Albertville

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Albertville
Vue panoramique d'Albertville depuis Pallud
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Blason de Albertville
Blason
Logo
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Savoie (sous-préfecture)
Arrondissement Albertville
Canton Albertville-Nord
Albertville-Sud
Intercommunalité Communauté de communes de la Région d'Albertville
Maire
Mandat
Martine Berthet
2014-2020
Code postal 73200
Code commune 73011
Démographie
Gentilé Albertvillois / Albertvilloises
Population
municipale
18 832 hab. (2011)
Densité 1 074 hab./km2
Population
aire urbaine
43 225 hab.
Géographie
Coordonnées 45° 40′ 36″ N 6° 23′ 36″ E / 45.676667, 6.39333445° 40′ 36″ Nord 6° 23′ 36″ Est / 45.676667, 6.393334  
Altitude Min. 328 m – Max. 2 030 m
Superficie 17,54 km2
Localisation

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Liens
Site web Albertville.com

Albertville est une commune française, située dans le département de la Savoie en région Rhône-Alpes.

Située au cœur des Alpes, la commune se trouve à la limite de la Tarentaise, du Beaufortain et du Val d'Arly, dans la Combe de Savoie. Cette situation géographique lui vaut actuellement le surnom de Carrefour des Quatre Vallées. Sa situation géographique et ses atouts montagnards permirent à la ville d’accueillir les XVIe Jeux olympiques d'hiver de 1992. Cet événement sportif la fit mondialement connaître.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune d'Albertville se trouve aux portes de plusieurs vallées alpines du département de la Savoie. Elle est en effet située dans la Combe de Savoie, à la limite de la Tarentaise, du Beaufortain et du Val d'Arly. Cette particularité géographique lui vaut par ailleurs le surnom de « Carrefour des Quatre Vallées ».

Albertville est traversée par la rivière Arly et longée par l’Isère au sud-ouest. L'Arly se jette dans l’Isère quelques kilomètres plus en aval de la ville. Les massifs alentours sont pour leur part les Bauges (à l'ouest), le Beaufortain (au nord), et la Lauzière (au sud).

Les sommets observables depuis Albertville sont la Belle Étoile, la Dent de Cons, la Négresse, la Roche Pourrie, le Mirantin, la Pointe de la Grande Journée et la chaîne du Grand Arc.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes d’Albertville sont Venthon dans le Beaufortain, Pallud, Mercury, Gilly-sur-Isère, Tournon, Monthion et Grignon dans la Combe de Savoie et Tours-en-Savoie. On peut également énumérer comme cités voisines : Ugine (dans le val d’Arly) et La Bâthie (en Tarentaise).

Communes limitrophes de Albertville
Pallud Pallud Venthon
Mercury Albertville Tours-en-Savoie
Gilly-sur-Isère Grignon Grignon

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat y est de type montagnard en raison de la présence du Massif alpin.

Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard
Paris 1 797 h/an 642 mm/an 15 j/an 19 j/an 13 j/an
Nice 2 694 h/an 767 mm/an 1 j/an 31 j/an 1 j/an
Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an
Albertville 2 296 h/an 702 mm/an 27 j/an 16 j/an 19 j/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an

Voici un aperçu dans le tableau ci-dessous pour l’année 2007 :

Mois J F M A M J J A S O N D Année
Températures (sous abri, normales) °C ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ...
Précipitations (hauteur moyenne en mm) ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ...
Source: Météo France et Météociel[1]

Voies de communication et transport[modifier | modifier le code]

Vue d’Albertville depuis la cité médiévale de Conflans.

La commune d’Albertville se situe sur la route des grandes stations de sports d’hiver de la vallée de la Tarentaise, elle est donc desservie par un important trafic routier et ferroviaire.

Voies routières[modifier | modifier le code]

La ville marque la fin de l'autoroute A430, prolongeant le parcours de l’autoroute A43 provenant de Chambéry et Lyon. La poursuite par la route jusqu'aux stations de Tarentaise est effectuée par la Nationale 90 en direction de Moûtiers et de Bourg-Saint-Maurice.

