Vichy

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Vichy
Hôtel de ville de Vichy.
Hôtel de ville de Vichy.
Blason de Vichy
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Allier
Arrondissement Vichy (sous-préfecture)
Canton Chef-lieu de deux cantons :
Vichy-Nord et Vichy-Sud
(de 1973 à 2015)
Vichy-1 et Vichy-2
(à partir de 2015)
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Vichy Val d'Allier
Maire
Mandat
Claude Malhuret
2014-2020
Code postal 03200
Code commune 03310
Démographie
Gentilé Vichyssois
Population
municipale
24 992 hab. (2011)
Densité 4 272 hab./km2
Population
aire urbaine
83 511 hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 46° 07′ 40″ N 3° 25′ 36″ E / 46.1277777778, 3.4266666666746° 07′ 40″ Nord 3° 25′ 36″ Est / 46.1277777778, 3.42666666667  
Altitude Min. 243 m – Max. 317 m
Superficie 5,85 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-vichy.fr

Vichy (prononcé [vi.ˈʃi ]) est une commune française située dans le département de l'Allier en région d'Auvergne. Elle faisait partie de l'ancienne province du Bourbonnais. Ses habitants sont appelés les Vichyssois.

Par sa population, c'est la deuxième commune du département après Montluçon et la quatrième de la région après Clermont-Ferrand, Montluçon et Aurillac, d'après les données Insee du recensement de 2011[Note 1]. Avec son unité urbaine, forte de 65 435 habitants, elle est la première agglomération du département, plus peuplée que celles de Moulins et Montluçon[INS 1]. Son aire urbaine qui rassemble 83 511 habitants[INS 2] la fait classer au deuxième rang régional après celle de Clermont-Ferrand, avec laquelle elle partage le même espace urbain.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Vichy est située sur la rivière Allier, principal affluent de la Loire, à cheval entre la montagne bourbonnaise et la Limagne bourbonnaise, à une altitude moyenne de 263 mètres[Note 2], desquelles elle est la principale agglomération.

Elle est située à 49 km à vol d'oiseau au sud du chef-lieu de département Moulins[1] et à 47,2 km au nord-est du chef-lieu de région Clermont-Ferrand[2].

Elle est limitrophe avec six communes. Aucune voie routière ne permet de la relier directement à Charmeil : le passage par Bellerive-sur-Allier par le pont de l'Europe ou par Creuzier-le-Vieux par le pont Boutiron est nécessaire. Les communes en italique sont mentionnées à titre de repère :

Rose des vents Charmeil Moulins
Creuzier-le-Vieux
Rose des vents
N Cusset
O    Vichy[3]    E
S
Clermont-Ferrand
Bellerive-sur-Allier
Abrest Le Vernet

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

En termes de risque sismique, la commune est classée dans la zone de sismicité faible[4].

La superficie de la commune est de 585 hectares ; l'altitude varie entre 243 et 317 mètres[5].

Le relief, typique d'une vallée fluviale de plaine, est accentué par la proximité de la montagne bourbonnaise.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La rivière Allier constitue la limite occidentale de la commune de Vichy. Certains points de vue dépassent sur la rivière.

Un de ses affluents, le Sichon, qui prend sa source en montagne bourbonnaise, se jette dans la rivière Allier au droit de l'esplanade.

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de l'Allier.

Elle jouit d’un climat océanique dégradé à la limite avec le climat semi-continental[6] mais qui comporte quelques caractéristiques du climat de montagne, comme l’abondance des précipitations, avec 790 mm en moyenne par an.

La station est située à 249 m d'altitude à l'aérodrome de Charmeil, à 7 km au nord-nord-ouest du centre de Vichy par la route (46° 10′ N 3° 24′ E / 46.17, 3.4)[7].

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Vichy 1 880 790 19 24 36
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74
Relevés météorologiques de la station de Vichy - Charmeil (1931-1960)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −1 −2,2 1,8 2,9 6,5 10,3 12,2 11,7 10,1 5,1 2,6 0,2 5,1
Température maximale moyenne (°C) 6,8 8,7 13,7 16,6 20,3 23,4 26,1 25,5 22,8 17,3 11,2 8 16,7
Source : Station homologué Météo-France[8]


Relevés météorologiques de la station de Vichy - Charmeil (1961-1990, record à partir de 1859)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −0,9 −0,2 1,1 3,4 7 10,2 12,1 11,8 9,4 6,4 2,3 −0,5 5,2
Température moyenne (°C) 2,9 4,3 6,4 9,1 12,9 16,3 18,8 18,3 15,8 11,8 6,5 3,3 10,6
Température maximale moyenne (°C) 6,7 8,7 11,7 14,8 18,7 22,4 25,5 24,7 22,2 17,1 10,8 7,1 15,9
Record de froid (°C)
date du record
−26,9
1971
−24
1963
−13,3
2005
−7,3
2003
−4,2
1976
−0,2
1962
3,7
1979
1,7
1966
−2
1972
−9
1997
−11,3
1998
−18,5
1962
−26,9
1971
Record de chaleur (°C)
date du record
19,2
1947
25,7
1960
26,3
1981
30,8
1949
33
1945
39,2
2011
41,2
1983
40,6
2003
36,4
1987
30,6
1985
24,2
1955
21,7
1989
41,2
1983
Ensoleillement (h) 66,1 88,1 136,6 170,9 197,1 232,6 270,7 237,8 197,9 135,9 82,3 64,2 1 880
Précipitations (mm) 52,1 48,2 51 62,9 107,6 79,4 60,6 75,4 77 64,7 56,9 54,4 790
Source : meteo-climat-bzh.dyndns.org et Infoclimat.fr[8],[9]


Relevés météorologiques de la station de Vichy - Charmeil 1981-2010
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −0,4 −0,2 1,9 3,9 8,1 11,2 13,3 12,9 9,8 7,3 2,8 0,4 6
Température maximale moyenne (°C) 7,4 9 13 15,8 20 23,5 26,4 26,1 22,2 17,6 11,2 7,8 16,7
Source : Station homologué Météo-France[10]


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Carte du réseau routier et ferroviaire de l'agglomération
Réseaux routier et ferroviaire de l'agglomération en 2009.

Voies routières[modifier | modifier le code]

Mis à part l'allée des Ailes, au nord, il n'existe aucune voie rapide dans l'agglomération. Selon le député Gérard Charasse, cette agglomération est « la seule de plus de 100 000 habitants à ne pas disposer d'accès autoroutier »[11].

L'axe autoroutier le plus proche a longtemps été l'autoroute A71, de 1987 à 1997, pour rejoindre Clermont-Ferrand. En 1997, l'autoroute A719 est mise en service pour contourner Gannat, mais son accès est à 16 km. Elle sera prolongée jusqu'aux portes de la ville en 2015 afin de mieux desservir l'agglomération. L'autoroute A89 est à 35 km au sud.

Des projets de contournement de l'agglomération ont été établis. Les travaux ont commencé avec le contournement sud-ouest fin 2011 pour une mise en service prévue en 2016 après maints repoussements dus à des problèmes environnementaux.

En connexion avec l'autoroute A719, la RD 2209 (ex-RN 209) est un des principaux axes de circulation des véhicules, en provenance de Gannat, ainsi que la RN 7 en provenance de Varennes-sur-Allier (une partie de la RN 209 étant encore classée en nationale). La RD 906 dessert le sud de l'agglomération (Abrest, Saint-Yorre), Thiers et Le Puy-en-Velay. La RD 1093 dessert le sud-ouest (Bellerive-sur-Allier, Randan et Clermont-Ferrand) tout comme la RD 984 commençant à Bellerive-sur-Allier. La RD 6 dessert Charmeil, tandis que la RD 67 contourne le nord de la ville.

Il existe également des routes départementales de desserte locale : la RD 126 reliant Cusset à Abrest par la Côte Saint-Amand ; la RD 270 en direction du Vernet, la RD 426 vers Abrest par le camping de la Croix Saint-Martin.

Comme première étape de fluidification de la circulation, un boulevard urbain a été construit par la communauté d'agglomération de Vichy Val d'Allier, à la limite entre les communes de Vichy et de Cusset. La première tranche, reliant les lycées publics au nord et le centre hospitalier Jacques-Lacarin au sud, a été inaugurée fin 2013 et porte le nom d'avenue de la Liberté.

Les zones 30 sont assez bien réparties mais ont l'inconvénient de n'être limitées qu'à un périmètre insuffisant du centre-ville voire ne concernent que la rue principale d'un quartier. Les zones de rencontre sont également rares.

Il existe plus de 10 000 places de stationnement gratuites, plus de 1 100 payantes y compris dans les 4 parkings souterrains (La Poste, Les Quatre Chemins, Célestins et Les Dômes). Le stationnement est payant dans certaines rues de Vichy, surtout dans le centre-ville[Note 3],[12].

Aménagements cyclables[modifier | modifier le code]

Aménagement cyclable sur le pont de l'Europe
Aménagement cyclable sur le pont de l'Europe.

Entre 2007 et 2014, l'esplanade du Lac d'Allier, puis le quai d'Allier et les chemins longeant la rivière sur le parc Napoléon-III, situés le long de la rivière éponyme, ont été rénovés, contribuant au développement des modes doux.

Dans le quartier des Ailes, près du pont de l'Europe, une autre piste longe l'allée des Ailes jusqu'au collège Jules-Ferry au nord et au pont Louis-Blanc au sud par le boulevard de la Résistance ou la rue de Beauséjour. Un aménagement de sécurité en 2010 (avec traversée piétons en deux temps) a permis le raccordement de ces deux pistes.

Depuis fin juin 2011, un itinéraire cyclable est créé entre l'avenue de Lyon et le pont de Bellerive, empruntant uniquement des chemins existants, sur une longueur d'environ 1,7 km. Le coût de cet aménagement, incluant les parkings vélos, s'élève à 127 000 €[13],[14]. Il s'inscrit dans le prolongement d'un autre itinéraire cyclable créé l'année précédente entre le pont de Bellerive et le stade aquatique[Note 4]. Le Conseil général de l'Allier a fait de même en 2014 entre le pont de Bellerive et Cusset par l'avenue Doumer et la gare et entre la rive droite de l'Allier et Saint-Pourçain-sur-Sioule par les berges.

Les double-sens cyclables sont très rares.

Voies piétonnes[modifier | modifier le code]

Rue de l'Hôtel-des-Postes
Rue de l'Hôtel-des-Postes, archétype des rues piétonnes du centre-ville de Vichy.

Depuis 1992, la ville de Vichy embellit le centre-ville pour « affirmer la vocation commerciale ». Certaines rues piétonnes sont rénovées avec un revêtement comprenant des dalles en calcaire de Rocheret, des frises en lave émaillée et marbre, ainsi que du mobilier urbain adapté et harmonisé. Ont été réaménagés pour l'occasion les rues de l'Hôtel-des-Postes, Burnol, Roosevelt, Jean-Jaurès[Note 5], Clemenceau, Montaret (fin 2008), de Paris (2011), le parvis de l'église Saint-Louis (2013) et le passage de l'Amirauté (2014[15]).

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Façade de la gare de Vichy en mai 2011.
Gare SNCF de Vichy en 2011.
Articles détaillés : Gare de Vichy et Gare de Vichy-Les Ailes.

Vichy est desservie par les trains Intercités (à réservation obligatoire) reliant les gares de Paris-Bercy à Clermont-Ferrand (h 55 de trajet environ) ainsi que des TER Auvergne aux destinations suivantes :

La gare a été rénovée entre 2007 et 2009 ; cette rénovation a permis de créer un pôle d'échanges intermodal, géré par la communauté d'agglomération[16]. En 2012, la gare accueillait 1,2 million de voyageurs[17], ce qui en fait la 2e gare d'Auvergne après celle de Clermont-Ferrand. Les relations avec cette dernière sont plus compétitives par rapport à la route du fait du temps de parcours (30 min)[18].

Il est prévu la création d'une halte dans le quartier des Ailes, qui pourrait être desservie par un tram-train et par des TER Auvergne de la relation Moulins – Clermont-Ferrand.[réf. souhaitée]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

5 avril 2011 : un bus du réseau MobiVie à l'arrêt.
Un bus du réseau MobiVie arrêté à un terminus en avril 2011.
Article détaillé : Transports en commun de Vichy.

