Hervé Gaymard

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Gaymard.
Hervé Gaymard
Hervé Gaymard lors du salon du livre de Paris, en mars 2012.
Hervé Gaymard lors du salon du livre de Paris, en mars 2012.
Fonctions
Président du conseil général de la Savoie
En fonction depuis le 20 mars 2008
Prédécesseur Jean-Pierre Vial
Député de la deuxième circonscription de Savoie
En fonction depuis le 20 juin 2007
19 juin 200218 juillet 2002
Législature XIIIe, XIVe (Cinquième République)
Prédécesseur Vincent Rolland
Législature XIIe (Cinquième République)
Prédécesseur Auguste Picollet
Successeur Vincent Rolland (suppléant)
12 juin 19977 juin 2002
Législature XIe (Cinquième République)
Prédécesseur Auguste Picollet
Successeur Auguste Picollet (suppléant)
17 juillet 199516 août 1995
Législature Xe (Cinquième République)
Prédécesseur siège vacant
Successeur Auguste Picollet (suppléant)
2 mai 19936 juin 1995
Législature Xe (Cinquième République)
Prédécesseur Michel Barnier
Successeur siège vacant
Vice-président de l'UMP
15 janvier 201315 juin 2014
Président Jean-François Copé
Président du conseil d'administration de l'Office national des forêts
7 janvier 201020 mars 2013
Prédécesseur Annie Lhéritier
Successeur Jean-Yves Caullet
Ministre de l'Économie, des Finances
et de l'Industrie

24e ministre des Finances de la Ve République
29 novembre 200425 février 2005
Président Jacques Chirac
Gouvernement Jean-Pierre Raffarin III
Prédécesseur Nicolas Sarkozy
Successeur Thierry Breton
Ministre de l'Agriculture, de l'Alimentation, de la Pêche et des Affaires rurales
7 mai 200229 novembre 2004
Président Jacques Chirac
Gouvernement Jean-Pierre Raffarin I
Jean-Pierre Raffarin II
Jean-Pierre Raffarin III
Prédécesseur François Patriat (indirectement)
Successeur Dominique Bussereau
Secrétaire d'État chargé de la Santé et de la Sécurité sociale
7 novembre 19952 juin 1997
Président Jacques Chirac
Gouvernement Alain Juppé II
Prédécesseur Élisabeth Hubert
Successeur Bernard Kouchner
Secrétaire d'État chargé des Finances
17 mai 19957 novembre 1995
Président Jacques Chirac
Gouvernement Alain Juppé I
Biographie
Date de naissance 31 mai 1960 (54 ans)
Lieu de naissance Bourg-Saint-Maurice (Savoie)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique RPR, UMP, Université Panthéon-Sorbonne
IEP de Paris
ENA
Conjoint Clara Lejeune
Profession Administrateur civil
Religion Catholicisme
Liste des ministres de l'Économie français

Hervé Gaymard, né le 31 mai 1960 à Bourg-Saint-Maurice en Savoie est un homme politique français.

Ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie dans le gouvernement Raffarin III, il démissionne à la suite de l'« affaire Gaymard ». Il est actuellement député UMP de la 2e circonscription de Savoie, président du conseil général de la Savoie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines, études et famille[modifier | modifier le code]

Son père, Aristide Gaymard, commerçant, fut conseiller municipal et chef de corps des sapeurs-pompiers de Bourg-Saint-Maurice.

Juriste (licencié en droit à l'université Panthéon-Sorbonne), Hervé Gaymard est aussi diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris et ancien élève de l'École nationale d'administration, promotion Diderot (1986).

Marié à Clara Lejeune, fille du professeur Jérôme Lejeune, il est père de neuf enfants : Philothée, Bérénice, Thaïs, Marie-Lou, Amédée, Eulalie, Faustine, Jérôme-Aristide, Angélico. Hervé Gaymard est par ailleurs un grand amateur de littérature d'histoire et de bande dessinée. Il a écrit un livre sur l'œuvre d'Alexandre Vialatte.

