Coupe du monde de football de 2018

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Coupe du monde de la FIFA 2018

alt=Description de l'image Russie 2018 logo candidature.png.
Généralités
Sport football
Organisateur(s) FIFA
Édition 21e
Lieu Drapeau de la Russie Russie
Date du 8 juin 2018
au 8 juillet 2018
Participants 32 équipes
Épreuves 64 rencontres
Site(s) 12 stades
Site web officiel
Palmarès
Tenant du titre Drapeau : Allemagne Allemagne
Meilleur joueur N/A

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La Coupe du monde de football de 2018 est la 21e édition de la Coupe du monde de football, compétition organisée par la FIFA et qui réunit les meilleures sélections nationales. Elle se déroulera en Russie.

Pays candidats[modifier | modifier le code]

Onze propositions[1] sont tout d'abord soumises, dont deux conjointes pour pouvoir organiser la Coupe du monde 2018 ou celle de 2022. Le Mexique et l'Indonésie se retirent rapidement de la course puis, successivement, le Qatar, la Corée du Sud, le Japon, l'Australie et les États-Unis décident de ne rester candidats que pour la Coupe du monde 2022 devant la certitude que l'Europe accueillerait l'événement en 2018.

Pour la décision finale, les candidats pour 2018 sont donc l'Angleterre, la Russie et deux candidatures conjointes, respectivement de l'Espagne et du Portugal et de la Belgique et des Pays-Bas.

Le 22 octobre 2010, la Russie se retire de la candidature à l'organisation de la Coupe du monde 2022 pour se concentrer sur celle de 2018, pour laquelle elle finit par être désignée.

Nombre de voix[2]
Fédération Tour 1 Tour 2
Drapeau de la Russie Russie 9 13
Drapeau de l'Espagne Espagne - Drapeau du Portugal Portugal 7 7
Drapeau de la Belgique Belgique - Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas 4 2
Drapeau de l'Angleterre Angleterre 2 -
Total 22 22
Légende :
  •      Victoire
  •      Élimination

Fin de la rotation par continent[modifier | modifier le code]

Le 28 février 2007, Sepp Blatter alors à Londres lors d'une rencontre avec des officiels anglais, émet l'hypothèse que le système de rotation par continent pourrait continuer après la Coupe du monde 2010 :

« Si le comité exécutif de la FIFA décide plus tard que la politique de rotation est maintenue, selon la stricte procédure, elle devra être en Amérique du Nord en 2018 et ainsi trois pays peuvent l'organiser — les États-Unis, le Mexique et le Canada[3]. »

Depuis, la FIFA a annoncé officiellement la fin de la rotation automatique à l'issue de l'édition 2018.

Candidatures conjointes (Espagne/Portugal - Belgique/Pays-Bas) et position de la FIFA[modifier | modifier le code]

Le 28 avril 2008, Blatter déclare qu'il souhaite que l'Espagne se porte candidate à l'organisation de la Coupe du monde 2018, peut-être conjointement avec le Portugal. Seule l'Angleterre et l'association Belgique–Pays-Bas sont alors officiellement candidates pour l'édition 2018. Selon la presse espagnole, le président de la fédération royale espagnole de football (RFEF), Angel Maria Villar, n'écarte pas l'idée d'une candidature[4].

Le 23 décembre 2008, le président de la RFEF, Ángel María Villar, annonce officiellement la candidature de l'Espagne conjointement avec le Portugal comme organisateurs de l'événement en 2018.

Le 19 janvier 2009, Gilberto Madail et Ángel María Villar, représentant les fédérations portugaise et espagnole de football, signent un protocole d'accord visant à définir les grandes lignes du dossier de candidature pour l'organisation de la Coupe du monde 2018. Le Japon est également candidat pour accueillir cette compétition.

Le 30 janvier 2009, Joseph Blatter déclarait que les candidatures conjointes ne seraient plus souhaitées pour l'organisation de la Coupe du monde[5].

Le 4 décembre 2009, l'Espagne et le Portugal se portent officiellement candidats auprès de la FIFA à titre conjoint.

Le 26 janvier 2010, Joseph Blatter annonce ne vouloir que des candidatures européennes pour cette édition[6].