En outre, la commune marque le départ de l’ancienne route nationale 212 aujourd'hui D 1212 pour Annecy via Ugine et Faverges.

Depuis le 1er décembre 2008, une voie sur berge est ouverte. Elle permet de désengorger l’axe routier principal, traversé par près de 25 000 véhicules par jour pendant les vacances d’hiver.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]
TER pour Bourg St-Maurice à la sortie d’Albertville.

La commune est reliée au réseau ferroviaire national depuis 1884. Elle est desservie par la ligne ferroviaire à voie unique dite ligne de la Tarentaise, de Saint-Pierre-d'Albigny à Bourg-Saint-Maurice. De la gare d'Albertville part une autre ligne en direction d’Annecy, aujourd’hui abandonnée et partiellement transformée en piste cyclable, le tronçon Albertville-Ugine étant conservé pour permettre la circulation de trains de marchandises desservant les usines d'Ugine. La ligne en provenance de Chambéry ainsi que la gare sont alimentés en 1 500 V continu, alors que la portion de ligne restant pour Bourg-Saint-Maurice est alimentée par une tension passe de 25 000 V alternatif monophasé. Le sectionnement a lieu dans Albertville après le passage à niveau coupant la rue Pasteur.

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

Une piste cyclable permet de rejoindre Annecy. Un nouveau tronçon (en site propre) à la sortie d’Albertville, longeant l'Arly permet un trajet agréable. Cependant la piste s'arrête en dessous de Césarches et oblige les cyclistes à circuler sur la route départementale jusqu'à Ugine. Une autre piste cyclable permet de rejoindre la base de loisirs de Sainte-Hélène-sur-Isère depuis le pont du Mirantin à Albertville. Cette piste cyclable longe le cours de l'Isère (rivière).

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Depuis le 2 janvier 2007, un réseau de transport urbain a été mis en place par la Communauté de communes de la région d'Albertville : deux lignes de bus quadrillent l’agglomération et une ligne relie Albertville à Ugine.

Le projet, qui devait initialement être mis en orbite en trois ans, a finalement été un succès surprenant, puisque l’objectifs de fréquentation de 100 000 passagers a été atteint en octobre 2007, soit plus de deux ans avant la date prévue. Le réseau, depuis, s’est développé, et comporte quatre autres lignes fonctionnant dans la vallée de la Tarentaise.

Transports aériens[modifier | modifier le code]

Un aérodrome (et aéroclub) est situé à proximité d'Albertville sur la commune de Tournon, avec une partie s'étendant également sur celle de Frontenex.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Albertville tient son nom du roi de Sardaigne Charles-Albert, fondateur de cette ville en 1835[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d’Albertville

Les armes d’Albertville se blasonnent ainsi : Parti : au 1) de gueules à la croix d'argent cantonnée à la pointe senestre d'une tour de même, au 2) coupé d'argent et d'azur à l'ancre de sable chargée d'une gerbe de blé d'or, brochant sur le tout.

Elle représentent la réunion de deux localités :

  • Conflans : Les armes de Savoie avec une tour représentant les fortifications.
  • L’Hôpital : Le bleu représente les rivières, l’ancre le flottage du bois et les activités portuaires et la gerbe l’extension des champs grâce à l’endiguement de l’Arly.
blason

Faits historiques[modifier | modifier le code]

À l’époque romaine, le bourg sur le roc constituait un point important de la voie Milan-Vienne. Situé à la confuence de l’Arly et de l’Isère, les romains baptisèrent la cité : « ad confluentes », d’où son nom. La plaine était quant à elle occupée par les douaniers et constituait le poste frontière de « ad publicanos » (du latin publicanus : le fermier d’impôt, ici, le douanier)[3].

À la fin du XIIe siècle, les chevaliers de Saint Jean de Jérusalem fondèrent une maison hospitalière pour accueillir les voyageurs et les pèlerins. Tout autour, un village se développe : l’Hôpital. En 1216, il est fait pour la première fois mention de l’Hôpital-sous-Conflans, puis, en 1287, la ville prend le nom de Villefranche de l’Hôpital[4].