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

  • 1986 - 1990 : directeur d'études et maître de conférences de finances publiques et d'économie financière à l'Institut d'études politiques de Paris,
  • 1986 - 1990 : administrateur civil au ministère du Budget, chargé successivement des secteurs de la Défense, des PTT, de l'environnement et de l'aménagement du territoire.
  • 1990 - novembre 1992 : attaché financier pour le Proche et le Moyen-Orient auprès l'ambassade de France du Caire en Égypte,
  • Novembre 1992 - mars 1993 : chef du Bureau du financement des retraites au ministère du Budget
  • 1998 - juin 2002 : président de l'ANENA (Association nationale pour l'étude de la neige et des avalanches)[1],
  • Janvier 2010 - mars 2013 : président du conseil d'administration de l'Office national des forêts

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Fonctions au sein de partis politiques[modifier | modifier le code]

Il adhère à l'UDR en 1975, puis au RPR lors de sa création en 1976. Militant en Savoie, il sera également président de la section du RPR de Sciences-Po Paris au cours de ses études (1979-1981). Suppléant de Michel Barnier en 1993, il devient député quand celui-ci est nommé Ministre de l'environnement dans le gouvernement d'Édouard Balladur. En août 1994, Jacques Chirac lui demande de coordonner les équipes chargées de son projet présidentiel. Lors de cette élection, Michel Barnier soutiendra Édouard Balladur et Hervé Gaymard Jacques Chirac, sans que leurs relations n'en pâtissent.

  • Membre du bureau politique du Rassemblement pour la République (RPR) 1995-2002)
  • Membre du bureau politique de l’UMP (2002-2005)
  • Printemps 2006 : président de la fédération départementale de l'UMP depuis sa création en 2002, Hervé Gaymard renonce à briguer un second mandat. C'est Dominique Dord, député-maire d'Aix-les-Bains qui lui succèdera. Hervé Gaymard expliquera à l'occasion de cette élection interne, dans un courrier à l'ensemble des militants UMP de Savoie, qu'il avait été «lâché» au cours de l'affaire de son appartement par un grand nombre de responsables et ministres du mouvement UMP, faisant localement une allusion à peine voilée à Michel Bouvard, vice-président du conseil général de la Savoie et député. Il précisait aussi dans ce courrier que l'affaire avait été rendue publique par des membres de son propre parti (UMP).

En février 2013, dans le cadre de la direction « partagée » entre Jean-François Copé et François Fillon, il devient vice-président de l’UMP, lors de la seconde vague de nomination après celle de janvier, en plus du vice-président délégué Luc Chatel, en poste depuis novembre 2012.

Lors des élections municipales de 2014, il est présent en dernière position (place inéligible) sur la liste UMP menée par Martine Berthet à Albertville ; il s'agit du premier scrutin municipal où il est candidat[2]. Celle-ci gagne l'élection.

Fonctions électives[modifier | modifier le code]

