Coupe du monde de football de 2018

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Coupe du monde de la FIFA 2018

alt=Description de l'image FIFA World Cup 2018 Logo.png.
Généralités
Sport football
Organisateur(s) FIFA
Édition 21e
Lieu Drapeau de la Russie Russie
Date du 8 juin 2018
au 8 juillet 2018
Participants 32 équipes
Épreuves 64 rencontres
Site(s) 12 stades
Site web officiel
Palmarès
Tenant du titre Drapeau : Allemagne Allemagne
Meilleur joueur N/A

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La Coupe du monde de football de 2018 est la 21e édition de la Coupe du monde de football, compétition organisée par la FIFA et qui réunit les meilleures sélections nationales. Elle se déroulera en Russie.

Le tirage au sort des qualifications aura lieu le 25 juillet 2015 à Saint-Pétersbourg.

Préparation de l’événement[modifier | modifier le code]

Désignation du pays organisateur[modifier | modifier le code]

Pays candidats[modifier | modifier le code]

Onze propositions[1] sont tout d'abord soumises, dont deux conjointes pour pouvoir organiser la Coupe du monde 2018 ou celle de 2022. Le Mexique et l'Indonésie se retirent rapidement de la course puis, successivement, le Qatar, la Corée du Sud, le Japon, l'Australie et les États-Unis décident de ne rester candidats que pour la Coupe du monde 2022 devant la certitude que l'Europe accueillerait l'événement en 2018.

Pour la décision finale, les candidats pour 2018 sont donc l'Angleterre, la Russie et deux candidatures conjointes, respectivement de l'Espagne et du Portugal et de la Belgique et des Pays-Bas.

Le 22 octobre 2010, la Russie se retire de la candidature à l'organisation de la Coupe du monde 2022 pour se concentrer sur celle de 2018, pour laquelle elle finit par être désignée.

Nombre de voix[2]
Fédération Tour 1 Tour 2
Drapeau de la Russie Russie 9 13
Drapeau de l'Espagne Espagne - Drapeau du Portugal Portugal 7 7
Drapeau de la Belgique Belgique - Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas 4 2
Drapeau de l'Angleterre Angleterre 2 -
Total 22 22
Légende :
  •      Victoire
  •      Élimination

Fin de la rotation par continent[modifier | modifier le code]

Le 28 février 2007, Sepp Blatter alors à Londres lors d'une rencontre avec des officiels anglais, émet l'hypothèse que le système de rotation par continent pourrait continuer après la Coupe du monde 2010 :

« Si le comité exécutif de la FIFA décide plus tard que la politique de rotation est maintenue, selon la stricte procédure, elle devra être en Amérique du Nord en 2018 et ainsi trois pays peuvent l'organiser — les États-Unis, le Mexique et le Canada[3]. »

Depuis, la FIFA a annoncé officiellement la fin de la rotation automatique à l'issue de l'édition 2018.

Candidatures conjointes et position de la FIFA[modifier | modifier le code]

Le 28 avril 2008, Blatter déclare qu'il souhaite que l'Espagne se porte candidate à l'organisation de la Coupe du monde 2018, peut-être conjointement avec le Portugal. Seule l'Angleterre et l'association Belgique–Pays-Bas sont alors officiellement candidates pour l'édition 2018. Selon la presse espagnole, le président de la fédération royale espagnole de football (RFEF), Angel Maria Villar, n'écarte pas l'idée d'une candidature[4].

Le 23 décembre 2008, le président de la RFEF, Ángel María Villar, annonce officiellement la candidature de l'Espagne conjointement avec le Portugal comme organisateurs de l'événement en 2018.

Le 19 janvier 2009, Gilberto Madail et Ángel María Villar, représentant les fédérations portugaise et espagnole de football, signent un protocole d'accord visant à définir les grandes lignes du dossier de candidature pour l'organisation de la Coupe du monde 2018. Le Japon est également candidat pour accueillir cette compétition.

Le 30 janvier 2009, Joseph Blatter déclarait que les candidatures conjointes ne seraient plus souhaitées pour l'organisation de la Coupe du monde[5].

Le 4 décembre 2009, l'Espagne et le Portugal se portent officiellement candidats auprès de la FIFA à titre conjoint.

Le 26 janvier 2010, Joseph Blatter annonce ne vouloir que des candidatures européennes pour cette édition[6].

