Montluçon

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Montluçon
Hôtel de Ville de Montluçon
Hôtel de Ville de Montluçon
Blason de Montluçon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Allier
(Sous-préfecture)
Arrondissement Montluçon (Chef-lieu)
Canton Chef-lieu de 4 cantons
+ Domérat-Montluçon-Nord-Ouest (Chef-lieu : Domérat)
Intercommunalité Communauté d'agglomération montluçonnaise
Maire
Mandat
Daniel Dugléry
2014-2020
Code postal 03100
Code commune 03185
Démographie
Gentilé Montluçonnais
Population
municipale
38 166 hab. (2011)
Densité 1 846 hab./km2
Population
aire urbaine
79 350 hab.
Géographie
Coordonnées 46° 20′ 27″ N 2° 36′ 12″ E / 46.3408333333, 2.60333333333 ()46° 20′ 27″ Nord 2° 36′ 12″ Est / 46.3408333333, 2.60333333333 ()  
Altitude Min. 194 m – Max. 364 m
Superficie 20,67 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-montlucon.fr

Montluçon (prononcé [mɔ̃.ly.ˈsɔ̃ ]) est une commune française située dans le centre de la France, sous-préfecture du département de l'Allier dans la région Auvergne. Elle fait partie de l'ancienne province du Bourbonnais.

Ses 38 978 habitants (au 1er janvier 2009), appelés les Montluçonnais et Montluçonnaises, en font la première commune du département, devant Vichy et Moulins.

Cette ville fortifiée était autrefois stratégique car elle se situait à la frontière de deux grandes entités. Elle a d'abord été réunie à la seigneurie de Bourbon qui devint plus tard duché puis rattachée à la couronne de France en 1531. Située dans l'Ouest de cette région, elle fut longtemps rivale de Moulins, qui était une ville bien plus peuplée et influente. Elle connut un essor à partir de la seconde moitié du XIXe siècle, l'activité industrielle s'y développa grâce à l'activité du canal de Berry et la présence de houille dans la région. Des firmes, comme Dunlop, s'y installèrent et firent la renommée de cette cité mais le déclin industriel et démographique vint après la Seconde Guerre mondiale et les Trente Glorieuses. Elle est aussi la ville natale de Marx Dormoy et d'André Messager, c'est également la ville où l'actrice Audrey Tautou a grandi.

Montluçon bénéficie du label « ville fleurie » avec trois fleurs attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris. Montluçon est aussi une ville d'art.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Montluçon est située dans le Massif central, dans le nord-ouest de la région Auvergne et dans l'ouest du département de l'Allier. Elle est proche de la Méridienne verte (ou méridien de Paris) et du méridien de Greenwich. Elle est la principale commune de l'aire urbaine de Montluçon qui concentre 78 167 habitants en 2007 et 32 communes[1]. Historiquement, elle appartient à la province du Bourbonnais. Son unité urbaine regroupe les communes de Désertines, Domérat, Lavault-Sainte-Anne, Montluçon, Prémilhat, Quinssaines et Saint-Victor[2]. Montluçon est située à 59 km de Guéret, 61 km de Moulins, 72 km de Clermont-Ferrand, 84 km de Bourges, 87 km de Châteauroux et 281 km de Paris[3].

Communes limitrophes de Montluçon[4]
Domérat Saint-Victor Désertines
Quinssaines
Domérat
Montluçon[4] Chamblet
Saint-Angel
Prémilhat Lavault-Sainte-Anne Néris-les-Bains

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Les régions naturelles d'Auvergne (le bocage bourbonnais est représenté en rouge, dans le Nord-Ouest de la région Auvergne)

La commune de Montluçon est située au nord du Massif central dans la région naturelle du bocage bourbonnais, au carrefour de plusieurs ensembles géologiques. Elle est bordée au sud par les Combrailles. La faille du Cher prolonge les Combrailles à l'est de la ville et sont composées de roches cristallines, cristallophylliennes (gneiss, leptynites, serpentines) et granitiques (granite à deux micas). Ces collines ont été formées à partir d'une collision continentale, vraisemblablement hercynienne, qui a structuré le Massif central. La partie basse est constituée de roches sédimentaires tertiaires (argiles, grès, calcaires et marnes) qui datent de l'Oligocène. Le centre de la ville est composé d'alluvions et de dépôts datant de la fin du Pliocène[5],[6],[7].

Le point le plus bas de la commune, à 194 m d'altitude, est situé près de la station d'épuration à la limite de la commune de Saint-Victor. Le point le plus haut culmine à 364 m d'altitude et est situé dans le sud-est de la commune, près du quartier Rimard[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes : Cher et Canal de Berry.
Le Cher à Montluçon

La ville est traversée par le Cher. Son débit a été observé pendant une période de vingt-et-un ans (1988-2009) dans la ville même. En aval de la commune, le bassin versant de la rivière couvre 1 716 km2. Le module de la rivière à Montluçon est de 16,4 m3/s. Un débit moyen record de 306 m3/s a été atteint en avril 1998[8]. D'autres ruisseaux, affluents de la rivière, traversent la ville : l'Amaron ou Lamaron, le Polier, le ruisseau des Serpents, le ruisseau du Cluzeau et le ruisseau des Etourneaux.

Le canal de Berry, dont le cours commence au niveau du centre commercial Saint-Jacques, suit le Cher en direction du nord. Il a été construit entre 1808 et 1840 et permettait le transport du charbon et du fer car le Cher n'était pas navigable. Le canal a été recouvert à la suite de l'aménagement du centre commercial et n'est visible que sur un kilomètre environ, au nord au niveau de la zone industrielle.

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de l'Allier.

La commune bénéficie d'un climat océanique dégradé car elle se situe loin de l'océan.

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Vichy (Montluçon)[9] 1 857 790 19 24 36
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74

Voici ci-dessous les relevés météorologiques de Montluçon :

Relevé météorologique de Montluçon
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3,5 3,9 1,5 4,8 10,6 12,5 13,2 13,5 9,4 7,7 3,8 0 7
Température moyenne (°C) 6,2 8 5,1 8,6 15,2 16,7 18,3 17,9 13,9 11,3 5,8 2 10,8
Température maximale moyenne (°C) 8,8 12 8,6 12,4 19,8 20,9 23,4 22,3 18,4 14,8 7,8 4 12,8
Record de froid (°C)
date du record
−26,9
1971
−24
1963
−13,3
2005
−7,3
2003
−4,2
1976
−0,2
1962
3,7
1979
1,7
1966
−2
1972
−9
1997
−11,3
1998
−18,5
1962
Record de chaleur (°C)
date du record
19,2
1947
25,7
1960
26,5
1981
30,8
1949
33
1945
38,5
2003
41,2
1983
41,5
2012
36,4
1987
30,6
1985
24,2
1955
21,7
1989
Nombre de jours avec gel 16,3 14,4 13,3 6,7 1,1 0,1 0 0 0,5 2,4 10,1 17,1 81,9
Ensoleillement (h) 66,1 88,1 136,6 170,9 197,1 232,6 270,7 237,8 197,9 135,9 82,3 64,2 1 880,3
Précipitations (mm) 50 48 45 62 101 78 65 70 76 70 62 51 778
Humidité relative (%) 84 80 75 74 77 76 73 75 78 83 84 85 79
Relevé pluviométrique en 2006 (mm) 66,2 104 230,2 58,4 139,6 48,2 81,4 102 126 92,8 84,4 69,6 1 202,8
Relevé pluviométrique en 2007 (mm) 112,4 103 155,8 27,8 149,4 99,8 137 134 61,6 37 55 94,8 1 167,6
Relevé pluviométrique en 2008 (mm) 112 49 179 190 175 101 53 101 73 138 96 75 1 188
Relevé pluviométrique en 2009 (mm) 67,8 34,6 44,6 114 55,2 105,8 78 39,6 49,4 43,2 178 122,6 932,8
Source : Météo France - Stations météo de Guéret et de Vichy[10],[11] et Relevés 1961-1990[12]


Diagramme ombrothermique

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Montluçon est contournée par l'A714, qui la relie à l'A71 reliant Orléans à Clermont-Ferrand. La D943 part du nord de Montluçon pour atteindre le sud de Châteauroux ; la N145 relie l'extrémité est de l'A714 (au nord de Montluçon) jusqu'à l'A20 au niveau de la Souterraine. La ville est traversée par la D2144 qui vient de Bourges et qui continue au sud jusqu'à Riom. Elle est aussi accessible au nord-est par la route départementale 94 qui la relie à Cosne-d'Allier. La RD 2371 part de l'Est de la ville jusqu'à Montmarault, où elle rejoint la route nationale 79. Montluçon est à h de Clermont-Ferrand, à h d'Orléans, à h 15 de Paris, à h 25 de Limoges, à h de Lyon, à h 45 de Marseille et à h 15 de Toulouse (ces trajets comprennent des autoroutes à péage ; ils partent de l'extérieur et arrivent à l'extérieur des agglomérations).