MobiVie est un réseau de transports urbains desservant six communes de l'agglomération de Vichy. Entré en service le 30 août 2010 en succédant à un autre réseau, il est composé de neuf lignes (dont six parcourant Vichy). Le réseau fonctionne de h 20 à 20 h. La ligne A est la ligne majeure du réseau, desservant le quartier des Ailes, le centre-ville et la gare SNCF à raison d'un bus toutes les 15 min[Note 6].

Vichy est desservie par les lignes B (Saint-Pourçain-sur-Sioule, Montmarault et Montluçon), E (Gannat, Bellenaves et Chantelle), F (Molles et Le Mayet-de-Montagne) et G (Lapalisse et Le Donjon) du réseau départemental Trans'Allier[19] ainsi que par les lignes 28 (Randan, Maringues et Joze)[20], 55 (Saint-Yorre et Châteldon)[21] et 69 (Clermont-Ferrand – Thuret le mercredi matin)[22] du réseau départemental du Puy-de-Dôme (Transdôme).

Des autocars régionaux TER assurent les correspondances avec les trains en provenance de Paris et Lyon aux destinations de Thiers, Pont-de-Dore, Ambert et Arlanc d'une part, ainsi que Gannat et Montluçon d'autre part. La gare routière, située au sud de la gare ferroviaire, est le lieu de correspondance et de stationnement de ces autocars.

Transport aérien[modifier | modifier le code]

Vichy est située à 45 minutes de route[Note 7] de l'aéroport de Clermont-Ferrand Auvergne, mais peut également être desservie par l'aéroport de Vichy — Charmeil[23], situé à 295 km à vol d'oiseau de l'aéroport d'Orly[24].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine et quartiers[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Aire urbaine de Vichy.

En 2010, son aire urbaine se composait de 37 communes dont les 23 de la communauté d'agglomération de Vichy Val d'Allier et deux dans le département du Puy-de-Dôme. Elle se classe au deuxième rang après celle de Clermont-Ferrand et juste devant celle de Montluçon[INS 3].

Le plan local d'urbanisme (PLU) arrêté en septembre 2009 définit les zones résidentielles, les activités commerciales et les zones protégées[25].

  • Le centre urbain s'étend au-delà du « cœur de ville », vers les quartiers sud (France, Vieux Vichy, thermes).
  • La périphérie résidentielle dense du centre-ville s'étend à l'est de la ville, dans les quartiers Denière et des Romains. L'habitat est en général groupé. Plus au nord-ouest, les quartiers des Bartins, de Beauséjour, des Graves et des Garets ont une densité moyenne (le quartier République vient en continuité du centre urbain). L'habitat individuel est omniprésent autour de Beausoleil et de la Côte Saint-Amand.
  • D'autres secteurs sont à urbaniser comme autour du Stade Darragon ou encore près de l'avenue de la République (le boulevard, par la création de nouvelles voiries, permettra le développement urbain).
  • Les zones protégées sont localisées sur le cimetière et au nord de Beauséjour. Les activités sportives et de loisirs sont pratiquées dans les parcs et le long de la rivière (les parcs du Soleil et des Bourins sont en zone inondable).

Quartiers[modifier | modifier le code]

La cité des Ailes depuis le parc Omnisports en rive gauche.
La cité des Ailes en juillet 2010.
Photographie d’une rue de Vichy (Rue de Chamonix).
Rue de Chamonix dans le quartier des Graves.

La mairie définit 12 quartiers[26].

Les premiers bâtiments du quartier des Ailes – Port de Charmeil ont été construits dans les années 1960 et les axes de communication furent créés en conséquence (boulevards du Maréchal de Lattre-de-Tassigny, Franchet-d'Esperey et le pont de l'Europe) ainsi que le lac d'Allier inauguré en 1963. Une zone commerciale se développe dans les années 1990. Le quartier est limité par la rivière Allier, d'où sa proximité impliquant un classement en zone inondable, et à l'est par la voie ferrée.

Plus au sud, les Bartins – Jeanne d'Arc – Beauséjour ont une dominante résidentielle et commerciale. Les rues des Bartins, de Beauséjour et la route de Creuzier sont les principales voies d'accès, avec des commerces implantés de part et d'autre de la rue des Bartins. La rue Jean-Jaurès relie les Bartins au centre-ville via le marché couvert. Les hauteurs du quartier, vers Beausoleil (à la limite avec Creuzier-le-Vieux), sont réservés à l'habitat individuel. Ce quartier est limité à l'ouest par le stade Darragon, une partie de l'esplanade du lac d'Allier à l'ouest et par le Sichon au sud. Son développement remonte à l'entre-deux-guerres et une église est édifiée[27].

Le quartier des Graves est dominé par l'habitat individuel. La rue de Venise est la rue principale et ses rues perpendiculaires, à sens unique depuis fin 2012, assurent une desserte profonde. Le boulevard des Graves marque la limite orientale du quartier et de la commune ; de l'autre côté, on retrouve des magasins de la zone commerciale des Peupliers.

De l'autre côté du Sichon, l'habitat individuel prédomine dans le quartier des Romains. Des bâtiments basse consommation (BBC) ont été construits entre le Sichon et la rue du Pré-Fleuri rénovée. Les boulevards des Graves et des Romains sont les principaux axes.

À Champ Capelet, on retrouve de l'habitat individuel. La rue d'Alsace est la rue principale et dessert le Centre communal d'action sociale.

Vers l'ouest, le quartier République est à domimante résidentielle. Des immeubles de plus de 20 mètres de hauteur ont été construits dès la mise en service du boulevard bordant la rivière. Certains habitants ont une vue panoramique sur le lac d'Allier.

Le quartier thermal est limité à l'ouest par le parc Napoléon-III et à l'est par la rue Georges-Clemenceau, englobant aussi le parc des Sources et les passages reliant les rues Clemenceau et Wilson. Les établissement thermaux y sont implantés (Thermes Callou, Centre Thermal des Dômes) et des hôtels de catégorie élevée, dont un classé 5 étoiles (Sofitel). L'avenue Pierre-Coulon (ouverte en 1984) et le boulevard des États-Unis sont les axes principaux ; ce dernier est classé en zone 30 contrairement à ses rues adjacentes.

Le cœur de ville est à dominante commerçante. Les rues piétonnes rénovées à partir des années 1990 sont dotées d'un revêtement spécial. Les rues praticables aux véhicules à moteur et aux cyclistes sont à sens unique et il est interdit de les remonter. Plusieurs rues ont été mises en valeur comme la rue Georges-Clemenceau[Quand ?] ou la rue de Paris, inaugurée le 25 février 2011 par le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, qui a permis de revaloriser cette entrée de centre-ville (coût 5 millions d'euros)[28],[29]. Ce quartier est limité au sud par la rue du Maréchal Joffre et à l'est par la gare ferroviaire.

Entre l'avenue de Gramont au nord, les emprises ferroviaires de la gare à l'ouest, le centre hospitalier au sud et la rue de Vendée et le boulevard urbain à l'est, le quartier Denière – Hôpital est dominé par l'habitat individuel.

Dans les hauteurs, le quartier des Garets s'étend des emprises ferroviaires de la gare en aval (boulevard de l'Hôpital) à la Côte Saint-Amand en amont. L'axe principal est la rue du Vernet. Quelques immeubles subsistent mais l'habitat est en général individuel.

Au sud, en bordure de l'Allier, le quartier de France, ébauché entre la rue de Nîmes (actuelle rue du Marcéhal-Lyautey), l'avenue des Célestins et le parc des Bourins ; il est construit à partir d'un terrain vague[30]. Il est aménagé seulement pendant l'entre-deux-guerres[31].

Le Vieux Vichy est essentiellement en habitat groupé. Il comprend aussi le parc Kennedy par-delà le boulevard du même nom.

Les parcs[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Parcs de Vichy.

Les parcs ont été créés dans les années 1860. Il existe nombre d'arbres remarquables d'espèces différentes (celles-ci sont parfois indiquées) dans les parcs Napoléon-III, Kennedy et des Bourins[32].

  • Parc des sources (MH)
  • Parc Napoléon-III
  • Parc Kennedy, au sud du pont de Bellerive
  • Parc des Bourins
  • Parc des Célestins

Logement[modifier | modifier le code]

La SEMIV (Société d'économie mixte immobilière de Vichy) a pour projet de rénover la friche immobilière située à côté du centre commercial des Quatre-Chemins et d'y créer des logements, entre l'avenue Victoria, la rue Nicolas-Larbaud, la rue de Paris et la rue Jean-Jaurès.

Parallèlement, le secteur privé n’est pas en reste et de nombreux hôtels (Portugal, Europe, Séville, Lafayette, Pyrénées, Manoir, Cloche d’Argent…) font l'objet de projets de réhabilitation et transformation en appartements haut de gamme, dans la cadre de la loi Malraux. Il reste que l'abondance de nouveaux logements risque de peser sur un marché locatif dont l'offre est déjà bien fournie dans l'ancien et où la demande reste limitée en raison de la fragilité du bassin d'emploi. Pour preuve, différents programmes locatifs neufs peinent à trouver un locataire malgré un important recours local à la publicité.

La situation est différente en ce qui concerne l'accession à la propriété. Vichy représente en effet une destination attractive pour les personnes désireuses de bénéficier d’équipements et d'infrastructures dignes d'une grande agglomération sans en subir les inconvénients. C'est pourquoi les appartements en centre ville, pour peu qu'ils offrent un niveau de prestations irréprochable en termes d'emplacement, stationnement, ascenseur, balcon… sont très recherchés. Sur ce plan, la demande est loin d'être saturée.

L'immobilier urbain est aussi en plein changement. Le chantier de l'esplanade du lac d'Allier, mené de 2007 à 2009, a permis de revaloriser la rive droite. À long terme, le parking du stade Louis-Darragon, sur la rive droite du Sichon, accueillera un ensemble immobilier de prestige, qui viendrait compléter le « front de lac » en face de l'hippodrome.

Rénovation de la cité des Ailes et écoquartier[modifier | modifier le code]

Après la mise en valeur de l'esplanade du lac d'Allier (inaugurée en mai 2009), les bâtiments de la cité des Ailes, érigés dans les années 1960, sont en cours de rénovation pour réduire les consommations énergétiques. La fin des travaux est prévue en 2016 et le coût est de 14 millions d'euros. En mars 2013, une partie du bâtiment H a été déconstruite afin de créer une nouvelle vue sur la rivière[33],[34].

Cette rénovation est une première étape avant la création de l'écoquartier qui sera livré durant la décennie 2020 ou 2030[35],[36].

Chiffres du logement[modifier | modifier le code]

En 2010, le nombre total de logements dans la commune était de 20 672, contre 19 212 en 1999. Parmi ces logements, 71,5 % étaient des résidences principales, 6,5 % des résidences secondaires et 22 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 22,7 % d’entre eux des maisons individuelles et pour 76,3 % des appartements.

Sur les 14 778 résidences principales comptabilisant 23 991 habitants, 41,2 % sont des propriétaires, 57,3 % des locataires et 1,5 % sont logés gratuitement. L’ancienneté moyenne d’emménagement est de 11,5 ans.

La part de logements HLM loués vides, par rapport à l’ensemble des locataires, était de 15,1 % contre 15,8 % en 1999 ; leur nombre étant en légère diminution (1 278 contre 1 329)[INS 4].

Aménagements[modifier | modifier le code]

Aménagements réalisés[modifier | modifier le code]

Berges de l'Allier rénovées en aval du pont de Bellerive
Berges de l'Allier rénovées en aval du pont de Bellerive.
Boulevard Franchet-d'Esperey, axe refait en 2009.
Boulevard Franchet-d'Esperey, modifié en 2009, traversée cyclable au premier plan.

De nombreux chantiers ont profondément modifié Vichy ces 10 dernières années.

En septembre 2005, l'hôtel de la communauté d'agglomération a été livré à l'emplacement de la « Cité marchande ».

Le marché couvert a été rénové en 2006.

