Annemasse

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Annemasse
Annemasse vue du ciel.
Annemasse vue du ciel.
Blason de Annemasse
Blason
Annemasse
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Arrondissement de Saint-Julien-en-Genevois
Canton Canton d'Annemasse-Sud,(partie)
Canton d'Annemasse-Nord,(partie)
Intercommunalité Annemasse - Les Voirons Agglomération
Maire
Mandat
Christian Dupessey
2014-2020
Code postal 74100
Code commune 74012
Démographie
Gentilé Annemassiennes, Annemassiens
Population
municipale
32 657 hab. (2011)
Densité 6 558 hab./km2
Population
aire urbaine
256 014 hab. (2008[1])
Géographie
Coordonnées 46° 11′ 45″ N 6° 14′ 11″ E / 46.1958333333, 6.2363888888946° 11′ 45″ Nord 6° 14′ 11″ Est / 46.1958333333, 6.23638888889  
Altitude Min. 399 m – Max. 504 m
Superficie 4,98 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie

Voir sur la carte administrative de la Haute-Savoie
City locator 14.svg
Annemasse

Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie

Voir sur la carte topographique de la Haute-Savoie
City locator 14.svg
Annemasse

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Annemasse

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Annemasse
Liens
Site web www.mairie-annemasse.fr

Annemasse est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Rhône-Alpes. La ville se trouve à la frontière franco-suisse, au sud-ouest du lac Léman, dans l'aire urbaine de Genève-Annemasse (Grand Genève). Il s'agit d'un chef-lieu de canton du département.

Avec une population de 31 293 habitants au décompte Insee des populations légales 2009 en vigueur au 1er janvier 2012[2], la ville se classe au 244e rang national. Avec 256 014 habitants en 2008, son aire urbaine, qui inclut les communes françaises de la banlieue de Genève, est bien plus importante et se classe au 37e rang des aires urbaines françaises[3]. Annemasse est une des douze communes de la communauté d'agglomération Annemasse - Les Voirons Agglomération, et est la deuxième plus peuplée de Haute-Savoie.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Annemasse en Haute-Savoie.

Situation et localisation[modifier | modifier le code]

Annemasse est située aux abords de la frontière franco-suisse, dans le nord des Alpes françaises, à 2 km du canton de Genève et à 45 km d'Annecy, la préfecture de Haute-Savoie. La ville est entourée par le mont Salève (alt. 1 300 m au sud) et la rivière Arve au sud-ouest puis à l'ouest), les Voirons (alt. 1 480 m à l'est) et la frontière suisse à l'ouest et à 26 km de Thonon-les-Bains.

Elle constitue l'entrée de la vallée de l'Arve.

Annemasse est le centre de la deuxième agglomération de Haute-Savoie.

Annemasse vue depuis l'espace.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Annemasse
Ville-la-Grand Cranves-Sales
Ambilly,
Gaillard
Annemasse Cranves-Sales
Gaillard Etrembières Vétraz-Monthoux

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat y est de type tempéré à tendance montagnard en raison de la disposition de la région annemassienne dans la plaine du Genevois français, entre le lac Léman et les premiers reliefs du Massif alpin (Massif des Bornes) en Haute-Savoie. La présence du lac Léman adoucit les masses d'air venues du nord et donne un climat « lacustre » où se mêlent à la fois les influences continentales et méditerranéennes[4].

Annemasse et sa région connaissent des hivers très doux, bien que la chaleur y soit souvent élevée en été. L'amplitude thermique moyenne annuelle est de l'ordre de 18 °C. Les températures les plus froides se produisent généralement en janvier et février, avec des moyennes minimales négatives autour de -1 °C. Il y a en moyenne 80 jours de gel par an. Les températures les plus chaudes se produisent en juillet et août, avec des moyennes maximales autour de 26 °C. Il y a en moyenne plus de 7 jours très chauds (>30 °C) en été durant juillet et août. L'amplitude thermique journalière est particulièrement marquée en été. La région annemassienne compte 2 813 degrés jour unifiés (méthode « météo »).

Voici un aperçu dans le tableau ci-dessous des températures pour la période 1987 à 2000 :

Mois J F M A M J J A S O N D Année
Température quotidienne minimale °C -1,0 -1,1 1,2 4,0 8,8 11,4 13,7 13,5 10,0 6,9 2,1 -0,2 5,8
Température quotidienne maximale °C 5,2 7,9 12,9 15,4 21,2 23,5 26,6 26,8 21,1 15,2 8,8 5,7 15,9
Amplitude thermique journalière 6,2 9,0 11,7 11,4 12,4 12,1 12,9 13,3 11,0 8,3 6,7 5,9 10,1
Source: Station météorologique de Gaillard[4]
Températures en 2008 (sous abri, normales) °C 1,5 3 6,5 9,5 15,5 17,5 20 20 16 11,5 5,5 3 10,8
Source: MSN Météo[5]

Les précipitations sont abondantes du fait de la localisation géographique entre le lac Léman et les préalpes du nord. Les précipitations enregistrées sont, en moyenne annuelle, de 975,7 millimètres. Il pleut en moyenne 118 jours par an, pour une moyenne de 81 millimètres par mois. Il y a un pic de précipitation intervenant au début de l'automne durant les mois de septembre et d'octobre. L'enneigement est régulier en hiver.

Voici un aperçu dans le tableau ci-dessous des précipitations par mois pour l'année 2008 :

Mois J F M A M J J A S O N D Année
Précipitations (hauteur moyenne en mm) 52 43,7 44,9 48,4 52,3 60,9 57,6 52,8 67,8 81,7 63 55 56,7
Source: MSN Météo[5]

Les vents dominants sont caractérisés par leur orientation nord-est / sud-ouest : la Bise. Il vente environ 100 jours par an. En centre-ville, trois des axes principaux sont orientés nord-est / sud-ouest et certaines formes urbaines de ces voiries peuvent jouer un facteur aggravant vis-à-vis du vent (effet de canalisation entre les fronts bâtis, effet venturi)[4].

Géographie administrative[modifier | modifier le code]

Annemasse fait partie de l'agglomération franco-valdo-genevoise, située dans le département de la Haute-Savoie. Annemasse est sise dans la province historique du Faucigny.

