darne PS  
juin 2002 juin 2012 Jean-Jack Queyranne PS  
juin 2012 en cours Hélène Geoffroy PS  


Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Rillieux-la-Pape fait partie des seize communes du Grand Lyon à disposer d'une déchèterie[17]. La commune est aussi dotée de 66 silos à verre.

Une usine d'incinération des ordures ménagères gérée par Valorly, filiale de Suez Environnement, est implantée en bordure de la ville ; elle permet de convertir en électricité et en chaleur les déchets ménagers de la région lyonnaise[18].

Quatre points de collecte de textiles usagés sont à disposition des rilliards[19].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Chêne planté devant la mairie lors du jumelage avec la Pologne en 2002.
Panneau d'entrée dans Rillieux-la-Pape (depuis Neyron), indiquant les deux jumelages ainsi que le nombre de fleurs au concours des villes et villages fleuris.

Au 30 décembre 2012, Rillieux-la-Pape est jumelée avec[20] Drapeau de la Pologne Leczyca (Pologne) depuis 1999.

Par ailleurs, un contrat de partenariat, dans le domaine de l'appui au développement, a été signé en 1994 avec la commune de Natitingou au Bénin[20].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 29 966 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
922 686 750 808 958 890 943 1 061 1 116
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 113 1 174 1 294 1 314 1 337 1 267 1 440 1 414 1 406
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 520 1 568 1 608 1 684 2 230 1 602 1 555 1 458 1 560
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
3 281 9 591 30 894 31 560 30 791 28 367 29 562 29 966 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2004[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramides des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges du département du Rhône en 2008 en pourcentage[23].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
5,5 
75 à 89 ans
8,5 
11,9 
60 à 74 ans
12,5 
18,3 
45 à 59 ans
18,4 
21,4 
30 à 44 ans
20,0 
22,6 
15 à 29 ans
21,9 
19,9 
0 à 14 ans
17,7 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Rillieux-la-Pape est située dans l'académie de Lyon.

Plusieurs établissements scolaires sont implantés sur le territoire communal : groupes scolaires, collèges (Paul-Émile-Victor, Maria-Casarès et Saint-Charles), lycées d'enseignement général (Albert-Camus) ou professionnel (Georges-Lamarque, Sermenaz, Saint-Charles).

Signalons également la présence d'un centre de l'AFPA, basé à Rillieux-la-Pape.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La ville abrite la MJC Ô TOTEM[Note 3] et sa salle de concert qui propose des activités artistiques, notamment de la danse hip-hop, le centre chorégraphique national sous la direction artistique de Yuval Pick depuis 2011[24](précédé par Maguy Marin[25]) et le centre culturel Espace Baudelaire (spectacles, cinéma, et médiathèque). Il y aussi des activités culturelles comme le théâtre et des cours d'instrument de musique et de chant, des cours de flamenco et d'autres.

Internet[modifier | modifier le code]

Un « nœud de raccordement abonnés » (NRA) est implanté dans la ville pour relier à l'Internet à haut débit les communes de Rillieux-la-Pape, Neyron, Miribel et Les Échets[26].

Sports[modifier | modifier le code]

Le centre sportif du Loup Pendu permet la pratique de la natation, du rugby, du golf dont il abrite le club le RCR (Rugby Club de Rillieux)[27]. La commune propose d'autres activités sportives comme le judo, le taekwondo, le karaté, le tir à air comprimé, la danse, tennis de table, athlétisme, tennis, badminton et l'escrime. Un club de basketball et de football y sont aussi ancrés.

De nombreux équipements sportifs sont à disposition, parmi lesquels cinq gymnases[28], six stades, quatre salles de musculation, un dojo[29], cinq boulodromes dont un couvert[30] et un skatepark[31].

Médias[modifier | modifier le code]

Le magazine Mix’Cité, magazine édité par la municipalité entre janvier 2012 et mars 2014[32].

La radio Lyon Première, fondée en juin 1983 par Michel Blanc sous le nom de Radio Arc-en-Ciel était basée à Rillieux-la-Pape[33].

En 2014, la commune de Rillieux-la-Pape a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ »[34] pour la troisième année consécutive[35].

Santé[modifier | modifier le code]

La polyclinique de Rillieux.

La polyclinique Lyon-Nord de Rillieux, créée en 1969, est un établissement privé d'une capacité de 201 lits[36]. Elle fait partie, avec l'hôpital de la Croix-Rousse et l'hôpital Édouard-Herriot, des trois services d'urgences desservant la région lyonnaise.

Cultes[modifier | modifier le code]

Les Rilliards disposent de lieux de culte catholique, israélite, musulman et protestant.