L'esplanade du lac d'Allier, en bordure de la rivière, a été rénovée en deux étapes :

  • le réaménagement du boulevard du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny en 2007 et 2008 :
    • le 9 juillet 2007 par la mise en service du boulevard à une voie par sens de circulation, par la transformation de l'ancienne 2 voies sud-nord[37],
    • le réaménagement de l'ancienne voie nord-sud par la création de voies conçues pour les transports doux, sur plus d'1,5 km. Cette première phase a été inaugurée le 16 février 2008 pour 5 millions d'euros[38] ;
  • le réaménagement du boulevard du Maréchal Franchet-d'Esperey, qui passe à voie unique nord-sud et le prolongement des voies piétonnes et cyclables. D'un coût de 6,5 millions d'euros, l'esplanade a été inaugurée le 16 mai 2009[39].

Les bâtiments de l'ancienne usine d'embouteillage ont été transformés en un espace entreprises destiné à accueillir 800 emplois sur 8 000 m2 répartis sur deux niveaux. Situé à proximité de la gare SNCF, le Pôle d'Activités Tertiaires Atrium a été inauguré le 18 janvier 2008 pour un coût de plus de 15,5 millions d’euros[E 1],[40]. Il est baptisé Atrium René-Bardet en hommage au président de Vichy Val d'Allier décédé en mai 2013[41]. MACIF Centre France a été le premier occupant du site.

La façade de la gare a été modifiée et le site a été transformé en pôle d'échanges intermodal. Il a été inauguré le 26 juin 2009.

La rue de Paris a été mise en valeur entre 2009 et 2011, avec des trottoirs caractéristiques des rues piétonnes.

Pour améliorer la desserte des quartiers Est de Vichy et Ouest de Cusset (nouveau jalonnement pour le Centre Hospitalier Jacques-Lacarin), la première tranche du boulevard urbain « Est » a été terminée fin 2013. Ses prolongements devraient suivre pour 2020.

Les berges d'Allier ont été rénovées dans le prolongement de l'esplanade du lac d'Allier en 2014, du quai d'Allier jusqu'au parc Kennedy. L'inauguration a eu lieu le 28 juin 2014[42].

Aménagements futurs ou en cours[modifier | modifier le code]

Il reste encore à effectuer le raccordement autoroutier, dont la livraison est prévue en 2015, ainsi que les contournements qui doivent améliorer la desserte des communes de l'agglomération en rive gauche.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Nom des habitants[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Vichyssois, mot francisé du XIXe siècle, car, vers 1868, on parlait des Vichois. Valery Larbaud utilise le terme de Vicaldiens[43], forme fantaisiste d'après le surnom latin de la ville Aquae calidae « eaux chaudes ».

Nom de la localité[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Vichei en 1067, de Vicherio en 1165, 1184, 1188, de Vicheyo en 1220, [Joh.] Vicherii en 1267, Vichac en 1293, Vicheir en 1307, Vichier en 1331, Vichy en 1351, Vichiacus en 1373[44].

Albert Dauzat et Charles Rostaing (qui ne citent aucune forme ancienne) ont vu dans Vichy une formation toponymique en (-i)-acum[45], suffixe d'origine gauloise marquant la propriété, qui a régulièrement abouti à la finale -y dans les régions de langue d'oïl, alors qu'il a donné la finale -ac dans les région de langue d'oc (ou -at en Auvergne et Limousin). Billy dans le même département (13 km au nord) a subi la même évolution phonétique et correspond à la forme d'oc Bilhac (Corrèze)[46]. Selon eux, le suffixe -acum est précédé du nom de personne gallo-romain Vippius.

Ernest Nègre conteste cette explication, bien qu'elle soit confortée par la forme la plus ancienne (-(i)acum ayant régulièrement abouti à -ei au Moyen Âge). Il rejette en outre toutes les formes plus tardives indiquant ce suffixe, celles en -eyo, -ac, -y et -acus comme erronées et préfère ne retenir que celles en -eri-, -ier-, -eir-, issu de -ARIU qui est un constituant du nom de personne roman Vicarius. En ce cas, cet anthroponyme est pris absolument.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Le site de Vichy, pourtant largement fouillé, n'a pratiquement pas livré d'artéfacts préhistoriques - contrairement à ses environs proches comme la vallée de la Sioule où Jenzat et Bègues par exemple sont occupées à l'âge du bronze, et Varennes-sur-Allier et Néris-les-Bains ont clairement un passé gaulois. Il est donc fort probable que l'emplacement de Vichy était occupé par les eaux jusqu'à un passé relativement proche[47].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Après le retrait des eaux, la présence d’un gué sur le Flumen Elaver (Allier) et de sources aux vertus thérapeutiques ont dynamisé les établissements humains à cet endroit[47].

Les Gallo-Romains y ont développé une bourgade à la sortie du pont que Jules César a dû emprunter en 52 av. J.-C., à son retour de Gergovie. Des artéfacts antiques démontrent l'existence d'activités telles que le coulage de bronze, la forge et la fabrication de pièces de monnaie dès le Ier siècle de l’ère chrétienne, mais l'activité dominante était celle de la poterie qui s'est développée principalement de l'époque des Flaviens jusqu'au IIe siècle. On a retrouvé plusieurs ateliers et de nombreux produits de leur fabrication : céramiques sigillées produites manuellement ou moulées, figurines d'argile, bols de céramique glaçurés au plomb, d'autres décorés à l'engobe épaissi d'argile ou émaillés au mica, en production courante ou en travail fin[48]. On a trouvé des lampes en terracotta du Ier siècle siècle de notre ère, rarement découvertes dans cette région de la Gaule centrale (Bourbon-Lancy et Lezoux en ont également révélé)[49].

Les thermes participent aussi de cette industrie potière, ce dont témoigne la grande quantité de tasses et gobelets thermaux datant des Ier et IIe siècles et dont de nombreux modèles semblent directement inspirés de modèles antérieurs à l'arrivée des Romains - ce qui laisse présager que les Gaulois les ont précédés quant à l'utilisation thérapeutique des eaux de Vichy[50],[51].

Durant les deux premiers siècles, Vichy connaît ainsi une prospérité économique grâce à sa poterie et aux thermes.

À la fin du IIIe siècle, Dioclétien entreprend une vaste réorganisation administrative et cadastrale. À cette époque apparaît le toponyme Vipiacus (domaine agricole d'un certain Vipius) qui, par évolution phonétique devient Vichiacus puis Vichier en occitan, prononcé jusqu’à nos jours [vi'she] ou [vi'shje] et que l'on écrit Vichy en français.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, par acte du 2 septembre 1344, Jean II cède au duc Pierre Ier de Bourbon la châtellenie de Vichy. Après l’acquisition du 6 décembre 1374 de la dernière part du château de Vichy par Louis II, Vichy est rattachée au Bourbonnais. En 1410, le couvent des Célestins est fondé avec douze religieux. Un bâtiment situé au-dessus de la source des Célestins est encore visible.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1527, le Bourbonnais est rattaché à la Couronne de France. C'est vers cette époque - approximativement entre 1524 et 1555 - qu'un pont est construit à 100 m en amont de l'actuel pont de Bellerive. Les pilotis encore visibles sont pour la plupart du temps immergés par la retenue du lac d'Allier réalisée entre 1959 et 1963[52].

Dès la fin du XVIe siècle, les curistes viennent se soigner à Vichy où les eaux acquièrent rapidement une réputation quasi miraculeuse. Certains intendants, tel Fouet, Chomel, inaugurent une codification des cures et donnent un grand lustre à la station en y attirant des personnalités importantes.

C'est pourtant la marquise de Sévigné, curiste en 1676 et 1677, qui popularisera la description des prises d'eaux et bains dans ses lettres. Les eaux de Vichy, la guérissant d'une fâcheuse paralysie des mains, lui permettent en effet de retrouver l'usage de sa brillante et précieuse plume.

En 1761 et 1762, Adélaïde et Victoire de France, filles de Louis XV viennent une première fois à Vichy, puis reviennent en 1785. L'établissement de bains leur paraît fort incommode avec ses abords boueux et insuffisant pour le grand nombre de curistes. À leur retour à Versailles, elles demandent à leur neveu Louis XVI de faire édifier des thermes plus spacieux et plus agréables (construits en 1787).

À la veille de la Révolution française, Vichy comptait seulement entre 800 et 900 habitants[53].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

De la Révolution française à la fin de la Troisième République[modifier | modifier le code]

Affiche de Louis Tauzin
Affiche de Louis Tauzin (1910).
Plan de la ville de Vichy en 1914.
Plan de Vichy en 1914.

En 1799, Laetitia Bonaparte, mère de Napoléon, fait une cure en compagnie de son fils Louis. Sous l'Empire, le parc des sources est aménagé sur l'ordre de l'empereur (décret de Gumbinen de 1812).

Sous Charles X, l'afflux des curistes incite à augmenter la capacité d'accueil de l'établissement thermal. La dauphine Marie Thérèse de France fait agrandir les bâtiments de Janson, dans le même style grâce au plan de Rose-Beauvais (travaux achevés en 1830).

De 1844 à 1853, se développent des représentations théâtrales et lyriques dans les salons de l'établissement sous la baguette du chef d'orchestre Isaac Strauss.

Au XIXe siècle, Vichy est une station à la mode, fréquentée par les célébrités de l'époque. Mais ce sont les séjours de Napoléon III, entre 1861 et 1866, qui vont entraîner une profonde transformation de la ville : la rivière Allier est endiguée. Des parcs à l'anglaise de 13 hectares remplacent les anciens marécages. Le long des axes urbains nouvellement tracés, sont édifiés des chalets et des pavillons pour loger l'empereur et la suite impériale.

Les distractions ne sont pas oubliées : un casino de style éclectique est construit dans la perspective du Parc des sources par l'architecte Badger et inauguré en 1865. L'empereur est le catalyseur du développement d'une petite station thermale qui, sans apport industriel et à l'écart des grands axes routiers, multiplie le nombre de ses habitants et visiteurs par dix en cinquante ans.

Un tramway à air comprimé est mis en service en 1895 afin de relier la ville thermale à celle de Cusset en 15 minutes au départ de l'église Saint-Louis[30]. Son exploitation est arrêtée en 1927.

Après le Second Empire, la Belle Époque marque la seconde grande campagne de construction de Vichy. En 1903 sont inaugurés l'opéra, de style Art nouveau, le hall des sources et le grand établissement thermal de style oriental, dont le hall est décoré par le peintre Alphonse Osbert de 1902 à 1904.

En 1900, le Parc des sources est ceinturé d'une galerie couverte métallique. Longue de 700 mètres, elle est ornée d'une frise de chardons et fut réalisée par le ferronnier Émile Robert. Des hôtels particuliers et palaces comme l'Aletti Palace, l'Astoria Palace, aux références architecturales les plus variées, sont élevés dans la première moitié du XXe siècle.

Vichy accueille 40 000 curistes en 1900, près de 110 000[31] à la veille de la Première Guerre mondiale. La vie thermale connaît son apogée dans les années 1930. Le succès du traitement thermal conduit les responsables de la Compagnie Fermière à augmenter la capacité des établissements en créant les Bains Callou et les Bains Lardy. L'opéra, inauguré en 1903, accueille tous les plus grands noms des scènes internationales : Vichy devient la capitale estivale de la musique en France, mais la guerre de 1914 met un coup d'arrêt brutal à ce développement.

Dans les années 1930, le réseau routier vichyssois est composé d'« une ceinture de boulevards conçus par Napoléon III » (dont les routes thermales), ainsi qu'une autre ceinture composée des quartiers suburbains[54].

Régime de Vichy (1940-1944)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Régime de Vichy.
Photographie du Palais des Congrès de Vichy.
Palais des Congrès et l'opéra où le Parlement donna les pleins pouvoirs constituants au maréchal Pétain, en 2012.

L'entre-deux-guerres voit une reprise du thermalisme mais c'est la Seconde Guerre mondiale qui fait revenir la ville sur le devant de la scène.

