Annemasse

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Annemasse

Vue de l'entrée d'Annemasse
Vue de l'entrée d'Annemasse

Annemasse#Héraldique
Détail
Administration
Pays France
Région Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Arrondissement de Saint-Julien-en-Genevois
Canton Canton d'Annemasse-Sud,(partie)
Canton d'Annemasse-Nord,(partie)
Code Insee abr. 74012
Code postal 74100
Maire
Mandat en cours
Christian DUPESSEY
2008-2014
Intercommunalité Annemasse - Les Voirons Agglomération
Site internet Mairie-annemasse.fr
Démographie
Population 30 618 hab. (2007)
Densité 6 148 hab./km²
Aire urbaine 217 336 hab.
Géographie
Coordonnées
géographiques
46° 11′ 45″ Nord
         6° 14′ 11″ Est
/ 46.1958333333, 6.23638888889
Altitudes mini. 399 m — maxi. 504 m
Superficie 4,98 km²

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Voir la carte administrative

Annemasse est un chef-lieu de canton du département de la Haute-Savoie, en France. La ville est située à la frontière franco-suisse, au sud du lac Léman et dans l'aire urbaine de Genève (agglomération franco-valdo-genevoise). Avec une population d'environ 30 000 habitants, la ville se classe au 270e rang national[1]. L'agglomération, qui regroupe douze communes, est la deuxième de Haute-Savoie.

Sommaire

[modifier] Géographie

[modifier] Situation

[modifier] Localisation

L’Arve à Annemasse

Annemasse est située à la frontière franco-suisse, dans le nord des Alpes françaises, à 2 km du canton de Genève et à 45 km d'Annecy, la préfecture de Haute-Savoie. La ville est entourée par le Mont Salève (alt. 1 300m au sud) et la rivière Arve au sud-ouest puis à l'ouest), les Voirons (alt. 1 450m) à l'est et la frontière suisse à l'ouest et à 26 km de Thonon-les-Bains.

Elle constitue l'entrée de la vallée de l'Arve.

[modifier] Climat

Le climat y est de type montagnard [2] et « lacustre » en raison de la présence du Massif alpin et du lac Léman.

Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard
Paris 1 797 h/an 642 mm/an 15 j/an 19 j/an 13 j/an
Nice 2 694 h/an 767 mm/an 1 j/an 31 j/an 1 j/an
Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an
Annemasse ... h/an 680 mm/an 5 j/an ... j/an ... j/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an

Voici un aperçu dans le tableau ci-dessous pour l'année 2008 :

Mois J F M A M J J A S O N D Année
Températures (sous abri, normales) °C 1.5 3 6.5 9.5 15.5 17.5 20 20 16 11.5 5.5 3 10.8
Précipitations (hauteur moyenne en mm) 52 43.7 44.9 48.4 52.3 60.9 57.6 52.8 67.8 81.7 63 55 56.7
Source: MSN Météo [3]

[modifier] Voies de communications

[modifier] Voies routières

Annemasse est au centre d'un nœud routier important. La ville est desservie par une bretelle de l'autoroute A40 nommée l'« Autoroute blanche » (Mâcon-Chamonix-Mont-Blanc). D'autre part, un carrefour routier permet d'accéder rapidement au Chablais, au Faucigny, à toute la vallée de l'Arve, au reste du Genevois, mais aussi à l'Ain et à la Suisse voisine. Depuis décembre 2008, la mise en service du tronçon d'autoroute Annecy-Genève la rapproche de la ville d'Annecy.

Annemasse comporte aussi une gare routière à proximité immédiate de la gare ferroviaire.

Le projet de Boulevard Urbain

Les objectifs liés à la réalisation du Boulevard Urbain sont en tout point conforme à ceux développés dans l’Agenda 21 d’Annemasse : Préserver notre cadre de vie, réguler les flux de déplacement et renforcer le lien social. Le projet de Boulevard Urbain n’est pas nouveau. Aujourd’hui, les enjeux de sa réalisation sont néanmoins très loin de ceux évoqués alors. Il ne s’agit plus de réaliser une voie « autoroutière » mais une voie de circulation où cohabiteront les différents de modes de déplacements au cœur d’un espace paysager. Absorbant une partie du trafic de transit, le Boulevard Urbain permettra aussi de relier les quartiers sud au centre-ville et de leur apporter vie et animation.