Plusieurs églises catholiques sont à disposition dans la commune : Saint-Pierre de Vancia, Saint-Jean-Marie-Vianney, Saint-Pierre-Chanel, Saint-Denis et Notre-Dame-de-la-Roue[37].

Le centre communautaire juif Ysmah-Moché a été inauguré le 29 février 1976[38].

Il existe un carré musulman dans le cimetière inter-communautaire[39].

L'Assemblée Chrétienne de Rillieux des Églises évangéliques assure le culte protestant[40].

Économie[modifier | modifier le code]

L'entreprise Cotelle.

Rillieux-la-Pape reste à vocation agricole jusqu'en 1960, date du début des constructions de la ville nouvelle occupant les terrains agricoles. Plus de deux-cent exploitations agricoles furent dénombrées avant cette date.

La « société des courses de Rillieux-Sathonay » est fondée en 1911 par Maurice Gellerat sur le lieu-dit du « Loup-Pendu », donnant son nom à l'hippodrome. Dans les années 1930, la société des courses eût des problèmes financiers et la « société des courses de Lyon » prit le contrôle de celle-ci en 1936 et l'intitulera désormais « société hippique de Rillieux-Sathonay ». En 1965, Lyon désire créer un grand hippodrome ; des études sont menées pour agrandir celui de Rillieux, mais le Préfet du Rhône s'y oppose car Rillieux n'est pas encore rattachée au département du Rhône. Décision fut prise de construire l'hippodrome de Parilly ; pour se souvenir de l'hippodrome de Rillieux, deux platanes sont transférés dans le nouvel hippodrome et deux noms de prix disputés lui rendent hommage: les prix « Rillieux-Sathonay » et « Loup-Pendu ». Le terrain est aujourd’hui occupé par le centre nautique inauguré le 24 avril 1976.

La ville possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de Lyon.

Entreprises[modifier | modifier le code]

En 1846 s'installe une entreprise de tuiles prospérant jusqu'en 1888, donnant à un quartier de la ville le nom de « la Tuilerie ».

Rillieux-la-Pape et les communes limitrophes étant réputées pour leur activité maraichère, et notamment la culture du chou destiné à la fabrication de choucroute, une choucrouterie coopérative de 3 000 m2 voit le jour dans la ville le 22 septembre 1907. L'entreprise employait 30 personnes pour une production annuelle de 1 500 t, avec un rendement de 100 kg de choucroute pour 200 kg de choux. La choucroute était stockée dans des tonneaux en bois d'aulne, fabriqués sur place, et vendue en France sous l’appellation « Choucroute de Rillieux ». Cette coopérative fonctionna jusqu'en 1960 puis quitta Rillieux pour Les Échets en 1977, cédant ses locaux au centre technique municipal.

L'entreprise Javel-Cotelle-Croix, spécialisée dans la production et la vente d'eau de Javel, savon, lessive et soude, s'installe à Rillieux-la-Pape au début du XXe siècle, employant 120 personnes pour un chiffre d'affaires de 24 000 000 francs en 1933. L'établissement devient propriété du groupe Lesieur en 1967 puis Colgate-Palmolive en 1988.

L'entreprise Pyragric.

Pyragric créée en 1935 par Paul Gruaz et Paul Morin, voit le jour à Rillieux-la-Pape de par la proximité des usines de produits chimiques et les voies de communication. Elle comporte trois sections :

Le siège et les usines de l'entreprise Majorette, spécialiste des engins miniatures, se situaient à Rillieux-la-Pape ; le site fermera en 2001[41].

L'entreprise Lejaby, fabriquant des sous-vêtements, possède aussi son siège dans la commune[42].

La commune abrite aussi l'entreprise Veolia Propreté et partage avec Caluire-et-Cuire et Sathonay-Camp la zone industrielle Perica[43].

Emploi[modifier | modifier le code]

La population âgée de 15 à 64 ans en 2008 s'élevait à 18 845 personnes parmi lesquelles on dénombre 59,2 % d'actifs ayant un emploi et 10,7 % au chômage. Le taux d'étudiants dans cette tranche d'âge est de 12,1 % et 6,8 % sont retraités.

La commune possède une agence du Pôle emploi ainsi qu'une antenne de la Mission Locale.

Population active[modifier | modifier le code]

Répartition de la population active par catégories socioprofessionnelles (recensement de 2008)

  Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d'entreprise
Cadres, professions
intellectuelles
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Rillieux-la-Pape 0,1 % 4,6 % 16,6 % 28,9 % 27,6 % 22,2 %
Moyenne nationale 1,71 % 5,57 % 14,84 % 24,02 % 29,02 % 23,86 %
Sources des données : INSEE[44].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le fort de Vancia.
Les armoiries de Jean Pillehote à l'entrée du château de La Pape.

