Titanic

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Titanic
Le Titanic le 10 avril 1912 à SouthamptonLe Titanic le 10 avril 1912 à Southampton
Type : Paquebot transatlantique, classe Olympic
Histoire
Quille posée : 31 mars 1909[1]
Lancement : 31 mai 1911[2]
En service : 10 avril 1912[3]
Statut : Naufrage dans la nuit du 14 au 15 avril 1912
Caractéristiques techniques
Longueur : 269 m[4]
Maître-bau : 28,50 m[4]
Tirant d'eau : 10,54 m
Tirant d'air : 45,5 m
Déplacement : 52 250 t[4]
Tonnage : 46 328 tjb[5],[6]
Propulsion : Mixte : 2 machines alternatives à vapeur, 1 turbine à basse pression, 3 hélices
Puissance : 45 000 ch[4]
Vitesse : 23 à 24 nœuds[4] (vitesse de croisière)
Ponts : 10[4]
Autres caractéristiques
Passagers : 2 603[4]
Équipage : 900[4]
Chantier : Harland and Wolff, Belfast
Armateur : White Star Line
Pavillon : Royaume-Uni Royaume-Uni (Liverpool)
Coût : 7,5 millions d'USD[7] (soit 150 millions aujourd'hui)

Le RMS Titanic était un paquebot transatlantique britannique de la White Star Line, construit sous l'initiative de Joseph Bruce Ismay en 1907[8], et il fut conçu par l'architecte Thomas Andrews des chantiers navals de Harland & Wolff . La construction débuta en 1909 à Belfast en Irlande du Nord et se termina en 1911[9]. Il était le plus luxueux et le plus grand paquebot jamais construit au moment de son lancement[10],[11]. Il était précédé d'un navire quasiment identique, l'Olympic[9]. Le Titanic avait seize compartiments étanches servant à protéger le navire d'avaries importantes[12]. Les médias lui donnèrent ainsi une réputation de navire insubmersible[13].

Lors de son voyage inaugural de Southampton à New York, il percuta un iceberg sur le flanc tribord le 14 avril 1912 à 23 h 40[14] et coula le 15 avril 1912 à 2 h 20[15] au large de Terre-Neuve. Entre 1 491[16] et 1 513[17],[18],[19] personnes périrent, ce qui fait de cet événement une des plus grandes catastrophes maritimes en temps de paix et la plus grande pour l'époque[16].

Son épave fut localisée le 1er septembre 1985. Elle git à 3 843 mètres de profondeur à 650 km au sud-est de Terre-Neuve.

Sommaire

[modifier] Historique

[modifier] Le projet

Les employés des chantiers navals Harland & Wolff avec au fond le Titanic et son échafaudage.

Durant la fin de l'été 1907, pour concurrencer le Lusitania, Lord William James Pirrie, associé de la société des chantiers navals Harland & Wolff à Belfast, et Joseph Bruce Ismay, directeur général de la compagnie maritime White Star Line, prirent la décision de construire une série de trois paquebots capables de surpasser en confort, sécurité et élégance ceux des autres compagnies maritimes concurrentes telle que la Cunard Line[20]. Leurs noms, Olympic, Titanic et Gigantic (rebaptisé Britannic après le naufrage de son jumeau[21]).

Les plans du Titanic et de l'Olympic (la construction du Gigantic a été décidée plus tard) furent dessinés dans les bureaux des chantiers navals Harland & Wolff sur Queen's Island à Belfast, en Irlande du Nord[22]. À la tête des opérations se trouvaient Alexander Montgomery Carlisle, directeur général des chantiers navals et responsable des aménagements, de la décoration et des dispositifs de sauvetage des paquebots et Thomas Andrews, chef du Département Dessin et architecte naval[23]. Au départ en retraite d'Alexander Montgomery Carlisle, en 1910, Thomas Andrews prit sa place et devint ainsi Directeur Général des chantiers et de la conception.

Le 31 juillet 1908, Joseph Bruce Ismay approuva le projet lors d'un déplacement à Belfast et signa une lettre d'accord avec les chantiers navals[24]. Dans ce contrat fut mentionné que les meilleurs produits devaient être utilisés ainsi que la plus grande maîtrise professionnelle.

[modifier] La construction

À l'automne 1908, les plans furent achevés et les approvisionnements spéciaux ainsi que les équipements non réalisables par les chantiers navals Harland & Wolff furent commandés. Lord Pirrie fit agrandir les chantiers navals notamment avec la construction d'un immense portique qui était le plus grand échafaudage du monde à l'époque (256 m de long, 82 m de large et 52,60 m de haut ainsi que des grues de 69,50 m). Le 16 décembre 1908, la quille de l'Olympic fut posée sur la cale de construction no 2. Elle portait le numéro de chantier 400, la 400e commande reçue par Harland and Wolff[25].

Le 22 mars 1909[20], la quille du Titanic fut posée sur la cale no 3, le numéro de chantier était le 401. Les chantiers avançaient très vite et deux ans plus tard, au printemps 1911, la coque du Titanic fut achevée, elle était constituée de 2 000 tôles de trois centimètres d'épaisseur maintenues par 3 millions de rivets[25]

[modifier] Le lancement

L'Olympic fut lancé le 20 octobre 1910 et le Titanic le 31 mai 1911[20], jour de l'anniversaire de Lord et Lady Pirrie qui assistèrent à la mise à l'eau du paquebot avec plus de 100 000 personnes, les employés des chantiers et leurs familles, des visiteurs, quelques personnalités et la presse étaient présents. Pour aider le Titanic à « glisser » dans l'eau, 20 tonnes de suif, d'huiles de vidange, de graisse de baleine et de savon furent étalés sur 2 cm le long des cales[26].