Au cours des siècles, la ville, suivant les faits historiques de la Savoie, a appartenu aux comtes et ducs de Savoie, qui deviennent rois de Sardaigne, et a été quelquefois occupée par les armées françaises, jusqu’à la réunion à la France en 1860. En 1801, après la conquête de la Savoie par Bonaparte, elle prit temporairement le nom de Conflent.

Ce ne fut qu’en 1835, avec l'ordonnance du 19 décembre, que le roi de Sardaigne Charles-Albert réunit les deux bourgs de Conflans et de l’Hôpital pour former Albertville[2]. « Dans l'intérêt réciproque des deux villes de Conflans et de l'Hôpital, il a été reconnu que leur réunion en un seul corps de communauté sera pour leurs habitants respectifs une somme d'avantages d'autant plus précieux qu'ils leur seront offerts par la nature même des lieux »[5].

Au XXe siècle, l'industrie électrochimique est très forte grâce à la croissance rapide d'Ugine aciers, qui a produit la moitié de l'acier inox français.

Jeux Olympiques de 1992[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Jeux olympiques d'hiver de 1992.

Organisation des Jeux olympiques d'hiver de 1992, du 8 au 23 février 1992. Ouverture prononcée par le président François Mitterrand.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La ville d'Albertville est une sous-préfecture de la Savoie. Elle fait partie de la deuxième circonscription de la Savoie. L'arrondissement d'Albertville est divisé en neuf cantons :

Elle est également la ville Centre de la Communauté de communes de la région d'Albertville.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

La ville d'Albertville est un bastion traditionnel de la droite. Elle est ainsi dirigée de 1958 à 2008 par Jean-Baptiste Mathias (UNR), Henri Dujol (RPR) et Albert Gibello (UMP). La liste d'union de la gauche conduite par Philippe Masure créé la surprise en l'emportant aux élections de 2008. Au élections cantonales de 2011, les cantons d'Albertville-Nord et d'Albertville-Sud élisent tous les deux un conseiller général socialiste et en 2012, François Hollande obtient 50,68% des voix au second tour de l'élection présidentielle. La ville est reprise par la droite en 2014.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Élection municipale de 2008[modifier | modifier le code]

Lors des élections municipales de mars 2008, le taux de participation atteint 59,67 %. Au cours de cette élection à tour unique, la liste d'union de la gauche « Un nouvel élan pour Albertville » conduite par Philippe Masure recueille 50,96 % des suffrages tandis que la liste UMP « Albertville avec passion » menée par Albert Gibello n'en remporte que 49,04%. À la surprise générale, Albertville, traditionnellement ancrée à droite, bascule à gauche de justesse (120 voix d'écart). Le résultat surprend d'autant plus que Philippe Masure était pratiquement inconnu des albertvillois avant la campagne.

Résultats
Candidats Étiquette Premier tour
Voix %
  Philippe Masure PS - PCF 3190 50,96
  Albert Gibello UMP 3070 49,04
Inscrits 10939 100,00
Abstentions 4412 40,33
Votants 6527 59,67
Blancs et nuls 267 4,09
Exprimés 6260 95,91

Le conseil municipal se compose de 33 sièges ; 25 pour la liste « Un nouvel élan pour Albertville » et 8 pour la liste « Albertville avec passion ». Il est composé du maire, de neuf adjoints, de quinze conseillers délégués et de huit conseillers municipaux d'opposition.


Groupe Président Effectif Statut
PS - PCF Philippe Masure 25 majorité
UMP Vincent Rolland 8 opposition


Élection municipale de 2014[modifier | modifier le code]

Lors des élections municipales de mars 2014, le taux de participation lors du premier tour atteint 52,72 % (-6,95% par rapport à 2008). La liste UMP « Debout Albertville ! » menée par Martine Berthet recueille 43,60 % des suffrages tandis que la liste PS-EELV « Osons Albertville ! » conduite par Noëlle Aznar-Molliex remporte 27,37%. Le sans étiquette Michel Batailler et le candidat Front de gauche Stéphane Jay rassemblent respectivement 20,95% et 8,09% des voix.