Transport aérien[modifier | modifier le code]

L'aéroport de Montluçon-Guéret est situé sur la commune de Lépaud dans la Creuse. Il est situé à 40 km de Guéret et 20 km de Montluçon[13].

L'aérodrome de Montluçon - Domérat est situé au lieu-dit Villars sur la commune de Domérat. Les Ailes Montluçonnaises, fondé en 1944, et l’Aéroclub Léon-Biancotto fondé dans les années 1970 proposent des voyages, des baptêmes de l'air ou encore une école de pilotage[14].

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Article connexe : Gare de Montluçon-Ville.
La gare de Montluçon-Ville

La gare de Montluçon-Ville, mise en service en 1859, est au confluent de deux grandes lignes ferroviaires. Elle est desservie par la ligne Paris - Vierzon - Bourges - Montluçon. Les trains mettent environ 3 heures pour atteindre la gare de Paris-Austerlitz. Elle est aussi desservie par les lignes Ligne Lyon - Bordeaux et Montluçon - Gueret - Saint-Sulpice-Laurière - Limoges. La ligne Paris - Vierzon - Bourges - Montluçon reste cependant la plus importante du trafic voyageur.

Jusqu'en 1972, il était possible de se rendre à Moulins via la ligne ligne Montluçon - Tronget - Moulins. Il était aussi possible de se rendre à Néris-les-Bains mais cette ligne a été fermée et la plate-forme après dépose de la voie et réaménagements est devenue une voie piétonne. Le trafic des lignes Montluçon - Clermont-Ferrand via Volvic et Montluçon - Ussel via Eygurande-Merlines a été suspendu respectivement en décembre 2007 et en mars 2008.

Montluçon pourrait être choisie pour être le nœud ferroviaire qui couplerait le projet de grande vitesse Nord-Sud, au projet de transversale Alpes-Atlantique par la LGV Centre France et la Transversale Alpes Auvergne Atlantique (pour le choix de la bifurcation de l'antenne TRANSLINE Montluçon est en concurrence avec Vichy).

Il est à noter que Montluçon dispose de deux autres gares de moindre importance : « La Ville-Gozet » sur la ligne de Bourges (désormais fermée) et Montluçon-Rimard sur celle de Commentry.

Transport fluvial[modifier | modifier le code]

Le canal de Berry a grandement contribué au développement économique de Montluçon au XIXe siècle.

Une section du canal existe toujours, d'autres sections plus proches du Cher et du centre ville ont été comblées, notamment celle qui était située à l'emplacement du Centre commercial Saint-Jacques. S'il n'avait pas été si inopportunément morcelé à la fin des années 1950, un plan d'eau aussi précieux à l'intérieur d'une ville aurait pu être plus facilement aménagé pour le tourisme fluvial et devenir le centre d'un quartier rénové. Malgré ces difficultés, l'Association pour la réouverture du canal de Berry (ARECABE)[15] agit activement en faveur d'une réouverture de ce canal.

Pistes cyclables et transports en commun[modifier | modifier le code]

La ville possède un réseau de pistes cyclables qui permet de se rendre n'importe où dans la ville. Ce réseau s'est encore agrandi en 2008[16].

Maelis est le réseau de transports en commun qui dessert l'agglomération de Montluçon. La ville est desservie par sept lignes principales (C1, C2, 3, 4, 5, 6 et 7) plus sept lignes partiellement ou complètement à la demande (8, 9, 10, 11, 12, 13 et Maéva) et une ligne pour le samedi soir (Maélistars)[17].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Article connexe : Aire urbaine de Montluçon.
Plan de Montluçon

La partie la plus ancienne de Montluçon se situe sur un piton rocheux dominant le Cher. Elle est délimitée par le boulevard de Courtais qu'occupaient autrefois les remparts. C'est au milieu du XIXe siècle que la ville se développe grâce à l'arrivée du chemin de fer et au canal de Berry qui permettront de transporter le charbon venu de Commentry. À partir des années 1950, l'activité industrielle commence à décliner même si la population augmente encore jusqu'en 1968. Le canal de Berry est déclassé en 1955, on procède à des licenciements et à la fermeture des usines. Seules les usines Dunlop et spécialisées dans la chimie continuent à connaître un essor. La fermeture de la ligne Montluçon - Moulins en 1972 réduit les voies de communication. Tous ces facteurs engendrent le déclin démographique de Montluçon qui était jadis une ville stratégique et moderne.

La ville est divisée en dix quartiers[18] ayant chacun un adjoint : Centre Ville / Les Forges, Montluçon-Est (Mongâcher, Croix Blanche, Châtelard et Diénat), Rimard / Nerdre, Saint-Jean / Chantoiseau / Les Ilets, Buffon / Les Iles / Guineberts, Fontbouillant, Bien-Assis / Fours à Chaux, Pierre Leroux, Marais / Villars et Ville Gozet / République / Blanzat.

Logement[modifier | modifier le code]

Quelques maisons au bord du Cher

La commune compte 23 572 logements en 2006 soit 261 de plus qu'en 1999. Les résidences principales représentent 86,5 % de ces logements (81,2 % dans l'Allier). Parmi elles, 41 % sont des maisons individuelles et 58,6 % des appartements (71,5 % de maisons et 27,8 % d'appartements dans le département).

En 2006, 5 % des constructions neuves dataient de 1990 et après (un peu moins que dans l'Allier (8,3 %)), tandis que 34,4 % avaient été construites avant 1949 (45,9 % dans le département).

La ville possède 4 013 logements HLM, soit 19,7 % des résidences principales. Elle respecte donc les normes imposées par la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains ou « loi SRU » de décembre 2000. Le nombre de logements vacants est de 11,8 % ce qui est égal à l'Allier (11,1 %).

La plupart des logements possède 3 pièces (32 %), puis 4 pièces (28,3 %), puis 5 pièces ou plus (20,2 %). Les petits logements ou « studios » représentent 5,2 % de ces logements ce qui est une sur-représentation par rapport au département (3,1 %).

Le confort de ces habitations n'est pas homogène. 97,1 % possèdent une baignoire ou une douche, 86,6 % possèdent un chauffage central et 54,7 ont un garage ou un parking[19],[20].

Ménages[modifier | modifier le code]

Selon l'Insee, la ville compte 20 395 ménages en 2006[21], soit 5 de moins qu'en 1999.

Les Ménages en 1999

Ménages de : 1 personne 2 pers. 3 pers. 4 pers. 5 pers. 6 pers. ou +
Montluçon 43,4 % 33 % 12,5 % 7,7 % 2,4 % 1 %
Moyenne nationale 31 % 31,1 % 16,2 % 13,8 % 5,5 % 2,4 %
Sources des données : INSEE[22]

On remarque qu'il y a plus de ménages de deux personnes ou moins à Montluçon par rapport à la moyenne nationale, mais moins de ménages de trois personnes ou plus.

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

La première mention de la ville date du VIIIe siècle sous la forme latinisée Monslucii. Elle est ensuite attestée sous la forme Monlucum aux alentours du XIIIe siècle, puis Montem Lucion en 1202[23], Montelucionis en 1216. On trouve ensuite au XIVe siècle Monluzcon, puis Montluzon, Monlicon, Mohlicon, Molicon, Mollicon, Moluccoz et pour terminer Moluçon[a 1].

Montluçon se trouve dans le domaine de la langue occitane. Son nom en langue d'oc est toutefois identique à sa transcription en français. Il se prononce [munly'su][24],[25].