Faciliter la desserte des quartiers sud :

La réalisation du Boulevard Urbain s’inscrit dans la mise en place progressive du nouveau plan de déplacements. C’est une voie où cohabiteront les voitures, les cyclistes, les autobus et les piétons. S’étendant du carrefour du Beulet au quai d’Arve via l’avenue de Verdun, la route de Bonneville et la route d’Etrembières, cette avenue permettra la création d’une liaison Est/Ouest destinée à faciliter les déplacements locaux mais aussi la desserte des quartiers sud en évitant le passage par le centre-ville. Le principe n’est donc pas d’augmenter le trafic mais de continuer à mieux le répartir.

Une voie dans un parc :

Le boulevard urbain sera bordé de pistes cyclables et de vastes trottoirs. Une vaste place centrale au niveau du quartier de Château Rouge et du lycée des Glières sera réalisée. Véritable lieu de vie, cet espace de près de 4000 m² contribuera à améliorer les cheminements piétonniers entre les quartiers sud et le centre-ville. Mené en lien direct avec le dossier de renouvellement urbain du Livron et du Perrier, ce projet vise avant tout à améliorer la qualité de vie des habitants. De la création d’un parc paysager sur le secteur du Beulet à l’accompagnement paysager des cheminements doux sur tout le tracé de la voie, c’est une structure vertébrale verte qui sera mise en place. Au total, sur une voie de 1,9 km, il y aurait plus de 5,5 ha d’espaces verts (soit 5 fois la surface de la place de la Libération).

Les enjeux du projet :

  1. Créer une nouvelle liaison est-ouest pour faciliter les déplacements dans l’agglomération et protéger le centre-ville
  2. Dynamiser les liens entre les quartiers sud et le centre-ville
  3. Limiter le trafic dans les secteurs urbanisés
  4. Intégrer les voies de circulation dans un vaste aménagement paysager

[modifier] Pistes cyclables

La ville d'Annemasse compte 13 km de réseau cyclable pour 35 km de voiries.

[modifier] Transport ferroviaire
Vue générale de la gare.

Annemasse possède une Gare, créée lors de l'aménagement de la voie ferrée Bellegarde-Évian en 1880. Elle comporte 6 voies de quai et une vingtaine de voies de service. Elle est desservie par les TER. La gare d'Annemasse est la seconde gare du département après Annecy avec 2 000 voyageurs par jour (5 000 voyageurs/jour à Annecy). Elle permet de relier directement les gares de Genève Eaux-Vives, Bellegarde-sur-Valserine, Évian-les-Bains, La Roche-sur-Foron, Annecy ou Saint-Gervais-Le Fayet. Elle sert aussi de départ, via Bellegarde-sur-Valserine, vers les grandes lignes et permet de rejoindre les voies grandes vitesses vers Lyon ou Bourg-en-Bresse. La gare d'Annemasse est un nœud de circulation majeur pour le fret, principalement représenté par les eaux d'Évian et le transport de granulats.

Un projet de liaison entre les réseaux ferroviaires du canton de Genève (Suisse) et de la Haute-Savoie (France) est actuellement en cours de réalisation, dans le cadre du développement de la grande agglomération transfrontalière. Cette liaison a pour dénomination la CEVA qui est l'acronyme de « Cornavin - Eaux-Vives - Annemasse ». Actuellement en exploitation partielle, le projet consiste à relier Genève (Gare de Cornavin) à Annemasse en contournant le centre-ville de Genève par l'ouest et le sud-est. Il devrait être mis en service dans son intégralité à l'horizon 2014. L'arrivée de ce RER régional sera par ailleurs l'occasion de promouvoir la gare d'Annemasse comme l'arrêt TGV du sud de l'agglomération genevoise.

La ligne Annemasse-Eaux-Vives est en place depuis plus de 30 ans. La partie française de la ligne 12 des tramways genevois, qui desservait au départ également la gare d'Annemasse (via Gaillard), avait été supprimée, mais elle est redevenue à l'ordre du jour depuis quelques années.

Un projet de réouverture de la ligne ferroviaire de 17 km entre Evian-les-Bains et Saint-Gingolph (ligne dite du ligne du Tonkin) est également prévue à la suite du projet CEVA et permettra de relier directement Annemasse à Martigny et Sion (en Valais suisse).

[modifier] Transports en commun

L'agglomération annemassienne bénéficie de son propre réseau de transports en communs. Il est géré sous contrat avec l'agglomération par la TP2A (RATP - TPG) depuis 2002. Le réseau comporte 6 lignes régulières auquel il faut y rajouter les lignes scolaires et soir et week-end. Depuis 2003, le réseau a intégré Unireso. Une ligne d'autobus permet de relier le centre d'Annemasse à Genève via Moillesulaz.

[modifier] Transports aériens

La ville est équipée d'un aérodrome d'affaires et de tourisme. Il est situé au nord-est de l'agglomération contre le Bois de Rosses, à cheval sur les communes d'Annemasse, Ville-la-Grand, Vetraz-Monthoux et Cranves-Sales. Il complète par ses activités l'aéroport international de Genève-Cointrin situé à seulement 20 km par la route.