Suite à l'armistice signé le 22 juin 1940, le gouvernement s'installe à Vichy. Sa relative proximité avec Paris (h 30 par l'autorail) et avec le passage de la ligne de démarcation au pont Régemortes50 km) ainsi que la deuxième capacité hôtelière du pays (avec notamment de somptueux palaces) présente dans la ville emportent la décision de l'installation. De plus, la ville est dirigée par l'État français par l'entremise de la Compagnie fermière de l'établissement thermal de Vichy[55]. L'existence d'un central téléphonique très moderne couplé à l'hôtel des postes, construit en 1935 par Léon Azéma pour faciliter les communications de la clientèle internationale des palaces, permet de joindre le monde entier. La ville de Clermont-Ferrand, à proximité de Vichy, a été écartée en raison de la population ouvrière très nombreuse avec les usines Michelin. Enfin, la présence de fermes et d'élevages aux alentours de Vichy permet de sécuriser l'approvisionnement des fonctionnaires de l’État.

Lyon a été envisagé mais écarté, la ville étant le fief d'Édouard Herriot. Il en est de même de Marseille et Perpignan pour des raisons d'émigration. Pierre Laval appuie fortement ce choix, car il est propriétaire du château de son village natal, Châteldon, situé à 24 km de Vichy[56].

Le 1er juillet 1940, le gouvernement prend possession de très nombreux hôtels. 670 parlementaires (députés et sénateurs)[57] rejoignent Vichy le 4 juillet pour la réunion des Chambres en Assemblée nationale. Les 9 et 10 juillet 1940, dans la salle de l’opéra, les parlementaires votent les pleins pouvoirs constituants au Maréchal Pétain. Le régime républicain est aboli de facto, le lendemain, par la promulgation du premier Acte constitutionnel de Vichy[58] ; l'État français, avec à sa tête Philippe Pétain, chef de l'État, le remplace. Seuls 80 parlementaires sur les 649 suffrages exprimés affirment leur opposition[Note 8].

À partir de cette date, Vichy est, pendant plus de quatre ans, le siège du Gouvernement français.

La métonymie Vichy est fréquemment employée par les historiens pour désigner le Régime de Vichy. Le vocable vichyste qui désigne les partisans de ce régime, ne doit pas être confondu avec Vichyssois qui désigne les habitants de la ville.

Quatrième et Cinquième République[modifier | modifier le code]

Les années 1950 et 1960 ont été la période la plus faste pour Vichy, qui voit défiler personnalités, têtes couronnées (le Glaoui, le prince Rainier III de Monaco) et bénéficie de l'arrivée massive de la clientèle des Français d'Afrique du Nord, qui se retrouvent en vacances à Vichy, dépensent largement, s'habillent, s'amusent… En 1960, Vichy possédait treize cinémas (où les films sont parfois présentés en avant-première), huit dancings, trois théâtres (Grand Casino : opéras et opérettes, Casino des Fleurs : comédies et chansonniers, Casino Élysée Palace)… C'est à cette période que la station a pris le titre de « reine des villes d'eaux ».

De juin à septembre, un véritable pont aérien se met en place entre Vichy-Charmeil et les aérodromes d'Algérie. Sous l'impulsion de son maire Pierre Coulon (1950-1967), la création du lac d'Allier (mis en eau le 10 juin 1963) et du Parc omnisports (1963-1968) donnent à la ville son profil actuel.

Mais la guerre d'Algérie, suivie de la décolonisation, marque une nouvelle fois un coup d'arrêt brutal pour la ville qui doit désormais s'adapter à une nouvelle donne beaucoup moins favorable. La nécessité de rembourser les investissements considérables réalisés dans un tel contexte a obligé le maire Jacques Lacarin (1967-1989), successeur de Pierre Coulon brutalement disparu, à adopter une politique de gestion beaucoup plus prudente.

Claude Malhuret est maire depuis 1989. La ville et ses partenaires économiques amorcent et mènent à bien un important programme de rénovation et de modernisation : création d'un vaste cœur de ville piétonnier, modernisation et mise aux normes du secteur hôtelier, reconstruction et rénovation des thermes, réalisation d'un centre de balnéothérapie dédié à la remise en forme et au bien-être, mise en valeur du patrimoine architectural, réalisation d'un centre de congrès au sein de l'ancien casino, restauration de l'opéra.

En novembre 2008, Vichy accueille un Sommet européen sur l'immigration, organisé par le ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire Brice Hortefeux, lequel suscite une controverse. Une manifestation rassemble 3 000 personnes contre le sommet, dont l'eurodéputée socialiste Catherine Guy-Quint ; de nombreuses personnes ont été empêchées de se rendre à Vichy pour manifester[59].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage administratif[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1892, la commune de Vichy a fait partie du canton de Cusset. Un canton de Vichy est créé par une loi[réf. nécessaire].

Un décret du 23 juillet 1973 divise le canton de Vichy en deux : le canton de Vichy-Nord et le canton de Vichy-Sud[60] ; sa délimitation est modifiée par un décret du 23 janvier 1985[61].

De 1973 à 2015, les deux cantons se limitaient à une fraction de la commune de Vichy. Le redécoupage des cantons du département de l'Allier, en 2014, modifie la dénomination de ces deux cantons. Sans modifier le périmètre interne à la ville, trois communes (Charmeil, Saint-Germain-des-Fossés et Saint-Rémy-en-Rollat) issues d'autres cantons rejoignent le canton 1 (au nord) et deux autres (Abrest et Saint-Yorre) rejoignent le canton 2 (au sud)[62].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Depuis la libération, Vichy a toujours été dirigée par un maire de droite ou de centre-droit.

Les résultats des diverses élections depuis 2000 ont donné (résultats au second tour) :

Résultats des élections depuis 2000
Élection Année Élu(e) Battu(e) Participation
Présidentielle 2002 Jacques Chirac (UMP) 81,55 % Jean-Marie Le Pen (FN) 17,45 % 76,66 %[63]
2007 Nicolas Sarkozy (UMP) 60,70 % Ségolène Royal (PS) 39,30 % 80,22 %[64]
2012 François Hollande (PS) 44,79 % Nicolas Sarkozy (UMP) 55,21 % 76,84 %[65]
Législatives 2002 (4e circ.) Gérard Charasse (PRG) 41,80 % Claude Malhuret (UMP) 58,20 % 61,79 %[66]
2007 (4e circ.) Gérard Charasse (PRG) 47,55 % Claude Malhuret (UMP) 52,45 % 63,38 %[67]
2012 (3e circ.) Gérard Charasse (PRG) 45,14 % Claude Malhuret (UMP) 54,86 % 55,79 %[68]
Européennes
(deux meilleurs scores)
2004 Brice Hortefeux (UMP) 26,19 % Catherine Guy-Quint (PS) 24,45 % 44,02 %[69]
2009 Jean-Pierre Audy (UMP) 41,12 % Henri Weber (PS) 12,71 % 39,82 %[70]
2014 Brice Hortefeux (UMP) 33,68 % Bernard Monot (FN) 22,28 % 43,14 %[71]
Régionales 2004 Pierre-Joël Bonté 43,33 % Valéry Giscard d'Estaing 56,67 % 61,54 %[72]
2010 René Souchon 45,17 % Alain Marleix 54,83 % 47,39 %[73]
Cantonales 2004 (Vichy-Sud) Christian Corne (UMP) 53,26 % André Leca (PS) 46,74 % 59,48 %[74]
2008 (Vichy-Nord) Gabriel Maquin (UMP) 56,57 % Christophe Pommeray (PRG) 43,43 % 61,99 %[75]
2011 (Vichy-Sud) Christian Corne (UMP) 68,85 % David Salvan (FN) 31,15 % 38,69 %[76]

Lors des élections présidentielles, les Vichyssois votants ont en majorité choisi au second tour le candidat de droite (Chirac en 2002 puis Sarkozy en 2007 et 2012 même si en 2012 Hollande est élu). Lors des élections législatives, Claude Malhuret s'est toujours imposé même si l'autre candidat du PRG Gérard Charasse s'est imposé dans la nouvelle 3e circonscription (avec 57,37 % de votes exprimés)[77]. Le taux d'abstention aux élections européennes a avoisiné les 60 %. Lors des élections régionales de 2004 et 2010, les Vichyssois ont en majorité élu au second tour les candidats perdants.

Les deux cantons que composent la ville ne sont pas renouvelés en même temps. Aux élections cantonales, les candidats UMP ont remporté les élections.

Le 29 mai 2005, les Vichyssois ont voté en majorité pour l'approbation du référendum (54,55 %, taux de participation de 64,64 %) malgré le refus à l'échelle nationale[78].

À l'issue des élections municipales de 2014, le maire sortant Claude Malhuret (UMP) a été réélu au premier tour avec 54,52 % des voix, obtenant 28 sièges au conseil municipal dont 15 au conseil communautaire. Il entame un 5e mandat. Les trois autres listes, détenues par un candidat socialiste, un candidat Union de la gauche et un candidat FN obtiennent respectivement 3, 2 et 2 sièges au conseil municipal, l'un d'eux siégeant au conseil communautaire. La participation à cette élection est de 56,73 %[79].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du conseil municipal de Vichy :

Conseil municipal de Vichy (mandature 2014-2020)[79]
Liste Tendance Président Effectif Statut
« Vichy avec vous » UMP Claude Malhuret 28 Majorité
« Un nouveau souffle pour Vichy » PS Pierre Gagnière 3 Opposition
« Pour Vichy » PRG Christophe Pommeray 2 Opposition
« Vichy Bleu Marine » FN Claudine Lopez 2 Opposition

Sont élus à la mairie : le maire, 9 adjoints, 18 conseillers municipaux et 7 conseillers municipaux d'opposition[80].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des cinq derniers maires[81]
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945 avril 1949 Louis Moinard DVD Négociant
avril 1949 août 1950 Pierre-Victor Léger DVD Pharmacien
août 1950 septembre 1967 Pierre Coulon RPF puis CNI Industriel
septembre 1967 mars 1989 Jacques Lacarin UDF Médecin
mars 1989 en cours Claude Malhuret  ? puis UMP Ancien ministre, médecin, conseiller régional

Budget municipal[modifier | modifier le code]

Budget municipal de la ville[82]
Dépenses (2013) Recettes (2013) Budget 2014
Investissement 24 649 939,69 € 22 149 665,35 € 34 055 532,30 €
Fonctionnement 45 714 644,21 € 55 831 375,91 € 58 894 735,66 €

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Les organismes suivants sont compétents sur la commune[83] :

  • au niveau national : Cour administrative d'appel de Lyon ;
  • au niveau régional : Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, Cour d'appel de Riom ;
  • au niveau départemental : Service pénitentiaire d'insertion et de probation de l'Allier à Moulins, Cour d'Assises de l'Allier, Tribunal pour enfants à Moulins ;
  • au niveau local : Tribunal de grande instance de Cusset, Tribunal de commerce de Cusset, Tribunal d'instance de Vichy, Conseil de prud'hommes de Vichy.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

L'assainissement, collectif ou non, ainsi que les déchets dans cette ville sont à la charge de la communauté d'agglomération[84].

L'assainissement individuel est interdit dans certains secteurs réglementés par le plan local d'urbanisme[85]. Au 1er janvier 2007, Vichy a un réseau de 32,7 km d'eaux usées et 48,3 km d'eaux pluviales, 56,2 km d'eaux unitaires et 98 postes de refoulement. La station d'épuration de Creuzier-le-Vieux traite les effluents[86].

