Passy (Haute-Savoie)

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Passy
Vue du Mont Blanc depuis le village du Plateau d'Assy
Vue du Mont Blanc depuis le village du Plateau d'Assy
Blason de Passy
Blason
Logo
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Arrondissement de Bonneville
Canton Canton de Saint-Gervais-les-Bains
Intercommunalité SIVOM Pays du Mont-Blanc
Maire
Mandat
Patrick Kollibay
2014-2020
Code postal 74190 et 74480
Code commune 74208
Démographie
Gentilé Passerands / Passerandes
Population
municipale
11 506 hab. (2011)
Densité 144 hab./km2
Population
aire urbaine
60 234 hab.
Géographie
Coordonnées 45° 55′ 28″ N 6° 41′ 14″ E / 45.9244444444, 6.6872222222245° 55′ 28″ Nord 6° 41′ 14″ Est / 45.9244444444, 6.68722222222  
Altitude Min. 542 m – Max. 2 880 m
Superficie 80,03 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-passy-mont-blanc.fr

Passy est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Outre l'agglomération principale, Passy, on trouve sur le territoire très vaste de cette commune les hameaux et les écarts suivants : Le plateau d'Assy, Chedde, Marlioz et Les Plagnes, ainsi que le quartier dit de l'Abbaye, jouxtant Le Fayet (commune de Saint-Gervais). Les communes limitrophes de Passy sont Sallanches, Domancy, Saint-Gervais-les-Bains, Les Houches, Servoz, Chamonix, Vallorcine, Sixt-Fer-à-Cheval, Arâches, et Magland.

Situé sous la chaîne des Fiz et les aiguilles de Warens, Passy compte également sur son territoire le désert de Platé où l'on trouve, sur de grandes étendues, des lapiaz caractéristiques d'un relief karstique. Les surfaces de roches calcaires sont profondément érodées par les eaux qui s'infiltrent et forment des crevasses, parfois même des gouffres. Les eaux circulent sous terre et ressortent sous forme de résurgences à la périphérie du plateau. Cette action souterraine n'est pas étrangère aux éboulements catastrophiques de la falaise, en 1751 au Dérochoir (ainsi nommé depuis cet événement), en 1925 aux aiguilles de Warens et en 1970 au roc des Fiz.

Dans une zone proche de la commune de Sallanches, les lacs (privés) de la Cavetaz (prononcer Cavette) et le vaste plan d'eau municipal forment un ensemble appelé « Base de loisirs des Îles » où peuvent être pratiqués le camping, la baignade et le nautisme. Ces lacs sont apparus respectivement à la fin du XIXe siècle avec la construction de la voie ferrée et dans les années 1970 avec la construction de l'autoroute. En effet, c'est l'extraction des graviers nécessaires à la constitution des remblais de ces deux ouvrages d'art qui est à l'origine de ces excavations remplies d'eau de façon naturelle.

Géologie et relief, hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Au premier plan, l'usine Péchiney de Chedde, surplombée par le viaduc autoroutier des Égratz. Au fond, on aperçoit la voie descendante en corniche.
  • Ferroviaire : la commune est desservie par la gare du Fayet située sur la ligne Saint-Gervais-les-Bains-Le Fayet - Vallorcine.
  • Bus : Les lignes de la SAT (aidées par le conseil général) déservent la commune[1]. En saison une navette circule pour monter les skieurs à Plaine-Joux.
  • L'autoroute qui mène à Chamonix passe par l'Abbaye et Chedde. Elle est gratuite : au passage des Egratz, le viaduc réservé à la circulation montante date des années 1970, tandis que l'ancienne route à deux voies est désormais réservée à la descente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Siège de châtellenie au Moyen Âge ; en son centre se dressait le château de Charousse ou château de Pierre Brûlée, édifié sur un contrefort de la montagne de Varens. Plusieurs seigneuries en dépendaient : Dingy, avec la maison forte de Dingy ; Chèdes, avec la maison forte de Chedde et La Frasse.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La pureté de l'air et surtout l'exposition en plein sud face au massif du Mont-Blanc ont fait de Passy, et plus précisément du plateau d'Assy, un site privilégié pour l'édification de très grands sanatoriums à partir des années 1920, pour le séjour des malades atteints de tuberculose. Le premier bâtiment est construit à Praz-Coutant et ouvre ses portes en 1924. D'autres suivront, dessinés par l'architecte Henry Jacques Le Même : sanatorium du Roc des Fiz (1929), de Guébriant (1932), sanatorium Martel de Janville (1937). L'utilisation des antibiotiques et le recul de la maladie ont entraîné le déclin de ces établissements qui ont compté jusqu'à 2000 lits au total et sont devenus sur-dimensionnés. Grâce à une diversification des offres de soin par rapport à leur vocation initiale, ils ont pu être transformés en maisons de convalescence ou de rééducation fonctionnelle, ou même en centres de vacances.

