Aix-les-Bains

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Aix-les-Bains
Vue panoramique de la ville.
Vue panoramique de la ville.
Blason de Aix-les-Bains
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Chambéry
Canton 3 cantons :

Aix-les-Bains-Centre (chef-lieu)
Aix-les-Bains-Nord-Grésy
Aix-les-Bains-Sud

Intercommunalité CALB
Maire
Mandat
Dominique Dord (UMP)
2008-2014
Code postal 73100
Code commune 73008
Démographie
Gentilé Aixois
Population
municipale
28 585 hab. (2011)
Densité 2 265 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 41′ 18″ N 5° 54′ 55″ E / 45.68845, 5.915279 ()45° 41′ 18″ Nord 5° 54′ 55″ Est / 45.68845, 5.915279 ()  
Altitude Min. 224 m – Max. 524 m
Superficie 12,62 km2
Localisation

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Liens
Site web Mairie.aixlesbains.com

Aix-les-Bains (prononcé [ɛks.lɛ.bɛ̃]) est une commune française, située dans le département de la Savoie en région Rhône-Alpes.

S'élevant sur les rives du plus grand lac naturel d'origine glaciaire de France, le lac du Bourget, cette station touristique fait partie des importantes villes thermales françaises, et est dotée du plus grand port de plaisance en eau douce de France[1]. 2e ville savoyarde en termes de population, elle compte 28 585 habitants au dernier recensement et fait partie de sa propre aire urbaine : l'aire urbaine d'Aix-les-Bains.

Ville-phare de la Belle Époque de renommée internationale, Aix-les-Bains fut un haut-lieu de villégiature pour les familles princières et les gens fortunés. Si aujourd'hui elle confirme plus que jamais son statut de ville d'eau, il n'en demeure pas moins que le thermalisme n'est plus la principale activité du bassin aixois. La cité compense en partie la perte de ses curistes en développant le tourisme ; la ville, entre lac et montagne, a de nombreux atouts dans ce domaine.

Aix-les-Bains rayonne à une échelle nationale grâce à ces thermes, son cadre de vie, ses manifestations (comme le festival Musilac) et à plusieurs labels (station touristique, ville fleurie 4 fleurs et fleur d'or (titre exceptionnel), ville d'art et d'histoire, ville Internet 4 arobases, Station nautique) mais la commune est aussi une ville industrielle, avec quelques grosses entreprises : Alstom et le siège des entreprises Léon Grosse, ABB Cellier, Aixam, une manufacture de haute maroquinerie, etc.

Localement appelée « Aix », ses habitants sont pour leur part appelés les Aixois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Aix-les-Bains à l'arrière-plan de la Dent du Chat, sur la rive est du lac du Bourget.

Aix-les-Bains se situe dans le sud-est de la France, à 107 kilomètres à l'est de Lyon. La ville est implantée dans un couloir entre la montagne du mont Revard, premier rempart naturel du massif des Bauges à l'est et le lac du Bourget, plus grand lac naturel de France à l'ouest. De ce fait, la ville s'étend principalement sur un axe nord-sud. Son extension est telle que son agglomération se confond peu à peu avec celle de Chambéry. La superficie de la commune est de 12,62 km2, ce qui est une taille importante pour le département. La commune est traditionnellement divisée en deux, la ville basse qui occupe les berges du lac à l'ouest et la ville haute, où se trouve le centre-ville, surplombant le lac du Bourget. La cité s'est d'abord construite sur les hauteurs afin d'éviter les nombreuses crues[2] du lac avant que celui-ci ne soit régulé notamment par le barrage de la Compagnie nationale du Rhône (CNR) entre le Rhône et le déversoir naturel du lac, le canal de Savières. L'altitude moyenne de la ville est d'environ trois cent vingt mètres alors que la partie basse de celle-ci ne se trouve qu'à deux cent vingt-quatre mètres, soit au niveau du lac.

Aix-les-Bains sur la rive est du lac du Bourget, à la partie droite de la photo.

Le bassin versant de 560 km2 du lac du Bourget est occupé par la station thermale d’Aix-les-Bains, qui le borde sur sa rive est[3]. Le lac est principalement alimenté au sud par les eaux de la Leysse, et, à l'est, par celles du Tillet et du Sierroz, tous deux passant sur le territoire aixois. Des poissons indigènes peuvent être admirés dans l'aquarium d'Aix-les-Bains. La rive est, occupée par Aix-les-Bains et Tresserve, est très urbanisée et aménagée tout au long de la route et de la voie de chemin de fer (partie nord-est). De nombreux restaurants et boîtes de nuit y sont implantés (surtout sur la partie sud-est). Un complexe nautique a été aménagé sur sa rive, celui-ci comprend une piscine et une plage dont l'entrée principale de style Art déco date de 1936. Après quoi on trouve une vaste esplanade, permettant aux promeneurs de flâner et aux activités évènementielles de s'implanter temporairement sur ce site. Il offre ainsi, à tout à chacun, une vision panoramique sur le lac et la dent du Chat, où les plus petits peuvent contempler des cygnes, des canards, des hérons, des goélands, des mouettes et des poules d'eau.

Cette esplanade est délimitée au nord et au sud par respectivement le « Grand port » et le « Petit port » constituant ainsi le port aixois qui est le plus vaste d’eau douce du pays avec mille cinq cent anneaux[4], lieux privilégiés des plaisanciers du lac, les bateaux trouvant un emplacement estival ou annuel. Chaque année se déroule la fête du nautisme. Cet évènement présente des bateaux anciens venant de tous horizons, un marché professionnel, des démonstrations ainsi que des spectacles.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Aix-les-Bains et ses communes limitrophes.jpg
Aix-les-Bains
La commune Aix-les-Bains
Brison-St-Innocent
La commune Brison-St-Innocent
Grésy-sur-Aix
La commune Grésy-sur-Aix
Pugny-Chatenod
La commune Pugny-Chatenod
Mouxy
La commune Mouxy
Drumettaz-Clarafond
La commune Drumettaz-Clarafond
Viviers-du-Lac
La commune Viviers-du-Lac
Tresserve
La commune Tresserve
Bourdeau
La commune Bourdeau
La Chapelle...
La commune La Chapelle...

La commune d'Aix-les-Bains est limitrophe de 9 communes. Au nord-ouest, la commune touche le territoire de Brison-Saint-Innocent. Puis au nord-est, Aix-les-Bains est bordée par la ville de Grésy-sur-Aix. Ensuite à l'est, dans la continuité des hauteurs aixoises, on trouve la commune de Pugny-Chatenod suivie de la commune de Mouxy. Plus au sud-est, Aix-les-Bains partage les limites de son territoire avec pour ville voisine Drumettaz-Clarafond. Il s'ensuit au sud la commune du Viviers-du-Lac. Pour finir à l'ouest, trois communes bordent Aix-les-Bains : Bourdeau, La Chapelle-du-Mont-du-Chat et Tresserve. L'une des spécificités des limites du territoire communal de la ville d'Aix-les-Bains, sur son flan ouest, est l'existence de limites immergées au sein du Lac du Bourget. Cette limite de territoire est partagée avec quatre autres communes que sont Bourdeau, Brison-Saint-Innocent, La Chapelle-du-Mont-du-Chat et Tresserve.

Climat[modifier | modifier le code]

La station météorologique de Météo-France à Aix-les-Bains, dont l'indicatif de la station est 73008003(4), mesure quotidiennement plusieurs paramètres météorologiques.

Le climat y est de type montagnard en raison de la présence de la chaîne de l'Épine et du massif des Bauges. Cependant, les effets y sont atténués en raison de la présence du lac qui tempère localement le bassin aixois. Les précipitations y sont abondantes par rapport à la moyenne nationale, notamment en raison du blocage des perturbations entre les reliefs. Il se caractérise par des étés secs et chauds ponctués d'orages assez réguliers en été, des automnes généralement pluvieux, des hivers avec assez peu de gel et des printemps peu pluvieux. La neige est présente surtout fin décembre puis en janvier voire selon les années en février. Cependant, les eaux du lac du Bourget se refroidissant moins vite que la terre[5], la neige fond beaucoup plus vite, contrairement aux autres communes savoyardes. Mais, le haut de la ville (dès 300 m d'altitude environ.) "ressent" plus le froid et la neige : il est possible qu'il neige sur les hauteurs et pas en centre-ville. Il y a en général, entre 1 et 2°C d'écart entre le bas et les hauteurs de la ville. Mais l'hiver 2007-2008 s'est caractérisé par une absence totale de neige. Cependant l'année 2010 a vu pratiquement un mètre de neige tomber en quantités cumulées (entre 30 et 50 cm. le 01/12/10).

Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard
Paris 1 797 h/an 642 mm/an 15 j/an 19 j/an 13 j/an
Nice 2 694 h/an 767 mm/an 1 j/an 31 j/an 1 j/an
Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an
Aix-les-Bains 1 950 h/an 1 222,2 mm/an 15 à 25 j/an 30 j/an 27 j/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour l'année 2007 :

Mois J F M A M J J A S O N D année
Températures maximales (°C) 8,3 10,1 13 22,8 21,3 24,4 25,1 24,5 20,9 15,9 8,8 6,3 16,8
Températures minimales (°C) 1,7 2,3 2,6 7,2 10,9 13,9 14,3 14,2 10 7,6 1,5 -1 7,1
Températures moyennes (°C) 5 6,2 7,8 15 16,1 19,2 19,7 19,4 15,5 11,7 5,1 2,6 11,9
Précipitations (hauteur en mm) 91,4 176,8 147,4 5,6 150,6 104,4 113,4 129,4 84 21 54,8 143,4 1222,2
Source: Météo France et Météociel[6]

Le tableau ci-dessous indique les records de températures minimales et maximales :

Mois J F M A M J J A S O N D
Températures maximales records (°C) 17,9 20,5 24,6 27,7 31,4 36,1 38,3 38,8 32 29 23,3 22,7
Années des températures maximales 2003 2001 1981 2005 2001 2003 1984 2003 1987 1985 1997 1989
Températures minimales records (°C) -19 -11 -10,3 -4,6 -1,4 2,8 5,4 5 1 -4,3 -10 -13,5
Années des températures minimales 1985 1985 2005 1986 1979 1975 1978 1986 1995 1997 1973 1976
Source: Météo France et Lameteo.org[7]

Voies de communication et transport[modifier | modifier le code]

Entrée sud de la gare d'Aix-les-Bains.

Aix-les-Bains se situe sur l'axe majeur de communication entre Chambéry et Annecy. La branche nord de l'autoroute A41 passe à l'est de la ville, permettant un accès direct à Annecy puis plus loin par la continuité de l'A40, à la ville de Genève. Deux sorties (13 et 14) desservent la commune, l'une au sud, l'autre au nord. Sur le réseau secondaire, la route départementale 991[8] traverse Aix-les-Bains et rejoint Viviers-du-Lac et Chambéry au sud. À l'ouest, la route départementale 1201 longe, en direction du sud-ouest, le lac du Bourget pour rejoindre la commune du Bourget-du-Lac et au centre la route départementale 991.

Aix-les-Bains est aussi accessible par le train. Elle fut l'une des toutes premières communes européennes à accueillir un réseau ferré sur son territoire lorsqu'elle était administrée par les ducs de Savoie[9]. Aujourd'hui, la ville est reliée à Chambéry ainsi qu'à Annecy et Culoz. La Liaison ferroviaire transalpine Lyon-Turin va, dans les années à venir, rapprocher la ville de Paris, Lyon et Turin. La gare d'Aix-les-Bains est dotée d'un pôle multimodal[10] depuis 2007. Située à l'ouest du centre-ville sur le boulevard du Président-Wilson, la gare d'Aix-les-Bains-Le Revard est desservie par le TGV, qui met la ville à trois heures de Paris.

L'aéroport de Chambéry - Savoie[11], anciennement appelé Chambéry - Aix-les-Bains[12], est implanté au sud de la ville d'Aix-les-Bains, sur la commune de Voglans, à quelques mètres seulement de la rive sud du lac du Bourget. Il dessert de nombreux pays dont la Grande-Bretagne (Manchester, Birmingham, Édimbourg…), le Danemark (Copenhague, Billund…), la Suède (Göteborg…)[13]. Il y a de nombreuses lignes hivernales en raison de la proximité des stations de sport d'hiver. Trois compagnies à bas prix proposent des vols réguliers. En 2002, l'aéroport a enregistré un record de fréquentation avec trois mille six cent mouvements d´avions à l'année, traitant plus de dix mille passagers par week-end, principalement en hiver.

Une des rues du centre-ville.

En centre-ville, la voiture est l'un des moyens de transport privilégié des Aixois, malgré les efforts déployés par l'association Roue Libre chargée du développement du cyclisme urbain. La circulation aux heures de pointe y est particulièrement difficile, surtout en été avec l'afflux de touristes. La portion de la route départementale 1201 longeant le lac en direction de Chambéry est tout particulièrement sensible à cette différence de trafic routier. Même problème avec la rue de Genève, le boulevard Président Wilson et la rue de Chambéry. Au nord, il en va de même à la sortie de la ville pour prendre la direction d'Albens et d'Annecy (boulevard Maréchal de Lattre de Tassigny). Cependant, la circulation a tendance à s'améliorer avec des aménagements urbains favorisant l'émergence des ronds-points au détriment des feux tricolores, permettant ainsi une meilleure fluidité de la circulation. De plus, en centre-ville, deux parkings permettent d'accueillir les véhicules (bien que le nombre de places reste peu élevée en centre-ville pour accéder aux commerces).

Du côté des transports en commun, deux lignes de bus principales et seize lignes complémentaires desservent l'agglomération. Deux lignes à la demande sont également disponibles afin d'accéder au flanc du Revard et à la Chapelle du Mont du Chat. Ondéa (nom commercial du réseau exploité par la société Keolis[14]) a été chargée par la CALB de gérer les services de transports en commun. Elle emploie 55 personnes. Pendant la période estivale, la ville est desservie pour de courts trajets par un petit train circulant sur les axes routiers. Il circule entre l'esplanade du lac, la plage et le centre-ville.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Vue d'Aix-les-Bains en direction du lac.

La vie d'Aix-les-Bains se trouve en grande partie sur ses hauteurs là où se situe son centre-ville, poumon économique, et ses établissements thermaux (Les Thermes nationaux de Chevalley et les Thermes de Marlioz). En effet, l'histoire de la ville a fait d'elle une station thermale. Les Aixois se sont organisés autour de cette activité qui fut initiée par les Romains. La partie basse de la ville, se trouvant sur les rives du lac, était délaissée en raison des risques d'inondation. Les terres étaient cultivées et on y trouvait des piscicultures. L'activité économique étant principalement sur la partie haute, la morphologie urbaine s'y est adaptée. Celle-ci a dû prendre en compte la desserte des lieux de vie (hippodrome, casino, thermes, palaces, gare, hôpital, golf…) et la géographie des lieux.