L'origine mythique du toponyme Montluçon serait Mons Lucii « le mont de Lucius », car la ville aurait été construite par Lucius Appius, proconsul romain, lieutenant de la légion Octavia Augusta, explication reprise par des ouvrages non spécialisés en toponymie (ou en linguistique historique) par exemple : des monographies historiques anciennes, des guides touristiques[26] ou encore certains sites internet amateurs. Ce genre d'explication est sans rapport avec l'étude toponymique menée par des spécialistes et qui démontre qu'aucun nom de ville gauloise n'a jamais été composé à partir du nom d'un proconsul romain. De même elle montre que les formations toponymiques en Mont- + autre élément sont médiévaux, comme le laisse supposer la plus ancienne attestation de Montluçon qui date du Moyen Âge.

Il s'agit donc selon toute vraisemblance, d'une formation médiévale en Mont- suivi d'un toponyme antérieur gaulois ou gallo-romain, conservé dans la nouvelle formation toponymique médiévale comme cela arrive souvent[27]. Albert Dauzat assimile l'élément -luçon à Luçon (Vendée) (Lucionnum au XIe siècle) qu'il considère comme un nom de personne latin Luccius ou Lussius, suivi du suffixe -o / -onem[28],[29]. Ce suffixe, écrit conventionnellement -ÓNE, est d'origine gauloise ou latine et dénote généralement une présence vague (faune, flore, propriété, etc.)[30]. Selon Xavier Delamarre, ce nom de personne latin pourrait cacher un nom de personne gaulois basé sur l'élément luco-, loco- « loup ou lynx ? », en raison de la grande popularité en Gaule des anthroponymes Lucus, Lucius, Lucco, Lucceius, etc.[31] Par ailleurs, l'emploi de cet anthroponyme chez les Gaulois se vérifie même dans une inscription rédigée en langue gauloise : le plomb de Chamalières près de Clermont-Ferrand. Le nom apparaît dans la phrase :

« lopites snIeððdic sos brixtia anderon c lucion floron nigrinon adgarion aemilI on paterin claudIon legitumon caelion »

Le c est pour Caion (prénom), Lucion (gentilice), Floron Nigrinon (cognomen) et adgarion (épithète gaulois)[32].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Montluçon.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Des traces d'occupation humaine et du matériel lithique (silex) datant de la période du Magdalénien (préhistoire, douze mille ans avant notre ère) ont été retrouvées notamment sur l'esplanade du château de Montluçon. En 2010, découverte pour la même période d'une station de plein air de chasseurs collecteurs sur le site les Hauts de Buffon. Bien d'autres sites existent aux alentours de la commune comme à Nassigny, Prémilhat, Néris-les-Bains, Quinssaines, Lamaids ou encore le site de Marignon[a 2].

Période gallo-romaine, mérovingienne et carolingienne[modifier | modifier le code]

Le sol était disputé par plusieurs peuples : les Arvernes, les Bituriges Cubes, les Eduens, les Lemovices et les Ségusiaves. Après la défaite de Vercingétorix et la conquête de la Gaule, Montluçon devient un important point stratégique. Une tradition locale relate que les Romains s'installent sur le site et édifient un castrum pour surveiller le comportement des Lemovices et des Arvernes. Montluçon est une ville carrefour, un lieu de passage en direction, notamment, d'Évaux-les-Bains (Ivaonum) et de Néris-les-Bains (Aquae Neriae). Sur cet axe routier, le site des Hauts de Buffon est occupé du Ier au IV siècle par un sanctuaire, fanum gallo-romain et perdure jusqu'à la période carolingienne du VIIIe siècle-Xe siècle siècles.

À la suite du déclin de Rome, plusieurs peuples venant de l'est ruinent et pillent la haute vallée du Cher. Les Wisigoths s'installent en 378 ; en 507 leur roi Alaric II est tué par Clovis qui conquiert alors le Berry et l'Auvergne. Il y a des traces d'occupation de l'époque carolingienne (VIIIe siècle) sur l'esplanade du château. Au Xe siècle, Montluçon détrône Néris, qui était alors la cité la plus puissante de la région. Elle connaît un grand rayonnement, mais la ville est située à la frontière du royaume des Francs et du duché d'Aquitaine. Après l'invasion des Normands au Xe siècle, la ville doit pouvoir se défendre, c'est ainsi qu'apparaît la seigneurie de Montluçon qui devient bientôt la rivale de celle de Bourbon. À la fin du IXe siècle et au début du Xe siècle, les Hongrois envahissent la région. Ils pillent Néris qui est une ville riche mais ne réussissent pas à détruire Montluçon qui est alors bien protégée. Les survivants de Néris vont ensuite émigrer, pour la plupart, vers Montluçon après la destruction de leur cité[a 3].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le Bourbonnais (en bleu) a acquis Montluçon au XIe siècle

Le seigneur de Montluçon le plus célèbre a été Odon qui fit construire des remparts et un donjon pour défendre les habitants. Après sa mort en 998, les religieux venus d'Évaux-les-Bains construisent l'église Saint-Pierre dont les travaux s'achèvent au milieu du XIe siècle. Montluçon est ensuite divisée en deux paroisses. Odon n'ayant aucun descendant, c'est donc son frère Hugon qui lui succède. À la mort de ce dernier, n'ayant pas d'enfant non plus, c'est son neveu Archambaud II qui devient seigneur, réunissant ainsi les seigneuries de Montluçon et de Bourbon[a 4].

Au XIIe siècle, les Anglais font le siège de la ville car elle a une bonne situation mais les Montluçonnais gagnent. Les Anglais font un nouveau siège en 1170 mais cette fois-ci, ils parviennent à entrer dans la ville en 1171. Ils l'ont occupée pendant dix-sept ans jusqu'à l'arrivée de Philippe Auguste. En 1202, le roi donne la seigneurie de Montluçon au sire de Bourbon, la réduisant à une simple châtellenie. Au XIIIe siècle, le seigneur Archambaud VIII, ayant besoin d'argent, fait une charte aux bourgeois de la ville. Le 27 décembre 1327, la sirerie de Bourbon devient duché. En 1356, les Anglais, dirigés par le Prince Noir, prennent et reprennent les châteaux du Bourbonnais. Ils repartent en laissant derrière eux la peste noire, qui décime une partie de la population[a 5].

Le passage du Doyenné

Au XIVe siècle, Louis II, duc de Bourbon, fortifie la ville compte tenu de l'importance stratégique qu'elle a prise. Il relève les murailles, creuse des fossés par les eaux de l'Amaron et construit quatre portes pour entrer dans la ville. Il restaure le château et l'église Notre-Dame. Louis II de Bourbon meurt le 10 août 1410 dans le château[a 6].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Au XVe siècle, Montluçon est entourée de vignes produisant de bons vins dont les voisins du Limousin, de la Marche et des Combrailles viennent s'en procurer[a 7].

En 1531, la ville est rattachée à la couronne de France en même temps que le duché à la suite de la confiscation des terres du duc Charles III. Montluçon connaît une mauvaise période à cause d'une nouvelle épidémie de peste en 1581 et des guerres de Religion. En 1592, Henri IV de France fait renforcer les remparts qui tombent en ruines. Les habitants ont des problèmes avec les impôts et les taxes au milieu du XVIIe siècle. Durant cette période, la femme et la mère de Nicolas Fouquet se retirent dans la ville sur ordre du jeune roi Louis XIV et résident dans le château de la Gaité. À la fin du XVIIe siècle, on dénombre environ 3 800 habitants intra-muros. Montluçon possède une église collégiale, deux couvents, un hôpital et une châtellenie. Durant l'hiver 1709, le jour des rois, une vague de froid bloque l'accès à la ville et détruit toutes les récoltes. Après ce gel, Montluçon subit une famine qui fait de nombreuses victimes. En 1782, la fonte des neiges provoque une inondation détruisant quatre cents maisons[a 8].

Période révolutionnaire[modifier | modifier le code]

Le nouveau département de l'Allier avec la position de Montluçon

Les cahiers de doléances ont été rédigés entre le 16 et le 18 mars 1789. La période de la Révolution française a cependant été calme à Montluçon. Seule la Grande Peur a agité la cité, les habitants se sont donc préparés à défendre leur ville. À la création des départements en 1790, Montluçon voulait échapper à l'autorité de Moulins. Le député montluçonnais Regnard avait présenté ses idées d'un département où Montluçon serait le chef-lieu mais il était le seul député à défendre ses propos alors que Moulins et Guéret en possédaient sept.