Selon les classements établis par l’INSEE, sur des critères géographiques et économiques, Annemasse est un pôle urbain, centre de l’unité urbaine de l'agglomération Annemasse - Les Voirons Agglomération composée de douze communes (Annemasse, Ambilly, Bonne, Cranves-Sales, Étrembières, Gaillard, Juvigny, Lucinges, Machilly, Saint-Cergues, Vétraz-Monthoux et Ville-la-Grand). Annemasse est également la commune centre de l’aire urbaine de Genève-Annemasse (21 communes) intégrée à l’espace urbain Rhône et Alpes.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Plan officiel des quartiers d'Annemasse.
  •       Limite communale

Annemasse est divisée en plusieurs quartiers articulés autour de celui du centre-ville, où se trouvent la mairie et de nombreux commerces. On y trouve le quartier Chablais-Gare au nord, à l'est ceux de Romagny et du Perrier-Livron, au sud le Vernand et à l'ouest le Brouaz. Enfin, une zone industrielle et zone d'activité, ZA du Mont-Blanc, est située à l'extrême est, non loin de l'aérodrome. L'agglomération d'Annemasse comporte une zone urbaine sensible sise dans le quartier du Perrier[6].

Quartier Romagny
Quartier Brouaz
Quartier Perrier-Livron

Le quartier Perrier-Livron est situé à l'est de la ville, la partie du Perrier plus à l'ouest, et la partie Livron en bordure de la limite comunale. Une partie du quartier du Perrier est classée zone urbaine sensible (ZUS) par l'Insee[6]. La population totale dans la ZUS du Perrier est décomptée à 6 160 personnes dans la commune d'Annemasse, selon les statistiques de l'Insee en 2006 révisées en 2011, et 2 292 ménages. La population active y est de 2 547 personnes[7].

Le quartier Perrier-Livron est à tendance résidentielle.

Quartier Vernand

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

À l'époque romaine, la ville existait déjà sous le nom de Namascae.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Annemasse

Les armoiries de la Ville d'Annemasse, que l'on peut voir sur le fronton de l'entrée principal de l'Hôtel de Ville, présentent le blason de la Savoie (croix d'argent sur fond de geules). Elle se blasonnent ainsi :
d'azur à la bande d'or accostée de deux cotices de même, au chef cousu de gueules à la croix d'argent.

  • Éléments extérieurs : Couronne à forteresse
  • Devise : « Agere non loqui » (« Agir plutôt que parler »)

Ces armoiries, ont été adoptées par le Conseil Municipal de la Ville d'Annemasse sur proposition du maire Claude Montessuit le 5 juillet 1933 : Ecu français moderne, d'azur à la bande d'or murale romaine, couronne à forteresse.

Préhistoire et époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

La région a notamment été peuplée par les Allobroges vers 300 av. J.-C. ; on trouve un site archéologique sur le mont Salève.

Une ville récente au passé rural[modifier | modifier le code]

Au VIe siècle, une église y est consacrée par Maxime, évêque de Genève, et par Saint Avit, évêque de Vienne[8].

Appartenant au Duché de Savoie, Annemasse a été française de 1792 à 1815, dans le département du Mont-Blanc puis le département du Léman, avant d'être rendue à la Restauration. Elle est redevenue française en 1860 lors de l'annexion de la Savoie.

Le site géographique de la Ville l'a condamnée à une très longue stagnation, accentuée encore par la rivalité entre la cité de Calvin et les Princes de Savoie dont elle dépendait. Chef-lieu de canton sous le Consulat, Annemasse n'avait que 600 habitants au premier recensement de 1801 et vivait de l'agriculture et des marchés de Genève.

Première étape : l'arrivée du chemin de fer[modifier | modifier le code]

Le développement de la ville a réellement commencé à partir de l'arrivée du chemin de fer.

L'aménagement de la voie ferrée Bellegarde-Evian en 1880, complétée par celle conduisant à Annecy et à Saint-Gervais-les-Bains, va permettre le premier « décollage » d'Annemasse et l'installation des premières industries, malgré le régime pourtant contraignant de la Grande Zone Franche de 1860 qui faisait de Genève la capitale économique et commerciale de toute la Haute-Savoie du Nord.

Au recensement de 1911, Annemasse n'a encore que 3 300 habitants, mais un premier plan d'urbanisme lié à la construction de la gare permet de structurer l'ancien village-rue et d'étendre l'espace urbain.

Naissance et développement d'une petite ville aux portes de Genève (1920-1950)[modifier | modifier le code]

La ville était desservie par la ligne 12 de la compagnie genevoise des tramways électriques de 1921 aux années 1970.

La guerre de 1914-1918 ayant entraîné la fin du régime de la Grande Zone Franche, dite de l'annexion, la disparité entre le franc suisse et le franc français consécutive au financement de la guerre par l'inflation, autant de raisons qui nécessitent un centre urbain pour l'approvisionnement de l'arrière-pays et de la basse vallée de l'Arve. Annemasse se développe fiévreusement et attire une population d'origine paysanne et étrangère. Les Genevois, de leur côté, ne veulent pas perdre le marché de la Savoie proche et installent à Annemasse usines et commerces. Les frontaliers sont alors suisses. Le décolletage et la petite mécanique stimulés par la guerre connaissent un nouveau développement. Annemasse a 6 000 habitants en 1926 et 8 000 en 1936.

Un plan d'urbanisme réalisé par un ingénieur de l’État qui prévoit les futures voiries et l'extension du champ urbain reçoit une première application. La guerre, l'occupation italienne puis allemande entraînent la coupure totale avec Genève et un repli des activités suisses. Pourtant, Annemasse accueille des réfugiés et le transfert d'activités horlogères du Doubs. Près de 1 000 personnes travaillent dans l'horlogerie au début des années 1950.

De la petite ville à la ville moyenne[modifier | modifier le code]

Après 1950, Annemasse va connaître un développement presque continu marqué cependant par des temps d'arrêt assez nets. Entre les différents recensements, Annemasse et son agglomération enregistrent souvent l'un des plus fort accroissements de la région Rhône-Alpes et de la Haute-Savoie. La population d'Annemasse passe de 8 800 habitants en 1946 à 29 000 en 1990. Les communes voisines connaissent une progression sensiblement analogue.