Avec Bellerive-sur-Allier et Cusset, elle participe à la collecte sélective des déchets. En 2010, il existait 827 bacs d'ordures ménagères et 672 bacs de collecte sélective. La densité moyenne des colonnes à verre était de 1 colonne pour 394 habitants. 708,55 tonnes de verre ont été collectées. 241 foyers sont équipés de compostage. 404 tonnes de déchets verts de la ville ont été compostés sur la plate-forme du Guègue, à Cusset. Les conteneurs (ordures ménagères, journaux - magazines - emballages, verre) enterrés remplacent progressivement les conteneurs aériens pour des raisons d'encombrement et d'accessibilité pour les personnes handicapées[87].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Panneaux d'indication des villes jumelées avec Vichy
Panneaux d'indication des villes jumelées avec Vichy

Au 19 juillet 2014, Vichy est jumelée avec[88],[89] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 24 992 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 9],[Note 10].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 763 839 1 000 776 985 1 148 1 361 1 601 1 696
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 910 3 740 5 666 6 028 6 428 8 486 10 344 10 870 12 330
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
14 254 15 315 16 502 17 501 19 507 22 207 25 074 29 370 30 403
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
30 614 33 506 32 117 30 527 27 714 26 528 26 108 24 992 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[92] puis Insee à partir de 2004[93].)
Histogramme de l'évolution démographique


En 1846, Vichy comptait 1 553 habitants dont la moitié vivait dans le secteur « ville ». En 1861, on comptait 3 740 habitants, dont plus de 2 550 dans le secteur « bains ». La population a considérablement augmenté du fait de l'activité thermale et de l'appel des communes et cantons limitrophes[94]. Le seuil de 20 000 habitants est dépassé dans les années 1920-1930 ; par ailleurs, on recensait 1 136 étrangers au 1er janvier 1930[95].

Pyramide des âges à Vichy en 2011 en pourcentage[INS 5]
Hommes Classe d’âge Femmes
1,1 
90 ans ou +
2,9 
11,9 
75 à 89 ans
19,5 
17,7 
60 à 74 ans
19,5 
17,5 
45 à 59 ans
16,4 
17 
30 à 44 ans
13,7 
21 
15 à 29 ans
18,1 
13,8 
0 à 14 ans
9,8 
Pyramide des âges du département de l'Allier en 2011 en pourcentage[INS 6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,7 
90 ans ou +
1,8 
9,5 
75 à 89 ans
14,1 
17,6 
60 à 74 ans
18 
21,9 
45 à 59 ans
20,8 
18,2 
30 à 44 ans
17 
15,3 
15 à 29 ans
13,4 
16,7 
0 à 14 ans
14,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Vichy relève de l'académie de Clermont-Ferrand. Celle-ci évolue sous la supervision de l'inspection départementale de l'Éducation nationale.

En 2009, 4 550 personnes (élèves et étudiants) habitant dans la commune étaient scolarisées dans les différents établissements de la commune[96].

Il existe 20 établissements dont 13 écoles, 3 collèges, 3 lycées et un centre d'information et d'orientation[97].

La commune gère les écoles suivantes[98] :

  • Écoles maternelles : Alsace, Beauséjour, Châteaudun, La Colline, Lyautey, Pierre-Coulon, Sévigné ;
  • Écoles élémentaires : Georges-Méchin, Jacques-Laurent, Paul-Bert, Pierre-Coulon, Sévigné-Lafaye.

Le conseil général de l'Allier gère de son côté les collèges des Célestins et Jules Ferry.

On notera la présence d'établissements d'enseignement privé, comme l'école Jeanne-d'Arc ou le collège Saint-Dominique.

Les lycées sont l'école d'esthétique Fournier, le lycée privé d'enseignement supérieur de Vichy et sa section professionnelle. Ceux d'enseignement général et/ou technologique sont situés sur la commune mitoyenne de Cusset : la cité scolaire Albert-Londres, le lycée Valery-Larbaud ainsi que le lycée catholique Saint-Pierre.

Depuis 2012, le campus Albert-Londres regroupe les établissements assurant des formations post-bac. 2 300 étudiants sont répartis sur 10 sites. Parmi ceux installés sur la commune de Vichy, le pôle universitaire et technologique Lardy assure des formations dans les domaines santé et nutrition, pharmacie, multimédia-communication-langues, commerce, économie-gestion-droit et entrepreneuriat-management ; le lycée privé d'enseignement supérieur de Vichy, l'institut européen de la qualité totale, l'institut de formation en soins infirmiers et l'institut de formation en masso-kinésithérapie[99].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Une arbre lumineuse de Noël devant un centre commercial
Un arbre lumineux de Noël, devant le centre commercial Les Quatre Chemins au centre ville de Vichy en hiver 2013.

L’office de tourisme de Vichy organise des fêtes Napoléon III afin de faire revivre son époque[100]. Ces manifestations, ayant lieu en centre-ville et dans le quartier thermal, ont eu lieu pour la première fois en 2008 à l'occasion du bicentenaire de la naissance de Napoléon III. La 4e édition (2011) était relative au 150e anniversaire de l'arrivée de Napoléon III dans la cité thermale.

Les Jeudis de Vichy sont organisés chaque jeudi après-midi de juillet et août dans le parc des Sources.

Plage des Célestins
Plage des Célestins

L'opération Vichy Nouvelle Vague propose des animations et des activités culturelles afin d'animer la ville, de développer le tourisme, de mobiliser les acteurs locaux et de mettre en valeur l'environnement[101]. Créée en 2007, elle a aussi permis la création d'une plage sur la rivière Allier. Une autorisation de baignade sur la rivière Allier ont été données en 1956 sur la rive gauche en amont du pont de Bellerive. Celle-ci a été étendue à la rive droite par arrêté municipal du 15 juillet 1966. L'interdiction de baignade est prononcée par un arrêté préfectoral du 25 juillet 1969. Dès 2007 la baignade est désormais possible. Une plage surveillée de 70 × 25 m et de profondeur 2,50 m a été aménagée sur la rivière[101].

Santé[modifier | modifier le code]

Dans la commune de Vichy, deux centres de santé desservent l'agglomération vichyssoise :

  • le centre hospitalier Jacques-Lacarin (anciennement Centre hospitalier de Vichy) situé derrière la gare de Vichy ;
  • la clinique la Pergola située au nord de Vichy.

Sports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sport à Vichy.

Le principal club de basket-ball est la Jeanne d’Arc de Vichy, évoluant en Nationale masculine 1 pour la 3e saison consécutive depuis 2012.

En football, le Racing Club Vichy football évolue en Division d'Honneur.

En rugby à XV, le Racing Club de Vichy évolue en Fédérale 3 après une performance catastrophique lors de la saison 2013-2014. Vichy possède un club de rugby à XIII, Vichy XIII, un des rares en France à posséder une section pratiquant le rugby à XIII en fauteuil roulant.

L'hippodrome est le troisième de province, derrière Cagnes-sur-Mer et Deauville-La Touques avec 120 000 visiteurs et 300 courses par an.[Passage à actualiser]

En rive gauche (commune de Bellerive-sur-Allier), le parc omnisports Pierre-Coulon est un parc de 120 hectares qui comprend une dizaine de terrains (football, volley-ball), 18 courts de tennis, un stade d'athlétisme, un palais des sports avec 2 gymnases, des équipements pour une cinquantaine de disciplines et un centre international de séjour (230 lits). Il comptabilise 40 000 nuitées par an[réf. obsolète] et accueille en stage les équipes professionnelles des sports comme le football, l'escrime, le basket et le rugby[102].

Attenant au parc omnisports Pierre Coulon (commune de Bellerive-sur-Allier), le CREPS Vichy-Auvergne est un établissement public à caractère administratif du Ministère des Sports offrant 5 550 m2 d'installations sportives couvertes et 25 000 m2 non couvertes dans un parc de 9,2 hectares[103]. Il est l'unique opérateur public en Auvergne pour les formations du ministère chargé des sports et propose 56 actions depuis le niveau IV jusqu'au niveau II, dans les domaines aquatique, nautique, sport de pleine nature, activités pugilistiques, sports collectifs[104]

Le plan d'eau permet la pratique de l'aviron (avec des compétitions dont les championnats de France et un club résident : Club de l'Aviron de Vichy), le ski nautique (avec compétitions), la voile et la planche à voile, le canoë-kayak et le rafting (apprentissage et perfectionnement sur la rivière artificielle)[105].

Vichy offre la particularité de disposer de deux terrains de golf : le Golf Club de Vichy[E 2], créé en 1908, est contigu à l'hippodrome sur la rive gauche de l'Allier et le Golf de Montpensier[E 3], situé à Serbannes, à huit kilomètres.

Depuis 1976, les salons du palais des Congrès-Opéra accueillent le festival de Vichy de Scrabble francophone, une compétition internationale de Scrabble fréquentée par plus de 2 500 joueurs venant de plusieurs pays du monde[106].

Événements sportifs[modifier | modifier le code]

La ville a accueilli plusieurs compétitions nationales, voire internationales, dont des épreuves automobiles ou des étapes cyclistes :

La ville de Vichy n'a cependant pas organisé les championnats du monde de course en ligne de canoë-kayak en 2011, suite à un retrait de la Fédération française de canoë-kayak, à cause du « courant circulant sur la rivière Allier » et du « manque d'équité du bassin thermal »[110].

En 2012, le stade aquatique a accueilli l'équipe américaine de natation[111],[112]. Le stade organise, depuis 2013, début juillet, l'Open de France de natation.

Médias[modifier | modifier le code]

Les kiosques distribuent les journaux suivants :

Les radios locales sont émises depuis Vichy :

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

La ville est renommée pour ses cures thermales depuis le temps des Romains. Ses eaux sont célèbres dans le monde entier (sources Vichy Célestins, Vichy Saint-Yorre) mais les pastilles confectionnées à partir des sels minéraux contenus dans les eaux de source sont également réputées.

Le secteur de la santé et de la beauté, avec les laboratoires du groupe L'Oréal, permet également de diffuser le nom de la ville au monde entier sous la marque Vichy[113].

Contrairement à ses voisines de l’Allier, Montluçon l'industrielle et Moulins l'administrative, l'économie du bassin de Vichy est très diversifiée. L'impression première d'une ville uniquement touristique et thermale masque une réalité manufacturière (comme le prouve un taux d'emploi industriel dans la population active locale supérieure à la moyenne nationale)[réf. souhaitée] avec notamment les activités de la filière cosmétique, de la plasturgie, de la mécanique, de l'électricité / électronique et de l'agro-alimentaire (confiserie, viande). Ce secteur industriel est composé de quelques grosses unités, mais surtout de nombreuses PME. Outre ces activités manufacturières, Vichy présente des spécificités dans le secteur tertiaire avec les activités thermales et notamment la remise en forme qui cherche à pallier le déclin du thermalisme médical, le commerce local ouvert le dimanche qui attire traditionnellement une clientèle des départements environnants, le tourisme et aujourd'hui les activités du tertiaire supérieur.

La fermeture de deux importants employeurs locaux, Manurhin et Sediver, menace le bassin d'emploi[réf. obsolète] et les créations d'emplois par des entreprises en développement comme NSE[E 5] (électronique) ou Satel (centre d'appels) ne compenseront pas les suppressions de postes qui en découleront, même si le voyagiste sur Internet Karavel a implanté en mai 2005 son centre d'appels qui devrait créer 300 emplois à horizon 3 ans[réf. obsolète][114], sur un site construit par la SEMIV (Société d'économie mixte immobilière de Vichy) ou la société d'informatique lyonnaise Percall qui prévoit 120 personnes sous deux ans à Cusset (ex-bureaux Manurhin)[réf. obsolète].

Néanmoins, les deux employeurs les plus importants de la ville relèvent du secteur public. Le centre hospitalier emploie 2 000 personnes[115] tandis que la mairie en emploie 650[116].

Vichy accueille depuis 1989 l'un des 7 sites de l'Institut européen de la qualité totale[E 6].

Photographie du pôle universitaire Lardy.
Le pôle universitaire Lardy.

Le pôle universitaire et technologique Lardy, né d'un projet de réhabilitation d'une friche thermale et lancé au milieu des années 1990, est une priorité du développement économique. Ce campus de 9 000 m2 accueille 600 étudiants en centre-ville, dans dix filières réparties dans les domaines des biotechnologies, du commerce international, du multimédia et des langues. Le CAVILAM (Centre d'approches vivantes des langues et des médias), créé à Vichy en 1964, est maintenant installé au Pôle Lardy. Depuis la rentrée 2009-2010, ce pôle accueille également environ 400 étudiants, délocalisés de la faculté de médecine de Clermont-Ferrand, en Année Préparatoire de Masso Kinésithérapie (APEMK). Ces élèves sont candidats à l'entrée à l'école de kinésithérapie de Vichy.