Le second tour est une triangulaire au cours de laquelle le taux de participation s'élève à 55,25%. Martine Berthet l'emporte avec 49,95% des voix contre 33,91% pour Noëlle Aznar-Molliex et 16,14% pour Michel Batailler.

Résultats
Candidats Étiquette Premier tour Second tour
Voix % Voix %
  Stéphane Jay FG 470 8,09
  Noëlle Aznar-Molliex PS-EELV 1590 27,37 2078 33,91
  Michel Batailler SE 1217 20,95 989 16,14
  Martine Berthet UMP 2533 43,60 3061 49,95
Inscrits 11385 100,00 11386 100,00
Abstentions 5383 47,28 5095 44,75
Votants 6002 52,72 6291 55,25
Blancs et nuls 192 3,20 163 2,59
Exprimés 5810 96,80 6128 97,41

Le conseil municipal se compose de 33 sièges ; 25 pour la liste « Debout Albertville ! », 6 pour la liste « Osons Albertville » et 2 pour « Votez pour vous ! ». Il est composé du maire, de neuf adjoints, de quinze conseillers délégués et de huit conseillers municipaux d'opposition.


Groupe Président Effectif Statut
UMP Martine Berthet 25 majorité
PS-EELV Noëlle Aznar-Molliex 6 opposition
SE Michel Batailler 2 opposition

Liste des maires d’Albertville[modifier | modifier le code]

Liste de l’ensemble des maires qui se sont succédé à la mairie d’Albertville :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1958 1971 Jean-Baptiste Mathias UNR Médecin, sénateur
1971 1995 Henri Dujol RPR Chirurgien
1995 2008 Albert Gibello UMP Vice-président du Conseil général
2008 2014 Philippe Masure PS Géologue
2014 en cours Martine Berthet DVD Pharmacienne

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

  • Une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de la Savoie.
  • Un palais de justice (construit entre 1866 et 1870). Il comprend un tribunal correctionnel, des juridictions civiles (TGI, TI) un Conseil des prud'hommes et une Maison de justice et du droit. Sur son tympan, la Justice trône au-dessus de la Loi. Elle tient la balance, entre la main de justice, symbole du pouvoir judiciaire à gauche et le glaive qui tranche, à droite. Le décor floral, le chêne et l’olivier renforcent ce symbolisme.
  • Autrefois, une prison, construite au XIXe siècle, transformée en pénitencier militaire [6], ce dont témoigne la place du pénitencier. Elle se situe depuis 1992 au centre pénitentiaire d'Aiton (Canton d'Aiguebelle), qui comprend une maison d'arrêt et un centre de détention pour hommes majeurs.

Il y avait aussi un "bagne" en dessous du fort supérieur d'Aiton à 16 km au sud-ouest d'Albertville. Le fort d'Aiton connut en effet une affectation spéciale, lorsque, en 1962, il reçut les "pensionnaires" du centre disciplinaire de l'armée française ou, plus précisément, la "compagnie spéciale des troupes métropolitaines", venue du sud de Colomb-Béchar (Algérie) et dissoute en 1972. Un petit détachement de ce "bagne" de la valeur d'un peloton était employé à des travaux de génie dans le camp de Chambaran (Isère). Ils étaient revêtus de la tenue de 1940 (treillis blanc, calot à grandes pointes) et étaient chaussés de sabots. [à compléter].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

En mars 2008, l’équipe de Philippe Masure annonce la création d’un poste de premier adjoint au développement durable et étudie un projet de construction d’un « éco-quartier » place du pénitencier et d’une coulée verte.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville d’Albertville est jumelée avec plusieurs villes étrangères. Il faut rappeler que le jumelage est une relation établie entre deux villes de pays différents qui se concrétise par des échanges socio-culturels.

