Autoroutes et tunnel du Mont-Blanc

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Autoroutes et tunnel du Mont Blanc

Création 6 juin 1957
Fondateurs État (France)
Forme juridique Société Anonyme d'économie Mixte à Conseil d'administration
Siège social Drapeau de France Avenue de Suffren, 100 Paris XVe (France)
Direction Philippe Redoulez,directeur général]
Actionnaires État Français, collectivités territoriales, entreprises privées et salariés d’ATMB
Activité Concession et exploitation d’autoroutes, routes et tunnel
Filiales GEIE-TMB (Groupement européen d’intérêt économique du Tunnel du Mont Blanc)
Effectif 647 (396 pour ATMB, 251 pour le GEIE-TMB)
Site web atmb.com
Dette 301 millions d’euros
Chiffre d’affaires 162,7 millions d’euros
Résultat net 44,8 millions d’euros

Autoroutes et Tunnel du Mont Blanc (ATMB) est la nouvelle raison sociale (depuis 1996) de la Société du Tunnel du Mont Blanc (STMB), société anonyme fondée en 1957 pour construire et exploiter le tunnel du Mont Blanc, conjointement avec une société italienne (SITMB), le tunnel étant transfrontalier.

La société assurant un service public, elle est détenue majoritairement (à 91,33 %) par l'État français et les collectivités territoriales.

L'État a confié à ATMB l'autoroute A40 (Autoroute Blanche), entre Genève et Le Fayet en Haute-Savoie, la route nationale 205 (Route Blanche), qui dessert la vallée de Chamonix, ainsi que le tunnel du Mont-Blanc, qui relie Chamonix à Courmayeur en Italie.

Les conditions d'exploitation très spécifiques qui résultent d'un réseau routier situé au cœur d'un des massifs les plus hauts d'Europe, culminant à 1200 mètres d'altitude, expliquent un ratio d'effectifs au km très élevé. Au total, 251 agents sont chargés des 11,6 km du Tunnel du Mont Blanc et 396 collaborateurs gèrent les 130 km de l’Autoroute et de la Route Blanche.

Suite à l’incendie du tunnel du Mont-Blanc en 1999, ATMB et SITMB ont réalisé plus de 2 ans de travaux et investi 380 millions d’euros pour construire un tunnel totalement rénové, rouvert en 2002 au public. Pour assurer une sécurité unitaire du Tunnel du Mont Blanc, son exploitation a été confiée en 2002 à des équipes franco-italiennes qui agissent pour le compte des sociétés ATMB et SITMB. La gestion de la société, faisant objet de controverse dans les années 90, a entretemps été intégralement revue[1].

Bénéficiant d'une situation de monopole, la société ATMB est très rentable mais son fonctionnement présente plusieurs enjeux stratégiques compte tenu du rôle de son réseau dans les échanges commerciaux entre la France et l'Italie et dans la desserte des communes locales qui bénéficient d'un réseau secondaire et de transports en commun sous-dimensionné.

En 2011, ATMB a mis en service au Tunnel du Mont Blanc un filtre à particules pour améliorer la qualité de l’air dans la vallée de Chamonix. Ce dispositif, qui filtre 90 % des particules fines, est une première en France pour un ouvrage routier souterrain[2].

Actionnariat[3][modifier | modifier le code]

  • État français : 67,29 %
  • Départements de l'Ain et de la Haute-Savoie : 18,62 %
  • Canton et ville de Genève : 4,76 %
  • Compagnies d'assurances françaises : 5,42 %
  • Établissements financiers français et suisses : 2,39 %
  • Personnel ATMB : 1,04 %
  • Autres : 0,49 %
Le réseau ATMB (2011).

Présidents[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

  • 1957 : la Société du Tunnel du Mont Blanc (STMB) et son homologue italienne SITMB sont créées pour construire le Tunnel du Mont Blanc.
  • 1965 : le Tunnel du Mont Blanc est inauguré par les présidents Charles de Gaulle et Giuseppe Saragat et ouvert au public.
  • 1968 : le gouvernement français confie à STMB la construction de l’Autoroute Blanche, section de l’A40.
  • 1973 : ouverture du premier tronçon de l’Autoroute Blanche entre Vallard et Bonneville (Haute-Savoie).
  • 1991 : l’A401 est mise en service : c’est le dernier tronçon de l’Autoroute Blanche. Désormais longue de 110 kilomètres, elle relie Châtillon-en-Michaille au Fayet et comporte deux ramifications vers la Suisse.
  • 1996 : la STMB devient Autoroutes et Tunnel du Mont Blanc (ATMB).
  • 1999 : le 24 mars, un incendie d’une ampleur sans précédent se déclare dans le Tunnel du Mont Blanc. Un monument est érigé sur la route d’accès au tunnel en mémoire des 39 victimes.
  • 2000 : les travaux de construction d’un nouveau tunnel débutent en avril. Un Groupement Européen d’Intérêt Economique franco-italien est créé pour gérer de manière unitaire le futur Tunnel du Mont Blanc.
  • 2001 : à l’issue de 6 mois de travaux de génie civil, la pose des équipements est lancée. Ils subiront 4 000 tests jusqu’en janvier 2002.
  • 2002 : le Tunnel du Mont Blanc est remis en service aux véhicules légers puis aux poids lourds.
  • 2009 : après Passy en 2008, les demi-échangeurs de Sallanches et Passy sont inaugurés pour répondre aux attentes des collectivités.
  • 2010 : l’État confie les 20 km de la Route Blanche (RN 205) à ATMB. Cette route de montagne conserve son statut de route express sans péage. ATMB investira plus de 30 millions d’euros d’ici 2014 pour la sécurité de cet axe[5].

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]