La commune possède des lieux d'intérêt comme le fort de Vancia, la mairie installée dans le château Ranvier, le mémorial de la Paix (parc Brosset), l'église Saint-Denis et celle de Vancia, des chapelles (Notre-Dame-de-la-Pape et de la Bussière, désaffectée, Notre dame de la roue) et quatre cimetières à Rillieux-Village, Crépieux, Vancia et le cimetière communautaire du Grand Lyon. La partie basse de la commune est aussi traversée par les Sarrasinières reliant Neyron à Lyon.

Article détaillé : Fort de Vancia.

Le fort de Vancia, construit entre 1872 et 1878, fait partie de la deuxième ceinture fortifiée de Lyon, bâti selon le système Séré de Rivières.

Le château Ranvier fut construit sur la même colline que l'église Saint-Denis, le château est construit au XIXe siècle par la famille Ranvier ; la commune en fait sa mairie en mars 1977.

Le portail du château de la Pape, remanié au XVIIe siècle et restauré au XIXe siècle, à l'entrée du château, est orné du blason de la commune gravé dans la pierre ; il s'agit en fait des armoiries de Jean Pillehote qui le fit construire. La propriété passa de mains en mains jusqu'à Henri Germain en 1864. Le 23 juillet 1942, le château est vendu à l'association des « Compagnons de France », fondée en 1940 par Henry Dhavernas, qui en fait son siège. En octobre 1946, l'Éducation nationale y installe un centre d'apprentissage, puis le domaine est acheté par l'État le 4 mars 1954 qui y construit divers bâtiments dont l'actuel lycée d'enseignement professionnel Lamarque.

Chapelle Notre-Dame-de-la-Pape.

La chapelle Notre-Dame-de-la-Pape fut édifiée sur un terrain acquis en 1868 par le sénateur et ancien maire de Lyon Édouard Réveil selon les plans de l'architecte Ferdinand Joseph Hippolyte Barqui, inaugurée le 6 juin 1869. Sa cloche est installée en octobre 1893.

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Rillieux-la-Pape bénéficie du label « ville fleurie » avec « deux fleurs » attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[45].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

(voir aussi Catégorie:Naissance à Rillieux-la-Pape)

Héraldique et logotype[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Rillieux-la-Pape (Rhône).svg

Les armes de la commune de Rillieux-la-Pape se blasonnent ainsi :
D'argent au taureau passant d'or à la tête de lion de gueules, au chef d'azur chargé d'une aigle d'argent accostée de deux étoiles du même.

Ce sont en fait les armoiries de Jean Pillehote, propriétaire du château de la Pape au XVIIe siècle, que l'on retrouve sur le fronton du portail de celui-ci.

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Logo de Rillieux-la-Pape

Logo de Rillieux-la-Pape. Le logo de la commune est créé en 1995 et conserve le taureau à tête de lion et les deux étoiles du blason ; il est modifié en septembre 2009 pour rendre la créature plus musclée, dotée d'une langue et une crinière plus fournie[47], symboles d'une commune grandissante.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Bonfré, M. Bouvry, Pierre Brunel, Paul Denamur, Patricia Drai, Ena Ficht, B. Jaillet, M. Maillot, Henri Piolti et Claude Tissinié (préf. Marcel André), Rillieux-la-Pape : mille ans d'histoire, Millau, Société d'histoire de la ville de Rillieux-la-Pape,‎ 10 novembre 1982, 335 p. (OCLC 16655075) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Voir la catégorie : Rillieux-la-Pape.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. En références aux sculptures de Roger Groslon, en forme de totems, qui ornent la ville.

Références[modifier | modifier le code]

  • François Bonfré, M. Bouvry, Pierre Brunel, Paul Denamur, Patricia Drai, Ena Ficht, B. Jaillet, M. Maillot, Henri Piolti et Claude Tissinié (préf. Marcel André), Rillieux-la-Pape : mille ans d'histoire, Millau, Société d'histoire de la ville de Rillieux-la-Pape,‎ 10 novembre 1982, 335 p. (OCLC 16655075) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  1. p. 40.
  2. a et b p. 43.
  3. a, b, c et d p. 46.
  1. a et b p. 320.
  1. p. 659.