Le Titanic, après avoir réussi son lancement, fut stoppé par six ancres retenues elles-mêmes par vingt-trois aussières en acier de 80 tonnes chacune et remorquées à quai par pas moins de cinq remorqueurs[26]. Après le lancement, invités, représentants de la presse et personnalités furent conviés à un dîner donné au Grand Central Hôtel de Belfast. Au menu, pas moins de six plats et cinq desserts ou mises-en-bouche de cuisine française furent servis.

[modifier] L'armement

Entre juin 1911 et mars 1912, plus de 3 000 professionnels (mécaniciens, électriciens, plombiers, ébénistes, peintres, décorateurs, ...) équipèrent le Titanic des dernières techniques navales et l'aménagèrent avec une décoration et un mobilier somptueux. Le 18 septembre 1911, on annonça la date du voyage inaugural du paquebot, le 20 mars 1912[26].

Mais, le 20 septembre, suite à une collision entre le croiseur de la Royal Navy, Hawk[26] et de l’Olympic lors de sa 5e traversée transatlantique, le Titanic dut être déplacé et les 14 000 ouvriers le construisant furent affectés aux travaux de réparation de l'Olympic, ce qui retarda considérablement sa construction et la White Star Line reporta le voyage inaugural au 10 avril. Le 30 novembre, une fois les réparations de la coque de l’Olympic terminées, celui-ci reprit son service et le Titanic rejoignit sa cale sèche où son armement se poursuivit. En janvier 1912, on installa les 4 cheminées et le 3 février, 3 grosses hélices furent apposées sur le navire. Le 24 mars 1912, le Titanic fut immatriculé à Liverpool, son port d'attache.

[modifier] Les essais

Essais en mer le 2 avril 1912.

Le 2 avril 1912, 78 chauffeurs et soutiers ainsi que 41 officiers et membres d'équipage se trouvaient à bord. À 6 h 00, le Titanic quitta son dock, tiré par quatre remorqueurs appartenant à la Red Funnel Line, il fut alors commandé par James Herbert Haddock (qui servit après sur l'Olympic). Toute la journée, le Titanic procéda à des essais de vitesse et de manœuvrabilité (arrêts d'urgence, mesures des qualités manœuvrières à différentes vitesses). Durant ces essais, le Titanic montra qu'il pouvait stopper sur une distance de seulement trois fois sa longueur[27].

À midi, les ingénieurs, les représentants du chantier et les représentants du ministère du commerce britannique inaugurèrent, en y dînant, la salle à manger de 1re classe. Après d'autres essais, le Titanic rentra à Belfast vers 18 h 00. Le nouveau paquebot ayant rempli toutes les exigences du gouvernement britannique, Francis Carruthers signa le certificat de navigabilité no 131428, valable pour une durée d'un an. Vers 20 h 00, le paquebot vira de bord et mit le cap sur Southampton où il était attendu dans la nuit du 3 au 4 avril.

[modifier] À Southampton

Après avoir parcouru les 570 milles qui l'en séparaient, le Titanic arriva, peu avant minuit, au port de Southampton où six remorqueurs de la Red Funnel Line l'attendaient. Le navire stoppa ses machines et arriva dans le quai no 44 du port. Après son arrivée et jusqu'à son départ, les cheminées du Titanic furent repeintes ainsi que le flanc bâbord de la coque. Une fois achevé, le Titanic avait coûté 1,5 million de livres soit 7,5 millions de dollars américains à l'époque (150 millions aujourd'hui).

[modifier] Caractéristiques

[modifier] Généralités

Comparaison de la taille du paquebot avec le Queen Mary 2, l'Airbus A380, ...
La Grand Escalier arrière à la hauteur du Pont B de l’Olympic, identique à celui (arrière) du Titanic.
Le Gymnase sur le pont des embarcations.

Le Titanic fut construit par les chantiers navals Harland and Wolff à Belfast en Irlande du Nord.

  • Le Titanic était long de 269 mètres, large de 28 mètres et haut de 53 mètres. Son poids était d'environ 46 000 tonnes, soit 1 000 de plus que l'Olympic[28]. En effet, le Titanic possédait quatre ponts promenades privés que les deux autres navires jumeaux n'avaient pas.
  • Il était considéré comme le summum de la technologie civile (pas d’essai métallurgique Charpy). Il était dit insubmersible car il possédait seize compartiments étanches mais ceux-ci ne montaient pas plus haut que le pont E. De plus, se trouvaient à bord, huit pompes capables d'évacuer 400 tonnes d'eau par heure[29].
  • Ces équipements étaient à la pointe de la technologie en 1912, en effet le navire possédait des détecteurs de fumée dans les endroits à risques ce qui permettait aux membres d'équipage d'intervenir rapidement sur un incendie. La vapeur qui propulsait le navire était fournie par 24 chaudières et 159 foyers. Une ligne téléphonique a également été installée sur le paquebot, elle permettait de communiquer entre le nid-de-pie, la timonerie, la plage arrière, la salle des machines et le compartiment arrière, une autre ligne permettait aux passagers de 1re classe de communiquer avec différents services (bars, restaurant...). L'énergie électrique nécessaire était fournie par quatre dynamos de 400 kW[30].
  • Le Titanic possédait quatre cheminées mais seules trois d'entre elles fonctionnaient réellement, la quatrième ayant pour but l'esthétique du navire, l'évacuation des vapeurs provenant des cuisines et l'aération des salles des machines[19].
  • Bien qu'il fût plus vaste et eût un plus grand coefficient de déplacement, son volume était exactement le même que celui de son aîné, l'Olympic.
  • Le navire avait 871 hommes d'équipage et 23 femmes affectées au service de l'alimentation. Ce géant des mers était conçu pour accueillir plus de 3 300 passagers répartis sur dix ponts.
  • Il transportait du courrier ; c'est pour cette raison qu'il fut aussi appelé RMS Titanic (RMS signifiant Royal Mail Steamer)[19],[31].
  • Le Titanic présentait un luxe et un confort inégalés pour l'époque. Bien qu'il ne fût pas le premier navire à offrir des piscines, des ascenseurs, des bains ou des salles de sport, le Titanic allait bien au-delà et offrait un niveau de service jamais vu auparavant. Il offrait trois ascenseurs aux passagers de première classe, mais également un pour les passagers de seconde.
  • La troisième classe était, elle aussi, particulièrement confortable pour l'époque, puisque les voyageurs étaient logés en cabines de quatre à six couchettes alors que, sur les autres paquebots, ils étaient parqués dans de vastes dortoirs. Cependant, contrairement aux passagers des deux autres classes, les passagers de troisième devaient toujours utiliser les escaliers.
  • L'une de ses caractéristiques les plus remarquables était le Grand Escalier, reproduit fidèlement dans le film de James Cameron.
  • Au moment de son lancement, la rumeur dit qu'un employé déclara : « Dieu lui-même ne pourrait pas couler ce paquebot »[32]. En vérité, il semblerait qu'elle fut plutôt lancée par la presse ; malgré tout, ni les chantiers Harland and Wolff, ni la White Star Line ne la démentirent.

