Parc naturel régional du massif des Bauges

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Parc naturel régional du massif des Bauges
Image illustrative de l'article Parc naturel régional du massif des Bauges
Vue sur le massif des Bauges depuis le Revard
Catégorie UICN V (paysage terrestre/marin protégé)
Identifiant 103148
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Savoie
Haute-Savoie
Coordonnées 45° 41′ 12″ N 6° 08′ 03″ E / 45.68654157, 6.134241845° 41′ 12″ Nord 6° 08′ 03″ Est / 45.68654157, 6.1342418  
Superficie 900,36 km2
Population 60 000 habitants
Création 7 décembre 1995
Nombre de communes 65
Site web Site officiel

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Parc naturel régional du massif des Bauges
Logo du parc

Le Parc naturel régional du masif des Bauges a été créé le 7 décembre 1995.

Il regroupe 65 communes dont 46 en Savoie et 19 en Haute-Savoie, plus six villes portes. Au total, le parc compte 60 000 habitants pour une superficie de 90 000 hectares, dans le massif des Bauges.

En septembre 2011, le parc a obtenu le label géoparc[1], le troisième en France.

Communes adhérentes au Parc[modifier | modifier le code]

Savoie

Aillon-le-Jeune, Aillon-le-Vieux,Allondaz, Arbin, Arith, Bellecombe-en-Bauges, Le Châtelard, Chignin, Cléry, La Compôte, Cruet, Curienne, Les Déserts, Doucy-en-Bauges, École, Épersy, Francin, Fréterive, Grésy-sur-Isère, Jarsy, Lescheraines, Marthod, Mercury, Montailleur, Montcel, Montmélian, La Motte-en-Bauges, Le Noyer, Pallud, Plancherine, Pugny-Chatenod, Puygros, Saint-François-de-Sales, Saint-Jean-d'Arvey, Saint-Jean-de-la-Porte, Saint-Offenge-Dessous, Saint-Offenge-Dessus, Saint-Ours, Saint-Pierre-d'Albigny, Sainte-Reine, Thenesol, Thoiry, La Thuile, Trévignin, Vérel-Pragondran, Verrens-Arvey.

Haute-Savoie

Chainaz-les-Frasses, La Chapelle-Saint-Maurice, Chevaline, Cusy, Doussard, Duingt, Entrevernes, Faverges, Gruffy, Héry-sur-Alby, Lathuile, Leschaux, Mûres, Quintal, Saint-Eustache, Saint-Jorioz, Sevrier, Seythenex, Viuz-la-Chiésaz.

Villes portes adhérentes au Parc[modifier | modifier le code]

Les villes portes ne se situent pas forcément dans les Bauges, mais de par leur positionnement géographique, elles sont des points de passage importants pour y accéder :

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le roc des Bœufs et le crêt du Char, dans le parc naturel régional du massif des Bauges.

Des influences météorologiques à la fois concurrentes et concomitantes, la diversité des sols, l’étagement des altitudes (270 à 2 200 m) et une influence humaine traditionnellement respectueuse de l’environnement font du massif des Bauges un des plus connus et recherchés pour la richesse de ses milieux naturels.

Ce massif présente une grande diversité biologique : 1 600 espèces végétales, 150 espèces d’oiseaux nicheurs, neuf espèces d’amphibiens[2]. La nature dans les Bauges s'illustre par des espèces telles que le cyclamen, la potentille du Dauphiné, la rosalie des Alpes ou l’aigle royal. Une richesse et une diversité qui peuvent très bien devenir un atout pour le développement, pour peu qu’elles soient préservées et mises en valeur.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Pierres debout à Jarsy.

L'une des particularités du patrimoine rural bauju, qui témoigne de l'expression des modes de vie du territoire et de leur évolution séculaires, réside dans sa diversité. Le massif est en effet constitué de petits pays, riches de leurs identités, reliés entre eux par d'intenses échanges économiques et culturels depuis des siècles.

L'architecture rurale revêt des formes spécifiques à ces petits territoires : « sartôs » ou celliers en Combe de Savoie, grangettes « à colonnes » ou « à claies » du cœur des Bauges, séchoirs à « tavalans » du village de La Compôte ou granges à clayonnages (parements en treillis d'aulnes) de la vallée d'Entrevernes par exemple.