Le 7 juin 2010, Blatter donne également des précisions quant aux candidatures conjointes, nuançant ses propos tenus un an et demi plus tôt :

« La Coupe du monde en Corée du Sud et au Japon était scindée en deux centres de presse et deux comités d’organisation. C'est pour cette raison que nous avions déclaré que cela ne serait plus jamais le cas. La Belgique et les Pays-Bas ne sont pas dans cette configuration puisque les deux pays possèdent un comité d’organisation unique[7]. »

Les candidatures belgo-néerlandaise et hispano-portugaise conservaient donc leurs chances, jusqu’au vote inattendu du 2 décembre 2010 qui désigna finalement la Russie comme pays hôte de la compétition[8].

Autres candidatures[modifier | modifier le code]

Le 3 février 2009, l'Égypte, les États-Unis et la Corée du Sud entrent à leur tour dans la danse pour obtenir l'organisation de la Coupe du monde 2018.

Le 14 juin 2009, c'est cette fois l'Australie qui se porte candidate à l'organisation d'une Coupe du monde en 2018 ou 2022.

Le 29 septembre 2009, le Mexique, durement touché par la crise économique, se retire de la course à l'organisation des Coupes du monde 2018 et 2022.

Polémique sur la désignation de la Russie[modifier | modifier le code]

Conditions d'attribution[modifier | modifier le code]

La désignation de la Russie pour l'organisation de la Coupe du monde 2018 a eu pour conséquence de lancer une vive polémique, et ce dès l'annonce du résultat. En effet, le dossier russe est celui qui nécessite le plus d'investissements en termes d'infrastructures, ce qui laisse un doute sur le fait que le pays sera prêt en 2018. L'influence de Vladimir Poutine semble avoir joué un rôle dans le résultat. Le premier ministre russe a notamment soutenu publiquement la FIFA, dont certains membres ont été accusés de corruption dans le processus de désignation. Des enquêtes réalisées à ce sujet par plusieurs médias anglais comme la BBC ou le Sunday Times pourraient ainsi avoir joué en défaveur de la candidature anglaise. Celle-ci ne récolta que deux voix et fut éliminée dès le premier tour du scrutin.

Homophobie[modifier | modifier le code]

Le mardi 11 juin 2013, la Douma, le parlement russe adopte à l’unanimité une loi pénalisant la « propagande » homosexuelle[9].

En réponse, des associations dénoncent les violations et les discriminations des personnes LGBT dans le pays, un certain nombre de pétitions ont été distribués appelant à la FIFA à retirer la coupe du monde 2018 à la Russie[10]. Des milliers de personnes ont signé ces pétitions, y compris les sénateurs américains Mark Kirk et Dan Coats et des militants internationaux des droits des homosexuels tel que Greg Louganis , Stephen Fry et George Takei[11].

Racisme dans les stades[modifier | modifier le code]

Après l'annonce de la désignation de la Russie en tant que pays hôte de la Coupe du monde 2018, Rafal Pankowski, secrétaire général de l'organisation FARE (le football contre le racisme en Europe), affiliée à l'UEFA, a accusé la Fédération russe de football de minimiser les chants racistes dans les stades[12]. En octobre 2013, après avoir reçu des chants racistes lors d'un match de ligue des champions entre le CSKA Moscou et Manchester City, le footballeur ivoirien Yaya Touré a déclaré que les joueurs noirs pourraient boycotter la Coupe du monde 2018 si la Russie n'aborde pas le problème du racisme dans les stades de football[13].

Le 13 juillet 2014, lorsque la Coupe du monde a été remise entre le Brésil et la Russie, le Président de la Russie, Vladimir Poutine, a déclaré : « Le Président Blatter met beaucoup d'effort personnel dans les problèmes sociaux, et nous espérons que les préparatifs pour la Coupe du monde en Russie contribueront également à des tâches telles que lutte contre la drogue, le racisme et les autres défis auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui »[14].