Le Palais des congrès[E 7] accueille essentiellement les congrès d'associations professionnelles et de sociétés savantes dans un espace de 1 800 m2 comprenant deux salles plénières et quinze salons de commissions modulables. Avec 25 000 visiteurs par an, les congrès l'emportent désormais sur le thermalisme, qui ne compte plus aujourd’hui que 12 000 curistes chaque année.[réf. obsolète] L'un des enjeux du thermalisme sera de sortir des seules indications thérapeutiques et se réorienter sur le créneau de la remise en forme et les séjours plus courts que la durée traditionnelle de trois semaines.

La commune voisine de Brugheas accueillait un village vacances entièrement accessible et adapté pour toutes les personnes à mobilité réduite ou en situation de handicap, Lio'Hand Évasion. La société a été liquidée puis radiée fin 2011[117].

Vichy est l'un des deux sièges de la Chambre de commerce et d'industrie de Moulins-Vichy.

Revenus de la population[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage (14 578 ménages) était de 19 717 €, ce qui plaçait Vichy au 31 060e rang des communes de plus de 49 ménages en métropole[INS 7].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2010, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 14 396 personnes, parmi lesquelles on comptait 65,2 % d'actifs dont 53,4 % ayant un emploi et 11,8 % de chômeurs. La répartition de la population active et les 12 480 emplois selon la catégorie socio-professionnelle sont répartis comme suit[INS 8] :

Répartition de la population active et nombre d'emplois selon la catégorie socio-professionnelle en 2010 (Insee[INS 8])
Répartition de la population selon la CSP Agriculteurs exploitants Artisans, commerçants, chefs d'entreprise Cadres et professions intellectuelles supérieures Professions intermédiaires Employés Ouvriers Ensemble
Population active 11 694 1 070 2 190 3 094 2 129 9 365
Actifs avec emploi 11 618 1 019 1 930 2 480 1 616 7 674
Nombre d’emplois 10 1 066 1 351 3 262 5 067 1 724 12 480

On comptait 12 651 emplois dans la zone d'emploi. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone étant de 7 807, l'indicateur de concentration d'emploi est de 162,1 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre plus de trois emplois pour deux habitants actifs[INS 8].

Le taux de chômage est élevé, avec 18,1 % (1 700 chômeurs)[INS 8].

Entreprises[modifier | modifier le code]

La commune de Vichy comptait, au 31 décembre 2010, 3 077 établissements actifs : 10 dans l'agriculture-sylviculture-pêche, 129 dans l'industrie, 157 dans la construction, 2 272 dans le commerce, les transports et les services divers et 509 étaient relatifs au service administratif. 28 établissements avaient plus de 50 salariés[INS 9].

En 2011, 217 entreprises ont été créées à Vichy, dont plus de la moitié par des auto-entrepreneurs[INS 10]. La commune compte à elle seule plus de 40 % des entreprises dans les limites de son intercommunalité (près de 4 000[INS 11]).

Démographie des entreprises et des établissements au 1er janvier 2011[INS 10]
Secteur d’activité Entreprises Établissements
Créations individuelles Nombre Créations Nombre
Industrie 9 7 87 11 119
Construction 25 20 100 30 119
Commerce, transports et services divers 170 122 1 307 229 1 689
Administration publique, enseignement,
santé et action sociale
13 11 336 18 360
Ensemble 217 160 1 830 288 2 287
Source : Insee, Répertoire des entreprises et des établissements SIRENE

Les commerces et entreprises de services étaient au nombre de 838 en 2011, soit 44,6 % des 1 834 entreprises. Parmi ceux-ci, 374 sont des commerces, 458 sont des services aux particuliers et 6 des services publics[INS 12].

Commerce[modifier | modifier le code]

Maison du XVe siècle au cœur du Vieux Vichy.
Le façade du centre commercial Les Quatre Chemins (hiver 2013).

Parmi les 374 commerces recensés en 2011, on comptabilisait près d’un tiers (123) de restaurants, 75 salons de coiffure et 40 médecins généralistes. Les commerces se répartissent en : 288 commerces spécialisés non alimentaires, 79 commerces spécialisés dans l’alimentation et 7 grandes surfaces[INS 12].

Les commerces du centre-ville de Vichy sont ouverts les dimanches après-midi et jours fériés, ce qui attire une clientèle extérieure dans les rues de la ville.

En centre-ville, le centre commercial des Quatre Chemins[E 8], ouvert en avril 2002 à la place de l'hôpital militaire, est composé de 21 commerces et services (magasins de prêt-à-porter, de sports, de jeux et jouets, ainsi que Darty et depuis le 23 novembre 2013 la Fnac, magasin franchisé créé ex nihilo de 700 m2 sur deux étages[118],[119]), d’un cinéma (Étoile Cinéma) comprenant 7 salles accessibles aux personnes à mobilité réduite et compatibles 3D, d’un casino avec machines à sous et jeux traditionnels du Groupe Partouche, ainsi que d’un parking souterrain.

Le Vieux Vichy se visite à pied ; il comprend deux parkings pour un quartier calme qui a joué jadis un rôle essentiel dans la vie de la ville thermale, au centre duquel se situe l’église Saint-Blaise. Plus de 20 commerçants, dont un café-gourmand épicerie fine, trois restaurants et un pâtissier. À noter également la présence d’un des derniers horlogers de France (L’Atelier artisanal d’horlogerie).

Le marché couvert a été construit en 1935 puis entièrement remanié en 2006 en conservant partiellement la structure en béton du bâtiment initial. Il accueille des commerçants indépendants.

Des rues du centre-ville de Vichy sont à dominante commerciale : les rues de Paris, Georges-Clemenceau et Wilson.

En périphérie de la ville, des zones commerciales ont été aménagées :

  • la zone commerciale des Ailes, comprenant des magasins de sport, de chaussures, de vêtements, de tissus, un supermarché de fruits et légumes, un hard-discount (Dia), un fast-food (McDonald's) ainsi qu'un hypermarché à l'enseigne Cora ;
  • la zone commerciale des Bartins (une boulangerie, un fleuriste, un magasin de surgelés, un supermarché hard-discount, etc.).

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Les eaux de Vichy[modifier | modifier le code]

Les vertus des eaux thermales de Vichy, appelée Aquis Calidis dans la Table de Peutinger [120] (une copie du XIIIe siècle d'une carte romaine), étaient déjà connues à l'époque de la Tène[50] (de 450 av. J.-C. à 25 av. J.-C). Les Romains leur firent honneur, et elles furent remises à la mode à partir du XVIIe siècle. Les sources minérales produisent des eaux chargées en bicarbonate de sodium et en gaz carbonique ainsi que de nombreux oligo-éléments. Les curistes qui fréquentent les établissements thermaux viennent soigner leurs foie, vésicule biliaire, pancréas, estomac et intestin.

Les six principales sources sont classées en deux catégories :

Les sources de la ville de Vichy
Source Origine de la source Température
Sources
chaudes
Source Chomel. Chomel Elle doit son nom au médecin qui la fit aménager en 1750. 43 °C
Source Grande Grille. Grande Grille Elle doit son nom à une grille qui en interdisait autrefois l’accès au bétail. 39 °C
Source de l'Hôpital. Hôpital Elle jaillit derrière le Casino, près de l’endroit où se trouvait le premier hôpital de la ville. 34 °C
Sources
froides
Source Lucas. Lucas Nommée ainsi en souvenir du baron Lucas, un médecin inspecteur qui acheta la source au nom de l’État, au début du XIXe siècle. Aussi appelée « Source des Galeux »[121]. 27 °C
du Parc Jaillit dans le Parc des sources. 23,8 °C
Source des Célestins Célestins Elle doit son nom à un ancien couvent fondé en 1410, dont il reste quelques vestiges. 22 °C

Par ailleurs, deux eaux (Vichy Saint-Yorre et Vichy Célestins) et des sels minéraux de Vichy sont commercialisées internationalement, pour leurs vertus bienfaisantes.

Eaux de source du bassin de Vichy
Composition en mg.L−1 Calcium Magnésium Sodium Bicarbonates Potassium
Vichy Saint-Yorre 90 11 1 708 4 368 132
Vichy Célestins 103 10 1 172 2 989 66

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Construits avant 1861[modifier | modifier le code]

Photographie du Castel Franc.
Le Castel Franc.
Image illustrative du Couvent des Célestins depuis la Source des Célestins.
Couvent des Célestins, avant restauration.

Le patrimoine architectural de la ville est récent (XIXe et XXe siècles) mais quelques vestiges antérieurs ont néanmoins subsisté. C’est le cas de la borne milliaire, présentée aux Thermes des Dômes. En arkose, haute de 2,35 mètres, elle date de 248-249 et fut retrouvée en 1880 près des Thermes des Dômes.

Le couvent des Célestins, situé dans le parc des Célestins, a été construit en pierre au XVe siècle. C’est en avril 1410 que Louis II, duc de Bourbon, a signé l’acte de fondation du monastère de religieux célestins. À côté du bâtiment, étaient prévus une bibliothèque, un logement seigneurial et des jardins. De bonne réputation, le monastère recevait d’importants revenus et les moines s’enrichissaient. C’est pourquoi l’abbaye fut supprimée par une bulle du pape en 1777 ainsi que par une ordonnance du roi Louis XV en 1778. Elle servit ensuite de mairie avant d’être vendue comme bien national en 1793. Le bâtiment fut démoli à partir de 1795, il n’en reste plus que des vestiges.

Le Castel Franc, situé boulevard Kennedy, a été construit en pierre à la fin du XVe siècle sur les anciens remparts de Vichy. La demeure fut la propriété de la même famille depuis le XVIe siècle[précision nécessaire]. De 1801 à 1822 le Castel Franc a accueilli la mairie de Vichy. La façade a été refaite dans le style néo-gothique en 1880.

Le pavillon Sévigné (boulevard Kennedy) date du XVIIe siècle. En 1676 et en 1677 la marquise de Sévigné a suivi une cure à Vichy pour soigner ses rhumatismes aux mains et elle logeait dans la partie ancienne de la demeure (dans le bâtiment en chaînage et en pierre de Volvic).

L’église Saint-Blaise, sise place de la Vieille-Église, est composée de pierres de Volvic. Le chevet rappelle son origine romane. Au XVIe siècle elle a été rattachée à la chapelle du château. Elle abrite les sépultures de la bourgeoisie et des intendants des eaux de la ville. Le curé de l’église l'a fait remanier fortement à partir de 1873 (porche néo-classique).

La maison Bardon, rue de la Porte de France, construite en pierre de Volvic au début du XVIIe siècle, a appartenu à la famille Vict de Pontgibaud aux XVIe et XVIIe siècles, puis à la famille Bardon au XVIIIe siècle.

La maison des Vict de Pontgibaud (rue d’Allier) a été construite au début du XVIe siècle. Les Vict de Pontgibaud y résidèrent de 1598 jusqu’au milieu du XVIIIe siècle.

La maison natale d’Albert Londres, sise au croisement des rues Besse et de la Porte-Saint-Jean, date du milieu du XIXe siècle. Elle est actuellement à l’abandon.

La villa Strauss (4 rue de Belgique), en brique, est due à l’architecte Hugues Bartillat. Bâtie en 1858, de style néo-Louis XIII, elle devait accueillir le chef d’orchestre Isaac Strauss. Napoléon III y habita en 1861 puis en 1862 car les chalets impériaux, où il devait résider, étaient encore en construction.

Influence de Napoléon III à Vichy : 1861-1870[modifier | modifier le code]

Le chalet Marie Louise depuis le boulevard des États-Unis.
Chalet Marie Louise.
Le chalet de l’empereur depuis le boulevard des États-Unis.
Chalet de l’empereur.
Une allée du parc Napoléon III.
Parc Napoléon III.
Photographie de la façade de l’église Saint-Louis et son parvis rénové.
Façade de l’église Saint-Louis.