Aix-les-Bains comprend principalement cinq grands boulevards que sont le boulevard Robert Barrier, le boulevard Lepic, le boulevard de Russie, le boulevard du docteur Jean Charcot et le boulevard des Côtes. Ces boulevards sont larges et ouverts contrairement aux rues du centre-ville qui sont plus étroites et aux autres axes qui sont soit plus tourmentés en raison de la proximité du massif des Bauges et de ses montées sinueuses, soit plus anarchiques répondant à des exigences du moment sans prise en compte globale du tissu urbain. La ville comprend plusieurs quartiers comme Chantemerle, Boncelin, de la gare, du Sierroz, de la liberté, des Bords du lac, de Marlioz, Lepic et bien d'autres.

Avec l'expansion urbaine et l'accroissement démographique, Aix-les-Bains s'étend sans cesse un peu plus tout comme les communes voisines. Peu à peu, on ne parle plus de la ville d'Aix-les-Bains en tant que telle, mais du bassin aixois englobant, sur le plan urbain, les communes proches de Tresserve, Grésy-sur-Aix, Mouxy, Méry, Drumettaz-Clarafond, Sonnaz ainsi que d'autres communes. Ce phénomène vaut également pour Chambéry, qui se situe plus au sud d'Aix-les-Bains et où l'on parle de bassin chambérien. La morphologie urbaine de ces deux bassins locaux tend à les rapprocher inexorablement pour n'en former plus qu'un. Afin de concilier le développement urbain des bassins aixois et chambérien, le syndicat mixte Métropole Savoie[15] a été mis en place. Il a pour mission de suivre le schéma de cohérence territoriale (S.C.O.T) de la Combe de Savoie, de Chambéry et du lac du Bourget.

Logement[modifier | modifier le code]

Vue de la ville au pied des Bauges.

Aix-les-Bains comptait 11 720[16] logements en 1999. Les constructions neuves sont peu présentes puisqu'à cette date, seulement 10,7 % des résidences principales étaient postérieures à 1990. À contrario, les constructions antérieures à 1949 représentaient 28 % du parc. 72,1 % des logements sont des résidences principales[17], réparties à 21,5 % en maisons individuelles et à 78,5 % en appartements. 50,5 % des habitants sont propriétaires de leur logement, pour 45,3 % de locataires.

Avec 1 837 logements HLM, soit 15,7 % du parc en 1999, la ville ne respectait pas les dispositions de l’article 55 de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains de décembre 2000 fixant à 20 % le taux minimum de logements sociaux pour les communes les plus importantes. On peut noter en outre que le nombre de logements vacants était assez important en 1999 avec 11,4 % du parc. L'OPAC de la Savoie avec plus de 1 657 logements sociaux sur la commune gère un patrimoine, par le biais de son antenne d’Aix-les-Bains, d'environ 2 500 logements[18] dont les 1 600 d’Aix-les-Bains, situés dans le quartier Sierroz - Franklin entre autres. La plupart des habitations possèdent quatre pièces (46 %), ou trois (27,4 %), puis deux pièces (17,5 %). Les petits logements représentent environ un dixième du parc immobilier aixois (studios : 9,1 %). Il faut préciser que ces logements sont bien dotés et équipés, notamment en raison de la situation géographique au cœur des Alpes, puisque 93,9 % ont le chauffage central et 58,5 % possèdent un garage, box ou parking. Du fait que la ville est urbanisée dans sa quasi-totalité, il devient de plus en plus difficile d'y construire des logements principalement de grandes tailles pour y accueillir les familles qui délaissent ainsi la cité. Le bord du lac et les hauteurs commencent à être saturés d'où un étalement urbain sur les communes avoisinantes. Il faut également souligner la présence de nombreux logements au sein d'anciens grands palaces, vestiges passés de la Belle Époque, désormais révolue.

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Plusieurs projets d'aménagement de la commune sont en cours de réalisation au centre-ville, à l'ouest sur la rive du lac ainsi que principalement au sud. Il s'agit d'implanter de nouvelles zones d'activité commerciale pour attirer de nouvelles entreprises dans le bassin économique aixois. L'implantation de nouvelles zones résidentielles est également programmée. En collaboration avec les communes de Méry et de Drumettaz-Clarafond, par le biais d'aménagements urbains concertés, la ville d'Aix-les-Bains contribue à l'émergence d'une zone d'activité appelé Savoie Hexapôle et permet également le développement d'une zone commerciale desservant tout le secteur sud du bassin aixois.

La ZAC des Bords du Lac, en cours de réalisation, s'étendra sur environ quinze hectares à l'emplacement, entre autres, de l'ancien camping municipal du Sierroz. Ce projet très controversé[19] est pourtant lancé par l'équipe municipale du député-maire Dominique Dord. Ce nouveau quartier, aménagé par la Société d'Aménagement de la Savoie a été baptisé "Aix-le Lac"

Sur trente six mètres de large a été aménagée, entre les boulevards Barrier et Garibaldi, l’Allée promenade des bords de lac[19]. Il s'agit essentiellement de l'ouverture d'une route à une voie de circulation étroite, en double sens. Le reste sera dédié aux piétons, aux cyclistes, à des arbres. Cette allée accueillera des logements "haute qualité environnementale" et des commerces de proximités qui bénéficieront aux habitants du quartier et des immeubles en cours de construction.

Travaux à l'embouchure du Tillet (2013).

En 2013, l'un des principaux projet du conseil municipal est la restauration du cours du Tillet ainsi que la création d'un port à barques au Petit Port à proximité de cette rivière débouchant dans le Lac du Bourget, et dont le montant des travaux s'élève à 7 millions d'euros[20]. En réaménageant le petit port, la municipalité souhaite profiter de ces aménagement portuaires pour décontaminé le Tillet qui est fortement pollué aux polychlorobiphényles (PCB)[20]. La municipalité et la Calb ont choisi pour solution le stockage de la terre contaminée au PCB sur place. La solution de transport des déchets vers un centre de traitement spécialisé n'a pas été retenue[20]. Parmi les propos recueillis auprès de différents acteurs du projet, il a été précisé : « Elle (la terre contaminée) sera placée dans un compartiment étanche et servira à faire un remblai pour élargir la chaussée du boulevard Garibaldi qui longe le camping des Pêcheurs et pour aménager des trottoirs et du stationnement.»[20].

Les travaux du port à barques apporte également des bouleversements au niveau de la circulation. Le Petit Port va devenir un cul-de-sac[21]. Le boulevard Barrier, auparavant relié à l'Avenue du petit port, ne le sera plus à terme, aussi la municipalité a-t-elle décidé de reporter le flux des transports sur le boulevard Garibaldi[21], ce boulevard devenant ainsi le nouvel axe principal pour rejoindre le boulevard Barrier par l’intermédiaire des petites rue que sont le chemin des Biatres[21] et la coulée verte, nouvel axe longeant la cité de l'entreprise et le camping du Sierroz. Le Boulevard du port aux filles devient un sens unique (sauf pour les bus)[21].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Aix-les-Bains, ville fondée au Ier siècle de notre ère, n’est que rarement citée dans les textes épigraphiques, et jamais par les auteurs romains connus. Toutefois, deux inscriptions conservées par le musée archéologique font mention d’Aquæ (les Eaux) et d’Aquensis (les habitants du lieu des Eaux), et nous renseignent donc sur l’appellation de ce vicus dépendant de la cité de Vienne. Les historiens du XIXe siècle ont parfois soumis au lecteur des appellations fantaisistes et sans fondement historique qui parsèment encore certains ouvrages de vulgarisation. On peut citer Aquae allobrogium, Aquæ gratianæ (inscription qui orna le fronton des Thermes nationaux de 1934 à 1968), Allobrogum Aquæ Gratianæ[22]… En l’an 1011, nous retrouvons l’appellation Aquæ dans la charte de donation de la terre royale d’Aix (de Acquis) par le roi de Bourgogne Rodolphe III à sa femme Ermengarde. Quelques textes du Moyen Âge font mention d’Aquæ grationapolis. Ce suffixe indiquant simplement qu’Aix faisait partie du diocèse de Grenoble.

La première mention connue d’Aix-les-Bains apparaît dans les archives en septembre 1792, sur une lettre d’un soldat français en convalescence aux eaux d’Aix. C’est cette appellation qui figure ensuite dans tous les documents officiels, telles les délibérations du conseil municipal. En ce début du XIXe siècle, quelques textes littéraires font usage de l’appellation : Aix en Savoie. Toutefois, ce toponyme n’est jamais employé dans les documents administratifs. Depuis 1954, la gare d’Aix-les-Bains, à la demande du conseil municipal, se dénomme gare d'Aix-les-Bains-le Revard.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire d'Aix-les-Bains est directement liée au lac du Bourget et surtout à ses sources chaudes qui en firent une station thermale des plus réputées au monde. L'analyse historique de la ville doit être rapprochée de l'histoire de la Savoie, si l'on veut mieux comprendre son évolution et ses influences culturelles. Voici ci-dessous les périodes et les faits historiques les plus marquants de la commune d'Aix-les-Bains.

Aquae : Aix la romaine[modifier | modifier le code]

L'arc de Campanus, dessiné par Borgonio, 1674

Les historiens s’accordent à dire qu’Aix est née de ses sources d’eau à l’époque romaine, sur les restes d’un habitat celtique. Les premières occupations du site ont été datées par Alain Canal[23] du premier siècle avant notre ère, cependant rien ne permet d’attribuer ces vestiges à un habitat fixe. Il ne nous reste que les ruines d’établissements publics et l’on serait bien en peine d’établir une esquisse de « l’Aquae » antique. La situation administrative du lieu est connue par l’épigraphie, qui nous apprend qu’Aix était au Ier siècle de notre ère un « vicus », doté d’un conseil de « decemlecti » (conseil municipal de dix membres)[24], faisant administrativement parti de la cité de Vienne. Quelques citoyens vivaient là avec, semble-t-il, des moyens assez importants pour offrir aux dieux un bois sacré, une vigne ou se faire construire un arc funéraire pour le cas de la famille des Campanii.

Les archéologues nous ont fait découvrir au cours de leurs fouilles[25], un important complexe thermal, à proximité immédiate des sources. Sur une terrasse inférieure, à l’ouest, se trouvait l’arc de Campanus, probablement construit au Ier siècle et, plus en aval, une seconde terrasse portait le temple dit de « Diane », qui avait remplacé au IIe siècle un édifice circulaire plus ancien, probablement contemporain de l’arc. Des vestiges de nécropoles ont été dégagés au nord du temple. Le Parc des Thermes, différents autres lieux éparpillés en ville, renferment de nombreux vestiges très divers : restes de nécropoles, poteries… Mais aucune pièce maîtresse qui aurait conduit à des fouilles archéologiques approfondies. À défaut, rien ne nous permet de connaître le vicus gallo romain d’Aquae, ni dans son étendue, ni dans la disposition de son habitat. Où les «Romains» habitaient-t-ils ? Où se situaient leurs exploitations agricoles, les villages de leur personnel ; qu’elles étaient les activités du vicus… ? Le mystère est encore complet. Les seuls indices sont issus de la carte archéologique des vestiges dressée par les services archéologiques de la Drac, et l'archéologue Alain Canal de conclure, «Paradoxalement, si Aix à livré de nombreux documents illustrant l’ancienneté du site et la qualité de l’urbanisme monumental dès le début de l’Empire, nous n’avons aucune connaissance précise sur l’ordonnance de cette bourgade».

En guise de synthèse[26], l'histoire de la période peut se résumer à l’occupation du site du centre ville depuis le Ier siècle avant notre ère, puis par un aménagement progressif de la zone entre les Ier et IIe siècles. L’occupation semble s’être faite à partir de l’édification progressive du complexe thermal, autour duquel rayonnaient des édifices monumentaux présentés sur un système de terrasses, qui ont évolué plusieurs fois au cours de la période romaine. Si les sources chaudes furent à l’origine de l’emplacement choisi d’autres facteurs, comme la qualité du site, ont peut-être été déterminant.

Du Moyen Âge à la Renaissance[modifier | modifier le code]

Aix en 1674, d'après Borgonio, Theatrum Sabaudiae

La connaissance de l’histoire d’Aix déjà bien pauvre à l'époque romaine, s’obscurcie encore par suite du manque de sources concernant la fin de l’Empire romain et le haut Moyen Âge. Nous en sommes réduits à des conjectures en étudiant les destructions dues aux invasions barbares qui ont laissé des traces d’incendies sur les villas gallo romaines des environs (Arbin…). Toujours est-il que les Thermes romains d’Aix tombent en ruine à partir du Ve siècle et que la trace des aménagements urbains se perd.

Aix n'est de nouveau mentionné dans les sources qu’au IXe siècle, en 867, puis en 1011 au travers de chartes. Dans la seconde, le roi de Bourgogne Rodolphe III fait don de la villa d’Aix, qualifiée de siège royal, avec ses colons et ses esclaves à sa femme Ermengarde qui, à son tour, les transmets à l’Evêché de Grenoble[27]. Cette charte nous apprend qu’Aix est une bourgade, possédant une église et des domaines agricoles. Le Grand Saint Hugues, évêque de Grenoble, en fit ensuite don au monastère Saint-Martin de Miséréré, au début du XIIe siècle. Celui-ci érigea l’église en prieuré cure, sous le vocable de Sainte Marie. Le cartulaire de Saint Hugues révèle, à la fin du XIIe siècle, l’existence de deux autres paroisses, celle de Saint Simond avec son église et celle de Saint Hippolyte (actuel faubourg de Mouxy) portant aussi un petit prieuré. La géographie urbaine commence à s’éclaircir : Il faut imaginer la petite bourgade, enserrée dans ses remparts, dont personne ne sait quand ils ont été construits. Le point central de la cité est le prieuré, à proximité de l’ancien temple romain. Ce centre pourrait être aussi le centre administratif puisqu’au moins depuis le XIIIe siècle, Aix est une seigneurie inféodée à la famille de Seyssel, qui y possède un château qui, même si nous ne savons pas le situer avec certitude était probablement à l’emplacement du château actuel[28]. Deux hameaux sont attestés, Saint Hyppolite, à proximité immédiate de la ville mais hors les remparts, avec comme centre un petit prieuré et à son côté, actuellement sous la villa Chevalley, une maison forte dépendant de la famille de Savoie[29] que les dernières études datent du XIIIe siècle. Un second village d’importance apparaît, Saint Simond (Saint Sigismond) doté lui aussi d’une église et d’un cimetière, érigée en paroisse, membre dépendant de Saint Hyppolite.