Annexion de la Crimée[modifier | modifier le code]

Après l'annexion de la Crimée par la Russie en 2014, plusieurs politiciens britanniques et américains appellent la FIFA à revenir sur sa décision d'organiser la Coupe du monde 2018 en Russie[15]. Le Secrétaire d'État à la Santé du cabinet fantôme, le britannique Andy Burnham a déclaré que l'instance dirigeante du football devrait reconsidérer la décision d'octroyer la Coupe du monde à la Russie[15], tandis que deux sénateurs américains républicains, Dan Coats et Mark Kirk, ont écrit une lettre conjointe à Sepp Blatter pour demander, non seulement que la Russie n'accueille pas la Coupe du monde, mais aussi qu'on doit lui interdise d'y participer suivant l’exemple du bannissement de la Yougoslavie de l'Euro 1992 et de la Coupe du monde 1994 en tant que plan d'action à suivre dans ce cas et en proclamant l'équivalence entre l'organisation de la Coupe du monde 2018 par la Russie et l'organisation des Jeux olympiques d'été de 1936 par l’Allemagne nazie et son chancelier Adolf Hitler avant la Seconde Guerre mondiale[16]. En avril 2014, la FIFA refuse la demande des deux sénateurs en déclarant dans un communiqué : « La FIFA refuse de priver la Russie de Mondial 2014 et d'interdire à la Russie d'organiser le Mondial 2018[17] »

Crash du vol MH 17 de la Malaysian Airlines[modifier | modifier le code]

En juillet 2014, après le crash du Vol 17 Malaysia Airlines pour lesquels les dirigeants occidentaux ont blâmé la Russie et son président Poutine, plusieurs ministres allemands appellent la FIFA à retirer la Coupe du monde 2018 à la Russie en menaçant d'un boycott de la sélection allemande. Michael Fuchs, un parlementaire allemand déclare sa conviction que déplacer le tournoi serait encore plus pratique que les sanctions économiques contre la Russie[18]. La Fédération allemande de football (DFB) n'a pas commenté sur la question, bien que son homologue néerlandais la Fédération royale néerlandaise de football, représentant le pays avec le plus de victimes du crash, déclare que la question de retirer la Coupe du monde 2018 à la Russie devrait attendre la fin de l'enquête sur l'accident. Nick Clegg, le vice-premier ministre du Royaume-Uni, a également déclaré sa conviction que la Russie devrait être dépouillé de la Coupe du monde 2018. Le premier ministre britannique, David Cameron, ne partage pas cette idée, mais a apprécié la préoccupation. La FIFA refuse de nouveau en déclarant dans un communiqué : « l'histoire a montré jusqu'ici que le boycott des événements sportifs ou les politiques d'isolement ou de confrontation n'étaient pas les moyens les plus efficaces de résoudre les problèmes »[19].

Villes et stades[modifier | modifier le code]

La Russie propose une liste provisoire de douze enceintes sportives en vue d'être utilisées durant la Coupe du monde. Les stades se situant en Russie européenne sont : Kaliningrad, Kazan, Moscou, Nijni Novgorod, Rostov-sur-le-Don, Saint-Pétersbourg, Samara, Saransk, Sotchi et Volgograd. La seule ville de Russie asiatique participante est celle de Iekaterinbourg[20]. Deux stades sont prévus à Moscou, les autres villes présentant chacune un stade.

Les stades choisis sont répartis en 4 pôles géographiques lors de la phase de poules afin de limiter les déplacements des équipes :

  • Région Nord-ouest : Kaliningrad, Saint-Pétersbourg ;
  • Région Centre : Moscou, Nizhny Novogorod ;
  • Région Est : Saransk, Kazan, Samara, Iekaterinbourg ;
  • Région Sud : Volgograd, Rostov-sur-le-Don, Sotchi.

Le 14 décembre 2012, le comité exécutif de la FIFA décide de faire jouer le match d’ouverture, une demi-finale et la finale au Stade Loujniki de Moscou et l'autre demi-finale au Stade du FK Zenit à Saint-Pétersbourg[21].


Kaliningrad Saint-Pétersbourg Moscou
Stade de Kaliningrad Stade du FK Zenit Stade Loujniki
Capacité : 45 015
(nouveau stade)
Capacité : 69 500
(nouveau stade)
Capacité : 89 318
(rénové)
New football stadium construction site in SPB 01.jpg Luzhniki Inside View B Stand.jpg
Moscou Kazan Nijni Novgorod
Otkrytie Arena Kazan-Arena Stade de Nijni Novgorod
Capacité : 46 990
(nouveau stade)
Capacité : 45 015 (60 000)[22]
(nouveau stade)
Capacité : 44 899
(nouveau stade)
Spartak stadium (Otkrytiye Arena), 23 August 2014.JPG Closing of 2013 Summer Universiade 79.jpg
Samara Volgograd Saransk
Stade de Samara
(nouveau stade)
Stade central
(rénové)
Stade Yubileyniy
(nouveau stade)
Capacité : 44 918 Capacité : 45 015 Capacité : 45 015
Central Stadium (Volgograd).jpg
Rostov-sur-le-Don Sotchi Iekaterinburg
Stade de Rostov-sur-le-Don
(nouveau stade)
Stade olympique Ficht
(nouveau stade)
Stade Central
(rénové)
Capacité : 43 702 Capacité : 47 659 Capacité : 44 130
Стадион Фишт.JPG Центральный стадион (реконструкция).jpg