Histoire

L'idée d'un aérodrome au sens régional fut évoqué très tôt en raison de l'absence de structure adaptée entre Thonon-les-Bains et Annemasse et ce malgré un environnement propice à sa construction. Il faut attendre les années 30 pour qu'un suisse naturalisé français, M. François Durafour[4], entreprenne les démarches pour la construction d'un aérodrome permanent à Annemasse avec l'aide entre autres de MM. Montesuit, Vinit, Grange et Pacthod[5].
La seconde guerre mondiale met en pause le projet. Grâce à ses nombreuses relations tant à Paris que dans la commune d'Annemasse, il obtient l'autorisation de construire l'aérodrome et fonde l'un des tout premiers Aéro-club de France en 1946. L'année suivante, l'aérodrome ouvre ses portes avec un grand meeting aérien organisé le 27 juillet 1947. Il se destine surtout au tourisme aérien. En 1948, le terrain est homologué et l'aéro-club devient le Club Aéronautique d’Annemasse (CAA) tandis que l'aérodrome sera par la suite baptisé "du nom de Marcel Bruchon, le premier moniteur de vol du club, homme qui aurait été décisif durant la 2ème phase de développement de l’aérodrome."

Suite à l'arrêt des activités de M. Durafour, c'est la municipalité d'Annemasse qui favorise son développement en y installant en 1983 une école de pilotage, une base de Mont-Blanc-Hélicoptères (avec centre de formation), une école de saut en parachute et son Para club. Un parking et un hangar pour avion d'affaire a été construit en 2003 permettant ainsi de développer les activités de l'aérodrome vers l'aviation d'affaire.

Description
  • Altitude : 1617 pieds
  • Piste : 1300 x 35 m en position 12-30
  • CAA : 400 membres et 17 salariés
  • Parking : 24 appareils

[modifier] Urbanisme

[modifier] Morphologie urbaine

Annemasse est divisée en plusieurs quartiers articulés autour de celui du centre-ville, où se trouvent la mairie et de nombreux commerces. On y trouve le quartier Chablais-Gare au nord, à l'est ceux de Romagny et du Perrier-Livron, au sud le Vernand et à l'ouest le Brouaz. Enfin, une zone industrielle et d'activités est située à l'extrême est, non loin de l'aérodrome.

[modifier] Le quartier Chablais Gare

La rénovation du quartier Chablais-Gare est en marche. Une concertation est mise en œuvre pendant toute la durée d’élaboration du projet. Entre la gare et la place Jean Deffaugt, le quartier Chablais Gare reste un morceau de ville inachevé. Après plusieurs tentatives privées de réaménagement, Annemasse doit profiter de son développement actuel pour réhabiliter, enfin, cette partie du centre-ville. Cet aménagement, comme l’aboutissement du péricentrique, confortera Annemasse dans son rôle de ville centre. Il devient donc nécessaire d’aménager le quartier Chablais Gare pour revitaliser les liens entre la Gare et le centre-ville.

Aménager le quartier Chablais Gare, c’est poursuivre la construction de la ville en recherchant une diversité de fonctions. Le projet prévoit notamment la réalisation de 450 logements où la mixité sociale sera affirmée (locatif social, libre et accession à la propriété). Pour renforcer la vie économique du centre, des activités commerciales sur 7200 m² de surface de vente devraient être également créées. Un complexe cinématographique (6 salles), des espaces publics, et des parkings complèteront ce programme ambitieux. Le « parti d'aménagement » repose sur un grand espace public traversant entre la rue du Chablais et l'avenue de la Gare.

[modifier] Logement

Le nombre total de logements dans la commune est de 13 977[6]. Parmi ces logements, 87,7 % sont des résidences principales, 2,9 % sont des résidences secondaires et 9,4 % sont des logements vacants. Ces logements sont pour une part de 7,7 % des maisons individuelles, 90,4 % sont des appartements et enfin seulement 1,9 % sont des logements d'un autre type. Le nombre d'habitants propriétaires de leur logement est de 38,3 %[6]. Ce qui est inférieur à la moyenne nationale qui se monte à près de 55,3 %. Le nombre de locataires est de 58,2 % sur l'ensemble des logements qui est supérieur à la moyenne nationale qui est de 39,8 %[6]. On peut noter également que 3,4 % des habitants de la commune sont des personnes logées gratuitemen, au niveau de l'ensemble de la France le pourcentage est quand à lui de 4,9 %. Toujours sur l'ensemble des logements de la commune, 9,7 % sont des studios, 21,3 % sont des logements de deux pièces, 32,9 % en ont trois, 24,1 % des logements disposent de quatre pièces, et 12 % des logements ont cinq pièces ou plus[6]. La Ville d'Annemasse pratique une politique volontariste dans le domaine du logement social. Actuellement, le taux de logement aidé est de 24 % (en termes de revenus, ces logements sont accessibles à 75 % de la population).