Les textes laissent supposer l’existence des autres villages dont la trace certifiée qu’à partir de 1561, lors du dénombrement général de la population pour la gabelle du sel[30]. À cette époque, sur les 1095 habitants d’Aix, 46 % logent dans le bourg ; Saint Simond compte 125 habitants, Puer 91, Choudy 87, Lafin 86, et le reste des hameaux, soit une dizaine, se partagent le reste. (Marlioz ayant échappé à nos sources)[31]. Cette géographie de l’habitat semble figée jusqu’à la fin du XIXe siècle. L'abbaye voisine d'Hautecombe possédait à Aix un assez grand domaine sur le haut de Saint Simond.

Au début du XVIe siècle, l'antique église Sainte Marie fut victime d'un incendie dévastateur. Pour la reconstruire les aixois firent appellent à Claude de Seyssel, un membre de la famille seigneurial de la ville, qui s'était élevé à la dignité épiscopale. Il était en effet évêque d'Albi, et surtout conseiller particulier du roi de France Louis XII. Il est aussi l'auteur d'un certain nombre de traités de droit. Grâce à son appui les De Seyssel purent faire édifier une église collégiale, dotée d'un chapitre de douze chanoines, commandé par un doyen, dont la nomination revenait au comte. Une église fut édifiée sur la place, voisine du cimetière, qui comportait un chœur de style gothique flamboyant. Si le chœur appartenait à la collégiale, la nef elle, appartenait aux paroissiens et présentait un aspect plus sommaire. D'ailleurs la voûte mal construite s'écroula en 1644. Parmi les chapelles latérales, l'une était réservée aux De Seyssel d'Aix qui y enterraient leurs morts. La collégiale, devenu entièrement paroissiale après la Révolution, fut démolie en 1909, après la construction de la nouvelle église. Cette église était connue pour abriter une relique de la vraie croix, que l'on venait vénérer d'assez loin[32]. C'est aussi à la fin du Moyen Âge que le château seigneurial d'Aix fut reconstruit. Le plafond de la grande salle du rez-de-chaussée est daté de 1400 quant au magnifique escalier d'honneur, il fut construit vers 1590.

Le XVIIIe siècle aixois[modifier | modifier le code]

Le 9 avril 1739, un gigantesque incendie se déclare au centre-ville et détruisit 80 maisons, soit près de la moitié de la ville. Pour la reconstruction on fait appel aux subsides du roi, qui imposa un plan d’alignement dont la réalisation fut confiée à l’ingénieur Garella. Ce plan allait plus loin qu’un simple plan de reconstruction puisqu’il prévoyait un véritable alignement des rues, et imposait certaines règles d’urbanisme comme, par exemple la construction de maisons de deux étages et d’un rez-de-chaussée; il interdisait également les toits en chaume. Toutefois il était très limité dans son périmètre puisqu’il ne concernait que le quartier incendié, soit la rue principale (rue Albert Ier), la place centrale (Place Carnot) et la rue des Bains. Au début du XVIIe siècle, les aixois et le monde médical avaient commencé à être sensibilisés à la valeur des sources d’eau chaude d’Aix, grâce aux célèbres écrits du médecin dauphinois Jean Baptiste Cabias, qui fut suivi en ce domaine par d’autres médecins de renommée. En effet, depuis l’antiquité l’exploitation des sources d’eau chaude n’avait jamais totalement oubliée. On se baignait à Aix au Moyen Âge et jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, soit dans la seule piscine romaine existant encore, à l’air libre, soit chez l’habitant où l’on se faisait apporter l’eau thermale par porteur. Le roi de France Henri IV passe pour avoir fortement apprécié son bain aixois, selon Jean Baptiste Cabias[33]. En 1737, afin de protéger les eaux thermales des infiltrations d’eau du ruisseau qui traversaient la ville, un important chantier fut programmé par l’Intendance Générale. Cela modifia la distribution urbaine du centre ville, puisqu’il fallut creuser un nouveau lit au ruisseau des moulins, à l’extérieur des remparts. Il fallut aussi reconstruire les quatre moulins du marquis d’Aix, jusque là en centre ville, le long du nouveau canal (actuellement montée des moulins). C’est au duc de Chablais, fils du roi Victor Amédée III, qu’Aix doit sa renaissance, car c’est lui qui après avoir goûté au bienfait des sources et s’y être trouvé mal logé, suggéra au roi, la construction d’un établissement thermal. Par billet royal du 11 juin 1776 le roi Victor Amédée III chargea le comte de Robiland de dresser les plans d’un établissement de bains. Celui-ci fut construit de 1779 à 1783 sous la direction de l’ingénieur Capellini[34]. Cette date marque aussi le début de la démolition de l’ancien centre ville, car à la suite de cette construction imposante, on commença à dégager les alentours des maisons pour créer une place. Ce premier établissement thermal devint un facteur important de développement.

Pendant toute cette période et jusqu’à la Révolution, la ville accueillie un nombre à peu près stable d’environ 600 curistes l’an, dont une majorité de français. Consécutivement la population augmenta pour atteindre 1700 habitants en 1793. En 1783, pour agrémenter la vie des curistes, le Conseil de la Commune fait édifier une promenade publique paysagée : le Gigot, actuellement Square A.Boucher. Elle était alors bordée de marronniers et avait été dessinée par l’architecte Louis Lampro. Mise à part les jardins privés, c’est là la naissance du premier acte d’urbanisme concernant les espaces verts, qui donna un coup de pouce au développement de la ville de ce côté des remparts, le long de la route de Genève. En 1792 les troupes révolutionnaires françaises, sous le commandement de Montesquiou, entre en Savoie. Le thermalisme marque alors le pas. Les Thermes sont réquisitionnés par les armées de la République, qui y envoie les soldats blessés en convalescence. Mais c’est par ailleurs une occasion de faire connaître Aix au plus grand nombre. Aix devient alors Aix-les-Bains. La Révolution aboutie, abolit les privilèges de la noblesse locale, et permet surtout à la ville de ne pas payer au seigneur marquis d’Aix l’importante somme d’argent qu’elle lui devait à la suite du rachat des droits seigneuriaux (la ville n’avait pas de charte de franchise). En outre la liberté du commerce instauré donne un nouveau souffle à la création d’une économie basée sur l’exploitation des sources thermales, dès la paix retrouvée. On assiste alors au développement de pensions, d’hôtels, de cabarets… En revanche, la Révolution laisse ses marques sur les biens d’église : abandon de la collégiale, destruction du clocher et du mobilier d’église…

La ville se dota, de 1896 à 1908, du tramway d'Aix-les-Bains, dont on voit ici le cœur du réseau, à la jonction des rues de Genève et du Casino
La gare du Revard à Aix était l'origine du Chemin de fer du Mont-Revard, qui reliait la ville au Mont Revard de 1882 à 1937, pour être remplacée par un téléphérique

C’est au bord du lac qu’il faut se déplacer pour trouver la nouveauté. Le petit môle portuaire de Puer, construit sous l’Ancien Régime (1720) devient un véritable port. D’abord fréquenté par les bateaux ravitaillant les troupes de l’Armée des Alpes, doté d’un magasin militaire, il est progressivement aménagé pour l’exportation de marchandises et notamment de la verroterie issue des ateliers installés au bord du lac. Désormais l’on l’appelle le Port de Puer. Le développement de ce quartier impliqua la mise en état de « l’avenue du lac » et toute cette activité attira les premières constructions en alignement le long de cette voie fréquentée, hors du centre et des villages existants.

Négociations de l'indépendance du Maroc[modifier | modifier le code]

Les négociations concernant l'indépendance du Maroc se sont déroulées à Aix-les-Bains[35]. Lors de la conférence de septembre 1955[36], le président du Conseil français, en la personne d'Edgar Faure, résuma publiquement, le compromis proposé au Maroc, selon l'expression « L'indépendance dans l'interdépendance ». Jusqu'alors, le territoire marocain était juridiquement sous protectorat français et avait pour sultan l'exilé Mohammed Ben Youssef. Les négociations furent organisées en la présence de nombreuses personnalités et organisations françaises et marocaines. Il figurait à la table des pourparlers du côté marocain le Parti pour la Démocratie et l'Indépendance (P.D.I.) ainsi que le parti de l'Istiqlal, représenté notamment par Mehdi Ben Barka, Omar Benabdejlil, Abdelhadi Boutaleb, Abderrahim Bouabid ou encore M'Hamed Boucetta. Du côté français, on trouva une délégation française composée d'Edgar Faure[37], Pierre July, Robert Schuman ainsi que d'autres membres du gouvernement. Voilà pour ce qui est des principaux protagonistes. En marge de ceux-ci, on convia également des invités de tous horizons capables de donner des avis éclairés sur la condition du Maroc et de son indépendance. Des alliés fidèles du protectorat et des chefs traditionnels marocains furent également invités. Ainsi, ils purent également négocier eux aussi en présence des partis concernés. Il leur sera accordé la préséance, si tant est, à la déception des istiqlaliens.

Bien que ces négociations organisées à Aix-les-Bains aient joué un rôle important dans la marche vers l'indépendance du Maroc, il n'en demeure pas moins que la France avait, au préalable, pris soin de préparer en grande partie cette transition. En effet, l'État français d'alors était convaincu de la nécessité de permettre l'indépendance à ce territoire nord-africain. Cependant, de nombreux intérêts économiques en jeu et de nombreuses relations d'affaires, avec notamment les pachas et les caïds, pousseront la France à prendre soin de ne pas brusquer cette transition et d'amorcer en douceur ce changement. La destinée de la souveraineté du Royaume du Maroc se sera dessinée durant cette conférence d'Aix-les-Bains. Officiellement, les négociations permirent de dégager un accord en vue de donner naissance à un État indépendant. Le Maroc fut définitivement proclamé indépendant lors de la déclaration de la Celle Saint-Cloud le 6 novembre 1955. Il y eut, en 2005, la commémoration du cinquantenaire de la négociation des accords de l’Indépendance du Maroc. Pour cette occasion, il fut réalisé une fontaine, avec un bassin en zellige marocain[38],[39]. Des mâalems-artisans[40] sont venus tout spécialement de leur capitale spirituelle pour réaliser cet ouvrage dans le parc de verdure d'Aix-les-Bains. Le projet a été pris en charge par le conseil régional du tourisme de la ville de Fès (CRT-Fès) et l’office du tourisme.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'Hôtel de ville d'Aix-les-Bains.

La ville d'Aix-les-Bains est divisée en trois cantons. Certaines de ces divisions administratives regroupent également plusieurs communes voisines. Le premier canton est le canton d'Aix-les-Bains centre qui comprend uniquement une partie de la commune d'Aix-les-Bains. Le second, le canton d'Aix-les-Bains nord Grésy est composé de la partie nord d'Aix-les-Bains ainsi que des communes de Brison-Saint-Innocent, Grésy-sur-Aix, Montcel, Pugny-Chatenod, Saint-Offenge-Dessous, Saint-Offenge-Dessus et Trévignin. Le dernier canton, le canton d'Aix-les-Bains sud comprend la partie sud d'Aix-les-Bains ainsi que les communes de Drumettaz-Clarafond, Méry, Mouxy, Tresserve, Viviers-du-Lac et Voglans.

Concernant la circonscription législative dont dépendent les Aixois, il s'agit de la Première circonscription de la Savoie. Celle-ci étant délimitée par le découpage électoral de la loi no 86-1197 du , elle regroupe les divisions administratives suivantes: cantons d'Aix-les-Bains centre, Aix-les-Bains nord-Grésy, Aix-les-Bains sud, Albens, Chambéry est, Chambéry nord, Le Châtelard, Les Echelles, La Motte-Servolex, Pont-de-Beauvoisin, Ruffieux, Saint-Alban-Leysse, Saint-Genix-sur-Guiers, Yenne.

Aix-les-Bains abrite plusieurs administrations et services publics sur son territoire : un bureau de poste, un hôtel de police, une police municipale, une gendarmerie, une agence nationale pour l'emploi, un centre des impôts, un chenil municipal, une maison des associations, un centre communal d'action sociale, un centre de sécurité sociale, une gare. La Communauté d'agglomération du Lac du Bourget est établie à Aix-les-Bains.

La mairie d'Aix-les-Bains a mis en place trois antennes de ville. On trouve l'antenne du Sierroz, l'antenne de Marlioz et enfin l'antenne de la Liberté. Il s'agit de relais pour les principaux services de la ville. On peut ainsi y effectuer de nombreuses démarches administratives mais aussi des demandes d'appui et d'informations. Ces antennes sont compétentes, entre autres, en matière d'orientation pour les questions d’emploi, d’accompagnement des projets portés par les habitants (essentiellement issus du tissu associatif), de santé, de droit, de logement, de culture, d'éducation et de loisirs. Ces structures locales décentralisées permettent la diffusion d'informations sur les projets municipaux en cours ainsi que les futurs projets envisagés où les habitants peuvent, le cas échéant, lorsque cela leur est demandé de pouvoir exprimer leur avis.

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Politiquement, Aix-les-Bains est une ville de droite, les électeurs ayant voté majoritairement à droite pour les élections municipales depuis 1979. L'ancien maire de la commune de 1985 à 2001, Gratien Ferrari, bien qu'ayant été élu sous une étiquette centriste avait succédé au maire sortant André Grosjean dont il fut l'un des conseillers majoritaires du même conseil municipal. De même, Robert Barrier était un homme du centre-droit. Pourtant, dans les années 1920-1930, la ville était le bastion de la Gauche en Savoie, portée par les ouvriers du bassin aixois.

Au référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du , les Aixois ont majoritairement voté pour la Constitution européenne, avec 53,55 % de Oui contre 46,45 % de Non avec un taux d’abstention de 34,97 % (France entière : Non à 54,67 % - Oui à 45,33 %). Ces chiffres ne sont pas conformes à la tendance nationale, celle-ci se trouvant en opposition. Ce vote démontre le caractère privilégié des habitants de la ville par rapport au reste des départements ruraux ou comportant des bassins ouvriers importants, l'électorat ayant choisi le vote positif étant, selon les analystes politiques, le fait d'une population plus privilégiée économiquement et d'un plus haut niveau d'éducation[41].

À l’Élection présidentielle française de 2007, le premier tour[42] a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 37,8 % soit 5 904 voix, suivi de François Bayrou avec 20,64 % soit 3 286 voix, suivi de Ségolène Royal avec 20,24 % soit 3 223 voix, et enfin de Jean-Marie Le Pen avec 10,92 % soit 1 739 voix, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %. Au second tour[42], les électeurs ont voté à 61,56 % soit 9 434 voix pour Nicolas Sarkozy contre 38,44 % soit 5 890 voix pour Ségolène Royal, résultat davantage à droite par rapport à la moyenne nationale[43] qui fut, au second tour, de 53,06 % pour Nicolas Sarkozy et 46,94 % pour Ségolène Royal. Pour cette élection présidentielle, le taux de participation a été très élevé. On compte 19 774 inscrits sur les listes électorales aixoises, 81,18 % soit 16 053 voix ont participé aux votes, le taux d’abstention fut de 18,82 % soit 3 721 voix, 4,54 % soit 729 voix ont effectué un vote blanc ou nul et enfin 95,46 % soit 15 324 voix se sont exprimées.