Pays de Tarentaise
  • mars 2005 : élu le 3 mars 2005 président de l'Assemblée du Pays de Tarentaise Vanoise (regroupant 43 communes)
Conseil général
  • Mars 1994 : élu conseiller général du canton de Moûtiers en Savoie ; président de la commission de la vie sociale du conseil général de Savoie, réélu en 2001
  • Septembre 1999 : élu président du conseil général de la Savoie. Il cesse d'occuper ce poste en mai 2002, suite à sa nomination au gouvernement ; le sénateur Jean-Pierre Vial est désigné pour lui succéder. Il demeure cependant vice-président du conseil général.
  • 9 mars 2008 : réélu conseiller général de Moûtiers au 1er tour de scrutin.
  • 20 mars 2008 : élu président du conseil général de la Savoie.
  • 31 mars 2011 : élu président du conseil général de la Savoie après trois tours de scrutin, au bénéfice de l'âge.
Conseil régional
  • Mars 2004 : élu conseiller régional de Rhône-Alpes, il prend la présidence du groupe UMP. À ce titre, il cosigne un communiqué commun aux autres groupes politiques de la région Rhône-Alpes dénonçant les propos de Bruno Gollnisch sur la Shoah. Ce qui lui a valu, à l'instar des autres signataires, d'être mis en examen, puis renvoyé devant le tribunal correctionnel de Lyon pour diffamation. Il sera relaxé en première instance le 18 janvier suivant. Réélu député de la Savoie le 10 juin 2007, il démissionne de son mandat régional en juillet 2007 pour se conformer aux dispositions relatives au cumul des mandats.
Assemblée nationale
  • mars 1993 : accède à l'Assemblée nationale en tant que député (RPR) de la deuxième circonscription de la Savoie, après la nomination, au gouvernement, de Michel Barnier, dont il était le suppléant,
  • juin 1997 : élu député (RPR) de la 2e circonscription de la Savoie,
    • mai 1993 - juin 2002 : membre de la Commission des finances, de l'économie générale et du Plan,
    • octobre 1993 - février 1994 : nommé parlementaire en mission par le Premier ministre Édouard Balladur : Rapport sur le droit à la « pluriactivité »,
    • février 1994 - juin 1995 : membre de la Commission spéciale chargée d'examiner deux projets de loi sur la bioéthique,
    • mars 1998 - juillet 1998 : membre de la Commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi d'orientation relatif à la lutte contre l'exclusion,
    • octobre 1999 - avril 2000 : membre de la Commission d'enquête sur la transparence et la sécurité sanitaire de la filière alimentaire en France,
    • octobre 2000 - juin 2002 : membre de la Commission spéciale chargée d'examiner la proposition de loi organique relative aux lois de finances,
    • Vice-président du groupe d'études sur la Protection sociale,
    • Président du Groupe d'amitié France-Somalie,
    • Président du Groupe d'études France-Érythrée.
  • juin 2002 - juin 2002 : réélu député RPR puis UMP) de la 2e circonscription de Savoie. Son suppléant Vincent Rolland l'a remplacé après sa nomination comme ministre.
  • 10 juin 2007 - : réélu député (UMP) de la 2e circonscription de Savoie au 1er tour de scrutin. Il est réélu en 2012.
Autre

Action[modifier | modifier le code]

Spécialiste des questions liées au monde de l'édition, il est l'un des artisans de la loi sur les livres indisponibles et propose de taxer la revente des livres d'occasion. Il est révélé en mai 2013 qu'il est administrateur de Dargaud depuis 2008, ce que certains observateurs considèrent comme un conflit d'intérêt[3].

Fonctions ministérielles[modifier | modifier le code]

Parcours[modifier | modifier le code]

L'affaire Gaymard[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Affaire Gaymard.

Le 16 février 2005, une polémique éclate suite à un article du Canard enchaîné, suivi par de nouvelles révélations de Libération et du Parisien, sur le coût et l'importance de la surface de l'appartement de fonction de M. Gaymard. Le journal révèle qu'Hervé Gaymard, son épouse Clara et leurs huit enfants sont logés dans un duplex privé de 600 m2 loué par l'État au prix de 14 000 € par mois. Suite à ce qui est devenu l'affaire Gaymard, le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin instaure des règles précises sur la surface des logements de fonction des membres du gouvernement pris en charge par le budget de l'État et le ministre annonce son départ de l'appartement.

Mais la polémique continuant, le 25 février 2005 Hervé Gaymard démissionne de son poste de ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie. Il est remplacé par Thierry Breton. M. Gaymard a remboursé les frais occasionnés par les travaux ainsi que les loyers dus par l'État. Il a précisé à cette occasion son patrimoine personnel : propriétaire d'un appartement de 200 m2 à Paris, d'une maison familiale de deux appartements à Bourg-Saint-Maurice en Savoie ainsi que de sa permanence parlementaire dans ce même département.