[modifier] Projets d'aménagements

La municipalité actuelle a prévu de concentrer ses efforts sur le réaménagement du quartier Chablais-Gare par la création d'une ZAC.

Le plan de circulation annemassien est aussi en cours de révision avec les projets de péricentrique et du projet ferroviaire CEVA. Il a intégré entre autre la création de parkings souterrains (montessuit, place du marché).

Un prolongement de la ligne de tramway genevoise n° 12 depuis le terminus actuel de Moillesulaz vers le centre ville d'Annemasse est également à l'étude.

[modifier] Toponymie

À l'époque romaine, la ville existait déjà sous le nom de Namascae.

[modifier] Histoire

[modifier] Héraldique

Armes d'Annemasse

Les armes d'Annemasse se blasonnent ainsi :

  • d'azur à la bande d'or accostée de deux cotices de même, au chef cousu de gueules à la croix d'argent (la Savoie, à rapprocher du drapeau Helvétique).

On sait très peu de chose sur ce blason...

[modifier] Préhistoire et époque gallo-romaine

La région a notamment été peuplée par les Allobroges vers 300 av. J-C; on trouve un site archéologique sur le Mont-Salève.
Au VIe siècle, une église y est consacrée par Maxime, évêque de Genève, et par saint Avit, évêque de Vienne[7]. Il convient de se souvenir que la Savoie n'est Française que depuis peu. Pour exemple, on pourra noter la fête de l'Escalade à Genève, qui célèbre le jour où les genevois ont versé de l'huile bouillante sur les assaillants du duché voisin, propriété de l'Italie à l'époque. De nos jours, des marmites (en référence à l'huile) en chocolat sont vendues à cette époque de l'année, et les annemassiens, surtout les travailleurs frontaliers, achètent ces gourmandises.

[modifier] Époque moderne

[modifier] Occupation allemande


[modifier] Politique et administration

L'hôtel de ville d'Annemasse.

La ville fait partie de l'arrondissement de Saint-Julien-en-Genevois et est composée de deux cantons : Annemasse-Nord (7 534 habitants en 1999) et Annemasse-Sud (20 125 habitants en 1999).

[modifier] Tendances politiques

La ville d'Annemasse est gérée par la gauche depuis 1977 et la victoire aux municipales de Robert Borrel qui était alors le premier secrétaire de la fédération socialiste départementale. Robert Borrel a été exclu du PS en 1986 après son maintien aux législatives face à Dominique Strauss-Kahn. Il n'a jamais voulu ré-adhérer à ce parti, mais n'en demeure pas moins un "homme de gauche".

Depuis les élections de Mars 2008, Monsieur Christian Dupessey a succédé à Monsieur Borrel au poste de premier magistrat de la ville. L'équipe municipale majoritaire (30 sièges sur 39) s'est fortement renouvelée. Elle a fait du développement durable un axe fort de sa politique.

[modifier] Administration municipale

Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du Conseil municipal d'Annemasse :

Groupe Président Effectif Statut
DVG Christian Dupessey 30 majorité
UMP François Vigny 6 opposition
DVD Jean-Pierre Benoist 3 opposition

[modifier] Les maires d'Annemasse

La commune d'Annemasse appartient au royaume de Piemont Sardaigne jusqu'en 1860. La commune est alors administrée par un conseil communale qui nomme un syndic à sa tête. Par le traité du 24 mars 1860, le roi Victor Emmanuel cède la Savoie et le comté de Nice à Napoléon III. Le conseil communal devenu alors conseil municipal élit alors en qualité de maire le syndic en place : Claude Philippe Dusonchet qui occupait ce poste depuis 1854.

Liste de l'ensemble des maires qui se sont succédé à la mairie d'Annemasse :

Liste des maires successifs[8]
Période Identité Parti Qualité
1942 1947 Jean DEFFAUGT ... ...
1947 1953 Claude MONTESSUIT ... ...
1953 1959 Léon GUERSILLON ... ...
1959 1963 Claude MONTESSUIT ... ...
1963 1971 Henri JEANTET[9] ... ...
1971 1977 Pierre BERTHIER ... ...
1977 1996[10] Robert BORREL DVG Professeur de lettres
Député SE 1986-1988[11]
1996 1997[12] Guy GAVARD DVG Historien[13]
Professeur d'histoire - géographie
1997 2008 Robert BORREL DVG Professeur de lettres
Député SE 1986-1988[11]
2008 → en cours Christian DUPESSEY DVG ...