En avril 1970, l'établissement pour enfants situé sous le roc des Fiz est touché par un glissements de terrain, l'un des plus meurtriers survenus en France au XXe siècle : c'est ce qu'on a appelé la catastrophe du plateau d'Assy. 71 personnes dont 56 enfants y ont trouvé la mort[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui la municipalité, comme la plupart des communes de Haute-Savoie, est orientée à droite. Le maire actuel, Gilles Petit-Jean Genaz et son prédécesseur Yves Tissot sont de droite. C'est un revirement récent car jusqu'à présent Passy faisait figure d'exception par ses votes plutôt à gauche, voire communistes. Cette orientation était due notamment à Chedde et à sa population ouvrière.

Aux dernières élections régionales, les votes se sont tournés majoritairement vers les partis écologiques. Cette évolution est due pour beaucoup aux articles assez alarmants du Dauphiné Libéré concernant en particulier la pollution au benzo-pyrène de l'usine. La pollution à Passy est un souci majeur en raison du grand nombre d'industries, de touristes et de chauffages particuliers[3].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous donne la liste des maires qui se sont succédé à la mairie de Passy depuis 1945[4] :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 mars 1971 Théophile Vallet    
mars 1971 mars 1971 René Dayve    
nov. 1971 mars 1977 Georges Seurre    
mars 1977 mars 1983 Albert Ala PCF  
mars 1983 juin 1995 Robert Fournier DVD  
juin 1995 mars 2001 Gilbert Perrin PCF  
mars 2001 mars 2008 Yves Tissot DVD  
mars 2008 en cours Gilles Petit-Jean Genaz DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 11 506 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
1 660 1 534 1 549 1 767 2 030 2 012 1 789 1 657 1 888
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 867 1 892 1 877 1 893 1 820 2 335 2 366 2 646 3 078
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
2 834 3 222 4 442 5 915 6 614 9 072 8 458 8 891 8 554
1982 1990 1999 2006 2011 - - - -
8 722 9 235 10 104 11 234 11 506 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Sur les terrains à côté de l'église du Fayet, dans le quartier dit de l'Abbaye, se trouve le Lycée du Mont-Blanc.

À Marlioz, le collège de Varens[7] accueille près de 800 élèves.

La commune compte sept écoles primaires (L'Abbaye, Chedde-Centre, Chedde-Jonction, Chedde-le-Haut, Chef-Lieu, Marlioz, Le Plateau d'Assy) ; les trois classes uniques de Bay, Joux et des Ruttets ont fermé entre 2008 et 2010.

Sports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Passy Plaine-Joux.
  • La commune possède une station de sports d'hiver sur le site de Plaine-Joux (pour débutants)
  • Un terrain de foot synthétique.
  • Des terrains de tennis
  • Une piscine (fermée l'hiver).
  • Beaucoup de chemins de randonnée.
  • Une via ferrata et un parc dans les branches.
  • Deux fournisseurs d'activités aquatiques (descentes en raft sur l'Arve).
  • Un spot de paintball.
  • Une salle de spectacle de 950 m2 avec gradin télescopique de 377 places. capacité d’accueil maximum 1100 personnes

La station de sports d'hiver Plaine-Joux constitue également une plate-forme facilement accessible pour le départ des parapentes qui disposent de plusieurs terrains pour atterrir dans la plaine.

Médias[modifier | modifier le code]

  • Télévision locale : TV8 Mont-blanc

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

De nombreux habitants de Passy travaillent dans la vallée de Chamonix qui constitue pour la commune un bassin d'emploi important.