Le 7 juin 2010, Blatter donne également des précisions quant aux candidatures conjointes, nuançant ses propos tenus un an et demi plus tôt :

« La Coupe du monde en Corée du Sud et au Japon était scindée en deux centres de presse et deux comités d’organisation. C'est pour cette raison que nous avions déclaré que cela ne serait plus jamais le cas. La Belgique et les Pays-Bas ne sont pas dans cette configuration puisque les deux pays possèdent un comité d’organisation unique[7]. »

Les candidatures belgo-néerlandaise et hispano-portugaise conservaient donc leurs chances, jusqu’au vote inattendu du 2 décembre 2010 qui désigna finalement la Russie comme pays hôte de la compétition[8].

Autres candidatures[modifier | modifier le code]

Le 3 février 2009, l'Égypte, les États-Unis et la Corée du Sud entrent à leur tour dans la danse pour obtenir l'organisation de la Coupe du monde 2018.

Le 14 juin 2009, c'est cette fois l'Australie qui se porte candidate à l'organisation d'une Coupe du monde en 2018 ou 2022.

Le 29 septembre 2009, le Mexique, durement touché par la crise économique, se retire de la course à l'organisation des Coupes du monde 2018 et 2022.

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Le logo officiel de la compétition est révélé le 28 octobre 2014 depuis la Station spatiale internationale par les trois cosmonautes russes : Elena Serova, Aleksandr Samokoutiaïev et Maxime Souraïev.

Villes et stades[modifier | modifier le code]

La Russie propose une liste provisoire de douze enceintes sportives en vue d'être utilisées durant la Coupe du monde. Les stades se situant en Russie européenne sont : Kaliningrad, Kazan, Moscou, Nijni Novgorod, Rostov-sur-le-Don, Saint-Pétersbourg, Samara, Saransk, Sotchi et Volgograd. La seule ville de Russie asiatique participante est celle de Iekaterinbourg[9]. Deux stades sont prévus à Moscou, les autres villes présentant chacune un stade.

Les stades choisis sont répartis en 4 pôles géographiques lors de la phase de poules afin de limiter les déplacements des équipes :

  • Région Nord-ouest : Kaliningrad, Saint-Pétersbourg ;
  • Région Centre : Moscou, Nijni Novogorod ;
  • Région Est : Saransk, Kazan, Samara, Iekaterinbourg ;
  • Région Sud : Volgograd, Rostov-sur-le-Don, Sotchi.

Le 14 décembre 2012, le comité exécutif de la FIFA décide de faire jouer le match d’ouverture, une demi-finale et la finale au Stade Loujniki de Moscou et l'autre demi-finale au Stade du FK Zenit à Saint-Pétersbourg[10].

Saint-Pétersbourg Moscou Moscou Nijni Novgorod
Stade du FK Zenit Stade Loujniki Otkrytie Arena Stade de Nijni Novgorod
Capacité : 69 500
(nouveau stade)
Capacité : 89 318
(rénové)
Capacité : 46 990
(nouveau stade)
Capacité : 44 899
(nouveau stade)
New football stadium construction site in SPB 01.jpg Luzhniki Inside View B Stand.jpg Spartak stadium (Otkrytiye Arena), 23 August 2014.JPG
Kaliningrad Iekaterinbourg
Stade de Kaliningrad Stade Central
(rénové)
Capacité : 45 015
(nouveau stade)
Capacité : 44 130
Центральный стадион (реконструкция).jpg
Saransk Kazan
Stade Yubileyniy
(nouveau stade)
Kazan-Arena
Capacité : 45 015 Capacité : 45 015 (60 000)[11]
(nouveau stade)
Closing of 2013 Summer Universiade 79.jpg
Rostov-sur-le-Don Sotchi Volgograd Samara
Stade de Rostov-sur-le-Don
(nouveau stade)
Stade olympique Ficht
(nouveau stade)
Stade central
(rénové)
Stade de Samara
(nouveau stade)
Capacité : 43 702 Capacité : 47 659 Capacité : 45 015 Capacité : 44 918
Стадион Фишт.JPG Central Stadium (Volgograd).jpg

Critiques et contestations[modifier | modifier le code]

Les controverses sur la Coupe du monde de football de 2018 portent, en 2014, sur la désignation de la Russie. Tout comme aux Jeux olympiques d'hiver de 2014 à Sotchi, le choix de la Russie comme pays organisateur de la Coupe du monde de football de 2018 a été critiqué et plusieurs demandes de changement de pays hôte ont été émises, en général par des politiciens de pays occidentaux, mais systématiquement refusées par la FIFA.