Ce patrimoine évolue, car il se rapporte à un espace de vie en mutation. C'est à la fois sa fragilité et sa force. Fragilité, quand ces mutations menacent de faire disparaître un héritage qui ne répond plus à une nécessité économique. Force, si, au-delà des préoccupations purement économiques, il permet de donner du sens à des valeurs telles que qualité de l'espace ou convivialité en une période où la standardisation conduit souvent à une banalisation des conditions de vie.

Les sites fortifiés, les édifices religieux, le petit patrimoine bâti des villages, comme les fours à pain, les bassins et les oratoires, ou les techniques ingénieuses des anciennes scieries et des moulins ou bien encore les produits du terroir issus des alpages et des coteaux constituent autant de richesses dont le massif peut tirer parti pour son développement.

La collection Chemins du patrimoine, initiée en 1997 par le Parc, a pour ambition de faire découvrir l'ensemble des différents petits pays qui composent le massif.

Économie[modifier | modifier le code]

Le Chéran à École.

L'agriculture, le tourisme, la filière bois et un tissu dense de PME-PMI constituent les principales ressources économiques du massif.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Le Parc naturel régional du Massif des Bauges est une mosaïque de terroirs. Le massif a ancré son développement agricole sur la valorisation de savoir-faire ancestraux. L'économie du massif fonde l’essentiel de ses revenus sur huit produits qui ont adopté des signes de qualité :

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le tourisme est l’autre grande source de richesse pour le massif des Bauges, tant par les revenus qu’il dégage que par le nombre d’emplois qu’il génère.

L’offre d'hébergements et d’activités touristiques est très bien développée sur l’ensemble du territoire et regroupe un grand choix de pratiques, aussi bien en hiver qu’en été. Depuis presque trente ans maintenant, le développement touristique est apparu comme l’une des alternatives au recul de l’économie agricole et à la crise de l’emploi local. Aujourd’hui, grâce à la valorisation de son patrimoine culturel et naturel remarquablement bien préservé, le tourisme dans le massif des Bauges voit son développement assuré.

Filière bois[modifier | modifier le code]

Situé au cœur du sillon alpin, le Parc naturel régional du massif des Bauges dispose d'un contexte forestier favorable au développement de la filière forêt-bois. Avec un taux de boisement de 60 %, le territoire du Parc jouit d'une longue tradition forestière. La diversité des métiers (sylviculteur, entrepreneur de travaux forestiers, exploitant, ébéniste, charpentier, menuisier, tourneur bois, etc.) qui composent la filière bois, participe à la richesse culturelle du territoire. Conscient de ces atouts, le Parc a affiché sa volonté d'appuyer la filière forêt-bois du massif dès sa création en 1995 à travers sa charte constitutive, puis en 2001 à travers sa charte forestière de territoire.

  • "La Marque Parc" : le Parc naturel régional a accordé, en 2006, le bénéfice de sa marque à des produits (grumes, sciages et produits usinés en sapin et épicéa) issus d'un processus d'exploitation traditionnelle : abattage respectant un cycle lunaire spécifique, écorçage manuel, ressuyage en forêt au minimum 45 jours.

Voici les entreprises bénéficiant de la Marque Parc[3].

Par décret du 10 août 2006, le territoire du Parc a été labellisé pôle d'excellence rurale pour les activités de la transformation du bois. Treize entreprises[4], représentant 174 emplois, sont impliqués dans la démarche.

Architecture et urbanisme[modifier | modifier le code]

La Compôte.

Les caractères propres à l’architecture des Bauges ne sont pas limités au seul canton du Châtelard et au plateau de la Leysse. Des traits s'en retrouvent dans le secteur de Cusy, Saint-Ours, Saint-Offenge, dans l’Albanais et même dans l’ensemble de la cluse de Chambéry.

De l’implantation du village au choix des matériaux, l’habitation s’est imprégnée des différents facteurs, l’activité agro-pastorale, l’environnement, le climat, etc. Ainsi l’environnement a dicté un mode de vie agro-pastoral dicté par les saisons : un habitat à plusieurs niveaux d’altitude entre villages et alpages pour reprendre les fonctions d’habiter et de travailler. Cette architecture, dans sa morphologie et ses détails a su composer avec la géographie du lieu.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]