Les séjours réguliers de l’empereur Napoléon III à Vichy (à partir de 1861) le décidèrent à aménager la ville, qui connut alors un véritable boom urbanistique, marqué par la construction de nombreux bâtiments de prestige. Le trajet Paris-Vichy fut facilité par la construction de la gare en 1862. Le premier train y pénétra le 8 mai 1862. Les verrières protégeant les quais sont de style Art nouveau. La gare fut agrandie en 1977 puis restaurée en 2009. Pour ce qui est des résidences privées, ce sont des chalets qui furent construits. Les plus prestigieux se trouvent sur le boulevard des États-Unis. Ils sont dus à l’architecte Jean Lefaure et sont faits de briques et de bois. Le chalet Marie-Louise (no 109), construit en 1863 est le premier que l’empereur commanda à Vichy. Il n’y habita qu’une saison à cause des balcons qui, donnant sur la rue, nuisaient à son intimité. Au 109 bis, se trouve le chalet de Clermont-Tonnerre, construit en 1863 en brique et bois par Jean Lefaure pour le capitaine de Clermont-Tonnerre, qui assurait la sécurité du souverain. Le chalet de l’Empereur, au no 107, fut construit en 1864, pour remplacer le chalet Marie-Louise comme résidence de Napoléon III. Le balcon donnait donc sur le parc. Le chalet des Roses, au no 101, fut bâti en 1864 pour le ministre des Finances de 1861 à 1867, Achille Fould. Il s’inspirait de l’architecture suisse et américaine.

La rue Alquié comporte des logis destinés à la garde, avec une influence londonienne.

Avenue Aristide-Briand se trouve le chalet des suppliques, construit en 1864-1865, et logis du gardien du parc Napoléon sur lequel donnent les chalets du boulevard Kennedy.

Le parc Napoléon-III fut embelli en 1861 et 1862 par la plantation d’arbres réalisée par l’horticulteur Joseph Marie. Une rivière artificielle coulait au milieu du parc, remplacée actuellement par deux bassins. D’autres types de bâtiments furent érigés.

Ainsi en est-il de l’église Saint-Louis, bâtie avenue Paul-Doumer en pierre de la Nièvre en 1864, sur demande de l’empereur. Elle avait pour objectif de desservir une paroisse nouvellement créée à Vichy pour tenir compte de l’accroissement de la population de la commune. De style romano-bourguignon, sa façade avec baies en plein cintre et rosace rappelle le style gothique de transition. À l’intérieur, on note la présence de vitraux à la gloire de la famille impériale avec des représentations de saints dont les noms sont ceux de membres de la famille Bonaparte. Entre 1913 et 1918, le peintre symboliste Alphonse Osbert réalisera trois décors pour le chœur dont deux sont inspirés de l'œuvre de Puvis de Chavanne. Dans le troisième, il évoque un passé révolu et idéalisé. En 1961, le chanoine Côte commandera deux grandes toiles à l'artiste vichyssoise Josette Bournet[Note 11] qui seront reléguées dans les combles par ses successeurs avant d'être données en 2006 à l'église Sainte-Bernadette-des-Garets.

Le casino (actuellement palais des Congrès) fut construit en 1865 en pierre par l’architecte Charles Badger. Il comportait un théâtre, une salle de bal, un salon de lecture et une véranda. En 1995, Jean-Guilhem de Castelbajac, Frédéric Namur et Guy Degranchamps en firent un palais des congrès. La façade Sud qui donne sur la rue du Casino est de style néo-Louis XIII. La façade nord, qui donne sur le parc, est de style néo-baroque. Elle comprend une partie centrale et deux avant corps comportant chacun quatre cariatides représentant les saisons et surmontées chacune d’un fronton, comportant une horloge (à gauche) et un baromètre (à droite). En 1901 le casino fut agrandi par un bâtiment en pierre dû à l’architecte Charles Le Cœur qui ajouta au casino des salons, des déambulatoires, un grand hall et un théâtre. La salle de théâtre comporte environ 1 400 places. La chute du Second Empire ne mit pas un terme à la fréquentation de Vichy par les gens fortunés, qui construisaient dans la ville.

Le pont de Bellerive (« Pont de Vichy ») permettant d’accéder à la commune de Vesse (Bellerive-sur-Allier depuis 1903) a été ouvert à la circulation en 1870. En 1866 le pont a été détruit par la crue du 27 septembre. Il a été inauguré le 11 septembre 1932 par élargissement et solidification de cet ouvrage.

De 1870 à 1944[modifier | modifier le code]

Au croisement du boulevard de Russie et de la rue Alquié se trouve un bâtiment construit en 1884 et surmonté d’une tourelle qui lui donne son nom, le tout étant dû à l’architecte Honoré Vianne.

Le Castel Alameda, au croisement des avenues Eugène-Gilbert et des Célestins, est de l’architecte Henri Décoret qui lui donne un style néo-gothique, et date de 1890.

Même style et même architecte pour la villa Le Bocage (10 avenue des Célestins) bâtie en 1890.

La villa vénitienne est toujours d’Henri Décoret. Construite en brique en 1897, rue de Belgique, cette demeure est une copie miniature de la Ca Giustinian de Venise.

En 1898 Ernest Mizard, architecte, érige le castel flamand, une maison en brique sise au croisement de la rue Alquié et du boulevard de Russie qui s’inspire de la fin de la période gothique et du début de la Renaissance flamande. La toiture brûle en 1933. Entre 1940 et 1944, ce bâtiment est occupé par le secrétariat aux Postes et Communications.

Rue de Longchamp se trouve la villa Yvonette due à Antoine Chanet, qui en est aussi le propriétaire, et au sculpteur Julien Fugier (qui orne la façade). Construite en 1899, elle est en brique et en pierre.

La très parisienne rue Hubert-Colombier, autrefois rue privée, est bordée de belles villas de tous styles, la plupart classées ISMH : villa Victor-Hugo de l’architecte Antoine Percilly, en pierre et brique et de style néo-Louis XIII (no 5) ; la jolie villa Van Dyck, du même architecte, en brique, inspirée de la Renaissance flamande (no 9) ; la villa Jurietti - un hôtel particulier - construite entre 1895 et 1897 par Despienne, en pierre et de style néo-Renaissance (no 11) ; la villa Art nouveau, par Antoine Percilly, appartient toujours à la famille Colombier ; l’impressionnante villa située au no 12 (1900), surmontée d'une rotonde en ardoise, a été récemment ravalée, ce qui a permis de retrouver la blancheur originelle de la pierre (elle aurait abrité l’ambassade du royaume de Siam pendant la Seconde Guerre mondiale) ; le chalet du gardien est construit en 1896 par Honoré Vianne en brique et en bois au croisement des rues Hubert-Colombier et du Maréchal-Foch.

La villa Anne-marie, située rue Albert-Londres, est l’œuvre de l’architecte Paul Martin, qui y habitait. Il la fait construire en 1902 en brique et en pierre. L’architecte Henri Vianne disposait lui aussi d’un hôtel particulier, rue Roovère, construit entre 1887 et 1890.

L’Alhambra est construite en 1898 par Antoine Percilly, rue Sornin. Elle est de style mauresque avec des stucs verts et bleus qui copient ceux de la porte de la justice à l’Alhambra de Grenade.

Le Castel gothique, situé au 15 boulevard de Russie, est construit en pierre et en brique en 1910 par Samuel Henriquet. Le bâtiment se caractérise par son style gothique.

La villa Art nouveau, rue de Strasbourg, est construite au début du XXe siècle en pierre dans un style Art nouveau.

La villa du docteur Frémont, de style néo-classique, date de la fin du XIXe siècle (7 rue Prunelle).

La villa Messidor, rue de Verdun, de l’architecte Adrien Dacq date du début du XXe siècle.

Au boulevard Carnot se situe la villa mauresque, bâtie en 1906 par les architectes Henri Décoret et Antoine Percilly, est d’influence orientale.

La villa du docteur Maire est construite en 1911 par Samuel Henriquet entre la rue du Golf et le quai d’Allier. En calcaire et en granit, cette bâtisse qui possède une tourelle avec mâchicoulis est d’influence néo-gothique.

Centre des Dômes.
Centre des Dômes.
Photographie de l’intérieur de l’église Notre-Dame-des-Malades.
L’intérieur de l’église Notre-Dame-des-Malades.

L’architecture est également à l’honneur concernant le thermalisme. En 1881 le docteur Lejeune (1848-1905) fait construire un établissement de soins (16 avenue Thermale) à la façade néo-baroque.

Le hall de la source des Célestins date de 1908. En stuc, en pierre et en bois, il est dû à Lucien Woog. Il est de forme ovale et composé d’arcades en plein cintre. Il abrite une vasque par où sort la source des Célestins.

Le hall des sources, qui se trouve dans le parc des sources, est en fer et en bois. Le hall, construit en 1902, est réaménagé en 1977, et depuis toutes les sources arrivent dans ce bâtiment.

Le centre thermal des Dômes (aujourd'hui Thermes des Dômes), situé à proximité du Palais des Sources, est construit entre 1899 et 1903 à partir de plans établis par Charles Le Cœur et Lucien Woog. En grès, le bâtiment de style mauresque long de 170 mètres s'étend sur un terrain de trois hectares. L'extérieur, notamment le dôme, est habillé de mosaïques au camaïeu bleu et or, d'Alexandre Bigot. Le hall comporte deux peintures d’Alphonse Osbert, La Source (1903), une fresque représentant des personnes buvant à une source, et Le Bain (1904), où l’on voit des femmes se baignant, le tout étant de style symboliste marqué par la rigidité des corps. Des escaliers, dans le hall central, créés par le ferronnier Émile Robert conduisent à des balcons.

Des édifices religieux sont aussi construits. C’est le cas de la chapelle de l’hôpital des architectes Coquet, Barrody et Percilly, érigée en 1887 pour doter le nouvel hôpital d’une église.

Le temple protestant voit le jour en 1913. Il est érigé par Samuel Henriquet, avec un style néo-gothique (rue Max-Durand-Fardel).

Photographie de la façade de la Maison du Missionnaire.
Façade de la Maison du Missionnaire.

La Maison du Missionnaire, rue Mounin, date de 1922 et a été reconstruite en 1931 dans sa forme actuelle. Elle est fondée par le R.P. Henri Watthé, ancien missionnaire en Chine, pour accueillir les missionnaires malades. Typique avec son architecture années 1920, coiffée d’un toit-terrasse en forme de pagode, elle abrite une structure d’hébergement et de restauration, à proximité des établissements thermaux. Elle dispose d’un oratoire, d’une bibliothèque, d’un réfectoire et d’une terrasse dominant la ville, ainsi que de la Chapelle des Missions de Vichy, avenue Thermale[E 9].

L'église Notre-Dame-des-Malades, située rue d'Allier, adossée à l'église Saint-Blaise, est bâtie entre 1925 et 1931 par les architectes Antoine Chanet et Jean Liogier. En béton, l'église possède une coupole atteignant une hauteur de 42 mètres, décorée par les frères Mauméjean d'une fresque en trois parties : Ancien Testament (Synagogue), Nouveau Testament (Clovis, Louis XIII et Louis XVI) et le Christ en croix - au centre de la coupole se trouve une représentation de Dieu. Le clocher n'est construit qu'en 1956.

Des bâtiments sont construits pour les loisirs. Ainsi du stade équestre construit en 1887 et en 1888 par Jean Décoret (rue Jean-Jaurès) pour accueillir le concours hippique du Sud-Est qui se déroulait auparavant à Lyon. Des courses cyclistes et des concours agricoles s’y sont également déroulés. Des concours de saut d’obstacle et des courses de lévriers y ont encore lieu.

Plusieurs hôtels de la période subsistent.

  • Le Thermal Palace situé sur la place Aletti est dû à l’architecte René Moreau. Construit entre 1908 et 1911, il accueille le commandant en chef des forces militaires et une partie du secrétariat d’État à la guerre.
  • L’hôtel des Ambassadeurs, de style néo-Louis XIII, est lui aussi situé place Aletti, est occupé par le corps diplomatique français entre 1940 et 1944.
Photographie de l’hôtel des Postes.
L’hôtel des Postes.

D’autres types de bâtiments datent de la période 1861-1944.

La sous-préfecture, sise au croisement de la rue Alquié et de la rue Prunelle est construite à la fin du XIXe siècle. Vichy devient sous-préfecture de l'Allier le 28 août 1941. Près de là se situe la résidence du sous-préfet de l'Allier, construite en 1896 par Henri Décoret, de style néo-classique.