Le 22 janvier 1790, Moulins devient officiellement le chef-lieu du nouveau département. Montluçon tente alors d'avoir le siège du diocèse mais là encore c'est Moulins qui a le siège épiscopal. Dès le 4 mars 1790, le nouveau département de l'Allier est créé et Montluçon devient une commune. La ville n'est que chef-lieu de district qui comprend neuf cantons : Désertines, Estivareilles, Huriel, Lignerolles, Marcillat, Néris, Saint-Désiré et Saint-Sauvier, il est supprimé le 22 août 1795.

Après la Révolution, un arbre de la liberté est planté sur la place Notre-Dame, le 26 mai 1792. Les communes de Châteauvieux et de Blanzat sont rattachées à Montluçon le 1er novembre 1794[a 9],[33].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Montluçon devient une sous-préfecture de l'Allier le 17 février 1800. Un projet a été présenté pour rendre le Cher navigable car on pouvait transporter le charbon venant de Commentry par un chemin de fer industriel et le bois provenant de la forêt de Tronçais. Seulement le projet était irréalisable, il a donc été modifié. Dès 1808, on commence à construire un canal longeant le Cher : le canal de Berry. Les travaux se terminent en 1834 et le canal est ouvert au public en 1835. En 1840, la nouvelle route Tours-Moulins passe par Montluçon, ce qui augmente les possibilités de circulation. Enfin, la construction de la gare et de l'avenue Napoleon III annonce l'arrivée du chemin de fer et de nouvelles voies de communication. Peu à peu, la ville englobe les faubourgs, elle commence à se moderniser, à s'industrialiser. La population a presque quintuplé en cinquante ans, passant de 5 034 habitants en 1840 à 27 818 en 1890. Les remparts disparaissent et sont remplacés par le boulevard de Courtais. Des usines sont construites sur la rive gauche du Cher[34] et surtout dans le nouveau quartier de la Ville Gozet. Leurs hauts fourneaux s'intègrent au panorama de la ville. L'empereur Napoléon III vient à Montluçon en août 1864[a 10].

XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

En 1906, des ouvriers organisent une grève de plusieurs semaines pour dénoncer des horaires de travail trop important et des salaires trop faibles. La ville continue toutefois à se développer grâce aux municipalités socialistes présentes depuis 1892. La ville est plus propre, mieux aménagée et mieux éclairée ; beaucoup de bâtiments publics sont édifiés pendant cette période et sont encore présents aujourd'hui. Cette période, la Belle Époque, se termine en 1914 à cause de la « Grande Guerre »[a 11].

Première et Seconde Guerre mondiales[modifier | modifier le code]

La Première Guerre mondiale débute réellement le 28 juillet 1914 avec la première déclaration officielle de guerre adressée par l'Autriche-Hongrie à la Serbie. La France mobilise à partir du 2 août et l'Allemagne lui déclare la guerre le 3 août. Dès le 7 août, les appelés quittent la ville. Les femmes se retrouvent seules avec leurs enfants. Certaines personnes n'hésitent pas à leur venir en aide. Les usines montluçonnaises participent à l'effort de guerre en se tournant vers l'armement et en particulier l'obus. Elles emploient des femmes et des prisonniers allemands. Après l'armistice, l'automobile (qui était auparavant réservée aux classes les plus riches) s'étend dans les autres classes sociales. La production de pneumatiques augmente, c'est pourquoi Dunlop s'installe à Montluçon dès 1920 car la cité possède un grand terrain où la future usine peut s'étendre et aussi grâce à une importante main-d'œuvre. L'usine a fait connaître Montluçon au monde entier.

La Seconde Guerre mondiale éclate le 1er septembre 1939 mais après l'armistice de juin 1940, la France est partagée en deux zones par la ligne de démarcation qui laisse Montluçon en zone libre jusqu'en 1942. Montluçon est libérée le 25 août 1944[a 12].

Durant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands occupent l'usine de Dunlop (bien que l’usine soit en zone libre) pour exploiter le potentiel de laboratoire, puisque celle-ci avait la capacité de fabriquer du caoutchouc synthétique, le caoutchouc naturel ne pouvant être importé d’Indonésie par les nazis. La fabrication de pneumatiques avions pour la Luftwaffe était également très intéressante pour les Allemands. C’est pourquoi dans la nuit du 15 au 16 septembre 1943, dans le cadre de missions visant à détruire le potentiel industriel de l’Allemagne nazie, et notamment ses outils de production à des fins militaires, les alliés décident de bombarder le site et réduisent en cendres les ateliers de production et de stockage, ainsi qu’une partie de la ville de Saint-Victor. On dénombre trente-six morts et plus de deux cent cinquante blessés.

Montluçon depuis 1945[modifier | modifier le code]

Après la libération, Montluçon doit être reconstruite comme d'autres grandes villes en France. La ville continue à se développer pendant les Trente Glorieuses et subit le « baby boom » : la ville compte plus de 55 000 habitants au recensement de 1968[a 13].

Au début des années 1950, Montluçon connaît la crise du logement. La municipalité entreprend de construire près de 2 500 logements pour y loger 10 000 personnes. Durant cette décennie, la ville commence à voir son industrie décliner : beaucoup d'ouvriers sont licenciés. De plus, le canal de Berry, qui est à l'origine de l'essor industriel de Montluçon, a été déclassé en 1955 après avoir cessé toute activité. En 1958, Montluçon connaît deux inondations importantes. Celle de mai a été la plus catastrophique. Tous les quartiers en bord du Cher et de son affluent l'Amaron ont été inondés ainsi que les usines Saint-Jacques et Saint-Gobain. Il y avait également des dégâts sur la ligne Montluçon - Paris[35].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Château des Ducs de Bourbon
Blason de Montluçon

Blasonnement rapporté par le Grand Larousse encyclopédique (1960) :

« D'azur au château d'argent, sur une montagne d'or, le tout surmonté d'un soleil de même ».

Malte-Brun, quant à lui, rapportait dans La France illustrée (1882) deux autres blasonnements pour les armes traditionnelles de la ville de Montluçon :

1e) « D'azur, à un château d'argent composé de quatre tours, et un donjon couvert en pointe et posé sur une montagne d'or ».

2e) « De gueules, à une montagne d'or, au chef cousu de sable, chargé d'une lanterne d'argent ».

Charles-René d'Hozier montre, dans son Armorial général, un écu « de gueules à un mont d'or, au chef de sable chargé d'une lanterne d'argent[36] ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Lors du second tour de l'élection présidentielle de 2002, Jacques Chirac obtient 88,09 % des voix, soit plus que la moyenne nationale (82,21 %), Jean-Marie Le Pen rassemble 11,91 % contre 17,79 % au niveau national. Le taux de participation est de 75,26 %, ce qui est à peu près égal à la moyenne nationale (79,71 %)[37],[38]. À l'élection présidentielle de 2007, les résultats au second tour sont différents des chiffres nationaux : Nicolas Sarkozy obtient 44,60 % des voix et 55,40 % pour Ségolène Royal, contre respectivement 53,06 % et 46,94 % au niveau national. Au premier tour, Jean-Marie Le Pen obtient 7,13 % des voix, ce qui est légèrement inférieur au résultat de la France entière (10,44 %) ; François Bayrou, quant à lui, obtient le même taux qu'en France (17,40 % à Montluçon et 18,57 % en France). Olivier Besancenot (5,35 %) et Marie-George Buffet (5,18 %) sont les seuls autres candidats à dépasser 5 %[39],[40].

Lors des élections législatives de 2002, les Montluçonnais ont voté pour Daniel Dugléry, candidat apparenté UMP, à 52,15 % et pour Pierre Goldberg, candidat du PCF, à 47,85 %. Le taux de participation est de 64,82 %[41]. Aux élections législatives de 2007, Bernard Lesterlin, candidat apparenté au PS, reçoit 50,34 % des voix et Daniel Dugléry 49,66 %. 64,17 % des électeurs sont allés voter[42].