Mais jusqu'en 1962-1965 le développement a été relativement équilibré, l'afflux de travailleurs frontaliers attirés par Genève et eux-mêmes remplacés jusqu'en 1974 par des travailleurs immigrés entraîne une spéculation foncière et immobilière très grave. Le reflux de la main d’œuvre frontalière entre 1975 et 1978 entraîne l'arrêt des constructions privées, la reprise à Genève après 1982 suscite une nouvelle fièvre puis une nouvelle pause, à partir de la fin 1990, suivie d'une reprise récente. Avec un foncier très cher, le problème est de maintenir des activités industrielles dans une agglomération où les salariés sont attirés par Genève ; le renouvellement des industries et leur orientation vers des activités à haute valeur ajoutée (électronique, micro-mécanique, ultra-sons, capteurs) sont une donnée actuelle.

L'agglomération a perdu plus de 2 000 emplois industriels depuis 1975, largement compensés par ceux du tertiaire (services et commerces). Le plan d'urbanisme de 1950 a prévu l'extension d'Annemasse et l'aménagement d'une « seconde ville » au Perrier, réalisée dans les années 1970. Ces vingt dernières années, la ville s'est transformée et équipée (centre culturel, gare routière, salle des sociétés, centre technique municipal, Maison de l’Économie, aménagement du quartier de Romagny, Maison des Associations, Gymnase du Perrier, piétonnnier de la place de l'Hôtel de ville et des alentours). La densification du centre est l'objectif fondamental avec l'axe gare-église Saint-André, ainsi qu'une meilleure intégration du quartier du Perrier qui a bénéficié d'un Contrat de Ville préventif. Au sein de la deuxième agglomération de la Haute-Savoie, la Ville-Centre doit jouer son rôle d'animatrice et incarner l'image française de la grande agglomération genevoise frontalière favorisée par son carrefour autoroutier et les perspectives d'être la gare TGV Sud de Genève.

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Annemasse est au centre d'un nœud routier important. La ville est desservie par une bretelle de l'autoroute A40 nommée l'« autoroute blanche » (Mâcon-Chamonix-Mont-Blanc). D'autre part, un carrefour routier permet d'accéder rapidement au Chablais, au Faucigny, à toute la vallée de l'Arve, au reste du Genevois, mais aussi à l'Ain et à la Suisse voisine. Depuis décembre 2008, la mise en service du tronçon d'autoroute Annecy-Genève de l'A41 (LIANE) la rapproche de la ville d'Annecy.

Annemasse comporte aussi une gare routière à proximité immédiate de la gare ferroviaire.

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

La ville d'Annemasse compte 13 km de réseau cyclable pour 35 km de voiries.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Article connexe : Gare d'Annemasse.
Vue générale de la gare.

Annemasse possède une gare, créée lors de l'aménagement de la ligne de Longeray-Léaz au Bouveret en 1880. Elle comporte 6 voies de quai et une vingtaine de voies de service. Elle est desservie par les TER Rhône-Alpes et les TGV en direction d'Evian-les-Bains ou de Saint-Gervais.

La gare d'Annemasse est la seconde gare du département après Annecy avec 2 000 voyageurs par jour (5 000 voyageurs/jour à Annecy). Elle permet de relier directement les gares de Genève Eaux-Vives, Bellegarde-sur-Valserine, Évian-les-Bains, La Roche-sur-Foron, Annecy ou Saint-Gervais-Le Fayet. Elle sert aussi de départ, via Bellegarde-sur-Valserine, vers les grandes lignes et permet de rejoindre les voies grandes vitesses vers Lyon ou Bourg-en-Bresse. La gare d'Annemasse est un nœud de circulation majeur pour le fret, principalement représenté par les eaux d'Évian et le transport de granulats.

Un projet de liaison entre les réseaux ferroviaires du canton de Genève (Suisse) et de la Haute-Savoie (France) est actuellement en cours de réalisation, dans le cadre du développement de la grande agglomération transfrontalière. Cette liaison a pour dénomination le « CEVA » qui est l'acronyme de « Cornavin - Eaux-Vives - Annemasse ». Actuellement en exploitation partielle jusqu'à la gare des Eaux-Vives, le projet consiste à relier Genève (gare de Cornavin) à Annemasse en contournant le centre-ville de Genève par l'ouest et le sud-est. Il devrait être mis en service dans son intégralité à l'horizon 2017. L'arrivée du RER franco-valdo-genevois sera par ailleurs l'occasion de promouvoir la gare d'Annemasse comme l'arrêt TGV du Sud de l'agglomération genevoise.

Un projet de réouverture de la ligne ferroviaire de 17 km entre Évian-les-Bains et Saint-Gingolph (ligne dite ligne du Tonkin) est également prévue à la suite du projet CEVA et permettra de relier directement Annemasse à Martigny et Sion (Valais).

Transports en commun[modifier | modifier le code]

L'agglomération annemassienne bénéficie de son propre réseau de transports en commun, le réseau TAC (Transports Annemassiens Collectifs), qui est géré depuis 2002 par TP2A (Transports publics de l'Agglomération d'Annemasse, groupement de la RATP et TPG) sous contrat de délégation de service public avec l'agglomération. Le réseau comporte 6 lignes régulières auquel il faut y rajouter les lignes du soir et du week-end. Depuis 2003, le réseau a intégré Unireso. Une ligne d'autobus permet de relier le centre d'Annemasse à Genève via Moillesulaz.

Une extension de la ligne 12 du Tramway de Genève est prévue depuis le terminus actuel de la douane de Moillesulaz à travers Annemasse. Il devrait rejoindre le quartier du Perrier. La mise en service de ce tronçon est envisagée à l'horizon 2016[9]. L'enquête publique se déroule du 12 août au 25 septembre 2013[10]. Cette extension aura une longueur de 3,5 km et comportera sept stations.

Transports aériens[modifier | modifier le code]

Article connexe : Aérodrome d'Annemasse.