L'hôtel de ville est de l'architecte Antoine Chanet. Sa construction, commencée en 1913, s'interrompt suite au déroulement de la Première Guerre mondiale, pour ne s'achever qu'en 1925. Le ministre de l'intérieur, Albert Sarraut, est présent le jour de l'inauguration, le 2 septembre 1928. L'édifice est de style néo-Renaissance et dispose d'un escalier monumental.

L'hôtel des Postes est construit en granit en 1935 place Charles-de-Gaulle. Il est l'œuvre de Léon Azéma, qui a auparavant construit d’autres bâtiments pour les PTT ainsi que l'ossuaire de Douaumont. Sa façade est proche de celle du Conseil économique et social à Paris. Son standard téléphonique performant a contribué à décider le gouvernement français de se rendre à Vichy en 1940.

Les halles centrales datent de 1935. Construites en béton par Mazon, elles sont inaugurées avec l'hôtel des postes par le ministre des Finances, Marcel Régnier, le 23 octobre 1935.

Après la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

À partir des années 1960, le maire Pierre Coulon lance un programme de constructions qui donne à la ville son aspect actuel. De nouveaux quartiers sont construits tandis que l'Allier est aménagé pour réaliser un lac de retenue destiné aux loisirs.

Le barrage de l'Europe en béton, faisant office de pont, date de 1963. Il se compose de sept passes de 30 mètres de long chacune.

La rotonde du lac est bâtie la même année par l'architecte Louis Marol, en béton. Il s'agit d'un restaurant de plan circulaire construit sur l'Allier même. Elle est rouverte en 2009 après changement de propriétaire.

L'église Sainte-Bernadette des Garets est inaugurée le 16 avril 1967 par Mgr Bougon. Outre la particularité d'être dotée de 7 cloches provenant de la paroisse de Montgolfier en Algérie (rapatriées par M. et Mme Meyer), elle possède une Vierge en bois pétrifié. En 2005, deux toiles murales de Josette Bournet[Note 11] sont installées de part et d'autre de la porte d'entrée. Représentant une « Crucifixion » et une « Piéta », ces toiles de grandes dimensions ont été réalisées en 1961 pour répondre à une demande du chanoine Côte qui souhaitait orner l'église de Saint-Louis à Vichy.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Les carottes Vichy désignent une recette de cuisine dans laquelle les carottes sont cuites à l'eau de Vichy. Cela rend les légumes plus digestes, fixe leur couleur et permet d'apporter goût et saveur sans rajouter de sel (chlorure de sodium).

La vichyssoise est un velouté froid composé de pommes de terre et de poireaux[réf. nécessaire]. Cette soupe est faite dans de l'eau de Vichy Célestins.

La Comtesse de Vichy est un fromage au lait de vache cru et entier, à pâte molle entourée d'une écorce d'épicéa, dont le goût se rapproche du coulommiers.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Opéra de Vichy[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Opéra de Vichy.

Inauguré en 1902, cet opéra est l'œuvre de plusieurs architectes dont Charles Le Cœur. Monument classé et témoignage unique de l’époque « Art nouveau », il présente une merveilleuse décoration. La salle peut accueillir plus de 1 450 spectateurs. Vichy était nommée de 1901 à 1964 la « capitale d’été de la musique »[122].

Musées[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Vichy Blason D'or aux deux fasces d'azur et aux deux pals d'argent brochant sur le tout.
Détails Ces armoiries ont été établies en 1696 par d'Hozier[125].

Vichy ailleurs[modifier | modifier le code]

Dans la littérature[modifier | modifier le code]

Le romancier Georges Simenon a fait de Vichy le cadre d'un de ses romans, Maigret à Vichy, publié en 1967. Le point de départ de l'intrigue se situe dans la prescription, par le docteur Pardon, d'une cure au commissaire Maigret, qui se rend dans la ville d'eaux, accompagné de sa femme Louise. L'assassinat d'une femme, remarquée par Maigret après son arrivée, est presque supplantée, dans la narration de Simenon, par un approfondissement de la description du personnage du commissaire et celle de l'ambiance particulière aux stations thermales.

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

  • La toile Vichy à gros carreaux fut à la mode dans les années 1960.
  • Vichy est labellisée ville fleurie (4 fleurs)[126] depuis 1969[127] mais a également reçu le Grand Prix national de Fleurissement depuis 1989[127],[128]. De plus, Vichy est la seule ville à obtenir 4 fleurs dans le département[129] et dans la région[128].
  • À partir du XIe siècle jusque dans les années 1950-1960, les collines aux alentours de Vichy étaient couvertes de vignes, on peut ainsi parler de « l'ancien vignoble vichyssois ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Clermont-Ferrand : 140 957 habitants, Montluçon : 38 166 habitants, Aurillac : 27 338 habitants
  2. Il s'agit de l'altitude moyenne de la commune, à différencier des 249 m qui correspondent à celle de la station météo de Charmeil.
  3. Il existe deux zones de stationnement : la zone verte et la zone orange, se différenciant par leur durée limite. En revanche, les panneaux délimitant les zones à stationnement payant sont inexistants, sauf sur le quai d'Allier.
  4. Piétons et cyclistes partagent la voie, signalée par des panneaux d'aire piétonne et de piste ou bande cyclable conseillée.
  5. entre l'avenue Victoria et le carrefour à feux des rues de Paris, Lucas et Clemenceau
  6. La fréquence de 15 min est valable en période scolaire et pendant les petites vacances scolaires, du lundi au vendredi toute la journée et le samedi après-midi (source MobiVie/VVA).
  7. Temps calculé par la route départementale D 2209 et les autoroutes A 719 et A 71
  8. Le 10 juillet 2013, près du pont de Bellerive, le nom d'un square portant le nom des 80 parlementaires a été inauguré (La Montagne, 12 juillet 2013).
  9. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  10. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  11. a et b Née en 1905 à Vichy, élève de Maurice Denis et George Desvallières, elle expose aux salons d'Automne, des Indépendants, des Tuileries. Elle crée une section d'Art religieux au Salon d'automne avant de décéder le 12 février 1962 à Nice.

Liens externes en référence[modifier | modifier le code]

Références Insee[modifier | modifier le code]

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. Distance à vol d'oiseau entre Vichy et Moulins sur Lion 1906
  2. Distance à vol d'oiseau entre Vichy et Clermont-Ferrand sur Lion 1906
  3. Localisation de Vichy et communes limitrophes sur Lion 1906.
  4. Article D563-8-1 du Code de l’environnement sur Légifrance. Vichy n’est pas mentionnée dans les exceptions.
  5. Répertoire géographique des communes, Institut national de l'information géographique et forestière, [télécharger].
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  116. VVA Développement, Mairie de Vichy
  117. Fiche de la société Lio'Hand Evasion sur societe.com
  118. Marlène Lestang, « La Fnac ouvre demain matin à Vichy », La Montagne,‎ 22 novembre 2013, p. 10 (édition de Vichy)
  119. Olivia Derreumaux, « La Fnac accélère l'ouverture de magasins en franchise », Le Figaro,‎ 22 novembre 2013 (lire en ligne)
  120. Table de Peutinger, 3e feuillet. Vichy, ou Aquis Calidis, est située le long du bord gauche de ce feuillet. Elle est marquée comme ville thermale importante de l'époque.
  121. « Contribution à l'histoire du thermalisme : Vichy : Pascal Chambriard, Aux sources de Vichy, naissance et développement d'un bassin thermal (XIXe et XXe siècles) », dans Cécile Raynal, Revue d'histoire de la pharmacie, 2004, vol. 92, no 342, p. 342-346 (lire en ligne).
  122. Opéra de Vichy sur le site de la mairie
  123. « Philippe Bugalski est mort hier », La Montagne,‎ 11 août 2012, p. 6
  124. Renée Puissant, née Rachel Van Cleef dite Nanette dans la Résistance (Guylaine Guidez (témoignages recueillis et présentés par) (préf. Jean A. Chérasse), Femmes dans la guerre, 1939-1945, Panazol, Lavauzelle, coll. « Histoire, mémoire et patrimoine »,‎ 2006, ill., couv. ill. en coul. ; 21 cm, 297 p. (ISBN 978-2-7025-1308-8, notice BnF no FRBNF40936363, présentation en ligne)), fut la directrice de la Boutique Van Cleef & Arpels à Vichy (« Les experts... et Renée Puissant », sur Bijoux et pierres précieuses,‎ 19 août 2009) ; elle s'est suicidée le 12 décembre 1942 à 15 heures à l'hôtel Queens, 113 boulevard des États-Unis (« Rachel Puissant née Van Cleef est retrouvée », sur Bijoux et pierres précieuses,‎ 19 août 2009), le jour de l'entrée des allemands dans Vichy.
  125. Armoiries de Vichy
  126. Vichy sur le site des Villes et Villages fleuris
  127. a et b Parcs et jardins sur le site de la ville de Vichy
  128. a et b [PDF] Palmarès des villes et villages fleuris 2007, niveau national, p. 8
  129. Palmarès des communes labellisées, Allier

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Louis Aucouturier, À Vichy, Saint-Blaise, Vichy, Paroisse Saint-Blaise,‎ 1984
  • Alain Carteret, Vichy Cité Napoléon III,‎ 2009 (ISBN 978-2-9516948-4-2)
  • Alain Carteret, Régime de Vichy, ça suffit,‎ 2010 (ISBN 978-2-9516948-6-6)
  • Pascal Chambriard, Aux sources de Vichy, Naissance et développement d’un bassin thermal (XIXe ‑ XXe siècles), Saint-Pourçain-sur-Sioule, Bleu Autour,‎ 1999, 216 p. (ISBN 978-2912019066)
  • Michèle Cointet, Vichy capitale : 1940-1944, Paris, Perrin,‎ 1993 (ISBN 978-2262010133)
  • Collectif, Histoire des communes de l’Allier : Deuxième partie : Arrondissement de Vichy, Le Coteau, Horvath,‎ 1986
  • Collectif, Second Empire et thermalisme : 8 juillet-15 août 1984, Grand casino de Vichy… Ville de Vichy, Vichy, Bibliothèque municipale, Compagnie fermière,‎ 1984
  • Maurice Constantin-Weyer, Vichy et son histoire : des origines à nos jours, Paris, Office d’éd. du livre d’histoire,‎ 1997 (1re éd. 1947)
  • Jacques Corrocher, Vichy antique, Clermont-Ferrand, Institut d'études du Massif central,‎ 1981, 425 p.
    Illustré. Publication d’une thèse, Clermont-Ferrand.
  • Jacques Corrocher et Germaine Marol, Saint-Louis de Vichy : architecture, décoration, histoire, Vichy, Paroisse Saint-Louis,‎ 1990
  • Jean Débordes, Vichy au fil de ses rues, Thionne, Éditions du Signe,‎ 1996 (ISBN 2-908938-29-4)
  • Jean Débordes, Pierre Coulon : la trop courte chance de Vichy, Charroux-en-Bourbonnais, Les « Cahiers bourbonnais »,‎ 1991 (ISBN 2-853-70120-4)
  • Jean Débordes, Vichy et la Cie fermière : un attelage à hauts risques, Charroux-en-Bourbonnais, Les « Cahiers bourbonnais »,‎ 1993 (ISBN 978-2853701303)
  • François Larroque, Les Célestins de Vichy, le Prieuré de la Sainte-Trinité, 1410-1777, Moulins, Crépin-Leblond,‎ 1946
  • E. Mauve, « L'agglomération vichyssoise. Essai de géographie urbaine », Revue de géographie alpine, t. 24, no 4,‎ 1936 (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Médiathèque Valery-Larbaud, Vichy hôtels : balade historique au cœur des palaces, Vichy
  • Médiathèque Valery-Larbaud, Vichy villas : à la découverte de l’architecture de la Belle époque, Office de tourisme de Vichy,‎ 2004
  • Nathalie Pérus, Vichy en vues - 41 aquarelles, 41 textes,‎ 2007 (ISBN 978-2-9506736-1-9)
  • Fabienne Pouradier Duteil (préf. Jean-Paul Bouillon), Villas de la Belle Époque. L'exemple de Vichy, Saint-Pourçain-sur-Sioule, Bleu autour,‎ 2007 (ISBN 978-2-9120-1950-9)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]