Autres références

  1. « Habitants de Rillieux-la-Pape », sur le site de la SARL Patagos (consulté en 31 décembre 2012).
  2. « Le hameau de Vancia », sur vancia.free.fr (consulté en 29 décembre 2012).
  3. « Valvata (Tropidina) vanciana TOURNOUËR, 1875 », sur le site du Muséum national d'histoire naturelle (consulté en 28 décembre 2012).
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Vieux Rhône (V3000501) » .
  5. « Les quartiers », sur ville-rillieux-la-pape.fr (consulté le 28 novembre 2012)
  6. Catherine Vial, Délimitation des quartiers : Annexe à la délibération du Conseil municipal, Rillieux-la-Pape,‎ 24 juin 2010, 8 p. (lire en ligne)
  7. « Résultats du recensement de la population 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 7 mars 2012).
  8. « Plan Local d'Urbanisme de la communauté urbaine de Lyon », sur le site du Grand Lyon (consulté le 7 mars 2012).
  9. Plan local d'urbanisme : cahier communal, Agence d'urbanisme pour le développement de l'agglomération lyonnaise,‎ janvier 2012, 57 p. (lire en ligne), p. 8-11
  10. « SCOT 2030 Agglomération Lyonnaise », sur scot-agglolyon.fr (consulté le 7 mars 2012).
  11. « Poipe Ou Poype », sur le site guichetdusavoir.org de la bibliothèque municipale de Lyon (consulté en 31 décembre 2012).
  12. (la) Auguste Bernard, Cartulaire de l'Abbaye de Savigny, Paris,‎ 1853 (lire en ligne), p. 272.
  13. « Histoire », sur le site de la mairie (consulté le 8 novembre 2012).
  14. « Rillieux-la-Pape, résultats des élections », sur le site linternaute.com de la société Benchmark Group SA (consulté le 7 mars 2012)
  15. « Résultats de l’élection présidentielle 2012 à Rillieux-la-Pape », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 2 juin 2012).
  16. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales
  17. « Adresses et horaires des déchèteries », sur le site du Grand Lyon (consulté en 30 décembre 2012).
  18. « Mission du site », sur le site de Valorly, le centre de valorisation des déchets du Grand Lyon (consulté en 30 décembre 2012).
  19. « Trier ses déchets », sur le site de la mairie de Rillieux-la-Pap (consulté en 30 décembre 2012).
  20. a et b « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté en 30 décembre 2012).
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  23. « Résultats du recensement de la population du Rhône en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté en 26 décembre 2011).
  24. « Équipe artistique », sur ccnr.fr (consulté le 3 janvier 2013)
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  27. « Page d'accueil », sur le site du Rugby Club Rillieux (consulté en 31 décembre 2012).
  28. « Gymnases », sur le site de la mairie (consulté le 18 janvier 2012).
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  30. « Boulodromes », sur le site de la mairie (consulté le 18 janvier 2012).
  31. « Skatepark », sur le site de la mairie (consulté le 18 janvier 2012).
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  33. Christophe Magnette, 1982-2012 : 30 ans de radios libres à Lyon, Lyon, Lyon People,‎ mai 2012, 108 p. (OCLC 472825146, lire en ligne), p. 28
  34. « Les Villes Internet 2014 », sur le site officiel de l’association « Ville Internet » (consulté le 20 juillet 2014).
  35. « Rillieux-la-Pape@@@ 2012 », sur le site de l'association « Ville Internet » (consulté le 4 mars 2012).
  36. « Présentation de la clinique », sur le site de la clinique Lyon-Nord (consulté en 31 décembre 2012).
  37. « Accueil dans les églises », sur paroisserillieux.com (consulté le 18 janvier 2012).
  38. « La fondation de la communauté et la construction du centre », sur le site du centre communautaire juif Ysmah-Moché (consulté le 18 janvier 2012).
  39. Carrés musulmans : état des lieux dans le département du Rhône, Villeurbanne, Conseil Régional du Culte Musulman Rhône-Alpes,‎ 2008, 12 p. (lire en ligne), p. 6.
  40. « Assemblée Chrétienne de Rillieux », sur l'annuaire des Églises évangéliques (consulté le 6 mars 2012).
  41. « Jouet : Majorette s'apprête à fermer à Rillieux-la-Pape », sur usinenouvelle.com (consulté le 14 janvier 2013)
  42. « Lejaby S.A.S. », sur societe.com (consulté le 14 janvier 2013)
  43. La commune de Rillieux-la-Pape abrite également depuis quelques années une Zone Franche Urbaine (ZFU) permettant ainsi de développer l'économie et l'emploi dans la ville. « Le parc d'entreprises », sur le site de l'association Perica (consulté en 31 décembre 2012).
  44. « Résultats du recensement de la population - 2008 - Thème : Emploi - Population active (Rillieux-la-Pape) », sur site de l'Insee (consulté le 7 mars 2012).
  45. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « ‪Concours des villes et villages fleuris‬ » (consulté le 20 juillet 2014).
  46. « Obsèques », sur humanite.fr,‎ 7 octobre 1995 (consulté le 30 juin 2012)
  47. « Histoire », sur ville-rillieux-la-pape.fr (consulté en 30 décembre 2012)