[modifier] Les ponts

La grande verrière

Les dix ponts du Titanic permettent de l'élever au rang de plus grand paquebot jamais construit à son époque, voici le détail et la composition des ponts[33] :

Pont des embarcations

Il était élevé de 17,68 mètres, il comprenait la passerelle de commandement, les quartiers des officiers, la cabine de radio, le gymnase, le palier supérieur du Grand Escalier, les canots de sauvetage et les promenades des 1re et 2e classe.

Pont A

Le pont A, aussi appelé pont Promenade Supérieur, était élevé de 14,78 mètres au-dessus du niveau de la mer, il comprenait le grand salon de 1re classe, le Salon de lecture et d'écriture des 1re classe ainsi que le fumoir, la grande descente de l'escalier d'honneur, le café-véranda, un jardin exotique et les appartements de luxe de 1re classe de style divers.

Pont B
Le pont de promenade des 2e classe.

Le pont B ou Pont Promenade, était élevé de 12,04 mètres, il comprenait le restaurant à la carte de 1re classe (restaurant Luigi Gatti[34]), un café parisien, le fumoir de 2e classe et des logements pour la 1re classe. On y trouvait également la promenade de 3e classe (la dunette du navire).

Pont C

Le pont C, aussi appelé pont Supérieur, était élevé de 9,30 mètres par rapport au niveau de la mer, il comprenait les suites particulières de luxe de 1re classe, la bibliothèque de 2e classe, le fumoir de 3e classe, la salle commune de 3e classe et les promenades de 2e et 3e classe.

Pont D
La salle de réception de 1re classe sur le Pont D.

Le Pont D, aussi appelé Pont Salon, était élevé à 6,10 mètres, il comprenait les salles à manger de 1re et 2e classe et les cuisines, la salle de réception de 1e classe, l'espace ouvert de 3e classe, un magasin à vivres et des logements pour toutes classes confondues.

Pont E

Le pont E ou Pont Principal, était élevé de 3,35 mètres au-dessus de la mer, il comprenait des logements pour toutes les classes et un magasin à vivres.

Pont F

Le pont F, aussi appelé Pont Milieu, était élevé de seulement 0,76 mètre, il permettait de loger les 2e et 3e classes en plus de la salle à manger de 3e classe, les cuisines, un court de squash, une piscine et des bains turcs électriques.

Pont G

Le pont G, aussi appelé Pont Inférieur était 1,8 mètre en dessous du niveau de la mer, il comprenait des logements pour les 2e et 3e classes, les soutes à bagages de 1re classe, les magasins à vivres, la cargaison et la salle de tri du courrier.

Pont Orlop

Le pont Orlop était situé à 4,11 mètres en dessous du niveau de la mer, il ne comprenait pas de logements mais des soutes à bagages pour les 1re et 2e classe, des magasins à vivres, des cales cargaison, des voitures et la cale postale.

Pont des Ballasts

Le pont des Ballasts situé juste en-dessous du pont Orlop ne comprenait, lui non plus, aucun logement mais la salle des machines, les moteurs, les soutes à charbon et les citernes d'eau douce.

[modifier] Les canots de sauvetage du Titanic

Article détaillé : Canots de sauvetage du Titanic.

Lors du naufrage du Titanic le 15 avril 1912, les canots de sauvetage ont embarqué 711 des 2 200 personnes qui se trouvaient dans le navire. Ces canots sont aujourd'hui connus pour avoir été en nombre insuffisant pour sauver tous les passagers. Après le naufrage, des lois ont été modifiées pour obliger toutes les compagnies maritimes à avoir des canots de sauvetage en nombre suffisant.

[modifier] Traversée inaugurale

Article détaillé : Cargaison du Titanic.
Trajectoire empruntée par le RMS Titanic.

[modifier] Embarquement des passagers

Le Titanic et le New York

Le 10 avril 1912, à 12 h 15, le Titanic appareille de Southampton en Angleterre avec à son bord 953 passagers dont 31 trans-Manche et 886 membres d'équipage. Lors de son départ, il manque de peu de heurter le paquebot New York amarré à un quai[35]. Les remous causés par les hélices du Titanic font rompre les amarres du New York, et ce dernier se rapproche rapidement du Titanic jusqu'à ce qu'il n'y ait plus que 2 mètres qui les séparent[35]. Le commandant Edward Smith donne alors l'ordre de mettre les machines en arrière toute, ce qui a pour effet de repousser le New York[35]. Le Titanic quitte enfin Southampton avec une heure de retard. À 18 h 35, arrivé à Cherbourg en Normandie, 24 passagers trans-Manche débarquent et 274 embarquent, principalement des 1re classe. Cependant le Titanic ne peut pas atteindre le port, car celui ci n'est pas assez profond pour la taille du paquebot[36]. Ce sont donc deux navettes de la White Star Line, le Nomadic et le Traffic, qui se chargent de transborder les 274 passagers qui embarquent sur le Titanic[36]. À 20 h 10, le paquebot appareille de Cherbourg pour Queenstown (aujourd'hui Cobh) en Irlande[37].

Le 11 avril 1912, à 11 h 30, le Titanic arrive à Queenstown où débarquent sept passagers inter-ports et 120 passagers embarquent. Les passagers qui embarquent à ce moment là sont en grande majorité des passagers de 3e classes immigrant vers les États-Unis. À 13 h 30, le RMS Titanic quitte Queenstown pour New York avec à son bord 1 316 passagers et 885 membres d'équipage. Le capitaine Edward Smith envisageait de prendre sa retraite après cette traversée ; il ne devait donc assurer le commandement du Titanic que pour cette unique fois[19].

[modifier] Le voyage

Le 12 avril 1912, à 19 h 45, le Titanic reçoit un message de La Touraine lui signalant un brouillard dense, une couche de glace épaisse, des icebergs et un navire abandonné sur plusieurs points de l'Atlantique Nord. Ce message a été immédiatement remis au commandant Edward Smith.

Dans la journée du 13 avril 1912, le Titanic reçoit plusieurs messages lui signalant des icebergs, des growlers (petits icebergs de 1 mètre par 5) et quelques champs de glace. Dans l'après-midi, un incendie est éteint dans la salle des chaudières no 5. Il faisait rage depuis plusieurs jours (peut-être depuis le 2 avril) et avait été décelé le jour du départ. Il ne s'agissait pas d'un fait inhabituel sur les navires de l'époque mais celui-ci fut d'une rare intensité et une douzaines d'hommes furent nécessaires pour le maîtriser[38]. À 22 h 30, le paquebot reçoit un avis du Rappahannock lui signalant un épais champ de glace et plusieurs icebergs, la réception de ce message fut effectuée par un officier.

[modifier] Les passagers du Titanic

Lady Duff Gordon.
William Thomas Stead.
George Dunton Widener.
Archibald Butt.

Les rescapés sont indiqués en caractères gras dans toutes les sous-catégories.
Sur les 1 316 passagers, 325 faisaient partie de la première classe, 285 de la seconde et la dernière accueillait 706 personnes, 922 passagers ont embarqué à Southampton (Angleterre Angleterre), 274 à Cherbourg (France France) et 120 à Queenstown (Irlande Irlande).

Les huit musiciens de l'orchestre (tous morts) ne font pas partie de l'équipage mais étaient passagers de seconde classe[39].

[modifier] Personnalités

Un nombre relativement important de personnalités voyageait sur le Titanic :

Toutes les personnes citées ci-dessus logeaient en première classe à l'exception de Charles Eugene Williams qui occupait la seconde classe.

[modifier] L'équipage

Parmi les 885 personnes constituant l'équipage du Titanic, 66 appartenaient au service pont, 325 étaient au service énergie propulsion, 471 hommes et 23 femmes au service passager, en voici les principaux :

Le 2e officier Lightoller (à droite) et le 3e officier Pitman (à gauche).

[modifier] Le naufrage du Titanic

Article détaillé : Naufrage du Titanic.

[modifier] La nuit de la collision

L'iceberg qui a sûrement fait couler le Titanic.

Le 14 avril 1912, alors que le Titanic a déjà parcouru 1 451 milles (2 335 kilomètres), le Caronia signale, vers 9 h 00, des glaces à 42°N, 49°O jusqu'à 51°O[99]. En début d'après-midi, trois navires, le Baltic, l’America et le Noordam signalent des glaces à peu près au même endroit. En soirée, un cinquième navire, le Californian, envoie le même message. À 19 h 30, le paquebot reçoit trois nouveaux messages du Californian lui signalant de grands icebergs. À 21 h 40, alors que la température extérieure n'est plus que de quelques degrés, le Mesaba, envoie lui aussi un signalement de glaces mais ce dernier n'est pas remis aux veilleurs du nid-de-pie. À 22 h 00, la température extérieure devient nulle ainsi que celle de l'eau une demi-heure plus tard. À 22 h 55, le Californian, alors pris dans la glace à 20 milles au nord du Titanic, envoie un message à tous les navires alentour, parmi lesquels le Titanic.

À 23 h 40, par 41°46' N et 50°14' O[100], alors que le Titanic avance à 22,5 nœuds (41,7 km/h)[19], le veilleur Frederick Fleet aperçoit un iceberg droit devant[19], il sonne la cloche trois fois et téléphone immédiatement à la timonerie. Le 6e officier James Paul Moody reçoit l'appel et transmet immédiatement le message au 1er officier William Murdoch, alors de quart. Ce dernier essaie de faire virer le navire vers bâbord et fait stopper les machines pour faire marche arrière. Quelque 37 secondes plus tard, le navire vire mais l'iceberg le heurte par tribord et crée de multiples brèches dans la coque ouvrant des voies d'eau sous la ligne de flottaison[16]. Les portes étanches sont alors immédiatement fermées par Murdoch afin d'éviter une voie d'eau plus importante. Mais l'eau commence à envahir les cinq premiers compartiments du bateau. Or, le Titanic ne peut flotter qu'avec au maximum quatre de ses compartiments remplis d'eau. À 23 h 50, le niveau de la mer est déjà monté de 4 mètres à la proue, les cinq premiers compartiments étanches commencent à être inondés ainsi que la chaufferie no 5.

[modifier] L'évacuation des passagers

Dessin de Willy Stöwer sur la catastrophe.
Des survivants sur le canot de sauvetage pliable D.

À 0 h 05, le commandant fait enlever les tauds des embarcations et rappeler l'équipage. À 0 h 15, le premier appel de détresse est envoyé en signal CQD[101]. À 0 h 25, l'ordre est donné de faire monter les femmes et les enfants en premier dans les canots de sauvetage[102]. À 0 h 45, le canot no 7 est affalé avec seulement 28 passagers contre 65 possibles[103] et le signal CQD est transformé en SOS. Les officiers s'occupent de faire monter les femmes et les enfants en priorité dans les canots, les 1res classes étant bien évidemment avantagées pour obtenir une place. Mais la capacité des canots de sauvetage du Titanic n'est que de 1 178 personnes au total[19] et il y a 2 201 personnes à secourir sur le paquebot. À intervalles réguliers, jusqu'à 1 h 40, des fusées de détresse furent envoyées. Il en est de même pour les SOS qui furent envoyés jusqu'à 2 h 17.

À 2 h 17 l'orchestre s'arrête de jouer juste avant la chute de la cheminée avant. Peu après, la grande verrière se brise en entraînant la destruction de l'escalier d'honneur et donnant accès à l'eau à toutes les pièces de l'avant. À 2 h 18, les lumières du RMS Titanic clignotent une dernière fois puis s'éteignent. Un instant plus tard, le paquebot se brise en deux. Alors que la partie avant coule, la partie arrière flotte pendant quelques instants et se remplit d'eau lentement jusqu'à ce qu'elle sombre à 2 h 20[104],[105]. La température de l'eau est alors de -3°C[106].

Beaucoup plus tard, à 3 h 30, les passagers des canots aperçoivent les feux du Carpathia. 40 minutes plus tard, le premier canot, le no 2, est récupéré par le navire d'assistance. À 5 h 30, le Californian prévenu par le Frankfürt arrive sur les lieux du désastre. Le dernier canot, est récupéré à 8 h 30, le second officier Charles Lightoller est le dernier à monter à bord. Le Carpathia met ensuite le cap sur New York à 8 h 50.

[modifier] Après le naufrage

Le RMS Carpathia arrivant à Pier 54 à New York avec les rescapés.

Le lendemain du naufrage, le roi du Royaume-Uni, George V, adresse ses condoléances aux familles des victimes par un télégramme envoyé à Ismay. George V envoie à son tour un télégramme au président américain William Howard Taft. Armand Fallières, président français, envoie un télégramme à George V pour exprimer lui aussi ses condoléances.

Le 17 avril 1912, le Mackay-Bennett, un navire câblier affrété par la White Star Line appareille d'Halifax (Nouvelle-Écosse), Canada, dans le but de retrouver des cadavres. Plus tard, le Minia, le Montmagny et l’Algerine effectuèrent la même opération. Au total, seulement 328 corps furent repêchés, 119 furent rendus à la mer à cause de leur trop mauvais état et 229 furent ramenés à Halifax où la majorité furent enterrés[19]. Le 3 mai 1912, les 150 victimes ramenées à Halifax et non réclamées par leur famille sont enterrés dans les trois cimetières de la ville[19]. Chaque sépulture porte un bloc de granit gris foncé avec l'inscription « décédé le 15 avril 1912 » suivie du numéro du corps, si l'identité de la personne est connue, elle est inscrite au-dessus de cette inscription. 121 corps reposent dans le cimetière multiconfessionnel de Fairview Lawn, 19 dans le cimetière catholique romain du Mont des Oliviers et 10 dans le cimetière israélite de Baron de Hirsch. 43 des 150 victimes demeurent à ce jour inconnues.

Le 18 avril 1912, à 21 h 30, le RMS Carpathia débarque à New York sous une pluie battante, les rescapés de 3e classe débarquent en dernier vers 23 h 00. Certains sont accueillis par leur famille, d'autres sont hébergés par des hôtels le temps de retrouver leurs proches ou de regagner le Royaume-Uni aux frais de la White Star Line. Certains rescapés de 1re classe rentrent à leur domicile par train privé.

[modifier] Bilan

Article détaillé : Naufrage du Titanic - Le bilan.

Les chiffres ci-dessous ont été établis par la Commission britannique d'enquête avec l'aide des témoignages qu'elle a pu recueillir[107]. Les huit musiciens de l'orchestre sont comptés dans la partie passagers de 2e classe puisqu'ils ne faisaient pas partie de l'équipage. Les enfants sont considérés comme ayant moins de 12 ans[107].

1re classe 2e classe 3e classe Total des passagers Membres d'équipage Total
Hommes victimes 118 154 387 659 670 1329
Femmes victimes 4 13 89 106 3 109
Enfants victimes 1 0 52 53 - 53
Total des victimes 123
(38,6%)
167
(58,6%)
528
(74,8%)
818
(62.2%)
673
(76%)
1491
(67,8%)
Hommes à bord 175 168 462 805 862 1667
Femmes à bord 144 93 165 402 23 425
Enfants à bord 6 24 79 109 0 109
Total de personnes à bord 325 285 706 1316 885 2201

Ces chiffres ne sont qu'approximatifs car des erreurs et des confusions ont été commises, la Commission Sénatoriale Américaine est d'ailleurs parvenue à des résultats légèrement différents[107]. De plus, des passagers étaient clandestins, d'autres ont raté l'embarquement ou encore ont annulé à la dernière minute. Le sexe des passagers n'a parfois été déterminé que par le prénom de la personne donc des erreurs ont certainement été commises[107].