L'aérodrome d'Annemasse (ou aérodrome Marcel-Bruchon) est un aérodrome d'affaires et de tourisme situé au nord-est de l'agglomération contre le Bois de Rosses, à cheval sur les communes d'Annemasse, Ville-la-Grand, Vetraz-Monthoux et Cranves-Sales.

Projet « Avenue Lucie-Aubrac » (ex « Boulevard Urbain »)[modifier | modifier le code]

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (mai 2014). Pour l'améliorer, ajouter en note des références vérifiables ou les modèles {{Référence nécessaire}} ou {{Référence souhaitée}} sur les passages nécessitant une source.

La réalisation du projet « Avenue Lucie-Aubrac » s’inscrit dans la mise en place progressive du nouveau plan de déplacements. C’est une voie où cohabiteront les voitures, les cyclistes, les autobus et les piétons. S’étendant du carrefour du Beulet au quai d’Arve via l’avenue de Verdun, la route de Bonneville et la route d’Étrembières, cette avenue permettra la création d’une liaison est/ouest destinée à faciliter les déplacements locaux mais aussi la desserte des quartiers sud en évitant le passage par le centre-ville. Le principe n’est pas d’augmenter le trafic mais de continuer à mieux le répartir.

Le projet date à l'origine des années 1950. Les objectifs liés à la réalisation de l'avenue Lucie-Aubrac sont en tout point conformes à ceux développés dans l’Agenda 21 d’Annemasse : préserver le cadre de vie, réguler les flux de déplacement et renforcer le lien social. Aujourd’hui, les enjeux de sa réalisation sont néanmoins très loin de ceux évoqués alors. Il ne s’agit plus de réaliser une voie « autoroutière » mais une voie de circulation où cohabiteront les différents de modes de déplacements au cœur d’un espace paysager. Absorbant une partie du trafic de transit, l'avenue Lucie-Aubrac permettra aussi de relier les quartiers sud au centre-ville et de leur apporter vie et animation.

L'avenue Lucie-Aubrac sera bordée de pistes cyclables et de vastes trottoirs. Une vaste place centrale au niveau du quartier de Château Rouge et du lycée des Glières sera réalisée. Conçu pour être un lieu de vie, cet espace de près de 4 000 m2 vise à contribuer à améliorer les cheminements piétonniers entre les quartiers sud et le centre-ville. Mené en lien direct avec le dossier de renouvellement urbain du Livron et du Perrier, ce projet vise avant tout à améliorer la qualité de vie des habitants. De la création d’un parc paysager sur le secteur du Beulet à l’accompagnement paysager des cheminements doux sur tout le tracé de la voie, c’est une structure vertébrale verte qui sera mise en place. Au total, sur une voie de 1,9 km, il y aurait plus de 5,5 ha d’espaces verts (équivalent de cinq fois la surface de la place de la Libération d'Annemasse).

Les enjeux du projet :

  1. Créer une nouvelle liaison est-ouest pour faciliter les déplacements dans l’agglomération et protéger le centre-ville.
  2. Dynamiser les liens entre les quartiers sud et le centre-ville.
  3. Limiter le trafic dans les secteurs urbanisés.
  4. Intégrer les voies de circulation dans un vaste aménagement paysager.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale et tendances politiques[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville d'Annemasse.

La ville fait partie de l'arrondissement de Saint-Julien-en-Genevois et est composée de deux cantons : Annemasse-Nord (22 201 inscrits en 2011) et Annemasse-Sud (33 563 inscrits en 2011).

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

La ville d'Annemasse est gérée par la gauche depuis 1977 et la victoire aux municipales de Robert Borrel qui était alors le premier secrétaire de la fédération socialiste départementale. Robert Borrel a été exclu du PS en 1986 après son maintien aux législatives face à Dominique Strauss-Kahn. Il n'a jamais voulu ré-adhérer à ce parti, mais n'en demeure pas moins un « homme de gauche », souvent décrié, mais réélu plusieurs fois.

Depuis les élections de mars 2008, Christian Dupessey a succédé à Robert Borrel au poste de premier magistrat de la ville à la suite de la retraite politique de ce dernier. L'équipe municipale majoritaire (30 sièges sur 39) s'est fortement renouvelée. Elle a fait du développement durable un axe fort de sa politique, en nommant le second adjoint à ce titre.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du conseil municipal d'Annemasse :

Groupe Président Effectif Statut
DVG Christian Dupessey 30 majorité
UMP François Vigny 6 opposition
DVD Jean-Pierre Benoist 3 opposition

Maires d'Annemasse[modifier | modifier le code]

Christian Dupessey, maire mandat 2008 - 2014.

La commune d'Annemasse appartient au royaume de Piémont-Sardaigne jusqu'en 1860. La commune est alors administrée par un conseil communale qui nomme un syndic à sa tête. Par le traité du 24 mars 1860, le roi Victor Emmanuel cède la Savoie et le comté de Nice à Napoléon III. Le conseil communal devenu alors conseil municipal élit alors en qualité de maire le syndic en place : Claude Philippe Dusonchet qui occupait ce poste depuis 1854.

Liste de l'ensemble des maires qui se sont succédé à la mairie d'Annemasse :

Liste des maires successifs[11]
Période Identité Étiquette Qualité
2008 en cours Christian Dupessey DVG  
1997 2008 Robert Borrel DVG  
1996 1997[12] Guy Gavard DVG  
1977 1996[13] Robert Borrel DVG Député SE de 1986 à 1988[14]
1971 1977 Pierre Berthier    
1963 1971 Henri Jeantet[15]    
1959 1963 Claude Montessuit    
1953 1959 Léon Guersillon    
1947 1953 Claude Montessuit    
1942 1947 Jean Deffaugt    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Il existe dans l'agglomération un Tribunal d'instance un Conseil des prud'hommes, une Médecine du travail, ainsi qu'une Maison des associations.

La Maison de Justice et du Droit de l’Agglomération Annemassienne a été créée le 13 novembre 2000 par le Tribunal de Grande Instance de Thonon-les-Bains, l’EPCI (SIVMAA) et l’État.