[modifier] Instances judiciaires et administratives

Il existe à Annemasse un Tribunal d'Instance ainsi qu'un Conseil des Prud'Hommes.

[modifier] Politique environnementale

La recherche de Haute Qualité Environnementale (H.Q.E.) est une démarche globale de définition et réalisation de projets, visant, à minimiser l'impact d'un bâtiment sur son environnement intérieur et extérieur, tout au long de sa durée de vie.

La municipalité d'Annemasse s'est engagée dès l'an 2000 dans un réflexion sur le développement durable, avec la conduite de l'Agenda 21 (plan d'actions pour le 21è siècle).

Ainsi, concrétisant cette préoccupation environnementale, la municipalité a choisi de conduire l'ensemble des projets de construction neuve en intégrant une démarche H.Q.E. La qualité environnementale constitue un des critères de choix à chaque stade des nouveaux projets de bâtiments : Maison des Sports, Groupe Scolaire Naly... Les exigences techniques et environnementales sont déclinées pour chaque projet, selon une classification en 14 cibles. Esthétique, durabilité, fonctionnalité, confort, réduction, des consommations : la qualité environnementale prend en compte la globalité avec pour objectif de minimiser les impacts du bâtiment sur l'environnemen

[modifier] Jumelages et pactes d'amitié

La ville d'Annemasse est jumelée avec plusieurs autres villes étrangères pour des échanges socio-culturels :

[modifier] Population et Société

[modifier] Démographie

Les habitants sont dénommés Annemassiens. La population de la ville d'Annemasse et, au-delà, de l'agglomération, a accompagné le développement économique de Genève après la Seconde Guerre Mondiale, passant de 8 000 habitants en 1946 à 29 000 habitants en 1990[18]. L'accroissement de la population a conduit à une densification du centre-ville et le remplacement des maisons individuelles par des immeubles d'habitation de taille moyenne. Le dernier recensement (2007) a acté le passage de la ville dans la catégorie des villes de plus de 30 000 habitants.

Ci-dessous, l'évolution démographique de la ville d'Annemasse fournie par les divers recensements de 1793 à 1999.

Évolution démographique

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
515 615 616 776 abs. 1 049 abs. 1 047 abs.
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 045 1 124 1 203 1 143 1 221 1 521 1 996 2 380 2 460
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 811 3 052 3 334 4 208 6 009 7 092 8 018 8 831 10 209
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2007 -
13 814 17 166 23 384 26 204 27 669 27 253 29 082 30 618 -
Nbre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes - Sources : Cassini[19] et INSEE[20]

Voici ci-dessous, un tableau démographique du XXe siècle sur la ville d'Annemasse classé par date de recensement.

Évolution de la pyramide des âges de la ville d'Annemasse, comparaison entre l'année 1999 et 1982[21] :

Pyramide des âges en 1999 en nbre d'individus.
Hommes Classe d'âge Femmes
576  75 à plus  1 104
1 319  60 à 74  1 735
3 350  40 à 59  3 665
4 262  20 à 39  4 463
3 443  0 à 19  3 321
Pyramide des âges en 1982 en nbre d'individus.
Hommes Classe d'âge Femmes
299  75 à plus  730
970  60 à 74  1 366
2 705  40 à 59  2 745
4 673  20 à 39  4 888
4 008  0 à 19  3 871

Le nombre total de ménages à Annemasse est de 12 258. Ces ménages ne sont pas tous égaux en nombre d'individus. Voici ci-dessous, les données en pourcentage de la répartition de ces ménages par rapport au nombre total de ménages.

Les ménages

Ménages de : 1 personne 2 pers. 3 pers. 4 pers. 5 pers. 6 pers. ou +
Annemasse 39,6 % 29,6 % 13,9 % 10,4 % 4,1 % 2,5 %
Moyenne Nationale 31 % 31,1 % 16,2 % 13,8 % 5,5 % 2,4 %
Sources des données : INSEE[22]

Au recensement de l'INSEE réalisé en 1999 :

  • Ville : 27 253 habitants
  • Agglomération : 56 726 habitants
  • Bassin genevois haut-savoyard (agglomération étendue) : 148 966 habitants

Le Plan local d'urbanisme (PLU) fait l'hypothèse d'une population de 34.000 habitants en 2015, soit une croissance annuelle de l'ordre de 1,5%.