Blank map of world no country borders.PNG

La ville d’Albertville est jumelée avec :

Elle entretient des pactes d’amitié avec :

Elle entretient également des relations privilégiées avec :

Population et Société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 18 832 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1838 1848 1858 1861 1866 1872
1 251 1 303 1 450 3 406 3 801 3 896 4 018 3 897 4 398
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
4 750 5 086 5 460 5 854 6 371 6 164 6 364 6 276 5 654
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
6 103 6 548 7 126 7 137 8 426 12 159 15 739 16 961 16 970
1990 1999 2006 2011 - - - - -
17 411 17 340 18 009 18 832 - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Évolution de la pyramide des âges de la ville d’Albertville, comparaison entre l’année 1999 et 1982[9] :

Pyramide des âges en 1999 en nbre d’individus.
Hommes Classe d’âge Femmes
531 
75 à plus
1 037 
1 042 
60 à 74
1 356 
2 170 
40 à 59
2 280 
2 362 
20 à 39
2 253 
2 200 
0 à 19
2 104 
Pyramide des âges en 1982 en nbre d’individus.
Hommes Classe d’âge Femmes
267 
75 à plus
593 
911 
60 à 74
1 081 
1 843 
40 à 59
1 985 
2 684 
20 à 39
2 600 
2 592 
0 à 19
2 399 

Le nombre total de ménages albertvillois est de 7 380. Ces ménages ne sont pas tous égaux en nombre d’individus. Certains de ces ménages comportent une personne, d’autres deux, trois, quatre, cinq voire plus de six personnes. Voici ci-dessous, les données en pourcentage de la répartition de ces ménages par rapport au nombre total de ménages.

Les Ménages
Ménages de : 1 personne 2 pers. 3 pers. 4 pers. 5 pers. 6 pers. ou +
Albertville 36,5 % 30,5 % 14,1 % 11,9 % 4,3 % 2,7 %
Moyenne Nationale 31 % 31,1 % 16,2 % 13,8 % 5,5 % 2,4 %
Sources des données : INSEE[10]

La démographie sur le bassin albertvillois, bien que stable depuis déjà plus de 30 ans, se porte plutôt bien. De nouveaux immeubles ont « fleuris » en quelques mois et l’on attend, sur Albertville, environ 2000 nouveaux habitants d’ici 2010.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Albertville fait partie de l'académie de Grenoble.

Maternelle[modifier | modifier le code]

La construction d’une école maternelle vient de s’achever, en janvier 2007. La municipalité a engagé la somme de 2 700 000 € pour les travaux. Une particularité : elle est équipée de 84 m² de panneaux solaires. Les écoles publiques :

  • École du centre-ville (équipée des 84 m² de panneaux solaires)
  • École de Saint-Sigismond
  • École du Val des roses
  • École de la plaine d'Albertville
  • École de la plaine de Conflans
  • École du Champ de Mars

Les écoles privées :

  • École Saint-François

Primaire[modifier | modifier le code]

Les écoles publiques :

  • École Albert Bar
  • École du val des roses
  • École de la plaine d’Albertville
  • École Raymond Noël
  • École du Champ de Mars

Les écoles privées :

  • École Saint-François

Collèges[modifier | modifier le code]

Les collèges publics :

  • Collège Jean Moulin
  • Collège Pierre Grange
  • Collège de la Combe de Savoie

Collège privé :

  • Collège Jeanne d’Arc

Lycées[modifier | modifier le code]

Les lycées publics :

  • Lycée Jean Moulin, rénové en octobre 2008 (800 élèves).

Les lycées privés :

  • Lycée Jeanne d’Arc (800 élèves).

Enseignement professionnel[modifier | modifier le code]

  • Établissement Régional d’Enseignement Adapté (E.R.E.A) «Le Mirantin»
  • Lycée Professionnel «Le Grand Arc»

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Le Grand Bivouac est le festival du voyage et des découvertes partagées qui a lieu à Albertville chaque année à la fin octobre, avec des écrivains, reporters, photographes, ethnologues, réunis avec le public autour de dizaines d'évènements (films, conférences, apéros-rencontre, expositions, animations...). Les invités et les sujets proviennent du monde entier. Le Grand Bivouac comporte aussi un salon réservé aux professionnels du voyage-aventure.

