Daniel-Rops
Henri Petiot
| Autres noms | Daniel-Rops |
|---|---|
| Activités | écrivain et historien |
| Naissance | 19 janvier 1901 Épinal |
| Décès | 27 juillet 1965 (à 64 ans) Chambéry |
Henri Petiot, dit Daniel-Rops est un écrivain et historien français, né à Épinal le 19 janvier 1901 et mort à Chambéry le 27 juillet 1965.
Sommaire |
[modifier] Biographie
Daniel-Rops, pseudonyme de Henri Petiot, est né en 1901 à Épinal où son père, officier, était en garnison. Étudiant des facultés de Droit et de Lettres de Grenoble, il travaille sous la direction de Raoul Blanchard, le père de la géographie alpine, et son mémoire sur Briançon, esquisse de géographie urbaine est publié en 1921. Il prépare ensuite l'agrégation d'histoire et de géographie, à laquelle il est reçu à l'âge de 21 ans. Il est successivement professeur à Chambéry, Amiens et Paris, puis au lycée Pasteur de Neuilly. Dès les années 1920 il débute dans la carrière littéraire : en 1923, il fonde avec Georges Gimel la revue littéraire trimestrielle "Tentatives", qui paraîtra de 1923 à 1924. Outre des synthèses sur de grands écrivains, un numéro spécial est consacré à Stendhal. Elle se fait le relais des publications de la NRF et propose des passages traduits de livres en langue étrangère. Il publie un essai, Notre inquiétude (1927) et un roman L'âme obscure (1929) et de nombreux articles dans diverses publications périodiques, dont Le Correspondant, Notre Temps, La Revue des vivants.
À partir de 1931, alors qu'il vient de se rapprocher du catholicisme, il participe, sur le conseil de Gabriel Marcel, aux activités de l'Ordre nouveau, dont il partage les orientations personnalistes. Il contribue activement à en diffuser les idées, dans des livres dont il est parfois difficile de dire ce qu'ils doivent à sa réflexion personnelle ou à la doctrine du mouvement auquel il se rattache et qui font de lui un des représentants de l'effervescence intellectuelle des non-conformistes des années 30 : Le monde sans âme, Les années tournantes, Eléments de notre destin.
Après 1935, ses liens avec l'Ordre Nouveau se distendent quelque peu et il collabore aux hebdomadaires catholiques Sept puis Temps présent. Jusqu'en 1940 il publie plusieurs romans (L’Âme obscure en 1929, Mort, où est ta victoire ? en 1934, L’Épée de feu en 1939), biographies et essais (Psichari (1922), Notre inquiétude en 1927, Le Monde sans âme en 1930, Rimbaud, le drame spirituel en 1935, Pascal et notre cœur, Par-delà notre nuit, Réflexions sur la volonté), dirigeant chez Plon la collection "Présences", dans laquelle il édite l'ouvrage La France et son armée du général de Gaulle, dont il devient l'ami. Dans les années 1941-1944, il écrit Le peuple de la Bible et Jésus en son temps, début d'une œuvre d'histoire religieuse qui se poursuivra avec la monumentale Histoire de l'Église du Christ interrompue par son décès en 1965 (14 volumes publiés). Après la Libération, il abandonne l'enseignement pour se consacrer à son travail d'historien et d'écrivain chrétien, assurant la direction de la revue Ecclésia et de la collection encyclopédique « Je sais, je crois », chez Fayard.
Parallèlement, retrouvant dans cet engagement certains de ses anciens compagnons d'Ordre Nouveau, il participe aux travaux de plusieurs mouvements fédéralistes européens, adhérant au groupe La Fédération, puis au Mouvement Fédéraliste Français. Il est, de 1957 à 1963, l'un des cinquante gouverneurs de la Fondation européenne de la Culture fondée par Denis de Rougemont. Il est élu en 1955 membre de l'Académie française, le même jour que Jean Cocteau et François Albert-Buisson.
En 1962, accompagné de Gaston Monnerville président du Sénat, il procède en août à l'inauguration du buste de Lamartine réalisé par David D’Angers dans le village de Tresserve situé sur les hauteurs du lac du Bourget, cher à Lamartine, à côté d'Aix-les-Bains.
Daniel-Rops était sans doute l'écrivain le plus lu dans les milieux catholiques de la France d'après-guerre, ayant écrit une vingtaine d'ouvrages centrés sur l'histoire du catholicisme.
[modifier] Repères bibliographiques
Romans :
- L’Âme obscure, 1929
- Payer le prix fort, 1933
- Mort, où est ta victoire ?, 1934
- L’Épée de feu, 1939
Essais :
- Notre inquiétude, 1927
- Le Monde sans âme, 1930
- Rimbaud, le drame spirituel, 1935
Autres :
- La première édition française du Journal d'Anne Frank, parue en 1950 chez Calmann-Lévy, est préfacée par Daniel-Rops.
- DRIES par Daniel-Rops, Éditions Pierre Cailler - Genève, 1962.
[modifier] Adaptation filmographique
En 1964, sort le film Mort, où est ta victoire ?, adapté de son roman. Réalisé par Hervé Bromberger, le film est joué par Philippe Noiret, Laurent Terzieff, Michel Auclair, Gabriele Ferzetti, Alfred Adam, Jacques Monod, Madeleine Cheminat, Jean-Paul Moulinot et Arlette Balkis.
[modifier] Liens internes
[modifier] Lien externe
| Précédé par Édouard Le Roy |
Fauteuil 7 de l’Académie française 1955-1966 |
Suivi par Pierre-Henri Simon |