Résultat des élections régionales 2010 : Rassemblement de la Gauche et des écologistes en tête (43,3 %) devant l'UMP (40,5 %) et le FN (16,2 %), forte abstention (54,2 %).

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal aixois, ainsi que l'équipe municipale, est composé d'un maire, de dix maires-adjoints, sept conseillers délégués et sept autres chargés de missions auprès des maires-adjoints. Six sièges du conseil municipal sont pourvus par les élus de la liste Aix de tout cœur (SE) et ceux de la liste Aix avenir (DVG). Dans une plus large mesure on peut également compter un certain nombre aléatoire de délégués du conseil municipal auprès des organismes publics. Le maire actuel est également le député de la première circonscription de la Savoie et conseiller communautaire de la Communauté d'agglomération du Lac du Bourget.

Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du Conseil municipal d'Aix-les-Bains[44] :

Groupe Président Effectif Statut
UMP Dominique Dord 29 majorité
DVG Fabrice Maucci 5 opposition
SE Thibaut Guigue 1 opposition

Lors des élections municipales de mars 2008, le taux de participation, du premier et unique tour, fut faible avec seulement 58,75 % de votants. Sur les 20 247 inscrits sur listes électorales, 11 895 aixois ont voté et 11 453 électeurs se sont exprimés. Le maire sortant Dominique Dord, tête de la liste Une ville d'avance, a été réélu avec une majorité absolue de 62,27 %, soit 7 132 voix. Il fut suivi du divers gauche Fabrice Maucci, tête de la liste Aix avenir:durable, solidaire, exemplaire, qui a recueilli 28,12 % des suffrages, soit 3 221 voix. Et enfin en troisième position, l'ancien maire aixois UDF Gratien Ferrari, tête de la liste Aix de tout cœur, s'étant présenté sans étiquette, obtint 9,6 %, soit 1 100 voix[45].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Trouvez dans la liste ci-dessous l'ensemble des maires qui se sont succédé à la mairie d'Aix-les-Bains :

Liste des maires depuis 1956
Période Identité Étiquette Qualité
janvier 1956 1963 Lucien Spycher  
1969 1971 André Grosjean Industriel, Conseiller général
1971 1977 André Grosjean Industriel, Conseiller général
1977 1983 André Grosjean RPR Industriel, Conseiller général
1983 1985 André Grosjean RPR Retraité, Conseiller général
mars 1985 mars 1995 Gratien Ferrari UDF-AD Principal de Collège, Député de la 1e circonscription de la Savoie
mars 1995 mars 2001 André Grosjean RPR Retraité, Conseiller général
mars 2001 en cours Dominique Dord UMP Député de la 1e circonscription de la Savoie

Instances judiciaires[modifier | modifier le code]

La ville d'Aix-les-Bains dispose de plusieurs instances judiciaires[46] : d'un tribunal d'instance qui sera prochainement regroupé avec celui de Chambéry à la suite de la réforme de la carte judiciaire engagée le 27 juin 2007[47], d'un conseil de prud'hommes et d'une maison de la justice et du droit. Pour ce qui est des autres instances judiciaires, le bassin aixois dépend de la ville de Chambéry. Suivant le découpage judiciaire, Aix-les-Bains est dépendante de la cour d'appel de Chambéry, du tribunal de grande instance de Chambéry, du Tribunal pour enfants, du tribunal de commerce de Chambéry, du Tribunal des affaires de la Sécurité Sociale de la Savoie et de la Chambre des Avoués près la cour d'appel de Chambéry.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Maison traditionnelle face au Revard

Concernant le lac du Bourget, avec plusieurs milliers d'habitants auxquels s'ajoutent des dizaines de milliers de touristes, la qualité de l'eau s'était progressivement dégradée pour aboutir dans les années 1950 à 1970 à un phénomène majeur d'eutrophisation[48], car le lac à l'époque était le déversoir naturel de toutes les canalisations d'égouts, avec en particulier, celles de Chambéry et d'Aix-les-Bains. Les nombreux engins à moteur de l'époque étaient aussi très polluants, crachaient leurs fumées qui se dissolvaient en partie dans les eaux et relâchaient de l'huile qui se retrouvait aussi dans le lac. Ils faisaient beaucoup de bruit et généraient une nuisance sonore dommageable aux oiseaux et aux petits mammifères. Une action de dépollution est engagée depuis le milieu des années 1970, afin de réduire l'eutrophisation du lac, l'objectif étant d'arriver aux mêmes résultats que pour le lac d'Annecy.

Des stations services de traitement d'eau ont été implantées en Savoie et notamment à Aix-les-Bains. Les rivières comme le Tillet ou encore le Sierroz ont ainsi été assainis, améliorant au passage la qualité des eaux du lac et la régénération des espèces aquatiques. Aix-les-Bains possède un aquarium public permettant la conservation des espèces locales telles que les truites, les ombles chevaliers, les carpes… Cet établissement est surtout spécialisé dans les poissons d'eau douce. L'Aquarium du Lac du Bourget[49] permet non seulement d'aider à la conservation de la faune locale mais également d'effectuer un travail de prévention et d'éducation lors des visites.

L'aquarium du Lac du Bourget à Aix-les-Bains - Bâtiment de style Art déco

La ville propose également des sentiers balisés et aménagés permettant aux randonneurs de se rendre en direction du mont Revard. Ces parcours sont surtout appréciés des sportifs, des promeneurs et des passionnés de vélo. Ces chemins sont régulièrement entretenus, ce qui évite la propagation des détritus dans les espaces verts. La commune dispose également un parc municipal, le Parc du Bois Vidal. On y trouve là aussi de nombreux sentiers. La volonté ayant été ici de proposer un cadre forestier sans apparats, où la nature évolue librement.

De nombreuses manifestations ont lieu à Aix-les-Bains. Son palais des congrès ou encore le cinéma Victoria voire le Casino Grand Cercle contribuent à l'accueil de conférences thématiques, de diffusions de films documentaires et écologiques. Les 27, 28 et 29 septembre 2005 a été organisée la 1re rencontre nationale de l’eau. La municipalité a voulu, à travers les journées organisées[50], accroître les échanges d’informations et d’expériences pour une plus grande synergie dans le domaine de la préservation et de la protection de l’eau. Elle a également créé et publié la Charte de qualité environnementale et de l'accessibilité lors des chantiers[51]. Cette charte tend à diminuer et limiter les pollutions occasionnées par les chantiers urbains telles que les nuisances acoustiques, les déchets produits et les pollutions des eaux et des sols.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville d'Aix-les-Bains est jumelée avec plusieurs autres villes étrangères. Il faut rappeler que le jumelage est une relation établie entre deux villes de pays différents qui se concrétise par des échanges socio-culturels.

La ville d'Aix-les-Bains est jumelée avec plusieurs villes :

Blank map of world no country borders.PNG
La commune de Fairbanks en Alaska aux États-Unis
La commune de Kislovodsk en Russie
La commune de Milena en Italie
La commune de Moulay Yacoub au Maroc
La commune de Rosemère au Canada

Population et Société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Aix-les-Bains s'approche des 30 000 habitants, ce qui en fait la deuxième ville la plus peuplée de son département. Sa densité est alors de 2 038 habitants par km2, son unité urbaine atteint 44 490 habitants et son aire urbaine, qui se confond avec celle de Chambéry, comprend 200 000 habitants. Sur la population totale aixoise, on compte 46,6 % d'hommes ce qui est dans la moyenne nationale puisque celle-ci s'élève à 48,6 %. Quant aux femmes, elles représentent 53,4 % ce qui rapporté à la moyenne nationale de 51,4 % est assez proche voire supérieur.

Les relevés démographiques montrent une augmentation franche et régulière de la population aixoise.

En 2011, la commune comptait 28 585 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
1 415 1 596 2 018 2 813 3 556 3 850 4 116 4 253 4 373
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
4 182 4 399 4 741 5 580 6 296 8 328 8 120 8 679 8 934
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
8 764 11 563 13 020 12 889 14 556 15 680 18 132 20 627 22 210
1982 1990 1999 2006 2011 - - - -
23 451 24 683 25 782 27 375 28 585 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[52] puis Insee à partir de 2004[53].)
Histogramme de l'évolution démographique


Plus de 70 % de la population aixoise a moins de soixante ans. En revanche, 30 % de cette même population se trouve dans une frange supérieure à cet âge. La tendance démographique, dans le bassin aixois, tend au vieillissement de la population et à une forte proportion de personnes seules[18].

Évolution de la pyramide des âges de la ville d'Aix-les-Bains, comparaison entre l'année 1999 et 1982[54] :

Pyramide des âges en 1999 en nbre d'individus.
Hommes Classe d’âge Femmes
989 
75 à plus
1 895 
1 867 
60 à 74
2 521 
3 043 
40 à 59
3 355 
3 299 
20 à 39
3 300 
2 778 
0 à 19
2 674 
Pyramide des âges en 1982 en nbre d'individus.
Hommes Classe d’âge Femmes
654 
75 à plus
1 375 
1 383 
60 à 74
1 876 
2 500 
40 à 59
2 752 
3 341 
20 à 39
3 344 
3 233 
0 à 19
2 962 

Le nombre total de ménages aixois est de 11 720. Ces ménages ne sont pas tous égaux en nombre d'individus. Certains de ces ménages comportent une personne, d'autres deux, trois, quatre, cinq voire plus de six personnes. Voici ci-dessous, les données en pourcentage de la répartition de ces ménages par rapport au nombre total de ménages.

Les Ménages

Ménages de : 1 personne 2 pers. 3 pers. 4 pers. 5 pers. 6 pers. ou +
Aix-les-Bains 39,4 % 32,1 % 13,3 % 9,8 % 3,4 % 2,1 %
Moyenne Nationale 31 % 31,1 % 16,2 % 13,8 % 5,5 % 2,4 %
Sources des données : INSEE[55]

En 1990, la ville se trouvait au 302e rang national[56] puis en 1999 celle-ci est passée au 292e rang national. Sa croissance est donc en constante augmentation et devrait encore s'accélérer dans les années à venir en raison de l'augmentation du taux de natalité et de la diminution du taux de mortalité constaté durant ces dernières années notamment grâce aux progrès médicaux et à l'amélioration du niveau de vie. Son solde migratoire pour la période 1990-1999 fut positif puisqu'il a été évalué à plus 632 habitants plaçant Aix-les-Bains au 475e rang national. Le solde naturel pour cette même période fut de plus 417 habitants et une variation totale annuelle de population de 0,4 %.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Aix-les-Bains met à disposition des habitants de la ville plusieurs équipements scolaires dont sept écoles maternelles et neuf écoles élémentaires publiques ; une école maternelle et deux écoles primaires privée sous contrat[57]. On trouve ainsi sur la commune l'école maternelle publique : du Centre - Aix-les-Bains, Franklin Roosevelt, la Liberté - Aix-les-Bains, Lafin - Aix-les-Bains, le Sierroz, Marlioz - Aix-les-Bains et Saint-Simon. Il faut aussi citer l'école primaire publique Boncelin. Puis sont présentes, également, les écoles élémentaires publiques : le Choudy, du Centre, Franklin Roosevelt, la Liberté, Lafin, Le Sierroz, Marlioz et de Saint Simon. Dans le secteur privé mais sous contrat, on peut citer l'école maternelle le Gazouillis ainsi que les écoles primaires Lamartine et Saint-Joseph.

La commune dispose de trois collèges publics que sont Garibaldi, Jean-Jacques Perret et Marlioz. Elle compte trois collèges privés sous contrat à savoir le collège catholique Lamartine, le collège la Ribambelle et le collège Talmudique. Aix-les-Bains ne possède qu'un seul lycée général, technologique et professionnel public qui est le lycée polyvalent Marlioz, qui offre aussi de nombreuses formations post-secondaires (baccalauréats professionnels, BTS notariat ou commerce).

Dans le secteur privé, hors contrat, est implanté l'école technologique privée ITCC, puis deux lycées privés, sous contrat, à savoir le lycée général Talmudique et le lycée général Tomer Deborah. On trouve également la présence d'un lycée professionnel privé, sous contrat: le lycée professionnel la Savoisienne[58].

La ville accueille également d'autres établissements de formation. On peut citer la Section enseignant professionnel LPO Marlioz, la SEGPA CLG Marlioz, le conservatoire municipal de musique et depuis 2006 l'École supérieure Peyreffite esthétique…

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Festival du lac à Aix-les-Bains.

Plusieurs festivals sont organisés dans la ville d'Aix-les-Bains dont voici les plus significatifs :

Chaque année, d'autres évènements ont également lieu dans la bassin aixois tels que[60] :

  • la Nuit des Musées (mai) ;
  • les Acquascenies (juillet) ;
  • le Navig'Aix (août) ;
  • la Biennale Charles Dullin (novembre).

Santé[modifier | modifier le code]

Un centre hospitalier général public est implanté sur la commune. Il se classe au 16e rang[64] national pour le traitement de la polyarthrite rhumatoïde. La ville dispose, également, de l'hôpital de rhumatologie Reine Hortense[65]. On recense environ une quarantaine de médecins toutes disciplines confondues présents dans la ville.

On trouve également le centre de réadaptation fonctionnelle et de soins Gustav Zander. Ce dernier est une clinique privée indépendante. Sa capacité est de quarante lits d'hospitalisation complète, de quarante places d'hospitalisation de jour. Les spécialités de ce centre sont, principalement, la rééducation fonctionnelle et la réadaptation motrice, la traumatologie, l'orthopédie, la neurologie et les maladies cardio-vasculaires[66]. Il a été autorisé à accroître sa capacité d'accueil de quinze nouveaux lits et de quinze places supplémentaires. Cette extension devrait être opérationnelle en 2008.

Autre établissement présent dans le bassin aixois, la clinique Herbert (Générale de Santé). Elle dispose d’une capacité d’accueil de quatre-vingt quatre lits et places dont soixante quinze lits de chirurgie et neuf places de chirurgie ambulatoire. Cette clinique a pour spécialité la chirurgie et est tout particulièrement présente dans la pratique de l'anesthésie-réanimation, la chirurgie gynécologique, la chirurgie maxillo-faciale, la plastique et l'esthétique, la chirurgie orthopédique, la chirurgie orthopédique du membre supérieur et la chirurgie de la main, la chirurgie du rachis - Neurochirurgie, la chirurgie thoracique et vasculaire, la chirurgie urologique et enfin la chirurgie viscérale[67].

Station thermale de renommée, on se doit de citer les établissements thermalistes de la ville[68] qui prodiguent de nombreux soins médicaux. On trouve dans ce domaine les Thermes nationaux d'Aix-les-Bains, les Thermes d'Aix-les-Bains-Marlioz ainsi que les Thermes Chevalley.