Santé[modifier | modifier le code]

Le Centre hospitalier intercommunal Albertville-Moûtiers (CHAM), comme de nombreuses infrastructures, a été construit à l’occasion des XVIe Jeux d’Hiver, en 1992. La construction d’un nouvel hôpital pour l’horizon 2012 est donc en projet.

Sports[modifier | modifier le code]

La halle Olympique
  • La Halle olympique, héritée des Jeux Olympiques, constitue un ensemble dédié aux manifestations sportives et culturelles. On y trouve comme élément principal une patinoire, mais également des terrains de tennis et des murs d’escalade. À ce titre, la Halle Olympique est le terrain de rencontres sportives mais aussi une salle de spectacle. De nombreux artistes, chanteurs et humoristes s’y arrêtent chaque année.
  • Le Parc Olympique Henri Dujol (anciennement Parc du Sauvay, rebaptisé du nom de l’ancien maire de la ville de 1974 à 1995) comprend un ensemble de terrains pour de nombreuses pratiques sportives.

Médias[modifier | modifier le code]

La presse est représentée majoritairement par les grands quotidiens régionaux et notamment Le Dauphiné libéré. Plus localement, on trouve une presse assez riche, avec La Savoie, l’Essor savoyard, Le Messager, la Voix des Allobroges, Le Faucigny et bien d’autres. En plus des stations de radiophonie nationales, la ville est couverte par de nombreuses antennes locales dont France Bleu Pays de Savoie, ODS radio, Radio ALTITUDE… La télévision locale TV8 Mont-Blanc diffuse des émissions sur les pays de Savoie. Régulièrement l’émission La place du village expose la vie locale du bassin aixois. C’est également le cas dans les informations locales de cette même chaîne télévisée ainsi que sur France 3 dans l’édition locale et régionale.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2004, les revenus moyens par ménages albertvillois est d’environ 14 118 €/an contre 15 027 €/an au niveau de la moyenne nationale[11].

Emploi[modifier | modifier le code]

La population active totale d’Albertville s’élève à 7 676 personnes[12]. Le taux d’activité entre 20 et 59 ans est de 82 %, ce qui place la commune dans la moyenne nationale qui est de 82,2 %. On dénombre 1 102 chômeurs, ce qui en 1999 donna un taux de chômage de 14,4 %. En tout et pour tout, la population comprend 44,3 % d’actifs, 18,7 % de retraités, 22,8 % de jeunes scolarisées et 14,2 % de personnes sans activités[12]. On dénombre environ 6 000 salariés dans l’industrie.

Répartition des emplois par domaine d’activité

  Agriculteurs Artisans, commerçants, chefs d’entreprise Cadres, professions intellectuelles Professions intermédiaires Employés Ouvriers
Albertville 0,4 % 7,4 % 7,7 % 21,2 % 30,7 % 32,6 %
Moyenne Nationale 2,4 % 6,4 % 12,1 % 22,1 % 29,9 % 27,1 %
Sources des données : INSEE[12]

Entreprises de l’agglomération[modifier | modifier le code]

Le nombre d’entreprises et d’établissements total en 2004 était de 1 185. Albertville a atteint un nombre de 134 créations d’entreprises pour l’année 2004. Elle se situe ainsi au 339e rang national. On peut dénombrer principalement treize types d’établissements[13]. Les établissements de l’industrie agricole et alimentaire représentent 2 % du nombre total d’entreprises avec un nombre de vingt-quatre, les industries des biens de consommation représentent 2 % avec vingt-quatre établissements, les industries des biens d’équipement une part de 1,2 % avec quatorze entreprises, l’industrie des biens intermédiaires comporte dix huit entreprises soit 1,5 %, l’énergie s’élève à 1,4 % avec ses seize entreprises, la construction avec ses 113 entreprises représente 9,5 %, le commerce représente pas moins de 31 % du nombre total d’entreprises avec trois cent soixante sept établissements, le transport comprend quarante et un établissements soit 3,5 %, les activités immobilières totalisent quinze entreprises soit 1,3 %, les services aux entreprises représentent 16,1 % avec cent quatre-vingt-onze établissements, les services aux particuliers comprennent cent quatre-vingt-quatre entreprises soit 15,5 % et enfin pour ce qui touche au dernier type d’établissement à savoir l’éducation, la santé et l’action sociale on dénombre cent soixante dix-huit entreprises soit 15 % du nombre d’établissements total.