Équipes qualifiées[modifier | modifier le code]

Les 32 équipes nationales qualifiées pour la phase finale par confédération et par expérience.
Les demi-places correspondent à des places de barragistes qui nécessiteront des confrontations intercontinentales.
Carte Europe (UEFA)
14 places dont une au pays hôte
Amérique du Sud (CONMEBOL)
4,5 places
Afrique (CAF)
5 places

Drapeau : Russie Russie (pays hôte) : 4e[23]

Océanie (OFC)
0,5 place
Amérique du Nord, Centrale et Caraïbes (CONCACAF)
3,5 places
Asie (AFC)
4,5 places

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Michael Bloomberg soutient la candidature américaine, article sur www.rtlinfo.be, consulté le 9 décembre 2009
  2. « La Russie et le Qatar accueilleront respectivement les Coupes du monde de la FIFA 2018 et 2022 », sur fr.fifa.com,‎ 2 décembre 2010
  3. (en) Blatter: 2018 World Cup should be in N. America, Reuters via espn.com, 28 février, 2007.
  4. « Blatter espère l'Espagne », sur L'Équipe (lequipe.fr),‎ 2008
  5. « Mondial 2018 : Blatter rejetterait les candidatures conjointes », sur RTBF Sport (rtbf.be),‎ 30 janvier 2009 (consulté le 7 juin 2010)
  6. « Blatter ne veut que des candidatures européennes pour 2018 », sur www.goal.com,‎ 26 janvier 2010 (consulté le 27/01/2010)
  7. « Bonnes nouvelles pour le comité belgo-hollandais », sur footgoal.net,‎ 7 juin 2010 (consulté le 7 juin 2010)
  8. « La FIFA a choisi la nouveauté avec la Russie en 2018 et le Qatar en 2022. », sur rfi.fr,‎ 2 décembre 2010
  9. http://www.lemonde.fr/international/article/2013/06/12/en-russie-la-douma-penalise-la-propagande-homosexuelle_3428522_3210.html
  10. http://www.change.org/petitions/fifa-dismiss-russia-as-host-of-the-2018-world-cup
  11. http://www.pinknews.co.uk/2014/03/25/campaigns-demand-fifa-relocates-2018-world-cup-russia-due-anti-gay-law/
  12. http://www.theguardian.com/world/2010/dec/03/world-cup-2018-russian-racism
  13. http://sport24.lefigaro.fr/football/actualites/yaya-toure-veut-boycotter-le-mondial-russe-en-2018-659710
  14. http://www.bbc.com/news/world-europe-28409784
  15. a et b http://www.bbc.com/news/uk-politics-26679542
  16. http://www.express.co.uk/news/world/466357/US-calls-for-Fifa-to-drop-Russia-from-hosting-World-Cup-in-2018
  17. ttp://french.ruvr.ru/news/2014_04_03/Football-la-FIFA-refuse-de-priver-la-Russie-de-Mondial-9934/
  18. http://www.theguardian.com/football/2014/jul/23/german-politicians-russia-suitability-world-cup-2018
  19. http://www.lequipe.fr/Football/Actualites/Nick-clegg-ne-veut-pas-jouer-en-russie/485753
  20. « 2018 FIFA World Cup Bid Evaluation Report: Russia », site de la FIFA.
  21. « Le Comité Exécutif se réunit pour la dernière fois de l’année à Tokyo », sur fifa.com,‎ 14 décembre 2012 (consulté le 15 décembre 2012)
  22. (ru) Вместимость футбольного стадиона Казани к ЧМ могут увеличить до 60 тыс. мест, www.tatar-inform.ru
  23. 11e pour la FIFA qui fait de l’équipe russe, l’héritière des statistiques de l’équipe de l’Union soviétique (Russie sur FIFA.com).

Liens externes[modifier | modifier le code]