[modifier] Enseignement

Annemasse possède de nombreux établissements scolaires :

Maternelles

Bois Livron, Marianne Cohn, Jean Mermoz, La Fontaine, Les Hutins

Ecole primaires
  • Ecoles publiques : Bois Livron, Marianne Cohn, Jean Mermoz, La Fontaine, Les Hutins
  • Ecoles privées : Chamarette, Saint François
Collège

Michel Servet

Lycées
  • Lycée général : Les Glières (Formation tertaire BTS intégré)
  • Lycée technique : Jean Monnet
  • Lycée professionel : Le Salève
Autres

L'Ecole des Beaux Arts du Genevois (EBAG) dispatchée sur les communes de l'agglomération.

A partir de septembre 2009, le nouveau groupe scolaire St Exupéry sera opérationnel

[modifier] Manifestations culturelles et festivités

La ville organise l'été une série de concerts gratuits, qui se déroulent traditionnellement le vendredi soir au parc Montessuit. Anciennement nommés "Théâtre de verdure" en référence à leur cadre, ces concerts ont été renommés en "Musical'été". En raison des travaux effectués au parc (réaménagement des espaces verts et construction du parking Montessuit), les concerts ont été déplacés au parc Fantasia durant l'été 2008.

[modifier] Santé

Annemasse dispose d'une clinique ainsi que d'un hôpital.

[modifier] Sports

La ville accueille annuellement plusieurs événements sportifs :

  • la course à pied des Foulées Annemassiennes[23]
  • la course cycliste Annemasse-Bellegarde-Annemasse, organisée dans le cadre des Circuits continentaux de cyclisme
  • le Grand prix d'escalade de la ville d'Annemasse (16e édition en novembre 2007), avec des compétiteurs de niveau national et international.
  • les 24 heures de Natation.
  • Annemasse a été en 2004, ville-départ du 18e Tour de France[24] pour l'étape Annemasse - Lons-le-Saunier (étape n°18).
  • ...

[modifier] Médias

Télévision

La ville est couverte par des antennes locales de radios dont France Bleu Pays de Savoie[25].

La chaîne de télévision locale TV8 Mont-Blanc diffuse des émissions sur les pays de Savoie. Régulièrement, l'émission La Place du village expose la vie locale du bassin annemassien. C'est également le cas lors des informations locales de cette même chaîne télévisée ainsi que sur France 3 dans l'édition locale alpine.

Presse écrite

Les journaux locaux sont Le Messager, dans son édition du Genevois, et Le Dauphiné libéré, dans son éditions des bords du Léman.

Radio

La première radio libre d'Annemasse (crée en juin 1982), KTFM, fut conçu par des dissidents de EFM 21 - Radio Thollon-les-Mémises[26]. Le nom de KTFM s'inspire du nom d'une radio éponyme de San Antonio (USA). La station offre alors une grille de programme très proche de radio Thollon avant de fusionner avec Radio Evasion pour donner KTFM Evasion. La raréfaction des fréquences FM impose une concentration des stations de radios, si bien que KTFM fusionne en 1983 avec les radios Cosmic Massongy et Radio Club, la station de la discothèque le Macumba pour former Radio Plus. Toutefois une partie de l'équipe continue l'aventure KTFM et scinde la société en deux entités qui seront rachetées par les gros réseaux pour devenir NRJ Gex (KTFM) et Europe 2 (KTFM 2).

[modifier] Personnalités liées à la commune

  • Fernand David (1869-1935), homme politique
  • Jean Deffaugt : Maire d'Annemasse durant l'occupation nazie. Obtient le 31 mai 1944 la libération de 17 enfants juifs emprisonnés à l’hôtel Pax transformé en prison par la Gestapo, arrêtés alors qu’ils tentaient de passer la frontière avec des camarades plus âgés et une jeune convoyeuse clandestine, membre des réseaux juifs, Marianne Cohn. Il entre en contact avec Mila Racine pour ébaucher un plan d'évasion plus large qui sera abandonné. Il figure dans la liste des Justes de France[27]. Une place d'Annemasse porte son nom.
  • Philippe Chevallier[28],[29] (1961 - ) : Cycliste ayant participé par deux fois au Tour de France en 1983 (47e) et 1985 (57e). Il se distingua surtout pour avoir gagné la 9e étape du tour de 1983 Bordeaux - Pau (207 km).

[modifier] Économie

Le développement économique d'Annemasse à la fin du XIXe siècle est lié au développement du réseau ferroviaire en Haute-Savoie qui fait de la ville un important nœud pour le trafic de passagers comme de marchandises.