Aix-les-Bains est la première ville thermale de France à faire partie des 84 villes et structures intercommunales du réseau français des Villes-Santé OMS. Cela implique une adhésion pour la municipalité à la doctrine de l'OMS Santé pour tous. L'association du réseau français des Villes-Santé de l'OMS a été créée en 1990, la commune aixoise y a adhéré en 2008[69].

Sports[modifier | modifier le code]

La navigation

Aix-les-Bains est une ville très active dans le domaine sportif. On dénombre environ quatre-vingt-deux associations[70] en rapport direct avec le sport. Plus de cinquante disciplines sportives peuvent être pratiquées sur la commune. Sans toutes les énumérer, on peut toutefois citer, entre autres, le ski nautique, les sports mécaniques, le taekwondo, le tennis, le tir à l'arc, la voile, le volley-ball, le water polo, le handball, les sports hippiques avec l'Hippodrome de Marlioz et la société des courses d'Aix-les-Bains, plus que centenaire qui accueille le public à l'hippodrome[71] de Marlioz classé en « 1re catégorie galop » et « 2e catégorie trot » : vastes tribunes, salon-bar panoramique, restaurant en plein air, le judo, le karaté, la natation avec son club le cercle des nageurs d'Aix-les-Bains, la navigation, le parapente, la pétanque, la plongée, le rugby, l'athlétisme, l'aviron avec l'Entente Nautique Aix-les-bains Aviron, le basket-ball avec son club Aix Maurienne Savoie Basket, la boxe, le cyclisme dont deux courses sont organisées en ville par l'amical cycle Aixois que sont le prix de Pâques et la nocturne. On y pratique également l'escrime, le football, le golf avec le golf international d'Aix-les-Bains de dix-huit trous sur une surface de 45 hectares, parsemé d'obstacles naturels et traversé par un cours d'eau, le Tillet, la gymnastique ainsi que de nombreux autres sports. Aix-les Bains est l'une des villes ayant accueilli le plus souvent, soit 18 fois, le Critérium du Dauphiné libéré.

La commune gère plusieurs services[72] des sports tels que l'école municipale des sports, l'office municipal des sports, le service des sports à ne pas confondre avec le précédent, et enfin le centre nautique municipal - piscine plage d'Aix-les-Bains. Dans le passé, la ville fut très présente dans les sports mécaniques et ce grâce au circuit du lac d'Aix les Bains. Celui-ci était tracé au bord du lac d’Aix les Bains. Long de 2 400 mètres, il se situait autour de l’endroit où se trouve actuellement le carrefour du Lac. C'était le seul circuit automobile de Savoie. Il attirait des pilotes et des spectateurs locaux[73] mais aussi de Suisse et d'Italie voire d'Angleterre. Sa situation géographique se prête volontiers à la pratique du cyclotourisme.

Le samedi , la finale du groupe B du Championnat d'Europe. de Rugby U18 a eu lieu à Aix-les-Bains entre les Pays-Bas et la Croatie. L'équipe néerlandaise a gagné avec 51 points contre 3 et a remporté le titre.

Médias[modifier | modifier le code]

La presse est représentée majoritairement par les grands quotidiens régionaux et notamment Le Dauphiné libéré. Plus localement, on trouve une presse assez riche, avec La Vie nouvelle, La Savoie, l'Essor savoyard, Le Messager, la Voix des Allobroges, Le Faucigny et bien d'autres. En plus des stations de radiophonie nationales, la ville est couverte par de nombreuses antennes locales dont France Bleu Pays de Savoie, ODS radio, HotRadio, Ellebore… La télévision locale TV8 Mont-Blanc diffuse des émissions sur les pays de Savoie. Régulièrement l'émission La place du village expose la vie locale du bassin aixois. C'est également le cas dans les informations locales de cette même chaîne télévisée ainsi que sur France 3 dans l'édition locale et régionale.

Économie[modifier | modifier le code]

Essentiellement station thermale jusqu'au milieu du XXe siècle, Aix-les-Bains a progressivement transformé son économie locale pour ne plus dépendre des thermes bien moins fréquentés qu'auparavant. Tout comme les villes de Vichy, Évian-les-Bains et d'autres stations thermales, les Aixois diversifient leur économie et investissent beaucoup sur le potentiel touristique et la santé. En 2000, la ville intègre un réseau de 34 stations classées au Label France Station Nautique[74]. Elle a également obtenu le label station touristique fin octobre 2013.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Le revenu moyen par ménage aixois est d'environ 15 606 € par an cependant ce nombre ne reflète pas la réalité, pour la majorité des ménages d'Aix-les-Bains qui ont un revenu modeste, voire précaire. La part[75] des ménages imposés en 2005 est de 66,8 %. Le nombre de contribuables redevables de l'impôt sur la fortune est de deux cent douze. L'impôt moyen sur la fortune pour la commune est d'environ 4 091 € par an ce qui est légèrement inférieur à la moyenne nationale dont l'impôt moyen[76] est de 5 683 € par an. En ce qui concerne le patrimoine moyen des redevables de l'Impôt de solidarité sur la fortune, celui-ci s'élève localement à 1 338 548 € par an contre 1 493 167 € par an pour la moyenne nationale.

Impôt sur le revenu en 2003

Part de foyers imposables (%) Revenu moyen par foyer fiscal en € Revenu moyen par foyer fiscal imposable Montant moyen des retraites et pensions Part de retraités et pensions (%)
Aix-les-Bains sud 66 22 269 29 409 19 979 30
Aix-les-Bains ville 53 15 845 23 693 17 973 37
Aix-nord-Grésy 62 20 327 27 724 18 876 31
Savoie 57 16 911 24 215 16 897 31
France 52 16 827 25 912 16 883 31
Sources des données : Ministère des finances[77]

Canton selon les territoires de développement social Aix-les-Bains

Part d'allocataires du RMI pour 1000 hab. Nbre d'allocataires à bas revenus Nbre de personnes couvertes par allocataires à bas revenus en % par rapport à la population totale 1999 Allocataires du RMI
31/12/00 31/12/04
Aix-les-Bains sud 5,4 231 603 5,7 57 57
Aix-les-Bains ville 16,9 1 378 3 043 11,8 383 435
Aix-nord-Grésy 3,4 156 369 4,9 26 25
Savoie 9,3 13 126 30 380 8,1 3 403 3 463
Sources des données : C.A.F[77]

Le Taux de fiscalité directe local[78] de la commune pour l'année 2007 est le suivant. Ce taux regroupe le taux de la taxe d'habitation, le taux foncier bâti, le taux non foncier bâti et le taux de la taxe professionnelle. Le taux de la taxe d'habitation s'élève, au niveau communal à 13,82 %, au niveau intercommunal à 0 %, et au niveau départemental à 4,92 %. Le taux foncier bâti se monte au niveau communal à 25,04 %, au niveau intercommunal à 0 %, au niveau départemental à 7,46 % et au niveau régional à 2,07 %. Le taux foncier non bâti se chiffre, au niveau communal à 42,08 %, au niveau intercommunal à 0 %, au niveau départemental à 29,37 % et au niveau régional à 5,15 %. Pour ce qui est du taux de la taxe professionnelle, au niveau communal à 0 %, au niveau intercommunal à 20,12 %, au niveau départemental à 9,09 % et au niveau régional à 2,43 %[79].

Emploi[modifier | modifier le code]

La commune d'Aix-les-Bains comptait environ 14 086 emplois totaux[80] (salarié + non salarié) en 1999, dont 12 039 emplois salariés. Le taux annuel moyen de variation de l'emploi total, entre 1990 et 1999, est -0,07 %. Le nombre de demandeurs d'emploi (catégories 1-2-3-HAR) au était de 1 412 et le taux de chômage[81] de 13,7 %. Le taux d'activité entre 20 et 59 ans s'établit à 82 % ce qui équivaut à la moyenne nationale qui est de 82,2 %. On comptait 42,9 % d'actifs contre 24,3 % de retraités dont le nombre est bien supérieur à la moyenne nationale (18,2 %). Il y avait 20,5 % de jeunes scolarisés et 12,2 % de personnes sans activité.

Répartition des emplois par domaine d'activité

Agriculteurs Artisans, commerçants, chefs d'entreprise Cadres, professions intellectuelles Professions intermédiaires Employés Ouvriers
Aix-les-Bains 0,1 % 8,8 % 10,5 % 23,6 % 34 % 23 %
Moyenne Nationale 2,4 % 6,4 % 12,1 % 22,1 % 29,9 % 27,1 %
Sources des données : INSEE[82]

La commune dispose de nombreuses structures pour aider les chercheurs d'emploi dans leurs démarches et leur parcours professionnel ainsi que pour l'orientation. Une agence nationale pour l'emploi y est présente ainsi qu'une mission locale spécialisée dans l'orientation et l'organisation d'ateliers de découverte du monde de l'emploi. On peut citer également l'« Association pour le Développement de la Promotion Sociale », organisme de formation, mais aussi la permanence d’accueil d’information et d’orientation et le centre d'information et d'orientation.

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Une voiture Aixam

Le nombre d'entreprises et d'établissements total au était de 2 624. Aix-les-Bains a atteint un nombre de 198 créations d'entreprises pour l'année 2004. Elle se situe ainsi au 216e rang national. On peut dénombrer principalement treize types d'établissements[83]. Les établissements de l'industrie agricole et alimentaire représentent 3,3 % du nombre total d'entreprises avec un nombre de cinquante-huit, les industries des biens de consommation représentent 1,7 % avec vingt-neuf établissements, les industries automobiles comptent deux entreprises soit 0,1 %, les industries des biens d'équipement une part de 1,5 % avec vingt-sept entreprises, l'industrie des biens intermédiaires comporte vingt entreprises soit 1,1 %, l'énergie s'élève à 0,1 % avec ses deux entreprises, la construction avec ses 135 entreprises représente 7,7 %, le commerce représente pas moins de 28,4 % du nombre total d'entreprises avec quatre cent quatre-vingt-seize établissements, le transport comprend quarante trois établissements soit 2,5 %, les activités immobilières totalisent soixante dix-sept entreprises soit 4,4 %, les services aux entreprises représentent 12,4 % avec deux cent seize établissements, les services aux particuliers comprennent deux cent quatre-vingt deux entreprises soit 20,6 % et enfin pour ce qui touche au dernier type d'établissement à savoir l'éducation, la santé et l'action sociale on dénombre 282 entreprises soit 16,1 % du nombre d'établissements total.

Les quatre principales entreprises[84] présentes sur la commune d'Aix-les-Bains sont Léon Grosse avec un chiffre d'affaires annuel de 627 millions d'euros (chiffre consolidé 2008, donnée « Léon Grosse »), Aixam avec un chiffre d'affaires de 74 millions d'euros[85], Aixam production, qui est une entité indépendante de Aixam, avec un chiffre d'affaires de 47 millions d'euros et ABB Process Automation avec 50 millions d'euros de chiffre d'affaires (chiffre 2003). Le bassin aixois comprend de nombreuses autres entreprises. Entre autres, sont également présentes à Aix-les-Bains, l'entreprise Savoie-Yaourt, la Société des Eaux minérales d'Aix les Bains, l'entreprise Cavaillé dans le domaine viticole[86], l'entreprise Areva ainsi que la Manufacture de Haute-Maroquinerie, la société Bauer compresseur, l'entreprise Clipsol[87] qui est très en vogue grâce à sa production de chauffage solaire… Par ailleurs, depuis quelques années le secteur de l'hôtellerie tend à se développer. Le géant de l'hôtellerie, Accor[88] est tout particulièrement présent dans le bassin aixois afin de bénéficier de l'essor des marchés du bien-être et donc du thermalisme.

Commerce[modifier | modifier le code]

Le centre-ville

Aix-les-Bains totalise près de 500 commerces[89]. Ceux-ci sont, pour le plus grand nombre, présents dans le centre-ville. Les commerçants bénéficient de l'attrait de la situation géographique de la commune avec la proximité du lac et du massif des Bauges, mais également grâce au casino. Cependant, son image vieillissante ainsi que la concurrence des communes voisines tendent à porter atteinte aux commerces aixois. En effet, les communes périphériques telles que Tresserve, Grésy-sur-Aix, Albens ou encore le Bourget-du-Lac attirent sans cesse un peu plus la clientèle locale. Par ailleurs, le bassin Chambérien est confronté à la concurrence de la zone d'activité des Landiers, où se trouvent la plupart des grandes enseignes telles que Darty, la Halle aux vêtements, Feu vert, mais aussi la grande surface Carrefour ; cette présence a obligé la commune de Chambéry à dynamiser son centre ville. Les commerces d'Aix-les-Bains ont ainsi, dans cette configuration générale, bien du mal à subsister et à attirer les clients potentiels. Cependant, la municipalité aixoise a pris conscience de cet état de fait. Un dossier Fisac[89] a été ouvert. La ville s'est fixée de nombreux objectifs et de mesures. À titre d'exemple, on peut citer la création d'un office du commerce et de l'artisanat, des animations événementielles à la carte, la création d'un site internet, l'accompagnement des commerces alimentaires, l'étude d'aménagements du sud de la ville ainsi que sur l'amélioration de la liaison entre le lac du Bourget et le centre ville, la valorisation de l'espace public, et d'une manière générale l'amélioration de la communication ainsi que le développement de conseils par le biais de plusieurs canaux d'informations.

Thermalisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Thermalisme.
Les Thermes nationaux d'Aix-les-Bains.

Les sources thermales, jaillissant à flanc de coteaux, par deux orifices dans la falaise, étaient déjà connues des celtes (tribu des Allobroges), qui leur vouaient un culte sous l'auspice du dieu Borvo. Rattaché à la cité de Vienne, après la conquête de César, le vicus romain d'Aquae (Aix) se développa autour d'un établissement de bains de premier ordre, sans cesse agrandi et amélioré. Cette tradition des bains fut, dès lors, définitivement conservée au fil des siècles. Nous avons également des témoignages de la présence du roi Henry IV[90] en 1600 qui se lava dans l'unique piscine romaine encore accessible à l'époque, dit le Bain Royal. En 1783, grâce aux subsides du roi Victor Amédée III, un premier établissement termal moderne fut construit. Ces thermes royaux, plusieurs fois agrandis (1818-1856-60), devinrent naturellement des thermes Nationaux lors du rattachement de la Savoie à la France en 1860. De nouveaux bâtiments complétèrent le complexe en 1897, et surtout en 1934. En 1996, un nouvel établissement d'État, les thermes Chevalley furent inaugurés, s'appuyant sur plusieurs nouveaux captages profonds des sources

Le voyage souterrain des eaux, depuis la rive opposée du lac (plus de trente années à 2 000 mètres de profondeur), explique sa température de 46 °. De nombreuses sources fournissent des eaux calciques, sulfurées, riches en silice, très légèrement radio-actives à 45 ° ou froides, et enfin bicarbonatées[91]. Celles-ci, selon leur origine et leur température, sont utilisées soit à usage de douches, soit de bains en piscine, ou encore à la boisson. Ces eaux chaudes sont surtout indiquées[92] pour les rhumatismes dégénératifs tels que l'arthrose cervicale, le lombaire, le coxarthrose, la sciatique, le lombago aigu récidivant arthrose des mains, la gonarthrose, mais aussi pour les rhumatismes inflammatoires comme la polyarthrite chronique évolutive, la spontylarthrite ankylosante. L'usage des sources est également bénéfique pour l'algotystrothies, les tendinites, la laryngites subaigues ou chroniques, les affections nasales et des oreilles et les bronchites chroniques. En revanche, ces eaux sont contre-indiquées pour l'ulcère variqueux, les accidents vasculaires ou cardiaques récents[92]. Les techniques de cure utilisées sont l'usage des douches, de l'étuve individuelle (Berthollet), la physiothérapie[93], de application de boue, de douches sous-marines, de rééducation en piscine. Par leur action calmante du système nerveux, les eaux entraînent une détente euphorisante.