Conditions d'attribution[modifier | modifier le code]

Alors qu'elle est saluée par de nombreuses fédérations nationales de footbal, notamment celles ayant voté en sa faveur, la désignation de la Russie pour l'organisation de la Coupe du monde 2018 est suivie de plusieurs polémique, et ce dès l'annonce du résultat du vote. En effet, le dossier russe est celui qui nécessite le plus d'investissements en termes d'infrastructures, ce qui laisse un doute sur le fait que le pays sera prêt en 2018. L'influence de Vladimir Poutine semble avoir été grande, lui qui était alors premier ministre russe, a notamment soutenu publiquement la FIFA, dont certains membres ont été accusés de corruption dans le processus de désignation. Des enquêtes réalisées à ce sujet par plusieurs médias anglais comme la BBC ou le Sunday Times pourraient ainsi avoir joué en défaveur de la candidature anglaise. Celle-ci ne récolta que deux voix et fut éliminée dès le premier tour du scrutin.

Accusations de discrimination[modifier | modifier le code]

Loi contre la « propagande de l'homosexualité auprès de mineurs »[modifier | modifier le code]

Le mardi 11 juin 2013, la Douma, le parlement russe adopte à l’unanimité une loi pénalisant la «propagande de l'homosexualité auprès de mineurs.»[12].

En réponse, des associations dénoncent les violations et les discriminations des personnes LGBT dans le pays, un certain nombre de pétitions ont été distribués appelant à la FIFA à retirer la coupe du monde 2018 à la Russie[13]. Des milliers de personnes ont signé ces pétitions, y compris les sénateurs américains Mark Kirk et Dan Coats et des militants internationaux des droits des homosexuels tel que Greg Louganis, Stephen Fry et George Takei[14].

Racisme dans les stades[modifier | modifier le code]

Après l'annonce de la désignation de la Russie en tant que pays hôte de la Coupe du monde 2018, Rafal Pankowski, secrétaire général de l'organisation FARE (le football contre le racisme en Europe), affiliée à l'UEFA, a accusé la Fédération russe de football de minimiser les chants racistes dans les stades[15]. En octobre 2013, après avoir reçu des chants racistes lors d'un match de ligue des champions entre le CSKA Moscou et Manchester City, le footballeur ivoirien Yaya Touré a déclaré que les joueurs noirs pourraient boycotter la Coupe du monde 2018 si la Russie n'aborde pas le problème du racisme dans les stades de football[16].

Le 13 juillet 2014, lorsque la Coupe du monde a été remise entre le Brésil et la Russie, le Président de la Russie, Vladimir Poutine, a déclaré : « Le Président Blatter met beaucoup d'effort personnel dans les problèmes sociaux, et nous espérons que les préparatifs pour la Coupe du monde en Russie contribueront également à des tâches telles que lutte contre la drogue, le racisme et les autres défis auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui »[17].

Crise en Ukraine[modifier | modifier le code]

Annexion de la Crimée[modifier | modifier le code]

Après l'annexion de la Crimée par la Russie en 2014, plusieurs politiciens britanniques et américains appellent la FIFA à revenir sur sa décision d'organiser la Coupe du monde 2018 en Russie[18]. Le Secrétaire d'État à la Santé du cabinet fantôme, le britannique Andy Burnham a déclaré que l'instance dirigeante du football devrait reconsidérer la décision d'octroyer la Coupe du monde à la Russie[18], tandis que deux sénateurs américains républicains, Dan Coats et Mark Kirk, ont écrit une lettre conjointe à Sepp Blatter pour demander, non seulement que la Russie n'accueille pas la Coupe du monde, mais aussi qu'on doit lui interdise d'y participer suivant l’exemple du bannissement de la Yougoslavie de l'Euro 1992 et de la Coupe du monde 1994 en tant que plan d'action à suivre dans ce cas et en proclamant l'équivalence entre l'organisation de la Coupe du monde 2018 par la Russie et l'organisation des Jeux olympiques d'été de 1936 par l’Allemagne nazie et son chancelier Adolf Hitler avant la Seconde Guerre mondiale[19]. En avril 2014, la FIFA refuse la demande des deux sénateurs en déclarant dans un communiqué : « La FIFA refuse de priver la Russie de Mondial 2014 et d'interdire à la Russie d'organiser le Mondial 2018[20] »

Crash du vol MH 17 de la Malaysian Airlines[modifier | modifier le code]