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

La commune de Passy étant largement exposée sur un adret bien ensoleillé, elle a longtemps été réputée pour ses vergers. Une petite entreprise de fabrication de confitures a hérité de cette tradition. Témoigne aussi de cette activité la Fête des sèchieux qui a lieu le dernier dimanche de septembre, les sèchieux étant traditionnellement les paniers qui servent à faire sécher les pruneaux.

À Chedde est implantée une usine d'électro-métallurgie qui a appartenu au groupe Pechiney. Au siècle dernier, on y fabriquait un explosif réputé, la cheddite. L'usine hydro-électrique des Centrales hydroélectriques de Passy fonctionnent sur une dérivation de l'Arve et de la Diosaz.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Centre du village, avec l'église St Pierre-Saint Paul dominant la vallée de l'Arve

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

Cimetière de Passy au Chef-lieu

Plusieurs chapelles ont été transformées en écoles.

Monuments médiévaux[modifier | modifier le code]

Maison forte de Dingy, du XIVe siècle.

Monuments contemporains[modifier | modifier le code]

Bâtiments[modifier | modifier le code]

Le Sanatorium Martel de Janville, construit en 1936 fait l’objet d’un classement au titre objet des monuments historiques depuis le 15 mai 2008[10].

Statuaire[modifier | modifier le code]

Le long de la route qui monte à Passy sont exposées des sculptures contemporaines de Calder, Féraud ou Cárdenas.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le Lac Vert de Passy.

Au-dessus de Plaine-Joux, la réserve naturelle de Passy offre de belles randonnées dans un cadre préservé, autour notamment du Lac Vert. Le chalet de la réserve est un lieu de découverte de la faune et du paysage local.

Le jardin des cimes au plateau d'Assy[11] est un jardin thématique et pédagogique de trois hectares créé en 2008.

La commune de Passy compte de nombreuses zones naturelles protégées[12] :

Espaces verts/fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Passy bénéficie du label « ville fleurie » avec « une fleur » attribuée par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[13].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Armes de Passy

Les armes de Passy se blasonnent ainsi : Palé d'or et d'azur de quatre pièces

Ces armes sont celles de la famille Montfort, ancienne famille du Genevois-Faucigny, connue des historiographes, étudiée par François Mugner (in Mémoires de la Société Savoisienne d'Histoire et d'Archéologie, tome 32, anno 1893), dont une branche a jadis résidé sur Passy et tenu des fiefs dans la région. Certains de ses membres furent, entre autres, seigneurs de Chedde. Un membre de cette famille fut inhumé dans la chapelle Saint-Théodule de l'église Saint-Pierre de Passy. Les Montfort tiennent ces armes des Ternier (famille du Genevois aujourd'hui éteinte) car le premier des Montfort fut un Ternier qui tint la poype (motte castrale) de Montfort sur le territoire de l'actuelle commune de Saint-Julien en Genevois. Ces armes sont toujours portées par l'une des branches cadettes issues de cette famille. Elles figurent "aux 1 et 4" d'un blason "écartelé" enregistré à Paris sous le 1er Empire pour un descendant des Montfort dont la lignée s'est éteinte à la fin du XIXe. Elles sont aussi les armes de la commune de Passy - avec autorisation - depuis le 4 mai 1970.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Roland Porte, Passy, l'art de la nature au Pays du Mont-Blanc, Ediville, 2010, 192 pages,
  • Pierre Dupraz Passy hier et aujourd'hui Autoédition

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. sat-montblanc.com
  2. Le Dauphiné.fr, Quarante ans de mutisme, de remords et de douleurs
  3. atmo-ronealpes.org
  4. Source Archives départementales de la Haute-Savoie - Noms des anciens maires
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  7. collège de Varens
  8. « Notice no PA00118416 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  9. Gérard Vindt, Les hommes de l'aluminium, Éditions de l'Atelier,‎ 2006, 254 p. (ISBN 978-2-70823-847-3), p. 56.
  10. « Notice no PA74000012 », base Palissy, ministère français de la Culture
  11. Jardin des cimes
  12. « Portail des données communales: Passy », Direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement
  13. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « ‪Concours des villes et villages fleuris‬ » (consulté le 20 juillet 2014).