Annemasse tire avantage de sa proximité avec la République et Canton de Genève. La ville compte également un casino (190 machines à sous), classé 14e casino français en 2006 et qui est source d'une partie (12,5 %) des recettes de la ville. Un montant égal (12,5 %) provient des fonds genevois, c'est à dire à la part de la masse salariale reversée par Genève à la France, (puis au Département de la Haute-Savoie et aux communes).

[modifier] Revenus de la population et fiscalité

Le revenu moyen par ménage annemassien est de 16 227 € par an, ce qui est supérieur à la moyenne nationale. Seuls 138 Annemassiens sont redevables de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF).

[modifier] Emploi

En 1999, Annemasse comptait une population de 13 706 actifs au total.

Répartition des emplois par domaine d'activité

  Agriculteurs Artisans, commerçants, chefs d'entreprise Cadres, professions intellectuelles Professions intermédiaires Employés Ouvriers
Annemasse 0,1 % 5,7 % 7,5 % 20,4 % 33,4 % 32,9 %
Moyenne nationale 2,4 % 6,4 % 12,1 % 22,1 % 29,9 % 27,1 %
Sources des données : INSEE[30]

[modifier] Entreprises de la ville

Annemasse comporte 1 898 établissements, dont une grande part de commerces et de services.

Les trois principales entreprises présentes à Annemasse sont Parker Hannifin (chiffre d'affaires : 134 M €), Siegwerk (107 M €) et le Géant Casino d'Annemasse (17 M €, agrandi en 2003).

[modifier] Culture et patrimoine

[modifier] Monuments et lieux touristiques

Monument à Michel Servet

[modifier] Espaces verts

Annemasse est une ville fleurie avec trois fleurs attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[33]

Le principal parc annemassien est le parc Claudius Montessuit, situé en centre-ville et nommé d'après un ancien maire de la ville. D'une superficie de 1 hectare, il accueille notamment une aire de jeux pour enfants et le Kiosque à Musique Marius David où se déroulent en été les concerts du "Théâtre de Verdure". Le kiosque à musique d’Annemasse fut construit en 1931 dans le parc municipal Claudius Montessuit. Sa construction était destinée à l’Harmonie municipale, laquelle, durant la saison estivale se proposait de donner des concerts chaque semaine. Le parc Montessuit est fermé la nuit pour des raisons de délinquances plus ou moins liées aux drogues. L’étude du projet fut confiée à l’architecte municipal Maurice Pacthod. Les caractéristiques en sont les suivantes : kiosque, avec sous-sol, de 10 m de diamètre et de forme octogonale, en béton ; les poteaux sont en chêne et les plancher et plafond en lames de pin d’Orégon. Les entrepreneurs ont été Victor Mogenet pour la maçonnerie, Yves Hubert Dentand pour la charpente-menuiserie et Michel Coppo pour les travaux de couverture et ferblanterie. Le 12 juillet 1996, le maire Robert Borrel dévoile une plaque commémorative en mémoire de Marius David, musicien – auteur - compositeur annemassien et co-fondateur du Comité des Fêtes d’Annemasse (et fondateur du fabuleux magasin DAVID MUSIQUE, racheté depuis, après avoir été géré par sa fille).

On y trouve aussi d'autres parcs et espaces verts :

  • le parc Eugène Maître, récemment aménagé, arborisé avec plus de 50 variétés différentes d'érable, comprend aussi des jeux pour enfants et un échiquier géant

Au départ, ce parc était un terrain vague où certains enfants allaient jouer ou 'faire des âneries'. Le nom provient de l'entreprise qui y avait son usine.

  • le Jardin des Iris, où sont plantées plus de 50 variétés d'iris, se trouve au bord de l'Arve
  • le parc La Fantasia se situe dans le quartier du Brouaz
  • ...

[modifier] Gastronomie

La gastronomie annemassienne s'inscrit dans la cuisine typique savoyarde préparée à l'aide de produits du terroir et des alpages montagnards essentiellement des Bauges. Outre la célèbre fondue savoyarde, les principaux plats sont les bognettes à base de pomme de terre, mais aussi les crozets[34], la péla, la tartiflette, les diots, la polenta, les rioutes[35] et la longeole (charcuterie aromatisée au carvi[36]). Pour le dessert, on ne peut que citer les bugnes, la confiture de lait et la tarte aux myrtilles.