Les Thermes Chevalley.

Les Thermes nationaux d’Aix-les-Bains[94] sont constitués de deux bâtiments se situant sur deux sites très distincts. On trouve ainsi les Thermes Pellegrini et les Thermes Chevalley situés sur la hauteur.

On doit également citer les thermes de Marlioz[95]. Ce dernier se situe dans un parc de dix hectares. Il utilise l'eau de sources découvertes vers 1850. Un premier établissement privé fut construit en 1860, puis entièrement remanié en 1980. Ce thermalisme est tout particulièrement adapté pour la libération de l’appareil respiratoire et guérit les affections de la bouche. Les pathologies O.R.L. traitées sont les otites, les rhinites, les sinusites, les pharyngite, les angines, les laryngites, les préparations chirurgicales et post-chirurgicales en O.R.L. Sont traités également les pathologies en pneumologie, la trachéite, la bronchite, la dilatation des bronches et pour finir l'asthme.

Grâce à ses thermes, en 1986, la ville comptait environ cinquante deux mille curistes[96] et en 1992, plus de quarante quatre mille cinq cent cinquante curistes[91]. Depuis l'année 2000, à la suite de la disparition des accords avec la sécurité sociale l'affluence a diminué. Aix-les-Bains a accueilli environ trente cinq mille deux cents curistes[97] pour l'année 2005. Ce nombre représente près de 7 % de l'ensemble des curistes en France et 60 % des curistes savoisiens. Entre l'année 2004 et l'année 2005, une baisse significative de 3 % du taux de fréquentation a été constatée[97]. Le mois de mars 2008 débute par un grave conflit entre le personnel et la direction qui se solde par une grève[98]. Depuis 2007, la direction des Thermes Nationaux d'Aix-les-Bains conduit une politique volontaire afin de redynamiser la fréquentation et de privatiser l'établissement. Cette privatisation devrait être effective dans le courant de l'année 2009.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Aix-les-Bains fait partie intégrante de la Savoie. Station touristique, sa culture s'y mélange que ce soit pour la gastronomie ou pour son histoire commune. Son patrimoine est un florilège d'influences issues des nombreuses invasions historiques. Elle doit beaucoup à son statut de ville thermale ce qui à la Belle époque lui permit un essor considérable et lui offrit un capital patrimonial riche et varié.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Casino Grand Cercle[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Casino Grand Cercle.

Le Casino Grand Cercle se trouve à Aix-les-Bains, constitue un ensemble architectural majeur en Savoie, au même titre que le casino d'Évian-les-Bains. Le casino a été inauguré en 1850 par le roi Victor-Emmanuel II, duc de Savoie. Le plafond de son salon est couvert d'une splendide mosaïque composée de 3,5 millions de petits cubes de verre sertis sur fond d'or. À l'époque, le bâtiment comprenait en sa partie centrale une salle de bal flanquée de deux salons, l’un pour le jeu, l’autre pour la lecture et la correspondance. Trente ans plus tard, le casino prit de l’ampleur et s'agrandit de deux pavillons latéraux. En 1899, le bâtiment se dote d'un théâtre de neuf cent places, équipé d’une machinerie en bois. Dernièrement quatre œuvres de l'artiste peintre Di Credico ont été placées dans la salle des jeux traditionnels (la boule, la roulette, le blackjack…). Le casino Grand Cercle a été classé au 24e rang des casinos français sur la base de son produit brut des jeux pour l'exercice 2004-2005[99].

Château de la Roche du Roi[modifier | modifier le code]

Château de la Roche du Roi.
Article détaillé : Château de la Roche du Roi.

Le Château de la Roche du Roi est un château du XXe siècle. Il se situe sur les hauteurs d'Aix-les-Bains, bâti à flanc de colline, le château domine une bonne partie de la ville et surplombe entre autres l'hippodrome et le golf. Il fut construit en 1900 par l'architecte de la ville Jules Pin (aîné) ainsi que par l'entreprise Léon Grosse. Ce château est à présent classé monument historique. Son style architectural est un mélange entre les palais orientaux et les châteaux de la Renaissance. La surface totale du bâtiment est d'environ 500 m². Il est construit sur une terrasse supportée par des soubassements voûtés en plein cintre. À l'extérieur du château, dans sa périphérie, se trouve une forêt très dense composée d'arbres multi-centenaires, de broussailles, et de végétaux communs à la région. Le château appartient actuellement à un propriétaire privé étranger. Constatant qu'il est laissé à l'abandon depuis de nombreuses années, la ville tente, après plusieurs dégradations majeures constatées et après de multiples interventions des pompiers sollicitées pour des incendies, de se porter acquéreur de ce monument.

L'église Notre-Dame[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Notre-Dame d'Aix-les-Bains.

L’église Notre-Dame-des-Eaux, paroisse de l’Assomption se trouve dans le centre-ville d'Aix-les-Bains. Un concours d'architectes fut organisé pour concevoir l'édifice religieux et fut remporté par Arthur Bertin. La construction fut confiée à l'entreprise Bonna. Les travaux débutèrent en 1890 pour se terminer en 1892 bien qu'en réalité des modifications furent encore apportées jusqu'en 1905. Le bâtiment prend la forme d'une croix. L'aspect général est d'inspiration byzantine. La croisée des transepts supporte une coupole. Son clocher de couleur vert, à cause de l'oxydation de sa couverture, est fait de bois, sa tour s’élève à cinquante-cinq mètres au-dessus du parvis. On peut également y contempler ses voûtes en berceau simple qui, pour leur part, sont plutôt d’inspiration romane. Le chemin de croix, en cours de classement à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, provient d’Espagne, d’où il a été ramené par le général Forestier, lors des campagnes de Napoléon Ier. Quant aux tableaux des douze apôtres, classés depuis 1976, et conservés dans le chœur, ils proviennent certainement d’Italie, d’après les expertises, et seraient du XVIIe siècle[100]. Cet édifice domine de ses hauteurs la cité aixoise. Il est très présent dans la vie quotidienne des habitants. La place devant l'église se transforme durant la semaine en parking public en raison de son emplacement central dans le tissu urbain.

Le musée Faure[modifier | modifier le code]

Musée Faure
Article détaillé : Musée Faure.

Le Musée Faure est issu originellement d'œuvres d'une collection privée, celle du docteur Faure (1862-1942), léguée[101] à la ville et installée depuis 1949 dans une villa 1900. Ce musée possède la deuxième collection de France d'œuvres de Rodin avec pas moins de trente-quatre sculptures, sans compter les études du maître. Cet établissement propose également au public une collection de peinture concernant l'impressionnisme avec des peintres proches, comme ceux du romantisme, du post-impressionnisme et du symbolisme. Il détient la deuxième plus grande collection[102] impressionniste de province. On peut voir des peintures de Corot, Boudin, Jongkind, Ravier, Puy, Cézanne, Sisley, Pissarro, Degas, Bonnard, Vuillard, Lebourg, Lebasque, Marquet, Robert Antral, Charles Cottet, Jules Desbois, Edmond Aman-Jean, John Singer Sargent, Victor Vignon, Constant Troyon, Stanislas Lépine, et aussi Adolphe Monticelli, Georges Michel, Jean Victor Bertin[103]

Espaces verts[modifier | modifier le code]

Le parc du Bois Vidal, sur les hauteurs.

Aix-les-Bains est une ville fleurie avec quatre fleurs attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[104] et la distinction du grand prix national du fleurissement. En 1992 la ville se voit décerner le grand prix européen du fleurissement[105],[106].

Le parc floral des Thermes est composé d'arbres séculaires et rares, d'un théâtre de verdure de trois mille places accueillant des concerts en plein air surtout en période estivale.

Le parc du Bois Vidal, sur une surface de dix-huit hectares[104] au cœur de la cité, comprend en son sein un bois et des prairies, de nombreux chemins pédestres et un parcours sportif.

L'esplanade du lac s'étend sur la rive est du lac du Bourget. Délimitée par deux ports de plaisance, elle comprend une pelouse et des arbres. Le festival Musilac ainsi que la manifestation Navig'Aix y sont organisés chaque année.

La forêt de Corsuet s'étend en bordure de la ville d'Aix-les-Bains sur une surface d'environ cent seize hectares. De nombreux sentiers ont été aménagés. On y trouve également des parcours sportifs et la présence de Vététistes.

Le jardin japonais propose une composition basée sur une conception reposant sur le Kanji[104] du cœur. Il se situe dans l'avenue du Général-De-Gaulle, à l'entrée du Radisson Blu.

Les palaces et hôtels aixois[modifier | modifier le code]

Les palaces-hôtels Royal, Splendide et Excelsior vus depuis Tresserve.
Le palace-hôtel Bernascon.

Parmi les autres grands édifices aixois, on se doit d'énumérer les grands palaces, vestiges de la Belle Époque et pour la plupart désormais transformés en habitations collectives. Toutefois, ceux-ci conservent leurs imposantes façades extérieures ainsi que leurs magistrales entrées ornées la plupart du temps de marquises en fer forgés. Ces palaces sont le Beau-site, le Grand-Hôtel, le Bernascon, le Splendide, le Royal, le Mirabeau[107]… Sans oublier l'Astoria qui est le seul grand hôtel toujours en activité[108]. Il est également intéressant de visiter l'actuel Hôtel de ville d'Aix-les-Bains. À l'origine ce fut l'ancien château des marquis[109] d’Aix du XVe siècle au XVIIe siècle. Adossé à l’Hôtel de ville on trouve le temple gallo-romain, dit Temple de Diane devenu le Musée lapidaire. Ce sanctuaire antique est l'un des trois temples[110] conservés intégralement en France. Aujourd'hui reconverti en musée archéologique, l'édifice abrite en son sein de nombreuses statues et objets antiques ainsi que de l'âge du bronze.

Les grandes réalisations hôtelières Aixoises se multiplient entre 1883 et 1914. Au niveau du financement émergent les deux figures prestigieuses de Gaudens-Antoine Rossignoli (1837-1908) et de Jean-Marie Bernascon (1826-1912), tandis que dans la construction s'illustrent Antoine Gouy et Alfred Olivet, architectes à Genève et Sébastien Pin dit Jules Pin aîné architecte de la ville d'Aix.

  • Palace "Le Splendide" (1884) construit par Gaudens Antoine Rossignoli
  • Palace "L'excelsior" (1906) construit par Gaudens Antoine Rossignoli
  • Palace "Le Bernascon" (1909) construit par Jean-Marie Bernascon avec son annexe la villa Regina
  • Palace "Le Royal" (1914) construit par Louis Rossignoli
  • Palace "Le Mirabeau" (1910)
  • Le Grand Hôtel (1858) construit par C-B Pellegrini avec une annexe "Les Ambassadeurs" en 1877
  • L'Hôtel du Globe (1868), aujourd'hui Hôtel de l'Europe avec son annexe la Villa Victoria (1883) pour recevoir la reine
  • L'Hôtel Beau Site (1883)
  • L'Hôtel International (1893), incendié dans les années 1985-1995, aujourd'hui rénové
  • L'Hôtel des Iles Britanniques (1903)
  • L'Hôtel l'Astoria (1904)
  • L'Hôtel Le Panoramic

Autres édifices[modifier | modifier le code]

L'Arc romain de Campanus.

La ville d'Aix-les-Bains est jalonnée de nombreux édifices historiques ainsi que de bâtiments de caractère. De l'ère gallo-romaine, il subsiste l'Arc funéraire romain de Campanus. Cet arc fut dressé par le patricien de la Gaule Narbonnaise, Lucius Pompeius Campanus, afin d'honorer les défunts de sa famille. Ce monument est un symbole représentant le passage vers l'au-delà. L'arc a une hauteur de plus de neuf mètres. Il est constitué d'une arcade entre deux piliers surmontés d'un entablement avec architrave, le tout fait de pierres taillées ajustées sans apports de mortier. L'arc comprend une frise, une corniche et un attique. La frise de huit niches devait abriter les bustes de quelques-uns des personnages à qui l'arc est dédié. On trouve également comme édifice marquant, les Thermes antiques. Vers 120 avant Jésus-Christ, les Romains construisirent des thermes confortables à la mode romaine telle que cela ce faisait dans tout l'empire. Cette structure comprend plusieurs bains à savoir un bain chaud (caldarium), un bain tiède (tepidarium) puis un bain froid (frigidarium)[111]. Tous les bassins sont revêtus de marbres. Les salles étaient ornées de colonnes et de sculptures. Actuellement les vestiges romains sont encore visibles à l'intérieur des Thermes Nationaux.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Vendanges au château Boncelin à Chantemerle, près d'Aix-les-Bains

La cuisine aixoise est une cuisine typiquement savoyarde basée sur des produits du terroir local et des alpages montagnards essentiellement des Bauges. Outre la célèbre fondue savoyarde, on s'y plaît à préparer pour plat principal les bognettes à base de pomme de terre, mais aussi les crozets, la péla, la tartiflette, les diots, la polenta et les rioutes… En dessert, on ne peut que solliciter les bugnes, la confiture de lait et la tarte aux myrtilles[112]. Les tables d'Aix-les-Bains arborent les fromages savoisiens comme l'abondance, le beaufort, le bleu du Mont-Cenis, l'emmental de Savoie, le gruyère de Savoie, le persillé des Aravis, le reblochon, le tamié, la tomme de Savoie et encore de nombreux autres préparations fromagères. Cependant, la présence du lac du Bourget et des rivières telles que le Tillet et le Sierroz, offrent aux cuisiniers aixois un éventail important de poissons d'eau douce qui composent bon nombre de plats locaux. On mange très volontiers de la truite, des ombles chevaliers et du lavaret[113]. On pêche également les brochets ainsi que la friture qui ravissent les papilles des habitants d'Aix-les-Bains. Les forêts environnantes et les montagnes de moyenne altitude telles que le Mont Revard offrent des produits très appréciés. On y trouve des champignons. La réputation des cèpes, des bolets du Revard ne se dément pas. Plusieurs vignobles autour de la commune aixoise produisent des vins de terroirs employés dans de nombreuses spécialités comme la fondue savoyarde par l'usage de vin blanc. Ainsi, on retrouve près d'Aix-les-Bains le vignoble de saint-Innocent, le vignoble de Saint-Baldoph et d'une manière générale on consomme la plupart des vins de Savoie.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Le théâtre de Verdure dans le parc floral des Thermes.