Aux élections européennes de 2004, pour les résultats du second tour, Catherine Guy-Quint (PS) obtient 30,51 % des voix et Brice Hortefeux (UMP) 20,67 %. Le taux de participation est faible (40,65 %)[43]. Lors des élections européennes de 2009, Jean-Pierre Audy (UMP) obtient 30,93 % des voix au second tour et Henri Weber (PS) 18,53 %. Le taux de participation est plus faible qu'en 2004 (36,37 %)[44].

Lors du second tour des élections régionales de 2004, Pierre-Joël Bonté (PS) obtient 57,39 % et Valéry Giscard d'Estaing (UMP) 42,61 % des voix, pour un total de 61,29 % de participation[45]. Pour les résultats du second tour des élections régionales de 2010, René Souchon (PS) obtient 55,29 % des voix tandis qu'Alain Marleix (UMP) en collecte 44,74 %. Le taux de participation est de 50,37 %[46].

Pour le référendum de 2000 relatif au quinquennat présidentiel, les Montluçonnais votent Oui à 72,76 % et Non à 27,24 % pour 27,89 % de participation[47]. Lors du référendum de 2005 relatif au traité établissant une Constitution pour l’Europe, 59,06 % des Montluçonnais disent Oui tandis que 40,94 % disent Non. Le taux de participation est de 63,45 %[48].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de Montluçon est composé de 43 membres dont 12 maires-adjoints et 30 conseillers municipaux[49]. En 2001, la ville a mis en place un conseil municipal des jeunes, ouvert aux collégiens, lycéens et jeunes adultes. En 2008, ce conseil était composé de 43 membres, et un nouveau mandat a été mis en place en avril 2010[50].

Montluçon est le chef-lieu de l'un des trois arrondissements du département de l'Allier.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Montluçon.

Cinq maires ont été élus à Montluçon depuis 1959 :

Liste des maires depuis 1959[51]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1959 mai 1972 Jean Nègre SFIO Professeur d'anglais
juin 1972 mars 1977 Maurice Brun DVG Avocat
mars 1977 mars 1998 Pierre Goldberg PCF Technicien PTT
avril 1998 mars 2001 Jean-Claude Micouraud PCF Technicien en chauffage
mars 2001 en cours Daniel Dugléry[52] UMP Directeur de société, conseiller régional

Cantons[modifier | modifier le code]

Montluçon est divisée en cinq cantons dont quatre ont Montluçon comme chef-lieu. Les conseillers généraux sont Bernard Dillard pour Montluçon-Nord-Est, Bernard Pozzoli pour Montluçon-Ouest, Bernardette Vergne pour Montluçon-Sud, Daniel Duglery pour Montluçon-Est (remplacé en 2010 par Françoise Czekaj, sa suppléante, après avoir été élu conseiller régional d'Auvergne) et Marc Malbet pour Domérat-Montluçon-Nord-Ouest. La ville fait partie de l'arrondissement de Montluçon dont elle est la sous-préfecture, dans le département de l'Allier dans la région Auvergne. Elle se trouve dans la deuxième circonscription de l'Allier, dont le député est Bernard Lesterlin, à la suite de la démission de Pierre Goldberg en 2007.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la communauté de communes de l'agglomération montluçonnaise depuis sa création le 20 décembre 2000. Elle en est la commune la plus peuplée et le siège. Présidée par le maire de Montluçon, cette intercommunalité s'occupe des travaux d'un stade, d'un centre aqualudique, de la gestion des déchets, de la circulation des transports en commun, des activités culturelles ou encore du tourisme[53].

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Montluçon est siège d'un tribunal de grande instance, d'un tribunal d'instance, d'une juridiction de proximité, d'un tribunal de commerce, d'un conseil de Prud'hommes[54], d'un tribunal correctionnel et d'un tribunal de police.

Écologie[modifier | modifier le code]

Fiscalité communale[modifier | modifier le code]

Taux de fiscalité directe en 2009

Taxe Taux moyen de la strate Taux voté à Montluçon
d'habitation 17,97 % 16,86 %
foncière sur le bâti 23,82 % 29,90 %
foncière sur le non-bâti 56,79 % 51,00 %
professionnelle 0 % 0 %
Sources des données : Les comptes des communes - Montluçon[55].

Taxes en pourcentage de la valeur locative cadastrale

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 28 octobre 2010, Montluçon est jumelée avec :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 38 166 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 521 5 684 5 212 4 716 4 991 5 034 5 740 7 331 8 922
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
15 289 16 212 18 675 21 247 23 416 26 079 27 818 27 878 31 595
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
35 062 34 251 33 799 36 114 37 504 41 052 42 515 46 826 48 743
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
55 184 57 871 56 468 49 912 44 248 41 362 39 889 38 166 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[59] puis Insee à partir de 2004[60].)
Histogramme de l'évolution démographique


À partir de la Révolution, en 1793, la population de la commune diminue légèrement (repère A sur le graphique). Elle varie entre 5 684 et 4 716 habitants. L'âge d'or de Montluçon commence en 1841 (repère B), grâce à l'industrie du charbon à Commentry et à la situation privilégiée de la ville (Canal de Berry, chemin de fer…) qui attire les usines. Elle prospère jusqu'à la fin du XIXe siècle, passant de 5 740 habitants en 1841 à 35 062 en 1901. Dès le début du XXe siècle (repère C), la population recommence à stagner, stagnation qui durera jusqu'à la fin de la Première Guerre mondiale. Elle perd environ 1 500 habitants durant cette période, atteignant 33 799 habitants en 1911. La population reprend un nouvel essor démographique à partir de 1921 (repère D) grâce à l'implantation de nouvelles usines dans la cité. Elle gagne des habitants entre 1936 et 1946 alors que la plupart des grandes villes de l'époque en perdent. Le pic de population est atteint en 1968 (repère E) avec 57 871 habitants, ce qui ne sera plus jamais atteint. La population commence à diminuer fortement à partir de cette date jusqu'à atteindre actuellement le même nombre d'habitants qu'en 1931. Cela est dû à la fermeture de nombreuses usines qui avaient amené beaucoup d'ouvriers dans la région. Depuis 2006, la population semble diminuer de moins en moins (repère F). En effet, elle n'a perdu que 128 habitants entre 2006 et 2007 alors qu'elle en a perdu en moyenne 210 par an entre 1999 et 2006.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (30,3 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (29,2 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,5 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2009, la suivante :

  • 46,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 14,9 %, 15 à 29 ans = 23 %, 30 à 44 ans = 18,2 %, 45 à 59 ans = 18,3 %, plus de 60 ans = 25,6 %) ;
  • 53,3 % de femmes (0 à 14 ans = 12,4 %, 15 à 29 ans = 16,7 %, 30 à 44 ans = 15,9 %, 45 à 59 ans = 19,3 %, plus de 60 ans = 35,8 %).
Pyramide des âges à Montluçon en 2009 en pourcentage[61]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,7 
10,1 
75 à 89 ans
16,3 
14,9 
60 à 74 ans
17,8 
18,3 
45 à 59 ans
19,3 
18,2 
30 à 44 ans
15,9 
23,0 
15 à 29 ans
16,7 
14,9 
0 à 14 ans
12,4 
Pyramide des âges de la commune de Montluçon en 1990[62] en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90-et plus
0,3 
7,4 
75-89
13,2 
16,3 
60-74
19,3 
16,6 
45-59
16,7 
20,3 
30-44
18,7 
24,2 
15-29
19,3 
15,2 
0-14
12,6 

Comparaison entre la pyramide des âges de Montluçon et la pyramide des âges du département de l'Allier :

Pyramide des âges du département de l'Allier en 2007 en pourcentage[63]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,7 
9,0 
75 à 89 ans
13,5 
16,2 
60 à 74 ans
17,1 
22,3 
45 à 59 ans
21,2 
19,5 
30 à 44 ans
18,0 
16,1 
15 à 29 ans
14,1 
16,4 
0 à 14 ans
14,4 
Pyramide des âges de l'Allier en 2006[64] en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90-et plus
1,8 
8,8 
75-89
13,2 
15,9 
60-74
17,1 
22,2 
45-59
21,1 
19,8 
30-44
18,2 
16,3 
15-29
14,3 
16,4 
0-14
14,4 

Immigration[modifier | modifier le code]

En 1999, la population immigrée représentait 2 783 personnes soit 6,7 % de la population dans la commune. Ce chiffre est supérieur à la moyenne régionale (4,3 %) mais inférieur à la moyenne nationale (7,4 %). Parmi ces personnes, 34,2 % venaient du Portugal, 8,9 % de la Turquie et 8,2 % de l'Algérie[65].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Montluçon est située dans l'académie de Clermont-Ferrand.