Depuis le 3 janvier 2011 une antenne du service pénitentiaire d'insertion et de probation (SPIP) de la Haute-Savoie est implantée dans la ville, sur les mêmes compétences territoriales que le tribunal de grande instance de Thonon-les-Bains.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

La ville d'Annemasse pratique une politique volontariste dans le domaine du logement social. Actuellement, le taux de logement aidé est de 24 % (en termes de revenus, ces logements sont accessibles à 75 % de la population).

Les logements sociaux sont réservés aux personnes de nationalité française ou étrangères admises à séjourner en France dans les conditions légales, et ayant des ressources inférieures à un plafond défini chaque année par les services de l’État.

Les bailleurs sociaux sont propriétaires de logements. Néanmoins, en contrepartie de financements, plusieurs organismes sont réservataires de ceux-ci et à ce titre proposent des candidatures lors de la libération d'un appartement. La répartition est généralement la suivante :

  • Employeurs : 40 %
  • Commune : 20 %
  • État (réservation sociale) : 20 %
  • État (fonctionnaires) : 5 %
  • Bailleurs sociaux : 15 %

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Le plan de circulation annemassien est en cours de révision avec les projets de péricentrique et du projet ferroviaire CEVA. Il a intégré entre autres la création de parkings souterrains (sous le parc Montessuit et la place de la Libération). Une nouvelle organisation de la place de la Libération est prévue d'ici 2012. Au premier semestre de l'année 2012, la physionomie des lieux va évoluer : nouvelle série de plantations d'arbres remarquables du côté de l'avenue Ferry et de bouleaux autour de la place, revêtements définitifs de la place et des rues.

Le deuxième semestre de l'année 2011 sera consacré, quant à lui, au rapatriement du Monument aux morts, à la construction des couverts ainsi qu’à la réalisation des plantations définitives. D'une vaste zone de remblais, la place va petit à petit revêtir ses atours afin d'offrir aux Annemassiens un nouvel espace de respiration, première étape d'une vaste opération de reconfiguration de l'espace des trois places.

Quartier Chablais Parc

Les premières démolitions dans le quartier Chablais Parc ont débuté durant le premier trimestre 2011, mettant ainsi fin à des espaces en friches ou à l’abandon. Le second parking public de surface fera aussi l'objet d'une fermeture. Chablais Parc fait partie d'une zone d'aménagement concerté (ZAC) et à ce titre les équipements publics constitués essentiellement des rues, placettes et d'un square seront réalisés par la ville d'Annemasse.

Les constructions seront quant à elles entreprises par la société Virgil. Le programme de construction comprend 489 logements, dont 157 logements aidés, une résidence service de 84 logements, un hôtel *** de 80 chambres, 10 500 m2 de surface commerciale, un multiplexe de cinq salles et un parking public de 320 places.

Les constructions se réaliseront en plusieurs tranches, sachant que les travaux débuteront logiquement par la tranche 1, la plus importante. Sur le plan de l'urbanisme, le projet sera marqué par la construction d'une flèche signal de 17 étages située avenue de la Gare. L'accès au parking souterrain se réalisera par la rue du Môle puis la rue des Alpes. Les voies traversant l'îlot seront piétonnes à l'exception d'une occupation temporaire de véhicules de service ou de déménagement. La durée prévue des travaux de la première tranche est estimée à trois ans et demi.

Quartier Chablais-Gare

...

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La municipalité d'Annemasse s'est engagée dès l'an 2000 dans une réflexion sur le développement durable, avec la conduite de l'Agenda 21 (plan d'actions pour le XXIe siècle). C'est pourquoi la municipalité a choisi de conduire l'ensemble des projets de construction neuve en intégrant une démarche HQE, par exemple pour la Maison des Sports et le Groupe scolaire Saint Exupery.

Les objectifs de l'Agenda 21 d'Annemasse

Intégrer la dimension environnementale dans les politiques économiques et sociales et plus globalement dans le processus de décision municipal. Organiser la concertation de la population et des acteurs locaux. Concevoir et faire vivre un document de référence dans lequel apparaissent les priorités pour le développement durable de la ville et qui sert à l’évaluation des politiques de la ville. L'ensemble des actions de la Ville d'Annemasse en matière de développement durable est porté depuis près de 10 ans par l'engagement municipal sur la mise en place d'un programme Agenda 21 : démarche HQE sur les nouvelles constructions (une école et une maison des sports déjà réalisées), programme de rénovation et d'amélioration thermique des bâtiments existants, création d'un réseau de chaleur bois, mise en place de pédibus, développement du réseau cyclable, introduction de produits bio et équitables pour les 200 000 repas annuels produits par la cuisine centrale, gestion différenciée et biologique des espaces verts, création du Prix Développement Durable de la Ville d'Annemasse. Le programme d'actions élaboré avec les annemassiens est décrit comme le fil rouge de la politique municipale.

Le Plan d'Actions 2009 - 2012

Le Plan d'action Agenda 21 (restructuré a été adopté en Conseil municipal du 29 avril 2009).

Il est construit autour de cinq intentions principales :

  • Améliorer le cadre de vie des annemassiens
  • Maîtriser les flux de déplacements
  • Affirmer la position d'Annemasse, ville solidaire et citoyenne
  • Favoriser un développement économique responsable
  • Lutter contre le réchauffement climatique du bassin lémanique

Jumelages et pactes d'amitié[modifier | modifier le code]

La ville d'Annemasse est jumelée avec plusieurs autres villes étrangères pour des échanges socio-culturels :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants sont dénommés Annemassiens. La population de la ville d'Annemasse et, au-delà, de l'agglomération, a accompagné le développement économique de Genève après la Seconde Guerre mondiale, passant de 8 000 habitants en 1946 à 27 000 habitants en 1990[19]. L'accroissement de la population a conduit à une densification du centre-ville et le remplacement des maisons individuelles par des immeubles d'habitation de taille moyenne. Le dernier recensement (2007) a acté le passage de la ville dans la catégorie des villes de plus de 30 000 habitants.

En 2009, la ville comptait 6 661 immigrés sur 31 293 habitants soit 21,3 % de sa population[20].