En juillet 2014, après le crash du Vol 17 Malaysia Airlines pour lesquels les dirigeants occidentaux ont blâmé la Russie et son président Poutine, plusieurs ministres allemands appellent la FIFA à retirer la Coupe du monde 2018 à la Russie en menaçant d'un boycott de la sélection allemande. Michael Fuchs, un parlementaire allemand déclare sa conviction que déplacer le tournoi serait encore plus pratique que les sanctions économiques contre la Russie[21]. La Fédération allemande de football (DFB) n'a pas commenté sur la question, bien que son homologue néerlandais la Fédération royale néerlandaise de football, représentant le pays avec le plus de victimes du crash, déclare que la question de retirer la Coupe du monde 2018 à la Russie devrait attendre la fin de l'enquête sur l'accident. Nick Clegg, le vice-premier ministre du Royaume-Uni, a également déclaré sa conviction que la Russie devrait être dépouillé de la Coupe du monde 2018. Le premier ministre britannique, David Cameron, ne partage pas cette idée, mais a apprécié la préoccupation. La FIFA refuse de nouveau en déclarant dans un communiqué : « l'histoire a montré jusqu'ici que le boycott des événements sportifs ou les politiques d'isolement ou de confrontation n'étaient pas les moyens les plus efficaces de résoudre les problèmes »[22].

Acteurs de la Coupe du monde[modifier | modifier le code]

Équipes qualifiées[modifier | modifier le code]

Drapeau : Russie Russie, pays hôte : 11e phase finale (4e sans l’URSS)


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Michael Bloomberg soutient la candidature américaine, article sur www.rtlinfo.be, consulté le 9 décembre 2009
  2. « La Russie et le Qatar accueilleront respectivement les Coupes du monde de la FIFA 2018 et 2022 », sur fr.fifa.com,‎ 2 décembre 2010
  3. (en) Blatter: 2018 World Cup should be in N. America, Reuters via espn.com, 28 février, 2007.
  4. « Blatter espère l'Espagne », sur L'Équipe (lequipe.fr),‎ 2008
  5. « Mondial 2018 : Blatter rejetterait les candidatures conjointes », sur RTBF Sport (rtbf.be),‎ 30 janvier 2009 (consulté le 7 juin 2010)
  6. « Blatter ne veut que des candidatures européennes pour 2018 », sur www.goal.com,‎ 26 janvier 2010 (consulté le 27/01/2010)
  7. « Bonnes nouvelles pour le comité belgo-hollandais », sur footgoal.net,‎ 7 juin 2010 (consulté le 7 juin 2010)
  8. « La FIFA a choisi la nouveauté avec la Russie en 2018 et le Qatar en 2022. », sur rfi.fr,‎ 2 décembre 2010
  9. « 2018 FIFA World Cup Bid Evaluation Report: Russia », site de la FIFA.
  10. « Le Comité Exécutif se réunit pour la dernière fois de l’année à Tokyo », sur fifa.com,‎ 14 décembre 2012 (consulté le 15 décembre 2012)
  11. (ru) Вместимость футбольного стадиона Казани к ЧМ могут увеличить до 60 тыс. мест, www.tatar-inform.ru
  12. http://www.lemonde.fr/international/article/2013/06/12/en-russie-la-douma-penalise-la-propagande-homosexuelle_3428522_3210.html
  13. http://www.change.org/petitions/fifa-dismiss-russia-as-host-of-the-2018-world-cup
  14. http://www.pinknews.co.uk/2014/03/25/campaigns-demand-fifa-relocates-2018-world-cup-russia-due-anti-gay-law/
  15. http://www.theguardian.com/world/2010/dec/03/world-cup-2018-russian-racism
  16. http://sport24.lefigaro.fr/football/actualites/yaya-toure-veut-boycotter-le-mondial-russe-en-2018-659710
  17. http://www.bbc.com/news/world-europe-28409784
  18. a et b http://www.bbc.com/news/uk-politics-26679542
  19. http://www.express.co.uk/news/world/466357/US-calls-for-Fifa-to-drop-Russia-from-hosting-World-Cup-in-2018
  20. http://french.ruvr.ru/news/2014_04_03/Football-la-FIFA-refuse-de-priver-la-Russie-de-Mondial-9934/
  21. http://www.theguardian.com/football/2014/jul/23/german-politicians-russia-suitability-world-cup-2018
  22. http://www.lequipe.fr/Football/Actualites/Nick-clegg-ne-veut-pas-jouer-en-russie/485753

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]