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

Entrée du collège Jules Ferry

La ville administre 15[66] écoles maternelles et 14[67] écoles élémentaires communales qui reprennent le nom d'un homme illustre (Honoré de Balzac, Aristide Briand, Maurice Carême, Desnos/Ayme, Marx Dormoy, Jules Ferry, Paul Fort, Anatole France, Jean Giono, Pauline Kergomard, Paul Lafargue, Alphonse de Lamartine, Louise Michel, Frédéric Mistral, Jean Moulin, Marie Noël, Louis Pergaud - Jacques Prévert, Jean Racine, Jean Renoir, Jean Rostand - Henri Wallon, Elsa Triolet, Voltaire et Émile Zola). Le département gère 4 collèges (Jules Ferry, Jean-Jacques Soulier, Jean Zay et Jules Verne) et la région Auvergne 4 lycées.

Le lycée Madame-de-Staël[68], construit en 1967 par l'architecte Jean Dubuisson (Prix de Rome), se situe près du centre-ville et propose comme formations les trois filières générales, des filières professionnelles, des sections européennes en anglais, allemand et espagnol ainsi que des prépas en littéraire et en voie économique[69]. Le lycée Paul-Constans[70], construit en 1956 et transformé en lycée en 1960, se situe à l'ouest de la ville et propose des filières scientifiques et technologiques, des filières professionnelles, des BTS, des classes prépas, des licences professionnelles et le GRETA Bourbonnais Combraille[71],[72]. Il y a deux lycées professionnels à Montluçon, le lycée professionnel Nerdre-Maurice-Guyot[73] et le lycée professionnel Albert-Einstein[74]. Ce dernier, situé au nord-ouest de Montluçon, propose des formations sur l'automobile, l'électronique et l'informatique ainsi que sur l'énergie et l'environnement[75].

Il existe également des établissements privés, dont les écoles maternelles et élémentaires Sainte-Philomène, Notre-Dame et Saint-Paul, le collège Saint-Joseph et les lycées Saint-Vincent et Saint-Joseph, ces deux derniers ayant fusionné en 2013 en un unique lycée général et professionnel Sainte-Louise[76], appartenant à l'Institution Sainte-Louise de Marillac qui regroupe ce lycée, l'école Sainte-Philomène et le collège Saint-Joseph.

Vie universitaire[modifier | modifier le code]

  • IUT dépendant de l'Université Blaise-Pascal (Clermont-Ferrand II)[77]
  • IFAG (Institut de formation aux affaires et à la gestion)[78]
  • ACI Montluçon (école post-bac en 3 ans) : Bachelor en marketing et affaires Internationales[79]
  • CPGE HEC et littéraires de Montluçon, lycée Mme de Staël
  • CPGE Scientifique PTSI/PT de Montluçon, lycée Paul-Constans

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Festival de la Chanson Française
  • Festival médiéval (tous les 2 ans)
  • Carnaval du Bœuf-Villé
  • Foire-Expo au Parc des Expositions
  • Feux de la Saint-Jean
  • Printemps des Peintres
  • Festival Ciné en herbe
  • Semaine de l'Environnement
  • Brocante musicale
  • Forum des Associations (tous les 2 ans)
  • Festival des Droits de l'Enfant
  • Fête de la Jeunesse
  • Montluçon fête ses étudiants
  • Village de Noël

Santé[modifier | modifier le code]

Montluçon possède deux maisons de retraite, une maison d'accueil, une résidence, un logement-foyer et une unité de soins[80].

Elle possède aussi un centre hospitalier qui regroupe les spécialités de médecine générale, de chirurgie, de psychiatrie ou encore de gynécologie obstétrique[81].

La polyclinique Saint-François, qui est située dans la commune voisine de Désertines, regroupe les spécialités de chirurgie et d'imagerie médicale[82].

Sports[modifier | modifier le code]

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Montluçon est équipée de 3 complexes sportifs, 1 centre aqualudique, 7 gymnases et 5 stades[83] :

  • Le complexe sportif de Bien-Assis est composé d'une salle multisports et de deux terrains de football ;
  • Le complexe sportif des Guineberts est composé d'une salle multisports, salle d'escrime, salle d'arts martiaux, salle de gymnastique et d'un terrain de football ;
  • Le complexe sportif de Nerdre est composé d'une salle multisports et une salle de gymnastique ;
  • Le centre aqualudique de la Loue est composé d'un bassin olympique, d'un bassin ludique avec un toboggan, d'un bassin extérieur avec un toboggan, d'un restaurant "L'Aqua", d'une salle de musculation et de cardio-training (plus de 20 appareils), d'un sauna, d'un hammam, d'un jacuzzi et de fosses de plongées. Il est situé sur la commune de Saint-Victor à la limite de Montluçon ;
  • Deux salles de sports : la Halle des Sports (salle multisports, salle de boxe, salle de lutte, murs d'escalade, salles de musculation et une salle de tennis de table) et la salle Paul-Lafargue (multi-activités).
  • Les gymnases Albert-Camus, Jean-Moulin, Jean-Zay, Jules-Ferry et Paul-Constans composés d'une salle multisports, d'un terrain de football (Albert-Camus) et d'une salle de gymnastique (Paul-Constans).
  • Cinq stades : le stade Ricardo-Molina[84], le stade des Ilets, le stade Pierre-Dupont, le stade Saint-Jean et le fameux stadium de la Loue d'une capacité de 2 089 places.

Associations et clubs[modifier | modifier le code]

Il existe 16 associations sportives dont le club principal est l'ASPTT, qui propose 13 activités différentes. Le club Montluçon rugby évolue en Fédérale 1 en 2013-2014.

Événements sportifs[modifier | modifier le code]

La ville a été ville étape du Tour de France en 2008, en 2001, en 1992, en 1966, en 1956 et en 1953. La ville a accueilli le Championnat de France de Hockey Subaquatique Division 1 masculine et féminine en mai 2012 et en juin 2010, ainsi que le Championnat de France d’Échecs des Jeunes, au centre athanor, du 17 au 24 avril 2011. Elle a accueilli également les championnats de France d'apnée en juin 2011.

Médias[modifier | modifier le code]

Aucun siège de rédaction de presse n'est situé dans la commune. Des correspondants relayent des informations locales pour la quotidien La Montagne.

Cultes[modifier | modifier le code]

Les Montluçonnais disposent de divers lieux de cultes catholiques, orthodoxes, protestants, musulmans et bouddhiques certains sont situés dans la ville même, d'autres se trouvent à proximité.

Dans la ville[modifier | modifier le code]

Le doyenné de Montluçon est rattaché au diocèse de Moulins[85] et comprend trois[86] paroisses : paroisse de la Trinité, paroisse Saint-François d'Assise et paroisse Sainte-Marie, dont deux couvrent la commune de Montluçon.

Les lieux de culte correspondant sont : pour la paroisse de la Trinité (Montluçon rive gauche)[87], église Saint-Paul, chapelle Sainte-Marguerite-Marie-Alacoque des Guineberts, église Saint-Martin de Fontbouillant, église Sainte-Thérèse des Marais ; et pour la paroisse Sainte-Marie (Montluçon rive droite)[88], église Notre-Dame, chapelle Saint-Jean, église Saint-Pierre, chapelle Sainte-Jeanne-d’Arc des Îles.

La paroisse de Vichy-Montluçon[89] de la fédération protestante de France regroupe la communauté liée à l'Église réformée de France[90]. Montluçon dispose de trois églises qui regroupent la communauté évangélique : l'Assemblée de Dieu, l'Assemblée France Mission[91] et l'église évangélique tzigane de la mission évangélique des tziganes de France « Vie et Lumière »[92].

Montluçon dispose de trois mosquées[93] et d'un ermitage bouddhique[94] : l'ermitage Yogi Ling[95] de tradition Changpa Kagyu.

À proximité[modifier | modifier le code]

Église orthodoxe : monastère orthodoxe de Saint-Hubert qui se situe sur la commune proche de Chavenon.