En 2011, la commune comptait 32 657 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
515 615 616 776 1 049 1 047 1 045 1 124 1 203
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 143 1 221 1 521 1 996 2 380 2 460 2 811 3 052 3 334
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
4 208 6 009 7 092 8 018 8 831 10 209 13 814 17 166 23 384
1982 1990 1999 2006 2011 - - - -
26 204 27 669 27 253 28 572 32 657 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2004[22].)
Histogramme de l'évolution démographique


Le nombre total de ménages en 2007 à Annemasse est de 14 210[23].

Ces ménages ne sont pas tous égaux en nombre d'individus. Voici ci-dessous, les données en pourcentage de la répartition de ces ménages par rapport au nombre total de ménages.

Les ménages

Ménages de : 1 personne couple sans enfant. un couple avec enfant(s). famille monoparentale.
Annemasse 43,0 % 21,9 % 22,1 % 10,5 %
Moyenne Nationale 33,1 % 26,9 % 28,7 % 8,7 %
Sources des données : INSEE[24]

Au recensement de l'INSEE réalisé en 2012 :

  • Ville : 31 910 habitants
  • Communauté d'agglomération : 80 480 habitants[25]
  • Bassin genevois en 2010 (agglomération étendue) : 860 694 habitants[26]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Annemasse possède de nombreux établissements scolaires.

Écoles maternelles

Bois-Livron, Marianne-Cohn, Jean-Mermoz, La Fontaine, Les Hutins, Saint-Exupéry

Écoles élémentaires
  • Écoles publiques : Bois-Livron, Marianne-Cohn, Jean-Mermoz, La Fontaine, Les Hutins, Saint-Exupéry
  • Écoles privées : Chamarette, Saint-François
Collège
  • Michel-Servet
Lycées
  • Lycée général : Les Glières (Formation tertiaire BTS intégré)
  • Lycée général et technologique : Jean-Monnet
  • Lycée professionnel : Le Salève
Autres et enseignement supérieur

L'École des Beaux Arts du Genevois (EBAG) répartie sur les communes de l'agglomération.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le milieu associatif d'Annemasse est riche et actif, avec un nombre important de structures largement professionalisées parmi lesquelles comptent : la Bibliothèque municipale Pierre-Goy, le centre culturel Château-Rouge, le Conservatoire de Musique d'Annemasse, le Cinéma Art et Essai « Ciné Actuel », la Villa du Parc – Centre d'Art Contemporain, l'école des Beaux-Art du Genevois ...

Villa du Parc[modifier | modifier le code]

L’action culturelle participe fortement à ce travail d’intégration et à la création « d'Annemasse, ville contemporaine », notamment grâce à la Villa du Parc centre d'art contemporain depuis 1986 qui conçoit et organise dans ses murs quatre ou cinq expositions personnelles ou collectives par an, en partenariat avec la Ville de Genève.

Château Rouge[modifier | modifier le code]

Château Rouge, salle de spectacle, architecte Richard Plottier.

Château-Rouge est une association subventionnée pour son fonctionnement par la Ville d'Annemasse, dans le cadre d'une Délégation de Service Public : les missions confiées pour cinq années portent sur la diffusion de toutes les disciplines du spectacle vivant avec une spécificité sur les musiques actuelles et la danse, le jeune public, les actions avec les acteurs de la vie culturelle locale, la coopération transfrontalière, le soutien à la création contemporaine.

Château-Rouge prend la forme d'un équipement intégrant différents espaces : grande salle (1 200 places), salle de concerts (700 places), salle de répétitions (115 places), studios de répétitions, espace café-concert... La Communauté d'agglomération Annemasse Agglo apporte un soutien aux actions très ouvertes à la population de l'agglomération : spectacles grand public, certaines actions en direction du Jeune public.

Festivals[modifier | modifier le code]

Pendant les mois de juillet et août, la ville organise une série de concerts gratuits, qui se déroulent traditionnellement le vendredi soir et le samedi soir au parc Montessuit. Anciennement nommés « Théâtre de verdure » en référence à leur cadre, ces concerts ont été renommés en Musical'été. En raison des travaux effectués au parc (réaménagement des espaces verts et construction du parking Montessuit), les concerts ont été déplacés au parc Fantasia durant l'été 2008. Pour les fêtes de fin d'année, et plus généralement l'hiver la Ville organise le festival « Bonjour l'hiver ».

La bibliothèque municipal organise chaque année le Festival du livre jeunesse.

Santé[modifier | modifier le code]

Annemasse dispose d'une clinique (polyclinique de Savoie) ainsi que d'un hôpital (CHIAB : centre hospitalier intercommunal Annemasse-Bonneville). Cet hôpital est un des précurseurs en France dans l'utilisation de coupeurs de feu pour soulager les patients. Il sera remplacé à l'horizon de 2012 par le nouveau centre hospitalier situé à Findrol regroupant l'hôpital d'Annemasse et celui de Thonon-Les-Bains. De plus une clinique privée ouvrira la même année dans l'agglomération dans le quartier de Brouaz.

Sports[modifier | modifier le code]

Compétition de slalom (canoë-kayak) sur l'Arve.

L'office municipal des sports est installé depuis 2009 à la Maison des sports[27] au 30, rue Pasteur ou 14, avenue Henri-Barbusse.

La ville accueille annuellement plusieurs événements sportifs :

  • la course à pied des Foulées Annemassiennes[28]
  • la course cycliste Annemasse-Bellegarde-Annemasse, organisée dans le cadre des Circuits continentaux de cyclisme
  • le Grand prix d'escalade de la ville d'Annemasse ou Open d'escalade d'Annemasse (20e édition en février 2012), avec des compétiteurs de niveau national et international.
  • les 24 heures de natation, organisées par le club Annemasse Natation[29]
  • Annemasse a été en 2004, ville-départ du 18e Tour de France[30] pour l'étape Annemasse - Lons-le-Saunier (étape no 18). Le Tour de France traverse aussi régulièrement la ville, comme par exemple en 2010, au cours l'étape Station des Rousses - Morzine-Avoriaz (étape no 8)[31].
  • ...