[modifier] Lieux de cultes

La commune dispose de nombreux lieux de culte de plusieurs confessions religieuses[37] :

Liste des lieux de culte catholiques :

  • Église Saint-André [38]
  • Église Saint-Joseph [39]

Liste des lieux de culte juifs :

  • Synagogue

Liste des lieux de culte musulmans :

  • Association Islamique Turque
  • Association Nour

Liste des lieux de culte protestants :

[modifier] Notes et références

  1. Sources des données : INSEE - Annemasse: Données générales
  2. Définition du climat montagnard et cartographie climatique des départements français
  3. Base de données météo et observations temps réelle par [1] et Météo France
  4. Jean-Claude Cailliez. François DURAFOUR (1888-1967) : aviateur pionnier à la très riche et longue carrière internationale sur Pionnair-GE, le 13 février 2006.
  5. Jean-Claude Cailliez. Création de l’aérodrome d’Annemasse grâce à la volonté de François Durafour (1947) sur Pionnair-GE, le 14 août 2006.
  6. abcd Données INSEE compulsées par le JDN - Logement à Annemasse
  7. Le Quid et le site Sabaudia ne tombent pas d'accord sur la date de cet événement (516 ou 522 suivant les versions)
  8. Source des Archives départementales de la Haute-Savoie.
  9. Le stade de football de Vetraz-Monthoux porte depuis son nom
  10. Conseil d'Etat. Arrêt du Conseil d'Etat n° 176967 du 02.10.1996 : Inéligibilité d'un maire pour avoir bénéficié de prestations gratuites de la part de deux entreprises d'imprimerie. sur archives.elunet.org, le 2 octobre 1996.
  11. ab Robert Borrel sur assemblee-nationale.fr, consulté le 21 décembre 2008.
  12. L'Hôtel de Ville d'Annemasse va changer de visage, le maire Guy Gavard confirme son retrait pour permettre le retour de Robert Borrel qui termine son année d'inéligibilité sur Tribune de Genève, le 17 septembre 1997.
  13. Un ouvrage sur l’histoire d’ANNEMASSE, par Guy GAVARD sur mairie-annemasse.fr, consulté le 21 décembre 2008.
  14. Il est ensuite conseiller municipal jusqu'en 1874
  15. Pendant longtemps, le nom Couriard a été écrit par erreur avec deux "r" (Courriard) jusqu'à la plaque de sa rue qui sera bientôt changé
  16. Il entre au conseil municipal en 1870 puis devient adjoint de Marc Couriard en 1871. Il cumule le poste de maire avec celui de conseiller général jusqu'en 1889.
  17. Il occupe le poste de conseiller d'arrondissement de 1898 à 1904
  18. Histoire d'Annemasse
  19. Population avant le recensement de 1962
  20. INSEE : Population depuis le recensement de 1962
  21. Recensement de l'INSEE en 1999 - Population totale par sexe et âge
  22. Données démographiques cités par le l'JDN
  23. site officiel
  24. Historique des Tours de France depuis 1903 sur LeTour.fr, consulté le 13 décembre 2008.
  25. Journal Officiel n°269 du 20 novembre 2007 - Décision du CSA concernant Hot radio Chambéry
  26. KTFM sur 100 ans de Radio, consulté le 13 décembre 2008.
  27. Jean Deffaugt sur Comité Français pour Yad Vashem.
  28. Philippe Chevallier sur LeTour.fr, consulté le 13 décembre 2008.
  29. Philippe Chevallier sur Le site du cyclisme, consulté le 13 décembre 2008.
  30. Données démographiques d'après l'INSEE compulsées par linternaute
  31. Georges Chapier, Les Châteaux Savoyards, Éd. La Découvrance, 2005, p.38, (ISBN 2-84265-326-2).
  32. Georges Chapier, Les Châteaux Savoyards, Éd. La Découvrance, 2005, p.38, (ISBN 2-84265-326-2).
  33. Le concours des villes et des villages fleuris et le Conseil National des Villes et Villages Fleuris
  34. Pâtes savoyardes - Divins crozets sur Le Point n°1748, le 16 mars 2006.
  35. Luce Emeriaud et Marie-Paule Roc, Cuisine des pays de Savoie, Éd. Libris, 2003, (ISBN 2-90778-118-9).
  36. Jean-Robert Pitte, Delicatessen alpestres dans Cochons et cochonnailles : la quête du saint gras, L’Alpe n°42, Automne 2008, p.8.
  37. Lieux de culte sur mairie-annemasse.fr, consulté le 19 décembre 2008.
  38. Eglise Saint-André, son histoire... sur mairie-annemasse.fr, consulté le 19 décembre 2008.
  39. Église Saint-Joseph, son histoire... sur mairie-annemasse.fr, consulté le 19 décembre 2008.

[modifier] Voir aussi

[modifier] Bibliographie

  • Guy Gavard, Histoire d’Annemasse et des communes voisines, éd. Fontaine de Siloé

[modifier] Articles connexes

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Annemasse.

[modifier] Liens externes

[modifier] Plans et vues satellites


Vue panoramique du Genevois.
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