Parmi les entreprises qui ont choisi Albertville-Ugine-Tarentaise :

La commune dispose de 17 zones industrielles sur 170 hectares dont 41 hectares de terrains disponibles.

Commerce[modifier | modifier le code]

  • Zone industrielle et commerciale du Chiriac : KIABI, Géant Casino, Décathlon (groupe), Mac Donalds, Quick, Intersport, la boite à outils, Botanic, Conforama, La Halle, GEMO, Redzone, Laurent Tissus, La Halle aux Chaussures, PMS
  • Zone de Tournon : Habitat Déco Jardin "Côté Montagne", Intermarché.
  • centre ville: très dense et diversifié par des commerces spécialisés.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

La ville est classée Ville d’Art et d’Histoire.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Période romaine[modifier | modifier le code]

Sous l’occupation romaine, Albertville constituait probablement un poste frontière. Des fouilles archéologiques ont permis de mettre au jour une villa dans le village voisin de Gilly-sur-Isère. La voie romaine de Milan à Vienne, par le col du Petit-Saint-Bernard, passait par la ville.

Période médiévale[modifier | modifier le code]

Conflans
  • Maison à tourelles à Albertville
Cité médiévale de Conflans[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Conflans (Savoie).
  • remparts du XIVe siècle.
  • Château de Conflans[14].
  • La maison forte de La Cour et la Tour Sarrazine[15].
  • Château Rouge[16]: fin XIVe siècle.
  • Château de Manuel de Locatel[17]: fin du XVIe siècle.
  • La Maison Rouge (construite à la fin du XIVe siècle pour Pierre Voisin, secrétaire du comte Amédée VI de Savoie), Musée d'art et d'histoire[18].

Espaces verts[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Albertville a été récompensée par le « Concours des villes et villages fleuris » avec trois fleurs [19] en gagnant un fleur par rapport aux ans passés[20].

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Place de l’Europe

De nombreux lieux sont consacrés à la culture :

  • musée d’ethnographie et d’histoire (Château Rouge) ;
  • musée savoisien ;
  • archives tarines (château Manuel) ;
  • maison des XVIe Jeux Olympiques d’hiver ;
  • centre culturel du Dôme, édifice monumental érigé pour les Jeux Olympiques et abritant un cinéma, un théâtre et une médiathèque. Il s’articule autour d’une place très appréciée des Albertvillois : la Place de l’Europe.

Le tissu associatif offre à la ville un visage culturel multiple grâce notamment aux structures suivantes :

  • centre social et Culturel InterVal'. Il sera contraint à la fermeture en mai 2007. La justice ordonnera une liquidation judiciaire et le licenciement des 22 salariés restant. La fermeture est la conséquence du non renouvellement à hauteur de l’exercice précédent d’une subvention municipale.[réf. nécessaire]
  • compagnie de théâtre.
  • orchestre d’harmonie d’Albertville.
  • école intercommunale de musique et de danse (EIMD).
  • festival du voyage.

Le monument aux morts des résistants de la Seconde guerre mondiale d'Albertville et de Beaufort a été réalisé par le sculpteur Philippe Besnard.

Vie militaire[modifier | modifier le code]

Unités ayant été stationnées à Albertville :

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

Église Saint Jean-Baptiste

La ville compte de nombreux lieux de culte. Plusieurs confessions y sont représentées.

ChristianitySymbol.PNG Liste non exhaustive des lieux de culte catholiques :

  • Église Saint-Grat (Conflans) ;
  • Église Sainte-Thérèse ;
  • Église de Saint-Sigismond ;
  • Église Saint-Jean-Baptiste ;

IslamSymbol.PNG Liste non exhaustive des lieux de culte musulman :

  • Mosquée du Champ-de-Mars.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Base de données météo et observations temps réelle par Méteociel et Météo France
  2. a et b Chanoine Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 516 p. (ISBN 978-2-84206-268-2), p. 24, Article « Albertville ».
  3. Michelle Leroy, Geneviève de Montleau, Fondation pour l'action culturelle internationale en montagne, En Beaufortain et Val d'Arly: sur les chemins du Baroque, Volume 1, La Fontaine de Siloé,‎ 1999 (ISBN 2-84206-108-X), p. 22.
  4. Ruth Mariotte-Löber, Ville et seigneurie: les chartes de franchise des comtes de Savoie, fin XIIe siècle - 1343, Librairie Droz - Académie Florimontane « Volume 4 de Mémoires et documents »,‎ 1973 (ISBN 2-600-04503-1), p. 141.
  5. Joanny Drevet, Henri Ménabréa, La Savoie : Au seuil des Alpes de Savoie. Combe de Savoie, Albertville, Conflans, Val d'Arly, Beaufort, Tarentaise, La Fontaine de Siloé,‎ 1936 (ISBN 2-84206-066-0).
  6. http://www.communes.com/rhone-alpes/savoie/albertville_73200/cartes-postales-anciennes,9.html
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  9. Recensement de l’INSEE en 1999 - Population totale par sexe et âge
  10. Données démographiques compulsées par linternaute d’après l’INSEE
  11. Données INSEE compulsées par Linternaute - Chiffres clés
  12. a, b et c Données démographiques d’après l’INSEE compulsées par linternaute
  13. Indices de l’INSEE et synthétisées sur linternaute
  14. Georges Chapier, Châteaux Savoyards : Faucigny, Chablais, Tarentaise, Maurienne, Savoie propre, Genevois, La Découvrance. Collection L'amateur Averti,‎ 2005, 410 p. (ISBN 978-2-8426-5326-2), p. 97-100.
  15. Georges Chapier, Châteaux Savoyards : Faucigny, Chablais, Tarentaise, Maurienne, Savoie propre, Genevois, La Découvrance. Collection L'amateur Averti,‎ 2005, 410 p. (ISBN 978-2-8426-5326-2), p. 100-101.
  16. Georges Chapier, Châteaux Savoyards : Faucigny, Chablais, Tarentaise, Maurienne, Savoie propre, Genevois, La Découvrance. Collection L'amateur Averti,‎ 2005, 410 p. (ISBN 978-2-8426-5326-2), p. 102-103.
  17. Georges Chapier, Châteaux Savoyards : Faucigny, Chablais, Tarentaise, Maurienne, Savoie propre, Genevois, La Découvrance. Collection L'amateur Averti,‎ 2005, 410 p. (ISBN 978-2-8426-5326-2), p. 103-104.
  18. Georges Chapier, Châteaux Savoyards : Faucigny, Chablais, Tarentaise, Maurienne, Savoie propre, Genevois, La Découvrance. Collection L'amateur Averti,‎ 2005, 410 p. (ISBN 978-2-8426-5326-2), p. 105-106.
  19. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).
  20. Le concours des villes et des villages fleuris et le Conseil national des villes et villages Fleuris

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Marius Hudry, Histoire des communes savoyardes: Tome IV, Albertville et son arrondissement, Horvath, 1982 (ISBN 2-71710-263-9)
  • Cedric Lapostolle, Albertville, Alan Sutton, 21 octobre 2005 (ISBN 2-84910-348-9)
  • Joseph Garin, Conflans en Savoie et la Region d'Albertville, Livre Histoire, collection MVVF, 26 février 2009 (ISBN 2-75860-253-9)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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