Bouddhisme : pagode Phap Vuong qui se situe sur la commune proche de Noyant-d'Allier.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2007, le revenu fiscal médian par ménage était de 15 265 €, ce qui plaçait Montluçon au 22 173e rang parmi les 30 714 communes de plus de 50 ménages en métropole[96].

Le revenu moyen par ménage était en 2007 de 18 614 €[97].

En 2004, 175 ménages montluçonnais étaient redevables à l'impôt sur la fortune. Le montant moyen de l'impôt sur la fortune était de 4 616 €/an contre 5 683 €/an au niveau national. Le patrimoine moyen des redevables de l'ISF était de 1 397 233 €[98].

En 2008, 238 ménages montluçonnais étaient redevables de l'impôt sur la fortune. Le montant moyen de l'impôt sur la fortune était de 5 856 €/an et le patrimoine moyen des redevables de l'ISF était de 1 627 288 €[99].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, la ville profite de l'exploitation des charbons de Commentry et de l'ouverture du canal de Berry. L'industrie montluçonnaise se développe sur l'armement et la métallurgie jusqu'à la Première Guerre mondiale. Avec l'épuisement de ces mines de charbon, la ville a dû reconvertir ses industries traditionnelles (haut-fourneaux, verreries) en faisant venir le minerai par le canal de Berry. Puis Montluçon a développé son industrie sur la chimie, le pneumatique (implantation de l'usine Dunlop) et l'électronique (Sagem principalement). Plus récemment, Montluçon a développé un pôle de technologie de pointe au technopôle de la Loue[100].

Montluçon est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Montluçon-Gannat Portes d'Auvergne qui gère l’aéroport de Montluçon Guéret qui se trouve à Lépaud.

Emploi[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la zone d'emploi de Montluçon[101]. En 2007 on comptait 21 582 emplois dans la commune, contre 20 496 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune étant de 14 508, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 3] est de 148,8 %, ce qui signifie que la commune offre approximativement un peu plus d'un emploi pour un Montluçonnais actif. Cet indicateur était de 148,0 % en 1999[102].

La répartition par secteurs d'activité des emplois à Montluçon fait apparaître le poids du secteur commercial mais aussi l'importance du secteur de l'administration publique, et la relative faiblesse du secteur agricole et de la construction. L'emploi tertiaire (commerce et services) représente 78,6 % du total à Montluçon, contre plus de 75 % en France métropolitaine.

Répartition des emplois par domaines d'activité (recensement de 2007)

  Agriculture Industrie Construction Commerce,
transports,
services divers
Administration publique,
enseignement,
santé, action sociale
Montluçon 0,3 % 15,1 % 6,0 % 41,0 % 37,6 %
Moyenne nationale 3,1 % 14,8 % 6,8 % 45,1 % 30,3 %
Sources des données : INSEE[102]

Population active[modifier | modifier le code]

La population âgée de 15 à 64 ans s'élevait en 2007 à 24 833 personnes (25 585 en 1999), parmi lesquelles on comptait 68,3 % d'actifs dont 58,0 % ayant un emploi et 10,3 % de chômeurs[102]. En 2007, 72,5 % des actifs ayant un emploi et résidant dans la commune travaillaient à Montluçon, 22,5 % dans une autre commune du département de l'Allier et 0,1 % à l'étranger[103].

La répartition par catégories socioprofessionnelles de la population active de Montluçon[Note 4] fait apparaître une sous-représentation des « agriculteurs, exploitants » et une sur-représentation des « employés » par rapport à la moyenne de la France métropolitaine.

Répartition de la population active par catégories socioprofessionnelles (recensement de 2007)

  Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d'entreprise
Cadres, professions
intellectuelles
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Montluçon 0,3 % 4,9 % 10,1 % 24,9 % 35,9 % 24,0 %
Moyenne nationale 2,10 % 5,90 % 15,80 % 24,80 % 28,50 % 22,90 %
Sources des données : INSEE[102]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Montluçon possède un patrimoine religieux dont certains monuments sont classés monument historique.

Monuments classés
L’église Notre-Dame de Montluçon.
Article détaillé : Église Notre-Dame de Montluçon.

L'église Notre-Dame de Montluçon du XVe siècle, a été classée à l'inventaire des monuments historiques en 1987[M 1]. Cette église gothique a été reconstruite par le duc Louis II de Bourbon dès la fin du XIVe siècle à l'emplacement de l'ancienne église romane dont elle reprit la même orientation est-ouest. La plupart de l'édifice date du XVe siècle et XVIe siècle même si certaines parties sont plus anciennes comme l'absidiole nord datant de la fin du XIIe siècle et d'autres plus récentes comme la porte de la façade occidentale (XVIIe siècle)[M 1].

Le clocher de l'église Saint-Pierre de Montluçon vu depuis la Place de la Poterie.
Article détaillé : Église Saint-Pierre de Montluçon.

L'église Saint-Pierre de Montluçon du XIIe siècle, a été classée à l'inventaire des monuments historiques en 1978[M 2]. Le début de la construction de l'édifice date du XIIe siècle et elle se termine au XVIIe siècle. Le clocher actuel date du XVIIIe siècle et les piliers qui le soutiennent dans la croisée du transept ont été renforcés au XIIIe siècle[M 2].

L'église Saint-Paul de Montluçon du XIXe siècle, a été classée à l'inventaire des monuments historiques en 1987[M 3]. La construction de cette église remonte au XIXe siècle entre 1863 et 1869. Elle a été construite par l'architecte Louis-Auguste Boileau dans le nouveau quartier près des usines Saint-Jacques. Elle a principalement été construite avec les nouvelles méthodes de l'époque et en particulier avec le métal[M 3].

L'ancienne chapelle Saint-Louis du XIIIe siècle ; église primitive des chanoines du chapitre de Saint-Nicolas, datée de 1260 a été inscrite à l'inventaire des monuments historiques en 1926[M 4].

Monuments non classés

Le Temple de l'Église réformée de France à Montluçon, de style néo-gothique, a été construit en 1888 par maître Hartmann. Elle a été bâtie à partir de calcaires provenant de régions différentes. La dernière restauration du monument remonte à 1951[104].

La chapelle de la Croix Verte, où repose le corps de Louise-Thérèse de Montaignac. Cette religieuse, qui a contribué à l'entretien de cette chapelle, est morte en 1885 et a été béatifiée par le pape Jean-Paul II[105].

D'autres monuments font également partie du patrimoine religieux : les églises Sainte-Thérèse de Montluçon, Saint-Martin de Montluçon, Sainte-Jeanne d'Arc de Montluçon.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le château des Ducs de Bourbon.

Le Château des ducs de Bourbon, qui est propriété de la commune depuis 1913, est l'emblème de la ville. Le site était déjà occupé dès l'époque Magdalénienne. Le château actuel date du XVe siècle et a été construit par le duc Louis II de Bourbon. Ce château a été restauré pendant l'entre-deux-guerres. Il accueille actuellement le musée des musiques populaires[106].

Le château de Bien-Assis est une demeure féodale du XVe siècle qui a été inscrite à l'inventaire des monuments historiques en 1926[M 5]. Ce château a conservé des portes à panneaux et des ferrures de l'époque.

Le Château jaune est une ancienne demeure du XVe siècle qui a été détruite en 1965.

Le château des Étourneaux datant du XVe siècle a été inscrit à l'inventaire des monuments historiques en 1974[M 6]. Ce château a été construit au XVe siècle par le duc Jean II de Bourbon et en a fait don à un de ses enfants en 1484.

Plusieurs maisons du vieux Montluçon ont reçu la distinction « Monument historique » : l'ancienne maison du doyen du chapitre de Saint-Nicolas comportant une fenêtre du XIIIe siècle a été classé en 1926[M 7], la maison des Condé classée en 2003[M 8] et plusieurs maisons à pans de bois situées rue des Serruriers, 1[M 9] et 14[M 10], rue des Cinq-Piliers, 5 place Saint-Pierre[M 11], 25[M 12], 40[M 13] et 56[M 14] Grand'Rue, 2 rue Porte Saint Pierre[M 15], 1 rue Porte Bretonnie[M 16], 1 rue Porte des Forges[M 17] ainsi que sa tour qui est un reste d'une des portes de la ville, datant du XVe siècle et XVIe siècle.