Médias[modifier | modifier le code]

Télévision

La chaîne de télévision locale TV8 Mont-Blanc diffuse des émissions sur les pays de Savoie. le JT par exemple informe régulièrement de l'actualité d'Annemasse et plus globalement de la région Franco Valdo Genevoise. Cette vaste région possède par ailleurs sa propre émission (AGGLO) sur TV8 Mont-Blanc et Léman Bleu à Genève. France 3 couvre également l'actualité d'Annemasse et de sa région.

  • De plus, il est possible de recevoir 2 télévisions locales Suisses: Léman Bleu Tv, et Rouge TV, transmises par un émetteur de l' OFCOM Suisse, autorisé par le CSA, implanté sur la gare supérieure du téléphérique du Salève, qui est captable, aussi dans le Pays de Gex.
Presse écrite

Les journaux locaux sont Le Messager, dans son édition du Genevois, et Le Dauphiné libéré, dans son éditions des bords du Léman.

Radio

La ville est couverte par des antennes locales de radios dont France Bleu Pays de Savoie[32].
La première radio libre d'Annemasse (crée en juin 1982), KTFM, fut conçu par des dissidents de EFM 21 - Radio Thollon-les-Mémises[33]. Le nom de KTFM s'inspire du nom d'une radio éponyme de San Antonio (États-Unis). La station offre alors une grille de programme très proche de radio Thollon avant de fusionner avec Radio Evasion pour donner KTFM Evasion. La raréfaction des fréquences FM impose une concentration des stations de radios, si bien que KTFM fusionne en 1983 avec les radios Cosmic Massongy et Radio Club, la station de la discothèque le Macumba pour former Radio Plus. Toutefois une partie de l'équipe continue l'aventure KTFM et scinde la société en deux entités qui seront rachetées par les gros réseaux pour devenir NRJ Gex (KTFM) et Europe 2 (KTFM 2).

  • Des radios locales Suisses sont aussi captables, via un émetteur implanté sur le Petit Salève.
  • En 2014, la commune d'Annemasse a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ »[34] pour la cinquième année consécutive.

Économie[modifier | modifier le code]

Le développement économique d'Annemasse à la fin du XIXe siècle est lié au développement du réseau ferroviaire en Haute-Savoie qui fait de la ville un important nœud pour le trafic de passagers comme de marchandises.

Annemasse tire avantage de sa proximité avec la République et Canton de Genève. La ville compte également un casino (190 machines à sous), qui est la source d'une partie des recettes de la ville.

Emploi[modifier | modifier le code]

En 1999, Annemasse comptait une population de 13 706 actifs au total.

Répartition des emplois par domaine d'activité en 1999

  Agriculteurs Artisans, commerçants, chefs d'entreprise Cadres, professions intellectuelles Professions intermédiaires Employés Ouvriers
Annemasse 0,1 % 5,7 % 7,5 % 20,4 % 33,4 % 32,9 %
Moyenne nationale 2,4 % 6,4 % 12,1 % 22,1 % 29,9 % 27,1 %
Sources des données : INSEE[35]

Différentes structures se chargent des demandeurs d'emploi :

  • Antenne Pôle emploi Annemasse, au 21, avenue de Verdun
  • Mission Locale pour l'Emploi des Jeunes- Antenne d'Annemasse, au 26, avenue de Verdun
  • Trait d'Union (Association intermédiaire chargée de l'insertion professionnelle des personnes en difficulté), au 41, rue du Salève

Entreprises de la ville[modifier | modifier le code]

Annemasse comporte 1 898 établissements, dont une grande part de commerces et de services.

Les trois principales entreprises présentes à Annemasse sont Parker Hannifin (chiffre d'affaires : 134 M €), Siegwerk (107 M €) et le Géant Casino d'Annemasse (17 M €, agrandi en 2011).

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument à Michel Servet.

Espaces verts[modifier | modifier le code]

Annemasse en 2014 est confirmé une ville fleurie avec « trois fleurs » par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[45].

Le principal espace vert annemassien est le jardin Claudius Montessuit, situé en centre-ville et nommé d'après un ancien maire de la ville. Il accueille notamment une aire de jeux pour enfants et le Kiosque à Musique Marius David où se déroulent en été les concerts du « Théâtre de Verdure ». Le kiosque à musique d’Annemasse fut construit en 1931 dans le parc municipal Claudius Montessuit. Sa construction était destinée à l’Harmonie municipale, laquelle, durant la saison estivale se proposait de donner des concerts chaque semaine. L’étude du projet fut confiée à l’architecte municipal Maurice Pacthod. Les caractéristiques en sont les suivantes : kiosque, avec sous-sol, de 10 m de diamètre et de forme octogonale, en béton ; les poteaux sont en chêne et les plancher et plafond en lames de pin d’Orégon. Les entrepreneurs ont été Victor Mogenet pour la maçonnerie, Yves Hubert Dentand pour la charpente-menuiserie et Michel Coppo pour les travaux de couverture et ferblanterie. Le 12 juillet 1996, le maire Robert Borrel dévoile une plaque commémorative en mémoire de Marius David, musicien – auteur - compositeur annemassien et cofondateur du Comité des Fêtes d’Annemasse.

On y trouve aussi d'autres parcs et espaces verts :

  • Le parc Eugène-Maître, récemment aménagé, arborisé avec plus de 50 variétés différentes d'érable, comprend aussi des jeux pour enfants et un échiquier géant. Le nom provient de l'entreprise qui y avait son usine.
  • Le jardin des Iris, où sont plantées plus de 50 variétés d'iris, se trouve au bord de l'Arve.
  • Le parc de l'île aux castors se situe à l'ouest de la ville.
  • Le Parc Fantasia dans le quartier du Brouaz abritant l'ancienne « villa Montfort » baptisée en 1939 « La Fantasia », acquise par la ville en 1968[46].

Gastronomie[modifier | modifier le code]

La gastronomie annemassienne s'inscrit dans la cuisine typique savoyarde préparée à l'aide de produits du terroir et des alpages montagnards essentiellement des Bauges. Outre la célèbre fondue savoyarde, les principaux plats sont les bognettes à base de pomme de terre, mais aussi les crozets[47], la péla, la tartiflette, les diots, la polenta, les rioutes[48] et la longeole (charcuterie aromatisée au carvi[49]). Pour le dessert, on ne peut que citer les bugnes, la confiture de lait et la tarte aux myrtilles.

