Nicolas Philibert

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Philibert.
Page d'aide sur l'homonymie Ne doit pas être confondu avec Nicolas Philbert.

Nicolas Philibert

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Nicolas Philibert en 2012 au Festival Paris Cinéma

Naissance 10 janvier 1951 (63 ans)
Nancy, Lorraine
Nationalité Drapeau de la France Français
Profession Documentariste, chef opérateur
Films notables Être et avoir
Le Pays des sourds
Nénette
Site internet www.nicolasphilibert.fr

Nicolas Philibert, né le 10 janvier 1951 à Nancy, est un réalisateur français de films documentaires.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il débute aux côtés de René Allio, comme stagiaire sur Les Camisards (1970), accessoiriste pour Rude Journée pour la reine (1973) et assistant à la mise en scène sur Moi, Pierre Rivière, ayant égorgé ma mère, ma sœur et mon frère... (1975).

En 1978, il co-réalise avec Gérard Mordillat un premier long-métrage documentaire, « La Voix de son maître », dans lequel une douzaine de patrons de grands groupes industriels (L’Oréal, IBM, Thomson, Elf…) parlent du pouvoir, du commandement, de la hiérarchie, du rôle des syndicats… esquissant peu à peu l’image d’un monde dominé par la finance.

De 1985 à 1987, il tourne plusieurs films de montagne et d'aventure sportive pour la télévision, puis il se lance dans la réalisation de longs métrages documentaires qui seront tous distribués en salles : « La Ville Louvre » (1990), « Le Pays des sourds » (1992), « Un animal, des animaux » (1995), « La Moindre des choses » (1996) - à la clinique psychiatrique de La Borde - ainsi qu’un film-essai avec les élèves de l’école du Théâtre national de Strasbourg : « Qui sait ? » (1998)

En 2001, Nicolas Philibert réalise « Être et avoir », sur la vie quotidienne d'une école « à classe unique » dans un petit village d’Auvergne. Prix Louis Delluc 2002, ce film connaîtra un immense succès en France et dans le monde entier.

Avec « Retour en Normandie » (2007), il revient sur les traces d’un autre film, tourné trente ans plus tôt par le cinéaste René Allio, avec des paysans dans les rôles principaux : « Moi, Pierre Rivière, ayant égorgé ma mère, ma sœur et mon frère… ». Alors jeune assistant-réalisateur, Nicolas Philibert avait passé trois mois à les recruter, de village en village, de ferme en ferme…

Avec « Nénette » (2010), tourné à la Ménagerie du Jardin des plantes à Paris,  il nous entraîne dans un étrange face à face avec la doyenne des lieux : une femelle orang-outan, en captivité depuis 37 ans.

Son dernier film, « La Maison de la radio » (2013), nous plonge au cœur de Radio France, à la découverte de ce qui échappe habituellement aux regards : les mystères et les coulisses d’un média dont la matière même, le son, reste invisible.

Depuis une quinzaine d’années, plus de 120 hommages et rétrospectives de ses films ont été organisés de par le monde, du British Film Institute (Londres) au MoMa (New York), en passant par Bombay, Calcutta, Damas, Séoul, Tokyo, Pékin, Shanghaï, Sidney, Melbourne, Moscou, Varsovie, Zagreb, Berlin, Milan, Vienne, Amsterdam, Helsinki, Vilnius, Copenhague, Edinburgh, Lisbonne, Madrid, Thessalonique, Barcelone, Tel Aviv, Mexico, Bogota, Santiago, Buenos Aires, São Paolo, Chicago, Berkeley, Harvard, Montréal…

Filmographie[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]