Voie rapide

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Voie rapide (film)
La voie rapide de l'île de Noirmoutier

Une voie rapide ou voie express est une route de type autoroutier avec chaussées séparées d'au moins deux voies dans chaque direction et comportant des accès directs (croisement avec des routes nationales). Ses caractéristiques techniques sont moins bonnes que celles des autoroutes, et dans certains pays, il se peut que la différence tienne au statut juridique qui leur est attribué.

France[modifier | modifier le code]

La notion française d'autoroute est très difficile à traduire dans d'autres pays, parce qu'elle fait plus référence à un statut juridique qu'à des caractéristiques techniques définissant un type d'objet routier. On ne sait jamais si on compare des autoroutes entre elles ou des autoroutes et des routes express.

La notion de voie rapide n'existe pas formellement en droit français. Le statut de route express est défini par le code de la voirie routière articles L151-1 à 5. Il désigne des routes avec chaussées séparées d'au moins deux voies dans chaque direction et comportant des accès dénivelés (échangeurs, pas d'accès direct). Ce statut est affecté par décision de l'État (un décret avant fin 2007, aujourd'hui un arrêté ministériel ou préfectoral), et peut concerner les voies nationales, départementales ou communales. Ces portions à chaussées séparées sont souvent mises en place pour permettre le dépassement dans de bonnes conditions des poids lourds par les véhicules légers.

Les routes express bénéficient :

  • d'une vitesse généralement limitée à 110 km/h (100 km/h en cas de pluie, art. R413-2 du code de la route) ;
  • de caractéristiques techniques moins bien adaptées à la vitesse que sur les autoroutes (par exemple normes géométriques moins tendues, absence de bande d'arrêt d'urgence, absence de clôture, gestion des obstacles en accotement moins exigeante) ;
  • de niveaux de service spécifiques, par exemple en matière de fréquence de surveillance, de rapidité d'intervention pour le déneigement ;
  • d'une signalisation de direction basée sur les mêmes couleurs, vert et blanc, que celle des autres routes.
    Signal C107

Bien qu'elles soient interdites aux véhicules lents, vélos et piétons, la présence d'une voie alternative n'est pas systématique.

Le panneau C107, carré bleu bordé de blanc avec une silhouette de voiture blanche, qui désigne une route à accès réglementé, peut être utilisé en entrée de route express : il n'est cependant pas spécifique à ce type de route.

Rocades et périphériques[modifier | modifier le code]

Dans le cas du contournement d'une ville, on parle de « rocade », de « périphérique », de « déviation d'agglomération ». La plupart de ces portions sont gratuites, bien que cela ne soit pas systématique.

Boulevard périphérique de Paris[modifier | modifier le code]

Le boulevard périphérique de Paris est une voie rapide particulière. Il est doté de chaussées séparées et d'échangeurs permettant que les intersections ne s'y fassent pas à niveau, mais la circulation y est soumise à la priorité à droite (les véhicules circulant doivent laisser la priorité aux véhicules entrants). De fait, la circulation se fait sur les deux voies de gauche afin de ne pas être gêné par les véhicules entrants. Cet usage est contraire à l'habitude : le code de la route qui impose la conduite sur le bord le plus à droite en temps normal, mais sur ce périphérique, la voie de droite est explicitement indiquée comme voie de sortie, le nom de la porte suivante étant mentionné (cf. article R412-9 du code de la route). La vitesse est limitée par dérogation à 70km/h, cette limitation de vitesse n'étant normalement plus prévue par le code de la route. Cette limitation est en vigueur depuis le décret du 10 janvier 2014 (80 km/h auparavant).

Région Bretagne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Plan routier breton.

En Région Bretagne, jusqu'à l'ouverture récente de l'autoroute A84 provenant de Normandie, il n'y avait aucune autoroute mais uniquement des voies rapides. On raconte couramment que la raison remonte au traité d'union de la Bretagne à la France, Anne de Bretagne y aurait exigé que la circulation reste libre dans sa province. Ce privilège breton obtenu par Anne de Bretagne est une légende, ses contrats de mariage et l'édit du Plessis-Macé de 1532 garantissent bien des droits, libertés et privilèges à la Bretagne mais aucune disposition ne concerne les péages (appelés tonlieux) et les octrois qui ont de fait perduré jusqu’en 1943. Il est dit que la gratuité remonte à l'époque de Charles de Gaulle, qui aurait souhaité compenser l'éloignement et la situation enclavée de la région par la gratuité. En réalité, ces routes ont été majoritairement financées par les collectivités territoriales (les départements et la région), ce qui explique la contribution indirecte des Bretons au financement de leurs voies rapides tandis que les autoroutes payantes sont, le plus souvent, financées par le futur concessionnaire[1].

Dans les années 1950, la région consciente qu'elle avait accumulé de graves retards de développement, un comité d'étude et de liaison des intérêts bretons (CELIB) se forme sous l’autorité de René Pleven. La modernisation de l'agriculture, industrialisation, équipement universitaire et plan routier sont au menu.

Il faut attendre 1968 pour qu'un plan routier soit mis en place par l'État qui souhaitait, sous la vive impulsion des élus régionaux, désenclaver la région. Les autoroutes étant d'un coût trop élevé, il fut décidé de simplement réaménager les axes existants pour les porter à quatre voies. Peu à peu, ces axes sont portés au niveau des autoroutes : bitumage d'une bande d'arrêt d'urgence (et le marquage T1 inversé correspondant), suppression de la plupart des carrefours à niveaux (voie perpendiculaire traversant la chaussée, qu'on trouve encore à certains endroits).

Ce plan comprend :

Toutes ces voies rapides sont en cours de transformation vers des autoroutes, principalement dans l'objectif de mise aux normes.

Région Nord-Pas-de-Calais[modifier | modifier le code]

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (août 2011). Pour l'améliorer, ajouter en note des références vérifiables ou les modèles {{Référence nécessaire}} ou {{Référence souhaitée}} sur les passages nécessitant une source.

En Nord-Pas-de-Calais il y avait déjà plusieurs autoroutes gratuites avant 1963. Certaines voies rapides étaient déjà faites avant 1963 voies faites avec des carrefours à niveau ou giratoire.[réf. nécessaire]

On appelle certaines voies rapides à devenir des autoroutes. Ce plan comprend les routes suivantes à avoir les normes autoroutières :

Espagne[modifier | modifier le code]

En Espagne, ce type de voie est appelé Autovía et se distingue des autoroutes appelées Autopistas car ces dernières n'acceptent que les véhicules automobiles tandis que les Autovia acceptent tout type de véhicule.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Claude Champaud, « Des autoroutes qui seraient payantes en Bretagne ! », sur bretagne-prospective.org, 3 juillet 2008.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]