Le 26 août il retrouve son poste d'administrateur civil hors classe au ministère des Finances. Il est alors chargé par le Premier ministre d'une mission sur la politique française vis-à-vis des pays émergents.

En septembre 2005, il remboursera, pour respecter l'engagement pris publiquement au moment de sa démission, la somme de 58 894 € correspondant aux dépenses engagées lors de son installation dans l'appartement de fonction de la rue Jean-Goujon.

Travail législatif et controverses sur un conflit d'intérêt[modifier | modifier le code]

Hervé Gaymard se spécialise à l'assemblée sur les textes législatifs touchant aux métiers de l'édition. Il est le promoteur de la loi sur les livres indisponibles[4] adoptée à l'Assemblée le 22 février 2012, qui redonne aux éditeurs, sous certaines conditions, des droits sur les livres parus avant le 31 décembre 2001 et qui ne sont plus commercialisés. Il est favorable à une TVA réduite pour les livres numériques et est à l'origine d'un régime dérogatoire favorable aux libraires [5]. Il est de plus le promoteur de la taxation du marché des livres d'occasion[6]. Le 6 mai 2013, le site rue89 révèle qu'Hervé Gaymard siège au conseil d'administration du groupe Dargaud[7] depuis 2007. Ces liens n'ont pas été rendus publics auparavant, d'après le journal en ligne qui dénonce un conflit d'intérêt. Contacté par LeMonde.fr, Hervé Gaymard confirme son rôle au sein de l'éditeur mais répond n'avoir « jamais touché le moindre euro de la part de Dargaud[8]. »

Il est à l'origine d'une remise en cause du résultat négatif du référendum sur la Collectivité territoriale d'Alsace avec le projet de loi concernant la « modernisation de l’action publique territoriale » et l’« affirmation des métropoles », et l'amendement n°745 à l'initiative du député Gaymard supprimant ainsi l'obligation de la consultation référendaire pour modifier la taille des collectivités territoriales[9].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Fil de l'épée, présentation de l'ouvrage de Charles de Gaulle, Perrin, 2010, (ISBN 978-2-262-03383-5)
  • Nation et engagement, CNRS, 2010 (ISBN 978-2-271-06977-1)
  • Pour le livre : Rapport sur l'économie du livre et son avenir, Gallimard, 2009 (ISBN 978-2070126576)
  • Un nouvel usage du monde. - Mille et Une Nuits, 2006.
  • Pour Malraux. - Table Ronde, 1996 - (ISBN 2-7103-0762-6), réédité en 2006.
  • La Route des Chapieux : la politique et la vie, Fayard, 2004. - (ISBN 2-213-62133-0).
  • Pour le droit à la pluriactivité, rapport au Premier ministre Édouard Balladur, 1994
  • Feuille de route pour l'opposition ; Relance de la décentralisation, réforme de l'État, la révolution nécessaire
  • Une politique de la France dans l’océan Indien
  • Pax Economica : l'économie de la paix au Moyen-Orient
  • Contre la politique frénétique
  • Sous la gauche…
  • Engagement politique et nation, lu le 18 juin 2001, devant l'Académie des sciences morales et politiques
  • L'Affaire Gaymard, par Noël Communod, éditions Mirno Graphie, 2006

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Site internet de l'association
  2. « Une première pour Gaymard à Alberville », Le Figaro, vendredi 7 mars 2014, page 6.
  3. François Krug, Gaymard, fan de l’édition à l’Assemblée...et administrateur de Dargaud, Rue89, 6 mai 2013
  4. Rue89
  5. Proposition de loi adoptée en 2010
  6. Question, Assemblée nationale
  7. Rue89
  8. LeMonde.fr
  9. referendum.alsace.over-blog.com/article-eh-bien-non-ce-sera-oui-quand-meme-119794169.html

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :