Vaulx-en-Velin

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Vaulx-en-Velin
L'hôtel de ville.
L'hôtel de ville.
Blason de Vaulx-en-Velin
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Lyon
Canton Vaulx-en-Velin
(chef-lieu)
Intercommunalité Grand Lyon
Maire
Mandat
Hélène Geoffroy
2014-2020
Code postal 69120
Code commune 69256
Démographie
Gentilé Vaudais
Population
municipale
42 726 hab. (2011)
Densité 2 040 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 46′ 37″ N 4° 55′ 07″ E / 45.7768388888, 4.918588888845° 46′ 37″ Nord 4° 55′ 07″ Est / 45.7768388888, 4.9185888888  
Altitude Min. 167 m – Max. 250 m
Superficie 20,94 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-vaulx-en-velin.fr

Vaulx-en-Velin est une commune française située dans le département du Rhône et la région Rhône-Alpes. Située dans la banlieue est de Lyon, elle fait partie des communes dites de l'Est lyonnais, tout comme Bron ou Décines-Charpieu. Ses habitants sont appelés les Vaudais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située sur la rive gauche du Rhône, à 7,6 km à vol d'oiseau au nord-est du centre de Lyon[2] et appartient à la première couronne de l'« Est lyonnais », ensemble de communes situées en banlieue est de Lyon.

Le territoire est réparti entre espace urbain (résidentiel et industriel) principalement à l'ouest et au sud, espaces verts notamment au nord-ouest (Grand parc de Miribel-Jonage) et espaces agricoles encore importants (maraîchage au nord : le cardon est le symbole de la ville).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Vaulx-en-Velin
Rillieux-la-Pape Neyron Miribel
Villeurbanne Vaulx-en-Velin Décines-Charpieu
Villeurbanne
Bron
Bron Chassieu

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Vaulx-en-Velin est située dans la plaine alluviale du Rhône, sur sa rive gauche[Note 1]. Le territoire communal se divise en deux parties bien distinctes : au nord la partie la plus proche du fleuve est aussi la plus basse (172 m au Bourg, centre du vieux village). Elle a longtemps été exposée aux inondations, comme la plaine des Brotteaux et la Guillotière. Au sud, et séparée de la partie nord par le canal de Jonage, s'étend une partie plus haute d'une dizaine de mètres (184 m à la « Grange Perdue »), dénommée « La Côte »[3]. Il s'agit de la « balme viennoise » ou coteau qui s'étend en direction est - ouest de Décines-Charpieu aux quartiers de Maisons Neuves et Cusset à Villeurbanne, et domine l'ancien cours du Rhône : la voie ferrée du Chemin de fer de l'Est de Lyon, ainsi que la route départementale 517 de Villeurbanne vers Décines-Charpieu empruntent ce passage à l'abri des inondations.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Photographie montrant le canal de Jonage et le centre commercial du Carré de soie
Le canal de Jonage et le centre commercial du Carré de soie sur la rive sud
Photographie montrant la plage du Morlet sur le Lac des Eaux Bleues en hiver
La plage du Morlet sur le Lac des Eaux Bleues en hiver

La ville de Vaulx-en-Velin est entourée d'eau : le canal de Miribel longe la limite communale au nord, le Vieux Rhône et le plan d'eau des Eaux Bleues, anciens bras du Rhône, occupent le nord et le nord-est du territoire, tandis qu'au sud et à l'ouest le canal de Jonage (dans lequel se jette le Vieux Rhône), longé par la Rize, petit affluent de rive gauche du Rhône, coupe le territoire vaudais en deux et le sépare des communes voisines de Villeurbanne et Décines-Charpieu[4],[Note 2].

Le Rhône a toujours joué un grand rôle dans l'histoire de Vaulx-en-Velin, comme de tous les villages situés sur ses rives en amont de Lyon[5]. Le fleuve se divisait autrefois en multiples bras ou « tresses » qui se déplaçaient au gré d'inondations fréquentes et dévastatrices[6]. Il s'ensuivait d'innombrables querelles et procès entre les communes riveraines sur la propriété des « broteaux »[7],[Note 3]. Ces inondations et la présence fréquente de brouillard (la « niôle ») rendaient les conditions de vie difficiles : les récoltes étaient emportées par les crues ou abîmées par les pluies, le climat malsain des marais entraînait une mortalité infantile très élevée[5].

Les hommes ont longtemps essayé d'endiguer le cours du Rhône, mais ce n'est qu'au XIXe siècle que le fleuve sera finalement domestiqué :

Le canal de Miribel, au nord de Vaulx, est construit entre 1850 et 1860 avec un double objectif : réguler les crues du Rhône à l'aide de digues submersibles et faciliter la navigation sur le Rhône[8].

Le creusement du canal de Jonage est entrepris par la Société Lyonnaise des Forces Motrices du Rhône en 1894, dans le double but de réguler les crues du Rhône, grâce notamment au réservoir du Grand Large, et d'alimenter la centrale hydroélectrique de Cusset. Le canal de Jonage est mis en service en 1897. Il coupe la ville de Vaulx-en-Velin en deux parties nord et sud et est franchi par quatre ponts à Vaulx-en-Velin : au sud les ponts de la Sucrerie et de la Soie qui relient les quartiers nord et sud de Vaulx-en-Velin, et à l'est les ponts de Cusset et de Croix-Luizet vers Villeurbanne[9].

Le « syndicat mixte pour l'aménagement du Grand parc de Miribel-Jonage » créé en 1968 aménage pour les loisirs la zone de 3 000 hectares de plans d'eau et de zones humides située entre les canaux de Miribel et de Jonage[10]. Le « lac des Eaux Bleues » occupe la partie nord-est du territoire vaudais.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Vaulx-en-Velin est, comme celui de Lyon, de type semi-continental.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est traversé par l'autoroute A42 au nord, la rocade est de Lyon (section de l'autoroute A46 classée en route nationale 346) à l'est, et la route départementale 317 (Lyon - Décines-Charpieu) au sud.

La commune est desservie par la sortie 1a sur l'autoroute A42 et la sortie 5 sur la rocade est.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La station Vaulx-en-Velin - La Soie est un important pôle multimodal de l'Est lyonnais.

La commune est desservie par le réseau de transports en commun lyonnais.

Le quartier sud est desservi notamment, depuis 2006, par la ligne 3 du tramway de Lyon qui relie la Part-Dieu à la zone industrielle de Meyzieu à l'est, et depuis 2007, par le prolongement de la ligne A du métro de Lyon jusqu'à la station « Vaulx-en-Velin - La Soie » dont elle est l'un des terminus. Enfin depuis août 2010 est venue s'y ajouter la liaison Rhônexpress qui relie l'aéroport au centre de Lyon.

Des lignes de bus complètent cette offre :

  • C3 : Direction Vaulx-en-Velin La Grappinière ou Gare Saint-Paul.
  • C8 : Direction Grange Blanche ou Vaulx La Résistance.
  • C15 : Direction L.Bonnevay ou Bachut.
  • 7 : Direction L.Bonnevay cité Saint-Jean-CES-Jean-Vilar, Mas du Taureau, Vaulx Le Bourg.
  • 16 : Direction Vaulx-en-Velin La Soie ou Décines Grand Large.
  • 37 : Direction Vaulx Marcel Cachin, La Doua (INSA)(Les dimanches et fêtes) ou Part-Dieu Sud.
  • 52 : Direction Vaulx Le Bourg ou Sept Chemins.
  • 57 : Direction Vaulx Marcel Cachin ou L.Bonnevay.
  • 67 : Direction L.Bonnevay ou Meyzieu Avenue de Crottay.
  • 68 : Direction Chassieu Collège.
  • 83 : Direction L.Bonnevay-Vaulx-en-Velin-La Soie, Grand Parc Miribel-Jonage (Desserte Saisonnière).
  • 100 : Direction Eurexpo.
  • Zi3 : Direction Z.I. Vaulx Est ou Z.I. Roosevelt.
  • Zi4 : Direction Vaulx-en-Velin La Soie - Caluire Chemin Petit.
  • Zi5 : Direction Vaulx-en-Velin La Soie - Genas Z.I Mi-plaine.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Carte simplifiée de l'occupation des sols à Vaulx-en-Velin
Carte simplifiée de l'occupation des sols à Vaulx-en-Velin
Photographie montrant les maraichages à Vaulx-en-Velin
Maraichages à Vaulx-en-Velin. À l'arrière-plan, les tours de Rillieux-la-Pape

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Des territoires de type très différents coexistent à l'intérieur des limites communales. Les territoires bâtis se concentrent dans la partie ouest.

Au nord du canal de Jonage se trouve le Bourg (ou « le Village »), un ancien village qui a conservé des aspects de son histoire et de son origine rurale tels que l'église, le château, l'ancienne mairie, des fermes en pisé, et où l'habitat est surtout constitué de maisons individuelles. Le centre ville nouveau, concentre près de là, les grands équipements publics (lycée, planétarium, établissements d'enseignement supérieur). Enfin des grands ensembles, constitués de tours et de barres construites entre 1968 et 1980 entourent le centre ville. Des zones industrielles ou artisanales s'insèrent dans ce tissu urbain.

Au sud du canal de Jonage, le territoire de Vaulx-en-Velin est entouré par les communes de Villeurbanne, Bron et Décines-Charpieu. Il mêle un habitat principalement pavillonnaire et des zones d'activités, avec la zone industrielle de la Soie et le pôle commercial des Sept-Chemins. Ce quartier, desservi par le métro et deux lignes de tramway, est au cœur d’une importante opération de restructuration urbaine, le Carré de Soie.

Le nord et l'est du territoire communal sont occupés par des zones agricoles et naturelles. Les terres agricoles, proches du bourg dont elles renforcent l'identité rurale, sont consacrées au maraichage. Le nord-ouest de la commune est occupé par les champs captants de Crépieux-Charmy, principale réserve naturelle en eau potable de l’agglomération lyonnaise, non accessible au public. Au nord-est de la commune, s'étend une partie du Grand parc de Miribel-Jonage, situé dans les anciens méandres du Rhône[11].

Logement[modifier | modifier le code]

Photographie montrant des immeubles d'habitation dans le quartier de la Grappinière
Immeubles d'habitation dans le quartier de la Grappinière

En 2008, Vaulx-en-Velin comptait 14 133 résidences principales, auxquelles s'ajoutaient 1 261/ logements vacants, soit 8,2 % du total, et un faible nombre de résidences secondaires. Les maisons représentaient 21,9 % des résidences individuelles, pourcentage en augmentation par rapport au recensement de 1999 (18,8 %) mais inférieur à celui observé dans le département du Rhône (30 %).

La part de résidences principales datant d'avant 1949 s'élevait à 8,5 %. Pour les constructions plus récentes, 51 % des logements dataient d'entre 1949 et 1974 et 40,5 % d'après 1975[12].

La part de logements sociaux, dont la loi solidarité et renouvellement urbain fixe le minimum à 20 %, s'élève à Vaulx-en-Velin à 66,6 %[11].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Projet d'une construction future d'un supermarché Casino plus grand que l'actuel qui sera détruit (2012-2013).

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'étymologie de Vaulx-en-Velin n'est pas certaine. Le terme latin Valles in Velleno signifiait vallée, ou « lieu bas », des brebis (du latin vellus, velleris) ; Velin évoquant alors une région d'élevage et par extension donnant son nom à l'immense forêt qui couvrait jusqu'au début du Moyen Âge, le Bas-Dauphiné : le pays du Velin. Cette hypothèse semble la plus probable d'autant plus que la carte de Cassini pour laquelle les levés ont eu lieu de 1756 à 1789 mentionne Veaux en Velin. Une autre explication serait que ce toponyme soit lié à quelques particularités de la végétation.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et antiquité[modifier | modifier le code]

Une carte du territoire de la tribu gauloise des Allobroges présente des zones au statut incertain (ici en jaune), notamment celle où se situe le territoire communal actuel de Vaulx-en-Velin, directement à l'est de la future colonie romaine de Lugdunum. Ainsi, le territoire pourrait dépendre de la tribu des Ambarres qui contrôlerait la Côtière au nord du fleuve Rhône.

Une présence humaine est attestée sommairement durant les périodes du Bronze final et au premier âge du fer[13]. Avant la conquête romaine, le territoire se serait trouvé sur le territoire des Ambarres, une tribu gauloise dont le nom signifie « vivant des deux (*amb) côtés de la Saône (Arar, la Saône) ». Toutefois, la limite territoriale entre les Ambarres et les Allobroges étant mal déterminée, le territoire n'aurait pas dépendu formellement de l'un ou l'autre de ces deux peuples gaulois de par sa situation sur le Rhône. À l'époque romaine, le territoire se situe à proximité de la capitale des Gaules Lugdunum, aujourd'hui Lyon. Une voie romaine reliant Lugdunum à Crémieu aurait traversé l'actuel territoire communal[13],[14] et des vestiges antiques ont été repérés au lieu-dit Le Ratier[13].

Après la disparition de l'Empire romain la région fut successivement sous le contrôle des Burgondes, puis des royaumes de Provence et de Bourgogne[15].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La première mention écrite de Vaulx-en-Velin date de 1225 dans le cartulaire de Lyon[16]. Toutefois, il est possible que le village ait été fondé plus tôt. Alain Belmont[17] situe la fondation des villages de Vaulx-en-Velin, Thil et Niévroz dans une période comprise entre l'an mille et 1300, lorsque le lit du Rhône formait un tressage moins étendu, étant donné qu'ils se situent dans des emplacements proches du fleuve, qui plus tard seront régulièrement menacés par les crues.

Pierre Valdo (ou Vaudès), fondateur du mouvement chrétien des Vaudois, serait né à Vaulx vers 1140[18].

Jusqu’en 1320, Vaulx-en-Velin dépendait de la seigneurie de Montluel et appartenait à la Bresse. Cette année-là, un débordement exceptionnel du Rhône fit passer Vaulx de la rive droite à la rive gauche : le village se retrouva sur les terres du Dauphiné. En 1325 Jean de Montluel donna sa terre de Vaulx, qui comprenait également Villeurbanne, au Dauphin de Viennois[15]. En 1349 le Dauphiné fut rattaché à la couronne de France[19]. La terre de Vaulx, avec celle de Villeurbanne, fut érigée en marquisat[15].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

L'église de Vaulx fut saccagée par les troupes huguenotes du Baron des Adrets en 1562. Les réparations s'effectuèrent lentement, puisque lorsque l'archevêque de Lyon de Marquemont visita la paroisse en 1613, les travaux n'étaient pas terminés[16].

En 1628, la peste, peut-être apportée par des soldats revenant de Milan[18], frappa le village de Vaulx-en-Velin, qui fut mis en quarantaine[16]. Cependant la peste se propagea vers Lyon, faisant 30 000 victimes. En janvier 1756, une crue extraordinaire du Rhône recouvrit presque entièrement le village[20].

À la fin du XVIIIe siècle, le village était une paroisse du Dauphiné, dépendant de l'archiprêtré de Meyzieu, et de l'élection et bailliage de Vienne[18]. À la veille de la Révolution, Vaulx et Villeurbanne partagent des « broteaux »[Note 3] et forment une seule communauté fiscale, c'est-à-dire que les deux paroisses se répartissent entre elles les impôts, mais chaque paroisse a sa propre assemblée. Aucune des deux n'est riche, ayant toutes deux à souffrir des inondations du Rhône, mais les terres de Vaulx ont une valeur encore inférieure à celles de Villeurbanne. L'économie repose surtout sur la culture, notamment du chanvre, bien adapté à ces zones marécageuses, et sur l'élevage[21].

Le 26 février 1790 est formé le département de l'Isère. Vaulx, qui est encore réunie administrativement à Villeurbanne, est rattachée au district de Vienne. C'est en 1797 que Vaulx-en-Velin devient une commune indépendante.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Plan des années 1840 montrant Vaulx-en-Velin en Isère.

Le 24 mars 1852, en raison de l'apparition de zones urbanisées en périphérie de Lyon, la commune de Vaulx-en-Velin est rattachée en compagnie des autres communes iséroises de Bron, Vénissieux et Villeurbanne au département du Rhône[22]. Avant cette date, la commune de Lyon était limitrophe de l'Isère.

Une des constantes de l'histoire de Vaulx-en-Velin est la lutte contre les inondations du Rhône et pour l'assainissement des marais. Des travaux furent entrepris au XVIIe siècle et surtout dans la deuxième moitié du XIXe siècle (construction de la digue St-Jean Villeurbanne/Vaulx, assèchement des marais).

La centrale de Cusset vue depuis Vaulx-en-Velin.

En 1894 sont entrepris les travaux de percement du canal de Jonage, destiné à la fois à alimenter en eau l'agglomération de Lyon et, grâce à la centrale hydroélectrique de Cusset, à fournir à l'industrie une énergie abondante et bon marché[23]. Les premiers projets voient le jour dès 1874, mais en raison notamment de l'opposition de la Compagnie Générale des Eaux et de la Compagnie du Gaz de Lyon, ce n'est qu'en 1892 qu'une loi accorde une concession de 99 ans à la Société Lyonnaise des Forces Motrices du Rhône[24]. Le chantier dure cinq ans et modifie profondément la géographie de Vaulx-en-Velin en isolant le secteur de la Côte, au sud, qui représente environ un quart du territoire, du vieux village au nord. Celui-ci devient une sorte de presqu’île communiquant avec les communes voisines par six ponts construits sur le canal[25]. Le sud, traversé par le Chemin de fer de l'Est de Lyon et les routes de Crémieu et de Genas, verra s'installer dans les décennies suivantes divers établissements industriels[26]. La centrale de Cusset est mise en service en 1899 : il s'agit alors de la plus puissante centrale hydroélectrique du monde. Bien que l'essentiel de la production de l'usine soit réservé à la distribution de force motrice, Vaulx-en-Velin bénéficie comme les communes voisines de l'éclairage des particuliers[25].

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Photographie ancienne montrant le terminus du tramway à la Grande Place
Le terminus du tramway à la Grande Place

La ville est desservie dès 1903 par les tramways lyonnais de la Compagnie Lyonnaise de Tramways (CLT), puis de la compagnie des Omnibus et tramways de Lyon (OTL). La ligne porte l'indice 27 et circule entre les Cordeliers - Croix-Luizet - Vaulx en Velin.

L'usine TASE[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Usine Tase.

L'industrialisation à Vaulx-en-Velin commence réellement en 1923 lorsque l'entreprise Gillet achète 75 hectares de terrain dans le quartier de la Poudrette pour y implanter une usine de soie artificielle. La SASE (Soie Artificielle du Sud-Est) est attirée par la ligne ferroviaire de l'Est lyonnais, le canal, la proximité de l'usine hydroélectrique de Cusset, la présence d'une nappe phréatique abondante et pure et le relatif éloignement de Lyon[26],[27]. Autour de l'usine se construit un nouveau quartier : dès 1924 la « Petite Cité », un ensemble de 97 pavillons totalisant 297 logements est construite par l'entreprise Gillet. Deux ans plus tard est édifiée la « Grande Cité », ensemble de 20 immeubles collectifs qui comprennent 491 logements[28]. La construction de cette deuxième cité, au confort plus sommaire, introduit une division sociale entre la « Petite Cité », qui héberge ingénieurs et cadres, et la « Grande Cité » pour le reste du personnel. La société y mène une politique résolument paternaliste, construisant une école (les blouses sont fournies aux enfants du personnel), des bains-douches, des commerces, une salle de gymnastique. Elle fournit gratuitement à ses employés l'eau, le charbon, l'électricité. Les premiers curés sont également logés et payés par l'usine[29].

Depuis les années 1920[modifier | modifier le code]

Le 3 mai 1929 le « Bloc ouvrier et paysan » (PCF) remporte les élections municipales : c'est la première municipalité communiste du Rhône[27]. Excepté durant la Seconde Guerre mondiale, la ville sera toujours dirigée par le Parti communiste français (ou apparenté). En 30 ans la population a été multipliée par 6 (1901 : 1 251 habitants ; 1931 : 8 105 habitants).

En 1955-1956 est réalisée la grande digue le long du Rhône, qui résiste à la grande crue de 1957 (la ville est depuis à l’abri des grandes inondations qui revenaient régulièrement).

Par décision interministérielle une Zone à urbaniser en priorité (ZUP) est décidée en 1963. La construction débute en 1970 : de nouveaux équipements commerciaux, sportifs, scolaires, administratifs se créent, ainsi que trois zones d'activités industrielles et une zone maraîchère. La ZUP est à l'origine d'une forte augmentation démographique (1978 : 43 791 habitants).

L’ENTPE (École nationale des travaux publics de l'État) est, en outre, transférée de Paris à Vaulx en 1975. L’ENSAL (École nationale supérieure d'architecture de Lyon) est, quant à elle, transférée d'Écully à Vaulx en 1987.

Le 6 octobre 1990 des émeutes urbaines éclatent à la suite de la mort d'un jeune motard tentant de forcer un barrage de police au Mas du Taureau.

Le 22 janvier 2008 Fadela Amara, secrétaire d'État chargée de la politique de la ville, présente son projet de Loi sur la banlieue au Centre culturel Charlie-Chaplin : « Espoir Banlieues - Une dynamique pour la France », séminaire animé notamment par Serge Moati.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Vaulx-en-Velin est gérée par des majorités communistes depuis 1929[27] jusqu'en mars 2014. Aux élections municipales de 2008, Maurice Charrier (PCF) a été élu au premier tour avec 50,56 % des voix devant Hélène Geoffroy, PS (23,94 %), avec un taux de participation de 44 %[30]. À la suite de la démission de Maurice Charrier, Bernard Genin, premier adjoint (PCF), était élu maire le 24 avril 2009. Maurice Charrier a depuis rejoint le Parti de gauche. Aux élections municipales de 2014, Hélène Geoffroy (PS) a été élue maire au second tour devant Bernard Genin (PCF), première femme maire de cette ville.

Au premier tour de l'élection présidentielle de 2002, Jean-Marie Le Pen devançait Lionel Jospin avec respectivement 21,70 % et 18,47 % des suffrages. Au second tour, le résultat a été de 77,56 % pour Jacques Chirac (RPR) et 22,44 % pour Jean-Marie Le Pen (FN), avec 74,78 % de participation[31].

Au second tour de l'élection présidentielle de 2007, 64,03 % des suffrages sont allés à Ségolène Royal et 35,97 % à Nicolas Sarkozy, contre respectivement 46,94 % et 53,06 % au niveau national, avec un taux de participation de 78,46 %. Au premier tour, Jean-Marie Le Pen obtenait à Vaulx-en-Velin un résultat un peu moins bon que dans le reste de la France (9,26 % contre 10,44 %), comme François Bayrou (16,15 % contre 18,57 %). Ségolène Royal arrivait en tête avec 39,45 % des suffrages devant Nicolas Sarkozy (21,04 %), pour un taux de participation de 78,89 %[32].

Aux élections régionales françaises de 2010, la liste conduite par Jean-Jack Queyranne (Union de la Gauche) arrivait largement en tête au second tour avec 68,17 % des suffrages, contre 15,96 % à Bruno Gollnisch (Front National) et 15,87 % à la liste de la majorité présidentielle conduite par Françoise Grossetête[33].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Vaulx-en Velin a été successivement rattachée aux cantons de Villeurbanne en 1793, de Meyzieu en 1801, de La Guillotière en 1852, à nouveau de Villeurbanne en 1854, de Bron en 1964, enfin de Vaulx-en-Velin depuis 1982[34].

Le conseil municipal issu des élections de 2008 est composé du maire, de douze adjoints et de vingt-six conseillers municipaux. Vingt-sept sièges du conseil municipal sont pourvus par les élus du groupe « Front de gauche ». Les autres élus se répartissent entre les groupes « Lutte ouvrière » (trois élus), « Socialistes pour le rassemblement » (deux élus), « Socialistes et apparentés » (trois élus) et « Réussir ensemble Vaulx-en-Velin » (quatre élus)[35]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs depuis 1944
Période Identité Étiquette Qualité
1944 mai 1953 Jean Peyri PCF  
mai 1953 1966 René Carrier PCF  
1966 mars 1977 Robert Many PCF  
mars 1977 décembre 1985 Jean Capievic PCF Conseiller général du Rhône (1982-1985)
décembre 1985 avril 2009 Maurice Charrier PCF Conseiller général du Rhône (1992-2004),
vice-président du Grand Lyon
avril 2009 mars 2014 Bernard Genin[36] PCF  
mars 2014 en cours Hélène Geoffroy PS  

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Vaulx-en-Velin est située dans le ressort du tribunal de grande instance et de la cour d'appel de Lyon. Une des huit Maisons de justice et du droit de la cour d'appel est implantée dans la commune.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 18 novembre 2011, Vaulx-en-Velin est jumelée avec :

Un accord de coopération culturelle et d’amitié a été signé en décembre 2001 avec la commune du Port (La Réunion), suivi d'échanges culturels et sportifs[38].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 42 726 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 4],[Note 5].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
762 961 986 1 045 1 125 1 170 1 182 1 233 1 287
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 263 1 340 1 260 1 238 1 245 1 258 1 251 1 270 1 314
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 251 1 235 1 315 1 588 3 745 8 124 7 386 7 821 9 630
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
12 118 20 726 37 866 44 160 44 174 39 154 40 300 42 726 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[39] puis Insee à partir de 2004[40].)
Histogramme de l'évolution démographique


En 2009, Vaulx-en-Velin comptait 40 339 habitants (soit une augmentation de 3 % par rapport à 1999). La commune occupait le 174e rang au niveau national, alors qu'elle était au 170e en 1999, et le 6e au niveau départemental sur 293 communes.

Le maximum de la population a été atteint en 1990 avec 44 174 habitants.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (15 %) est en effet inférieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (20,2 %).

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %). La répartition de l population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 48,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 26,3 %, 15 à 29 ans = 23,6 %, 30 à 44 ans = 20 %, 45 à 59 ans = 16,1 %, plus de 60 ans = 14,1 %) ;
  • 51,2 % de femmes (0 à 14 ans = 23,3 %, 15 à 29 ans = 23,8 %, 30 à 44 ans = 19,4 %, 45 à 59 ans = 17,6 %, plus de 60 ans = 15,9 %).
Pyramide des âges à Vaulx-en-Velin en 2008 en pourcentage[41]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,5 
3,4 
75 à 89 ans
5,3 
10,5 
60 à 74 ans
10,1 
16,1 
45 à 59 ans
17,6 
20,0 
30 à 44 ans
19,4 
23,6 
15 à 29 ans
23,8 
26,3 
0 à 14 ans
23,3 
Pyramide des âges du département du Rhône en 2008 en pourcentage[42].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
5,5 
75 à 89 ans
8,5 
11,9 
60 à 74 ans
12,5 
18,3 
45 à 59 ans
18,4 
21,4 
30 à 44 ans
20,0 
22,6 
15 à 29 ans
21,9 
19,9 
0 à 14 ans
17,7 

Immigration[modifier | modifier le code]

En 2005, 61 % des jeunes de moins de 18 ans avaient au moins un parent immigré[43].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Photographie montrant l'École d'architecture de Lyon à Vaulx-en-Velin
L'École nationale supérieure d'architecture de Lyon à Vaulx-en-Velin

Vaulx-en-Velin est située dans l'académie de Lyon.

La commune gère 17 écoles maternelles et 15 écoles primaires. Le département du Rhône gère 4 collèges : Aimé-Césaire, Henri-Barbusse, Jacques-Duclos et Pierre-Valdo. La région Rhône-Alpes gère le lycée d'enseignement général Robert-Doisneau, ouvert en 1995[Note 6], ainsi que le lycée professionnel les Canuts[44].

L'« école de production Boisard » est un établissement professionnel privé[45].

Deux établissements d'enseignement supérieur sont installés à Vaulx-en-Velin : l'École nationale des travaux publics de l'État (ENTPE), installée depuis 1975[46] et l'École nationale supérieure d'architecture de Lyon (ENSA Lyon), installée à Vaulx-en-Velin depuis 1987[47].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le Centre culturel communal Charlie-Chaplin[modifier | modifier le code]

Le Centre culturel communal Charlie-Chaplin[48] est une salle de spectacles de 1 000 places. Construit en 1982-1983 sur les plans de l'architecte vénissian Henri Thivillier, il fait partie du réseau des scènes Rhône-Alpes et propose une programmation de spectacles (théâtre, danse, musique) à destination notamment des familles et des enfants. Sa politique artistique s'appuie sur les résidences d'artistes, choix qui permet un soutien à la création contemporaine et facilite les rencontres avec les habitants de la ville et du Grand Lyon.

Le planétarium[modifier | modifier le code]

Le planétarium de Vaulx-en-Velin[49] est un équipement municipal. Il permet de découvrir le cosmos dans des conditions optimales : une salle de 150 places équipée d'une technologie de pointe pour plonger au cœur de l'univers.

Cinéma municipal Les Amphis[modifier | modifier le code]

La ville dispose également d'un cinéma municipal, Les Amphis, d'une école de musique et d'une compagnie de danse.

Événements culturels[modifier | modifier le code]

  • Festival de jazz de Vaulx-en-Velin[50], qui se déroule au printemps.
  • Festival du film court francophone[51], qui a lieu en janvier (six éditions depuis 2000).
  • Rencontres Théâtrales de Lyon[52], ou « ReuTeuLeu », dont l'organisation est principalement prise en charge par les étudiants de l'ENTPE. La 26e édition de ce festival international aura lieu du 2 au 6 février 2015.
  • Mini Fête de l'Humanité au Centre Charlie Chaplin en novembre.
  • Biennale du ciel et de l’espace organisée par le planétarium en février.

Santé[modifier | modifier le code]

La Clinique Mutualiste de Lyon dispose de deux sites, dont la clinique de l'Union à Vaulx-en-Velin, spécialisée en maternité et pédiatrie[53].

Sports[modifier | modifier le code]

Photographie montrant le palais des sports Jean-Capievic
Le palais des sports Jean-Capievic.

Vaulx-en-Velin comporte un club de football : le FC Vaulx. Ils évoluent pour l'année 2011 en division d'honneur et comptent parmi leurs joueurs Gressy Benzema. C'est le frère du célèbre attaquant Karim Benzema, passé par Lyon et qui évolue maintenant au Real Madrid . En 2011, le club a réalisé un bon parcours en Coupe de France en allant jusqu'aux seizièmes de finale, battu par l'équipe de Ligue 1 du Stade rennais.

Médias[modifier | modifier le code]

La presse locale est représentée par le Progrès, édition Plaine du Rhône/Villeurbanne.

Cultes[modifier | modifier le code]

Photographie montrant l'église Saint-Thomas en construction en novembre 2011
L'église Saint-Thomas en construction en novembre 2011

Les Vaudais disposent de quatre lieux de culte catholique : la chapelle Saint-Jean et l'église Notre-Dame-de-l'Assomption au sein de la paroisse Notre-Dame-de-l'Assomption, et l'église Saint-Joseph pour la paroisse du même nom[54]. Les deux paroisses dépendent du diocèse de Lyon. Une nouvelle église, dédiée à saint Thomas et d'une capacité de 450 fidèles, a été construite entre le 30 avril 2010 et l'automne 2012, et dédicacée le 2 décembre 2012. Cette nouvelle église est à la fois affectée au culte catholique et assyro-chaldéen[55].

Il existe cinq lieux de culte musulman à Vaux-en-Velin : les mosquées Okba-Ibn-Nafee, Bilal, Ben-Dida, Nour, et la mosquée de Vaulx-en-Velin[56]. Une nouvelle grande mosquée, Okba, est en construction. La pose de la première pierre a eu lieu le 25 juin 2011. La mosquée Okba, promue par l’association Centre musulman Vaulx-en-Velin Okba (CMVO), pourrait accueillir jusqu’à 1 000 fidèles[57].

L'église évangélique dispose d'un lieu de culte à Vaulx-en-Velin[58].

Économie[modifier | modifier le code]

La ville organise chaque année le Forum de l’économie sociale et solidaire. Le tissu économique est fort de 1 600 établissements, principalement situés à l'est de la commune. La zone possède encore 28 500 mètres carrés de réserve foncière pour le développement d'activités commerciales, artisanales et industrielles.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2008, le revenu fiscal médian par ménage était de 11 667 €, ce qui plaçait Vaulx-en-Velin au 31 286 e rang parmi les 31 604 communes de plus de 50 ménages en métropole[59].

Population active[modifier | modifier le code]

La population âgée de 15 à 64 ans s'élevait en 2008 à 25 766 personnes (25 786 en 1999), parmi lesquelles on comptait 63,9 % d'actifs dont 51,0 % ayant un emploi et 12,9 % de chômeurs[60]. En 2008, 35,2 % des actifs ayant un emploi et résidant dans la commune travaillaient à Vaulx-en-Velin, 64,8 % dans une autre commune, principalement du département du Rhône[61].

Le taux d'activité en 2008 était de 39,8 % pour la tranche d'âge 15 - 24 ans (France métropolitaine : 43,2 %), 80,0 % pour la tranche d'âge 25 - 54 ans (France métropolitaine : 89,6 %), et 40,9 % pour la tranche d'âge 55 - 64 ans (France métropolitaine : 41,5 %)[60].

La répartition par catégories socioprofessionnelles de la population active de Vaulx-en-Velin[Note 7] fait apparaître une sous-représentation des « cadres et professions intellectuelles » et des « professions intermédiaires » et une sur-représentation des « ouvriers » et « employés », par rapport à la moyenne de la France métropolitaine.

Répartition de la population active par catégories socioprofessionnelles (recensement de 2008)

  Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d'entreprise
Cadres, professions
intellectuelles
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Vaulx-en-Velin 0,19 % 3,80 % 5,68 % 16,33 % 33,03 % 38,37 %
Moyenne nationale 1,71 % 5,57 % 14,84 % 24,02 % 29,02 % 23,86 %
Sources des données : INSEE[60]

Emplois[modifier | modifier le code]

La commune de Vaulx-en-Velin fait partie de la zone d’emploi de Lyon[62] et dispose d'une agence Pôle emploi.

En 2008 on comptait 20 191 emplois dans la commune, contre 17 954 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune étant de 13 224, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 8] est de 152,7 %, ce qui signifie que la commune offre approximativement un peu plus de trois emplois pour deux Vaudais actifs. Cet indicateur était de 142,5 % en 1999[60].

La répartition par secteurs d'activité des emplois à Vaulx-en-Velin fait apparaître le fort poids relatif du secteur industriel. L'emploi tertiaire (commerce, services, administrations) représente environ 69,5 % du total à Vaulx-en-Velin, contre près de 76 % en France métropolitaine.

Répartition des emplois par domaines d'activité (recensement de 2008)

  Agriculture Industrie Construction Commerce,
transports,
services divers
Administration publique,
enseignement,
santé, action sociale
Vaulx-en-Velin 0,2 % 18,7 % 11,5 % 46,0 % 23,5 %
Moyenne nationale 3,0 % 14,3 % 6,9 % 45,3 % 30,5 %
Sources des données : INSEE[60]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2008, le nombre total d'établissements était de 3 374[63] répartis de la façon suivante par secteur d'activité : 19 (soit 0,6 %) dans le domaine agricole (agriculture, sylviculture et pêche), 312 (soit 9,2 %) dans le domaine de l'industrie, 500 (soit 14,8 %) dans la construction, 2 196 (soit 65,1 %) dans le commerce, transports et services divers dont 1050 (soit 31,1 %) dans le commerce et la réparation automobile, enfin 347 (soit 10,3 %) dans les domaines administration publique, enseignement, santé, action sociale.

Dans le secteur industriel, diversifié, on compte parmi les principaux employeurs une fonderie de métaux non ferreux, deux entreprises de robinetterie, des fabriques de compresseurs, de verres optiques, une boulangerie industrielle, mais aussi des appareils médicaux, matériels de mesure, machines-outils, etc.

Le secteur tertiaire est tout aussi diversifié : l'hypermarché Carrefour y est le premier employeur. On compte également des entreprises de transport, de routage, d'ingénierie, de négoce[64].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'ancienne Usine Tase (« Textile Artificiel du Sud-Est ») a fait l'objet d'une inscription sur la liste du patrimoine du XXe siècle en 2003[65] et fait l'objet depuis 2011, d'une inscription au monument historique. C'est en 2011, l'un des lieux d'expositions de la biennale d'art contemporain de Lyon.

Photographie montrant l'usine Tase
L'usine Tase en mars 2010

Le planétarium de Vaulx-en-Velin est un équipement municipal consacré à la vulgarisation de l'astronomie. Il est ouvert à tous les publics et peut accueillir 150 personnes. Il a également accueilli en 2011 la première Biennale du ciel et de l’espace de la région Rhône-Alpes. Le planetarium sera intégré au Pôle d'astronomie et de culture spatiale, projet de la ville qui doit ouvrir au printemps 2013[66].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Tous les 8 décembre Vaulx-en-Velin fête le cardon, légume typiquement vaudais qui aime les sols alluviaux. La manifestation, organisée par la confrérie du cardon, rassemble jusqu'à 10 000 personnes et comprend, outre la traditionnelle dégustation de gratin de cardon, des spectacles de rue, concerts et feu d'artifice[67]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Photographie montrant Nathalie Arthaud
Nathalie Arthaud

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Armes de Vaulx-en-Velin

Les armes de Vaulx-en-Velin se blasonnent ainsi :

Parti : au premier d'or à la pince multiprises de gueules, son bec à senestre, remplie de sable entre ses branches, dans sa coulisse et entre ses mâchoires, à la tige d'argent brochant sur la branche senestre de la pince supportant deux feuilles du même, l'une sur l'autre, à dextre, au second d'or aux six burelles de sable ; au lion de gueules armé, lampassé et couronné d'argent, brochant sur le quart senestre du premier et sur le tout du second.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • J. Perret, Dans la banlieue industrielle de Lyon : Vaulx-en-Velin, vol. 13, t. 1, Les Études rhodaniennes,‎ 1937 (lire en ligne), p. 22-33
  • Louis Jacquemin, Histoire des églises de Lyon - Villeurbanne - Vaulx-en-Velin - Bron - Vénissieux - Saint-Fons, Lyon, Elie Bellier,‎ 1985, 364 p.
  • Alain Belmont, Etude historique de la dynamique fluviale dans la plaine de Miribel-Jonage (Haut-Rhône) à la fin du Moyen Age, vol. 64, t. 4, Revue de géographie de Lyon,‎ 1989 (lire en ligne), p. 191-196
  • Théodore Ogier, Villeurbanne et son canton, Lyon, Éditions du Bastion,‎ 1992
  • Dominique Aubry, Villeurbanne et la Révolution française, Maison du livre de l'image et du son, ville de Villeurbanne,‎ 1988, 171 p. (ISBN 2-907-628-01-1)
  • Charly Bourganel, Vaux-en-Velin autrefois, Le Pré de l'Âge,‎ 1990 (ISBN 2903232-00-8)
  • Alain Varaschin et Denis Varaschin, La construction du canal de Jonage, La Luiraz,‎ 1992
  • Louis Dufier, Pages d'histoire en Dauphiné : Cantons de Symphorien-d'Uzon, Meyzieu, La Verpillère, Villeurbanne, Lyon, Bellier,‎ 1993 (ISBN 2-904547-28-2)
  • Daniel Delattre, Le Rhône : Les 293 communes, Delattre,‎ 2007, 288 p. (ISBN 2-915907-33-1)
  • Cécile Mathias, Vaulx-en-Velin Sud : Recueil de témoignages et textes, Villeurbanne, Mot passant,‎ juin 2007 (ISBN 9782912506917)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. bien qu'il soit possible qu'elle se soit trouvée sur la rive droite au Moyen Âge
  2. Ces voies d'eau avaient été reprises dans le graphisme de la première identité visuelle de la commune sous la forme de deux « V » bleus.
  3. a et b « Broteaux » (avec un seul t) est le nom local des îles du Rhône (dictionnaire du Centre National de Ressources Textuelles et Locales
  4. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  5. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  6. Chris Laroche, dans son livre « Proviseure à Vaulx-en-Velin », raconte son expérience de chef d'établissement ainsi que la vie au quotidien de ce lycée ouvert en 1995 malgré les réserves initiales des autorités académiques et régionales.
  7. Y compris les actifs sans emploi
  8. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Nom des habitants des communes françaises, Vaulx-en-Velin », sur le site habitants.fr de la SARL Patagos (consulté le 18 novembre 2011).
  2. « Orthodromie entre Lyon et Vaulx-en-Velin », sur le site lion1906 (consulté le 21 novembre 2011)
  3. Perret 1937
  4. Voir le réseau hydrographique sur Géoportail. Consulté le 31 décembre 2011.
  5. a et b Aubry 1988, p. 4-6
  6. « Canal de Miribel », le site de l'agence de développement touristique du département de l'Ain (consulté le 19 décembre 2011)
  7. Belmont 1989, p. 191-192
  8. « Glossaire géographique du Parc de Miribel-Jonage », Université de Saint-Étienne (consulté le 21 novembre 2011)
  9. « Rivière Rhône », sur le site du projet Babel : Histoire & Patrimoine des Rivières & Canaux (consulté le 21 novembre 2011)
  10. « Historique du parc », sur le site du grand parc Miribel Jonage (consulté le 21 décembre 2011)
  11. a et b « Plan local d'urbanisme », sur le site de la communauté urbaine de Lyon (consulté le 10 mars 2012)
  12. « Résultats du recensement de la population 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 2 janvier 2012)
  13. a, b et c Odile Faure-Brac, Carte archéologique de la Gaule - Le Rhône, 69/1, (ISBN 2-87754-096-0), p. 543
  14. « Mise en récit du territoire du projet Carré de soie 19e et 20e siècle », sur le site GRANDLYON de la communauté urbaine de Lyon,‎ 2011 (consulté le 20 décembre 2011)
  15. a, b et c Aubry 1988, p. 5
  16. a, b et c Jacquemin 1985, p. 333-334
  17. Belmont 1989, p. 196
  18. a, b et c Ogier 1992, p. 68
  19. « Vaulx-en-Velin n’est plus une banlieue ! », sur le site de la bibliothèque municipale de Lyon (consulté le 24 novembre 2011)
  20. Dufier 1993, p. 318
  21. Aubry 1988, p. 10-11
  22. Décret relatif à la commune de Lyon du 24 mars 1852 disponible sur Gallica : « la Guillotière, la Croix-Rousse et Vaise sont réunies à la commune de Lyon, et les communes de Villeurbane, Vaux, Bron et Venissieux sont distraites du département de l'Isère et réunies au département du Rhône ».
  23. Varaschin 1992, p. 13
  24. Varaschin 1992, p. 17
  25. a et b Varaschin 1992, p. 219
  26. a et b [PDF] Catherine Foret, « De l’épopée industrielle de l’Est lyonnais au projet urbain du « Carré de Soie », ou l’invention d’un territoire d’agglomération : brève histoire d'un retour vers le futur. », sur Millénaire, le centre ressources prospectives du Grand Lyon,‎ novembre 2010 (consulté le 18 décembre 2011)
  27. a, b et c Bourganel 1990
  28. [PDF] Agence d'urbanisme de Lyon, « Diagnostic patrimonial du Carré de Soie », sur le site « Carré de Soie, l'esprit des lieux » du Grand Lyon,‎ juillet 2010 (consulté le 21 décembre 2011)
  29. Mathias 2007, p. 12-15
  30. « Résultats des élections municipales de 2008 », sur le site du quotidien Le Figaro (consulté le 21 novembre 2011)
  31. « Résultats de l’élection présidentielle 2002 », sur le site du ministère de l’intérieur (consulté le 21 novembre 2011)
  32. « Résultats de l’élection présidentielle 2007 », sur le site du ministère de l’intérieur (consulté le 21 novembre 2011)
  33. « Résultats des élections régionales 2010 », sur le site du ministère de l’intérieur (consulté le 21 novembre 2011)
  34. « Notice communale - Vaulx-en-Velin », sur le site Cassini de l'École des Hautes Études en Sciences Sociales (consulté le 2 janvier 2012)
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  40. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  41. « Évolution et structure de la population à Vaulx-en-Velin en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 novembre 2011).
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  50. Site du Festival de jazz de Vaulx-en-Velin.
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  53. « Mieux nous connaître », sur le site de la Clinique Mutualiste de Lyon (consulté le 31 décembre 2011)
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  58. « Rhône », sur l'annuaire des églises évangéliques (consulté le 20 novembre 2011)
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  60. a, b, c, d et e « Résultats du recensement de la population - 2008 - Thème : Emploi - Population active (Vaulx-en-Velin) », sur site de l'INSEE (consulté le 24 novembre 2011)
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