Le passage du doyenné est une voûte croisée d'ogive datant du XIIIe siècle qui a été inscrite à l'inventaire des monuments historiques en 1926[M 18].

Un édifice civil de la ville moderne est inscrit à l'inventaire des monuments historiques autant pour son intérêt historique que pour sa valeur architecturale : la Maison communale, voulue par le maire Jean Dormoy pour être la maison du peuple et construite (entre 1897 et 1899) en face de l'église Saint-Paul par l'architecte Gilbert Talbourdeau, dans le quartier de la Ville-Gozet, urbanisé au moment du développement industriel rapide de la ville[107]. De la veille de la Première Guerre mondiale à 1940, l'architecte Pierre Diot construit plusieurs centaines de bâtiments publics et de villas et immeubles privés qui marquent fortement le paysage urbain de la ville moderne.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Le jardin Wilson

Montluçon possède une multitude d'espaces verts :

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Montluçon est classée ville d'art et d'histoire. (Voir la société savante Les Amis de Montluçon)

Musées[modifier | modifier le code]

  • La villa de la Louvière un pastiche de folie du XVIIIe siècle légué à la ville et devenu musée ainsi que son jardin lieu d'exposition de hauts-reliefs. La villa et le parc ont été inscrits monument historique le 7 février 1994.
  • Le MUPOP : Musée des Musiques Populaires.

Les principaux lieux de spectacles à Montluçon[modifier | modifier le code]

Le théâtre municipal

Autres lieux de spectacles proches[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Nés à Montluçon[modifier | modifier le code]

André Messager
Monument à Marx Dormoy

Morts à Montluçon[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

Vie militaire[modifier | modifier le code]

Listes des unités militaires :

Anecdotes[modifier | modifier le code]

  • Du temps où le canal de Berry fonctionnait et avait un grand port à Montluçon, les bateaux de type berrichon qui y étaient fabriqués étaient nommés « molussons » par les mariniers, selon une habitude de la profession qui baptise facilement un type de bateau du nom de la ville ou de la région, éventuellement un peu déformé, dont il est originaire.
  • Le groupe Mickey 3D a composé en 2009 une musique sur la ville, parue dans l'album La Grande Évasion.
  • Les quatre pieds de la Tour Eiffel ont été conçus dans l'actuel centre commercial Saint-Jacques de Montluçon.
  • Dans l'émission Les Grosses Têtes de février 1982, Jacques Martin et Jean Yanne ont ébauché un portrait humoristique de Montluçon citant notamment : sa base militaire américaine, son pont des soupirs, ses porte-conteneurs, ses champagnes, ses derricks, et n'oublient pas de préciser que « Tokyo n'est pas autre chose qu'un grand Montluçon »[108].
  • Le 22 août 1905, à l'ancien vélodrome de Montluçon (rue du Vélodrome), aujourd'hui détruit et remplacé par celui du Diénat, à l'emplacement des cours de tennis de l'EDF, se produisit William Frederick Cody dit Buffalo Bill et sa troupe du Buffalo Bill’s Wild West[109].
  • Du 18 novembre 2013 au 22 novembre 2013, Montluçon était à l'honneur dans l'émission télévisée Midi en France sur France 3 présentée par Laurent Boyer.
  • Le 18 Juillet 2014,le chanteur sud-africain Johnny Clegg s'y est produit pour un concert.

Compléments[modifier | modifier le code]

Sur les hauteurs environnantes, se dressent les restes d'un vignoble ancien : le vignoble de la région de Montluçon

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Alain Auclair et Pierre Couderc, La sidérurgie en Bourbonnais. Essor industriel et croissance urbaine de 1840 à 1990, Aurillac,‎ 2000 (ISBN 2-855-79019-0) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Marcel Bonin, Les noms de lieux en Bourbonnais, Éditions de Borée,‎ 2006, 283 p. (ISBN 2-844-94400-0, lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • René Bourgougnon et Michel Desnoyers, Montluçon au siècle de l'industrie. Le temps du canal, du fer et du charbon, Éditions du Koala (Aubière),‎ 1986, 2e éd. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Société d'Émulation du Département de l'Allier, Bulletin de la Société d'Émulation du Département de l'Allier (Sciences, Arts et Belles-Lettres), vol. 9,‎ 1864, 516 p. (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Charles d'Hozier, Armorial général de France, vol. 4 : Bourbonnais,‎ 1700, 432 p. (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean-Paul Labourdette et Dominique Auzias, Allier, Petit Futé,‎ 2005, 6e éd., 336 p. (ISBN 2-746-91323-2, lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Andrée Méténier-Esbelin, Si Désertines nous était conté, Art et Culture,‎ 1989, 1e éd., 201 p. (ISBN 2-950-35220-0) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, vol. 1, Librairie Droz,‎ 1998, 1852 p. (ISBN 2-600-02883-8, lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Georges Touchard-Lafosse, La Loire historique, pittoresque et biographique : de la source de ce fleuve a son embouchure dans l'océan, vol. 2, Adolphe Delahays,‎ 1858, 707 p. (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • André Touret, Montluçon après la tourmente : 1944-1977, Créer,‎ 2003, 350 p. (ISBN 2-848-19008-6, lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean-Charles Varennes, Au cœur de la vallée du Haut-Cher Montluçon, Clermont-Ferrand, Editions Volcans,‎ 1974, 1e éd., 273 p. (ISBN 9782852600348) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'INSEE
  4. Y compris les actifs sans emploi

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Recensement 2007 : Aire urbaine 1999 : Montluçon (100) », sur site de l'INSEE (consulté le 30 août 2010)
  2. « Composition communale de l'agglomération : 03502-Montluçon », sur site de l'INSEE (consulté le 22 décembre 2009)
  3. « Distance orthodromique entre Montluçon et… », sur www.lion1906.com (consulté le 22 décembre 2009)
  4. a et b Communes limitrophes de Montluçon sur Géoportail.
  5. Andrée Ménetier-Esbelin 1989, p. 12-13
  6. Cartes géologiques de la France au 1/50 000e , feuille de Montluçon réalisée par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), [lire en ligne]
  7. « Inventaires des paysages du département de l'Allier » [PDF], sur Direction régionale de l'Environnement (consulté le 17 juillet 2013)
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  11. « Conditions climatiques de la ville de Vichy dans l'Allier », sur site de Météo France (consulté le 11 janvier 2010)
  12. « Relevés climatiques de Vichy 1961-1990 », sur infoclimat (consulté le 13 mars 2010)
  13. « Distance orthodromique de Lépaud », sur www.lion1906.com (consulté le 24 décembre 2009)
  14. « Site de l'aéroclub des Ailes Montluçonnaises », sur pagesperso-orange.fr (consulté le 24 décembre 2009)
  15. « L'actualité de l'ARECABE et du canal de Berry », sur site de l'association pour la réouverture du canal de Berry,‎ 24 septembre 2009 (consulté le 24 décembre 2009)
  16. « Plan des pistes cyclables de Montluçon », sur www.electro-lease.fr (consulté le 25 décembre 2009)
  17. « Plan du réseau par ligne », sur site de Maelis,‎ 2009 (consulté le 25 décembre 2009)
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  23. Ernest Nègre 1998, p. 688
  24. « L'occitan, qu'es aquò ? », sur Institut d'études occitanes (consulté le 2 juin 2010)
  25. Louis Péroux-Beaulaton, Les parlers populaires en le Centre de la France. Pays de Combrailles, voisinages du Berry, du Limousin et de l'Auvergne, Montluçon,‎ 1940
  26. Jean-Paul Labourdette et Dominique Auzias, p. 150
  27. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, réimpression Librairie Guénégaud 1979, p. 465a jusqu'à 475a.
  28. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Op. cité., p. 466a et 416b.
  29. Marcel Bonin 2006, p. 38
  30. Dominique Fournier, origine du suffixe -ÓNE, article Bion
  31. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, Paris (éditions errance) 2003. ISBN 978-2-87772-198-1, p. 209.
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  • Jean-Charles Varennes, Au cœur de la vallée du Haut-Cher Montluçon, Clermont-Ferrand, Volcans,‎ 1974, 273 p. (ISBN 978-2-85260-034-8)