[modifier] Les causes

Article détaillé : Naufrage du Titanic - Les causes.

[modifier] Conséquences

À la une du New York Herald le mardi 16 avril : (« Le Titanic coule avec 1 800 personnes à bord, seulement 675, pour la plupart des femmes et des enfants, sont sauvés »)

Lors de la première conférence sur la sécurité en mer à Londres, le 12 novembre 1913, les mesures suivantes furent prises :

  • la création d'une patrouille internationale des glaces qui surveille les icebergs pouvant constituer un danger à la navigation dans l'Atlantique Nord ;
  • l'obligation d'avoir un nombre suffisant de canots de sauvetage pour tous à bord ;
  • l'obligation que les communications radio soient assurées en permanence avec une batterie de secours ;
  • l'obligation d'interpréter l'envoi de fusées de détresse depuis un bateau uniquement comme un signal de détresse.

Le désastre fut un choc pour la communauté internationale car il prouvait à tous les peuples que l'homme et ses réussites technologiques étaient dépassés par les puissances de la nature. Il mit également la lumière sur les insuffisances techniques de l'époque : les examens modernes montrent en effet que l'acier de la coque et encore davantage les rivets hors la coque centrale, avec trop de soufre mais pas assez de manganèse, était trop cassant. L'attitude désinvolte et insouciante de ceux qui décidaient de la route et de la vitesse, basée sur leur confiance exagérée dans l'« insubmersibilité » du bateau, contribua fortement à la perte du navire.

Une légende affirme que le gouvernail était trop petit et qu'un plus grand aurait pu sauver le paquebot. Bien qu'un gouvernail plus important eût peut-être aidé à éviter la catastrophe, celui du Titanic n'était pas trop petit au regard de la législation pour un navire de cette envergure. En fait, les dimensions du gouvernail pour un bateau de la taille du Titanic seraient toujours conformes aux normes navales en vigueur actuellement. Si le paquebot avait amorcé son virage cinq secondes plus tôt ou plus tard quand l'iceberg fut détecté, il n'aurait probablement pas sombré. De plus, une autre légende affirme que le Titanic est le seul navire de son époque à être déficient au regard du nombre de canots de sauvetage. En réalité, non seulement le navire était en conformité avec la réglementation britannique concernant le nombre de canots à bord, mais il allait même au delà de cette réglementation. Le nombre minimum de canots de sauvetages était basé, non sur le nombre de passagers mais sur le tonnage du navire ; le Titanic aurait pu se contenter de seize canots de sauvetage, or il en avait vingt. Tous les autres paquebots de l'époque offraient également un nombre de canots de sauvetage très insuffisant, mais l'objectif n'était pas de pouvoir contenir l'ensemble des passagers en cas de naufrage mais simplement d'assurer le transit vers un autre bateau dans le cadre d'une opération de sauvetage. La catastrophe du Titanic changea définitivement cet état d'esprit. Néanmoins, même si le nombre de canots avait été suffisant pour embarquer tous les passagers, cela n'aurait probablement pas permis de sauver beaucoup de vies. En effet, durant le naufrage, qui fut assez lent, l'équipage eut juste le temps de mettre à l'eau tous les canots dont il disposait.

[modifier] La découverte de l'épave

La proue de l'épave du Titanic

De nombreux projets d'expéditions pour retrouver le navire englouti virent le jour sans succès.

L'épave fut finalement localisée le 1er septembre 1985[108] à 1 h 05 par une expédition franco-américaine dirigée par Jean-Louis Michel de l'IFREMER et le Dr Robert D. Ballard[108] de la Woods Hole Oceanographic Institution. Elle fut trouvée à une profondeur de 3 821 m[109], à 41°43′55″N 49°56′45″O / 41.73194, -49.94583, à 650 km au sud-est de Terre-Neuve[16]. Le navire était brisé en deux énormes morceaux qui reposaient sur le fond à quelques centaines de mètres l'un de l'autre, séparés par un champ de débris. Des scientifiques affirment que l'énorme pression de l'eau dans les compartiments avant commença à casser le bateau en bas vers le milieu, la section avant se remplissant d'eau et coulant en premier, l'arrière flottant encore avant de couler un peu plus tard. La partie arrière du bateau (30 000 tonnes), qui n'avait pas été conçue pour supporter un tel poids, a cassé net (au milieu du bateau se trouvaient les pompes du réducteur-inverseur, qui étaient énormes).

Le Dr Ballard et son équipe n'ont enlevé aucun objet du site, considérant que cela équivalait à un pillage de tombes. Pour la loi maritime internationale cependant, la récupération des objets est nécessaire pour établir les droits de sauvegarde pour une épave. Dans les années suivant la découverte, le Titanic a été l'objet de nombreux arrêts juridiques concernant la propriété des objets et le site du naufrage lui-même. Beaucoup d'objets ont été sauvés et sont visibles actuellement de façon permanente dans le musée maritime de Greenwich au Royaume-Uni.

Les scientifiques affirment que les nombreuses plongées depuis la redécouverte du bateau en 1985 ont accéléré la dégradation de l'épave. La National Oceanic and Atmospheric Administration estime que « la coque et la structure du navire pourraient s'effondrer dans les cinquante prochaines années ».