La ville d'Aix-les-Bains bénéficie de plusieurs installations pour promouvoir la culture. La présence du casino Grand Cercle permet à la commune de disposer d'un théâtre. Communément appelé Théâtre du Casino, celui-ci est un chef d'œuvre du XIXe siècle. Il offre une capacité de neuf cent places assises et une scène de vingt mètres par treize. Ce théâtre à l'italienne possède une fosse d’orchestre, un jeu d’orgue et un écran de cinéma. Le casino propriétaire de cette salle est régulièrement sollicité pour des tournages cinématographiques et télévisés, en raison de son ornementation authentique[114]. Plus originale encore, Aix-les-Bains bénéficie d'un théâtre extérieur que l'on nomme le Théâtre de verdure situé en plein centre ville, dans le parc floral des thermes. Il offre une capacité de trois mille places[115] pour des concerts en plein air. Des thés dansants y sont régulièrement organisés, les Aquascénies s'y sont exprimées également ainsi que des pièces de théâtres. L'une des principales salles de la commune est le Palais des congrès d'Aix-les-Bains. On y organise des expositions, des congrès, des concerts, des spectacles comiques, et bien d'autres évènements artistiques et culturels.

Aix-les-Bains fut l'une des toutes premières villes françaises à avoir accueilli un cinéma. Aujourd'hui elle possède pas moins de trois cinémas que sont le Victoria, le Rex et enfin le Les Toiles du Lac d'Aix-les-Bains. Ces trois établissements sont tous détenus par le même propriétaire. Avec la création du multiplexe Les Toiles du Lac[116] offrant huit salles, le Rex avec ses deux salles tend à disparaître. Le Victoria[117], avec ses cinq salles, devrait être conservé et est encore en activité. Celui-ci devrait progressivement accueillir des films d'auteurs, d'arts et d'essais. De plus, cet établissement à la particularité d'abriter le deuxième casino d'Aix-les-Bains. De taille plus modeste que le casino Grand Cercle, le Nouveau Casino, qui est sa dénomination commerciale, possède un parc de jeux toutefois honorable avec ses quarante-cinq machines à sous, sa table de Boule, treize rouleaux, quinze vidéo-rouleaux et dix-sept vidéo-poker[118].

On peut visiter le Musée Lapidaire. Adossé à l’hôtel de ville, cet ancien temple gallo-romain, dit Temple de Diane, fut reconverti en musée archéologique. L'édifice abrite en son sein de nombreuses statues et objets antiques ainsi que de l'Âge du bronze. On peut contempler des vestiges des cités lacustres du lac du Bourget. Autre lieu de souvenir et de rayonnement culturel, la bibliothèque municipale Lamartine possède un fonds documentaire important[119]. Son nom est un hommage au poète et écrivain Alphonse de Lamartine. Elle devrait prochainement changer de locaux pour s'installer près des thermes nationaux et des thermes romains.

Plusieurs sociétés savantes de Savoie sont présentes sur la commune d'Aix-les-Bains. Ces associations permettent à des amateurs éclairés et à des spécialistes de se réunir autour de thèmes divers, dont notamment l'histoire régionale ou l'étude du patrimoine culturel régional. Sont présents, notamment, sur la commune la Société du Patrimoine de Savoie (S.P.S), fondée à Aix-les-Bains en 1995, la Société d'Art et d'Histoire d'Aix-les-Bains et sa Région, fondée en 1993, et le Centre d'Archéologie lacustre d'Aix-en-Savoie, fondé en 1975.

Labels[modifier | modifier le code]

Aix-les-Bains rayonne à une échelle nationale grâce à ces thermes, son cadre de vie, ses manifestations (comme le festival Musilac) et à tous ses labels :

  1. La commune est dotée de 4 fleurs et de la fleur d'or (plus haute distinction) au Conseil national des villes et villages fleuris. Durant l'année 1992, la ville se voit décerner le « grand prix européen du fleurissement » ;
  2. Elle a obtenu le label officiel de station touristique (station classée de tourisme) fin octobre 2013 ;
  3. Elle possède aussi le label Ville internet avec 4 arobases ;
  4. Elle a également été labellisée Ville d'art et d'histoire ;
  5. C'est aussi une station nautique grâce au lac de Bourget ;
  6. C'est également une Ville amie des enfants ;
  7. Elle fait partie du réseau AVF (Accueil des Villes Françaises) ;
  8. Elle concentre aussi d'autres labels/associations moins importants comme celui de la Table Ronde Française.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Alphonse de Lamartine
La reine Victoria
Alfred Boucher
Jean-Baptiste Charcot

Plusieurs artistes et personnalités sont nés ou ont vécu à Aix-les-Bains :

  • Victor-Amédée III de Sardaigne (° 1726 -† 1796) - Fait construire les thermes d'Aix en 1783.
  • Victor-Emmanuel Ier de Sardaigne (° 1759 - † 1824) - Venu en 1816 avec sa femme Marie-Thérèse d'Autriche-Este.
  • Gaspard François Forestier (° 1767 - † 1832) - Militaire français, il fut général sous la Révolution française et le Premier Empire. Il fut fait commandeur de la Légion d'honneur[120].
  • François Louis Forestier (1776-mort le 5 février 1814 des suites des blessures reçues lors de la bataille de Brienne,général des armées de la République et de l'Empire.
  • Alphonse de Lamartine (° 1790 - † 1869) - Il a séjourné à Aix-les-Bains à partir de 1816 où il y rencontre Julie Charles avec laquelle il se promène en barque sur le lac du Bourget et où il y a écrit son célèbre poème Le Lac. (une reconstitution libre de sa chambre à Aix se trouve au Musée Faure).
  • Urbano Rattazzi (° 1808 - † 1873) - Premier Ministre de Victor-Emmanuel II en 1862 et en 1867.
  • L'empereur Pierre II du Brésil (° 1825 - † 1891) - Venu à Aix en 1888.
  • Marie de Solms (° 1831 - † 1902) - Femme de lettres, poète, membre de la famille Bonaparte, habite de 1853 à 1863 dans le chalet de Solms dans l'avenue qui porte son nom[121].
  • Charles-Albert Costa de Beauregard (°1835 - † 1909) - Historien et homme politique français
  • Le roi Georges Ier de Grèce (° 1845 - † 1913) - Un habitué de 1889 à 1912 nommé citoyen d'honneur de la ville, une rue porte son nom.
  • Alfred Boucher (° 1850 - † 1934) - Sculpteur installé à Aix-les-Bains en 1889 et y est mort en 1934. On lui doit le Monument aux Morts de la ville situé au square portant son nom.
  • Jean Claude Nicolas Forestier (1861-1830), architecte paysagiste.
  • le Commandant Charcot (° 1867 - † 1936) - Médecin et Explorateur français, mort en mer, avait acheté à Aix en 1896 un chalet de style suisse entièrement recouvert d'écailles de bois. Une rue d'Aix porte son nom.
  • Léon Brunschvicg (° 1869 - † 1944) - Philosophe français, sa pensée est rattachée à l'idéalisme français, il a fortement marqué et influencé la pensée universitaire de son temps.
  • Jean de Sperati (° 1884 - † 1957) - Il fut l'un des plus grands faussaires de son temps. Il fut considéré comme un des maîtres dans la réalisation de faux timbres-poste de collection.
  • Aimé Bachelard (1885-1975), magistrat français.
  • Charles Luguet (° 5 juin 1896 - Général FAFL né à Aix-les-Bains
  • Daniel-Rops (° 1901 - † 1965) - Écrivain français. Né à Épinal, il a vécu près d'Aix-les-Bains et y est mort en 1965.
  • Mgr Gabriel-Marie Garrone (° 1901 - † 1994), évêque de Chambéry, puis archevêque titulaire de Turres en Numidie et cardinal par le pape Paul VI.
  • Johannès Pallière (né en 1920), historien savoyard et fondateur de l'Athlétique sport aixois.
  • Georges Brun (1922 - † 1995), joueur de rugby.
  • Christiane Legrand (° 1930 - † 2011) - Chanteuse française, fille du chef d'orchestre Raymond Legrand et sœur du compositeur Michel Legrand.
  • Robert Bogey (° 1935) - Coureur de demi-fond, il fut quatre fois Champion de France sur piste sur 5 000 et 10 000 mètres puis une fois Champion de France de Cross-country.
  • Jean Mailland (° 1937) - Écrivain, parolier, acteur et réalisateur pour le cinéma ainsi que pour la télévision. Il est également metteur en scène pour le théâtre et scénariste.
  • Matthieu Ricard (° 1946) - Moine bouddhiste, fils du philosophe et journaliste Jean-François Revel.
  • Gilles Bernheim (°1952) - Grand rabbin de France.
  • Alain Lorieux - International de rugby à XV fut également gérant de camping.
  • Di Credico (° 1957) - Artiste-peintre figuratif Pratique le Happening, il exécute, à travers le monde, des toiles de très grandes dimensions, en temps réel, devant un public.
  • Alain Soral (° 1958) - Journaliste, essayiste et militant politique français, frère de l'actrice Agnès Soral.
  • Agnès Soral (° 1960) - Actrice française qui joua au côté de Coluche notamment dans le film Tchao Pantin, de Claude Berri, en 1983. Elle est aussi la sœur du journaliste et essayiste Alain Soral.
  • Karl Zéro (° 1961) - Animateur français de télévision ayant exercé à la télévision, à la radio et dans la presse écrite. Auteur et réalisateur de films politiques satiriques.
  • Thierry Tulasne (° 1963) - Joueur de tennis dans les années 1980. Champion du monde juniors 1980. Il est aujourd'hui l'entraîneur de Gilles Simon.
  • Laurence Ferrari (° 1966) - Journaliste française, présentatrice du Journal de 20h de TF1 après avoir exercé à la télévision (Canal+, France 2), à la radio (Europe 1) et dans la presse écrite. Fille de l'ancien maire d'Aix-les-Bains Gratien Ferrari.
  • Philippe Cerboneschi (° 1967) - Plus connu sous le pseudonyme de Philippe Zdar, il fait partie du duo musical le groupe Cassius, il est également producteur de musique (Phoenix, Housse de Racket, Beastie Boys, The Rapture, Cat Power, -M-, Mc Solaar). Il a remporté un Grammy Award en 2010 avec Phoenix pour l'album Wolfgang Amadeus Phoenix.
  • Hervé Renard (° 1968) - Ancien footballeur français professionnel et actuellement adjoint de Claude Le Roy à la tête de l'équipe nationale du Ghana.
  • Christophe Lemaitre (°1990), sportif français, s'entraîne à Aix, devenu en 2010 champion d'Europe du 100, 200 et du relais 4×100 mètres.

De nombreuses personnalités ont fréquenté Aix-les-Bains, notamment pour y faire une cure thermale. Parmi les plus célèbres, on trouve la reine Victoria venue en 1885, 1887 et 1890 avec sa fille, la princesse Béatrice, l'impératrice Sissi, la reine-mère du Portugal Maria Pia de Savoie, le roi des belges Léopold II de Belgique, le prince de Monaco, de nombreux pacha d'Arabie Saoudite, le roi Fayçal de Jordanie, l'Aga Khan (qui s'est marié à Aix), les reines de Hollande Emma et Wilhelmine, le financier américain John Pierpont Morgan,...

Et bien sûr la famille de Napoléon Bonaparte qui séjourna à la villa Chevaley, sur les hauteurs d'Aix : Maria Letizia Ramolino, Pauline Bonaparte (en 1808 et 1812), Joséphine de Beauharnais (1810) puis Marie-Louise d'Autriche (en 1812 et 1814), Hortense de Beauharnais (vient régulièrement avec son fils de 1811 à 1815 fonde en 1813 un hôpital en souvenir de son amie Adèle de Broc, noyée dans les gorges du Sierroz), Napoléon III et Eugénie

On peut également citer Madame de Staël (venue en 1810), Madame Récamier, Madame de Boigne, Benjamin Constant, Talma, Eugène Sue, François Ponsard, Victor Hugo (venu rendre visite à son amie Marie de Solms), Alexandre Dumas Père avec son ami Honoré de Balzac[122], George Sand[123], Guy de Maupassant, Paul Verlaine arrêté le jour de son arrivée par le commissaire de police Jullien, Jean Richepin, Félix Faure, Sadi Carnot, Yves Guyot, Jules Roche, Pierre Puvis de Chavannes, Sarah Bernhardt, Camille Saint-Saëns, Sergueï Rachmaninov, Jean Moulin, Bergson, Edwige Feuillère, Paul Claudel, Yvonne Printemps, Pierre Fresnay, Mistinguett, Charles Trenet, Yves Montand, Line Renaud, Luis Mariano, Maurice Chevalier, Georges Brassens, Édith Piaf, Charles Aznavour[124]… Sans oublier de nombreuses autres personnalités contemporaines.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Aix-les-Bains

Les armes d'Aix-les-Bains se blasonnent ainsi : De gueules à une étoile d'or au point du chef.

On sait très peu de chose sur ce blason. Amédée IV, comte de Savoie, avait pour armoiries : De gueules à une étoile de seize rais d'argent[125]. La proximité des deux blasons peut constituer un début de réponse quant à l'étude des armoiries de la ville considérée, alors, au Moyen Âge comme étant une collectivité humaine.

On sait cependant que ces armoiries furent dessinées à la fin du XIXe siècle par le dessinateur Guido Gonin[126]. La ville n'ayant jamais eu de chartes de franchises avant la Révolution, ne disposait pas de blason propre. En revanche, les armes de la famille de Seyssel sont présentes dans le château d'Aix.