Lieux de cultes[modifier | modifier le code]

La commune dispose de nombreux lieux de culte de plusieurs confessions religieuses[50] :

Lieux de culte catholiques
Lieux de culte juifs
Lieux de culte musulmans
  • Association islamique turque
  • Association Nour
Lieux de culte protestants
Lieu de culte mormon

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Populationdata.net, consulté le 31 août 2011
  2. Sources des données : Insee - Annemasse : Données générales
  3. http://www.populationdata.net/index2.php?option=pays&pid=68&nom=france
  4. a, b et c Étude d'impact — État initial de l'environnement, dossier de réalisation, « Climatologie d'Annemasse », février 2008
  5. a et b Base de données météo et observations temps réelle par Moyennes météorologiques mensuelles et annuelles pour Annemasse, Haute-Savoie (74100) et Météo France
  6. a et b Le Perrier : ZUS, Insee,
  7. Fiche Estimations de population par quartier, Insee, Numéro : 8215040, 2006, données révisées en mars 2011
  8. Le Quid et le site Sabaudia ne tombent pas d'accord sur la date de cet événement (516 ou 522 suivant les versions)
  9. Annemasse Aggo: Le tram d'Annemasse Agglo
  10. Dossier d'enquête publique
  11. Source des Archives départementales de la Haute-Savoie.
  12. L'Hôtel de Ville d'Annemasse va changer de visage, le maire Guy Gavard confirme son retrait pour permettre le retour de Robert Borrel qui termine son année d'inéligibilité sur Tribune de Genève, le 17 septembre 1997.
  13. Conseil d’État. Arrêt du Conseil d’État n° 176967 du 02.10.1996 : Inéligibilité d'un maire pour avoir bénéficié de prestations gratuites de la part de deux entreprises d'imprimerie. sur archives.elunet.org, le 2 octobre 1996.
  14. Robert Borrel sur assemblee-nationale.fr, consulté le 21 décembre 2008.
  15. Le stade de football de Vetraz-Monthoux porte depuis son nom
  16. Il entre au conseil municipal en 1870 puis devient adjoint de Marc Couriard en 1871.
  17. Pendant longtemps, le nom Couriard a été écrit par erreur avec deux "r" y compris la plaque de la rue portant son nom qui sera bientôt changée.
  18. Il est ensuite conseiller municipal jusqu'en 1874.
  19. Histoire d'Annemasse
  20. Commune : Annemasse - 74012 IMG1A - Population par sexe, âge et situation quant à l'immigration , Insee 2009
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  23. Commune : Annemasse (74012), Insee, FAM T1 - Ménages selon la structure familiale
  24. Données démographiques cités par le l'
  25. Annemasse Agglo « Nous connaître », consulté le 31 mai 2011
  26. Projet d'agglo franco-valdo-genevoise « Caractéristiques », consulté le 31 mai 2011
  27. Maison des sports, Ville d'Annemasse, consulté le 31 mai 2011
  28. site officiel
  29. Abc natation
  30. Historique des Tours de France depuis 1903 sur LeTour.fr, consulté le 13 décembre 2008.
  31. Profil de l'étape Station des Rousses - Morzine-Avoriaz sur LeTour.fr, consulté le 14 octobre 2009.
  32. Journal Officiel n°269 du 20 novembre 2007 - Décision du CSA concernant Hot radio Chambéry
  33. KTFM sur 100 ans de Radio, consulté le 13 décembre 2008.
  34. « Les Villes Internet 2014 », sur le site officiel de l’association « Ville Internet » (consulté le 20 juillet 2014).
  35. Données démographiques d'après l'INSEE compulsées par linternaute
  36. Pressbook, site officiel Déborah Anthonioz, consulté le 31 mai 2011
  37. Philippe Chevallier sur LeTour.fr, consulté le 13 décembre 2008.
  38. Philippe Chevallier sur Le site du cyclisme, consulté le 13 décembre 2008.
  39. Fernand David, Base de données des députés français depuis 1789, Assemblée nationale, consulté le 31 mai 2011
  40. Jean Deffaugt sur Comité français pour Yad Vashem.
  41. Marianne Cohn, Afmeg.info, consulté 31 mai 2011
  42. L’ombre d’un homme en noir : Benito Mussolini à Annemasse, Le Dauphine, par Gilbert Taroni, 10/08/2012
  43. Parc Fantasia, villa du Parc, Inventaire général du patrimoine culturel, Ministère de la culture, France, 2003
  44. a et b Georges Chapier, Châteaux Savoyards : Faucigny, Chablais, Tarentaise, Maurienne, Savoie propre, Genevois, La Découvrance. Collection L'amateur Averti,‎ 2005, 410 p. (ISBN 978-2-8426-5326-2), p. 38.
  45. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « ‪Concours des villes et villages fleuris‬ » (consulté le 20 juillet 2014).
  46. La Villa et le Parc Fantasia, Ville d'Annemasse, 2011
  47. Pâtes savoyardes - Divins crozets sur Le Point n°1748, le 16 mars 2006.
  48. Luce Emeriaud et Marie-Paule Roc, Cuisine des pays de Savoie, Éd. Libris, 2003, (ISBN 978-2-907781-18-3).
  49. Jean-Robert Pitte, Delicatessen alpestres dans Cochons et cochonnailles : la quête du saint gras, L’Alpe n°42, automne 2008, p.8.
  50. Lieux de culte sur mairie-annemasse.fr, consulté le 19 décembre 2008.
  51. a et b Une Paroisse aux mille visages
  52. Eglise Saint-André, son histoire... sur mairie-annemasse.fr, consulté le 19 décembre 2008.
  53. Claude Bergeron, Geoffrey Simmins et Jean Rochon (dom.), L'Abbaye de Saint-Benoît-du-Lac et ses bâtisseurs, vol. 4, Presses Université Laval,‎ 1997, 323 p. (ISBN 978-2-76377-527-2), p. 109.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Guy Gavard, Histoire d’Annemasse et des communes voisines, éd. Fontaine de Siloé

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]