Une polémique a lieu entre les découvreurs français et américain. En effet, selon Paul-Henri Nargeolet, ancien responsable des moyens d'intervention de l'Ifremer et pilote du Nautile, l'épave aurait été détectée en 1977, durant la Guerre froide, par un navire hydrographique de la Royal Navy et figurait depuis sur les cartes secrètes de la marine britannique que connaissait Robert Ballard. Finalement, après la déclassification de certains dossiers militaires américains, Robert Ballard révéla que le Titanic fut découvert pendant la recherche de deux sous-marins américains perdus durant la guerre froide.

La découverte et l'étude scientifique de l'épave ont permis de mieux comprendre les circonstances exactes du naufrage, tout d'abord en donnant raison aux quelques témoins qui avaient affirmé voir le navire se casser en deux juste avant le plongeon final. Plus récemment, en 1996, un sonar ultra-puissant a fait voir les dégâts causés par l'iceberg dans la coque à l'avant du navire, à travers les sédiments du plancher océanique dans lesquels celle-ci est profondément enfoncée, d'au moins 20 mètres. Contrairement à ce que l'on croyait jusqu'alors, ce n'est pas une brèche de 100 mètres de long mais six petites entailles à peine plus épaisses qu'un bras humain, réparties approximativement le long du premier tiers avant du navire, qui ont causé sa perte. Une étude plus récente menée par deux chercheurs américains[110] s'appuyant sur des analyses scientifiques de pièces extraites de l'épave et sur l'examen des archives des chantiers navals Harland & Wolff conservées à Belfast, a mis en cause la qualité des rivets utilisés pour fixer les plaques d'acier de la coque à l'avant du navire. En effet, ceux-ci étaient en fer et non pas en acier comme dans la partie centrale, en raison de l'impossibilité des fournisseurs à suivre les rythmes et les quantités imposés par le constructeur. La moindre résistance de ces rivets en fer explique que de nombreuses tôles se soient disjointes au contact de l'iceberg. Les auteurs de l'étude supposent que des rivets en acier, plus résistants, auraient peut-être, sinon sauvé le navire, du moins accordé un délai suffisant pour permettre aux secours d'arriver à temps.

Au final, le naufrage résulte de l'enchaînement d'une série d'erreurs dont aucune n'était grave en soi, mais qui, ensemble, expliquent la catastrophe : défauts de construction minimes en apparence (rivets en fer, surface réduite du gouvernail, cloisons étanches pas assez hautes) absence de précautions préventives (canots en nombre insuffisant, vitesse excessive en dépit des icebergs) négligence (jumelles des veilleurs égarées), tous détails contrastant fortement avec la campagne de promotion du voyage inaugural qui laissait supposer que rien n'avait été laissé au hasard.

[modifier] Prémonitions, malédictions et rumeurs

Il existe un certain nombre de légendes à propos du Titanic, de prémonitions, de malédictions ou de rumeurs. Certaines n'émanent que de l'utopie ou de la « folie » de certaines personnes mais d'autres furent polémiques.

[modifier] Avant le départ

Quatorze ans avant le naufrage, l'écrivain Morgan Robertson écrivit Le Naufrage du Titan. Ce livre sera présenté après le naufrage du Titanic comme une prémonition. Il existe en effet de grandes similitudes entre l'histoire du livre et la réalité : le navire est présenté comme insubmersible grâce à ses compartiments étanches et ne dispose pas de suffisamment de canots de sauvetage[111]. Il heurte un iceberg, coule et la majorité des passagers sont victimes du naufrage. L'auteur du livre tentait de dénoncer le manque de sécurité des paquebots de son époque.

À midi, heure de son départ pour la traversée inaugurale, le Titanic s'écarta doucement de son quai du port de Southampton en dérivant à l'aide de cinq remorqueurs. À bâbord, les turbulences provoquées par les puissantes hélices firent tanguer le New York, un navire amarré juste à côté. Le déplacement d'eau causa une telle tension que les amarres se rompirent. Alors que le Titanic prenait de la vitesse, l'arrière du New York, commença à dériver en direction de la poupe du Titanic, mais le commandant de bord arriva à éviter de justesse le New York[19].

[modifier] Pendant la traversée

Une légende affirme que John Jacob Astor IV aurait ramené de son voyage de noces en Égypte une momie à bord du Titanic, déclenchant ainsi la colère des dieux. Cependant, lors de la redécouverte de l'épave, aucune trace de momie n'a été retrouvée à bord[112].

[modifier] Après le naufrage

Le 2  mai 1912, le RMS Adriatic s'apprête à quitter New York pour Liverpool avec à son bord Joseph Bruce Ismay, les officiers et les membres d'équipages survivants du Titanic. Une caisse contenant une maquette du Titanic est chargée sur le navire, cette maquette était initialement destinée à être présentée dans les bureaux new-yorkais de la White Star Line, mais elle fut ramenée au Royaume-Uni pour des raisons évidentes. Lors de la manutention, une fissure verticale se forme de la quille jusqu'au pont supérieur où s'est formée une des fissures créées par l'iceberg. De plus, au lieu des vingt canots normalement présents, la maquette n'en contient que seize.

Le 13 avril 1935, un cargo britannique, transportant du charbon de Newcastle à Halifax, traverse en pleine nuit le lieu du naufrage, un des veilleurs, Thomas (ou William) Reeves est saisi soudainement d'une angoisse. À 23 h 40, il ne peut s'empêcher de crier « Obstacle droit devant ! » Un iceberg jaillit alors de l'obscurité, le cargo réussit à l'éviter mais il se retrouva entouré par la glace, il fallut neuf jours aux brise-glaces pour le remorquer à bon port. Ce cargo s'appelait le Titanian et Thomas Reeves, le veilleur était né le 15 avril 1912[113].

