Aiton

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Aiton
Vue d'Aiton depuis les hauteurs de Chamousset.
Vue d'Aiton depuis les hauteurs de Chamousset.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Saint-Jean-de-Maurienne
Canton Aiguebelle
Intercommunalité communauté de communes Porte de Maurienne
Maire
Mandat
Claudine Daudin
2014-2020
Code postal 73220
Code commune 73007
Démographie
Population
municipale
1 759 hab. (2011)
Densité 108 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 33′ 43″ N 6° 15′ 33″ E / 45.5619444444, 6.2591666666745° 33′ 43″ Nord 6° 15′ 33″ Est / 45.5619444444, 6.25916666667  
Altitude Min. 286 m – Max. 1 009 m
Superficie 16,29 km2
Localisation

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Aiton

Aiton est une commune française, située dans le département de la Savoie en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Aiton est située au carrefour des vallées de la Maurienne et de la Tarentaise. Le confluent de l'Arc et de l'Isère se situe juste en aval d'Aiton, au Pont Royal.

Climat[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Aiton est un toponyme dérivant du prénom germanique Etho ou Eto voire peut être Othon ou Otto selon le chanoine Gros[1],[2].

On trouve les mentions et évolutions suivantes : In Etone en 739 selon le cartulaire de Grenoble, Ecclesia de Ethone vers 1019 dans le cartulaire de Maurienne qui est désigné en Silvio decanus Ehtonii au siècle suivant, puis dérivations en Hetone en 1184, Etone en 1242, Apud Aythonem en 1220, Eythone en 1269, Aython en 1696[1],[2]. La plupart des mentions au XIIIe siècle indique les formes Eto ou Etho, puis tard apparaîtront les formes Ayton ou Aiton.

Les historiens locaux considèrent qu'il s'agit peut-être du nom d'un propriétaire d'une ancienne maison-forte ou d'un ancien château, sur lequel sera édifié le futur prieuré de Saint-Laurent (v. 1060)[3]. On considère parfois que la mention de Saint Laurent du Château (Saint-Laurent de Castello) est l'équivalence de Saint-Laurent d'Aiton dont une mention est faite dans une charte de 1139[3], toutefois ce rapprochement est critiqué dans un article des Mémoires de l'Académie de Savoie en 1931.

Le nom des lieux-dits ou hameaux de la commune d'Aiton s’expliquent souvent par la végétation ou le paysage comme Chavanne (cabane, chaumière) ; Charmette (plateau couvert de prairies ou de pâturages) ; Mollaret (hauteur). Ces noms ont été répertoriés dans le cadastre de 1730[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Faits historiques[modifier | modifier le code]

  • Le Fort d'Aiton

Le terrain militaire du fort d'Aiton, construit de 1875 à 1880, mesure un hectare 89 ares 38 centiares(18 938 m2). Quelques parcelles ont été acquises à l'amiable par l'État à plusieurs particuliers ; les autres l'ont été par voie d'expropriation.

  • L’église d’Aiton
    Église d'Aiton

Est située près de la TOUR RONDE DE BEAUREGARD, à Aiton le haut. Elle a été dite comme une des plus belles et des plus majestueuses du diocèse. Elle a été construite en 1700, elle reçoit les trois autels provenant de l’ancienne église : le maitre-autel créé au XVIIe siècle, refait et consacrée en 1898 puis l’autel du Rosaire et enfin l’autel St Sébastien. Cette église conserve les ossements d’un célèbre prieur d’ Aiton, le cardinal Jean de Ségovie.

  • Les différentes activités proposées:

- Sous la municipalité de Monsieur Velletaz Louis (Maire de 1949/1965). La première salle de réunion a été installée à Chambéry, qui servait d’école primaire en attente de locaux. Celle-ci fut démontée et remonté à Aiton par des bénévoles volontaires qui appartenaient à la société de boules ou de la chasse. La salle servait aussi pour les fêtes, les bals, les concours de belote, les séances récréatives, les banquets… Deux courts de tennis sont construits pour les jeunes et adultes pour l’organisation des sports collectives. Le terrain de football qui a été aménagé par les militaires du fort d’Aiton est utilisé depuis 1988 pour l’équipe de rugby.

- Pour les animaux, la plaine est un garde manger l’hiver avec le maïs et parfois les pommes de terre. La chasse est une activité très importante sur la commune et débute en septembre. La passion des chasseurs reste la chasse aux sangliers.

- La pêche est aussi très pratiquée l’été à Aiton. Les pécheurs peuvent exercer leur passion dans l’Isère, l’Arc et la Bialle. Dans celles-ci, des canaux d’assainissement creusés par nos ancêtres sont bien entretenus pour offrir aux truites un moyen de prospérer. C’est sur une étendue de 10 kilomètres de cours d’eau que les pécheurs peuvent satisfaire leur passion en toute sérénité[5].