Depuis 1992, la ville utilise aussi un logo, notamment présent sur les publicités de ses partenaires économiques, comme les eaux d'Aix, l'Office du tourisme…

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Joël Lagrange, Aix-les-Bains, t. 2 : l'Entre-deux-guerres, Saint-Cyr-sur-Loire, A. Sutton,‎ 2007 (ISBN 9782849107133)
  • collectif, La nouvelle rando : Savoie, Aix-les-Bains, autour du lac du Bourget, Saint-Laurent-de-Neste (Hautes-Pyrénées, Cité 4,‎ 2006 (ISBN 9782915069174)
  • Geneviève Giraud et al., Les thermes nationaux d'Aix-les-Bains : le fil de l'eau, Barberaz(140 Galerie de la Chartreuse, 73000, Ed. Figep,‎ 2005 (ISBN 9782952397506)
  • Geneviève Frieh-Giraud, Aix-les-Bains : Ville d'eaux de la Belle Époque, Dauphiné Libéré, 2005, (ISBN 978-2-911739-86-6)
  • Jean-François Connille, Aix-les-Bains : Héritages et ouvertures, Questio, 2003, (ISBN 978-2-913732-15-5)
  • Collectif, Chambéry, Aix-les-Bains, lac du Bourget, Comp'Act, 2003, (ISBN 978-0-7549-3389-2)
  • V.Barbier, Aix-les-Bains et ses environs, Bastion, 2001, (ISBN 978-2-7455-0131-8)
  • Jean-Marie Jeudy, Les sentiers autour de Chambéry-Aix : histoires et itinéraires, Claix, Didier-Richard,‎ 1998 (ISBN 9782703802389)
  • Jean-Marie Jeudy, Chambéry et Aix-les-Bains autrefois, Horvath, 1998, (ISBN 978-2-7171-0920-7)
  • Paul Collet, Notre cher Aix-les-Bains : poèmes, Paris, Les Éd. La Bruyère,‎ 1997 (ISBN 9782840143918)
  • Geneviève Lecoq, 52 balades en famille autour de Chambéry, Aix-les-Bains, Grenoble, Didier Richard,‎ 1993 (ISBN 9782703801115)
  • Planche Henry, Aix-les-Bains, Saep, 1972, (ASIN B0000DMCJP)
  • Gabriel Pérouse, La vie d'autrefois à Aix-les-Bains : la ville, les thermes, les baigneurs, Dardel, 1967, (ASIN B0000DRAKF)
  • Collectif, Recherches sur l'action de la cure d'Aix-les-Bains, Pacomhy, 1954, (ASIN B0000DL4VX)
  • Collectif, Les guides bleus illustrés : Aix-les-Bains, Chambéry, Hachette, 1934, (ASIN B0000DRNTW)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Philippe Gloaguen, Le guide du routard - Alpes, 2007, éd. Hachette Tourisme (ISBN 978-2-01-240635-3)
  2. Revue trimestrielle de la Société savoisienne d'histoire et d'archéologie no 126, de 1997, intitulé « Les lacs de Savoie et le tourisme », p. 14
  3. Dictionnaire le « Petit Larousse illustré », éd. Larousse, 1984, (ISBN 978-2-03-301384-4), p. 1099
  4. La radiotélévision publique belge La RTBF et son émission Vivacité
  5. Extrait d'un document du Ministère de l'environnement canadien sur le site Environnement Canada
  6. Base de données météo et observations en temps réel par Météociel et Météo France
  7. Données de l'INSEE et du site Lameteo.org concernant les températures records de Aix-les-Bains et Météo France
  8. Le Conseil général de la Savoie - Espace routier
  9. L'Association pour la Préservation du Matériel Ferroviaire Savoyard, l'APMFS
  10. La gare d'Aix-les-Bains-Le Revard sur Gares en mouvement, un site officiel de la SNCF
  11. Journal Officiel no 75 du 29 mars 2007, arrêté du 5 février 2007,Services dans la zone de l'aérodrome de Chambéry-Aix-les-Bains NOR : EQUA0600243A
  12. Site officiel de l'aéroport Chambéry-Savoie
  13. Office du tourisme d'Aix-les-Bains - Liste des destinations de l'aéroport de Chambéry-Aix-les-Bains
  14. La Ondéa le réseau de bus de l'agglomération d'Aix-les-Bains
  15. Le Compte rendu de la commission « transports et déplacements » du Conseil de développement de Métropole Savoie du 11 avril 2007
  16. INSEE - Logements à Aix-les-Bains : les occupants
  17. INSEE - Logements à Aix-les-Bains : le parc
  18. a et b Association Régionale des organismes d'HLM de Rhône-Alpes - L'ARRA
  19. a et b Article du journaliste, au Petit Canard Aixois, Roland Zanardi
  20. a, b, c et d L'Essor savoyard La dépollution du Tillet, publié le 3 mai 2012
  21. a, b, c et d Journal le Dauphiné - Création d'un nouveau plan de circulation
  22. Gabriel Pérouse, La Vie d'autrefois à Aix-les-Bains, 1922, réédité en 2002.
  23. Canal, Alain (sous la dir.). Rapport des fouilles en sauvetage sous la place Maurice Mollard. Lyon, Drac (dact.), 1992
  24. Textes épigraphiques ; Musée lapidaire d'Aix-les-Bains
  25. Fouilles du parking de l'Hôtel de ville, Alain Canal, 1988
  26. Lagrange Joël. Inventaire du patrimoine
  27. Pérouse, Gabriel. La vie d’autrefois à Aix-les-Bains. Chambéry : Dardel, 1922.
  28. Legay, Jean Pierre, (sous la dir.) ; Connille Jean François. Histoire d’Aix-les-Bains et de sa région. Aix-les-Bains : imp. De l’Avenir, 1988.
  29. Pernon, Christine. Études des vestiges de la maison forte de Saint Paul et prospection. Lyon : Drac (dact.), 1993
  30. Archives départementales de Savoie. Série SA
  31. Lagrange, Joël. Aix-les-Bains en 1561, aperçus démographiques. Aix-les-Bains : SAHA, 1998. Extrait d’Art et Mémoire no 13
  32. Art et Mémoire no 15, la collégiale Notre Dame, 2000
  33. Les Merveilles Des bains d'Aix en Savoye. Réimpression textuelle de la première édition (1623) Avec Une Préface Par Le Docteur L. Brachet Et Une Notice Bibliographique Par V. Barbier
  34. Geneviève Frieh-Giraud. Les Thermes Nationaux d'Aix-les-Bains. Le fil de l'eau. Aix-les-Bains : Figep, 2005
  35. Archive vidéo de l'INA sur la conférence d'Aix-les-Bains
  36. Publication du Magazine spécialisé Le Guido, magazine d'Essaouira
  37. Article de Sergio Palumbo du 27 octobre 2005 cité sur le site 123savoie
  38. [PDF] supplément journal municipal d'information no 2, décembre 2005
  39. Site officiel du ministère des marocains vivants à l'étranger
  40. Les archives municipales d'Aix-les-Bains et de l'économiste Youness Saad
  41. « Scrutin du 29 mai 2005 sur la constitution Européenne - Aix-les-Bains », ministère de l'intérieur (consulté en 06/06/2007)
  42. a et b Résultats électoraux indexés sur le site du journal Le Figaro
  43. Résultats électoraux indexés sur le site officiel du Ministère de l'intérieur
  44. le Dauphiné libéré édition du 19/03/2008 - p. 14
  45. le Dauphiné libéré édition du 10/03/2008 - p. 6
  46. Le CDAD de la Savoie - Conseil Départemental de l’Accès au Droit de la Savoie
  47. Site officiel de la cour d'appel de Lyon - Réforme de la carte judiciaire
  48. École nationale des ponts et chaussées par l'équipe spcialisée LACS du CEREVE
  49. Site officiel de l'Aquarium du Lac du Bourget
  50. V.Cadieu, Attachée de presse Réseau IDEAL, et de F.Boisson, direction de la communication d'Aix-les-Bains - Article publié par Eau APINC
  51. La Charte de qualité environnementale et de l'accessibilité lors des chantiers publiée par la Mairie d'Aix-les-Bains
  52. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  53. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  54. Recensement de l'INSEE en 1999 - Population totale par sexe et âge
  55. Données démographiques d'après l'INSEE
  56. Sources des données : INSEE reprises par le site linternaute.com
  57. Liste d'établissements scolaires établie par l'Académie de Grenoble
  58. Liste des collèges et lycées établie par l'Académie de Grenoble
  59. Organisateur du Festival Aix Opérettes
  60. a et b Liste des festivals de Chambéry et d'Aix-les-Bains sur le site Chambe-aix.com
  61. Organisateur du Festival des Nuits Romantiques du Lac du Bourget
  62. Les Thermes d'Aix-les-Bains
  63. Le Festival d'Aix-les-Bains de Scrabble francophone présenté sur Chambe-aix.com
  64. Institut Moncey pour la revue le Nouvel Observateur
  65. La Fédération hospitalière de France
  66. Le Centre de Réadaptation Fonctionnelle et de Soins Gustav Zander
  67. Office national de publication et de communication - Annuaire Sanitaire et Sociale
  68. La Direction de la Communication des Thermes d'Aix Les Bains
  69. le Dauphiné libéré édition du 01/02/2008 - p. 13
  70. Liste des associations sportives de la ville d'Aix-les-Bains
  71. Le Palace aixois et propriétaire du jardin japonais Le Park Hôtel du Casino
  72. Liste des services des sports de la ville d'Aix-les-Bains
  73. Les affiches originales du Circuit du lac d'Aix les Bains
  74. Site officiel de l'organisation du label Station Nautique
  75. Direction générale des impôts - Revenus fiscaux des ménages citée par l'INSEE
  76. Données fiscales sur la commune d'Aix-les-Bains par le site linternaute.com
  77. a et b [PDF] CCI 73 - La Chambre du commerce et d'industrie de Savoie
  78. Données fiscales publiées par le Ministère du budget, des comptes publics et de la fonction publique
  79. Délibérations taux applicables dans les collectivités territoriales en 2007 - Ministère du budget, des comptes publics et de la fonction publique
  80. Données générales sur l'unité urbaine d'Aix-les-Bains par l'INSEE
  81. Données générales sur l'unité urbaine d'Aix-les-Bains par l'INSEE reprises sur linternaute
  82. Données démographiques d'après l'INSEE compulsées par linternaute
  83. Indices de l'INSEE et synthétisées sur linternaute
  84. Indices de l'INSEE et synthétisées par linternaute
  85. Site officiel de l'entreprise Aixam
  86. Site officiel de l'entreprise Cavaillé
  87. Site officiel de l'entreprise Clipsol
  88. Violette Nustal, « Thermalisme – Le retour aux sources », sur L'Express,‎ 27 février 2003 (consulté en 2013-03-11)
  89. a et b [PDF] Chambre du commerce et de l'Insdustrie de Savoie - Dossier Fisac d'Aix-les-Bains
  90. Gabriel Pérouse, La Vie d'autrefois à Aix-les-Bains, paru en 1922 et réédité en 2002
  91. a et b Dominique Frémy et Michèle Frémy, Quid : 1995, Paris, R. Laffont Société des Encyclopédies Quid,‎ 1994 (ISBN 9782221078136), p. 888
  92. a et b Article du docteur Ammerich sur l'encyclopédie Santeguerir
  93. Publication au JORF du 3 juillet 1975, modifié par Décret no 2004-436 du 19 mai 2004 art. 2 - JORF 25 mai 2004
  94. La Direction de la Communication des Thermes d'Aix-les-Bains
  95. Liste de l'Office du Tourisme d'Aix-les-Bains
  96. Article publié dans le magazine L'Express le 29 août 2007, rédigé par la journaliste Marianne Payot
  97. a et b [PDF] Chambre du commerce et d'industrie - Tableaux de bord des territoires Aix-les-Bains, Lac du Bourget, Bauges
  98. le Dauphiné libéré édition du 19/03/2008 - p. 13
  99. Article de La Tribune du 16 décembre 2005
  100. Notre-Dame d’Aix-les-Bains in Art et Mémoire no 15. Aix-les-Bains : Société d’Art et d’histoire, juin 2000
  101. Le média culturel Evene soutenu par le Ministère de la Culture et de la Communication et parrainé par l’écrivain Jacques Attali
  102. Le média culturel Evene soutenu par le Ministère de la Culture et de la Communication
  103. Liste de peintres exposés au musée Faure sur le média culturel Evene avec le soutien du Ministère de la culture et de la Communication
  104. a, b et c Le concours des villes et des villages fleuris et le Conseil National des Villes et Villages Fleuris
  105. Grand prix européen de fleurissement 1992, information en page 4 du document
  106. Grand prix européens du fleurissement
  107. Revue trimestrielle de la Société savoisienne d'histoire et d'archéologie no 126, de 1997, intitulé « Les lacs de Savoie et le tourisme », p. 50
  108. La direction l'hôtel l'Astoria
  109. Le Conseil général de la Savoie
  110. Site officiel de la Mairie d'Aix-les-Bains
  111. Aspects historiques sur le site officiel de la Mairie d'Aix-les-Bains
  112. Radio-télévision publique belge La RTBF et son émission Vivacité
  113. Article du journal français Le Monde paru dans l'édition du 30 septembre 2006
  114. Service communication du Casino Grand Cercle
  115. Le Concours des villes et des villages fleuris et le Conseil National des Villes et Villages Fleuris
  116. Le complexe cinématographique Les Toiles du Lac
  117. Le cinéma du centre ville d'Aix-les-bains Le Victoria
  118. Le second casino d'Aix-les-Bains - le Nouveau Casino
  119. La Bibliothèque municipale Lamartine
  120. Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852
  121. Marie de Solms y rédige les « Matinées d'Aix-les-Bains »in André Palluel-Guillard, SORREL (C), FLEURY (A), LOUP (J), La Savoie de la Révolution à nos jours, XIX-XXe siècle, 1986, Tome IV, coll. Histoire de la Savoie, LEGUAY (JP (sous la dir.), Ed. Ouest France, p. 229
  122. En 1831, Balzac, dans son ouvrage « La peau de chagrin » (1831), place une partie de l'intrigue à Aix. L'année suivante, il y rédige « Le médecin de campagne ». in André Palluel-Guillard, SORREL (C), FLEURY (A), LOUP (J), La Savoie de la Révolution à nos jours, XIX-XXe siècle, 1986, Tome IV, coll. Histoire de la Savoie, LEGUAY JP (sous la dir.), Ed. Ouest France, p. 229
  123. Le 4 juin 1861, George Sand a effectué son unique visite à Aix-les-Bains à l'occasion d'un séjour de quelques jours à Chambéry chez son ami François Buloz, cofondateur de La Revue des Deux Mondes, et a fait paraître en 1863 un roman se déroulant dans la région d'Aix, Mademoiselle La Quintinie, in André Palluel-Guillard, SORREL (C), FLEURY (A), LOUP (J), La Savoie de la Révolution à nos jours, XIX-XXe siècle, 1986, Tome IV, coll. Histoire de la Savoie, LEGUAY (JP (sous la dir.), Ed. Ouest France, p. 229
  124. Liste de personnalités historiques citées sur le site officiel de la Mairie d'Aix-les-Bains
  125. Espace en ligne de collections d'écussons et de définitions héraldiques
  126. Archives Municipales, 3 D
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