La fille du commandant Edward Smith, Helen, perd son premier mari, le capitaine John Gilbertson, atteint de la fièvre bilieuse à bord du premier navire qu'il commandait. Elle se remarie à Sydney Russel-Cook et accouche de jumeaux en 1923. Lui-même est tué dans un accident de chasse en 1930. Un an plus tard, sa mère, Eleanor Smith, meurt, renversée par un taxi. Son fils, Simon, meurt en service pendant la Seconde Guerre mondiale et sa fille, est victime de la poliomyélite en 1947.

[modifier] Le Titanic dans la fiction et la réalité

[modifier] Films, téléfilms et documentaires

L'histoire du Titanic a été illustrée dans un très grand nombre de films et de téléfilms :

[modifier] Romans

[modifier] Bandes dessinées

  • À la recherche de Sir Malcolm, par Floc'h et Rivière, Dargaud.
  • Corpus Hermeticum : Titanic, album scénarisé par Richard Nolane et dessiné par Patrick Dumas, coll. Terres Secrètes, Éditions Soleil, avril 2009.

[modifier] Autres

  • Une comédie musicale a tenu l'affiche entre 1998 et 2000.
  • Des jeux vidéo ont été bâtis sur et autour de ce sujet, comme Titanic : une aventure hors du temps.
  • L'histoire du Titanic a également inspiré une œuvre du compositeur britannique Gavin Bryars, The Sinking of the Titanic (1969). Elle reprend notamment l'hymne Autumn qui fut joué par les musiciens au moment du naufrage.
  • Une pièce de théâtre de Jean-Pierre Ronfard, Titanic, raconte l'histoire de personnages existant comme Hitler ou Charlie Chaplin n'ayant jamais été sur le paquebot.
  • Titanic est le nom d'un poème de Benjamin Fondane, dans le recueil Le Mal des Fantômes.

[modifier] Notes et références

Cet article a été réalisé avec l'aide des sites suivants :

  1. (fr) Le RMS Titanic, Site de l'Association française du Titanic. Consulté le 25 juin 2007
  2. (mul) Le lancement du Titanic, Site des chantiers Harland & Wolff. Consulté le 25 juin 2007
  3. (mul) Le Titanic prend la mer, Site des chantiers Harland & Wolff. Consulté le 25 juin 2007
  4. abcdefgh (fr) [pdf] Document de la Cité des Sciences, III, 2
  5. (fr) 14 avril 1912 : Naufrage du Titanic, Herodote.net. Consulté le 22 juin 2007
  6. (fr) Un véritable palace flottant, legag.com. Consulté le 25 juin 2007
  7. (fr) Quelques questions et réponses, legag.com. Consulté le 25 juin 2007
  8. Robert Ballard et Rick Archbold, Les grands paquebots disparus, « Éditions Glénat », 1998, p. 74, (ISBN 2-7234-2453-7).
  9. ab Beau Riffenburgh, Toute l'histoire du Titanic, « Sélection du Reader's Digest », juillet 2008, p. 14 et 15, (ISBN 978-2-7098-1982-4).
  10. Chronique du XXe siècle, édition Larousse p. 151.
  11. (en) Exhibit: Titanic Memorandum, The National Archives.gov. Consulté le 27 juin 2007.
  12. Hugh Brewster et Laurie Coulter, Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le Titanic, « Éditions Glénat », 1999, (ISBN 2-7234-2882-6) p. 45.
  13. (fr) Foire aux questions sur le Titanic, Titanic, l'Exposition. Consulté le 2 mai 2009.
  14. (mul) La collision du Titanic avec l'iceberg, Site des chantiers Harland & Wolff. Consulté le 25 juin 2007
  15. (en) Le naufrage du Titanic, Site des chantiers Harland & Wolff. Consulté le 25 juin 2007.
  16. abcd Quid 2005, p. 1854.
  17. Chronique du XXe siècle, édition Larousse p. 151.
  18. Encyclopédie Universelle Larousse Multimédia 2006.
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  28. (fr) pagesperso-orange.fr, Titanic, « Les chiffres »
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  103. (fr) Composition du canot n°7, pagesperso-orange.fr, Titanic. Consulté de 9 mars 2009.
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  117. (fr) Titanic (1953), IMDb.com. Consulté le 4 mars 2009
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  119. (fr) S.O.S. Titanic, IMDb.com. Consulté le 4 mars 2009
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  121. (fr) Titanic (1984), IMDb.com. Consulté le 4 mars 2009
  122. (fr) Titanic (1996), IMDb.com. Consulté le 4 mars 2009
  123. (fr) Titanic (1997), IMDb.com. Consulté le 4 mars 2009

[modifier] Annexe

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Titanic.


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Benjamin Guggenheim | Jacques Futrelle | Francis Davis Millet | Isidor Straus | Lillian Gertrud Asplund | Millvina Dean
Membres
d'équipage
Edward Smith, commandant | Henry Wilde, commandant en second
William Murdoch, 1er officier | Charles Lightoller, 2e officier | Herbert Pitman, 3e officier
Joseph Boxhall, 4e officier | Harold Lowe, 5e officier | James Moody, 6e officier
Jack Phillips, opérateur radio | Harold Bride, opérateur radio | Frederick Fleet, veilleur | Reginald Lee, veilleur
Fiction Titanic (film, 1943) | Titanic (film, 1953) | A Night to Remember | Titanic (film, 1997)
 voir • disc. • mod. 
Précédé par Titanic Suivi par
Olympic
Plus grand (tonnage) paquebot du Monde
1911 - 1912
Olympic

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