  • L'agriculture

La commune d’Aiton a toujours eu une vocation agricole, sa culture principale était la vigne. Ses vins sont renommés mais la surface des vignes a diminué après la crise du phylloxera. Les châtaignes et les noix étaient récoltées et vendues aux foires d’Aiguebelle et d’Albertville. Actuellement l’agriculture n’est plus qu’une survivance, il reste trois agriculteurs à temps plein, les autres travaillent à l’usine de la Pouille. Maintenant la principale récolte est le maïs, d’autres céréales sont cultivées à un degré moindre et une seule ferme continue à tirer son principal revenu des vaches laitières. L’élevage du mouton a été repris par une personne[5]. En 2009 l’agriculture a une part de 18,7 % sur la commune, ce qui reste une forte importance de terre agricole[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1860 1874 Pierre Berthet    
1874 1881 Belleville    
1881 1888 Antoine Fusier    
1888 1892 Augustin Berger    
1892 1896 Jean Prieur    
1896 1898 Augustin Berger    
1898 1900 Jacques Velletaz    
1900 1904 Florentin Berger    
1904 1908  ??    
1908 1912 Louis Guidet    
1912 1919 Michel Cucuat    
1919 1925 Calixte Bovet    
1925 1932 Émile Mouchet    
1932 1936 Louis Gaudin    
1936 1944 Jean Rattaire    
1944 1949 Louis Gaudin    
1949 1965 Louis Velletaz    
1965 1983 Roger Puys    
1983 2001 André Reymond    
mars 2001 en cours Claudine Daudin   ...
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 759 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
661 718 691 900 1 003 891 929 929 935
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
960 1 192 970 922 862 858 808 779 737
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
631 565 549 552 548 519 463 412 398
1982 1990 1999 2006 2007 2011 - - -
516 564 1 163 1 638 1 704 1 759 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


L’installation en 1992 du centre pénitentiaire explique l’accroissement important de la population entre les recensements de 1990 et 1999 et depuis cette date, les détenus étant domiciliés légalement sur la commune siège de leur prison.

Économie[modifier | modifier le code]

Aiton accueille une gare de ferroutage, qui est le point de départ de l'Autoroute ferroviaire alpine vers Orbassano (banlieue de Turin).

Centre pénitentiaire d'Aiton

Aiton accueille aussi le centre pénitentiaire d'Aiton, établissement à "gestion déléguée", ouvert le 15 juillet 1992. Il comprend un quartier "maison d'arrêt" et un quartier "centre de détention". N'y sont détenus que des hommes majeurs. Un centre pénitentiaire est un établissement qui comprend au moins deux quartiers à régimes de détention différents (maison d’arrêt, centre de détention et/ou maison centrale)[9].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le fort de Montperché (1875-1881)
  • Le prieuré de Saint-Augustin[10], du XIe siècle ou XIIe siècle, supprimé en 1458, à l'emplacement duquel fut construit le palais des évêques de Maurienne, lui même détruit à la Révolution et remplacé par le fort d'Aiton bâti entre 1875 et 1880.
  • La maison forte de Beauregard[11] ; elle fut la possession de la famille de La Chambre.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Chanoine Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 516 p. (ISBN 978-2-84206-268-2), p. 22, Article « Aiton ».
  2. a et b « Article « Aiton » », sur le site Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, site personnel de henrysuter.ch (consulté en juillet 2014).
  3. a et b Michèle Brocard, Maurice Messiez-Poche et Pierre Dompnier, Histoire des communes savoyardes : La Maurienne - Chamoux - La Rochette (vol. 3), Roanne, Éditions Horvath,‎ 1983, 558 p. (ISBN 978-2-7171-0289-5), p. 28.
  4. Jean Prieur, Aux portes de la Maurienne, Aiton, Société savoisienne d'histoire et d'archéologie,‎ 1991, 158 p. (ISSN 0046-7510).
  5. a et b Savoie Maurienne-Guide-Galimard, AE delsa, 2004.154p. Les encyclopédies du Voyage- (ISBN 2-74-241275-1)
  6. hiffre INSEE – http://www.insee.fr/fr/bases-de-donnees/esl/comparateur.asp?codgeo=COM-73007
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  9. Source : ministère de la Justice.
  10. Georges Chapier, Châteaux Savoyards : Faucigny, Chablais, Tarentaise, Maurienne, Savoie propre, Genevois, La Découvrance. Collection L'amateur Averti,‎ 2005, 410 p. (ISBN 978-2-8426-5326-2), p. 149-150.
  11. ibid., p. 150.